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Afin de commémorer les victimes de ce drame nucléaire, le groupe Sortir du nucléaire 34 organise un die-in Samedi 25 avril à 15 h. RV : Esplanade devant l'office du tourisme à Montpellier (T1 ou 2 arrêt Comédie)
Nous rappelons également qu'alors que 80% des 58 réacteurs français auront dépassé le seuil d'obsolescence de 30 ans en 2017 et que les incidents se multiplient, aucun plan d'évacuation crédible n'existe en France en cas d'accident nucléaire.
Tchernobyl, Fukushima, plus jamais ça.
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Mobilisons-nous pour refuser de vivre avec ce danger et pour exiger la sortie urgente du nucléaire civil et militaire
L'administration du blog ajoute à la lecture trois articles comme note en contrepoint::
-un d'"IndependentWHO",( qui prétends que «L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ne remplit pas sa mission de protection des populations victimes des contaminations radioactives."
-Un d'Actu-environnement et un de France :
17 - avril - 2015
Le volume 1181 des Annales de l’Académie des Sciences de New-York, intitulé «Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement», des professeurs Nesterenko, Yablokov et du Dr Nesterenko, vient d’être publié en français.
Pourquoi devrait-on lire ce livre ?
Six décennies de dissimulation institutionnelle, internationale et à un niveau élevé, a privé le monde entier d’une information médicale et scientifique particulièrement importante sur les conséquences sanitaires des activités nucléaires industrielles et militaires.
Ce livre rend disponibles d’énormes quantités de preuves issues d’études indépendantes entreprises dans le monde entier et dans les pays les plus touchés, des données uniques et fiables qui ont été ignorées et continuent de l’être par l’organisation mondiale de la santé. Il fournit une vision exhaustive des dimensions réelles de la catastrophe de Tchernobyl sur la santé et l’environnement.
Avec les preuves qui se sont accumulées au Japon après le désastre de Fukushima, de plus en plus de citoyens soupçonnent les autorités, au niveau national ou international, de ne pas avoir dit toute la vérité. Les citoyens ont raison d’être méfiants, et ce d’autant plus que les experts de santé publique ont été plus ou moins exclus, depuis le début de l’ère nucléaire, de la tache vitale d’évaluation des effets de l’énergie nucléaire sur la santé et de l’établissement de normes et de critères.
Au niveau international, l’Organisation Mondiale de la Santé a abdiqué son rôle dans le domaine critique du rayonnement et de la santé et elle est subordonnée à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, dont le mandat est de promouvoir l’utilisation de l’atome. En dépit de ce conflit d’intérêt évident, l’AIEA dicte sa politique à l’OMS dans le domaine du rayonnement et de la santé. Les conseils et les directives (recommandations) sur les effets sanitaires des activités nucléaires émanent de l’institution nucléaire, qui n’a ni mandat, ni compétence dans la santé publique et qui est dominée par des physiciens et des ingénieurs du nucléaire et des radiologues médicaux – en d’autres termes, par ceux qui utilisent cette technologie.
Le livre sur Tchernobyl, publié par l’Académie des Sciences de New-York, est un antidote puissant à la pseudoscience de l’institution nucléaire et sa lecture est essentielle pour n’importe quelle personne à la recherche de preuves fiables issues de sources indépendantes sur les effets de l’énergie nucléaire sur la santé et l’environnement.
“Lire ou télécharger gratuitement la version pdf de ce livre”
Il est également possible d’acheter une version papier de ce livre. Le livre est imprimé à l’unité par Lulu.com au prix de 12,75 € + 1,50 € de taxe sur la valeur ajoutée et 3,99 € de frais d’envoi pour un envoi en courrier postal, soit un total de 18,24 € . Pour l’envoi en courrier postal, livraison sous 4 à 7 jours ouvrés une fois l’impression terminée.
centrale nucléaire de Fessenheim
Les associations du Réseau "Sortir du nucléaire" vont déposer plainte contre EDF, exigeant la condamnation de l’exploitant de la centrale nucléaire de Fessenheim suite à la communication sur les fuites survenues les 28 février et 5 mars 2015.
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Au début du mois d'avril, les associations anti-nucléaires ont accusé la direction de la centrale de Fessenheim d'avoir "menti" au grand public et à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) quant à sa gestion d'une importante fuite d'eau, le 28 février.
EDF a informé le grand public de manière "tronquée (et) mensongère" et a fourni de "fausses informations" à l'ASN, selon ces associations. Elles ont décidé de porter plainte demain auprès du parquet de Colmar.
"Le 28 février 2015, EDF déclarait la mise à l’arrêt du réacteur n° 1 de la centrale de Fessenheim suite à un « défaut d’étanchéité » sur une tuyauterie. Ce sont en réalité plus de 100 m3 d’eau (1) qui ont jailli, non pas suite à un défaut d'étanchéité mais à une rupture de tuyauterie, et qui se sont déversés dans la salle des machines, éclaboussant des boîtiers électriques et provoquant un défaut d’isolement sur un tableau électrique.
Le 5 mars, la tuyauterie a été remise en eau, contrairement aux engagements pris par EDF auprès de l'ASN et sans qu'aucune évaluation des causes de la rupture de la tuyauterie ni des impacts de la fuite n'ait été réalisée. Quelques minutes après, elle se rompait de nouveau, à un autre point, en présence des inspecteurs de l'ASN…
Le 10 mars, interrogé lors d’une séance de la CLIS (Commission locale d’information et de surveillance) sur ce double incident, le directeur de la centrale a clairement failli à son obligation d’information, passant volontairement sous silence la réalité de l’événement.
Une communication d’EDF vivement critiquée par l'ASN
Le mercredi 15 avril, lors de la présentation du rapport annuel de l'ASN devant l'OPECST, son président, Pierre-Franck CHEVET a vivement critiqué la communication d'EDF, la qualifiant de « décalée », déclarant ne pas être « content de la manière dont ils ont informé » et s'inquiétant de « l'empressement [de l'exploitant] à vouloir redémarrer le réacteur ». Un procès-verbal pourrait d'ailleurs être transmis à la justice.
Une plainte contre un exploitant délinquant
D'après EDF, la première rupture de tuyauterie serait due à une fatigue vibratoire... C'est donc l'usure qui aurait eu raison de celle-ci.
Cet événement met en lumière le mépris de la sûreté dont EDF a une nouvelle fois fait preuve.L'exploitant de la centrale de Fessenheim n'a pas su tirer les leçons de l'« incident » survenu en avril 2014 (2). Quant aux agissements d'EDF - minimisation de l'incident, mensonge à l’ASN, omission auprès de la CLIS – elle laisse plus que songeur quant à l’attitude que l’entreprise adopterait en cas d’accident de grande ampleur !
C’est pourquoi les associations antinucléaires ont décidé de porter plainte contre EDF et contre Thierry Rosso, directeur de la centrale au moment des faits. Les associations espèrent une condamnation sévère de l’exploitant délinquant. Le dépôt de plainte officiel aura lieu ce 21 avril dans l’après-midi.
Rendez-vous est donné à 15h30 devant la CLIS de Fessenheim, rue Messimy à Colmar. Après une déambulation avec mise en scène dans les rues de Colmar, la petite délégation se rendra devant le Palais de Justice (Tribunal de grande instance de Colmar) vers 16h30. Une copie de la plainte sera symboliquement déposée au Tribunal pendant que nous transmettrons officiellement la plainte par fax et LR AR au Parquet de Colmar. Un point presse aura lieu suite à l’action et des copies de la plainte seront distribuées aux journalistes présents.
Les associations réitèrent leur demande d'arrêt immédiat de la centrale et prévoient d'amplifier leur mobilisation. Elles appellent également à un rassemblement large lors de la manifestation tri-nationale qui se tiendra le dimanche 26 avril à 11h30 devant Fessenheim."
Édition : Nucléaire : l'enjeu en vaut-il la chandelle pour l'humanité ?
18 avril 2015 | Par Patrig K
- L'Observatoire du nucléaire rend public un document estampillé "Ne pas diffuser en dehors d'EDF" qui montre que EDF avait de sérieux doutes sur les cuves des EPR au moins dès 2011
- La cuve a-t-elle été introduite dans le réacteur EPR de Flamanville en janvier 2014 (*) alors que ses défauts étaient connus d'EDF, Areva et de l'Autorité de sûreté nucléaire ?
- De même, les cuves des deux EPR de Taishan ont-elles été livrées en cachant aux Chinois la gravité des probables défauts de ces cuves ?
- Pourquoi l'information est-elle révélée publiquement aujourd'hui seulement ? Les dirigeants précédents de l'ASN, Areva et EDF ont-ils tenté d'enterrer la vérité ?
- Le document montre aussi que des erreurs ont été commises lors de la fabrication de couvercles de cuve pour de nombreux réacteurs du parc actuel
Ce n'est qu'en avril 2015 que l'état de la cuve du réacteur EPR en chantier à Flamanville a été révélée au grand jour (**) par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) alors que, comme le montre un document EDF rendu public aujourd'hui par l'Observatoire du nucléaire, la gravité de la situation était connue d'EDF, Areva et de l'ASN au moins depuis août 2011.
Estampillé "Ne pas diffuser en dehors d'EDF", daté du 2 août 2011, le document explique que "Lors de la fabrication du couvercle de la cuve de l'EPR de Flamanville 3, Areva NP a mis en évidence qu'une utilisation inappropriée de gabarits avait conduit à l'élimination d'une couche trop importante de beurrage au niveau des soudures des adaptateurs de couvercle de cuve. La réalisation de soudures sur une épaisseur de beurrage trop faible (…) est susceptible d'engendrer des défauts dans le métal de base".
Même s'il ne s'agit pas à ce moment là des mêmes défauts que ceux qui seront reconnus en avril 2015, comment croire que EDF, Areva et l'ASN ignoraient que les cuves des EPR présentaient possiblement, voire probablement, de graves défauts. De fait, des questions cruciales se posent :
- Pourquoi la cuve a-t-elle été tout de même introduite dans le réacteur de Flamanville, en janvier 2014 (*) ? Y a-t-il eu une volonté de masquer la gravité de la situation ?
- De même, les cuves des deux EPR de Taishan ont-elles été livrées en cachant aux Chinois la gravité des probables défauts de ces cuves ?
Il est aussi légitime de se demander si c'est à la suite des récents changements de dirigeants à la tête de l'Autorité de sûreté (départ de M. Lacoste en décembre 2012), d'Areva (départ de M. Oursel en octobre 2014) et d'EDF (départ de M. Proglio en octobre 2014 aussi) qu'il a finalement été décidé de révéler la vérité ?
En clair : les dirigeants précédents avaient-ils décidé de cacher la vérité (à l'opinion publique et aux industriels chinois), et de démultiplier de fait le risque d'accident nucléaire, afin de ne pas compromettre le peu de crédibilité que conservait encore l'industrie nucléaire française ?
On notera d'ailleurs que, dans sa communication du 7 avril 2015, l'ASN explique pudiquement qu'elle "a été informée par Areva" de la situation, mais sans dire quand et surtout sans dire que cela aurait dû être fait (ou a été fait) depuis plusieurs années.
La vérité la plus absolue doit être faite non seulement sur l'état réels des réacteurs nucléaires mais aussi sur le déroulement chronologique de cette affaire et les graves rétentions d'information qui ont eu lieu.
(**) http://www.asn.fr/Informer/Actualites/EPR-de-Flamanville-anomalies-de-fabrication-de-la-cuve
Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org