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Pétitions pour la démission du ministre et de Carcenac et arrêt de l'utilisation des armes de guerre par la police .

 

http://www.petitionpublique.fr/images/PeticaoPublicaLogo.fr.gif

 

Pétition Pétition citoyenne pour la démission immédiate de Thierry Carcenac

Pour:Conseil Général du Tarn, Présidence de la République

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2014N46939

 

Le drame survenu par la mort de Rémi Fraisse signe la responsabilité du Conseil Général du Tarn et de son président Thierry Carcenac. L'avancée des travaux alors qu'un rapport ministériel vient soutenir les opposants au projet, la pression disproportionnée des forces de l'ordre, l'expropriation d'un agriculteur pratiquant l'agriculture extensive, et enfin malheureusement le décès de ce jeune homme montre que ce projet n'a plus de raison d'être.

Au final, et comme signature de l'inhumanité de ce "Président" l'expression malheureuse de « Mourir pour des idées, c’est une chose, mais c’est quand même relativement stupide et bête. »

C'est pourquoi nous ne demandons pas, mais EXIGEONS la démission IMMÉDIATE de Thierry Carcenac.


Les signataires
Cette pétition se trouve hébergée sur Internet sur le site Pétition Publique qui met à disposition un service public gratuit pour les pétition en ligne.
Au cas où vous auriez une question pour l’auteur de la pétition, vous pourrez l’envoyer par l’intermédiaire de cette page de contact

we sign it - Cazeneuve démission: Justice pour Rémi !
Cazeneuve démission: Justice pour Rémi !

Monsieur le Président de la République. Suite à la mort de Rémi Fraisse, militant écologiste impliqué contre la construction du barrage de Sivens, provoquée par l'utilisation de grenades par la Gendarmerie, nous demandons que les autorités assument leurs responsabilités et que Justice soit faite au plus vite. Cela implique évidemment la démission du Ministre de l'intérieur, du Préfet et du Président du Conseil Général du Tarn ainsi que celle du Directeur de la Gendarmerie Nationale et des poursuites judiciaires pénales contre les auteurs et les responsables de ces actes. Les Désobéissants: desobeir.net

 

Samedi 25 octobre, le jeune Rémi Fraisse meurt à l’âge de 21 ans dans une manifestation contre l’implantation d’un barrage au Testet (Tarn), destiné à alimenter en eau la culture intensive du maïs dans la région. La construction de ce barrage – à l’initiative des lobbies de l’agriculture intensive - serait responsable d’une destruction importante des écosystèmes, et notamment de la disparition d’une zone humide précieuse sur le plan écologique. 29 ans après l'attentat de Mitterrand contre Greenpeace, l'Etat socialiste est à nouveau responsable de la mort d'un militant écologiste... Et refuse d’assumer ses responsabilités !

Les Désobéissants demandent au plus vite la démission du Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, du préfet du Tarn Thierry Gentilhomme, et du Président du Conseil Général du Tarn Thierry Carcenac. Il ne fait désormais plus aucun doute de la responsabilité des forces de l’ordre dans la mort de Rémi Fraisse. Selon le procureur d'Albi, les vêtements du jeune homme présentent des traces d'explosifs utilisés dans les grenades des gendarmes. De son côté, et de manière totalement cynique, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve continue à marteler que la mort de Rémi Fraisse « n’est pas une bavure » et a fait savoir qu'il n'allait pas démissionner. « Je n’ai aucunement l’intention de partir alors que je fais mon devoir avec le sens de l’Etat et de la République », a-t-il déclaré. Pour nous le crime d’Etat ne fait aucun doute ! François Hollande, de son côté, a promis que « toute la vérité » serait faite dans cette affaire. Manuel Valls, Premier Ministre, crois lui « que l'Etat de droit sortira renforcé, à partir du moment où toute la lumière sera faite (...) ». Manuel Valls et François Hollande se trompent lourdement en pensant que seule la vérité pourra calmer notre soif de Justice… La vérité nous la connaissons déjà - il s’agit d’un crime d’Etat - ce que nous demandons est la Justice pour les parents et les amis de Rémi Fraisse !

Nous pensons que l’Etat de Droit sera renforcé quand les responsabilités de ce drame seront assumées par le gouvernement, ce qui implique à minima la démission du Ministre de l’intérieur, du préfet et du Président du Conseil Général du Tarn. Cela implique évidemment l’interdiction des armes de guerre pour les forces de l’ordre telles que les grenades assourdissantes, qui loin d’être non-létales peuvent tuer comme nous venons de le voir, ou blesser gravement. Ces dernières années, des dizaines de manifestants ont été blessés par ces armes – dont plusieurs ont perdus la vue à la suite d’éclats – et la restauration de l’Etat de Droit veut que chacun puisse manifester ses opinions sans risquer sa vie ou celle de ses enfants !

Pour la Justice, nous demandons au plus vite la démission du Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, du préfet du Tarn Thierry Gentilhomme, et du Président du Conseil Général du Tarn Thierry Carcenac.

Les Désobéissants

www.desobeir.net

 

Sivens : Cazeneuve doit démissionner et le projet être abandonné
Mercredi 29 Octobre 2014 à 13:00 

Guilhem Serieys*
http://www.marianne.net/Sivens-Cazeneuve-doit-demissionner-et-le-projet-etre-abandonne_a242375.html?preaction=nl&id=5931010&idnl=27215&
Pour Guilhem Serieys, conseiller régional PG de Midi-Pyrénées, la "dignité républicaine exige la démission du ministre de l’Intérieur" et "l’arrêt définitif du chantier" du barrage de Sivens. Ce projet, écrit-il, "n’a pas de légitimité démocratique" et, selon lui, le gouvernement aurait "fait le choix de l’affrontement" et les gardes mobiles auraient "attisé la violence".


MATHIEU PATTIER/SIPA
MATHIEU PATTIER/SIPA
Ce mardi 28 octobre, plusieurs ministres ont appelé les dirigeants politiques à la responsabilité et dénoncé l’instrumentalisation supposée du décès de Rémi Fraisse. Ce cortège d’hypocrisie ne saurait dédouaner le gouvernement et le président PS du Conseil général du Tarn de leur responsabilité politique entière dans la spirale violente qui a conduit à cette tragédie. D’une part parce que l’entêtement à réaliser ce barrage ne répondait à aucun intérêt général, si ce n’est celui de quelques agriculteurs, mais également pour trois autres raisons.

1) Ce barrage n’a pas de légitimité démocratique
S’il a passé les différentes étapes règlementaires, le projet était illégitime du point de vue de l’esprit démocratique. Après les réserves de l’enquête publique, le Comité national de protection de la nature avait rendu un avis défavorable dont le maître d’ouvrage, le Conseil général du Tarn, n’a pas tenu compte. L’Etat n’avait pas à déclarer l’utilité publique. De plus, plusieurs recours juridiques portant sur la protection des espèces protégées n’ont pas encore été examinés. En faisant le choix de ne pas attendre les conclusions des instances juridictionnelles françaises et européennes, le Conseil général a cherché à imposer par la force et la précipitation ce qui est fragile par le droit. La mise en œuvre du chantier de destruction de la zone humide de Sivens dans ces conditions ne pouvait qu’exacerber les tensions et radicaliser une partie du mouvement d’opposition.

2) Le gouvernement a fait le choix de l’affrontement
Toutes les tentatives pour instaurer le dialogue et établir un climat d’apaisement se sont terminées  par une fin de non-recevoir de la part des autorités. Avec la prise de conscience citoyenne massive de l’absurdité de ce barrage, mais aussi face aux grèves de la faim et aux premières violences sur le site de la ZAD, nous avons été de nombreux élus locaux à alerter les pouvoirs publics sur nos craintes quant aux tournures qu’allait prendre la situation. Nous avons rencontré en délégation Monsieur Carcenac, président du Conseil général du Tarn, auquel nous avons exprimé de façon claire qu’il prenait la responsabilité qu’un drame humain se produise sur le site de Sivens si sa seule réponse aux opposants restait la fuite en avant et l’usage de la force pour assurer l’avancée des travaux. Nous avons également interpellé solennellement la ministre de l’Ecologie pour qu’elle prononce un moratoire, lequel aurait permis la reprise du dialogue et donné le temps à la justice de se prononcer sur le fond des recours, conformément à la décision prise pour Notre-Dame-des-Landes. Laquelle ministre a choisi une échappatoire avec la commande d’une mission d’expertise pendant laquelle les travaux ont accéléré de façon à rendre irrévocable la décision de poursuite du chantier.

3) Les gardes mobiles ont pratiqué la provocation et attisé la violence
Dès les premier jours des travaux sur le site, nous avons été plusieurs élus régionaux munis de nos écharpes tricolores, témoins de la violence des gardes mobiles et de provocations délibérées et ce, malgré nos tentatives de négociation. Nous en témoignerons si la justice nous le demande. Si une enquête sérieuse est diligentée, les nombreux témoins et diverses vidéos en attesteront. Dès lors que les consignes de la préfecture étaient manifestement d’attiser la violence sur le site, celle-ci s’est malheureusement et naturellement imposée comme moyen d’action en retour chez plusieurs opposants et a conduit à l’arrivée sur la ZAD de personnes diverses et plus radicales. Cette brutalité des forces de l’ordre a déjà été utilisée dans le pays pour diviser les mobilisations sociales. Elle a pour objectif d’essouffler la mobilisation en renforçant les plus extrémistes, ce qui aboutit à dégouter les simples manifestants largement majoritaires. C’est en revanche la première fois qu’une telle technique est utilisée sous un gouvernement de gauche sous la Ve République.

Dans ces conditions, les déclarations gouvernementales sont intolérables. Alors que l’enquête concernant la mort de Rémi Fraisse atteste d’une issue qui s’apparente à la chronique d’un drame annoncé et que le rapport du ministère de l’Ecologie donne raison sur le fond aux opposants, la dignité républicaine exige la démission du ministre de l’Intérieur, l’arrêt définitif du chantier de barrage et la réparation des dégâts écologiques déjà considérables.

* Guilhem Serieys est conseiller régional PG de Midi-Pyrénées.


 

 

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