Des militants antinucléaires manifestent contre un train fantôme à Narbonne Environ 40 militants antinucléaires se sont réunis ce vendredi matin devant la gare de Narbonne à l'appel du réseau "Sortir du nucléaire", pour dénoncer le passage d'un convoi d'uranium. Un train qui n'est tout simplement pas venu. Les militants ont alors mené une opération de sensibilisation.
Nous menons une opération d'information pas un mouvement coup de poing", a déclaré Didier Latorre, membre du réseau "Sortir du nucléaire".
On nous dit que c'est de l'uranium brut mais il est déjà concentré à 80%. Quand il arrive ici, il a subi un premier traitement chimique. Clairement, c'est radioactif, aucune dose de radioactivité est anodine.", déclare Didier Latorre, membre du conseil d'administration du réseau national "sortir du nucléaire".
Construite en 1959, l'usine d'Areva-Malvési transforme entre 12.000 et 14.000 tonnes d'uranium naturel par an et emploie près de 300 personnes.
"Nous recevons environ une dizaine de convois de ce type chaque année", explique une porte-parole du site.
L'uranium transformé à Malvési est ensuite acheminé vers le site de Tricastin (Drôme) pour y être enrichi.
L'uranium transporté provient de Namibie et avait atteint l'Europe via le port de Hambourg (Allemagne) lundi, selon le mouvement "Sortir du nucléaire".
Le 13 février à 08h10 par FF
Les militants sont une soixantaine ce matin depuis l'aube. PHOTO/FF C'est un comité d'accueil un peu spécial, on s'en doute : "Sortir du Nucléaire" attend de pied ferme ce vendredi matin depuis l'aube, ce convoi chargé d'uranium en provenance de Hambourg, à destination de Malvézi.
Prévu pour 7 h ce matin, le train, cet après-midi, n'était toujours pas passé. "Sortir du Nucléaire" , qui a rassemblé une soixantaine de militants n'avait pas prévu d'organiser d'action "musclée" au passage du train, mais plutôt de sensibiliser les voyageurs, nombreux habituellement à cette heure de pointe. Au passage du train, à l'aide d'un équipement spécialisé, la radio activité devait être mesurée et annoncé au public. Les militants brandissaient ce matin une banderole et tentaient de sensibiliser la population- plutôt pressée à cette heure là de la journée- sur leur opinion face "au danger représenté par la poursuite des activités nucléaires" en France.
Ce convoi vient de Namibie et après avoir traversé la Russie, le chargement est arrivé au port de Hambourg le week-end dernier à bord du navire le Bright Horizon, de la compagnie MACS. Aucune nouvelle de ce convoi "fantôme" n'était apportée à la connaissance du public en fin d'après-midi.
Ce sont 14 conteneurs de concentré de minerai d'uranium qui ont ensuite été chargés sur des wagons, direction l'usine de la Comurhex ( Areva) à Malvézi. Le train a quitté Hambourg lundi soir à 18 h 30 et a traversé l'Allemagne. En gare de Narbonne, la présence policière est minimale.