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CAP Loup informe le journal Libération pour sa tribune "délirante ".

http://www.cap-loup.fr/wp-content/uploads/IMG_7735.jpgTribune délirante dans Libération : CAP Loup informe le journal

http://www.cap-loup.fr/actualites_cap-loup/tribune-delirante-dans-liberation-cap-loup-informe-le-journal/

 

Après son « reportage » complètement à charge contre le loup publié il y a quelques semaines (voir notre actualité du 25 septembre), le journal Libération renchérit en publiant une tribune toute aussi mal informée et totalement délirante.

CAP Loup a écrit au journal. Vous pouvez en faire de même en utilisant vos propres mots, pour demander un meilleur traitement de l’information sur le dossier loup. Ecrivez à Libération à cette page.

Merci à tous !

 

La lettre de CAP Loup à Libération

 

entete-lettre_cap-loup

 

Lettre ouverte du 14 octobre 2014

A l’attention de Laurent Joffrin, Directeur de la rédaction de Libération
11, rue Béranger, 75154 Paris Cedex 03

 

Monsieur,

Votre journal a publié le 12 octobre dernier une tribune écrite par un groupe de scientifiques, prédisant rien de moins que la disparition de l’élevage pastoral, la perte des paysages ruraux et la chute de la biodiversité en France à cause… de 300 loups. Problème : il n’y avait aucun biologiste parmi ces scientifiques ! Seulement des employés d’organismes agronomiques, et des auteurs de sciences humaines certainement aguerris dans leur domaine, mais qui n’ont pas les compétences pour l’analyse de ce dossier. En réponse à cette tribune délirante, nos associations tiennent à rétablir quelques faits.

Le loup n’a jamais fait disparaître le pastoralisme
L’Italie et l’Espagne, qui comptent chacune environ 2000 loups et n’ont jamais éradiqué l’espèce, se sont adaptées à sa présence et s’en sortent bien grâce à un gardiennage approprié, donc efficace des troupeaux. En France aussi, nombre d’éleveurs qui travaillent en zone de présence de loup depuis son retour il y a vingt ans ont appris à s’adapter. Mais d’autres s’obstinent à refuser sa présence, en refusant aussi de changer leur façon de travailler.

Non, les éleveurs en France n’ont pas suffisamment adapté leurs pratiques
Le nombre de chiens de protection et de clôtures annoncés par la corporation de l’élevage ne traduit pas la réalité de terrain : les chiens sont souvent mal choisis, mal gérés, les éleveurs sont mal accompagnés, et la bonne mise en place des mesures de gardiennage n’est pas vérifiée.

Non, le pastoralisme extensif n’est pas toujours synonyme de biodiversité
En montagne, les troupeaux mal gardés sont souvent une calamité pour la biodiversité : pelouses naturelles dégradées, effondrement de la diversité floristique par surpâturage… Les éleveurs qui se veulent garants de la biodiversité par le pastoralisme ont tout intérêt à protéger le loup, par un gardiennage approprié des troupeaux qui permet aussi la protection des milieux « ouverts ».

Ne nous trompons pas d’ennemi
L’urbanisation qui s’accélère a déjà causé la perte en France de 7 millions d’hectares de terres agricoles en 50 ans, dont 900 000 hectares de prairies entre 1992 et 2003. Si le loup disparait de notre pays, les difficultés des éleveurs subsisteront tout autant, malgré les aides des subventions publiques.

Protéger l’agneau sans sacrifier le loup
La protection de l’élevage n’est pas antagoniste avec la protection de la nature, elle n’a pas besoin de se faire à ses dépends. La grande majorité des français veut que le loup soit protégé. Les éleveurs ont donc tout intérêt à s’adapter aux attentes de la société. Nos associations renvoient vers une tribune signée en juillet dernier par 72 personnalités, parmi lesquelles d’éminents scientifiques spécialistes en biologie qui réclament une réelle politique de protection de la nature en France, y compris une réelle protection du loup.

Quelques documents :

 

Les associations de CAP Loup
www.cap-loup.fr

 

mini-logo_pdfTéléchargez le courrier de CAP Loup à Libération du 14 octobre 2014

pageVisionnez la tribune contre le loup du 12 octobre 2014 sur le site internet de Libération

Biodiversité: Manuel Valls hurle avec les loups

http://www.journaldelenvironnement.net/article/biodiversite-manuel-valls-hurle-avec-les-loups,51307

Le 17 octobre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg

«La détresse des éleveurs, et le mot est faible, qui sont victimes du loup.»

«La détresse des éleveurs, et le mot est faible, qui sont victimes du loup.»
BFMTV/RMC

C’est entendu, le loup pose un problème majeur. Et le gouvernement se range résolument au côté des éleveurs. Tels sont les deux points principaux du discours prononcé par le Premier ministre, ce 17 octobre, à l’occasion du congrès de l'Association nationales des élus de la montagne (Anem) à Chambéry.

«La détresse des éleveurs, et le mot est faible, qui sont victimes du loup et des prédateurs, doit être prise en compte», a-t-il fait valoir, en rappelant que le plafond de loups susceptibles d'être abattus avait été relevé une première fois en 2013, puis en juin dernier.

Les décrets d'application de la loi sur l'avenir de l'agriculture «doivent faciliter notamment le travail des préfets», a dit Manuel Valls, souhaitant «être efficace au niveau national» et convaincre l'Union européenne «d'évoluer» sur ce point. Après les algues vertes, le Premier ministre entend faire plier Bruxelles sur la question du loup.

Le canidé est pourtant protégé dans l'Union européenne par la convention de Berne (1979) et par la directive Habitats, mais des dérogations à sa protection sont prévues lorsque sont constatés des dégâts importants sur l'élevage.

300 loups, 6.000 moutons

«Il ne s'agit pas de mettre en cause ces loups par principe. Il s'agit de tenir compte d'une réalité, celle que vivent les éleveurs dans ce territoire. Et vous trouverez, mesdames et messieurs les élus, le gouvernement à votre côté», a poursuivi le locataire de l’Hôtel Matignon.

Environ 300 loups sont présents dans une trentaine de départements français. L’an passé, près de 6.000 moutons et brebis ont été victimes d’attaques attribuées aux loups et aux chiens errants.

Manuel Valls, en revanche, n’a pas soufflé mot à propos des nombreux actes de vandalisme dont a été, une fois encore, victime le parc national de la Vanoise. Dans un communiqué, le plus vieux parc national français dénonce la destruction, ces jours derniers, d’une trentaine de renvois d'eau, destinés à protéger les sentiers de l’érosion.

Vandalisme en Vanoise

De nombreux blocs de pierre positionnés pour faciliter un passage ou stabiliser un mur de soutènement ont été jetés en contrebas ou au milieu du sentier. «Les ouvrages sont maintenant fragilisés et certains passages sur le sentier sont devenus plus délicats pour les randonneurs», indique Elisabeth Berlioz, du parc national.

Depuis quelques années, la Vanoise subit de nombreuses dégradations (destructions de panneaux, le plus souvent). Une nouvelle enquête a été ouverte par la gendarmerie. Donnera-t-elle de meilleurs résultats que les précédentes?

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