Que connait-on d’ETHIC, ce think tank patronal ? Hormis les incroyables sorties de Sophie de Menthon sa présidente ? Retour dans cet épisode de la chronique « Ces lobbies qui vous pourrissent la vie » sur l’histoire méconnue de ce think tank ultra libéral.
Un Gattaz peut en cacher deux autres. L’actuel calife du Medef n’a rien de l’entrepreneur fils de ses œuvres. En 1994, Pierre a succédé à Yvon, son père, et à Lucien, son oncle, à la tête de Radiall, une PME spécialisée dans la connectique fondée en 1952. L’héritier peut remercier son géniteur de lui avoir transmis un patronyme qui conserve une certaine autorité au sein du patronat français : celui-ci n’avait-t-il pas présidé aux destinées du CNPF entre 1981 et 1986 alors que le patronat ferraillait avec l’hydre socialo-communiste ? L’ingénieur centralien avait également mis en place en 1976 une organisation qui a toujours pignon sur rue : l’ETHIC (Entreprise de taille humaine, indépendante et de croissance). Derrière ce sympathique acronyme, dégoulinant de moraline, se cache l’un des lobbys les plus acharnés du patronat de combat. Celui qui célèbre chaque année depuis 2003 les noces du corporatisme et du libéralisme, sous le slogan « J’aime ma boîte ».
http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=4868
https://youtu.be/9jOiu8REmUA (attention, c'est du brutal !!)
Cette année, les "maîtres du monde", comme on les surnomme, ont choisi de se retrouver en Autriche. Le très secret groupe Bilderberg se réunira du jeudi 11 au dimanche 14 juin dans le village de Telfs-Buchen, près d'Innsbruck.
A huis clos, bien entendu. Banquiers, patrons de multinationales et responsables politiques discuteront à l'abri des regards.
"Davos en plus fermé", le Bilderberg est toujours le cercle le plus sélect de l'élite transatlantique. L'obsession de la sécurité et de la confidentialité est telle que le lieu exact de la rencontre est tenu secret jusqu'au dernier moment.
Tous les membres, sans distinction de titre, doivent accepter d'être assis par ordre alphabétique.
Le grand ordonnateur des agapes n'est autre qu'Henri de Castries, premier Français à présider le Bilderberg. PDG du groupe d'assurances Axa, il est aussi proche de Nicolas Sarkozy que de François Hollande, son camarade de la promotion Voltaire à l'ENA.
Le groupe Bilderberg, qui assure vouloir "promouvoir le dialogue entre l'Europe et l'Amérique du nord", annonce sur son site la présence de 140 participants issus de 22 pays. Cette année, le groupe reçoit :
Parmi les Français invités, figurent :
Les thèmes retenus pour cette 63e conférence tournent autour de la sécurité, des technologies de l'information et des grands dossiers géopolitiques.
Le groupe est né en 1954 dans un hôtel portant ce nom aux Pays-Bas. Son existence suscite une multitude de théories conspirationnistes, longtemps alimentées par l'absence totale de communication autour des réunions.
A croire les "conspirationnistes", ce cercle, fondé en 1954 par un prince hollandais et un milliardaire américain pour endiguer le communisme, serait le "vrai gouvernement du monde".
D'autres détracteurs reprochent à ce cénacle de défendre une mondialisation ultra-libérale.
Baptiste Legrand (avec agences)