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les "mensonges" du programme PRICE de l' Institut National de Recherche Agronomique Français,+Précision de François Houllier(Patron de l'INRA)!

Note de l'administration du blogue ,(d’après un décryptage du Dr L.):

"NOUS NE DEVONS PAS LAISSER RÉAPPROPRIER CE DÉBAT PAR LES SCIENTIFIQUES MÊME SI NOUS AVONS GRAND BESOIN DES EXPLICATIONS ET DES SOUTIENS DES SCIENTIFIQUES QUI SAVENT QUE LE VIVANT S' APPRÉHENDE AUSSI HORS DU CHAMP MOLÉCULAIRE."

Quand on trouve une re-définition quasi-juridique ,"intellectuelle et ","scientifique "de l'OGM dans la TRÈS RÉCENTE présentation du projet Genius adaptée à l'envie par l'INra ,c'est que nous sommes entrés dans une phase d' abus de la compréhension du public.

Cela peut poser question à ce public ,qui en est par ailleurs doublement pour ses frais dans la tromperie ,puisque c'est sur les deniers du contribuable (Apprenez au passage que le rapport de la Commission d'enquête du Sénat sur « la réalité du détournement du crédit d'impôt recherche" vient d’être passé à la"broyeuse "de documents http://www.alterecoplus.fr/entreprise/pourquoi-le-senat-a-passe-son-rapport-sur-le-credit-impot-recherche-a-la-dechiqueteuse-201506171902-00001574.html ),qu'a été éditée ou répandue cette prétendue -pensée issue de nos "cerveaux" en recherche nationale.

La belle affaire qui ,issue du COMBLE de l'inventivité sémantique plus que de de la recherche publique,est officiellement en marche avec ce type de DÉSINFORMATION programmée (voir article sis tout en bas ,de techniques de l’ingénieur ),serait de faire accroire de fort mauvaise foi ,que les modifications génétiques effectuées dans les labo de l'INRA ne fabriqueraient désormais plus d'organismes génétiquement modifiés comme avant,mais bien "autre chose " ,une sorte de "nouveauté qui se nomme "méthodes génomiques" ,une méthode qui ne toucherait pas à "l'environnement "du génome ,ni à l'environnement tout court .

Or n'en déplaise à François Houllier qui est le patron de l'INRA,tout ça ressemble à un discours de propagande ,à un mensonge de haut vol qui vient s’appuyer sur l'actualité de la prochaine COP 21,pour se donner l'air d’être dans l'air du temps .

Ce serait donc à creuser!

Ce qu'il faut dénoncer avec ce principe de communication, c'est qu'il est fallacieux de véhiculer notamment dans "Modifications ciblées des gènes : l’ère post-OGM ?" que vient de nous sortir l'INRA ,une vérité remaniée qui permettrait d' évacuer le mot OGM du vocabulaire destiné au grand public ,POUR MIEUX NOUS EN FAIRE BOUFFER sous prétexte de réchauffement climatique ou autre .

Et il serait en plus fort malhonnête,car il ne serait plus question là,de "secret des affaires " ,de refiler aux firmes (agro-semencières ?),qui sont des entreprises qui bénéficient CERTAINEMENT de niches fiscales déjà avec le crédit impôt-recherche ,le travail du secteur public ,(c'est à dire les résultat des travaux obtenus avec notre fric sur la question des biotechnologies végétales)! .

Ceci serait donc une esbroufe dont il ne faudra pas être les dupes de bout en bout ,pour rester en bonne santé et demander massivement une réorientation totale de la recherche publique de l'INRA,pour le bien de tous !

Voilà donc pourquoi l'administration de ce blogue relaie l'action et la réflexion des faucheurs volontaires,arracheurs des vignes OGM de l'INRA à Colmar, et de tout ceux qui bien à propos,ont veillés au lancement d’alerte pendant des années en ce qui concerne :

-les mensonges en recherches de l'INRA,ceux du GEVES concernant des inscriptions discrètes au catalogue,de variées au génome modifié pour résister à la chimie désherbante (OGM déguisés ),et les importations de "nourriture "GM et empoisonnées au round'up pour le bétail et les produits dérivés que nous consommons ,les études faussées par des rats non fiables en tests,car nourris à la croquette intoxiquée ce qui les rend malades, etc ...!

Voici un extrait de ce que ce mouvement dénonce a travers Genius de l'INRA :

"Dans ce projet nous dénonçons encore une fois la mise en place d’un processus de « persuasion » des citoyens et des législateurs concernant « l’innocuité de ces nouveaux OGM » en vue d’un allègement de leur réglementation. Leur légalisation permettra alors de les exclure de toute controverse, de toute traçabilité et évaluation. De fait elle déresponsabilisera totalement les politiques et les directeurs scientifiques des conséquences de leur choix dictatorial."

Ce paragraphe est tiré d'un CP distribué au moment de l'occupation de l'INRA par les faucheurs à Avignon en hiver 2015.

Tout dans laisse à penser que selon l’énoncé fallacieux par l'INRA de nouveaux critères , les OGM ne seront pas même exclu de la directive 2001-18 ,(comme les OGM obtenus par mutagenèse .

Ce en effet le fut le cas à l'issue de la grève de la faim des faucheurs en 2008,avec le tour de "passe-passe législatif "mis en place dans la réglementation ,pour faire passer "à l'as " la technique de la mutagenèse ,alors que la France était obligée par son retard ,de traduire dans sa propre réglementation sur les OGM,la directive européenne traitant de ce sujet .

Ce sont les règle de l' europe .

Là, SI L'ON ACCEPTE CETTE re-définition de l'INRA ,les "nouveaux OGM "N'ENTRERONT PAS DANS LA RÉGLEMENTATION 2001-18 SUR LES ogm!

Et puis voici ce que pense inf'OGM d'une "science "qui débat certes ,mais le ferait en cercles trop peu ouverts:

-Science divisée : le politique doit écouter les citoyens

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Les impacts sanitaires ou environnementaux des plantes génétiquement modifiées (PGM) sont un des sujets récurrents du débat qui dure depuis presque 20 ans. Malgré un fourmillement de publications scientifiques, débats ou avis publiés par des agences nationales d’expertises, la controverse scientifique reste de mise, et face à elle, le monde politique se doit de sortir ce débat du seul cénacle scientifique.

La suite sur : http://www.infogm.org/spip.php?article5804

- Et voici ce que pensent différentes organisations du projet "PRICE" promu par l'INRA :

Coexistence OGM et non OGM :

Les associations dénoncent les mensonges d’un programme de recherche européen

Paris, le 5 juin 2015 - L’Institut National de Recherche Agronomique (INRA) s’est félicité le 22 mai dernier des résultats du programme européen de recherche PRICE qui concluaient à la coexistence possible entre cultures génétiquement modifiées (GM) et non GM dans les champs en Europe.

Pour les associations signataires de ce communiqué, les résultats du programme PRICE présentent beaucoup trop de lacunes pour affirmer qu’une telle coexistence est possible. La rhétorique de ce programme est trompeuse et choquante. Elle contribue à désinformer les consommateurs et les pouvoirs publics sur l’illusion d’une coexistence possible alors que la culture d’OGM en plein champ implique inévitablement la dissémination des OGM.

Des mesures complètement irréalistes

D’après PRICE, la coexistence serait permise par des mesures telles que l’aménagement de zones tampon entre les cultures ou des semis décalés, et grâce un prototype d’outil d’aide à la décision destiné aux agriculteurs. Mais ces dispositions sont abordées de manière purement théorique et ne sont pas confrontées à leur faisabilité réelle : quels exploitants assumeront le risque d’effectuer des semis décalés ? Qui contrôlera la bonne coordination des exploitants entre eux ? Comment envisager l’existence de zones tampons dans les zones agricoles de petites parcelles si fréquentes en Europe ? La

coopération attendue entre les agriculteurs pour appliquer ces mesures est immense et complètement irréaliste. Tant que ces questions cruciales n’auront pas de réponses, il est largement abusif de conclure que les dispositions imaginées par PRICE seraient efficaces pour garantir la non contamination.

Un manque coupable de rigueur scientifique

D’autre part, Le programme PRICE présente des lacunes importantes en termes de méthodologie scientifique. Ainsi, les essais ayant servis pour ce programme n’ont été menés que sur une période insuffisante de deux ans et exclusivement dans des conditions pédoclimatiques – celles de l’Espagne – qui ne permettent pas de tirer des conclusions scientifiquement solides pour l’ensemble de l’Europe. De plus, ils ignorent l'addition des contaminations annuelles des champs des agriculteurs qui utilisent une partie de leur récolte comme semences.

Le programme PRICE passe également sous silence les travaux scientifiques précédents qui ne vont pas dans le sens de démontrer une coexistence possible. C’est le cas tout particulièrement des résultats du programme européen de recherche Co-Extra qui estimait, à l’inverse du programme PRICE, que la coexistence OGM-non OGM en Europe ne serait possible qu'avec de très grandes distances d'isolement ou des zones dédiées de production. Les associations signataires dénoncent ce regard biaisé.

Un parti-pris économique inacceptable

Enfin, le programme PRICE s’intéresse aussi à la coexistence en aval entre produits GM et non GM. Il considère que la coexistence est économiquement possible car les coûts de ségrégation pourront être supportés par les consommateurs des produits non OGM puisqu’ils sont prêts à payer plus cher leur alimentation ! Cette vision est inacceptable : ce sont ceux qui choisissent des commercialiser des produits OGM qui doivent être garants de la ségrégation. Rappelons qu’un produit garanti sans OGM doit impérativement contenir moins de 0.01% d’OGM. C’est le seuil taux admissible pour s’assurer de la confiance des consommateurs et leur offrir une vraie liberté de choix. Or, le programme PRICE considère que la coexistence entre cultures GM et non GM signifie d’accepter un seuil de contamination de moins de 0,9%. Là encore, il s’agit d’un parti-pris que les associations signataires dénoncent rigoureusement. Un seuil de 0,9% signifie concrètement la contamination des cultures non GM par des OGM.

Les associations signataires : le Réseau semences paysannes, Greenpeace, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, l’Union Nationale de l’Apiculture Française, la Confédération Paysanne, les

Amis de la Terre et France Nature Environnement.

Contacts presse :

- Réseau Semences Paysannes, Patrick de Kochko : 06 17 06 62 60

- Greenpeace, Cédric Gervet : 06 13 07 04 29

- Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, Daniel Evain : 06 84 06 64 38

- Union Nationale de l’Apiculture Française, Jean-Marie Sirvins : 06 89 37 06 12

- Confédération Paysanne, Guy Kastler : 06 03 94 57 21

- Amis de la Terre, Bénédicte Bonzi : 06 68 44 06 01

- France Nature Environnement, Marc Peyronnard

Modifications ciblées des gènes : l’ère post-OGM ?

http://www.inra.fr/Chercheurs-etudiants/Biotechnologies/Tous-les-dossiers/Modifications-ciblees-des-genes-l-ere-post-OGM

  1. Introduction
  2. Outils pour une modification ciblée des caractères agronomiques : le projet Genius
  3. Position de l’Inra en matière de biotechnologies
  4. OGM or not OGM ?
  5. http://www.inra.fr/Chercheurs-etudiants/Biotechnologies/Tous-les-dossiers/Modifications-ciblees-des-genes-l-ere-post-OGM/ABC-des-nouvelles-biotechnologies-de-modifications-ciblees-du-genome/%28key%29/3 ABC des nouvelles biotechnologies de modifications ciblées du génome Les méganucléases Les nucléases à doigt de zinc Les TALENs Le système Cas9-CRISPR Trois actions possibles pour les nucléases ciblées ABC des nouvelles biotechnologies de modifications ciblées du génome

    Depuis quelques années, de nouvelles méthodes d’ingénierie génétique ont été développées. Elles permettent de réaliser l’insertion ciblée d’un transgène ou de modifier spécifiquement la séquence d’un gène sans modifier son environnement génomique.

    Par Pascale Mollier

    Mis à jour le 15/06/2015

    Publié le 15/06/2015

    Mots-clés : BIOTECHNOLOGIE VEGETALE - OGM - gene transfer - gene editing - Génius

    Jusqu’aux années 2010, l’insertion d’un transgène se faisait au hasard dans le génome, avec la possibilité de différents cas de figure non désirés : remaniements du transgène, réarrangements du génome autour du site d'insertion, insertions dans des gènes actifs, insertion dans de la chromatine « silencieuse » défavorable à l’expression du transgène, etc. Ce caractère aléatoire de l’insertion rendait nécessaire l’observation d’un grand nombre de plantes transformées et la caractérisation a posteriori de l’insertion par séquençage pour obtenir une plante transformée satisfaisante.

    Depuis quelques années, il existe des techniques qui permettent de cibler précisément le site du génome sur lequel on veut intervenir, que ce soit pour insérer un transgène ou bien pour modifier un gène sur place (gene editing).

    Plusieurs générations de techniques sont apparues successivement. Toutes reposent sur des nucléases capables de reconnaitre spécifiquement une séquence d’ADN donnée et de provoquer une coupure unique et ciblée dans le génome de la plante à modifier. Pour ce faire, on introduit dans la plante cible le gène de ces nucléases, de manière transitoire ou stable (c’est-à-dire intégré au génome). Dans ce dernier cas, ce gène est ensuite éliminé lors des croisements ultérieurs.

    Une nucléase ciblée est une enzyme composée d'un domaine de liaison à l'ADN, qui détermine sa spécificité, et d'un domaine actif, qui effectue la coupure de l'ADN. Les nucléases ciblées utilisées en biotechnologies sont toutes des variantes de nucléases ou de domaines de liaison à l'ADN qui existent dans la nature. Tout le savoir-faire consiste à modifier la spécificité naturelle de ces nucléases et à faire en sorte qu'elles reconnaissent le site d'intérêt dans le génome. Cette modification de la spécificité est devenue de plus en plus facile, prédictible et bon marché en passant des méganucléases par les nucléases à doigt de zinc aux TALENs et enfin aux Cas9-CRISPR.

    Les méganucléases reconnaissent comme site de coupure des séquences de très grande taille (de 12 à 40 paires de bases) dans le génome. Statistiquement une séquence de 18 paires de bases est trouvée une seule fois dans un génome de 274 millions de paires de bases, ce qui est largement supérieur à la taille du génome des plantes cultivées. Comme la centaine de méganucléases découvertes dans différents organismes ne donne qu'un choix très limité de sites cibles, les chercheurs ont modifié les gènes codant les méganucléases ou combiné des domaines de différentes méganucléases pour modifier la séquence cible reconnue. Au début purement empirique, cette ingénierie des méganucléases s'est rationnalisée à un certain degré avec l'expérience acquise. Actuellement les bibliothèques virtuelles d’enzymes disponibles sont a priori suffisamment riches pour pouvoir cibler potentiellement n’importe quel gène dans n’importe quel génome. La synthèse des méganucléases reste cependant assez lourde (environ six mois, de l’ordre de 25 000 euros) et nécessite le savoir-faire de compagnies spécialisées telles que Cellectis en France.


    Nucléase à doigt de zinc, comportant un domaine de coupure de l’ADN (en bleu) et un domaine de reconnaissance de l’ADN composé de plusieurs peptides (en jaune et orange). Figure Addgene (www.addgene.org) © Addgene

    Les nucléases à doigt de zinc combinent un domaine de coupure non spécifique avec un domaine dit "doigt de zinc", qui est constitué de peptides reconnaissant chacun une séquence de trois paires de bases. Ces peptides sont choisis en fonction de la séquence cible et assemblés l'un derrière l'autre en domaine. Comme la spécificité de ces peptides n'est pas très bonne et influencée par l'assemblage, il faut en général tester plusieurs dizaines de nucléases, qui théoriquement reconnaissent toutes la séquence cible d'intérêt, pour en trouver une qui a une spécificité acceptable. Par ailleurs, pour obtenir une coupure complète de l'ADN, il faut toujours combiner deux nucléases à doigt de zinc, car chacune ne coupe qu'un seul brin de l'ADN.


    Schéma nucléase de type TALEN. Nucléase de type TALEN, comportant un site de coupure de l’ADN (en bleu) et un domaine de reconnaissance de l’ADN composé de plusieurs peptides de 34 acides aminés (en jaune et orange). Figure Addgene (www.addgene.org) © Addgene

    Décrites pour la première fois en 2009, les TALENs (Transcription activator-like-effector-nucléases) sont également des nucléases artificielles composées d’un domaine de liaison à l’ADN (TALE) et d’une nucléase capable de couper l’ADN. Le domaine de liaison à l’ADN est fabriqué sur la base des connaissances acquises sur un facteur de transcription bactérien, formé de plusieurs peptides de 34 acides aminés assez conservés, à l’exception des deux acides aminés en position 12 et 13 qui reconnaissent spécifiquement un ou deux des quatre nucléotides de l’ADN. Dès lors, si la séquence d’ADN que l’on veut couper comporte 20 paires de bases, on synthétisera la TALEN adéquate en assemblant, comme dans un jeu de lego, les 20 peptides de 34 acides aminés qui reconnaissent successivement chacune des 20 paires de bases. Comme dans le cas des nucléases à doigt de zinc, il faut deux TALEN pour une coupure des deux brins de l'ADN. Comme la fiabilité du code de reconnaissance entre peptides et ADN est très bonne, en pratique, plus d'un couple TALEN sur deux coupe la séquence cible avec une bonne efficacité. Par la fiabilité accrue du design, cette technique a été la première accessible à des laboratoires non-spécialistes, même si le clonage et le séquençage des répétitions demande une certaine technicité.


    Nucléase de type Cas9-CRISPR, comportant un domaine de coupure de l’ADN (en bleu) relié à un petit ARN (gRNA, en violet). Cet ARN est homologue à la séquence d’ADN ciblée et guide la nucléase jusqu’à cette séquence cible. Figure Addgene (www.addgene.org) © Addgene

    Le système Cas9-CRISPR (Clustered-regularly-interspaced-short-palindromic-repeats/Crispr associated protéines) consiste en une nucléase dont la spécificité est déterminée par un petit ARN d’une vingtaine de nucléotides, intégré dans l’enzyme. On peut dès lors fabriquer la nucléase voulue en lui associant un petit ARN homologue de la séquence d’ADN à cliver. Ce système est issu d’un mécanisme de défense immunitaire existant chez certaines bactéries pour détruire du matériel génétique étranger : dans ce cas, le petit ARN est synthétisé à partir d’un fragment de l’ADN étranger (par exemple un virus) et permet à la nucléase de cibler et de détruire cet ADN étranger.

    - Inactiver un gène : le KO (knock out) : on provoque une coupure dans le gène visé, ce qui déclenche la machinerie de réparation cellulaire de l’ADN. Cette réparation fonctionne dans 99 % des cas, mais dans 1 à 2 % des cas, il y a une réparation défectueuse, avec suppression ou insertion de quelques paires de base, entraînant l’inactivation du gène. L’effet obtenu est comparable à une mutation.

    - Modifier un gène (gene editing, ou knock in) : on présente à l’endroit de la coupure une "matrice de réparation", une version modifiée du gène coupé, qui a été produite en laboratoire et qui est recopiée lors de la réparation grâce à un autre mécanisme de réparation, la recombinaison homologue. Cela revient à remplacer un allèle par un autre.

    - Insérer un gène étranger de manière ciblée (transgénèse): la démarche est la même que pour le knock in, sauf que la matrice de réparation est un transgène flanqué de part et d'autre de séquences homologues au site de coupure. Le site de coupure ou « landing pad » (terrain d’atterrissage pour la trangénèse) peut être soit une séquence naturellement présente dans le génome, soit une séquence préalablement insérée dans le génome par transgenèse classique. L'intérêt d'une insertion ciblée est la connaissance du "landing pad", choisi ou conçu pour une bonne expression du transgène sans effet néfaste sur la plante. Dans une variante de cette technique le transgène inséré au "landing pad" original contient lui-même un deuxième "landing pad", ce qui permet l'empilement successif de deux ou plusieurs transgène au même endroit du génome ("trait stacking").

    Le statut des plantes modifiées par ces nouvelles biotechnologies doit être évalué par rapport aux réglementations existantes pour les OGM. Si la troisième application rentre clairement dans le cadre des OGM, la situation est plus complexe pour les deux premières. Plusieurs cas ont été déjà examinés aux USA, tandis que l’UE tarde à statuer… (Voir partie 4)

  6. http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/le-patron-de-l-inra-defend-la-genomique-comme-un-outil-cle-d-adaptation-de-l-agriculture-au-rechauffement-article_295299/

    18 juin 2015 Le patron de l'INRA défend la génomique comme un outil clé d'adaptation de l'agriculture au réchauffement(AFP) La génomique est un outil très utile d'adaptation de l'agriculture au changement climatique, a estimé mercredi à Washington le patron de l'Institut national français de la recherche agronomique (INRA), François Houllier qui n'a pas écarté la technique des OGM dans certains cas.

    "Les ressources génétiques sont un moyen utile pour lutter et s'adapter au changement climatique" en exploitant le réservoir de diversité des traits génétiques chez les animaux et les plantes, a-t-il dit. Ainsi il est possible de développer des variétés de récoltes, du blé à la vigne, capables de mieux s'adapter à la chaleur ou à la sécheresse par exemple. Cela est vrai aussi pour le bétail.

    "Il existe aujourd'hui de puissantes techniques de sélection génomique qui permettent d'accélérer les processus de sélection en faisant des corrélations très étendues entre ce que l'on sait sur les génomes des plantes et des animaux et les traits génétiques qu'on observe", a poursuivi ce scientifique notant que cette approche est sans risque pour l'environnement.

    Dans la communauté scientifique on pense que "ces méthodes génomiques sont aussi efficaces sinon plus, pour agir sur les traits complexes comme le rendement d'une culture, que les techniques de type OGM", a-t-il souligné.

    Le rendement d'une culture est contrôlé par un très grand nombre de gènes tout comme la résistance à la sécheresse et dans ces cas l'approche OGM, --bannie en France, ndlr-- n'est pas adaptée.

    Mais il peut aussi y avoir des traits particuliers qui sont contrôlés par un seul gène pour lequel il n'y a pas de moyen de faire de la sélection classique des caractéristiques génétiques et pour lequel "il peut être plus efficace d'utiliser la technique transgénique (OGM)", a expliqué M. Houllier.

    "Le choix de l'approche devrait se faire en fonction des qualités que l'on cherche à obtenir" comme la résistance à la chaleur, à une maladie ou davantage de polyphénols, des anti-oxydants, a-t-il fait valoir.

    La relation entre la changement climatique et l'agriculture est importante étant donné que cette activité contribue au réchauffement de la planète mais en subi aussi les effets néfastes, a dit le PDG de l'INRA.

    Au niveau mondial, les émissions de gaz à effet de serre produits par l'agriculture dont le méthane émanant de la digestion du bétail et le dioxyde de carbone (CO2) résultant de l'exploitation agricole, représentent environ 24% du total, a-t-il précisé.

    En France où se tiendra en décembre la conférence mondiale sur le climat, les dix mesures proposées il y a deux ans par le gouvernement permettraient de réduire de 30% (30 millions de tonnes) les émissions de gaz à effet de serre produites annuellement par l'Agriculture estimées à cent millions de tonnes, a indiqué M. Houllié.

    « Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2015 Agence France-Presse. »

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