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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 14:30

-Pour qu' une science soit indépendante il faut que le public la finance!Faites -le ,et adhérez  en plus au comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique

 Le petit mot du président: 
 « Un grand merci à tous ceux qui nous ont accordé leur confiance et leur soutien. Tous ensemble, avançons vers une science transparente au service de la santé publique en aidant le CRIIGEN »Gilles Eric Séralini, professeur de Biologie Moléculaire, Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique"
Victoire de la science
Après deux ans de bataille scientifique et les pressions sur l’éditeur ayant conduit à la censure de notre étude de long terme sur un maïs OGM et l’herbicide Roundup, nous avons la joie de vous annoncer la REPUBLICATION de nos travaux !
Nos découvertes ont permis d’identifier des effets néfastes sur le foie et les reins, ainsi que le développement de tumeurs mammaires liés à la consommation d'un maïs OGM et de l'herbicide Roundup.
Aujourd’hui, cette victoire est aussi un peu la vôtre car vous avez été plus de 120,000 à nous soutenir en signant des pétitions portées par des associations nationales, des bénévoles déterminés et des sites d’information en ligne.
Financez une science indépendante
Aidez-nous à poursuivre le développement d’une science libre de conflit d'intérêts au service de la santé publique en FAISANT UN DON au Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique (CRIIGEN).
Cette association a but non lucratif participe au financement des recherches de nombreux scientifiques lanceurs d’alerte, comme le Pr Gilles-Éric Séralini ou le Dr Christian Vélot sur les OGM et les pesticides, mais aussi le Pr Charles Sultan, spécialiste des perturbateurs endocriniens.
Des analyses aussi simples qu’importantes, pour doser par exemple les résidus de pesticides dans notre alimentation ou celle de nos animaux de compagnie, peut coûter selon les produits jusqu'à 20,000 €. Des milliers de personnes nous soutiennent, imaginez alors ce que nous pourrions faire si toutes les personnes concernées donnaient au moins 1 €.
Notre plateforme sécurisée de don en ligne n’a pas de minimum requis,
vos dons pouvant être ponctuels ou mensuels.
Retrouvez toutes les informations sur le site du CRIIGEN : www.criigen.org
Contactez nous à criigen@criigen.info
 
 -Pesticides :il reste quelques jours pour appeler nos députés à un sursaut les 7 et 8 juillet prochain, afin que ces élus prennent enfin leurs responsabilités pour protéger les populations de l’exposition aux produits phyto. 

Le gouvernement plie devant le lobby des pesticides. Faisons-lui entendre raison !
http://www.reporterre.net/spip.php?article6083

FRANÇOIS VEILLERETTE (GÉNÉRATIONS FUTURES)

mercredi 2 juillet 2014

Beaucoup de promesses ont été faites sur la réduction des pesticides. Mais le gouvernement se distingue par son inaction, cédant aux lobbies de l’agriculture intensive. Les citoyens doivent agir et pousser leurs députés à légiférer sur l’exposition des populations aux pesticides !

Beaucoup de mots, peu d’actes

Quand on en reste aux grands principes, tout le monde, ou presque, est d’accord : il faut réduire l’utilisation des pesticides, et particulièrement pour protéger les populations les plus sensibles.

Rappelons ici les bonnes intentions affichées par le plan Ecophyto en 2008 ou couchées sur le papier dans le rapport de mission d’enquête des sénateurs en 2013. Les problèmes commencent quand il faut prendre des mesures concrètes pour transformer ces intentions en actes.

Ainsi, malgré les propos du Ministre de l’Agriculture, le plan Ecophyto n’a depuis 2008 pas produit la moindre réduction de la dépendance de notre système agricole aux pesticides. (1)

Réduire l’exposition des populations les plus sensibles

Pourrait-on au moins espérer que, faute de pouvoir réduire l’usage des pesticides, les responsables seraient capables de réduire l’exposition des populations les plus sensibles à ces redoutables toxiques ? C’est ce qu’ont commencé à faire les sénateurs lors de la première lecture de la Loi d’avenir pour l’agriculture et la forêt (LAAF) en votant sous la houlette de Nicole Bonnefoy un amendement permettant au ministre de l’Agriculture d’interdire la pulvérisation de pesticides autour des zones habitées (dans l’article 23 de la LAAF). (2)

Alors que le texte allait arriver en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, proposait d’interdire toute pulvérisation de pesticides dans un rayon de deux cents mètres autour des écoles, pour protéger la santé des enfants, particulièrement sensibles aux effets sanitaires des pesticides. (3)

Comme pour confirmer que l’exposition aux pesticides est une question de santé publique, une nouvelle étude scientifique faisait l’actualité au même moment (4). Elle rappelait que l’exposition de femmes enceintes à des pesticides par leur environnement agricole augmente la probabilité que leur enfant souffre d’autisme…

Le lobby de l’agriculture intensive ne veut aucune réglementation

Mais la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) se mit à hurler contre « l’inflation règlementaire » (5) – une fois de plus -, prenant comme cible la proposition de Ségolène Royal d’interdiction des pesticides près des écoles.

Peu soucieux du respect des faits, le syndicat mélangeait la position du Sénat et celle de Mme Royal et hurlait à la mort de l’agriculture française, qui se trouverait privée selon leur imagination délirante de treize millions d’hectares suite à une supposée mesure d’interdiction de l’usage des pesticides dans un rayon de deux cents mètres de toutes les zones habitées… qu’aucun responsable politique n’avait pourtant jamais proposée !

Peu importe la réalité de la menace supposée, sonnant le glas de notre agriculture, les tracteurs étaient dans les rues, les élus locaux étant sommés par le lobby de l’agriculture intensive de demander à leur député de refuser toute réglementation restreignant l’usage des pesticides.

Les politiques plient

Sentant le vent du boulet, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll se fendait à la vitesse de la lumière d’un communiqué pour rassurer les agriculteurs : aucune mesure d’interdiction n’était envisagée, tout au plus des mesures de précaution pouvaient être imaginées. (6)

A l’Assemblée nationale, l’examen de la LAAF commençait la semaine dernière en Commission des affaires économiques. Sans surprise, l’UMP, en fidèle serviteur des intérêts de la FNSEA, attaquait de front toute mesure de restriction de l’usage des pesticides, même près des écoles.

Aucun autre groupe politique ne semblait désireux de monter au front pour défendre le principe d’une zone d’exclusion pour les pesticides près des écoles ou dans d’autres zones accueillant un public sensible. Les débats semblaient donc se diriger tranquillement vers une position de la commission qui recommanderait, au mieux, quelques mesures de protection dans lesdites zones accueillant un public sensible.

Un texte pour rien

Cétait sans compter sur le problème posé à la majorité par les propositions diamétralement opposées de Stéphane Le Foll et de Ségolène Royal sur la question. Il fallait donc trouver un amendement gouvernemental (7) qui fasse la synthèse entre les positions – aucun ministre ne devant perdre la face.

C’est ce qui fut fait avec un amendement gouvernemental adopté par la Commission des affaires économiques : il posait le principe d’interdiction de l’usage des pesticides autour des lieux accueillant un public ‘sensible’, et donc des écoles, tout en rendant possible… la pulvérisation des même pesticides pour peu que des mesures ‘de précaution’ (plantation de haies, usage de matériel spécifique…) soient mises en place !

Dans les faits, les contraintes imposées seront minces et les pulvérisations continueront comme avant ou presque.

120 000 signatures en quelques jours

Pendant ce temps, notre association, Générations Futures, travaillant depuis des années sur la thématique des publics victimes des pesticides, qu’il s’agisse d’agriculteurs ou de riverains, lançait une pétition appelant à soutenir la possibilité d’exclure l’usage des pesticides près des habitations dans le cadre de la LAAF.

En quelques jours notre pétition recueillait 120 000 signatures, témoignant d’un ras le bol massif de la population sur cette question de l’exposition environnementale aux pesticides.

Aujourd’hui, si l’on veut vraiment progresser sur cette question, il nous reste quelques jours pour appeler nos députés à un sursaut les 7 et 8 juillet prochain en prenant enfin leurs responsabilités pour protéger les populations de l’exposition aux pesticides.

Pour cela signez et diffusez largement notre pétition.

Notes

1 - http://www.generations-futures.fr/pesticides/donnees-tronquees-sur-les-pesticides-generations-futures-repond-aux-denegations-du-ministere-de-lagriculture/

2 - http://www.senat.fr/amendements/2013-2014/387/Amdt_709.html

3 - http://www.generations-futures.fr/pesticides/discours/

4 - http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/06/23/les-pesticides-pourraient-avoir-un-lien-avec-la-survenue-de-l-autisme_4443252_3244.html

5 - http://www.fnsea.fr/toutes-les-thematiques/l-agriculture-acteur-economique/filieres-agricoles/nos-actions/manger-et-produire-francais-passer-des-discours-aux-actes/

6 - http://agriculture.gouv.fr/Utilisation-produits-phyto

7 - http://agriculture.gouv.fr/loi-d-avenir-produits-phytosanitaires

Source : Courriel à Reporterre de Générations Futures


Lire aussi : Le gouvernement persiste à vouloir autoriser l’épandage aérienPolitique { + }
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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 09:18

Générations Futures

 

Générations Futures (ex-Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures – MDRGF) est une association, loi 1901, sans but lucratif, de défense de l’environnement agréée par le ministère de l’écologie depuis 2008, habilitée à prendre part au débat national sur l’environnement depuis 2013 et reconnue d’intérêt générale, fondée en 1996 par Georges Toutain, agronome, et François Veillerette, enseignant et auteur notamment de l’ouvrage de référence « Pesticides, révélations sur un scandale français ». Cette association mène des actions (enquêtes, colloques, actions en justice, campagne de sensibilisation…) pour informer sur les risques de diverses pollutions ( notamment les substances chimiques en général et les pesticides en particulier) et promouvoir des alternatives en vue d’en réduire les impacts négatifs pour la santé et l’environnement.

www.generations-futures.fr/

 

Actu : Des avancées obtenues grâce à notre lutte…mais il faut obtenir plus

 

Nadine Lauverjat
  Générations Futures
 26 juin 2014 — 
La commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale a adopté hier soir un amendement du Gouvernement dans le cadre de la loi d’Avenir Agricole qui impose des protections particulière pour l’épandage des pesticides près des écoles et lieux sensibles.

Pour la première fois un texte prévoit qu’une distance sans pulvérisation terrestre pourrait être mise en place près des lieux sensibles, faute de mesures de protection appropriées, signe que la pression citoyenne et vos 88000 signatures ont été partiellement entendues. Depuis hier 19h, vous avez en effet été plus de 6000 à rejoindre notre pétition!

Nous regrettons cependant que la proposition de Ségolène Royal demandant une zone sans pesticides de 200m près des écoles n’ait pas été retenue dans son intégralité. En effet, selon le texte adopté hier les pulvérisations de pesticides pourront continuer sous réserve de mesures de protection supposées adaptées (haies, dispositifs anti-dérive, horaires de traitement adaptés….) dont l’efficacité reste à démontrer. Dans les faits cela permettra dans la plupart des cas l’utilisation des pesticides dangereux près des lieux sensibles comme les écoles. De plus, ce texte ne répond absolument pas à la problématique de l’exposition des enfants et femmes enceintes à domicile, de nombreuses maisons particulières jouxtant les zones de cultures. Pourtant un avis de l’Agence Sanitaire ANSES, publié ce jour, reconnait que la réglementation sur la mise en œuvre des traitements pesticides près des habitations n’est pas toujours respectée et que cela « pouvait justifier de nouvelles dispositions réglementaires ». 

Nous devons donc continuer à nous mobiliser dans les prochains jours pour obtenir une réelle protection des enfants et des femmes enceintes par rapport aux pesticides. Le texte proposé hier soir sera voté en plénière à l’Assemblée Nationale les 7 et 8 juillet prochains. Nous avons donc encore une chance de faire pression sur les élus d'ici là. 

Atteignons 100.000 signatures avant le 7 juillet, pour demander l’interdiction des pulvérisations de pesticides près de tous les lieux de vie. Merci de nous aider à atteindre cet objectif en diffusant très largement cette pétition auprès de vos contact et sur les réseaux sociaux.

 

 ,Pétition de Générations Futures
https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/aux-d%C3%A9put%C3%A9s-fran%C3%A7ais-votez-pour-l-amendement-interdisant-la-pulv%C3%A9risation-de-pesticides-le-long-des-habitations-et-des-%C3%A9coles

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 09:29

 

Le CRIIGEN ,(Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique),est un groupe unique et international d'experts ayant une approche transdisciplinaire sur les bénéfices et les risques du génie génétique, et sur les alternatives. Il est indépendant des compagnies de biotechnologies et promeut les contre-expertises.

information CRIIGEN :Les pesticides sont mal évalués et menacent la santé publique

Depuis la seconde guerre mondiale, une quantité gigantesque de produits de synthèse, surtout issus de la chimie du pétrole et des toxiques, a été utilisée en agriculture. Les effets secondaires néfastes des pesticides sur la santé et l’environnement ont toujours créé de vifs débats à travers le monde. L'autorisation de mise sur le marché de ces substances repose sur des tests à moyen ou long terme sur des animaux de laboratoire, réalisés essentiellement sur le "principe actif", composant chimique déclaré des formulations commercialisées, sachant que les formulations complètes ne sont jamais publiques ni testées à long terme.

 

Dans une étude nouvellement publiée par l’équipe du Professeur Séralini « Major pesticides are more toxic to human cells than their declared active principles » (2014) Biomedical Research International, par Robin Mesnage, Nicolas Defarge, Joël Spiroux de Vendômois et Gilles-Eric Séralini, il est démontré que pour huit formulations de pesticides sur 9 testées, celles-ci sont jusqu'à 1000 fois plus toxiques que leurs "principes actifs" sur des cellules humaines. Il s’agit de 3 herbicides (glyphosate, isoproturon, fluoxypyr), 3 insecticides (imidaclopride, acétamipride, pyrimicarbe) et 3 fongicides (tébuconazole, époxiconazole, and prochloraz). Seuls ceux-ci sont testés pour l'étude des effets à long terme sur la santé, en négligeant les adjuvants toxiques des formulations. La toxicité observée sur trois types de cellules humaines (embryonnaires, placentaires et hépatiques) révèle donc l’effet réel des mélanges avec leurs adjuvants considérés jusqu’alors inertes et souvent confidentiels. Le Roundup est parmi les herbicides et les insecticides les plus toxiques testés. Quant aux fongicides, ils sont toxiques à des doses 300 à 600 fois inférieures à celles utilisées pour les usages agricoles. Ces résultats suggèrent que, dans les procédures d’évaluation préconisées par les agences sanitaires, les toxicités des pesticides sont grandement sous-estimées, entrainant vraisemblablement des limites maximales de résidus autorisés erronées et mettant en danger les populations exposées.

 

 Pour toute information :
CRIIGEN

Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique
Tél : 02 31 56 56 84

Fax : 02 31 56 53 20
 criigen@unicaen.fr
www.criigen.org

 

Écoutez aussi l'intervention du Pr Séralini samedi midi (01/02) sur France 3  BN au sujet de la nouvelle publication dans Biomedical Research International, DOI 10.1155/2014/179691) qui vient juste de sortir sur 9 pesticides testés par son équipe.
http://api.dmcloud.net/player/pubpage/4f3d114d94a6f66945000325/52ef996794a6f66dce9902c6/a8244f88c6034e598eea296c73e789bf?wmode=transparent&autoplay=1

 

A lire aussi:
-Des pesticides jusqu'à 1000 fois plus toxiques qu'on ne croit ?Publié par Emmanuel Perrin, le 31 janvier 2014.
http://www.maxisciences.com/pesticide/des-pesticides-jusqu-039-a-1000-fois-plus-toxiques-qu-039-on-ne-croit_art31903.html

 

-Le Blog du Docteur JO:
A propos des pesticides,  Gilles eric SERALINI démontre ce que nous subodorions déjà: La toxicité des pesticides (produits actifs plus adjuvants) et leur rôle incontournable dans les cancers, les leucémies et les maladies neuro-dégénératives tel que le Parkinson.
http://www.jesuismalade.com/archives/2014/01/31/29089710.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=docteurjo

 

-Une étude prouverait que les pesticides commercialisés sont plus toxiques que les molécules actives seules http://www.actu-environnement.com/ae/news/etude-pesticides-commercialises-toxicite-molecules-actives-20592.php4#xtor=ES-6 

 

-Le ministre de l'Ecologie veut agir contre les pesticides :
http://www.liberation.fr/politiques/2014/01/30/le-ministre-de-l-ecologie-veut-agir-contre-les-pesticides_976677



 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 15:26

en savoir plus sur la semaine sans pesticides http://www.semaine-sans-pesticides.com/

 

 

 

APPEL DE MEDECINS DU LIMOUSIN CONTRE LES PESTICIDES

 

 

Médecins, nous avons choisi le cadre de la semaine pour les alternatives aux pesticides afin de mettre en avant la dimension sanitaire dans ce débat. Elle ne le résume pas car la dimension environnementale est elle aussi incontournable.

Nous tenons à préciser que nous ne cherchons pas à montrer du doigt une profession, mais que chacun doit prendre ses responsabilités. A nous d’assumer les nôtres en alertant sur les dangers de ces produits, particulièrement pour certaines catégories de la population (ceux qui y sont le plus exposés, ainsi que les femmes enceintes et les enfants).

Car des liens sont établis en milieu professionnel entre l’utilisation de pesticides et certaines pathologies :

des cancers : « Les expositions professionnelles aux pesticides ont été plus particulièrement mises en cause dans les hémopathies malignes lymphoïdes. Des études en populations agricoles suggèrent leur implication dans les tumeurs cérébrales et dans les cancers hormono-dépendants (cancers de la prostate, du sein, des testicules, de l’ovaire »(1)

 des troubles neurologiques comme la maladie de Parkinson (2).

 

« chez l’enfant, l’utilisation domestique de pesticides, notamment d’insecticides domestiques, par la mère pendant la grossesse et pendant l’enfance a été régulièrement associée aux leucémies et, à un moindre degré, aux tumeurs cérébrales »(1)

Surtout il faut rappeler, comme l’a fait l’INSERM que « près d’un millier de molécules ont été mises sur le marché en France ; les risques liés à ces molécules ne peuvent être évalués faute de données toxicologiques et épidémiologiques suffisantes. »(1)

 

Si peu d’études ont porté sur l’ensemble de la population et les riverains, plusieurs montrent toutefois que des expositions environnementales sont susceptibles de causer des cancers et des maladies de Parkinson. Comme aux Antilles avec la chlordecone (3) ou chez des riverains exposés à des fongicides de la famille des carbamates et à du paraquat (4).

 

Or et personne ne le conteste, l’imprégnation de la population est générale : les pesticides ont largement contaminé l’environnement, aussi bien les eaux de surface que les eaux de pluie, aussi bien les sols que nos organismes (90% de la population française est contaminée par les organophosphorés) (5). Plus préoccupant, dans la cohorte PELAGIE en Bretagne, seuls 1,6% des échantillons d’urine de femmes enceintes ne contiennent pas de trace des pesticides recherchés(6).

 

Mais si l’on retrouve une imprégnation à « faibles doses » dans la population générale, cela n’est pas rassurant pour autant : en effet de nombreux pesticides sont des perturbateurs endocriniens, substances chimiques soupçonnées d'être l’une des causes de la recrudescence de certains troubles (infertilité, cancers hormonodépendants, obésité, etc.). Parce que leurs effets ne dépendent pas de la dose, mais de la période d’exposition, qu’ils ne sont pas linéaires, qu’ils s’ajoutent à ceux d’autres substances (effet cocktail) et qu’ils sont susceptibles d’être transgénérationnels, les perturbateurs endocriniens sont au centre d'une attention grandissante comme l’a reconnu Madame Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie lors du colloque international sur les perturbateurs endocriniens des 10 et 11 décembre 2012 (7).

Or comme le souligne le rapport sénatorial sur les pesticides et la santé (8), le cadre réglementaire européen ne protège ni les agriculteurs ni les consommateurs puisque l’UE n’a toujours pas validé de méthode permettant de déterminer si un pesticide est un PE ou non.

 

Il faudra donc beaucoup d’études, beaucoup d’argent et beaucoup de temps pour objectiver plus avant ces risques sanitaires que l’on peut craindre dévastateurs.

 

Aussi nous souhaitons poser deux questions simples :

 

  • Peut-on s’abstenir de prendre des précautions dès maintenant ?

Ce serait à nos yeux totalement inconséquent et irresponsable.

 

  • Des alternatives, économiquement viables sont-elles possibles ?

Nous pensons que Oui, et elles sont connues.

 


C’est pourquoi les médecins signataires de ce texte se déclarent :

 

  • solidaires des demandes d’interdiction des épandages aériens (9), et des mesures de réduction des risques vis à vis des populations vivant à proximité des cultures à forte utilisation de pesticides (signalisation sur les routes et chemins traversant les zones d’épandages, distance de sécurité avec les habitations) et vis-à-vis des agriculteurs (information sur les risques des produits et l’usage des protections individuelles par des institutions distinctes des vendeurs).

 

  • solidaires des collectivités territoriales signataires de la charte zéro pesticide.

 

  • Solidaires de toutes les initiatives qui permettront une transition vers des filières agricoles n’utilisant pas de pesticides. A ce titre l’introduction de l’alimentation biologique dans les cantines scolaires nous parait un moyen à la fois d’obéir à un principe de sécurité sanitaire et de structurer des filières utilisant les principes de l’agroécologie.

 

  • Solidaires de tous les projets de transition de l’agriculture qui se proposent de stopper et d’inverser le processus de concentration des exploitations et d'y favoriser de manière significative l'accroissement de l'emploi agricole, condition incontournable d’une diminution réellement globale de l’utilisation des pesticides.

 

Et demandent que notre Région Limousin s’engage résolument vers l’objectif d’une réduction de 50 % des pesticides à l’horizon 2020.

 

 

Références :

 

  1. Expertise INSERM « cancers et environnement » octobre 2008

.

  1. Inscrite au tableau des maladies professionnelles agricoles depuis 2011.

 

  1. BEH 08-02-2011(bulletin épidémiologique hebdomadaire édité par l’INVS : Institut National de Veille Sanitaire) Chlordecone aux Antilles : bilan actualisé des risques sanitaire

 

 

(4) La Recherche septembre 2009, Les pesticides doublent le risque de maladie de Parkinson

 S Costello et al, American Journal of Epidémiologie,169, 919, 2009

 

(5) Institut national de veille sanitaire (INVS) « Exposition de la population française aux polluants de l’environnement » (volet environnemental de l’étude nationale Nutrition Santé, septembre 2010). Disponible à l’adresse : www.invs.sante.fr

 

  1. BEH : du 16 juin 2009

 

  1. Discours de Delphine BATHO Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Discours d’ouverture de la Ministre lors du colloque international sur les perturbateurs endocriniens des 10 et 11 décembre 2012 dans le cadre du Programme National de Recherche sur les Perturbateurs Endocriniens.

 

 

  1. Rapport sénatorial adopté à l’unanimité des groupes politiques au sénat : « Pesticides, vers le risque zéro », accessible sur le site du sénat : www.senat.fr. Ce rapport dresse cinq constats : - les dangers et les risques des pesticides sont sous-évalués

- la nécessité d’améliorer la procédure d’autorisation de mise sur le marché des pesticides (AMM) et le suivi post AMM

- l’absence de protection contre les pesticides à la hauteur des dangers et des risques

- la nécessiter de mieux cerner les limites des modèles et des pratiques industriels, commerciaux et agricoles.

- revoir le plan Ecophyto 2018 : conçu à la suite du Grenelle de l’Environnement en 2008 pour permettre une division par deux de la quantité de pesticides utilisée par la France à l’horizon 2018, la mission sénatoriale a en effet constaté qu’au tiers de la durée de ce plan l’usage avait augmenté au lieu de se réduire.

 

  1. Il existe un principe général européen d’interdiction des épandages de pesticides par aéronefs mais les Préfectures peuvent accorder localement des dérogations. Le rapport sénatorial réclame également la fin de ces dérogations.

 

Contact : Dr Pierre-Michel Perinaud pmperinaud@yahoo.fr ou 06 31 23 66 72

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 15:38

 

Nous avons tendance à considérer que la propreté de nos villages et de nos villes passe systématiquement par la

destruction massive des mauvaises herbes (Bah! les méchantes !). Pour obtenir ces résultats des désherbants chimiques sont utilisés pour traquer sans ménagement la plus petite herbe folle sur le bord des voiries.

 

Mais l'utilisation de ces produits n'est pas anodine. Les herbicides sont des produits chimiques et leur emploi est de plus en plus remise en question. De nombreuses études mettent en évidence l'impact négatif des herbicides ou pesticides sur l'environnement (faune, flore, eau), mais aussi sur notre santé.

 

Il y a quelques années, notre collectif avait demandé à la mairie de ne plus les employer. M. le Maire s'était dit préoccupé par leur effets néfastes et s'était engagé à trouver une solution de remplacement.

 

Mai 2010 : et ça continue, les preuves en images ! Mais à quoi sert donc la commission écologie-environnement ?

 

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Communiqué de presse du MDRGF : Grenelle 2 : le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictés par les lobbies des pesticides !
 

Grenelle 2 : le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictés par les lobbies des pesticides !
La soirée du vendredi 7 mai restera dans les annales. En effet, alors que les discussions du Grenelle 2 touchaient à leur fin, le gouvernement refusaient des amendements pourtant essentiels pour préserver un bon niveau de protection par rapport aux pesticides.

Quand la santé vaut moins que l’économie. Tout d’abord, vers 22h30, le gouvernement , par les voix de Ch. Jouanno et de JL Borloo, a refusé de soutenir des amendements de M Peiro et Cochet demandant le retrait de dispositions de l’article 36 bis A assujettissant la restriction ou le retrait d’un pesticide à « une évaluation des effets socio économiques », en plus des évaluations sur l’efficacité et sur les impacts sanitaires et environnementaux….Malgré un débat acharné, cet amendement 36 bis A a été adopté !

Il s’agit là d’un véritable scandale car cette disposition vise à restreindre la possibilité de retirer l’homologation d’un produit phytosanitaire alors même qu’on pourrait par ailleurs avoir montré sa dangerosité. Il s’agit de ne plus faire du manque d’innocuité sanitaire ou environnementale ou d’efficacité d’un pesticide des critères permettant seuls d’obtenir son retrait. Il faudra en plus maintenant évaluer les éventuels effets socio-économiques négatifs ! La santé humaine et l’environnement pourront bien passer au second plan ! On reconnaît là la volonté de N. Sarkozy déclarée au dernier salon de l’agriculture de passer toutes les politiques environnementales par un filtre d’analyse socio-économique.

Une régression nette. Cette disposition est purement inadmissible et constitue une régression vers une situation jamais vue en France et bien pire que celle qui prévalait en 2007 avant le Grenelle ! En plus elle est contraire à la directive européenne sur les pesticides 91/414 en vigueur, qui ne prévoit pas une telle évaluation socio économique préalable à un retrait d’homologation et contraire également au règlement CE N o 1107/2009 qui s’appliquera dès 2011. En conséquence, le MDRGF fera tout pour faire reconnaître la non-conformité de l’article 36 bis A du Grenelle 2 aux dispositions des textes européens !

Comment réduire les pesticides en faisant leur pub ? Pour compléter le tableau d’une soirée catastrophique, le gouvernement à ensuite soutenu l’article 40 dans sa rédaction modifiée par le Sénat autorisant la publicité pour les pesticides à usage des non professionnels. L’article 40 va donc permettre aux firmes de continuer à faire de la pub pour les pesticides dans les revues, alors que la version initiale du gouvernement prévoyait pourtant une interdiction. Cette disposition, dictée directement par les fabricants de pesticides et par des distributeurs va juste aider …à maintenir la consommation de pesticides des jardiniers à un haut niveau, ce qui est le contraire de l’objectif de réduction de l’usage des pesticides du Grenelle.

« Le gouvernement vient de se couvrir de honte en cédant aux lobbies agrochimiques des dispositions qui vont permettre le maintien sur le marché de pesticides dangereux et vont inciter les jardiniers à utiliser beaucoup de pesticides» déclare François Veillerette, porte parole du MDRGF. «Sur cette questions des pesticides on peut dire que l’esprit du Grenelle est mort ce vendredi 7 mai au soir à l’Assemblée Nationale. Mais que le gouvernement ne s’illusionne pas : nous allons maintenant passer à l’offensive après ces provocations» ajoute t’il



 

 

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