Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 05:46

Deux ou trois regards qui instruiront le "consommateur"de nourriture ou de vêtements en coton,avec:

-un article du monde sur les activités de la maffia de la finance:malbouffe ,spéculation et "cotation" en bourse des récoltes, accaparement de la terre qui nourrit,

-et le documentaire de Linda Bendalli passé sur FR3 hier soir, ‘’de la terre à l’assiette’’ ? Il est en replay pendant qq jours. Vers la fin, il y est question de tomates industrielles, de variétés de tomates traditionnelles/hybrides avec qq chiffres de teneur édifiante fournis par les "Croqueurs" et aussi par le GNIS qui se retrouve dans une position affligeante.

On retrouve l'agronome Marc Dufumier et l’excellent Jean Pierre Berlan . très bon dans sa synthèse.

Le dernier mot est pour M Dufumier,"il y a urgence de changer ,on va changer de politique "

Le résultat de ces abus est ressenti jusqu'ici avec la grogne des bonnets rouges,mais aussi à l’échelle mondiale .

-il est certain que des pays réagissent déjà ,comme le Burkina Faso ,qui comme premier producteur continental de coton (GM ) pourrait poursuivre en justice Monsanto pour le manque à gagner que le géant lui fait subir !Lire Jeune Afrique ...

http://pluzz.francetv.fr/videos/que_mangeons_nous_vraiment_%2C124554381.html

Les nouveaux maîtres de la terre

LE MONDE | 29.06.2015 à 10h23 • Mis à jour le 29.06.2015 à 12h12 | Par Daniel Psenny

Une enquête édifiante sur l’agriculture mondialisée (lundi 29 juin sur France 3 à 20 h 50).

Qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans le monde agroalimentaire ? C’est la question posée par les journalistes Linda Bendali et Sophie Le Gall qui, à travers leur enquête très fouillée et édifiante, montrent que, dans l’agriculture mondialisée, les nouveaux maîtres de la terre préfèrent la rentabilité financière à court terme à la pérennité du savoir-faire paysan. Au fil de séquences, tant en France qu’à l’étranger, paysans, sociologues, agronomes et économistes expliquent de manière limpide pourquoi et comment la grande industrie a manipulé à son profit les règles de la nature et détérioré la qualité des aliments comme le lait, la viande ou les légumes.

De petites exploitations françaises jusqu’à la Bourse de Chicago, où se fixe le prix mondial du soja, en passant par les labos qui fabriquent des semences pour des cultures hors-sol, les deux journalistes nous entraînent dans un monde en totale mutation, dépressif, et, malheureusement, en voie de disparition. A l’exemple de la Bretagne où, après avoir profité pendant de très nombreuses années des subventions gouvernementales pour l’industrialisation de l’agriculture et la production intensive à destination d’un marché unique, les paysans bretons et toutes les filières qui les accompagnaient se retrouvent sans avenir. Un modèle productiviste à bout de souffle et sans défense face aux géants de l’industrie agroalimentaire qui dictent leurs lois, en matière de production et de prix. « Nous n’avons plus aucune perspective », s’indigne une des responsables des « bonnets rouges ».

Solidarité territoriale

En trente ans, sous l’effet de la crise et des politiques contradictoires, un tiers des exploitations agricoles ont disparu en France. « Il se dessine, petit à petit, une agriculture sans agriculteurs », souligne la sociologue Dominique Jacques-Jouvenot. La filière du lait a été la plus touchée en raison des prix imposés par les industriels qui sont désormais en situation de monopole. Etonnamment, c’est celui qui achète qui fixe le prix et peut se permettre, comme le montre bien l’enquête, de pénaliser financièrement le paysan à sa guise sans avoir à se justifier. « Si on se révolte, ils nous disent qu’ils trouveront moins cher en Roumanie », dit un paysan au bord de la faillite.

Pourtant, le choix de la qualité peut payer et même être rentable. C’est le cas en Franche-Comté où les paysans se sont organisés en coopératives et font de la résistance. Grâce à une solidarité territoriale qui leur permet d’échapper aux diktats financiers des industriels, leur lait est mieux payé. Les producteurs de Franche-Comté peuvent même se partager les bénéfices et maintenir l’emploi. « Nous n’avons pas d’actionnaires à rétribuer », plaisante un paysan, fier de la qualité de son fromage.

Quand les traders font la loi

Mais, à l’autre bout de la planète, peu importe la qualité. Aux Etats-Unis, ce sont les traders qui font la loi. Les analystes financiers ont remplacé les paysans et étudient pour eux, en temps réel, les fluctuations du marché. Le moindre incident concernant la météo ou une grève dans les transports a une répercussion sur les prix des matières premières. « Spéculer est désormais la règle d’or. C’est le libéralisme, c’est ce qui mène le monde », dit un trader.

Un autre monde alimentaire est-il alors possible ? Cela paraît compliqué. « Ce sont les agronomes de labo qui ont pris le pouvoir », dit Jean-Pierre Berlan, agronome et économiste. « Celui qui contrôle les semences contrôle toute la chaîne alimentaire et c’est pourquoi il est grand temps de se réconcilier avec la nature car c’est elle qui aura le dernier mot », dit-il.

Que mangeons-nous vraiment ? De la terre à l’assiette, de Linda Bendali et Sophie Le Gall (France, 2015, 95 min). Lundi 29 juin sur France 3 à 20 h 50


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2015/06/29/les-nouveaux-maitres-de-la-terre_4663686_1655027.html#7wetPz8dW6MXkLz0.99

Coton : le Burkina Faso poursuivra-t-il Monsanto ?

(Agence Ecofin) - Monsanto traverse actuellement un passage difficile au Burkina Faso. Le géant américain de la biotechnologie, qui a récemment assisté à une réduction de moitié des superficies consacrée à la culture de son coton transgénique, pourrait également faire l’objet de poursuites.

En effet, indique le magazine français Jeune Afrique qui évoque « une source bien informée », l’interprofession du coton burkinabè pense à attaquer Monsanto en raison du manque à gagner provoqué par la baisse de la qualité de la fibre issue de son coton transgénique.

Du côté du groupe, on se défend déjà en évoquant la possibilité que des facteurs autres que l'origine transgénique du coton puissent affecter la qualité des récoltes. «Plusieurs facteurs ont un impact sur la qualité de la fibre de coton, dont les conditions environnementales. Mais nous travaillons avec nos partenaires pour livrer un coton transgénique aux performances indéniables.», a affirmé Doulaye Traoré, directeur des affaires publiques Afrique de l’Ouest chez la filiale burkinabè de Monsanto.

Pour la compagnie, un désaveu au pays des hommes intègres constituerait un échec susceptible de faire pièce à ses ambitions africaines. En effet, le Burkina Faso est l’un des rares pays africains à avoir opté pour les OGM, un pari qui, jusque-là, semblait plutôt réussi puisque le pays se classe premier producteur continental d’or blanc.

Aaron Akinocho

Le Burkina Faso prend ses distances avec Monsantohttp://www.jeuneafrique.com/mag/235765/economie/le-burkina-faso-prend-ses-distances-avec-monsanto/

Publié le 29 juin 2015 à 12h28

Par Marion Douet

@mariondouet

Mécontents de la qualité de la fibre, les producteurs vont diviser par deux les surfaces de coton cultivées avec des semences transgéniques de la firme américaine. Avant de les abandonner ?

Si ce n’est pas un camouflet, cela y ressemble. Les producteurs de coton burkinabè vont progressivement réduire les superficies consacrées au coton transgénique, soit quelque 660 000 ha au total. Selon nos informations, la décision aurait été actée par les trois sociétés cotonnières (Sofitex, Socoma et Fasocoton).

Cette semence OGM, produit d’une coopération entre l’américain Monsanto et la recherche publique burkinabè, représente 70 % des surfaces cultivées au Burkina Faso, premier producteur du continent avec 800 000 tonnes de coton-graine attendues en 2015-2016.

Vendue à 26 000 F CFA par hectare (près de 40 euros), contre 870 F CFA pour la semence conventionnelle, sa principale promesse est de diviser par trois le nombre de traitements phytosanitaires nécessaires. Si cet objectif a été rempli, il semble que les rendements soient plus faibles que ceux attendus et surtout que la qualité se soit détériorée, selon Bruno Bachelier, chercheur spécialiste du coton au Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement (Cirad), à Paris. « Les résultats sont en dessous des attentes, c’est admis. D’ailleurs, les pays voisins n’ont pas suivi le mouvement », soutient-il.

Dédommagement

Selon une source interrogée par Jeune Afrique, l’interprofession envisage de réclamer à la firme américaine un dédommagement pour le manque à gagner (lié à la décote sur le marché d’un coton de moins bonne qualité) de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA accumulé depuis l’introduction du transgène en 2009.

Dans ce bras de fer entre les sociétés cotonnières et Monsanto, ce dernier se défend : « Plusieurs facteurs ont un impact sur la qualité de la fibre de coton, dont les conditions environnementales. Mais nous travaillons avec nos partenaires pour livrer un coton transgénique aux performances indéniables », avance Doulaye Traoré, le directeur des affaires publiques Afrique de l’Ouest chez Monsanto Burkina. Il faut dire qu’avec un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros dans la région Europe-Afrique au titre de l’exercice clos à la fin d’août 2014, l’enjeu est grand pour Monsanto. Depuis quelques années, il tente d’avancer ses pions sur le continent. Un échec au Burkina Faso, considéré comme son cheval de Troie en Afrique de l’Ouest, pourrait sérieusement compromettre ses ambitions.

Repost 0
28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 03:48

23 mai 2015

Une journée contre Monsanto



http://tvbruits.org/spip.php?article2122

Pique-nique géant suivi d’une escapade digestive

vendredi 26 juin 2015, par Annie

Attention : les films produits par Tv Bruits - et seulement ceux-ci - sont libres de droits pour diffusion dans un cadre non commercial et si nous en sommes avisés.

Durée : 13’50"

Le 23 mai 2015, les citoyens du monde entier, dans une cinquantaine de pays et une vingtaine de villes françaises, marcheront à nouveau contre Monsanto et consorts (Bayer, Syngenta,Dupont/Pioneer, Limagrain/Vilmorin ....les multinationales des OGM et des pesticides). Toutes et tous dans la rue pour condamner ce modèle agricole accro à la chimie et aux manipulations du vivant, imposé au détriment des peuples et des paysans qui les nourrissent !
OGM et TAFTA, même combat. De même, nous affirmerons notre opposition au projet de Grand marché transatlantique (TAFTA ou TTIP), cheval de Troie des multinationales de l’agrobusiness pour imposer les OGM et réduire toujours plus les normes sanitaires supposées protéger la santé des consommateurs.
Avec le nouveau règlement européen sur la nationalisation des autorisations de mises en culture des OGM voté en janvier 2015, nous devons nous mobiliser pour montrer que les Français ne veulent toujours pas d’OGM, ni dans nos champs, ni dans nos assiettes.
Réclamer une alimentation saine pour tous Nous manifesterons notre volonté d’une agriculture respectueuse des travailleurs agricoles comme des écosystèmes, et d’une alimentation capable de garantir notre santé et celle de nos enfants.

Laisser un message, un commentaire...

Repost 0
14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 07:56

Que connait-on d’ETHIC, ce think tank patronal ? Hormis les incroyables sorties de Sophie de Menthon sa présidente ? Retour dans cet épisode de la chronique « Ces lobbies qui vous pourrissent la vie » sur l’histoire méconnue de ce think tank ultra libéral.

Un Gattaz peut en cacher deux autres. L’actuel calife du Medef n’a rien de l’entrepreneur fils de ses œuvres. En 1994, Pierre a succédé à Yvon, son père, et à Lucien, son oncle, à la tête de Radiall, une PME spécialisée dans la connectique fondée en 1952. L’héritier peut remercier son géniteur de lui avoir transmis un patronyme qui conserve une certaine autorité au sein du patronat français : celui-ci n’avait-t-il pas présidé aux destinées du CNPF entre 1981 et 1986 alors que le patronat ferraillait avec l’hydre socialo-communiste ? L’ingénieur centralien avait également mis en place en 1976 une organisation qui a toujours pignon sur rue : l’ETHIC (Entreprise de taille humaine, indépendante et de croissance). Derrière ce sympathique acronyme, dégoulinant de moraline, se cache l’un des lobbys les plus acharnés du patronat de combat. Celui qui célèbre chaque année depuis 2003 les noces du corporatisme et du libéralisme, sous le slogan « J’aime ma boîte ».

http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=4868

https://youtu.be/9jOiu8REmUA (attention, c'est du brutal !!)

  • Juppé parmi les 140 "maîtres du monde" du très secret groupe Bilderberg
    Baptiste Legrand | nouvelobs.com | 08-06-2015
    140 participants issus de 22 pays ont rendez-vous en Autriche pour échanger dans la confidentialité la plus totale.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150608.OBS0367/groupe-bilderberg-juppe-parmi-les-140-maitres-du-monde.html L'obsession de la confidentialité Lire Ces puissants et mystérieux messieurs du cercle Bilderberg Des invités prestigieux Les Français Alain Juppé, Laurence Boone... Théories du complot voir aussi :

    Cette année, les "maîtres du monde", comme on les surnomme, ont choisi de se retrouver en Autriche. Le très secret groupe Bilderberg se réunira du jeudi 11 au dimanche 14 juin dans le village de Telfs-Buchen, près d'Innsbruck.

    A huis clos, bien entendu. Banquiers, patrons de multinationales et responsables politiques discuteront à l'abri des regards.

    "Davos en plus fermé", le Bilderberg est toujours le cercle le plus sélect de l'élite transatlantique. L'obsession de la sécurité et de la confidentialité est telle que le lieu exact de la rencontre est tenu secret jusqu'au dernier moment.

    Tous les membres, sans distinction de titre, doivent accepter d'être assis par ordre alphabétique.

    Le grand ordonnateur des agapes n'est autre qu'Henri de Castries, premier Français à présider le Bilderberg. PDG du groupe d'assurances Axa, il est aussi proche de Nicolas Sarkozy que de François Hollande, son camarade de la promotion Voltaire à l'ENA.

    Le groupe Bilderberg, qui assure vouloir "promouvoir le dialogue entre l'Europe et l'Amérique du nord", annonce sur son site la présence de 140 participants issus de 22 pays. Cette année, le groupe reçoit :

    • deux premiers ministres : Charles Michel (Belgique) et Mark Rutte (Pays-Bas) ;
    • un chef d'Etat, l'Autrichien Heinz Fischer ;
    • le patron de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem également ministre néerlandais des Finances ;
    • trois autres ministres de l'Economie ou des Finances : Jeroen Dijsselbloem (Pays-Bas), Mikael Damberg (Suède), Alexander Stubb (Finlande) ;
    • la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen ;
    • le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg ;
    • le patron d'Airbus, Thomas Enders ;
    • mais aussi d'anciennes gloires de la droite libérale, comme Mario Monti, José Manuel Barroso ou Karel de Gucht.

    Parmi les Français invités, figurent :

    • Alain Juppé, maire de Bordeaux, candidat à la primaire de la droite (le groupe Bilderberg avait invité François Baroin en 2014, François Fillon et Valérie Pécresse en 2013…)
    • Laurence Boone, la conseillère économique du président français François Hollande (l'an dernier, le gouvernement était représenté par Emmanuel Macron et Fleur Pellerin)
    • Patrick Calvar, directeur de la sécurité intérieure (DGSI)
    • Jean-Dominique Sénard, patron de Michelin
    • Nicolas Baverez, essayiste (présent aussi en 2012, 2013 et 2014)
    • Laurent Bigorgne, directeur de l'Institut Montaigne, think-tank libéral
    • Gilles Kepel, universitaire spécialiste du monde arabe
    • Catherine Pégard, ancienne rédactrice en chef du "Point", ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, désormais présidente du château de Versailles

    Les thèmes retenus pour cette 63e conférence tournent autour de la sécurité, des technologies de l'information et des grands dossiers géopolitiques.

    Le groupe est né en 1954 dans un hôtel portant ce nom aux Pays-Bas. Son existence suscite une multitude de théories conspirationnistes, longtemps alimentées par l'absence totale de communication autour des réunions.

    A croire les "conspirationnistes", ce cercle, fondé en 1954 par un prince hollandais et un milliardaire américain pour endiguer le communisme, serait le "vrai gouvernement du monde".

    D'autres détracteurs reprochent à ce cénacle de défendre une mondialisation ultra-libérale.

    Baptiste Legrand (avec agences)

  • Bilderberg 2015: "Replacer la Belgique sur la carte des investisseurs" - rtbf.be | mardi 9 juin 2015
    Alain Juppé (UMP) et Regina Dugan, la Directrice de Google invités au Bilderberg 2015 ! - lesmoutonsenrages.fr | 8 juin 2015
    Le club Bilderberg abordera les questions de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité - rt.com| 10 juin 2015
    Liste officielle des participants à la conférence de 2015 du Groupe Bilderberg - bilderbergmeetings.orgGroupe Bilderberg : les desseins tortueux de la nouvelle aristocratie
    BA | yetiblog.org | 31 mai 2015
    À propos de la nouvelle aristocratie :
    La réunion du groupe Bilderberg se tiendra du 9 au 14 juin 2015 en Autriche.
    En juin 2014, à Copenhague, la réunion du groupe Bilderberg comportait 9 participants français. Quelques semaines plus tard, deux des participants au groupe Bilderberg, Emmanuel Macron et Fleur Pellerin, ont eu une belle promotion : le 26 août 2014, Emmanuel Macron a été nommé ministre de l’Économie, Fleur Pellerin a été nommée ministre de la Culture...
    la suite : http://yetiblog.org/index.php?post/1426
Repost 0
14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 07:38

"19 OGM autorisés d’un coup, dont 17 destinés à l’alimentation humaine et animale ! Proposition d’assouplir les règles d’importations pour faciliter l’entrée des OGM dans l’Europe. Autorisation de procédés chimiques de nettoyage des poulets, dont la javel. Création d’un « Organe de coopération règlementaire » pour superviser toute nouvelle norme ou réglementation. La Commission est en train de démanteler notre sécurité alimentaire, la protection de l’environnement et de brader notre système démocratique !"

Dixit le référent Agriculture des Amis de la Terre


Pour comprendre à quelle sauce indigeste nous tous pourrions être mangés à notre tour ,il est donc fortement conseillé de lire l'article complet et dossier des amis de la terre ,: http://www.amisdelaterre.org/TAFTA-et-OGM-pesticides-securite.html

"Nous sommes à la croisée des chemins : soit nous abdiquons tout pouvoir aux multinationales, soit, nous citoyens, entamons la reconquête de nos droits.

Christian Berdot - Référent Agriculture Amis de la Terre

Dans ce dossier, nous présentons les enjeux liés à ces différents thèmes. L’heure est grave et il faut se mobiliser rapidement et être nombreux !

Cette année en janvier, certains – peu nombreux - ont fêté les 20 ans de l’Accord de Libre Echange Nord-Américain (ALENA). A la lumière de ce qui s’est passé avec l’ALENA, nous pouvons clairement voir ce qui nous attend avec le TAFTA. Il ne s’agit pas de vagues craintes, mais de constatations.

Voilà ce que nous dit Bill Waren des Amis de la Terre Etats-Unis : « L’ALENA est la principale raison pour laquelle les normes de protection du travail, de l’environnement et de la santé publique sont aussi basses aux Etats-Unis, comparées à celle de l’Europe. Ce que vous promet le TAFTA, c’est un nivèlement par le bas des normes européennes pour atteindre celles des Etats-Unis… post-ALENA. Si vous souhaitez un flux accéléré de la richesse des 99 % de la population vers le 1% des plus riches, le démontage de la protection de l’environnement, des aliments dangereux sur la table de votre cuisine, la destruction des petites exploitations agricoles familiales, des coûts médicaux prohibitifs avec des multinationales pharmaceutiques qui augmentant sans raison leurs prix, et un contrôle presque total par les multinationales, des gouvernements et de l’économie, alors il faut tout faire pour ratifier le TAFTA ».

On sait ce qui nous attend, alors réagissons !"

dossier complet ici.

Merci à la revue "Enquêtes de santé" qui a publié cet article, revue que vous pouvez découvrir avec le lien suivant : http://www.enquetesdesante.com/revue/index.html

En savoir plus

Dossier complet :

Repost 0
11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 05:57

Le Président du Parlement européen, Martin Schulz, a décidé mardi de reporter le vote en plénière sur les recommandations du PE aux négociateurs du partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP), prévu pour mercredi midi.

Pour Le Monde, "le traité transatlantique s’est transformé en épouvantail pour une opinion publique de plus en plus eurosceptique et inquiète de voir son mode de vie revisité à la sauce américaine".

De fait, certains responsables, dont M. Schulz, craignent que la "grande coalition" PPE-S&D-libéraux ne soit en péril.

Par 183 voix pour et 181 voix contre le PE a décidé de reporter également le débat qui n'aurait lieu qu'en juillet.

Cela peut donc se jouer à quelques voix : raison de plus p
our faire entendre la nôtre en faisant connaitre cette cyber @ction.
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/grand-feu-vert-tafta-nbsp-962.html

La commission du commerce international du PE se réunit prochainement les 15 et 16 juin à
Bruxelles.Vote sur la résolution TAFTA au Parlement européen : un report c’est bien, un abandon des négociations c’est encore mieux !

Coup de tonnerre à Strasbourg : le vote sur le TAFTA est reporté
http://www.reporterre.net/Coup-de-tonnerre-a-Strasbourg-le-vote-sur-le-TAFTA-est-reporte

https://www.collectifstoptafta.org/l-actu/article/vote-sur-la-resolution-tafta-au

Adopté le 28 mai par la Commission Commerce international du Parlement européen (INTA), le projet de résolution sur le traité transatlantique (TAFTA) devait être voté en séance plénière ce mercredi 10 juin. Faute de soutien suffisant, le Président du Parlement Martin Schulz et le rapporteur Bernd Lange, avec l’approbation du groupe PPE, ont décidé hier de repousser le vote de cette résolution controversée.

Cette décision est un désaveu cinglant du travail entrepris ces derniers mois, en particulier par Bernd Lange, pour l’adoption d’une résolution qui a suscité de nombreux débats et amendements. C’est une preuve supplémentaire des désaccords existants sur ce projet de traité transatlantique. Le texte se refusait notamment à remettre en cause les privilèges accordés aux investisseurs et le recours à l’arbitrage d’investissement.

Il s’agit d’une première historique : c’est la première fois que le vote d’une résolution de ce type est ajourné faute d’accord politique. Ce report constitue une victoire pour la mobilisation citoyenne qui se développe partout en Europe depuis le lancement des négociations. Les 2 millions de signatures rassemblées en quelques mois par l’initiative citoyenne auto-organisée, les milliers de courriels envoyés aux eurodéputés ces derniers jours montrent l’ampleur de cette mobilisation. Ils témoignent du refus largement partagé de mécanismes renforçant les pouvoirs des multinationales ou de l’affaiblissement des régulations environnementales et sociales.

Le report de la résolution au Parlement montre, une fois de plus, que la Commission européenne n’a pas de légitimité pour négocier un tel accord. Ce n’est qu’une étape : les négociations doivent être abandonnées ! La campagne Stop TAFTA le rappellera dès ce matin à Strasbourg lors d’un rassemblement à 8H30 sur l’esplanade face au parlement européen.

Notes :

[1] Interpellation des euro-députés français
[2] Manifestation de la campagne Stop TAFTA le 10 juin à Strasbourg

Note de l'administration du blogue issue des informations communiquées par l'organisation attac:

Voici le dernier communiqué de presse du parti populaire européen( droite et de centre-droit d'inspiration chrétienne) de Mar, 09/06/2015 - 19:03.C'est un communiqué birrare ,car il attaque Martin Schulz sur cette décision, alors que les dirigeants parti populaire européen,au plus haut niveau ,avaient approuvé la décision an amont

TTIP: Les socialistes prennent en otage le PE

"Nous prenons acte de la décision que viennent de prendre Martin Schulz, le Président (Socialiste) du Parlement européen et Bernd Lange, rapporteur (Socialiste), en annonçant le report du vote sur le rapport concernant les négociations sur le Partenariat transatlantique de Commerce et d’investissement (PTCI/ TTIP), prévu initialement demain midi" ont déclaré Tokia Saïfi et Franck Proust.

"Cette décision montre clairement la confusion régnant au sein du groupe S&D qui était tout d'abord revenu sur le compromis trouvé en commission du Commerce international (INTA). Cette division au sein des socialistes, incapables de définir une position commune, revient à prendre en otage le Parlement européen et à l'affaiblir sur un texte aussi crucial" ont expliqué les eurodéputés.

La commission du Commerce international va se réunir prochainement pour examiner les amendements de plénière et le vote aura lieu à une date ultérieure.

Notes aux Editeurs

Avec 218 députés issus de 27 Etats membres, le Groupe PPE est le groupe politique le plus important du Parlement européen

Tokia SAÏFI

BRU - Tel: +32 (0)2 2845562 Fax: +32 (0)2 2849562

STR - Tel: +33 (0)3 88 175562 Fax: +33 (0)3 88 179562

E-mail: tokia.saifi@europarl.europa.eu

Franck PROUST

BRU - Tel: +32 (0)2 2845841 Fax: +32 (0)2 2849841

STR - Tel: +33 (0)3 88 175841 Fax: +33 (0)3 88 179841

E-mail: franck.proust@europarl.europa.eu

Contacts au service de presse

Marion Jeanne

Téléphone: +32 479 84 02 93

E-mail: marion.jeanne@europarl.europa.eu

CP Attac:

Vote sur la résolution TAFTA au Parlement européen : un report c'est bien, un abandon des négociations c'est encore mieux !

Adopté le 28 mai par la Commission Commerce international du Parlement européen (INTA), le projet de résolution sur le traité transatlantique (TAFTA) devait être voté en séance plénière ce mercredi 10 juin. Faute de soutien suffisant, le Président du Parlement Martin Schulz et le rapporteur Bernd Lange, avec l'approbation du groupe PPE, ont décidé hier de repousser le vote de cette résolution controversée.

Cette décision est un désaveu cinglant du travail entrepris ces derniers mois, en particulier par Bernd Lange, pour l'adoption d'une résolution qui a suscité de nombreux débats et amendements. C'est une preuve supplémentaire des désaccords existants sur ce projet de traité transatlantique. Le texte se refusait notamment à remettre en cause les privilèges accordés aux investisseurs et le recours à l’arbitrage d’investissement.

Il s’agit d’une première historique : c’est la première fois que le vote d’une résolution de ce type est ajourné faute d'accord politique. Ce report constitue une victoire pour la mobilisation citoyenne qui se développe partout en Europe depuis le lancement des négociations. Les 2 millions de signatures rassemblées en quelques mois par l’initiative citoyenne auto-organisée, les milliers de courriels envoyés aux eurodéputés ces derniers jours montrent l’ampleur de cette mobilisation. Ils témoignent du refus largement partagé de mécanismes renforçant les pouvoirs des multinationales ou de l'affaiblissement des régulations environnementales et sociales.

Le report de la résolution au Parlement montre, une fois de plus, que la Commission européenne n’a pas de légitimité pour négocier un tel accord. Ce n’est qu’une étape : les négociations doivent être abandonnées ! La campagne Stop TAFTA le rappellera dès ce matin à Strasbourg lors d'un rassemblement à 8H30 sur l'esplanade face au parlement européen.

Notes :

[1] Interpellation des euro-députés français : https://www.collectifstoptafta.org/l-actu/article/vote-sur-le-tafta-au-parlement

[2] Manifestation de la campagne Stop TAFTA le 10 juin à Strasbourg : https://www.facebook.com/events/484408355046128/

Contacts presse :

...

Repost 0
8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 12:16

Tribune >

Le TAFTA menace toutes les collectivités locales... mais elles peuvent le refuser !

5 juin 2015 / Raoul Marc Jennar

Quand on évoque le projet de grand marché transatlantique, il est fréquent d’entendre un élu local répondre : « Ça ne nous concerne pas ; c’est une négociation internationale ». Et pourtant, le mandat de négociation conféré à la Commission européenne concerne directement les collectivités territoriales, qui pourraient voir leur prérogatives plier devant les investisseurs privés.

Votre commune refuse-t-elle TAFTA ? Vérifiez-le sur la carte que publie Reporterre .

Carte interactive des collectivités locales refusant le TAFTA : en bas de cet article

Quand on évoque le projet de grand marché transatlantique, il est fréquent d’entendre un élu local répondre « ça ne nous concerne pas ; c’est une négociation internationale ». La plupart des élus locaux ignorent le contenu du mandat de négociation conféré par notre gouvernement à la Commission européenne qui est le négociateur unique avec les Etats-Unis. C’est bien pour cela qu’il y a urgence à les interpeller.

En effet, l’article 27 de ce mandat de négociation concerne directement les collectivités territoriales : « L’Accord sera obligatoire pour toutes les institutions ayant un pouvoir de régulation. »

Or, l’article 72 de la Constitution de la République précise ce qui suit :

« Les collectivités territoriales ont vocation à prendre les décisions pour l’ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à leur échelon. Dans les conditions prévues par la loi, ces collectivités s’administrent librement par des conseils élus et disposent d’un pouvoir réglementaire pour l’exercice de leurs compétences. »

Investisseurs privés VS réglementation municipale

Ce qui signifie que le gouvernement français a donné son accord pour une négociation dont un des objectifs entre en conflit non seulement avec une disposition majeure de notre Constitution mais aussi avec une de nos pratiques institutionnelles les plus fondamentales : la réalité du pouvoir local qui s’est trouvé renforcé par les lois successives en matière de décentralisation. Les communes, en France, ne sont pas un appendice de l’Etat. Il ne s’agit pas d’un pouvoir délégué par l’Etat. Il s’agit d’une institution issue du suffrage universel, une expression de la souveraineté populaire. Il est d’ailleurs certain que si ce traité, par malheur, est adopté, soit il sera rejeté par le Conseil constitutionnel, soir le gouvernement devra proposer une modification de la Constitution.

Quelle est dès lors la portée de cet article 27 du mandat ? Elle est précisée par d’autres articles.

Ainsi, l’article 23 du mandat traite de la libéralisation des investissements (supprimer toutes les législations et réglementations restrictives au droit d’investir) et de leur protection (supprimer toute forme de taxation ou de contraintes sur les bénéfices). Cet article enlève aux juridictions officielles au profit d’instances privées d’arbitrage le pouvoir de trancher un différend entre firmes privées et pouvoirs publics lorsqu’une firme privée estime qu’une législation ou une réglementation va à l’encontre de la libéralisation et de la protection des investissements. Et il précise : « Toutes les autorités et entités infranationales (comme les États ou les municipalités) devraient se conformer efficacement aux dispositions du chapitre de protection des investissements du présent Accord. »

Ceci signifie qu’une réglementation municipale pourra être attaquée devant une instance privée d’arbitrage privé si elle est perçue par un investisseur privé comme une limitation à son « droit d’investir ce qu’il veut, où il veut, quand il veut, comme il veut et d’en retirer le bénéfice qu’il veut » (définition de l’investissement par les lobbies US).

« Impact négatif »

Ainsi l’article 24, relatif aux marchés publics édicte : « L’Accord visera à accroître l’accès mutuel aux marchés publics à tous les niveaux administratifs (national, régional et local), et dans le secteur des services publics, couvrant les opérations pertinentes d’entreprises opérant dans ce domaine et assurant un traitement non moins favorable que celui accordé aux fournisseurs établis localement. L’Accord doit également inclure des règles et disciplines pour surmonter les obstacles ayant un impact négatif sur les marchés publics de chacun, y compris les exigences de localisation et les exigences de production locale, (…) et celles qui s’appliquent aux procédures d’appel d’offres, aux spécifications techniques, aux procédures de recours et aux exclusions existantes, y compris pour les petites et moyennes entreprises, en vue d’accroître l’accès au marché, et chaque fois que c’est approprié, de rationaliser, de simplifier et d’améliorer la transparence des procédures. »

On le constate, tous les aspects d’un appel d’offre sont visés, y compris ceux lancés par une commune.

Il faudra accorder aux entreprises américaines les avantages qu’on accorde aux entreprises françaises, y compris dans les services publics. Mais comment l’Etat pourra-t-il accorder aux entreprises américaines exerçant une activité dans le même domaine qu’un service public français ce qu’il consacre pour l’activité de ce service public ? Va-t-on devoir accorder à un hôpital privé américain ce qu’on accorde aux hôpitaux publics ? Va-t-on devoir verser à une école privée américaine la somme équivalente à celle consentie à l’école publique française ?

Des exigences de localisation seront considérées comme ayant « un impact négatif » sur les marchés publics (exemple : exiger qu’un fournisseur d’un service comme l’approvisionnement des cantines scolaires soit localisé sur le territoire de la commune, du département ou de la région et qu’il s’approvisionne chez des producteurs locaux). L’accès des marchés publics locaux sera ouvert aux entreprises et firmes américaines au détriment des entreprises et firmes d’Europe ou de France, et à fortiori de la Commune ou de la Région. Les traités européens ont bien préparé le terrain de ce point de vue puisque des exigences de localisation ne peuvent déjà plus être imposées à des entreprises européennes.

Pouvoir aux firmes privées

L’article 45 précise que « l’Accord comprendra un mécanisme de règlement des différends approprié, ce qui fera en sorte que les Parties respectent les règles convenues. »

Cela signifie que toute espèce de norme - sociale, sanitaire, alimentaire, environnementale ou technique - adoptée par une municipalité ou une autre collectivité territoriale, dès lors qu’elle contrarie une firme privée, pourra être attaquée devant un mécanisme d’arbitrage privé. Et non plus devant les juridictions officielles. C’est un pouvoir énorme qui va être donné aux firmes privées.

On s’en rend compte, ce traité menace gravement nos communes et toutes nos collectivités territoriales. C’est pour cela qu’il est si important que les conseils municipaux expriment leur opposition à un tel traité et demandent le retrait de la France de cette négociation. Des dizaines l’ont déjà fait. Il est important qu’il y en ait des milliers.

Complément d’information : En France, quatorze conseils régionaux, dix-sept assemblées départementales et plus de trois cents communes ont manifesté leur défiance vis-à-vis du traité transatlantique

Et voici la carte interactive des collectivités locales qui refusent le TAFTA

Source : Courriel à Reporterre de Raoul Marc Jennar

Raoul Marc Jennar est l’auteur de Le Grand Marché Transatlantique : La menace sur les peuples d’Europe, Perpignan, Cap Béar Editions, 2014

Photo :
. Chapô : Flickr (CC)
. Portrait : Les Amis du Monde diplo

Quand un partisan de l’UE et de l’OMC dit non au GMT/TAFTA

L’Europe telle qu’elle se fait

Intervention de l’ancien plus proche collaborateur du Commissaire européen Pascal Lamy (1983-1994) sur le traité transatlantique devant le Parlement belge, le 19 mai 2015.

A lire, sans nécessairement partager les conclusions.

———

Trois objections au Traité transatlantique (TTIP)

Par Pierre Defraigne, Directeur exécutif du Centre Madariaga-Collège d’Europe, Directeur général honoraire à la Commission européenne[1]

Le Parlement fédéral quelque incontestable que soit son droit à la non-ratification pourrait hésiter à l’exercer, parce que cela reviendrait à prendre en otage un Traité commercial paraphé par la Commission et par les 28 gouvernements. Il faudrait pour cela de solides raisons. Ces raisons existent. Mais avant de les parcourir, trois réflexions liminaires:

  • Il ne s’agit pas ici d’une zone de libre-échange de plus, car le TTIP va bien plus loin: ses promoteurs l’ont qualifié de «marché intérieur transatlantique» (De Gucht) et d’«OTAN économique» (Clinton). Que cette intégration se fasse avec un allié stratégique ne devrait pas nous rassurer, car le risque de mainmise sur le projet européen est réel puisqu’ à la dépendance stratégique va s’ajouter la dépendance économique. L’emprise des MNCs américaines sur des pans stratégiques en devenir de l’économie européenne est encore plus préoccupante. Rappelons-nous l’alliance du pot de terre et du pot de fer de La Fontaine: le pot de fer ne voulait pas de mal au pot de terre…
  • La négociation est en effet asymétrique. Pour la première fois, l’UE négocie avec (beaucoup) plus fort qu’elle. N’en déplaise à Mrs Malmström, la supériorité démographique de l’UE est bien peu de choses en regard de sa désunion, de son retard technologique et de sa dépendance stratégique. Relevons ainsi:
    1. l’extraterritorialité de juridiction des Etats-Unis en matière de fiscalité, de sanctions attachées à l’usage du dollar, de politique de concurrence, de lutte contre la corruption sur des marchés tiers;
    2. l’unité des Etats-Unis qui contraste avec la coalition lâche de 28 EM divisés: un marché intérieur inachevé dans des secteurs stratégiques (énergie, télécom, numérique, services financiers, industries de défense) et 8 monnaies contre le dollar; prévoit-on un mécanisme de régulation du change euro et dollar?
    3. L’asymétrie est aggravée par le Partenariat transpacifique (TPP) qui dans le calendrier vient avant le TTIP et dont les résultats seront opposés à l’Europe. L’industrie européenne est confrontée au dilemme éviction/compétition avec l’Asie sur le marché US. L’Amérique a créé ce dilemme et a isolé l’Europe, qui sera ainsi la victime collatérale du containment de la Chine par l’Amérique, sans qu’elle ait rien tenté pour l’empêcher.
  • Institutionnellement, la négociation commerciale, par définition secrète, n’est pas l’outil pour créer un grand marché, pas plus d’ailleurs que la négociation entre agences de règlementation. La règlementation est la tâche du Législateur.

Revenons aux raisons, regroupées en trois chapitres: la croissance modeste et inégalitaire; le choc des modèles; le risque géopolitique des blocs.

  1. La croissance attendue (0,5% par an après 10 ans); l’impact du TTIP est incertain sur la croissance et encore plus sur l’emploi: par ailleurs, l’étude de la Commission ne dit rien de l’impact du TPP sur nos exportations européennes vers le marché américain
    1. Croissance modeste, donc insuffisante pour des créations nettes d’emplois. Elle sera modeste parce que:
      1. les dotations de facteurs et les niveaux de productivité sont proches;
      2. l’intégration est déjà poussée très avant entre US et UE (investissements croisés là où le commerce n’est pas libéralisé)
      3. Il n’y a plus d’économies d’échelles nouvelles à gagner dans un marché de 800 millions qui ne soient déjà acquises dans les marchés intérieurs américain et européen; seuls Airbus et les centrales nucléaires demandent un marché mondial
    2. croissance divergente: il y aura en Europe des pays gagnants et perdants et, à la différence des USA, l’absence de mécanisme de péréquation entre Etats-membres aggravera la divergence déjà critique entre cœur (l’Allemagne) et périphérie au sein de l’Eurozone
  • croissance inégalitaire par restructurations/relocalisations suite aux fusions et acquisitions dans les secteurs oligopolistiques à haute valeur ajoutée où UE est en retard sur les USA (Europe absente du numérique). Elles se feront au profit des actionnaires des MNCs et aux dépens des PME et des salariés. La «destruction créatrice» (Schumpeter) est ok pourvu que les destructions ne soient pas surtout d’un côté de l’Atlantique et les créations surtout de l’autre
  1. le choc des modèles sociaux: inégalitaire aux USA et diversifiés en Europe
    1. avec les MNCs, Amérique et Europe seront mises en concurrence pour les relocalisations; l’arbitrage se fera sur l’emploi et les salaires; or dans certains Etats fédérés américains, les coûts salariaux sont la moitié des coûts allemands et belges. Si deux modèles partagent le même lit, c’est le modèle le plus avancé qui ‘dort sur la carpette’
    2. les différences de préférences collectives: niveaux de protection environnementale, sanitaire, alimentaire; principe de précaution; règlementation préventive versus class actions en dommages et intérêts; arbitrage privé (ISDS)
  • agriculture: choc frontal entre agro-industrie américaine fondée sur des économies d’échelles et agriculture européenne plus multifonctionnelle et de niche; du coup en Europe, il y aura accélération de la concentration et d’évolution vers l’agro-industriel
  1. les risques systémiques et géopolitiques
    1. l’OMC paralysée, mais plus nécessaire que jamais, sera divisée par la coalition des deux hégémons en déclin relatif qui furent aussi les deux architectes du système de Bretton-Woods: quelle responsabilité prendraient l’Europe et les Etats-Unis vis-à-vis du nouvel ordre international à construire pour un monde multipolaire?
    2. le containment ou endiguement (normatif – arm-twisting – et stratégique ‘The West against the rest’) de la Chine par le TPP[2] divise l’Asie, partagée ainsi entre la Chine (économique) et l’Amérique (sécurité). C’est l’erreur stratégique fondamentale des USA à laquelle l’Europe se prête avec une légèreté irresponsable.

Mais la Chine n’est pas la Russie soviétique. Elle peut riposter: d’abord elle a les ressources (hommes, surplus financiers, vision stratégique): ensuite elle peut créer des contre-alliances régionales qui peuvent conduire à des blocs commerciaux et monétaires (Chiang Maï) rivaux avec le bloc transatlantique; enfin, la Chine est le seul grand marché intérieur en croissance;

  • L’Europe choisira-t-elle la confrontation des blocs ou assumera-t-elle sa double vocation atlantique (OTAN) et eurasienne (zone de libre-échange offerte par la Chine en 2014, partenariat UE-Chine et Route de la Soie)

Conclusions

  • L’enjeu dépasse les clivages gauche-droite, majorité-opposition;
  • Il s’agit très précisément d’une question de conscience individuelle des élus devant l’Histoire; l’abandon de souveraineté à Corporate America dans un bilatéralisme asymétrique. Car la souveraineté belge se transfère-t-elle ici
    1. au profit de l’EU?
    2. ou des USA, par le Conseil de coopération règlementaire du TTIP qui devra donner son feu vert à toute initiative européenne nouvelle de protection?
    3. ou plutôt des MNCs, par le truchement de la clause arbitrale (ISDS) et du lobbying?[3]
  • La Belgique ne peut pas simplement dire «non» au TTIP, d’où la nécessité d’alternatives:
    1. Au plan international
      1. Poursuivre la libéralisation commerciale, car elle est cohérente avec la fonction transformative du commerce et avec les exigences des chaines globales de valeurs
      2. Mais opter pour l’encadrement multilatéral sur les normes, la concurrence, la fiscalité (évitement fiscal), la prévention de la guerre des monnaies (manipulation) et les subventions agricoles
  • Prendre, pour y arriver, la route plurilatérale (second best préférable ou bilatéralisme asymétrique) en ouvrant le TTIP à une ‘coalition of the willing’ parmi le G20, donc y compris la Chine
  1. Au plan européen (Eurozone) pour exploiter le potentiel interne de la croissance
    1. Transfer Union’ (deal avec l’Allemagne) en vue de mutualisation/restructuration de la dette (et du financement d’une défense commune), clé du blocage de la croissance dans l’Eurozone
    2. Harmonisation fiscale sur les facteurs mobiles (MNC et grosses fortunes mobilières), clé du shift fiscal en Belgique
  • Déflation et régulation du secteur financier hypertrophié qui obère la compétitivité de l’économie réelle
  • Il vaut la peine de prendre le pouls de la profession économique – souvent contrainte à la réserve – sur le TPP et le TTIP: de la résignation sceptique mais jamais de franc support[4].

Mais au-delà des enjeux du commerce, ce qui doit l’emporter dans le jugement des élus sur le TTIP, c’est la question centrale de l’équilibre entre les forces du marché et le politique. Pourquoi concéder de la souveraineté à une instance encore plus éloignée du citoyen, sans bénéfice de croissance significatif et en tous les cas sans création, et probablement avec des destructions d’emplois. L’Europe ne doit pas vendre son droit d’ainesse pour un plat de lentilles. Le TTIP est le produit d’un aveuglement collectif qu’explique le désarroi des Chefs d’Etat et de gouvernement européens devant la crise économique et devant le vide stratégique ouvert par la globalisation. L’Europe doit se rassembler sur un modèle performant et solidaire et sur une capacité stratégique. Ces choix internes sont préalables.

[1] pdefraigne@madariaga.org

[2]voir Gideon Rachman, Obama’s Pacific trade deal will not tame china, in Financial Times, 18 mai 2015

[3] Voir Stéphane Foucart, L’Europe perturbée par les hormones, in Le Monde, 26 mai 2015

[4] Voir Martin Wolf, The embattled future of global trade policy, in Financial Times, 12 mai 2015

By Victor de Lannoy|juin 3rd, 2015|Categories: Fédéral, Mondialisation|0 Comments

-Info stop TIPP:
Chers amis, chères amies,

nous y sommes! 2 millions de personnes ont signé notre Initiative Citoyenne Européenne (ICE) contre le TTIP/Tafta (accord Union Européenne - États-Unis) et le CETA (accord Union Européenne - Canada). C'est un record: jusqu'à ce jour, aucune autre ICE n'avait reçu un tel soutien. Nous pouvons nous en réjouir mais devons continuer la lutte car la phase cruciale des débats n'a pas encore débuté. Il nous faut encore réunir un maximum de signatures jusqu'au 6 octobre. Vous pouvez visualiser notre nouvelle vidéo de mobilisation et la diffuser autour de vous. Nous vous remercions aussi pour vos dons qui nous aiderons à financer notre travail dans les prochains mois.

Comme nous vous en informions dans notre dernière newsletter, un vote important aura lieu à Strasbourg ce mercredi 10 juin. Le Parlement Européen doit voter une résolution (c'est à dire que les députés vont donner leur opinion) sur le TTIP. Etant donné que la première ébauche de la résolution y est plutôt favorable, on peut craindre que la résolution finale ne soit pas suffisament critique. Il reste notamment encore à définir si le parlement va demander l'exclusion de la très controversée clause ISDS concernant le réglement des différends Investisseurs - États.

De nombreux eurodéputés n'ont pas encore décidé comment ils allaient voter. Il est donc encore temps de les influencer. Si vous ne l'avez pas déjà fait, utilisez l'outil en ligne disponible sur www.no2isds.eu pour contacter directement votre ou vos eurodéputés. Demandez-lui (leurs) clairement de rejeter l'ISDS ou, si le refus de l'ISDS n'est pas inclus, de rejeter la totalité de la résolution. Aucune résolution est toujours préférable à une mauvaise résolution!

Salutations cordiales,
Votre équipe du ICE Stop TTIP
(Michael Efler, Stephanie Roth et Cornelia Reetz)

Repost 0
8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 12:08





LES FAITS

La réunion du G7 qui se tient aujourd'hui en Allemagne est l’occasion d’agir.



AU MALAWI, AU NIGÉRIA, AU SÉNÉGAL ET EN TANZANIE,
1,8 MILLIONS D’HECTARES DE TERRES
OFFERTS AUX INVESTISSEURS :
STOPPONS LA NOUVELLE ALLIANCE DU G7 !





LA FRANCE DOIT SORTIR DE LA NOUVELLE ALLIANCE

A l’opposé, l’agriculture familiale constitue le meilleur rempart contre la faim dans le monde.

La France a souvent affiché son soutien à cette agriculture familiale et paysanne et sa volonté de lutter contre les accaparements de terres.


Pourtant, elle participe au Leadership Council, l’organe de pilotage de la Nouvelle Alliance dont elle est par ailleurs le troisième contributeur, avec 521 millions d’euros d’intentions déclarées.

Le but est-il de faire évoluer la Nouvelle Alliance de l’intérieur ?

Certes, la France y a promu les Directives de la Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui renforcent de façon positive la gouvernance foncière. Mais en trois ans, force est de constater qu’elle n’a obtenu aucune avancée concrète et qu’à l’inverse, les pires inquiétudes se confirment.

En toute cohérence, la France doit donc aujourd’hui se retirer de cette initiative.



IL EST URGENT QUE LA FRANCE MONTRE L’EXEMPLE EN SE RETIRANT DE LA NOUVELLE ALLIANCE ET EN SOUTENANT DES INITIATIVES QUI BÉNÉFICIENT VÉRITABLEMENT AUX POPULATIONS LES PLUS VULNÉRABLES

Repost 0
3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 03:14

Note de l'administration du blog en préambule au COMMUNIQUE DE PRESSE d'Emmanuel Maurel:

Comme tout ne se négocie pas à l'OMC ,voici le rapport en anglais de l’organisation "bilatéral" sur INTA ET D'AUTRES INFORMATIONS:

European Parliament | 1-Jun-2015

INTA Report "Recommendations to the European Commission on TTIP"

The European Parliament’s INTA Committee has recently voted on a recommendations for the European Commission regarding the TTIP negotiations

Tafta : la France pose ses conditions

Dans le cadre des futurs accords de libre échange avec les États-Unis (TTIP ou Tafta pour ses opposants), la France a présenté ce mardi à l’UE ses propositions pour encadrer les tribunaux d’arbitrage.

Tafta : l’angoisse des élus locaux

Le traité transatlantique provoque une mobilisation inédite des collectivités territoriales

TTIP et arbitrage : comment en sortir par le haut ?
http://blogs.mediapart.fr/blog/bertrand-de-kermel/030615/ttip-et-arbitrage-comment-en-sortir-par-le-haut

COMMUNIQUE DE PRESSE

d'Emmanuel Maurel, Député européen (S&D)

28/05/2015

Pourquoi je me suis opposé à la résolution du Parlement européen sur le TTIP

Aujourd’hui, la commission INTA se prononçait sur le projet de recommandations du Parlement européen à la Commission européenne dans le cadre des négociations du traité de libre-échange transatlantique (TTIP). Comme un tiers des parlementaires, je n’ai pas été convaincu par le texte qui nous a été proposé : c’est donc à regret que j’ai voté contre le projet de résolution. Malgré des avancées notables dans plusieurs domaines, celui-ci demeure très ambigu et insuffisamment ferme sur des points qui ne nous paraissent pas négociables : le refus de l’arbitrage privé (ISDS), la protection des services publics et du droit des États à légiférer.

En effet, l’amendement de compromis que la commission INTA a voté sur la question de l’arbitrage privé, censé pourtant encadrer ce mécanisme, ouvre une brèche à l’introduction d’un ISDS dans le TTIP. Je reste en désaccord avec le texte voté en commission INTA qui juge « bienvenues » les propositions de réforme de l’ISDS présentées par la commissaire Malmström (http://emmanuelmaurel.eu/sur-lisds-pas-de-reglement-de-nos-differends-avec-la-commission/).

. Sous la pression de la droite européenne, notre commission parlementaire n’a pas su se prononcer en faveur d’une solution permanente pour résoudre les différends entre investisseurs et États, sans recours à l’arbitrage privé de l’ISDS.

Il ne s’agit pas de la seule ligne rouge que la commission INTA a franchie ce matin en votant le projet de résolution. S’il doit y avoir un traité de libre-échange, il est indispensable que les services européens soient préservés. Or, le texte voté ce matin ouvrirait la porte à la libéralisation de nombre d’entre eux, dès lors qu’ils ne seraient pas mentionnés dans une courte liste incluse dans le traité.

Enfin, pour que les États puissent continuer à légiférer de manière souveraine, je n’ai pas soutenu l’amendement portant sur la coopération réglementaire entre les États-Unis et l’Union européenne. Au même titre que l’arbitrage privé, la coopération réglementaire, organisée de manière technocratique par des groupes d’experts, mine les processus de réglementation entrepris par les États de manière démocratique.

Le texte qui sera soumis au vote lors de la prochaine session plénière, s’il n’est pas amendé, ne parviendrait pas à rencontrer les attentes des composantes de la société qui ont manifesté leurs inquiétudes. La partie n’est pas perdue pour autant. Le prochain rendez-vous s’avère crucial : il faudra remuscler le message du Parlement à la Commission. Nous entamons aujourd’hui, avec notre groupe, un dialogue qui permettra, je l’espère, de faire renouer le texte avec nos ambitions initiales. Il est de notre responsabilité de parlementaires d’être les relais des intérêts légitimes de la société civile et des citoyens face aux négociateurs de ce traité.

Accord TTIP : les pays doivent convaincre

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/06/01/97002-20150601FILWWW00257-accord-ttip-les-pays-doivent-mieux-convaincre.php

Le Figaro.fr avec AFP

Publié le 01/06/2015

Les pays membres de l'Union européenne doivent faire davantage pour convaincre leurs citoyens des avantages de l'accord de libre-échange (TTIP), en cours de négociations entre Européens et Américains, a déclaré lundi à Riga la commissaire européenne Cecilia Malmström chargée du dossier.

"Certains d'entre eux (des membres de l'UE) devraient s'engager beaucoup plus pour convaincre (les citoyens), pourquoi ils pensent que c'est bon pour leur pays et pour l'Europe", a estimé devant la presse Mme Malmström, de passage en Lettonie, pays qui assume la présidence tournante de l'UE.

Les négociations sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP en anglais) reprendront en juillet, a-t-elle dit.

Des opposants à cet accord ont organisé des centaines de manifestations en avril, principalement en Europe. En Allemagne, la plus grande économie d'Europe, 43% des personnes interrogées estiment que l'accord TTIP sera "mauvais" pour leur pays, selon un sondage récent.

Parmi ses points controversés, on cite notamment les modalités d'importation de produits génétiquement modifiés et les procédures d'arbitrage (ISDS) prévues. Ces dernières constituent, selon leurs opposants, la porte ouverte à une remise en cause des politiques publiques par des sociétés multinationales.

L'UE veut mettre en place un tribunal international permanent pour régler les litiges liés à l'investissement et remplacer le mécanisme bilatéral qui permettrait aux entreprises de contourner les tribunaux nationaux.

De leur côté, les Etats-Unis ont critiqué un projet européen autorisant les Etats membres de bloquer les importations d'organismes génétiquement modifiées (OGM). "Quant aux OGM ou aux hormones dans le boeuf, nous n'en discutons même pas, ce n'est même pas à l'ordre du jour, mais nous sommes confiants que l'accord conduira à augmenter l'emploi, les investissement et le commerce," a dit Malmström.

Selon elle, l'accord pourrait être signé "sous l'administration Obama". La commissaire a exclu toutefois que les négociations soient achevées cette année. Le mandat du président Obama arrive à son terme à la fin de 2016.

Mme Malmström a indiqué qu'elle allait rencontrer mardi son homologue américain "pour faire le point" avant la conférence de Berlin.

Si conclu, TTIP sera le plus grand accord commercial du monde, touchant environ 60% de la production économique du globe et un marché colossal de 850 millions de consommateurs.

Repost 0
30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 06:20

Aux gouvernements et représentants élus de l’Union européenne

Gouvernements de l’UE : n’abdiquez pas face aux multinationales ! Entendez vos concitoyens et refusez les accords de libre échange TAFTA / TTIP et CETA !

Afficher la lettre de pétition

Chers ami(e)s de la forêt tropicale,

L’Union européenne négocie dans le plus grand secret des accords de libre-échange avec les Etats-Unis (TAFTA) et le Canada (CETA). S’ils étaient signés, ces Traités transatlantiques offriraient aux sociétés multinationales la possibilité de réclamer des compensations financières importantes à tout pays membre ou collectivité qui, pour préserver la nature par exemple, entraveraient leurs investissements ou leurs profits.

Les 7 et 8 juin prochain aura lieu le sommet du G7 en Allemagne. À cette occasion, envoyons ce message clair à tous les représentants politiques présents : n’abdiquez pas face aux multinationales ! Entendez vos concitoyens et rejetez les Traités transatlantiques :

En vous remerciant de votre attention,



Sylvain Harmat
Sauvons la forêt

Les 7 et 8 juin prochain aura lieu le sommet du G7 en Allemagne.

Non aux Traités transatlantiques ! (TAFTA / TTIP - CETA)

L’Union européenne négocie secrètement des accords de libre-échange avec les Etats-Unis (TAFTA) et le Canada (CETA). S’ils étaient signés, les sociétés multinationales pourraient réclamer des compensations financières à tout pays membre ou collectivité qui, pour préserver la nature entre autres, entraveraient leurs profits.

Gaz de schiste, sables bitumineux, OGM, viandes aux hormones, volailles désinfectées au chlore, etc. Les citoyens de l’Union européenne n’en veulent pas et agissent depuis longtemps contre l’entrée ou l’exploitation sur le territoire européen de ces produits nocifs à l’homme et à la nature.

Pourtant, l’UE envisage de rendre possible ce que ses citoyens rejettent en grande majorité en négociant des Accords de libre échange avec les États-Unis (TAFTA ou TTIP) et avec le Canada (CETA). Les négociations sont menées dans le plus grand secret : ni les parlements nationaux ni le parlement européen n’y ont été conviés… Si ces Traités transatlantiques étaient adoptés, les Européens risqueraient de voir déferler dans leur environnement les produits toxiques venant d’Amérique du Nord… ou de payer très cher pour les en empêcher !

TAFTA & CETA = prééminence du commerce sur l'État de droit

Car le TAFTA et le CETA prévoient un mécanisme de règlement des différends entre les entreprises et les États par des tribunaux d'arbitrage privés. Dans la pratique, les multinationales pourraient porter plainte et réclamer d'importantes compensations financières contre les États et les collectivités qui, par l’application de leur lois ou leurs décisions, nuiraient à leurs profits.

Le TAFTA et le CETA ne serviront pas les intérêts des citoyens mais ceux des sociétés multinationales. Pire, si les Traités transatlantiques étaient adoptés, les États membres ne pourraient plus se retirer de ce contrat conclu par l’Union européenne…

Les gouvernements de l’UE doivent entendre les citoyens européens et ne pas abdiquer pas face aux multinationales. Demandons leur de rejeter les inadmissibles Traités transatlantiques TAFTA et CETA !

-pour l'appel à interpeller le G7 de Peuples solidaire ,il s'agit de stopper l'accaparement de terres en Tanzanie et au Nièria!



LES FAITS

La réunion du G7 qui se tient dans quelques jours en Allemagne est l’occasion d’agir.


AU MALAWI, AU NIGÉRIA, AU SÉNÉGAL ET EN TANZANIE,
1,8 MILLIONS D’HECTARES DE TERRES
OFFERTS AUX INVESTISSEURS :
STOPPONS LA NOUVELLE ALLIANCE DU G7 !





LA FRANCE DOIT SORTIR DE LA NOUVELLE ALLIANCE

A l’opposé, l’agriculture familiale constitue le meilleur rempart contre la faim dans le monde.

La France a souvent affiché son soutien à cette agriculture familiale et paysanne et sa volonté de lutter contre les accaparements de terres.


Pourtant, elle participe au Leadership Council, l’organe de pilotage de la Nouvelle Alliance dont elle est par ailleurs le troisième contributeur, avec 521 millions d’euros d’intentions déclarées.

Le but est-il de faire évoluer la Nouvelle Alliance de l’intérieur ?

Certes, la France y a promu les Directives de la Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui renforcent de façon positive la gouvernance foncière. Mais en trois ans, force est de constater qu’elle n’a obtenu aucune avancée concrète et qu’à l’inverse, les pires inquiétudes se confirment.

En toute cohérence, la France doit donc aujourd’hui se retirer de cette initiative.


A LA VEILLE DU G7 PRÉVU LES 7 ET 8 JUIN, IL EST URGENT QUE LA FRANCE MONTRE L’EXEMPLE EN SE RETIRANT DE LA NOUVELLE ALLIANCE ET EN SOUTENANT DES INITIATIVES QUI BÉNÉFICIENT VÉRITABLEMENT AUX POPULATIONS LES PLUS VULNÉRABLES


Repost 0
29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 06:51

http://www.campagnesetenvironnement.fr/des-graines-semees-pour-le-climat-7574.html

Des graines semées pour le climat

Des graines de variétés anciennes seront plantées samedi 30 mai dans le Doubs afin de lutter contre le dérèglement climatique.

Dans le cadre du week-end de mobilisation "1000 initiatives pour le climat", une opération de plantation de variétés anciennes est organisée par l'ONG France nature environnement, ce samedi 30 mai à 10h, à Dannemarie-sur-Crête dans le Doubs.

Cette initiative, organisée par la délégation Franche Comté de France nature environnement (FNE), a plusieurs objectifs. Il s'agira tout d'abord d'alerter sur les menaces du projet Tafta, le projet de partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, qui, selon l'ONG, conduirait à renforcer le pouvoir des semenciers et permettrait l'introduction massive d'OGM au détriment des consommateurs et des agriculteurs. Il s'agira également de dénoncer les « fausses solutions » promues par les multinationales agro-industrielles dans la lutte contre le changement climatique. Enfin, cette journée sera l'occasion d'exiger la reconnaissance et la défense des droits et des savoir-faire paysans qui offrent de véritables alternatives face aux défis de la crise alimentaire, sociale et environnementale.

Des variétés anciennes de haricots et courges seront semés et plantés autour de pieds de maïs blanc de Bresse afin de former le système cultural ancestral des « trois sœurs », un symbole d'échange et de solidarité.

L.W. - 28/05/2015

-Note de l'administration pour une Pétition:

STOPPONS LES BREVETS SUR LE VIVANT

Avec ses partenaires de la coalition européenne No Patents On Seeds, le Réseau Semences Paysannes appelle les citoyens à se mobiliser pour obtenir l'interdiction des brevets sur le vivant.

La décision récente de la Grande chambre de recours de l'Office Européen des Brevets ( 25-03-2015) a confirmé que le droit européen permet de breveter les semences, les plantes et les animaux qui existent déjà naturellement ou suite à des procédés traditionnels de sélection. Il s'agit de la base de notre souveraineté alimentaire et politique : quelle liberté peut avoir un peuple dont le droit à l'alimentation dépend de quelques sociétés multinationales ?

Agissez maintenant en soutenant la modification immédiate du Règlement d'Exécution de la Convention sur le Brevet Européen et un changement du droit européen des brevets pour enfin exclurede la brevetabilité tous les procédés de sélection, le matériel de sélection, les plantes, les animaux, les traits natifs, les séquences génétiques ainsi que la nourriture qui en est issue.

Pour plus de détails et signer la pétition : cliquez ICI.

Le Réseau Semences Paysannes

Note : si le lien ci-dessus ne fonctionne pas, faire le copier-coller suivant : http://no-patents-on-seeds.org/fr/activites-recentes/pas-de-brevets-sur-les-plantes-et-les-animaux

-De plus :

adressez votre message contre TAFTA directement aux euro-députés


Cette cyber @ction est signable en
ligne
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/grand-feu-vert-tafta-nbsp-962.
html

-Et enfin :

La Via Campesina dénonce la mainmise par les intérêts des grandes entreprises sur l’Exposition universelle 2015

(Harare, 27 mai 2015) - La Via Campesina (LVC), mouvement mondial représentant des millions de paysannes et de paysans, travailleurs agricoles, peuples autochtones et nomades, dénonce la mainmise par les multinationales, en complicité avec les Etats, sur l’Exposition universelle de Milan. Le thème de l’Expo est “nourrir la planète, énergie pour la vie”.

L’Expo de Milan sert de vitrine aux multinationales qui contrôlent le commerce mondial d'aliments, du matériel génétique des animaux et semences végétales, pesticides et engrais chimiques. Ces entreprises ne cessent de travailler dans le but de privatiser et de commercialiser les biens communs comme l’eau, la terre, les forêts, les mines ou les semences. Ils transforment l’alimentation en une marchandise tout en refusant de concevoir l’alimentation comme un droit humain.

La nourriture industrielle, produite à grande échelle et contaminée par une grande quantité de pesticides et OGMs, est réservée aux personnes ayant des ressources économiques limitées tandis que les aliments sains ne sont accessibles qu’à une élite ayant des moyens.

Coca-Cola est l’une des entreprises la plus visible dans l’Expo. Or, non seulement, elle vend des produits sans aucun intérêt nutritionnel, mais en plus elle est impliquée entre autres dans l’assassinat de syndicalistes colombiens qui cherchaient à conserver des ressources hydriques et à défendre leurs droits de travailleurs[1]. De même McDonalds, connue pour son bilan médiocre en ce qui concerne les droits des travailleurs et une alimentation saine, a également une présence forte dans l’Expo[2]. L’Expo de Milan sert surtout les intérêts de ces entreprises pour la promotion d’un modèle agroindustriel, capitaliste et élitiste.

La majorité des gouvernements participants ont dépensé des millions d’Euros de l’argent public pour monter un pavillon en vue de "vendre" leurs produits technologiques. Il s’agit d’un espace de promotion des fausses solutions pour résoudre la faim et le changement climatique, comme par exemple par le biais d’une agriculture intelligente vis-à-vis du climat ou des programmes REDD soutenus par la nouvelle Alliance du G8, AGRA, entre autres.

L’autre contradiction de l’Expo est qu’elle a été construite sur une zone où existaient des terres agricoles,[3] indispensables pour assurer des produits alimentaires frais et sains à destination des populations urbaines.

La devise de l’Expo montre une incompréhension cynique du problème politique que constitue la faim dans le monde.

On ne tient aucunement compte des producteurs et productrices à petite échelle qui produisent 70% de la nourriture dans le monde, tout en créant de l’emploi et sans polluer la planète ou exploiter leurs travailleurs. La Via Campesina dénonce cette vision encouragée par l'Expo et réaffirme que la souveraineté alimentaire constitue une alternative fondée sur les droits des peuples et la sécurisation de leur subsistance, tout en respectant l’environnement avec des pratiques agroécologiques qui refroidissent la planète et offrent des aliments sains dans des systèmes alimentaires adaptés localement. C’est pourquoi LVC propose une issue aux multiples crises auxquelles nos sociétés font face. LVC pense qu’il est urgent de modifier le paradigme pour que les solutions et les décisions, à propos de ce que nous mangeons et produisons, de même que comment, où, quoi produire et pour qui, soient prises par les personnes qui produisent et qui mangent et non par les entreprises qui vendent la nourriture comme une marchandise.

La Via Campesina participera à l’Expo des Peuples à Milan afin d’y proposer les véritables alternatives au modèle sans issue proposé par l’Expo “officielle”.

Contacts

Marina Dos Santos : +55 21981850558

Andrea Ferrante : +39 3480189221

Contacts à Milan pendant l'Expo des Peuples (3-5 juin): Tel : +32473300156 Email : idelforge@viacampesina.org

[1] http://www.cetim.ch/es/interventions/383/violaciones-de-derechos-humanos-por-parte-de-coca-cola-en-colombia

[2] Terranuovaedizione.it

[3] http://www.altreconomia.it/site/fr_contenuto_detail.php?intId=4579

Repost 0

  • : Le blog des empêcheurs de tourner en rond
  • Contact

                                                           
Vous êtes ici dans une 
ZONE HORS AGCS et SANS OGM


Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

Rechercher

contact