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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 03:33

La bataille d’Einaudi. Par Fabrice Riceputi

La bataille d’Einaudi.

Comment la mémoire du 17 octobre 1961 revint à la République.

Il est d’abord ici question d’un homme, Jean-Luc Einaudi, et aussi d’un procès, celui, en octobre 1997, de Maurice Papon et de son rôle sous l’Occupation. Einaudi est l’auteur d’un livre intitulé La bataille de Paris. 17 octobre 1961, publié six ans auparavant, et c’est à ce titre qu’il vient à la barre : les parties civiles lui ont confié la lourde responsabilité d’être leur seul « témoin d’immoralité » sur la période algérienne de Papon. Le temps d’une journée d’audience, le 16 octobre 1997, ce « citoyen-chercheur » va ouvrir une brèche dans le mur de silence derrière lequel le consensus national avait relégué le massacre de plusieurs centaines d’Algériens dans les rues de Paris, sous la responsabilité de son préfet de police.

Au fil d’un récit documenté et passionnant, Fabrice Riceputi retrace les trois décennies du combat mené par Einaudi pour l’élucidation historique et la reconnaissance politique d’un crime colonial d’État. Du travail d’enquête solitaire qui permit de redonner « un nom et une adresse » à ce crime nié officiellement et demeuré jusque-là une sorte de rumeur mémorielle, en passant par le double procès retentissant qui aboutit à la reconnaissance du « massacre » par la Justice française et à l’éclatement de la vérité historique, jusqu’au rappel de la résistance acharnée de l’appareil d’État lui-même à livrer ses secrets contenus dans les Archives – cette autre « grande muette » de nos institutions comme en témoigne l’affaire Grand-Lainé –, c’est en définitive à une réflexion profonde sur l’incapacité de notre société à regarder en face son histoire coloniale que nous convie l’auteur. S’achevant sur un tableau effarant du déni qui, sur cette affaire comme sur d’autres, persiste encore au sein du corps social, ce livre constitue un vigoureux plaidoyer pour l’acceptation pleine et entière d’un héritage dont l’occultation alimente, aujourd’hui plus que jamais, les formes les plus dangereuses de retour du refoulé.

Fabrice Riceputi enseigne l’histoire-géographie dans un quartier populaire de Besançon. Il anime le blog campvolant.com consacré à l’actualité des questions coloniales et postcoloniales.

Gilles Manceron historien, spécialiste du colonialisme français, et ancien rédacteur en chef de la revue de la Ligue des droits de l’homme, Hommes et Libertés. Il est notamment l’auteur, avec Claude Liauzu, de La colonisation, la loi et l’histoire (Syllepse, 2006).

Disponible en ligne chez le passager clandestin et en librairie le 8 octobre.

Voir aussi sur le site LDH-Toulon

Note "de Capri à la Syrie,l'ONU,c'est foutu"de l'administration du blog:

http://www.lecourrierdelatlas.com/1007221092015Un-Saoudien-prend-la-tete-de-la-plus-importante-organisation-de-defense-des-droits-de-l-homme.html

Un Saoudien prend la tête de la plus importante organisation de défense des droits de l'homme

Fondée en 1945, juste après la fin de la seconde guerre mondiale, l’ONU nous étonnera toujours. Créée pour "faciliter la coopération dans la sécurité et le droit international, le développement économique, le progrès social, et les droits de l'homme (!), l’organisation vient de choisir Faisal Trad, ambassadeur de l'Arabie Saoudite à Genève, pour présider le Conseil des... droits de l'homme, dont la 30ème session ouvrira ce lundi 21 septembre.

L’ambassadeur d'un des pays le plus critiqué pour le statut qu’il reconnaît aux femmes, aux minorités et aux dissidents politique a donc pris la tête de la plus importante organisation de défense des droits de l’homme dans le monde.

Le but de ce Conseil est de nommer les cinq hauts fonctionnaires qui édictent les standards internationaux, de choisir les personnes qui vont occuper plus de 77 postes relatifs à la défense des droits de l’homme dans différentes régions du monde et d’informer sur les violations perpétrées en matière de droits de l’Homme. Rien que ça...

La nomination de Faisal Trad est donc grave en médiocrité. Elle montre surtout l'inutilité d'une telle organisation où la loi du plus fort et où les intérêts économiques priment souvent sur l'éthique et la morale.

Selon des rumeurs, comme le rapportent plusieurs sites d'informations britannique, le choix de Faisal Trad, avait été tranché dès juin, mais il avait été tenu secret, pour des raisons qu'on devine aisément : l'ONU redoutant de voir s'élever la grogne.

D'ailleurs, les critiques ne se sont pas fait attendre. « Il est scandaleux que l’ONU ait choisi un pays qui a exécuté plus de gens que Daesh cette année pour présider le panel du Conseil des droits de l’homme», a déclaré le directeur exécutif de l'ONG "UN Watch Hillel Neuer", ajoutant que ce sont « le pétrole, les dollars et la politique » qui nuisent aux droits de l’homme ».

Nadir Dendoune

-Note "pétition et suites" par l'administration du blog: cliquez ici

ONU : la polémique autour de l'Arabie Saoudite
http://www.metronews.fr/info/conseil-des-droits-de-l-homme-de-l-onu-la-promotion-de-l-arabie-saoudite-qui-derange/moiu!69nBZocudtwYI/

Humour noir... L'Arabie saoudite à la tête d'une commission « droits de l'Homme » à l'ONU

23 septembre 2015 11:04, par Napakatbra

Un canular ? Une blague de mauvais goût ? Non, la terrible et triste réalité : l'ambassadeur de l'Arabie saoudite à l'ONU, Faisal bin Hassan Trad, a été nommé à la tête d'un panel du Conseil des droits de l'homme (CDH). Ce panel (notamment) chargé de faire la promotion et de renforcer la protection des droits de l'Homme dans le monde entier. Génial, non ?

Correctif 15h10 : plus précisément, ce « panel » est un « groupe consultatif » chargé de proposer au Conseil le nom des rapporteurs qui seront amenés à surveiller l'application de certains aspects (camps de travail, violences faites aux femmes...) des droits de l'Homme dans la région "Asie". Cela ne change pas grand chose au contenu de cet article : titre modifié pour être plus clair, une partie de phrase rayée et un lien ajouté vers le site du Monde dans la prochaine phrase.

Nommé en juin, il est entré en fonction ce lundi. Sa mission ? Nommer les cinq hauts fonctionnaires qui édictent les standards internationaux en matière de droits de l'Homme, qui surveillent l'application des droits de l'Homme un peu partout dans le monde et qui informent (et alertent) l'opinion public et les gouvernements sur les violations perpétrées dans les pays récalcitrants.

Que ceux qui ne respectent pas les droits de l'Homme (saoudiens) soient décapités...

L'Arabie saoudite a donc pris les rênes d'une commission de la CDH. L'Arabie saoudite... cette monarchie absolue dont le système judiciaire est basé sur la charia, où la liberté d'expression n'existe pas, le pays qui détient le triste record de décapitations publiques, qui ne reconnaît pas le droit des femmes, ni la liberté de culte. Entre autres, en Arabie saoudite, sont punissables de mort (souvent violente) : le blasphème, l'homosexualité, l'adultère (lapidation ou 1000 coups de fouet). Le vol est puni d'amputation des pieds et des mains, l'assassinat par décapitation ou crucifixion, la consommation d'alcool par 80 coups de fouets. Bref, l'Arabie saoudite... l'une des dictatures les plus intolérantes et les plus répressives de la planète.

Ali Mohammed al-Nimr, décapité pour avoir manifesté

L'Arabie saoudite a en outre signé la Déclaration des Droits de l'Homme en Islam qui assume ouvertement et encourage l'application de la Charia partout dans le monde. Faisal bin Hassan Trad va-t-il défendre les droits du blogueur saoudien Raïf Badawi ? Ceux de Ali Mohammed al-Nimr, qui devrait être crucifié ce jeudi après un procès secret sans avocat, pour avoir... manifesté ? « Décapité, son corps sera ensuite monté sur une croix et exposé publiquement jusqu'au pourrissement de ses chairs » selon Lefigaro.fr... Faisal bin Hassan Trad défendra-t-il les femmes battues, violées, enterrées vives, lapidées arbitrairement, les blogueuses égyptiennes, les artistes syriens...

Réaction immédiate de l'ONG UN Watch, qui juge « scandaleux que les Nations unies choisissent un pays qui a décapité plus de personnes que l'Etat islamique », ajoutant que « les pétrodollars et la politique l’ont emporté sur les droits de l’Homme ». Les seuls à se réjouir de cette nomination sont les extrémistes islamistes d'Al Qaïda et de DAESH.

Le début de la fin des droits de l'Homme dans ce monde... Bravo, l'ONU ! Et bravo à tous les pays qui laisseront glisser sans couiner… C’est-à-dire tous, ou presque.

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 10:52

À chaque réfugié, le pays de son choix

Les migrants doivent pourvoir demander asile dans le pays de leur choix.

Frans Timmermans
Premier Vice-Président du Parlement européen,
Chargé de l'amélioration de la législation,
des relations interinstitutionnelles,
de l'État de droit et de la Charte des droits fondamentaux

Monsieur le Premier Vice-Président,

L’Europe continue d’appliquer le règlement de Dublin, un mécanisme injuste et défaillant qui presse les migrants et les futurs demandeurs d’asile dans les États des frontières extérieures de l’Union européenne, en particulier la Grèce et l’Italie. L’application de ce mécanisme réduit fortement les droits des demandeurs d’asile, la qualité des conditions d’accueil dans ces pays, et sape les droits fondamentaux des demandeurs d’asile. Terre d’accueil, l’Europe et ses États membres doivent montrer davantage de solidarité et prendre acte de l’échec du mécanisme de Dublin. Le Parlement européen s’est engagé à réviser le règlement de Dublin. Il faut aller plus loin, et supprimer ce système injuste.

Nous vous demandons donc la suppression du mécanisme de Dublin pour tous les demandeurs d’asile, quelle que soit leur nationalité, pour que les migrants ne soient plus contraints à demander l’asile dans le premier pays européen où ils arrivent.

ACAT-France

7, rue Georges Lardennois

France

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 07:49

Le Comité BDS France 34 communique :

VOTRE RENDEZ-VOUS BDS

CONTRE LA PRÉSENCE D’ISRAËL

A L’EUROBASKET 2015 !

JEUDI 10 SEPTEMBRE 18H30

DEVANT L’ENTRÉE DE L’ARENA A MONTPELLIER !

Ce rassemblement conclut la semaine d’action de la Campagne BDS France contre la présence d’Israël à l’Eurobasket 2015 à Montpellier.

Chaque jour (sauf le 8 -pas de match-) le comité BDS France 34 a répondu à l’Appel de la Campagne BDSFrance en étant présent à l’entrée de l’Arena, pendant deux à trois heures à chaque match d’Israël, avec tee-shirts, drapeaux palestiniens et banderoles dénonçant l’apartheid israélien. Nous avons distribué plus de 2500 tracts et discuté avec de nombreuses personnes. Même si la majorité des réactions étaient « on vient pour le sport, pas de politique dans le sport » le nombre de tracts acceptés et les discussions que nous avons eues démontrent que tous les supporters ne font pas les « autruches », ne sont pas ignorants et indifférents aux réalités de l’oppression du peuple palestinien. Les supporters les plus nombreux, les Finlandais (3000 présents à Montpellier) nous ont manifesté leur soutien en prenant des photos de nos tee-shirts, en se faisant prendre en photo avec nous. Notre tract était en français et anglais ce qui facilitait les échanges…

Le rassemblement de jeudi 10 septembre doit être l’occasion de montrer à Israël et ses soutiens en France qu’à l’image du boycott de l’Afrique du Sud de l’apartheid, nous mènerons jusqu’au bout le boycott contre l’apartheid israélien, jusqu’à ce qu’Israël applique le droit, cesse l’occupation et la colonisation, accorde le retour aux réfugiés palestiniens et établisse l’égalité absolue des droits pour les Palestiniens vivant en Israël.

Note "la presse en parle ,mais peu" par l'administration du blog:

  • Basket : pourquoi Israël participe-t-il au Championnat d'Europe ?
    Pascal Boniface questionné par Antoine Grenapin | lepoint.fr | 09/09/2015
    Alors que les Bleus affrontent Israël jeudi soir à Montpellier, retour sur les raisons de la présence de cette sélection dans les compétitions européennes.
    La règle est la même pour l'ensemble des sports collectifs : Israël est rattaché à la zone Europe et participe à l'ensemble des compétitions du continent. Pourtant, cela n'a pas toujours été le cas. En football, Israël a été rattaché pendant vingt ans à la Confédération asiatique (l'AFC) et a remporté la Coupe d'Asie des nations en 1964. En basket, la sélection a participé a plusieurs reprises aux Jeux asiatiques qu'elle a gagnés à deux reprises (en 1966 et en 1978). Mais face aux menaces de boycott et aux pressions politiques, Israël a rejoint les instances européennes et participe à leurs compétitions. Alors que plusieurs associations pro-palestiniennes ont appelé à manifester devant l'Arena de Montpellier jeudi soir (France-Israël à 21 heures), Pascal Boniface, directeur de l'Iris (l'Institut des relations internationales et stratégiques) explique les raisons de ce rattachement atypique...
    la suite : http://www.lepoint.fr/sport/basket-pourquoi-israel-participe-t-il-au-championnat-d-europe-09-09-2015-1963151_26.php

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 08:20
NOUS VOULONS ACCUEILLIR LES REFUGIES

Nous voulons accueillir les réfugiés. C'est notre devoir d'humains, de citoyens. Nous voulons accueillir les réfugiés parce que c'est normal. Il n'y a pas d'autre position digne. Il y a urgence absolue.

Depuis des mois, des vagues de plus en plus gigantesques de femmes, d'hommes, d'enfants viennent se briser sur les rivages d'Europe. Sur nos frontières, étanches. Tous ces humains ont fui la terreur, la mort. Tous ces humains ont rassemblé ce qu'il leur restait de forces, d'espoir, pour marcher droit devant, un enfant dans les bras, sauver leur peau, la vie des leurs.

C'est simple une tragédie, un jour, on est tranquilles, le lendemain, on est pris dans un ravage. Le monde comme il va, prédateur, cynique, perdu, les a pris dans son ravage, ceux-là qui hurlent en cognant à notre porte « aidez-nous ! ». C'est simple, ils vont mourir si on ne les aide pas. Et nous ne les aidons pas.

Les grands mouvements de « migrants », qu'on le veuille ou non, ne s'arrêteront pas. Nous le savions. Ils sont là. Laisser mourir les gens en détournant les yeux ne peut pas être un projet politique, constituer une ligne de gouvernement. Les accueillir suppose de construire pour le pays et pour le monde un autre projet. Un projet où l'humain soit au centre.

Alors nous vous le disons simplement : nous voulons accueillir les réfugiés. C'est notre devoir d'humains, de citoyens. C'est le devoir de nos élus de mettre en œuvre cet impérieux élan d'assistance. Nous ne supportons plus, comprenez-vous ? Nos sœurs, frères en humanité nous appellent à l'aide et nous ne supportons plus le silence qui leur répond.

Nous voulons accueillir les réfugiés parce que c'est normal. Parce qu'il n'y a pas d'autre position digne. Il y a urgence absolue.

Il faut dès à présent recenser tous les hameaux désertés, les lieux de vie à l'abandon, toutes les associations partenaires, toutes celles et ceux prêts à ouvrir leur porte et à retrousser leurs manches. Il y en a, beaucoup. C'est à nos élus de les rassembler, d'en faire un ensemble cohérent et efficace.

Ne pas le faire serait se ranger du côté de l'indifférence, et pire, serait renforcer ceux qui encouragent le repli, la méfiance. Ce serait renforcer ceux qui font leur fond de commerce politique avec la haine de l'autre. Nous en serions toutes et tous comptables.

Nous voulons accueillir les réfugiés, nous devons pouvoir compter sur nos élus pour le faire avec nous.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 09:24

Explosion du phénomène migratoire = effondrement de la société globale
Giulietto Chiesa | ilfattoquotidiano.fr | 28 août 2015

de IlFatto

Exemple d’effondrement, ou lorsqu’un phénomène, que l’on a laissé croitre démesurément, se présente soudain sous une forme et des dimensions telles qu’il ne peut plus être tenu sous contrôle par la société, que ce soit du point de vue économique ou du point de vue organisationnel.

Les causes de ce qui se passe actuellement sont extrêmement complexes. Elles proviennent à la fois de la globalisation sauvage, des guerres, de la liberté de circulation des capitaux, du pillage opéré par l’Occident vis-à-vis du reste du monde, de la révolution technologique des moyens de communication, des moyens de transport, mais aussi de la coexistence de sociétés extrêmement différentes en termes de rythmes de vie et de culture.

Le rythme et les accélérations imposés par l’Occident ont créé une situation explosive telle, que désormais l’Occident n’est plus capable de la contrôler. Les peuples occidentaux, insuffisamment préparés à ce phénomène, n’ayant pas mis en place les moyens d’accueil, n’étant pas informés sur ses causes, réagissent violemment et par la peur, et ne sont pas en mesure de l’arrêter. Les peuples qui émigrent en fuyant leur terre, agissent par nécessité, par instinct de survie, hypnotisés aussi par le modèle de vie et de consommation qu’ils entrevoient sur leurs téléphones portables ou leurs ordinateurs.

Ni les uns ni les autres ne sont en mesure de comprendre ce qui se passe, et pourquoi.

Il faut absolument réfléchir avec attention. Cela n’est que l’un des nombreux « effondrements » qui menacent la société globale. D’autres vont survenir : finance, énergie, eau, nourriture, climat : tous sont déjà hors de contrôle et candidats pour le prochain effondrement.

Giulietto Chiesa
Megachip, le 28.08.2015

Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 10:40

Le prisonnier politique palestinien Mohammed Allan est entre la vie et la mort à l’Hôpital « Barzilai » en Israël.
Cet avocat de 31 ans, en grève de la faim depuis 60 jours pour dénoncer sa détention administrative, est arrivé à un stade médical particulièrement grave, ayant perdu la fonction respiratoire, incapable de marcher, et souffrant d’une vision troublée et d’une perte d’audition.
Le détenu palestinien Mohammed Allan, en grève de la faim depuis deux mois, a repris conscience, mardi 18 août, à l’hôpital d’Ashkelon. Le prisonnier, qui proteste contre la détention administrative dont il fait l’objet, a donné vingt-quatre heures à Israël pour régler son cas, faute de quoi il refusera tout traitement et cessera de boire, a indiqué le Club des prisonniers palestiniens.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/08/18/sorti-du-coma-le-detenu-palestinien-mohammed-allan-donne-24-heures-a-israel-pour-regler-son-cas_4729178_3218.html

Mohammed Allan est en « détention administrative » depuis le 4 Novembre 2014. Cette mesure dont vous avez désapprouvé à plusieurs reprises l'excès d'utilisation contre les Palestiniens touche aujourd’hui plus de 400 prisonniers.
La France doit intervenir d'urgence pour sauver la vie du prisonnier politique Mohammed Allan.


La détention administrative, dont souffrent les militants Palestiniens, en particulier Mohammed Allan, est expliquée ici:
http://www.info-palestine.net/spip.php?article15521

Texte de la cyberaction proposé

A l'attention de Monsieur Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères et du développement international

Le prisonnier politique palestinien Mohammed Allan est entre la vie et la mort à l’Hôpital « Barzilai » en Israël.
Mohammed Allan est en « détention administrative » depuis le 4 Novembre 2014. Cette mesure dont vous avez désapprouvé à plusieurs reprises l'excès d'utilisation contre les Palestiniens touche aujourd’hui plus de 400 prisonniers.
La France doit intervenir d'urgence pour sauver la vie du prisonnier politique Mohammed Allan.
Vous ne pouvez rester inactif face à cette grave violation des droits de l'Homme, doublée d'une autre : l’alimentation forcée des détenus qui vient d’être autorisée par une loi votée par le parlement israélien.


Comptant sur votre intervention, je vous
prie d'agréer mes salutations citoyennes attentives.

(Le prisonnier politique palestinien Mohammed Allan est en danger de mort. Il se trouve en ce moment dans le coma. Nous devons agir vite et massivement.

Cet avocat de 31 ans, en grève de la faim depuis 60 jours pour dénoncer sa détention administrative, est arrivé à un stade médical particulièrement grave, ayant perdu la fonction respiratoire, incapable de marcher, et souffrant d’une vision troublée et d’une perte d’audition. Il se trouve dans le coma depuis deux jours.)
Une manifestation est prévue en sa faveur ce mercredi 19 aout devant le Ministère des Affaires Etrangères de 17 h à 19 h 30 à la sortir du métro des invalides.

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/liberation-prisonnier-politique-pa-1007.html

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 11:41

« La présidente du parlement grec a sauvé l’honneur de Syriza »

Eric Toussaint, interviewé par le journal digital espagnol Diagonal, 4 août

Eric Toussaint est porte-parole du CADTM international et est membre du conseil scientifique d’ATTAC France. Il a été membre de la commission d’audit de la dette en Equateur. Il est actuellement le coordinateur scientifique de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque.

« Désormais le gouvernement de Tsipras se fait le complice des créanciers en violation des droits humains. ». C’est Eric Toussaint qui prononce cette phrase, le coordinateur scientifique de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque, mise en place par la présidente du parlement hellénique au mois d’avril 2015, et qui en affronte aussi les conséquences. « Nous continuerons tant que la présidente continuera, et à défaut nous continuerons de manière autonome », soutient-il. Le politologue belge a proposé des alternatives pour faire face à la « capitulation ».

Comment évalues-tu la capitulation signée par Tsipras ?

C’est une vraie capitulation, avec des effets ravageurs, parce qu’aujourd’hui le gouvernement de Tsipras devient le complice des créanciers dans le viol des droits humains. De février 2015 jusqu’à l’approbation par le gouvernement grec de l’accord du 13 juillet, ce n’était pas le cas, parce que les lois qu’avait adopté le gouvernement grec étaient des lois qui cherchaient à rétablir les droits humains même de manière partielle et insuffisante, mais c’était tout de même des lois de rétablissement des droits affectés par cinq années de politique dictée par la Troïka. Les conséquences de cette capitulation vont sûrement surgir aux yeux des citoyens à partir de l’automne prochain.

Mais dès à présent, et ça se voit de manière très claire avec ce qui a été adopté au cours des nuits du 15 au 16 et du 22 au 23 juillet, le Parlement a adopté des lois proposées par le gouvernement mais qui sont en fait dictées par les créanciers et qui affectent de manière très grave la population grecque : je parle de violation des droits économiques, sociaux, civils et politiques.

Une des lois qu’ils ont voté dans la nuit du 22 au 23 est une loi qui permet aux banques d’organiser l’expulsion de leur logement des familles qui ont une dette hypothécaire qu’elles ne sont pas en mesure de rembourser.

Il faut aussi mentionner la hausse de la TVA sur une partie importante des aliments, à 23%, et la baisse des pensions retraites, même celles qui sont sous le seuil de la pauvreté absolue, qui vont être réduite une fois de plus alors qu’elles l’avaient déjà été de 40% entre 2010 et 2014.

Je parle aussi de violation des droits civils et politiques. Ne pas respecter le vote populaire du référendum du 5 juillet est une violation des droits civils et politiques de la population grecque. Obliger le parlement à voter des lois sans possibilité d’amendements et fournir aux parlementaires le projet de loi 24 heures avant, c’est une violation du pouvoir législatif et donc des droits de la population.

Pourquoi penses-tu qu’il a capitulé ?

Il l’a fait parce qu’il n’est pas disposé à désobéir aux créanciers, tandis que la seule façon de construire une corrélation de forces favorables au peuple et au gouvernement grec aurait été de suspendre le paiement de la dette et prendre le contrôle des banques contre les actionnaires privés, qui sont minoritaires mais qui continuent de dicter leur politique. L’Etat grec a des actions « préférentielles » dans les banques, qui ne donnent pas droit au vote. Donc le gouvernement Tsipras aurait dû changer le statut de ses actions mais il ne l’a pas fait pour ne pas entrer en confrontation non seulement avec les créanciers de l’UE et du FMI mais aussi avec les banquiers grecs alors qu’ils sont les responsables de la crise bancaire et de l’arrivée de la Troïka à partir de 2010. Il aurait dû aussi lancer une monnaie électronique complémentaire et il ne l’a pas fait pour ne pas entrer en confrontation avec la BCE.

A quelles conséquences ça va mener ?

Au niveau des conséquences, ça va sans doute provoquer une grande désillusion, une déception qui n’existe pas encore parmi la population grecque qui continue à appuyer dans les sondages la gestion du gouvernement Tsipras. Les conséquences de la capitulation vont surgir aux yeux des gens à partir de l’automne sans doute et il peut y avoir un changement rapide dans l’opinion publique. On verra. Ce qui est sûr et certain, c’est qu’il va y avoir une déception très grande qui pourrait aussi amener d’ici un an ou plus à favoriser le vote populaire pour Aube dorée.

Et quelles conséquences cela aura sur la commission pour la vérité de la dette grecque ?

Il est très important de souligner que Zoé Konstantopoulou, la présidente du Parlement grec qui a créé la Commission, a sauvé l’honneur de Syriza aux côtés des 31 députés qui ont voté contre l’accord le 15 juillet voir http://cadtm.org/Discours-de-Zoe-Konstantopoulou-en ). Cette présidente a décidé de ne pas démissionner de sa fonction. Tant qu’elle continue, nous continuerons la Commission avec le statut actuel. Et s’il y a un coup de force pour la démettre, c’est-à-dire un vote de la droite et d’une partie de Syriza, ou si elle décide de changer de position et de quitter la présidence du Parlement, la commission convoquera ses membres pour continuer de manière autonome. Zoé Konstantopoulou, continuera quoiqu’il en soit à travailler avec la Commission. En résumé, tant qu’elle est à son poste, on continue avec le Parlement, sinon on continuera de manière autonome sans appui institutionnel.

De tout ce qui a été découvert par la Commission sur la vérité de dette grecque, qu’est-ce qui te paraît le plus grave ?

Le plus grave de ce qui a été découvert par la Commission pour la vérité sur la dette grecque est clair : c’est que toute la dette réclamée par les créanciers de la Troïka est illégitime, odieuse, illégale ou insoutenable. Ce n’est pas seulement une partie, c’est la totalité de la dette.

Nous sommes dans une situation où les trois partis de droite qui ont perdu le référendum du 5 juillet 2015 sont ceux qui sont en train de dicter avec les créanciers les lois que le Parlement doit adopter.

Quels sont les scénarios qui s’ouvrent aujourd’hui à la Grèce ?

Le gouvernement de Tsipras est aujourd’hui le prisonnier de la droite dans le sens où il ne tient une majorité que grâce aux votes de To Potami, du PASOK et de Nouvelle Démocratie, et des indépendants alliés au gouvernement (ANEL). Nous sommes dans une situation où les trois partis de droite qui ont perdu le référendum du 5 juillet sont ceux qui sont en train de dicter avec les créanciers les lois que le Parlement doit adopter. Ce qui a été adopté dans la nuit du 22 au 23 juillet est une réforme du Code Civil qui avait été rédigée durant le mandat du gouvernement Samaras et qui a désormais été adoptée par la nouvelle majorité des députés de Syriza, avec les Grecs indépendants (ANEL), PASOK, To Potami et Nouvelle Démocratie. La situation politique est en contradiction totale avec l’orientation majoritaire du 5 juillet.

C’est pour cela que c’est insoutenable. Quand seront convoquées de nouvelles élections ?

Ça me paraît toujours imprudent de dresser des pronostics. Ce qui est sûr c’est que l’accord actuel ne donnera pas les résultats attendus et exigés par les créanciers. Ils continueront à exiger toujours plus de contre-réformes et de lois d’austérité. Jusqu’à quand Tsipras exigera la mise en œuvre d’une politique contraire au programme de Syriza ? Qui peut le savoir. On ne sait pas non plus si les travailleurs et les citoyens grecs entreront en actions massives de protestation. Jusqu’à maintenant il n’y en a pas eu, et elles ne seront sûrement pas massives cet été parce que les gens sont épuisés. Une bonne partie d’entre eux a encore l’espoir que Tsipras réussira à relancer l’activité économique. Il y a aussi l’attente d’un succès de Tsipras qui paralyse l’action. L’épuisement est un élément fondamental. Les gens ont participé aux grèves massives, aux protestations de rue de 2010 à 2013 et ils ne sont ni en condition, ni convaincus de la possibilité d’arriver à un changement de politique à travers de nouvelles protestations.

Récemment, tu as écrit « les alternatives possibles à la capitulation de Tsipras ». Quel parti, courant ou personnage politique grec pourrait les mener à bien ?

Nous ne savons pas quand aura lieu le congrès national de Syriza |1| mais jusqu’alors, une majorité du comité central de de Syriza était contre l’accord et en faveur de prendre des mesures radicales. Mais tant qu’il n’y aura pas de réunion du Comité Central ou de congrès extraordinaire, nous ne savons pas ce qui va se passer. Il va y avoir une grande pression de la part des partisans de Tsipras |2|.

Dans ton alternative à la capitulation (http://cadtm.org/Grece-des-propositions) tu mentionnes aussi la possibilité d’une exclusion de la zone euro. La position du peuple grec sur le maintien dans la zone euro a-t-elle changé ?

La majorité des Grecs veut continuer avec l’euro, mais je ne sais pas jusqu’à quel point ces sondages sont vraiment crédibles puisqu’avant le référendum ils donnaient le oui à quasi égalité du non. Personnellement j’imagine qu’il y a toujours une petite majorité qui reste pour le maintien dans la zone euro.

J’ai parlé de mesures fortes de désobéissance aux créanciers : suspension du paiement de la dette, socialisation de la banque, contrôle des mouvements de capitaux et monnaie complémentaire. C’est faisable sans sortir de l’euro, mais ça peut mener à une sortie de la zone euro. L’idée qu’il fallait choisir entre accepter les conditions des créanciers ou sortir de l’euro est pour moi un faux dilemme, vu la situation dans laquelle se trouvait déjà la Grèce entre janvier et juin. Avec la capitulation de juillet, la situation change. La sortie de l’euro est une option. Il faut approfondir cette option dans le cas de la Grèce. Je pense que la sortie de la zone euro devient une perspective nécessaire.

Que penses-tu de la position de Podemos vis-à-vis de la Grèce et de la dette ?

J’espère que Podemos prendra ses distances avec la capitulation de Syriza et qu’il en tirera les bonnes leçons. Il faut se tenir à un programme alternatif radical si on veut incarner un gouvernement qui change la situation en faveur des citoyens espagnols et des peuples européens. Le danger, c’est que Podemos devienne une organisation qui dénonce le système tout en s’y intégrant. J’espère que non.

Traduit de l’espagnol par Charlotte Géhin

Voir en ligne : https://www.diagonalperiodico.net/p

Notes

|1| Depuis que l’interview a été réalisée s’est tenue une réunion du Comité central qui a convoqué un congrès de Syriza pour septembre 2015.,

|2| Effectivement Alexis Tsipras a réussi à obtenir début août 2015 qu’une majorité du comité central soutienne sa proposition de convoquer un congrès en septembre contre l’avis de la plate-forme de gauche. Celle-ci demandait un congrès permanent en août afin de pouvoir contrer le nouvel accord qui pourrait être finalisé avec les créanciers vers le 20 août 2015.

L'extrême gauche du capital, en Grèce comme ailleurs, devient la meilleure alliée du patronat contre les classes populaires.
Zones subversives | zones-subversives.com | 1er août 2015 | transmis par Jendyv
En Grèce, la mascarade gauchiste s'est rapidemment effondrée. Le gouvernement de Syriza renonce à toutes ses promesses électorales pour reprendre une politique d’austérité (diminution des retraites, des salaires, des aides sociales…). Les gauchistes, qui ont toujours soutenu le nouveau pouvoir jusqu’à présent, reprennent leur vieille logorrhée : renoncements, capitulation, trahison...
la suite : http://www.zones-subversives.com/2015/07/en-grece-les-masques-tombent-le-gouvernement-de-syriza-renonce-a-toutes-ses-promesses-electorales-pour-reprendre-une-politique-d-aus

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 07:57

signer cette pétition pour une mobilisation sans égale sur l'attitude ambiguë de Merkel qui , à,l'occasion d’une rencontre avec des adolescents et la chancelière allemande , fait pleurer en lui caressant la tête,une jeune réfugiée palestinienne qui sera bientôt reconduite à la frontière .

Signer la pétition pour demander que Reem et sa famille restent en Allemagne.

Pétition pour le retrait de la plainte de la LDH contre Saadia et Husein

Des militants de la ligue des droits de l'homme et proches, s’élèvent contre un traitement dégradant subi par deux autres militants, au nom de cette association LDH.

http://www.petitions24.net/petition_pour_le_retrait_de_la_plainte_de_la_ldh_contre_saadia_et

Texte de la pétition

Pétition pour le retrait de la plainte de la LDH contre Saadia et Husein

Nous, militants associatifs, adhérents à la ligue française des droits de l'homme et du citoyen, dénonçons la tournure judiciaire et morale que prend l'affaire de nos deux camarades, militants à BDS34. Voici un bref rappel des faits : une plainte de la LDH a été déposée à propos d'une publication sur facebook d'une photo montage avec un texte qui accompagnait la photo. L'historique et les explications données ont déjà été publiés en lien(1) vers différents textes et communiqués.
Malgré la condamnation du texte caché accompagnant la photo et sa suppression de leur mur sur facebook à la minute où Saadia et Husein l'ont découvert, la LDH a porté plainte pour contestation de crime contre l'humanité, provocation publique à la commission de crimes ou délits, à la discrimination ou à la haine raciale, apologie de crime sur facebook.

Nous considérons dès lors cette attaque en justice comme un dysfonctionnement et une infamie de la part de la LDH. Nous demandons à d'autres militants et adhérents à la LDH de nous accompagner dans cette démarche pour exiger, entre citoyens et organisations, le retrait immédiat de la plainte déposée contre Husein et Saadia.

Premier signatair
es
Michèle Barnier (LDH, BDS),Jean Pascal Michel (LDH),Pierre Blondeau (LDH, BDS), Christophe Barnier BDS, ....
(1)https://bdsf34.wordpress.com/

Plus d'infos

Le 25 juin dernier Saadia et Husein ont comparu pour la première fois lors d'une audience au TGI de Montpellier à la suite d'une action intentée contre ces deux militants de Boycott Désinvestissement Santions 34 : une plainte portée par la LDH et notamment par la présidente de la LDH Montpellier Sophie Mazas absente de l'enceinte de justice ce jour là.

Claudine Laporte présidente de la cour, a invité l'avocat représentant de la LDH, Me Gandini, et les parties civiles a se faire connaitre à la barre .

Me Gandini,(LDH Montpellier, défend souvent les militants libertaires et est aussi ex-président du Saf), annonça que dans cette affaire,il parlait au nom de Me Gilles Tubiana(avocat et un ancien président de la Ligue des droits de l'homme ).

Les partie civiles étaient au nombre de trois:

-la Licra,Avocats sans frontières (ASF) et Le Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme représenté par Maitre Mendel.

-Le MRAP n'était pas là ,mais toute possibilité reste ouverte à cette association pour se constituer partie civile ,sachant que :

« La constitution de partie civile peut avoir lieu à tout moment au cours de l'instruction.» Article 87 du Code de procédure pénale, alinéa 1er5

La présidente a alors demandé aux protagonistes l'estimation d'une plage horaire pour la durée du procès, et il a été convenu que quatre heures conviendraient au bon déroulement des débats .

Saadia et Husein ont eux aussi été entendu à la barre pour y décliner leur identité. Ils sont représentés par l'avocat Lyonnais Me Gilles Devers.Pour leur défense ,ils ont été autorisé par la présidente, à produire cinq témoins qui attesteront des valeurs et de la bonne foi des militants de BDS.

La présidente à ensuite effectué,devant les deux militants qui comparaissaient, un bref rappel des faits qui leur sont reprochés par la voie de la présidente de LDH Montpellier,et Mme Laporte a rapidement énoncé la règle de droit applicable en cas de pertinence .

A la sortie du tribunal,Me Gilles Devers a tenu a s'exprimer publiquement et devant les militants venus pour soutenir les comparants,sur le fait que : "Il n'y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre." et qu'il demanderait donc la relaxe pour Saadia et Husein.
Parmi les soutiens à Saadia et Husein un certain nombre de personnes présentes au tribunal, étaient des militants de la LDH en désaccord total avec cette action en justice dont la prochaine audience est prévue le 12 novembre 2015: ils proposent ce texte à la signature:

Texte de la pétition version Anglaise :

We the undersigned, militants of the League of Human Rights (LDH) and close associates, protest at the degrading treatment inflicted on two fellow militants in the name of the aforesaid LDH association.


Petition text

Petition for the withdrawal of the LDH complaint against Saadia and Husein.

Ordinary citizens, militants from diverse associations, members of the French League of Human Rights and of the Citizen, denounce the legal and moral fiasco which has developed over the case of our two comrades, militants of the group BDS34. Here is a brief reminder of the facts : a complaint of the LDH was filed about a publication on facebook of a photo montage with an accompanying text. The related background details and explanations have already been published (1) in various texts.

Despite Saadia and Husein's condemnation of the hidden text accompanying the photo and its deletion from their facebook page immediately on discovery by Saadia and Husein, the LDH filed a complaint concerning the denial of crimes against humanity, public provocation to commit crimes or offenses, discrimination or racial hatred, glorification of crime on facebook.

We therefore consider this use of the judicial system to be dysfunctional and madness on the part of LDH. We ask other militants and members of the LDH to accompany us in this process to demand, among citizens and organizations, the immediate withdrawal of the complaint against Husein and Saadia.

First signatories :
Michèle Barnier (LDH BDS), Jean Pascal Michel (LDH), Pierre Blondeau (LDH BDS), Christophe Barnier BDS ....

(1) https://bdsf34.wordpress.com/.
More information :....

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 10:05

Le pouvoir des multinationales et leur impunité étouffent la voix des peuples

(Harare, 9 juillet 2015) LVC dénonce le fait que les processus législatifs et de politiques internationales, qui devraient être vus comme des décisions démocratiques et citoyennes, sont de plus en plus dominés par les intérêts des grandes multinationales et cela avec la complicité des classes gouvernantes1. De plus, on constate une forte tendance à criminaliserles populations qui luttent pour leurs droits ainsi qu’une impunité structurelle pour les crimes commis par ces mêmes multinationales.

Au niveau international, régional, national et local, nous observons que de plus en plus, les cadres législatifs se conçoivent, s’interprètent et se mettent en œuvre en fonction des intérêts des grandes entreprises et des multinationales, malgré la résistance des mouvements et des organisations qui défendent d’autres voies et l'intérêt général. A cela s’ajoute un manque de transparence vis-à-vis de la société civile.

Il est évident que les accords commerciaux internationaux avec des mécanismes de protection des investissements, la dérégulation du commerce et de la production et l’abandon de critères sociaux et sanitaires comme on peut le voir de façon flagrante dans les accords comme le TTIP, TPP, CETA, TISA et les APEs répondent aux demandes pressantes des multinationales et non pas aux intérêts des populations.

On crée aussi une confusion permanente du rôle des organisations qui représentent la société civile et l'intérêt public et des entités qui défendent les intérêts du secteur privé. Les multinationales sont traitées de la même façon que les organisations de la société civile alors qu’en fait, elles ne représentent personne et ne cherchent qu’à défendre les intérêts de leurs actionnaires. Ceci réduit l'espace public de manière considérable.

On crée et on appuie davantage des entités mixtes, des tables rondes ou des plateformes regroupant différents acteurs comme les instances gouvernementales, les organismes de recherche, les bailleurs, les ONGs et les organisations de la société civile alors que l’autonomie des mouvements sociaux n’est pas garantie et encore moins soutenue. Ces espaces poussent à des positions diluées et occultent les réalités du terrain. Un exemple clair est celui de l'ILC (International Land Coalition – Coalition internationale pour la terre) qui est une organisation qui compte sur des fonds de plus en plus importants ces dernières années et qui se présente, de façon opportuniste, à la fois comme un organisme de recherche, un bailleur et un représentant de la société civile. Or, le travail de ILC sert principalement à mitiger les effets négatifs de l’accaparement des terres plutôt que d’arrêter les accaparements eux-mêmes.

Comme mouvement social de paysans, de travailleurs agricoles, de paysans sans terre et de peuples indigènes nous sommes confrontés à une vision du monde réductrice et complètement capitaliste, basée sur un paradigme de croissance à tout prix, sur un marché qui dirige et résout tout et sur un modèle occidental imposé. Ce modèle comprend la privatisation et la marchandisation des biens communs et des droits de base comme l’eau et l’alimentation. Il inclut aussi le mépris pour les mouvements sociaux et un culte à l’entreprise comme l’unique acteur « utile » de la société. La chasse au bénéfice privé est l’élément dominant dans la prise de décision et dans la vision du monde. C’est une vision patriarcale, capitaliste, individualiste et occidentale du bien-être qui est promue et qui mène à une uniformité sur un marché mondialisé. Dans cette vision, le rôle et la responsabilité des Etats sont de plus en plus limités et superflus. Ceci réduit de manière considérable la capacité d’influence et d'incidence démocratique des acteurs de base.

De nouveaux marchés sont créés pour soi-disant résoudre les problèmes que ce marché a créés. C’est ce que l’on voit dans l’exemple des marchés carbones (REDD) qui ont généré de la spéculation foncière, des évictions de communautés et une plus grande contamination en lieu et place de la réduction des émissions carbones recherchée. On propose des solutions technologiques comme les transgéniques et des fertilisants sans prendre en compte une analyse du pouvoir et des intérêts actifs et sans vision à long terme. Le marché d’un cadastre social pour les populations affectées par les barrages montre que les problèmes sociaux sont aussi gérés comme un marché. Nous mentionnons également les partenariats public-privé (PPP) où les entreprises remplacent les Etats dans des constructions obscures qui ne profitent qu’aux entreprises. La terre, l’eau, les semences et nos terroirs, biens communs gérés par les communautés, deviennent des marchandises sous le diktat du titre foncier, du brevetage du vivant via des lois foncières et semencières diligentées, dépossédant les peuples de leurs droits, qui sont les garants de l’avenir de la planète et de l’humanité.

Des initiatives sous prétexte de « lutter contre la faim dans le monde » se mettent en place avec la complicité des Etats occidentaux et des pressions sur de nombreux Etats comme laNouvelle Alliancepour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (NASAN) soutenue par le G8 ou l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) qui s’inscrivent insidieusement dans les programmes de développement agricole nationaux et sous-régionaux pour imposer un modèle agricole occidentale et introduire des OGMs et des produits prohibés dans les pays et s’accaparer de leurs ressources naturelles comme la terre et l’eau.

Il existe un manque permanent de solutions structurelles et durables, à cause de la pression pour maintenir un statu quo et par crainte de limiter les bénéfices de quelques uns.

Nous vivons une augmentation de la criminalisation des syndicalistes, des activistes de l’environnement et des paysan(ne)s qui luttent pour leurs droits ou pour le droit de la nature. Rien qu’au Honduras, il y a des centaines de paysans et de paysannes en procès pour défendre leurs droits. Les violences contre les défenseurs de l’environnement ont augmenté de manière exponentielle ces dernières années2.

Nous soulignons l’importance d’ouvrir aux organisations de base les espaces où les normes internationales sont discutées et adoptées et de développer des mécanismes de consultation transparente, d’information et de divulgation conduits par les mouvements eux-mêmes. Nous mentionnons ici la Déclaration des Droits des paysans et des travailleurs ruraux qui se développe au sein du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies comme un exemple positif3.

Nous avons besoin de nouveaux processus de démocratie participative, transparente qui partent de la base (national, régional et mondial) pour appliquer la souveraineté des peuples dans le monde d'aujourd'hui et non pas leur oppression.

Nous avons besoin de mécanismes régionaux et internationaux contraignants pour arrêter les crimes contre l’humanité commis par les multinationales. Dans ce sens, nous accueillons positivement l’initiative du Conseil de Droits de l’Homme qui s’est fixé comme objectif un Traité contraignant pour punir les crimes des multinationales et nous soutenons la campagne pour le Démantèlement du pouvoir du secteur privé.4

Nous reconnaissons que le rôle de l’État est de représenter les intérêts des peuples. Donc, l’État a le devoir de s'opposer à tout politique ou traité international qui mine les droits humain ou sa propre souveraineté. Il est essentiel de soutenir la souveraineté et la responsabilité des Etats au lieu de les saper au niveau international.

La Via Campesina défend la souveraineté alimentaire comme une utopie rebelle à ce système exploiteur. Nous construisons nos alternatives dans la solidarité, chaque jour, depuis la base.

Contacts:

Marina Dos Santos (PT, ES): +55 21 981850558

Unai Aranguren (ES, PT, EN):+34 636 369361

Ndiakhate Fall (FR): +221 77 5508907

1 https://www.tni.org/en/briefing/state-power-2014#infographics

2http://www.democracynow.org/2015/4/22/how_many_more_116_environmental_defenders

3 http://defendingpeasantrights.org/

4 http://www.stopcorporateimpunity.org/

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 08:07

-

Il y a 10 ans la société civile palestinienne appelait à une campagne internationale de Boycott Désinvestissement Sanctions de l’Etat d’Israël, jusqu’à ce qu’il respecte le droit international et les principes universels des droits humains.

Cette campagne n’a cessé de rencontrer des succès ; en France elle faisait l’actualité ces derniers jours avec la décision d’Orange de se retirer des colonies".

10 ans après le lancement de la Campagne Internationale BDS et 1 an après les massacres de l’été dernier à Gaza :

Quel Bilan ?
Quelles perspectives ?
Quelle solidarité ?

ALI ABUNIMAH, est journaliste et essayiste, fondateur du célèbre site de référence Electronic Intifada" et auteur du dernier ouvrage "The battle for Justice in Palestine". La cinférence de Montpellier s'inscrit dans une tournée qui aura mené Ali Abunimah à Paris et à Bordeaux et, après Montpellier, à Lyon.

(nouvelle) VIDÉO DU 25 JUIN (PROCÈS , PLAINTE LDH CONTRE SAADIA ET HUSEIN)

https://bdsf34.wordpress.com/2015/07/05/video-du-25-juin-proces-plainte-ldh-contre-saadia-et-husein/

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