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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 08:40

Editorial

France, pays des droits de l'homme ?

01 Décembre

Jeanne Emmanuelle Hutin

Ils sont là, à nos frontières, dans le froid et le dénuement. Les réfugiés fuient les crimes et la terreur dont ils souffrent depuis plus de quatre années en Syrie, en Irak...

Mais l'humanité désarmée des réfugiés se heurte aux barricades de la peur. Et la France, pays des droits de l'homme, se ferme. Alors qu'elle devrait être la première à étendre son manteau protecteur sur les épaules transies de ceux qui cherchent asile et protection.

Entendre même un Premier ministre dire que l'Europe ne peut plus recevoir de réfugiés, car les peuples ne le supporteraient pas, est un scandale : sur les 4 millions de Syriens fuyant la barbarie, environ 700 000 cherchent refuge en Europe (1), un continent d'environ 500 millions d'habitants !

Les pays européens sont-ils donc incapables d'accueillir ces personnes dont le nombre équivaut à la population d'une grande ville ? Cela, alors même que le Liban reçoit plus de 1,5 million de réfugiés syriens, l'équivalent de plus d'un quart de sa population.

La France est d'autant plus mal placée pour donner des leçons qu'elle accueille très peu de réfugiés syriens. En 2014, elle n'accordait protection qu'à 2 015 Syriens tandis que l'Allemagne en protégeait... 25 000 (2) ! La France laisse quasiment tout le poids de ces réfugiés aux autres pays. On le découvre en Suède, où les 9,5 millions de Suédois sont, en proportion, ceux qui accueillent le plus de réfugiés.

Réfugiés, un devoir d'humanité

Mais la Suède arrive à saturation sur le plan pratique : logement, éducation... Elle a donc demandé l'aide des autres pays européens : seule l'Allemagne a répondu. À cause de l'absence de solidarité des pays européens et de l'arrivée de 80 000 réfugiés en deux mois, l'inquiétude a gagné la population et les politiques. Résultat, la Suède vient de durcir l'accueil des réfugiés. Ce pays, modèle en Europe, commence à construire des camps. L'attitude et la démission de la France ont aussi donné un signal de repli et de refus aux pays européens situés aux frontières de l'Europe, encore plus seuls face au flot grandissant des migrants.

Comment s'étonner alors que les propagandes contre les réfugiés prennent le dessus ? Dans ces jours d'hommages aux victimes du 13 novembre, il faut regarder les choses en face : ceux qui ont commis ces attentats étaient des enfants de France, de Belgique et non des réfugiés !

Balayons donc devant notre porte au lieu d'accuser les étrangers : « N'inversons pas les choses. On accuse les réfugiés d'être des terroristes alors qu'ils sont les victimes des terroristes. Ils ont vécu des choses abominables. Beaucoup d'enfants et d'adolescents arrivent seuls, sans famille. Ne pas répondre à leurs besoins humains, c'est manquer d'humanité », explique George Joseph, responsable de Caritas en Suède.

La France est-elle encore le pays des droits de l'homme ? Son refus de prendre sa part dans la crise des réfugiés en fait douter. L'ignominie de Calais, où on laisse des gens « vivre » dans la boue et le froid, est une honte pour la République !

C'est un effondrement humain et moral que vit notre pays. Il est contraire aux aspirations des Français manifestées après les attentats du 13 novembre. Agiter le drapeau français, c'est bien. Vivre les valeurs universelles de laFrance, en accueillant ceux qui demandent asile et protection, c'est mieux. C'est surtout être fidèle à notre humanité.

(1) Sources HCR

(2) Sources Eurostat, 12/05/2015

Pour la levée de l'état d'urgence

Appel des 333 pour la levée de l'état d'urgence

Pour la levée de l’état d’urgence

Après les assassinats barbares commis à Paris le 13 novembre, François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls ont décidé « l’état d’urgence », présenté par les sommets de l’Etat comme la réponse à la terreur, à la peur et au désarroi répandus dans le pays, comme la mesure adaptée « pour combattre les terroristes » et « protéger les Français », comme condition de « la sécurité, la première des libertés ».

A leur demande, les 19 et 20 novembre, l’Assemblée nationale puis le Sénat, ont à l’unanimité des groupes politiques qui la composent (à l’exception de six députés qui ont voté contre et une abstention ; et l’abstention de douze sénateurs) ont voté la prolongation de l’état d’urgence et aggravé les dispositions liberticides de la loi de 1955 qui date de la guerre d’Algérie.

Avec l’état d’urgence, ce sont, en réalité, les libertés de tous qui se trouvent dangereusement restreintes et menacées.

Ainsi :

  • Tout individu peut être suspecté en fonction « de son comportement ».
  • « L’assignation à résidence » — l’interdiction d’aller et venir, de se déplacer librement — ne « doit pas viser uniquement les activités dangereuses avérées », mais aussi « les menaces fondées sur des présomptions sérieuses ».
  • Les « perquisitions administratives » deviennent la règle et relèvent de la décision des préfets, représentants directs du gouvernement, en dehors de tout cadre judiciaire.
  • La place du pouvoir judiciaire comme garantie des libertés est bafouée.
  • La mise sous contrôle d’Internet doit permettre au ministre de l’Intérieur de « prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication en ligne ».

Menace contre les libertés individuelles, l’état d’urgence aboutit à un renforcement considérable du caractère autoritaire de la Ve République.

Mais ce sont aussi les moyens d’action, d’organisation, d’expression, sur le terrain social et politique – qui concernent syndicats, partis, associations – qui sont remis en question.

Ainsi :

  • Le pouvoir se réserve le droit d’interdire tout rassemblement sur la voie publique, ou toute manifestation pour « raison de sécurité ».
  • La loi prévoit la possibilité de « dissoudre les associations ou groupements de fait qui participent, facilitent ou incitent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public ».

Les notions introduites dans la loi — « comportement », « trouble à l’ordre public », « raison de sécurité », « atteintes graves à l’ordre public » — permettent les interprétations les plus extensives et présentent le risque de mettre en cause très largement tout un chacun.

Sous couvert de combattre « le terrorisme », l’état d’urgence fait peser un danger sérieux sur nos libertés démocratiques, individuelles, sociales et politiques et sur la démocratie.

En conséquence, nous, signataires de cet appel, en appelons à tous nos concitoyens pour exiger, au nom de la liberté, de la démocratie, de la République, la levée immédiate de l’état d’urgence.

Pour tout contact :

Jacques Cotta, tel. 06 19 84 80 60

Maurice Stobnicer, 06 87 87 95 02

Mail : appel-levee-etat-urgence@orange.fr

Les 333 premiers signataires:

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 08:19

Le 30 / 11 / 2015

Le 13 novembre, la France a connu l’attentat le plus meurtrier de la Ve République. Nos pensées vont d’abord aux victimes et à leurs familles. Ce crime témoigne d’un mépris absolu pour la dignité humaine et suppose une réaction forte des pouvoirs publics français. Cependant, la société civile, et plus particulièrement les organisations de défense des droits de l’homme, doivent rester vigilantes afin que la lutte antiterroriste ne soit pas menée au détriment des libertés et des droits fondamentaux.

Nous devons tout d’abord être attentifs au fait que la torture ne puisse jamais être évoquée comme méthode d’enquête dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le scénario de la bombe à retardement, selon lequel la torture serait nécessaire pour faire parler un terroriste et sauver des vies, est une escroquerie intellectuelle. Nous ne vivons pas dans le monde de Jack Bauer. Ne reproduisons pas les tragiques erreurs du gouvernement Bush.

En second lieu, la France ne peut renoncer à sa tradition d’accueil de l’étranger. Le droit d’asile, qui permet aux personnes persécutées de trouver refuge hors de leur pays, ne doit pas être une victime collatérale de la réponse aux attentats de Paris. Plus généralement, c’est le respect de l’autre – l’étranger, le réfugié, celui dont l’identité diffère de la nôtre – qui doit être sauvegardé, aussi bien dans le cœur de nos concitoyens que parmi les principes qui guident l’action publique.

La réponse au terrorisme ne peut se réduire à une intensification des opérations militaires. Les bombardements aériens sont avant tout la manifestation d’une virile gesticulation destinée à laisser croire qu’on agit avec détermination. Les leçons de l’histoire ont montré qu’elles n’ont guère d’utilité stratégique sur le terrain si ce n’est celle d’attiser les haines.

Méfions-nous enfin de l’inflation de lois sécuritaires et des dérives rendues possibles par l’état d’urgence. La restriction des libertés fondamentales ne doit pas s’inscrire dans le long terme. La lutte contre le terrorisme ne signifie pas que la police française a désormais carte blanche en ce qui concerne l’usage de la force, ce dernier devant impérativement respecter les principes de stricte nécessité et de proportionnalité. Les faits semblent déjà justifier nos craintes : des perquisitions abusives et des interpellations d’une violence totalement disproportionnée se sont déjà produites. Que certains éléments de la police estiment qu’ils n’auront pas de compte à rendre à la justice et c’est la porte ouverte à tous les abus. Comment pourrait-il en être autrement quand notre premier ministre doute de la nécessité de vérifier la constitutionalité des textes votés ? Ou quand le gouvernement informe le Conseil de l’Europe que certaines mesures, prises dans le cadre de l’état d’urgence, « sont susceptibles de nécessiter une dérogation à certains droits garantis par la Convention européenne des droits de l’homme. » ? La lutte contre ceux qui nient les valeurs fondatrices de la République passe aussi par le devoir d’exemplarité des forces de l’ordre.

En démocratie, les mesures d’exception sont le plus souvent synonymes de recul de l’Etat de droit. S’engager sur cette pente, ce serait donner raison aux terroristes. Affirmer, respecter et faire respecter les valeurs de notre démocratie, c’est au contraire combattre les idéologies qui sous-tendent leur action. Sans la justice, la force militaire ou policière est désarmée, et ne peut seule espérer vaincre le terrorisme djihadiste.

Jean-Etienne de Linares, délégué général de l'ACAT @JEdeLinares

-L'état d'urgence ne doit pas servir à museler les militants du climat
http://www.fne.asso.fr/actualites/l%C3%A9tat-durgence-ne-doit-pas-servir-%C3%A0-museler-les-militants-du-climat

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 05:57

Note "crispr et eugénisme " de l'administration du blog:

Afin de mesurer l'amplitude des dérives de la science appliquée sans contrôle éthique avec CRISPR, il apparait nécessaire de se reporter par ce blog ,à la codification bioéthique européenne et à l'article du 20 octobre 2015 sur l'eugénisme moderne qui est un sujet universel d’où son rapport avec les droits de l'homme !

L'eugenisme scientifique est grandement facilité par la technologie CRISPR !

La Bioéthique au Conseil de l'Europe - Conseil de l'Europe

Rapport d’expertise II : les techniques de type CRISPR relèvent du génie génétique

A la demande de l’office fédéral allemand de protection de la nature, une deuxième expertise a été consacrée aux nouvelles technologies de modification génétique telles les ciseaux à ADN (CRISPR) ou la mutagénèse dirigée par oligonucléotides (OgM). Pour le service d’information sur le génie génétique (Informationsdienst Gentechnik), le constat est clair : les nouveaux procédés relèvent de la législation européenne sur le génie génétique. La Commission européenne entend déterminer d’ici la fin de l’année si ces nouvelles techniques tombent ou non sous le coup de cette législation.

Un verdict négatif signifierait que les plantes et les animaux modifiés à l’aide de ces techniques, ainsi que leurs dérivés, pourraient être commercialisés sans analyse de risque et sans étiquetage spécifique.

Le rapport d’expertise qui vient d’être publié est sans appel : les nouvelles techniques tombent dans le champ d’application de la législation européenne sur le génie génétique. L’insertion d’acides nucléiques dans les organismes à l’aide de ces techniques provoque en effet des modifications du génome. Autre motif avancé par les experts : les techniques de type CRISPR n’ont encore guère été étudiées jusqu’ici. A en croire les avis de juristes, de l’académie allemande des sciences naturelles Leopoldina, de l’agence allemande pour la recherche DFG (Deutsche Forschungsgemeinschaft), de l’académie allemande des sciences techniques et de l’union des académies allemandes des sciences, les chercheurs sont dans l’incapacité de prédire les conséquences à long terme des modifications génétiques, aussi simples fussent-elles.

Certains ministres de l’agriculture, dont le ministre allemand Christian Schmidt, demandent de ne pas ranger d’emblée tous les nouveaux procédés dans la catégorie des techniques de génie génétique. Cela bloquerait les innovations, estiment-ils. Bruxelles entend s’exprimer à ce sujet d’ici la fin de l’année.

Lien externe : Rapport d’expertise (mandaté par l’office de protection de la nature) (en anglais)

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 08:44

La France hébétée après des attentats sans précédent

Le Monde‎ - Il y a 16 minutes

La préfecture de police de Paris a appelé les Parisiens à rester chez eux. ..... Une victime, boulevard Voltaire, dans la nuit du 13 au 14 novembre (AP Photo/Jerome Delay).

Attentats du 13 novembre: ce que l'on sait du carnage du Bataclan

L'Express‎ - Il y a 6 heures

Attentats à Paris, les premières réactions

L'Humanité‎ - Il y a 47 minutes

Le 12 novembre 2015:

Face aux activistes radicaux, Cazeneuve montre les muscles
http://anticop21.org/face-aux-activistes-radicaux-4109

Le 13 novembre 2015

La France frappée par des attentats sans précédent
| lemonde.fr | 13 novembre 2015
Six attaques terroristes ont eu lieu simultanément dans six endroits à Paris et à Saint-Denis, vendredi soir, faisant plus de 120 morts. L'état d'urgence a été décrété.
Bilan : Au moins 120 personnes sont mortes. Huit des assaillants sont morts, dont sept se seraient fait exploser...
la suite : http://www.lemonde.fr/societe/live/2015/11/13/au-moins-dix-huit-morts-dans-plusieurs-fusillades-et-explosions-a-paris_4809489_3224.html
voir aussi : Attentats à Paris : plus de 120 morts, huit terroristes tués - R. B. et M. Pf. avec l'ensemble de la rédaction | leparisien.fr | 13 nov. 2015
Fusillades et explosions à Paris : François Hollande s'adresse aux français - youtube.com | 13 nov. 2015
Dans Paris attaquée, policiers et pompiers face à des terroristes invisibles - Richard Werly | letemps.ch | 13 novembre 2015
Fusillades et explosions à Paris: les réactions des politiques à chaud - Geoffroy Clavel | huffingtonpost.fr | 13/11/2015
Fusillades et explosions à Paris de très nombreuses victimes - humanite.fr | vendredi, 13 Novembre, 2015
Attaques terroristes : la guerre en plein Paris - lefigaro.fr | 13/11/2015
Les attaques terroristes à Paris ont fait au moins 120 morts - avec Reuters et Agence France-Presse | radio-canada.ca | vendredi, 13 novembre 2015

Attaques à Paris: ce que l’on sait (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/11/13/fusillade-meurtriere-a-paris_4809485_3224.html

Attaques à Paris: nombreuses réactions de solidarité à travers le monde (RFI France)
http://www.rfi.fr/france/2min/20151113-attaques-paris-reactions-internationales-obama-cameron-rajoy-attentats-merkel

Démonstration de solidarité internationale après les attentats de Paris (France 24)
http://www.france24.com/fr/20151114-france-attentats-paris-solidarite-internationale-condamnation-barack-obama-angela-merkel

La France frappée par des attentats sans précédent
| lemonde.fr | 13 novembre 2015
Six attaques terroristes ont eu lieu simultanément dans six endroits à Paris et à Saint-Denis, vendredi soir, faisant plus de 120 morts. L'état d'urgence a été décrété.
Bilan : Au moins 120 personnes sont mortes. Huit des assaillants sont morts, dont sept se seraient fait exploser...
la suite : http://www.lemonde.fr/societe/live/2015/11/13/au-moins-dix-huit-morts-dans-plusieurs-fusillades-et-explosions-a-paris_4809489_3224.html
voir aussi : Attentats à Paris : plus de 120 morts, huit terroristes tués - R. B. et M. Pf. avec l'ensemble de la rédaction | leparisien.fr | 13 nov. 2015
Fusillades et explosions à Paris : François Hollande s'adresse aux français - youtube.com | 13 nov. 2015
Dans Paris attaquée, policiers et pompiers face à des terroristes invisibles - Richard Werly | letemps.ch | 13 novembre 2015
Fusillades et explosions à Paris: les réactions des politiques à chaud - Geoffroy Clavel | huffingtonpost.fr | 13/11/2015
Fusillades et explosions à Paris de très nombreuses victimes - humanite.fr | vendredi, 13 Novembre, 2015
Attaques terroristes : la guerre en plein Paris - lefigaro.fr | 13/11/2015
Les attaques terroristes à Paris ont fait au moins 120 morts - avec Reuters et Agence France-Presse | radio-canada.ca | vendredi, 13 novembre 2015

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 07:34

MONTPELLIER : TOUTES ET TOUS AU MEETING DE SOUTIEN AU BDS ! lundi 9 nov. 19h30

Publié le 2 novembre 2015

LUNDI 9 NOVEMBRE 2015

19H30 Salle Guillaume de Nogaret (entrée libre) avec

Alain Gresh (Journaliste)

Pierre Stambul (UJFP)

Organisé par le Comité BDS France 34

Avec le soutien de :

Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon (APLR), ATTAC Montpellier, Alternative Libertaire (A.L)., Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien 34 (CCIPPP34), CIMADE LR, CGT Educ’action, Comité BDS France 30 (BDSF30), Comité BDS France 34 Hauts-Cantons (BDSF34-HC), Comité BDS Sud-Aveyron (BDS S-A), Comité BDS France Perpignan (BDSF66), Collectif des Musulmans de France (CMF), Cercle PODEMOS Montpellier, Ensemble !34 (FdG), Les Tricoteuses en furie, Maison de la Paix – Amis de l’Arche de Montpellier, Mouvement pour une Alternative Non-violente 34 (MAN 34), Nouveau Parti Anticapitaliste 34 (NPA34), Parti de Gauche 34 (PG34), Solidaires 34 , Groupe Un Autre Futur (CGA), Union Juive Française pour la Paix 34 (UJFP34)…

SOUTIEN AU BDS !

Le mouvement BDS sous direction palestinienne contre Israël connaît un succès sans précédent en Europe et aux Etats-Unis, principal allié et bailleur de fonds d’Israël.

Ce mouvement citoyen, non-violent et antiraciste qui s’inspire du boycott qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud a pris une ampleur planétaire au point de semer la panique en Israël.

Le gouvernement de Netanyahu a débloqué des crédits spéciaux, réuni des spécialistes de la communication, lancé ses troupes et ses officines dans une bataille qui aujourd’hui frise le délire paranoïaque. BDS est déclaré « menace stratégique » pour Israël. Le mouvement BDS est évidemment étiqueté « antisémite », le sigle BDS est associé à la croix gammée, à l’étoile jaune et les militants BDS aux nazis… Bref, les ordres sont donnés à toutes les officines sionistes ou pro-israéliennes de la planète : BDS est devenu la cible à abattre.

A A Toulouse la LICRA porte plainte contre 4 militants BDS. A Montpellier la LICRA a lancé une offensive auprès de la préfecture et de la Mairie pour demander l’interdiction de toute expression publique du BDSF34 et notamment la tenue du stand BDS place de la Comédie.

Mairie et préfecture ont immédiatement satisfait aux exigences de la LICRA (et du CRIF) en considérant le stand BDSF34 comme un stand commercial et exigeant une demande d’autorisation deux mois à l’Avance !

Et le 17 octobre 2015 à Montpellier les polices nationale et municipale interviennent violemment lors d’un rassemblement place de la Comédie « Pour la liberté d’expression du comité BDS France 34 », appelé par 22 organisations et associations montpelliéraines et détruisent le stand BDSF34. Le président de la LICRA en personne présent de bout en bout, aiguillonnait les responsables de la police et de la préfecture…

Le 31 octobre la préfecture sur ordre du ministère interdit le rassemblement du comité BDSF34 place de la Comédie ! La dénonciation de l’apartheid, les violations du droit et des droits humains par Israël vont-ils être interdits en France ?

Il est vrai qu’Israël bénéficie du soutien au plus haut niveau de l’Etat. C’est en effet le seul pays où ont lieu des procès contre les militants BDS !

C’est encore la LICRA qui avec le BNVCA et Avocats sans frontières se sont portés parties civiles aux côtés de la LDH, rejoints par le MRAP, dans le sale procès que la LDH a intenté à Montpellier contre deux porte-parole de BDSF34.

A Montpellier, la LICRA importe les directives de Netanyahu contre le BDS et les fait appliquer.

Le BDS est l’arme – non violente – la plus efficace pour obliger Israël à appliquer le droit et satisfaire aux revendications de l’appel Palestinien : Fin de la colonisation, retour des Réfugiés et égalité pour les Palestiniens de 48. Aujourd’hui la solidarité avec peuple palestinien passe par le BDS, c’est pourquoi sa défense et son développement sont impératifs surtout dans cette période de révolte palestinienne férocement réprimée.

MEETING

LUNDI 9 NOVEMBRE 2015

19H30 Salle Guillaume de Nogaret (entrée libre)

avec

Alain Gresh (Journaliste)

Pierre Stambul (UJFP)

Organisé par : le Comité BDS France 34

Avec le soutien de :

Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon (APLR), ATTAC Montpellier, Alternative Libertaire (A.L)., Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien 34 (CCIPPP34), CIMADE LR, CGT Educ’action, Comité BDS France 30 (BDSF30), Comité BDS France 34 Hauts-Cantons (BDSF34-HC), Comité BDS Sud-Aveyron (BDS S-A), Comité BDS France Perpignan (BDSF66), Collectif des Musulmans de France (CMF), Cercle PODEMOS Montpellier, Ensemble !34 (FdG), Les Tricoteuses en furie, Maison de la Paix – Amis de l’Arche de Montpellier, Mouvement pour une Alternative Non-violente 34 (MAN 34), Nouveau Parti Anticapitaliste 34 (NPA34), Parti de Gauche 34 (PG34), Solidaires 34 , Groupe Un Autre Futur (CGA), Union Juive Française pour la Paix 34 (UJFP34)…

-Publié par 20 Minutes avec AFP ,le 01.11.2015

Boycott des produits israéliens: Roger Waters des Pink Floyd soutient les militants français condamnés

JUSTICE Douze membres d'un collectif avaient appelé au boycott de produits israéliens lors de rassemblements dans un supermarché...

C’est un soutien inattendu. Roger Waters, le cofondateur du groupe de rock Pink Floyd, a exprimé son « horreur » face à la décision de la cour de cassation française. La plus haute juridiction française a confirmé le 20 octobre la condamnation de militants qui avaient appelé au boycott des produits israéliens.

Au-delà de Roger Waters, dont le mégatube « The Wall » est devenu l’hymne de la lutte contre le mur de séparation israélien, cette décision a suscité ce week-end des réactions diverses. « Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes : le boycott des produits israéliens est illégal ! », s’est réjoui l’avocat Pascal Markowicz sur le site internet du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

« Climat de criminalisation des combats citoyens »

Le 20 octobre, la Cour de cassation a confirmé la décision du 27 novembre 2013 de la cour d’appel de Colmar qui avait condamné à des amendes de 1.000 euros avec sursis 12 membres d’un collectif ayant appelé au boycott de produits israéliens lors de rassemblements dans un supermarché. Parmi les parties civiles lors de ce procès en appel figuraient la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), l’association Alliance France-Israël et Avocats sans frontières.

Pour Me Markowicz, « la juridiction suprême de notre ordre judiciaire » confirme « que la liberté d’expression peut être soumise à des restrictions ou sanctions qui sont des mesures nécessaires dans une société démocratique, pour la défense de l’ordre et la protection des droits d’autrui ».

« Abasourdis », les militants condamnés, membres de la branche de Mulhouse du mouvement international Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), et la coordination Mulhouse/Palestine ont dénoncé dans un communiqué un « climat de criminalisation des combats citoyens ».

« Israël, Etat voyou qui bafoue depuis bientôt 70 ans le droit international »

« Il deviendrait impossible de dénoncer la politique de l’Etat d’Israël, Etat voyou qui bafoue depuis bientôt 70 ans le droit international ? Après cette condamnation, il serait devenu impossible, aujourd’hui, de boycotter l’Afrique du Sud pour lutter contre l’apartheid ? », s’insurgent-ils. Les militants précisent que « la cour d’appel, confirmée par la Cour de cassation, a écarté toute accusation d’antisémitisme ».

La LDH s’est aussi émue de cette décision qualifiée de « mauvaise nouvelle concernant le respect de la liberté d’expression dans notre pays ». L’association « demande le retrait des directives envoyées par le ministère de la Justice aux parquets pour entreprendre de telles poursuites, et persistera à combattre toutes les atteintes à la liberté d’expression ».

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 05:04

Libérons Georges Ibrahim Abdallah

manifestations le 24 Octobre partout en France

samedi 24 octobre 2015

Par Rouges Vifs 13

Il y a un peu plus d’un an l’armée israélienne bombardait Gaza occasionnant des milliers de morts et des pertes matérielles colossales. Ces violences terroristes, dont le caractère inhumain n’est plus à démontrer, sont les fruits d’une politique coloniale en cours depuis 1948.

Depuis quelques semaines, les visées impérialistes d’Israël ont réveillé les instincts de résistance du peuple palestinien. De nombreuses manifestations ont lieu dans les territoires palestiniens opposant des pierres aux chars sionistes comme en 1987 et en 2000, dates des deux premières intifadas. C’est sans tergiverser que nous devons condamner avec vigueur les assassins qui sont à la tête de l’État d’Israël. Condamner cette politique terroriste c’est condamner ceux qui la rendent possible ici en France.

Pour cela nous devons soutenir la résistance palestinienne en descendant dans la rue massivement, en boycottant les produits israéliens et en exigeant la libération de tous les prisonniers de la cause palestinienne. Concrètement, la France a ses prisonniers politiques, ses prisonniers de la cause palestinienne. L’exemple le plus charismatique est celui de Georges Ibrahim Abdallah, embastillé depuis 1984. Il commence sa trente deuxième années de prison ce 24 octobre 2015. La France le maintient en prison pour des faits qui n’ont jamais été prouvés et parce qu’il ne renie pas ses engagements anti impérialistes et son soutien à la résistance palestinienne.

Aujourd’hui le gouvernement socialiste, largement influencé par Netanyahou et Obama, refuse de le libérer. S’inscrire dans le combat de nos frères palestiniens, c’est exiger ici et maintenant la libération de Georges Ibrahim Abdallah. S’inscrire dans le combat de nos frères palestiniens, c’est exiger que les USA et Israël n’aient plus la mainmise sur la justice française. Descendons dans la rue pour combattre l’impérialisme israélien sous toutes ses formes et pour soutenir la résistance palestinienne.

Nous exigeons dès à présent la libération de Georges Ibrahim Abdallah, et affirmons notre soutien à la résistance du peuple palestinien pour sa libération.

rougemidi.org
liberonsgeorges.over-blog.com

pétition pour la libération de Jason Rezaian:

Cela fait plus de 460 jours que Jason Rezaian, journaliste américano-iranien, est détenu par le gouvernement iranien pour des raisons inconnues.

Depuis l’arrestation de Jason, son ami d'enfance Charles-Antoine se mobilise pour sa libération immédiate.

Un verdict a été rendu par la justice iranienne à l’encontre de Jason, mais personne n’en connait la teneur : ni Jason, ni sa mère, ni son épouse, ni même son avocate n’ont connaissance du contenu du jugement.

Plus de 450.000 personnes ont déjà signé la pétition pour que Jason soit relâché, mais Charles-Antoine a encore besoin de signatures pour que le gouvernement iranien accepte que son ami retrouve ses proches et la liberté.

Nous avons pensé que vous souhaiteriez peut-être la signer:

Liberté pour Jason Rezaian, journaliste emprisonné en Iran

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 09:17

Actualité

Capsule

Où naîtra le premier bébé génétiquement modifié?

Agence Science-Presse, le 16 octobre 2015, 12h02

(Agence Science-Presse) Pendant que les uns demandent un moratoire sur une technologie permettant de manipuler le bagage génétique de l’embryon, les autres spéculent sur le pays qui verra naître le premier bébé génétiquement modifié.

Cliquer sur la photo pour agrandir

Il s’agit de la technologie CRISPR, qui a fait un nouveau bond en avant le 5 octobre, lorsqu’une équipe de l’École de médecine de l’Université Harvard a annoncé avoir modifié 62 gènes d’un coup chez des embryons de porcs (le record précédent était de... six gènes). L’objectif est d’en arriver à des organes de porcs qui puissent être transplantés chez des humains.

Or, selon un tour d’horizon offert par Nature le 13 octobre, si 29 pays ont des règles qui limitent l’édition de gènes, plusieurs, dont le Japon, la Chine et l’Inde, n’ont pas pour autant rendu cette activité illégale. Les États-Unis l’interdisent pour des recherches financées par des fonds publics, mais ne disent rien pour les autres. Les premières annonces de manipulations de gènes d’embryons humains — des embryons qui n’étaient pas viables — sont venues de Chine en avril dernier.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 03:49

Victoire du mouvement paysan dans sa lutte pour la reconnaissance de ses droits à l’ONU

Communiqué de presse de La Vía Campesina.

(Genève, 05 octobre 2015). A la fin de la 30ème session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, le Conseil a voté à majorité la résolution qui mandate pour les deux prochaines années le groupe intergouvernemental de travail à composition non limitée à poursuivre la négociation, à finaliser et présenter un projet de texte de déclaration des Nations unies sur les droits des paysannes et des paysans et autres personnes travaillant en milieu rural.

La résolution a été présentée par le Gouvernement bolivien, l’Equateur, Cuba, l’Afrique du Sud et a été sponsorisée entre autre par la Suisse, le Brésil, l’Erythrée et l’Argentine dans un effort conjoint de toutes les régions pour appuyer l’avancée du processus. En votation finale, seul les Etats-Unis ont voté contre la résolution. Les gouvernements de l’UE se sont abstenus et ont poursuivi leur stratégie de vote en bloc, comme en juin 2014 pour la précédente résolution 26/26. 31 pays ont voté en faveur, 15 se sont abstenus et 1 s’est opposé.*

La Via Campesina, le mouvement international regroupant plus de 180 organisations paysannes à travers le monde et qui représente plus de 200 millions de paysannes et paysans, accompagné du Cetim et de Fian ont donné ainsi une impulsion historique à ce processus en permettant qu’il soit négocié au sein du mécanisme des Nations unies avec pour objectif de combler les lacunes dans la législation sur les droits humains concernant les droits de la population paysanne et des communautés rurales comme les pêcheurs, les peuples nomades, les pastoralistes, les travailleurs ruraux, les sans terres, les femmes rurales et les peuples indigènes. Le projet de texte actuel présenté par la Bolivie en février 2015 et discuté par les Etats membres du Conseil lors du dernier groupe de travail intergouvernemental préconise une déclaration qui contienne un ensemble de droits en vue d'améliorer les conditions de celles et ceux qui produisent 80% des denrées alimentaires dans le monde et vivent dans les zones rurales.

Les jours précédents cette votation, des leaders paysans de différents continents se sont rendus à Genève pour sensibiliser les gouvernements sur les cas croissant d’exclusion, d’accaparement des terres, de répression, de criminalisation dont souffrent les organisations paysannes et les effets dévastateurs provoqués par les produits chimiques sur la santé de la population rurale et paysanne. Parallèlement, de nombreuses activités se sont déroulées dans les capitales pour appuyer le travail réalisé à Genève.

La Via Campesina et ses alliés redoubleront d’efforts pour démontrer qu’il n’existe pas de fossé entre le nord et le sud en ce qui concerne la vulnérabilité des droits de la population paysanne. Ceci vis-à-vis de la réticence de certains Etats du nord à accepter la nécessité d’une telle déclaration. La Via Campesina défend un modèle d’agriculture paysanne tant dans le nord que dans le sud basé sur l’agro-écologie et l’égalité entre paysannes et paysans.

Enfin, La Via Campesina souhaite adresser ses sincères remerciements au Gouvernement de la Bolivie, de l’Afrique du Sud, de l’Equateur et de Cuba pour leurs efforts constant au sein du Conseil des Droits de l’Homme afin de faire avancer cette initiative émanent des mouvements paysans et faisant preuve ainsi d’une gouvernance basée sur le dialogue participatif entre les organisations paysannes, la société civile et les gouvernements.

* Résultats de la votation :

En faveur (31): Algérie, Botswana, Congo, Côtes d'ivoire, Éthiopie, Gabon, Ghana, Kenya, Maroc, Namibie, Nigeria, Afrique du Sud, Sierra Léon, Bangladesh, Chine, Inde, Indonésie, Kazakhstan, Maldives, Pakistan, Arabie Saoudite, Émirats Arabes, Vietnam, Argentine, Bolivie, Brésil, Cuba, El Salvador, Paraguay, Venezuela, Russie

Abstentions (15): France, Allemagne, Irlande, Pays Bas, Portugal, Royaume Uni, Macédoine, Monténégro, Lettonie, Estonie, Albanie, Mexique, Qatar, Japon, Corée

Contre (1): États Unis

Via-info-fr@viacampesina.org
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Note "Lire aussi "de l'administration du blog: sur:

-l’ONU et le changement climatique L'ONU propose son brouillon de l'accord de Paris et ;

COSTA RICA : LES DROITS HUMAINS BAFOUÉS DANS LES PLANTATIONS D'ANANAS



 


	
		
			 
		
		
			
			Bonjour,

			Le Costa Rica est le premier exportateur mondial d'ananas, avec plus de 70% de parts de marché. Mais les conditions de travail de l’industrie de l’ananas au Costa Rica sont très souvent indignes. Filiale de la multinationale Fyffes, basée en Irlande, la plantation “Ananas Export Company” (ANEXCO) est un cas emblématique de ce qui se passe dans les plantations.

			Les ouvrières et ouvriers agricoles y travaillent jusqu’à quatorze heures par jour, six jours par semaine sous une chaleur tropicale pour un salaire inférieur au minimum vital. La main-d’œuvre, composée à 95% de migrant-e-s nicaraguayen-ne-s, souvent sans documents administratifs, est particulièrement vulnérable.
			
		
		
			
			 
		
		
			
			Face à cette situation, plusieurs salarié-e-s se sont mobilisé-e-s et ont rejoint le syndicat local SINTRAPEM. Celles et ceux qui y ont adhéré sont victimes de discriminations et d’actes de répression (licenciements sélectifs, contrôles excessifs, avertissements infondés...).
			
		
	



	
		
			
			
				
					
					
				
			
			
		
	



	
		
			
			JE SIGNE CET APPEL URGENT 
			
			 
		
	



	
		
		
		
			 
		
		
		
	


« Le directeur opérationnel Yeudy Quesada nie l’existence des problèmes et ne répond plus à nos courriers » déplore Ramon Barrantes, porte-parole de SINTRAPEM,



Face au mutisme de la direction votre mobilisation est indispensable !
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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 07:34

— 02 oct 2015

Crise des migrants à Calais : Emmaüs rompt tout dialogue avec le gouvernement

Déclaration de Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France. Révolté par l’inertie malsaine du gouvernement et par l’incapacité de son ministre de l’intérieur à apporter enfin des réponses adaptées à l’ampleur de la catastrophe humaine à Calais, j’ai décidé, à l’issue de la réunion présidée par Bernard Cazeneuve de rompre tout dialogue avec le Gouvernement, au nom de l’ensemble du mouvement Emmaüs.

http://emmaus-france.org/crise-des-migrants-a-calais-emmaus-rompt-tout-dialogue-avec-le-gouvernement/

Révolté par l’inertie malsaine du gouvernement et par l’incapacité de son ministre de l’intérieur à apporter enfin des réponses adaptées à l’ampleur de la catastrophe humaine à Calais, j’ai décidé, à l’issue de la réunion présidée par Bernard Cazeneuve de rompre tout dialogue avec le Gouvernement, au nom de l’ensemble du mouvement Emmaüs.

Sciemment, délibérément, par aveuglement ou perfidie, le gouvernement se refuse à prendre des décisions qui seules seront de nature à apporter dignité et respect des droits fondamentaux aux 3 000 personnes actuellement bloquées à Calais dans des conditions insupportables et honteuses pour notre République.

Les acteurs du mouvement Emmaüs, en particulier les communautés du Nord-Pas-de-Calais sont tous les jours aux côtés des migrants pour leur apporter aide et soutien. Dans le même temps, avec nos partenaires associatifs, nous n’avons eu de cesse d’alerter et d’interpeller les autorités sur le décalage abyssal entre l’indécence des moyens mis sur la table et ceux qu’appellent la réalité de la situation.

Le plus choquant est d’entendre les représentants du gouvernement se féliciter de la création du centre Jules Ferry quand on sait qu’il n’abrite qu’un nombre infime de femmes et d’enfants, laissant des milliers de personnes dormir dehors, sauvagement « encampés ».

Une catastrophe à grande échelle s’annonce à Calais dans les jours qui viennent à l’approche de l’hiver.

Notre priorité reste le combat politique pour l’ouverture des frontières avec l’Angleterre et la renégociation des accords du Touquet. Nous condamnons la position, encore fermement exprimée par le Ministre lors de cette réunion, qui persiste à écarter cette solution sous couvert de la théorie infondée de l’appel d’air.

Nous déplorons qu’un accueil digne – qui apporte au minimum toit, vivre, soins et accompagnement social – se négocie petitement, avec « des bouts de chandelle ».

Nous refuserons toujours de « trier » parmi ceux qui souffrent, périssent et meurent de faim.

Emmaüs entre définitivement en guerre contre cette politique punitive, criminelle et destructrice.

Nous ne voulons pas servir d’alibi à une catastrophe cyniquement organisée au plus au sommet de l’Etat et dénonçons une tentative d’instrumentalisation des associations.

La montée des extrêmes dans notre pays impose plus que jamais du courage politique pour gagner le combat des valeurs.

Le mouvement entre en résistance active. Le gouvernement devra assumer seul les conséquences humaines de sa politique irresponsable.

« Une loi avant toutes les lois, nous criait l’Abbé Pierre, pour venir en aide à un humain sans toit, sans soin, sans pain : bravons toutes les lois »

Le texte de la déclaration en pdf

-Note "Le gouvernement Hollande est malsain car il fait monter l’extrême droite"de l'administration du blog:

Enquête

«Ratonnades» en série chez les migrants de Calais

Par Stéphanie Maurice, Envoyée spéciale à Calais — 1 octobre 2015 à 19:36

Au moins neuf réfugiés ont été tabassés et aspergés de gaz lacrymo, après avoir été enlevés la nuit par les passagers d’une voiture noire. Une information judiciaire a été ouverte en août, mais les associations dénoncent l’immobilisme de la police.

  • «Ratonnades» en série chez les migrants de Calais

Mais que fait la police à Calais ? Neuf réfugiés ont été passés à tabac depuis juin, sept ont déposé plainte, mais aucune garde à vue, pas d’interpellation. Et encore, ce ne sont là que les cas connus des bénévoles qui soutiennent les migrants : tous ne signalent pas forcément les agressions dont ils sont victimes. La dernière, date du week-end du 26 et 27 septembre, dans une ville censée être ultra-sécurisée, avec 1 300 CRS, policiers et gendarmes déployés, selon Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur.

Le scénario est toujours le même : d’après les témoignages recueillis, une voiture noire - a priori de marque Kia - avec deux hommes et une femme à bord, sillonne Calais. Chemin faisant, les personnes à bord choisissent une personne isolée, «toujours noire», souligne Lou Einhorn, psychologue à Médecins du monde, et la tabassent. Des Soudanais et des Erythréens, jamais des Afghans ou des Syriens.

«Ceux qui sont visés sont ceux qui paraissent migrants», confirme Jean-Pierre Valensi, procureur de la République à Boulogne-sur-Mer. Même s’il se garde de qualifier de raciste ces agressions : «On n’a pas les auteurs, on ne sait donc pas ce qu’ils pensent», précise-t-il.

Face à la violence et à la répétition des faits, il a ouvert une information judiciaire en août, qu’il a confiée à la police judiciaire de Lille. Maya Konforti, bénévole à l’Auberge des migrants, a recueilli Mohammed (1) cet été, le temps qu’il se remette de ses blessures, plusieurs sutures à la tête, et un genou douloureux. Désormais, il vit en Angleterre. La bénévole se souvient : «Son dépôt de plainte s’est très bien passé, les policiers ont été attentifs à son témoignage. Ils lui ont montré des photos, et il était quasiment sûr d’avoir reconnu l’un des agresseurs. Je me demande ce qu’ils ont fait après cela.»

Le procureur de la République martèle : «L’enquête est en cours, mais nous n’avons pas assez d’éléments pour identifier les auteurs», même s’il reconnaît, à demi-mots, que la PJ a des noms dans son viseur. «Il nous manque des preuves, par exemple la présence d’un véhicule à tel endroit à l’heure indiqué : c’est très compliqué», affirme-t-il. Et il souligne que les agressions s’étaient taries depuis l’ouverture de l’enquête.

Cheveux très courts

Sauf que dans la nuit de vendredi à samedi derniers, rebelote. A croire qu’à la longue, sans étape décisive du côté policier, le sentiment d’impunité a grandi, jusqu’à provoquer la récidive. «Il n’y a pas du tout d’impunité, s’emporte le procureur. Il est parfaitement inadmissible qu’on agresse des migrants, mais on ne poursuit pas des gens sans preuves.» Et pour lui, les agresseurs récents ne seraient pas les mêmes. «En parler, malheureusement, ça donne des idées aux autres.» Elias (1) revenait d’une tentative de passage à la gare proche du tunnel sous la Manche. Fatigué, à 2 heures du matin, à peu près, ce 26 septembre. Une voiture noire a surgi, deux hommes sortent, le poussent à l’intérieur du véhicule. Une troisième personne est à bord, plus petite, la voix plus aiguë. Une femme, suppose Elias. On le tient, il ne peut pas se débattre, une main est plaquée sur sa bouche. Il fait sombre, il remarque juste que les hommes ont les cheveux très courts. On l’emmène dans un petit bois : là, il est aspergé de gaz lacrymo. Impossible de voir qui que ce soit avec précision.

Dans son récit, Elias s’arrête. Une longue minute. Le temps que le courage de raconter lui revienne. Dans ce petit bois, le voilà déshabillé, dépouillé de sa montre, de son argent, de son téléphone portable. Bien peu, mais toute sa richesse. Mains bloquées dans le dos par l’un des assaillants, il est frappé par les deux autres à coups de poing, de pied, et pour finir, avec une barre de fer. Un coup violent sur chaque flanc. «Je les ai suppliés de me laisser partir, mais ils continuaient. Alors, j’ai cru que j’allais mourir, et j’ai juste accepté mon sort», se souvient-il.

A demi-groggy, Elias est traîné jusqu’à une mare proche, et laissé là, à moitié dans l’eau. C’est le froid qui le réveille. Il arrive à se relever en s’accrochant aux branchages, et regagne la jungle. «C’est là où j’habite», dit-il, avec une pointe d’amertume. Il y est arrivé il y a deux semaines, après deux ans d’errance entre l’Erythrée, son pays d’origine, et l’Europe. Si soulagé d’être en vie, qu’il n’a pas pensé à aller tout de suite aux urgences.

Ce n’est que le lendemain, sur les conseils de ses amis, qu’il est parti se faire soigner. Le dossier médical résume les blessures subies : côtes cassées, hémorragies conjonctivales, œdèmes des paupières, visage tuméfié, au point qu’un scanner du crâne a été réalisé. «Je n’ai rien au cerveau», arrive-t-il à sourire.

Voyage sans lui

Elias a 35 ans. C’est un homme cultivé, six ans d’études universitaires, avec un anglais châtié. Dans sa cabane de bric et de broc, planches et plastiques assemblés, il tient à se relever de son lit sommaire, malgré sa respiration douloureuse, pour garder sa dignité, et saluer ses visiteurs. Pour lui, l’Angleterre, c’est fini. Sa famille, avec qui il est, va tenter de poursuivre son voyage sans lui. Elias s’avoue désormais terrifié. Incapable de reprendre la route vers les lieux de passage, retenu par la peur des ombres de la nuit. Il n’ira pas non plus déposer plainte, par crainte de devoir laisser ses empreintes digitales et d’être obligé de demander l’asile en France. Il préfère la Norvège ou la Suède. «Je n’aurais jamais imaginé que des choses comme celles-là puissent se passer ici.» Sous entendu en France, qui se proclame pays des droits de l’homme.

Maya Konforti note, de son côté, les dissemblances avec ce qu’a vécu Mohammed. «Avant, les agresseurs n’enlevaient pas, n’utilisaient pas de lacrymo», constate-t-elle. Le mode opératoire de l’agression est monté d’un cran : le gaz lacrymo, «c’est qu’ils ne veulent pas être reconnus», souligne-t-elle. L’enlèvement, qui aggrave pourtant la condamnation encourue, et le choix d’un endroit discret, c’est une manière d’éviter les patrouilles de police. Des formes de prudence, qui l’inquiètent. «Il faudra encore quinze agressions pour que ça bouge ?»

Une source policière calaisienne n’a que vaguement entendu parler de ces affaires : «Ah, oui, c’est cette bagnole qui tourne dans Calais et qui ratonne ?» demande-t-elle. Mais elle n’est pas surprise : «On a laissé pourrir une situation, les gens ont l’impression qu’on leur bouffe leur ville avec ces histoires, et ces flics partout.» L’homme est dégoûté par le manque de moyens, et les tâches supplémentaires qu’on demande aux forces de police submergées, comme ces patrouilles dans la jungle, qu’il estime inutiles. Il soupire : «On a fait monter l’extrême droite dans la population.»

(1) Les prénoms ont été modifiés.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 04:41

Un jeune Saoudien condamné à être décapité et crucifié

23 septembre 2015 | Par la dame du bois-joli

Il est chiite. Il est accusé d'avoir manifesté contre la monarchie saoudienne quand il avait 17 ans lors du printemps arabe. Grand crime. Immense crime. Il est donc condamné à être exécuté bientôt. Son nom : Ali Mohammed al-Nimr

La majorité en Arabie Saoudite est sunnite. Elle bafoue les droits internationaux car la peine capitale ne doit pas être prononcée pour des mineurs au moment des faits reprochés, selon les règles internationales.

Faisel Trad, ambassadeur saoudien à Genève, a ét choisi pour présider la commission des droits de l'homme à l'ONU. Vous avez bien lu : les droits humains, the human rights. Les bras m'en tombent, je reviens.

( Je peux continuer mon billet, j'ai pris un crayon que j'ai coincé dans ma bouche pour pouvoir appuyer sur les touches de mon clavier . )

Qui peut croire que l'Arabie saoudite respecte les droits de l'homme ? Qui peut le dire sans rougir, sans baisser la tête, sans être mort de honte ? Qui ?

L' Arabie saoudite a armé et arme, a financé et finance les plus dangereux terroristes. Et personne ne s'en offense ? Que dit notre Fabius chéri ? Que dit Moi-Je président normal ? Que disons-nous ?

MAIS DE QUELS DROITS HUMAINS PARLE-T-ON ????

un lien : http://www.itele.fr/monde/video/un-jeune-saoudien-condamne-a-etre-decapite-pour-avoir-manifeste-137950

Note "viva la muerte " de l'administration du blog:

// cyberaction N° 746: Décapité et crucifié pour avoir défié le régime saoudien ?

En Arabie saoudite, le jeune chiite Ali Al-Nimr risque d’être exécuté « à tout moment »

Son seul tort avoir participé à une manifestation et surtout être le neveu d'un opposant au régime.

http://tinyurl.com/nmoudk5

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