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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:19

Actualités / News

Après les attentats de Paris, amalgames et raccourcis historiques

02/12/2015 Natalya Vince Laisser un commentaire

Textures du Temps publie la traduction vers le français de l’article de Natalya Vince déjà publié il y a quelques jours en anglais.
تقدم لكم حبكات الزمن ترجمة مقال لناتاليا فينس صدر منذ بضعة أيام. ينتقد هذا المقال التحليلات «التاريخية» التي ظهرت بعد هجوم 13 نوفمبر في باريس في وسائل الإعلام البريطانية

La mise en contexte des attaques du 13 novembre:
Amalgames et raccourcis historiques de la presse brit
annique

Traduction: Dieunedort Wandji, doctorant à l’Université de Portsmouth et Malika Rahal

La réaction des médias de droite aux attentats du 13 novembre dernier à Paris n’était guère étonnante : les populations musulmanes vivant en Europe ont été présentées comme un ennemi de l’intérieur, et la vague de réfugiés syriens cherchant désespérément à entrer en Europe dépeinte comme une cynique opération d’espionnage permettant l’infiltration de terroristes islamistes.

Ce genre de discours aura des conséquences dévastatrices pour les réfugiés syriens et les musulmans vivant en Europe et en Amérique du Nord. La preuve irréfutable se lit dans les déclarations faites en conséquence par plus de la moitié des gouverneurs des États-Unis, annonçant que les réfugiés syriens n’étaient pas les bienvenus dans leurs États ; dans les rapports faisant état du nombre croissant d’actes de violence et d’hostilité envers les personnes qui « ont l’air musulman », ainsi que du saccage de mosquées. Dans l’argumentation toutefois, il n’est pas très difficile de balayer les théories du complot évoquant « cinquième colonnes » et « chevaux de Troie ». Dans le but de prôner de pré-existantes visions racistes, xénophobes et islamophobes, ces arguments sont évidemment basés sur des généralisations grossières, visant à instrumentaliser les flots d’indignation et de sympathie provoqués par les attaques du 13 novembre.

Plus troublante dans la réaction aux attaques, et notamment dans les médias britanniques, a été la lecture « libérale » des causes à long terme de la montée du terrorisme « d’origine intérieure ». Selon ces analyses, les actions d’une poignée d’islamistes – dont certains sont des enfants d’immigrés en provenance de pays à majorité musulmane, d’autres convertis à l’islam en tant que jeunes adultes – ne sont bien sûr pas justifiées, mais plutôt expliquées comme étant le résultat d’une combinaison de facteurs au nombre desquels le rôle et la responsabilité de l’État français occupent une place prépondérante.

Lorsque soigneusement contextualisée, nombre de ces facteurs sont pertinents : on évoque l’exclusion socio-économique, politique, géographique et culturelle de nombreux immigrants post-coloniaux et de leurs enfants, tout comme la politique étrangère cynique et hypocrite de la France et de l’Occident, en Afrique Nord et au Moyen-Orient – soutien aux dictateurs lorsque cela convient à leurs intérêts, guerre en Afghanistan et en Libye et bombardement de la Syrie quand ils n’en veulent pas, prétendument au nom de leurs « valeurs », tout en restant les meilleurs amis politiques et économiques de l’Arabie Saoudite et du Qatar.

Pourtant, un certain nombre de commentateurs se sont égarés bien loin de la contextualisation minutieuse, pour ajouter au mélange l’héritage de la Guerre d’Indépendance algérienne. Le 16 novembre 2015, The Independent titrait : « La guerre non résolue de la France en Algérie éclaire les attaques de Paris. »Le grand-reporter au Moyen Orient, Robert Fisk, dont le travail a été primé à plusieurs reprises, a ensuite déclaré que « l’identité algéro-française de l’un des attaquants montre comment [la] guerre sauvage 1956-1962 [sic, la guerre débuta en 1954] de la France en Algérie continue à infecter les atrocités d’aujourd’hui. » Cette assertion se fonde sur l’information selon laquelle l’un des assaillants français, Omar Ismail Mostefai, était d’origine algérienne. Fisk poursuit en soulignant que les tueurs dans les attaques de Charlie Hebdo en janvier, Saïd et Cherif Kouachi, étaient également d’origine algérienne : « Ils viennent d’une communauté algérienne en France de plus 5 millions de personnes, pour beaucoup desquels la guerre d’Algérie n’a jamais pris fin, et qui vivent aujourd’hui dans les bidonvilles de Saint-Denis et d’autres banlieues algériennes de Paris. »

L’équation est nette : violence de la guerre d’Algérie + exclusion socio-économique = terrorisme.

Pourtant, le compte n’y est pas. Fisk n’explique jamais précisément comment cette violence, ou comment cette mémoire de la violence, a été transmise aux jeunes hommes nés plus de deux décennies après la fin de la guerre d’Algérie. Quand il se réfère à « l’identité algéro-française » de Mostefai, il ne s’agit pas ici d’une référence à la façon dont Mostefai se voit lui-même, ni comment il voit sa place dans le monde – nous n’aurons sans doute jamais cette information. L’« identité » est simplement utilisée ici pour indiquer le passeport de ses parents. Qui sait ce que « l’Algérie » ou « l’histoire algérienne » signifiaient pour lui, le rôle qu’elles ont joué – ou pas – dans sa décision de participer à une attaque qui a tué au moins 129 personnes ? Dans le cas des frères Kouachi, la transmission de la « guerre non résolue d’Algérie » de Fisk est d’autant plus problématique qu’ils ont passé une bonne partie de leur enfance dans les foyers d’accueil. Si la guerre d’Algérie fut importante dans le façonnement de leurs attitudes – et nous n’avons aucune preuve de cela – c’est une histoire dont ils n’ont acquis qu’une version ultérieurement remodelée plutôt que d’en avoir une transmission par la mémoire familiale.

La veille, sur le programme de radio phare de la BBC 4, The World This Weekend (à partir de 22.08 minutes), le professor Andrew Hussey – expert attitré de la BBC and du Guardian pour les affaires françaises et arabes/algériennes/musulmanes – développait un argumentaire similaire :

Ce n’est pas un hasard que l’identité algérienne, l’identité franco-algérienne, en fasse partie. Je pense que la police n’est pas pressée de publier ce genre de choses, tant le fait est explosif. Et la raison pour laquelle c’est si explosif, c’est évidemment à cause de l’histoire récente des années 1990, la guerre civile algérienne et, bien sûr, de la Guerre d’Indépendance algérienne des années 1950 et 1960. Et je pense que ce qui se passe, c’est que des mémoires ancestrales jouent à Paris. Il ne s’agit pas d’une coïncidence non plus, que l’un des cafés était un café algérien tenu par des Berbères de la Kabyle [Berbers from the Kabyle, sic.]”

Encore une fois : comment exactement ces « mémoires ancestrales » ce sont-elles transmises de 1954 à 1962 à un homme de 29 ans, quand Hussey lui-même déclare penser que les Franco- Algériens « ne savent pas vraiment pas grand chose sur leur propre histoire » ? On ne peut que supposer que pour Fisk comme pour Hussey ces « mémoires ancestrales » sous-tendent une sorte de transmission génétique, le simple fait d’avoir des parents algériens faisant inévitablement de vous le porteur d’une mémoire de la violence coloniale et de l’humiliation, qui à un moment donné rejaillit en une vengeance sanglante. Réduire des peuples entiers à des caractéristiques culturelles perçues qui restent figées à travers le temps relève d’un essentialisme flagrant. C’est insultant et stigmatisant d’insinuer que tous les Franco-Algériens portent avec eux le ressenti d’une histoire inachevée, qui ne peut être apaisé qu’en se faisant exploser ou en tirant sur des passants innocents. Une telle insinuation requiert un saut logique qui renseigne davantage sur les fantasmes de nos « experts » que sur les opinions et les actes du/des groupe(s) hétérogène(s) de personnes qui pourraient se retrouver sous l’étiquette « franco-algérien ».

L’essentialisme transpire aussi de la référence de Hussey au « café tenu par des Berbères de la Kabyle [sic] », qu’il décrit comme « une communauté très ouverte à propos de la vente d’alcool », et va jusqu’à suggérer que « les intégristes algériens envoient un un message à l’endroit de cette communauté, “ne collaborez pas avec l’ennemi” ». Ce faisant il reproduit un stéréotype familier, qui tire ses origines de la conquête coloniale de la fin du XIXe siècle et selon lequel les habitants de la région de la Kabylie sont « naturellement » plus « ouverts » à la « civilisation occidentale ». Cette caractérisation a fait l’objet d’une deconstruction savante de la part de Patricia Lorcin, et plus récemment de Yassine Temlali – tous deux savamment ignorés par Hussey. La raison qu’il donne pour le choix de leur cible par les assaillants relève de la pure spéculation, et l’assignation d’attitudes collectives par rapport à l’alcool ne repose sur rien. Ceci correspond néanmoins au récit dominant du « ils nous détestent parce qu’ils détestent notre liberté ». Notons aussi que pour Hussey, tous les assaillants font désormais partie de l’ensemble homogénéisé « intégristes algériens » ­– bien qu’Abdelhamid Abaaoud, le cerveau des attaques selon la presse, fût belgo-marocain.1

Ces « explications historiques » et « contextualisations » se sont également répandues dans les bulletins d’information standards du site de la BBC. Dans un article provocateur de Cagil Kasapoglu du 18 Novembre, et fallacieusement intitulé « La banlieue francaise de Saint Denis impassible face aux attaques de Paris, »2 Saint-Denis a été décrit comme une « banlieue pluriethnique [dans laquelle] la majorité [« la majorité » était plus tard corrigé pour devenir « une grande partie »] de la population a un statut de « sans-papier » et « il n’y a pas bistrots ». Les statistiques sur les migrants sans-papiers sont très discutables, l’absence proclamée de bistrots est déconcertante pour quiconque a un jour mis les pieds à Saint-Denis et l’affirmation que les habitants de la banlieue de la classe ouvrière sont « impassible » face aux attaques de Paris est une déformation délibérée de ce que lui disent ses propres interviewés. Mais ce qui nous intéresse particulièrement ici est l’utilisation (abusive) de l’histoire. Kasapoglu cite Nilgul, présentée comme une « femme de 29 ans d’origine turque née à Saint Denis » :

« Une grande partie de la colère ici remonte à la guerre de la France en Algérie de 1954 à 62, dans laquelle au moins 60 000 civils algériens trouvèrent la mort, suggère-t-elle. Leur problème ce n’est pas Paris. La raison pour laquelle ils se radicalisent pourrait être leur désir de venger de leurs parents. »

Il n’est présenté aucune preuve pour étayer ce fantasme des attaques comme forme de vengeance, et ce désir de vengeance n’est pas une chose dont l’interviewée peut témoigner personnellement – elle fait des conjectures sur le fardeau psychologique d’autres histoires que la sienne.

Ce supposé « contexte historique » des attaques du 13 novembre est non seulement an-historique, c’est du déni de l’histoire. Au mieux il ne tient pas compte, et au pire il sape le travail sérieux qui a été mené en France et dans le monde au cours de ces dernières années, par des universitaires et des associations de afin de retracer les héritages politiques, économiques, sociaux et culturels de la domination coloniale dans la France contemporaine et dans les anciennes colonies françaises, tout en explorant autant les continuités que les changements à travers les périodes coloniale et post-coloniale.

Si les récentes analyses des commentateurs de la BBC, du Guardian et The Independent sont troublantes, c’est précisément qu’elles sont présentées comme des propos d’experts, plutôt que des diatribes enragées. Parce que des bribes d’informations factuelles y sont intégrées, elles font trompeusement autorité : Fisk, par exemple, indique que contrairement aux déclarations largement répandues selon lesquelles les attaques du 13 novembre avait provoqué le nombre le plus élevé de morts en France depuis la seconde guerre mondiale, le 17 Octobre 1961, jusqu’à 200 Algériens qui manifestaient pacifiquement à Paris en faveur de l’indépendance furent tués par la police française. Mais bien que cette référence au passé se veuille factuelle, la grille de « guerre inachevée » qui lui permet de lire le présent est très discutable et profondément problématique.

L’héritage de la guerre d’indépendance algérienne en France contemporaine est complexe et multiforme. Mais plutôt que de le reconnaître, avec les limites de leurs connaissances (et plus largement les limites de la connaissance dans ce domaine), nos « experts » projettent sur leurs sujets ce qu’ils imaginent qu’ils feraient eux-mêmes s’ils étaient d’origine algérienne et vivaient aujourd’hui en France. Le résultat est une fantaisie néo-orientaliste de vengeance du péché ancestral du colonialisme, dans lequel « l’Algérien » demeure à jamais en dehors de l’histoire. Sous le vernis de la « compréhension » des « opprimés » et des « étrangers », des attitudes profondément réactionnaires se dévoilent dans ces généralisations radicales à propos des « franco-algériens » et les juxtapositions insidieuses du passé et du présent.

  1. Cette vision d’un « France » en proie à une guerre sans fin contre les « Algériens/arabes/musulmans » (les termes ne sont jamais clairement définis) constitue le fond de commerce de Hussey – voir son livre paru en 2014 The French Intifada: The Long War between France and its Arabs (London: Granta)– excellemment critiqué par Arthur Asseraf : http://www.jadaliyya.com/pages/index/17910/the-black-box-of-french-history []
  2. Le titre a ensuite été changé en “Paris attacks turn spotlight on Saint Denis banlieue” [« Les attaques de Paris mettent un coup de projecteur sur Saint-Denis »] []Autre article Mensonges, trucages d'images... les intox sur les migrants se multiplient sur Internet
    17 01 2016

    La crise des migrants continue d’inspirer de nombreux canulars et intox sur les réseaux sociaux. Nous avons déjà évoqué en début de semaine les dizaines de fausses photos circulant après les événements tragiques du Nouvel An à Cologne, en Allemagne. Il s’agissait le plus souvent de femmes agressées dans d’autres occasions, mais présentées comme des victimes du 31 décembre. Mais au-delà du fait divers de Cologne, d’autres fausses informations, souvent accompagnées de photos, ont circulé dans la semaine.
    C’est un argument récurrent contre les migrants : ils sont accusés d’abuser de la solidarité nationale, au détriment des sans domicile fixe « français ». Prenons ce comparatif (du site "La gauche m'a tuer"), qui circule beaucoup vendredi 14 janvier. Le montage de photos oppose le sort des SDF, condamnés à dormir dans la rue, au dispositif proposé aux migrants, des lits dans des gymnases. Mais c’est en réalité un double mensonge.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 08:16

Vers la création d'embryons humains génétiquement modifiés ?

synthèse de presse bioéthique

14 Janvier 2016 Génome


http://www.genethique.org/fr/vers-la-creation-dembryons-humains-genetiquement-modifies-64735.html#.VpiLqFm2qyN
Les premiers embryons humains génétiquement modifiés pourraient être créés en Grande-Bretagne d’ici quelques semaines. Les scientifiques du Francis Crick Institute in London en ont formulé la demande en septembre dernier (cf. La Grande Bretagne autorisera-t-elle la manipulation génétique d’embryons ?).

Aujourd’hui, la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA), autorité britannique de la fertilisation humaine et de l’embryologie, se réunit pour discuter de l’octroi d’une possible licence afin que le génome d’embryons « surnuméraires » conçus lors d’une FIV soit édité et utilisé à de fins de recherches. La validation finale de l’autorisation devrait être annoncée courant janvier.

Si la proposition du Francis Crick Institute était approuvée, l’embryon transgénique créé ne pourrait ni vivre au-delà de quatorze jours, ni être implanté in utero. Cependant, les chercheurs espèrent que leur travail aboutira un jour à la naissance du premier bébé génétiquement modifié.

Pour David King, directeur du groupe Human Genetic Alert, opposé à toute édition du génome, il s’agit « de la première étape d’un chemin que les scientifiques ont pavé vers la légalisation de bébés génétiquement modifiés ».

Sources:

The Independent (13/01/2016) - Science (13/01/2016)

© Copyright Gènéthique - Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse d'articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction .

-Note "Eugénisme-CRISPR/Cas9, et autre potentiel de déviance clinique"de l'administration du blog:

xénotransplantation : le pari de la greffe d'organes animaux chez l'homme

Le potentiel clinique – tout autant que la difficulté éthique – que présentent la technologie d’édition du génome, où l’on « cherche et remplace » des gènes ciblés semble être une discussion sans fin. L’attention du public se focalise, certes, sur la question de savoir si, oui ou non, nous devrions utiliser cette technique pour changer les gènes de l’embryon humain. Mais que l’on soit capable, avec elle, de transplanter chez les humains des tissus et des organes de porcs génétiquement modifiés, voilà une application qui pourrait avoir un effet bien plus grand et bien plus immédiat sur la santé humaine.

La transplantation de cellules vivantes, de tissus ou d’organes d’une espèce vivante à une autre est connue sous le nom de xénotransplantation. Elle a longtemps été mise en avant comme un moyen de remédier à la pénurie de donneurs d’organes humains. Soit la xénotransplantation prend la forme d’une thérapie définitive, soit elle sert à gagner du temps pour un patient en attente de greffe d’organe humain.

Même si les progrès ont été lents, on a enregistré des effets positifs à la suite d’essais cliniques conduits sur des patients atteints de diabète de type 1 sur qui on a transplanté les cellules pancréatiques d’un porc. Et les travaux sur l’édition du génome publiés en octobre dernier ouvrent des perspectives incroyables pour faire de la xénotransplantation une réalité clinique.

Les défis de la xénotransplantation

La xénotransplantation affronte deux défis majeurs : le risque de rejet et celui de transmission de maladies animales aux personnes (la xénozoonose).

Chez les humains, le rejet de greffe peut être réduit si l’on apparie, avec le plus grand soin, donneur et récipiendaire. Mais c’est d’autant plus difficile dans le cas des humains et des porcs. Le fossé génétique signifie que le système immunitaire de l’homme est programmé pour reconnaître la greffe porcine comme un corps étranger qu’il faut combattre.

En matière de xénozoonose, on craint particulièrement des rétrovirus endogènes. On les trouve dans le génome du porc et on n’arrive pas à les éliminer même avec un élevage biosécurisé. Si ces rétrovirus sont actifs, ils entraînent des pathologies sévères chez les receveurs humains.

Alors que, jusqu’à présent, aucun cas de ce genre d’infections n’a été répertorié chez les gens ayant reçu des greffes porcines, on a pourtant vu ces virus contaminer des cellules humaines cultivées in vitro.

Des scientifiques ont exploré toute une gamme de stratégies : ou bien réduire, ou bien supprimer l’expression de rétrovirus porcins endogènes dans les tissus du cochon pour diminuer le risque de transmission chez l’homme. Mais ces techniques se sont révélées peu efficaces et coûteuses.

Laboratoire de séquençage de l’ADN

L’édition de génomes fondée sur le principe du « trouver et remplacer » (dénommé CRISPR/Cas9) semble, en revanche, offrir de réelles promesses. Des scientifiques de l’université Harvard ont utilisé cette technologie pour cibler et inactiver les rétrovirus endogènes dans le génome des cellules rénales du porc. Cela a réduit par un facteur 1000 la transmission du virus aux cellules humaines in vitro.

Ces chercheurs ont réussi à cibler, à la surface des cellules porcines, les gènes connus pour déclencher une réponse immunitaire du corps humain. Leurs travaux démontrent une possibilité réelle : celle de voir les tissus et organes porcins modifiés génétiquement et transplantés chez les hommes sans avoir besoin de médicament immunosuppresseurs et avec peu de risques de transmission de rétrovirus endogènes porcins.

Défis scientifiques et soucis éthiques

Mais la technologie d’édition du génome par les chercheurs de Harvard n’est pas sans problèmes. Reste un nombre important de défis scientifiques et de préoccupations éthiques.

Au premier rang, s’inscrit l’incertitude liée à la sûreté de cette technologie d’édition du génome CRISPR/Cas9. Les scientifiques se sont aperçus que l’édition ne provoquait pas de mutations indues dans le génome porcin. Mais, au cours de son utilisation dans les embryons humains non viables, il semblerait que la technique se soit traduit par une coupe de segments de l’ADN à des endroits non voulus. Ce qui pourrait provoquer des mutations susceptibles de causer le cancer.

L’un des grands problèmes de la xénotransplantation, c’est que les agents pathogènes s’infiltrant dans un organe peuvent être inconnus. Le risque de xénozoonoses dû à des agents pathogènes non identifiés semble peu élevé, mais les risques potentiels sont conséquents. Et nous devons nous garder de toute arrogance scientifique dans notre exploration enthousiaste des implications de cette technologie pour la xénotransplantation.

Cette technologie soulève aussi des préoccupations de biosécurité et de réglementation. En effet, par rapport aux techniques traditionnelles de modification de gènes, elle s’avère efficace, économique et simple à appliquer. Et comme ce type de biologie s’est démocratisée, les technologies de type CRISPR/Cas9 peuvent être utilisées par des particuliers ou des groupes très éloignés d’une recherche environnementale réglementée. Voire par des gens qui auraient l’intention de synthétiser des organismes virulents pour faire du mal à autrui.

Un renouveau pour la transplantation ?

L’utilisation de CRISPR/Cas9 dans la transplantation peut également augmenter la pression en vue d’étendre son utilisation dans des secteurs d’habitude strictement restreints ou contrôlés. Et la possibilité de s’en servir pour modifier les cellules du sperme, de l’œuf et de l’embryon – c’est-à-dire les cellules germinales –, fait surgir le spectre de l’eugénisme et de l’« augmentation » de l’être humain pour des raisons non médicales. Sans compter que cela ouvrirait la porte à des risques entre générations.

Bien sûr, CRISPR/Cas9 peut donner à la xénotransplantation l’élan qui lui avait fait défaut depuis près de vingt années. Mais uniquement si c’est dans le cadre d’une démarche éthique et sous la surveillance sévère de règles afin de gagner une large adhésion du public.

Ronald Kam Fai Fung, Research Scholar, Centre for Values, Ethics and the Law in Medicine, University of Sydney

Ian Kerridge, Professor of Bioethics & Medicine, Centre for Values and Ethics and the Law in Medicine, University of Sydney

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 05:20

Samedi 9 janvier 2016 le premier ministre a dérapé plusieurs fois lorsqu'il a parlé devant une assemblée réunie pour une cérémonie d'hommage aux victimes de l'Hyper Cacher organisée par le CRIF.

En faisant d’abord allusion à la campagne de boycott BDS,(Et donc a une critique du pouvoir de Tel Aviv librement exprimée en France), il a assimilé l'une et l'autre, (la campagne et la critique) ,à de la "détestation compulsive de l’État d’Israël".

En premier lieu, ce ralliement d'un ministre de la république à une politique étrangère est un premier dérapage stupéfiant.

Cela parce que cette prise position de Valls empiète d'abord sur l'action politique de Fabius ,et ensuite ,parce qu'elle laisse accroire qu'en défendant un exemple type de terrorisme d'État à l'étranger, Valls donne publiquement libre cours à sa vision particulière du pouvoir.Or ,serait-elle celle de l'autoritarisme et du sécuritarisme pour tous ,qu'elle est largement une vue ou un projet non partagé par la nation et par la gauche du gouvernement ,pour ce qu'il en reste !

Mais ce discours politique du 9 janvier 2016 nous livre bien d'autres informations d' autant plus stupéfiantes!: comme celle de la pratique du mensonge d'état,dans un pays en plein traumatisme national.

Car ce discours donne lieu volontairement et de façon simpliste d'autre part ,à de la confusion sémantique entre le délit d'antisémitisme et une forme légitime de lutte contre le sionisme.Dans la bouche même d'un premier ministre,ce procédé de langage est abusif et il est surtout trompeur pour nos compatriotes:car il devient message gouvernemental,qui plus est s'il est délivré dans l'exercice de la fonction ministérielle dans la sphère associative!

Enfin ,tout en exerçant son autorité politique,le ministre Valls est censé mener une politique gouvernementale en prenant des positionnements politiques qui tiennent compte de la diversité culturelle des citoyens et en respectant leur unité dite "nationale"... Lors de sa prise de parole au CRIF samedi dernier ,il a dit aussi dans sa lancée communautariste ,que :" le Judaïsme est l'âme de la république" .

Ce faisant ,le premier ministre qui dirige l'action de notre gouvernement,dérape une troisième fois

A travers son discours très orienté vers une pratique spirituelle ,(en l’occurrence le dit Judaïsme),Valls donne l'impression que le gouvernement fait de cette pensée communautariste une préférence .Il apparait que le représentant du gouvernement semble choisir publiquement la libre croyance à la libre conscience alors que la loi de 1905 les avait séparés il y a 110 ans.

Qu'assimile-t-on ainsi civiquement de la confusion ministérielle à propos de ces deux valeurs ,quand elle favorise l'une plus que l'autre?

C'est d'abord que le Premier ministre responsable devant le Parlement de tels propos , se permet de désagréger ou d'émietter ainsi les lois de la république !

Ensuite,c'est que le premier problème actuellement en France n'est pas le port du voile ou celui de la kippa,c'est Valls lui même et son parti pris.Celui-ci restera un problème tant qu'il empêchera les bonnes conditions d'un dialogue entre les citoyens qu'ils soient croyants ou non!

(Note de l'administration du blog!)

Communiqué conjoint sur la condamnation choquante de la défenseure des droits de l’Homme palestinienne Khalida Jarrar

12 janvier 2016 - Addameer, National Lawyers Guild, Lawyers for Palestinian Human Rights

Palestine : la case prison - Plateforme des ONG Françaises ...

L’association palestinienne de défense des droits des prisonniers Addameer, la National Lawyers Guild (NLG, association américaine d’avocats), et Lawyers for Palestinian Human Rights (LPHR, association d’avocats palestiniens) publient un communiqué sur la condamnation de la députée palestinienne Khalida Jarrar, survenue en décembre 2015 à l’issue d’une détention administrative de 8 mois.

LPHR, Addameer et la NLG sont profondément consternés de la condamnation de la défenseure des droits de l’Homme palestinienne Khalida Jarrar à 15 mois de prison par un tribunal militaire israélien le 7 décembre 2015. Elle a également été condamné à payer une amende de 10 000 shekels (2 350 euros) et à une peine de 12 mois avec sursis valable pour une période de 5 ans.

Mme Jarrar a accepté de plaider coupable à propos de deux des 12 accusations qui étaient retenues contre elle - appartenance à une organisation illégale et incitation à l’enlèvement de soldats israéliens - malgré son rejet du bien-fondé de toutes les accusations portées à son encontre. Elle a, avec réticence, accepté le plaider-coupable car elle estimait que le système de justice militaire israélien - qui a rapporté un taux de condamnation de 99% - ne lui donnerait pas accès à un procès équitable. Elle était également consciente que sa peine, si elle était condamnée pour toutes les accusations, s’élèverait à 3 ans et demi minimum, 7 ans au maximum.

Lorsque le procureur militaire a proposé l’accord de plaider-coupable, il a insisté qu’il maintenait l’accusation d’incitation (à l’enlèvement de soldats) contre Mme Jarrar malgré les arguments de la défense selon lesquels le déroulement du procès, débuté le 25 août 2015, démontrait que le parquet ne disposait pas de preuves fiables. Concernant l’accusation d’appartenance à une organisation illégale, le problème fondamental auquel Mme Jarrar a été confrontée est que tous les partis politiques palestiniens sont considérés illégaux selon les ordres militaires israéliens. C’est dans ce contexte inacceptable que Mme Jarrar s’est sentie forcée d’accepter l’accord de plaider-coupable afin de voir sa peine réduite.

Mme Jarrar effectuera sa peine de 15 mois d’emprisonnement dans la prison d’Hasharon en Israël, et ce malgré l’interdiction en droit international du transfert forcé et de la détention de personnes protégées en dehors du territoire occupé (article 49 de la Quatrième Convention de Genève).

Mme Jarrar a été continuellement détenue depuis son arrestation à son domicile le 2 avril 2015 vers 1h30 du matin. Les 12 accusations portées contre Mme Jarrar indiquent que son arrestation, sa détention et sa condamnation par les autorités militaires israéliennes résultent directement de son travail de défense des droits des prisonniers, et de l’exercice de son droit à la liberté d’expression et de réunion.

Mme Jarrar est membre du Conseil législatif palestinien (CLP, parlement palestinien) et vice-présidente du Conseil d’administration d’Addameer. Elle est à la tête de la Commission des Prisonniers du CLP depuis 2006, et a été nommée au Comité national palestinien en février 2015 pour le suivi du dossier palestinien à la Cour pénale internationale.

LPHR, Addameer et la NLG ont déposé plainte auprès du Rapporteur spécial des Nations unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme en juin 2015, détaillant notre sérieuse préoccupation quant au fait que Mme Jarrar a illégitimement été ciblée et punie par l’armée israélienne du fait de son important travail de promotion et protection des droits des prisonniers palestiniens.

Nous avons documenté le fait que l’arrestation, la détention, l’utilisation de preuves secrètes et la condamnation de Mme Jarrar constituent une violation grave et illégitime d’une série de droits fondamentaux selon le droit international des droits de l’Homme. Nous avons ensuite clarifié le fait que les efforts pacifiques de Mme Jarrar à promouvoir, protéger et appliquer les droits de l’Homme et libertés fondamentales signifient qu’elle doit bénéficier des protections exposées dans la Déclaration des Nations unies sur les Défenseurs des droits de l’Homme.

LPHR, Addameer et la NLG demandent au Rapporteur des Nations unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme de prendre immédiatement contact avec le gouvernement israélien afin de contester la condamnation de Mme Jarrar, qui résulte d’une procédure dénuée du respect de droits civils et politiques basiques. Lorsque des défenseurs des droits de l’Homme tels que Mme Jarrar, sont empêchés de travailler à cause d’une arrestation, détention ou intimidation, ils ne peuvent pas protéger efficacement les personnes confrontées à la violation de leurs droits.

Source : http://www.addameer.org/news/joint-...

Note "info "par l'administration du blog:

-CONCOURS"VIVRE ENSEMBLE CONTRE LE RACISME"de la FONDATION SELIGMANN

Réservé jusqu'alors aux départements de Paris, Essonne et Seine-Saint-Denis, la Fondation Seligmann a décidé, pour l'année scolaire 2015/2016, d'ouvrir le concours aux établissements du Val de Marne. Les lauréats seront désignés par un jury, choisi par le Conseil d’administration de la Fondation, qui se réunira en mai 2016 pour délibérer.

Vous trouverez le formulaire de candidature ci-après (formulaire à télécharger et à enregistrer sur votre ordinateur afin de pouvoir le compléter directement).

Les candidatures sont à adresser AVANT LE 15 AVRIL 2016 par courrier postal ou électronique à :

FONDATION SELIGMANN

BP 50 019

75721 PARIS CEDEX 15

fondation-seligmann@fondation-seligmann.org

Nous vous invitons à prendre connaissance des projets récompensés pour l'année scolaire 2014-2015 en cliquant ici.

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez nous contacter par courriel à fondation-seligmann@fondation-seligmann.org

Annie Snanoudj-Verber

Déléguée générale

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 09:32

Guantanamo, une torture sans fin

Le camp de Guantánamo "fêtera" son 14ème anniversaire en janvier. Sterling Thomas, avocat militaire, nous expose les obstacles à la fermeture du centre et à la défense équitable des détenus poursuivis.

Le 30 / 12 / 2015

Sterling Thomas est avocat pénaliste et Lieutenant-Colonel de l’Armée de l’air américaine. Membre de l’Organisation de défense des commissions militaires [1], il défend Ammar al Baluchi et Abdul Zahir, détenus à Cuba à la prison de Guantanamo. Il milite également pour le respect des droits de l’homme, de l’état de droit et de leur place dans la pratique judiciaire américaine.

Où en est le projet de fermeture de Guantánamo?

Le Président Obama a proposé pour la première fois de fermer Guantanamo en 2009. Lors de sa prise de fonctions, son premier acte fut même de promulguer un décret exécutif pour fermer la prison. De l’avis général, les négociations avec les membres du Congrès ont été mal gérées à l’époque. Six années de retard n’ont fait que renforcer leur résistance et le principal obstacle reste l’opposition du Congrès.

Actuellement, la Maison-Blanche serait en train d’élaborer un plan de fermeture de la prison en transférant les détenus aux Etats-Unis. En juillet 2015, la conseillère du Président à la sécurité intérieure et au terrorisme a indiqué que des efforts seraient entrepris pour transférer les détenus déjà déclarés libérables, ainsi que ceux qui attendent la décision en ce sens du système de révision périodique. Une fois atteint le seuil minimal irréductible de prisonniers, ce groupe serait ensuite transféré aux Etats-Unis. Ces prisonniers seraient détenus au titre du droit de la guerre dans des installations militaires ou des prisons de très haute sécurité et pourraient être jugés devant des commissions militaires ou des tribunaux fédéraux. Si la Maison-Blanche tarde à communiquer son plan de fermeture au Congrès, c’est probablement en raison des récentes attaques de Paris, Beyrouth, du Mali et de San Bernardino.

Nous ne savons pas si les prisonniers actuellement jugés devant la commission militaire de Guantanamo seront concernés par les transferts, ni comment cela se matérialisera. Je pense que les procès et détentions des personnes accusées d’avoir participé aux attentats du 11/09 se poursuivront à Guantanamo car de nombreuses ressources ont été mobilisées pour y créer ce système.

Il reste à savoir sous quelle autorité les prisonniers seront détenus aux Etats-Unis. Les avocats s’opposeront certainement à l’incarcération de leurs clients dans des prisons nationales s’ils n’ont jamais été condamnés. La seule option serait alors des installations militaires, ce qui soulève de réelles préoccupations quant aux conditions de détention.

La véritable solution concernant Guantanamo devrait être simple : si les Etats-Unis disposent de preuves contre eux, ils peuvent être jugés. Si au delà de dix ans d’emprisonnement, ou plus, aucune preuve ne peut être établie, ils ne peuvent plus être détenus. Ca, c’est la justice !

5 détenus encourent la peine capitale devant les commissions militaires pour leur participation présumée aux attentats du 11 septembre 2001. Avant leur transfert à Guantánamo, ils ont été victimes de disparition forcée et la CIA les a détenus secrètement pendant quatre ans et demi au plus. C’est le cas du Pakistanais Ammar Al-Baluchi, votre client. Pouvez-vous nous dire où en est la procédure ?

Les actions judiciaires menées après le 11/09 sont au stade des audiences avant-procès depuis trois ans et n’évolueront vraisemblablement pas avant de nombreuses années. Il reste en effet une quantité de questions à résoudre dans le cadre du nouveau système de commissions militaires et le ministère public a décidé qu’un seul procès aurait lieu pour les 5 détenus. Cela multiplie le nombre de questions à traiter en amont du procès. En outre, comme le gouvernement persiste à refuser que la Constitution s’applique à Guantanamo et que de nombreux faits de l’affaire sont classés secrets (y compris des faits largement connus du public), nous avons de grandes difficultés à définir les droits des prisonniers et à savoir comment représenter au mieux leurs intérêts car ils n’ont l’autorisation de consulter qu’une petite partie des preuves que le ministère public essaie d’utiliser contre eux.

De plus, le gouvernement a compliqué les choses en créant des procédures et en utilisant des tactiques visant à tenir les avocats éloignés des détenus. Cette démarche choque ceux qui ont foi dans le système judiciaire américain et qui ont fait serment de respecter et de défendre la Constitution américaine.

Les tactiques d’éloignement se manifestent de plusieurs façons. Nos communications avec nos clients sont constamment surveillées. Nous avons trouvé des équipements espions dans des salles de réunion. Les documents juridiques de nos clients ont été saisis par les gardiens de Guantanamo. Le FBI a tenté d’infiltrer un informateur dans une équipe d’avocats de la défense. En février 2015, les détenus ont reconnu l’un des interprètes d’une équipe d’avocats de la défense, ils l’avaient vu auparavant dans une prison secrète. Nous ne sommes plus autorisés à apporter de la nourriture. Cela semble destiné à rendre les visites des clients aussi inconfortables que possible. Non seulement ces intrusions dans la défense font qu’il est très difficile de conserver la confiance de nos clients, mais elles sont inadmissibles dans une affaire criminelle où des vies sont en jeu.

Comment travaillez-vous sur cette affaire, y compris avec votre client?

Des membres de mon équipe rendent visite à Ammar toutes les semaines et nous lui écrivons tous les jours. Nous le tenons informé de nos idées, entretiens, recherches, des actualités et d’autres projets. Nous sommes toujours très honnêtes lorsque nous évaluons les meilleures options le concernant. Nous respectons ses opinons sur cette affaire et nous assurons qu’il comprend.

Notre priorité est de garantir un procès équitable à notre client. Cela demande d’immenses efforts pour clarifier les règles de la commission militaire ou lutter contre le ministère public chaque fois qu’il cherche à présenter des preuves secrètes ou classées que nous ne sommes pas autorisés à partager avec nos clients. Cela exige de revendiquer continuellement que la Constitution américaine doit s’appliquer à une commission militaire administrée par du personnel américain.

Défendre notre client implique également de mettre en lumière le fait que les autres accusés et lui-même ont été brutalement torturés et que le gouvernement américain a cautionné cela. Nous devons garantir que le ministère public n’essaiera en aucun cas d’utiliser des preuves obtenues illégalement par la torture ou la violation du secret professionnel avocat-client. Nous devons également nous assurer que la torture sera prise en considération, si nécessaire, en vue de réduire la peine.

Un avocat spécialisé, expert dans la défense des personnes encourant la peine capitale, doit être nommé dans toutes les affaires jugées par les commissions militaires lorsque la peine de mort est applicable. Il s’agit généralement de civils engagés pour travailler avec des avocats militaires sur des affaires particulières. L’association de spécialistes est extrêmement utile. Parmi nous, ceux qui connaissent la justice militaire ont tendance à comprendre le droit militaire ainsi que les aspects procéduraux des commissions. Les avocats civils disposent de compétences variées pour élaborer des stratégies créatives et souvent d’une expertise en droit de la peine de mort et en droit international/droits de l’homme.

Les avocats de la défense travaillent également aussi étroitement que possible avec les avocats spécialisés en habeas corpus (civils), même si partager des informations sensibles ou classées avec des avocats habeas (malgré certaines autorisations) est généralement interdit.

Qu’en est-il des prisonniers maintenus en détention illimitée sans être inculpés, comme votre client Abdul Zahir supposé avoir attaqué des journalistes étrangers à Zormat (Afghanistan) en 2002 ? Est-ce que le système de révision périodique mis en place par Obama fonctionne ?

Abdul Zahir n’a pas été mis en cause devant la commission militaire actuelle. En outre, il n’a toujours pas fait l’objet d’une révision périodique. Cela signifie que le système de révision périodique est un échec.

Chaque prisonnier éligible était censé bénéficier d’un examen complet dès la première année (avant mars 2012) et tous les trois ans après. Mais l’examen du premier prisonnier n’a été réalisé que fin 2013, et en septembre 2015, seuls 17 prisonniers avaient effectivement bénéficié une fois du système de révision périodique.

Les observateurs ont critiqué le manque de ressources adéquates ou de personnel du système de révision périodique, qui semble constituer une violation massive des droits de l’homme car les prisonniers ne peuvent même pas être transférés avant d’être déclarés libérables.

Pour qu’un prisonnier puisse être libéré en vertu du système de révision périodique, il faut qu’il ait été unanimement mis hors de cause par les représentants des départements d’Etat, de la défense, de la justice, de la sécurité intérieure, du bureau du directeur des renseignements (comprenant le FBI et la CIA) et du comité des chefs d’état-major. C’est un processus extrêmement rigoureux et difficile. Le pourcentage de décisions en faveur de la libération des prisonniers est de 83 % - 15 prisonniers sur 18 ont été déclarés libérables en vertu du système de révision périodique.

Le gouvernement a l’intention de poursuivre de nouveaux prisonniers devant la commission militaire. Toutefois, au rythme des affaires en cours, je pense qu’il est difficile d’envisager de juger beaucoup d’autres prisonniers à Guantanamo.

Guantanamo en chiffres

779 prisonniers sont passés à Guantánamo depuis son ouverture le 11 janvier 2002.

  • 672 ont été libérés ou transférés vers d’autres pays ;
  • 9 sont morts (dont 7 suicides) ;
  • 8 ont été condamnés par les commissions militaires ;
  • 107 étaient toujours détenus en décembre 2015 :
  • 48 peuvent être libérés ou transférés car “sans danger pour la société ;
  • 10 sont soumis au système des commissions militaires (3 sont condamnés, 7 sont en cours de procédure) ;
  • 49 sont maintenus en détention illimitée sans inculpation, leur situation doit être réexaminée tous les 3 ans par le système de révision périodique en place depuis mars 2012.

Torture et mauvais traitements continuent d’être dénoncés par les détenus et leurs avocats : isolement quasi constant, limitations des visites des familles, bruits et lumière en permanence, gavage forcé par sonde naso-gastrique en cas de grève de la faim.

[1] Les commissions militaires sont des tribunaux d’exception créées par décret présidentiel en novembre 2001 pour juger les étrangers « combattants ennemis ». Elles ne sont pas soumises au respect de l’article 3 des Conventions de Genève sur le minimum de traitement humain à garantir aux prisonniers. Un temps jugées inconstitutionnelles, elles ont repris en octobre 2006 avec l’adoption de la loi MCA sur le « nouveau » système de commissions militaires. Depuis juin 2008, les détenus ont le droit de contester la légalité de leur détention (habeas corpus) devant un tribunal civil, depuis 2014 cela inclut les conditions de leur isolement prolongé et notamment le gavage forcé.

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 09:43

Philippe Layat ne passera pas un joyeux Noël

Depuis trois ans, Philippe Layat, agriculteur de Décines, se bat seul face à la machine infernale du Grand Lyon, et de l'Ol-Group. Dimanche 20 décembre 2015 vers 20h30 il a été agressé chez lui par 3 hommes cagoulés et armés

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/philippe-layat-tabasse-1088.html

Autre action de soutien à Philippe Layat:

vous recevez ce mail parce que vous faites partie des 150 000 personnes qui ont soutenu Phillipe Layat en signant la pétition " Non à l'expropriation des terres de Philippe Layat".

Ce dimanche 20 décembre 2015 vers 20h30, Philippe Layat a été agressé chez lui par 3 hommes cagoulés et armés.
L'agression a durée 20 minutes avec séquestration chez lui. Comme vous le verrez dans cette vidéo, il a été frappé, molesté, agressé à l'arme et laissé chez lui pour mort.

Partageons la vidéo

Faisons signer la pétition

Soutenons financièrement



Lien de la Vidéo : youtu.be/D_dfCJOb5mI


Actions à mener

1) En plus d'avoir été exproprié de ses terres, Philippe a aussi perdu ses droits : plus de RSA, plus de CMU... Et sa maison a été saccagée. Nous vous demandons donc de participer à la cagnotte pour le soutenir financièrement pour ses soins et ses frais divers en cliquant ici ou en envoyant un chèque à l'ordre de "Active Generation " 22 bis rue de la réunion 75020 Paris. (N'oubliez pas de mentionner votre email, si vous souhaitez un reçu fiscal).

2) Le nouveau stade sera inauguré le 9 janvier et les agresseurs de Philippe peuvent revenir. Nous sommes quelques un à nous relayer pour le soutenir et assurer sa protection. Continuez à diffuser la pétition pour exiger sa protection par les forces publiques et diffusez la vidéo de son agression au plus grand nombre.

Merci pour votre soutien,
Baki Youssoufou
Président d'Active Generation

cyberaction : Perquisition chez des maraîchers bio : l'état d'urgence entraine des abus d'autorité



La fouille de la maison du couple de maraîchers périgourdins pourrait être contestée par la commission des lois.

Cyberaction mise en ligne le vendredi 27 novembre 2015

Proposée par Cyberacteurs

Elle sera envoyée à Préfet de Dordogne, Christophe Bay
En soutien à Elodie et Julien, maraichers bio


Elle prendra fin le : samedi 27 février 2016

Parce qu'ils ont participé à une action contre le projet d'aéroport de NDDL, deux maraîchers bio ont subi une perquisition administrative dans le contexte de l'état d'urgence, le 24 novembre dernier. Le préfet de Dordogne considérait qu'il existait de raisons sérieuses pour que la ferme accueille des « personnes, armes ou objets susceptibles d’être liés à des activités à caractère terroriste ». Résultat : les gendarmes ont fait chou blanc.
Au-delà même de mesures exceptionnelles, la vigilance citoyenne impose de faire cesser ces dérapages auto
ritaires.

Plus d'infos

Une perquisition administrative a eu lieu sur l'exploitation d'un couple de maraîchers bio à Lusignac, dans le cadre de l'état d'urgence.

Elodie et Julien sont installés à Lusignac depuis trois ans en tant que maraîchers bio. Mercredi matin, aux alentours de 7h, alors que le couple et leur fille de deux ans dorment, dix gendarmes arrivent chez eux pour effectuer une perquisition administrative.

Un ami qui dormait dans le salon est réveillé par les lampes torches des gendarmes dans le jardin. Ce dernier ouvre la porte aux forces de l'ordre et va réveiller le couple qui dort à l'étage. "Il y avait une dizaine de gendarmes dans la cuisine, ils ont fouillé toute la maison en nous montrant l'ordre de perquisition."

Sur le document il est notifié que la perquisition a lieu dans le cadre de soupçons envers "des personnes, armes, ou objets susceptibles d'être liés à des activités à caractère terroriste". Les gendarmes fouillent toutes les pièces, inspectent les prospectus, les carnets à la recherche de la moindre information et copient tous les fichiers de l'ordinateur et des téléphones portables du couple.

Durant la perquisition, Elodie tente de savoir ce qu'ils cherchent exactement. Les gendarmes évoquent alors la COP21, et une possible manifestation, arguant que tout rassemblement est interdit depuis l'état d'urgence, puis en viennent à parler d'une manifestation à laquelle les deux maraîchers auraient participé il y a trois ans. "Distribution de tracts au péage de Mussidan contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ça vous dit quelque chose ?" auraient demandé l'un des gendarmes au couple un peu sonné. "Distribuer des tracts contre l'aéroport de Notre Dame des Landes, c'est un délit ?" s'interroge la maraîchère encore ahurie par le possible motif de la perquisition.

Les maraîchers ne nient pas avoir été militants durant une période, mais affirment ne plus manifester depuis trois ans. Au bout de trois heures de recherche, les gendarmes ne trouvent ni d'arme ni de tract sur un quelconque rassemblement. Le préfet de Dordogne, quant à lui, à l'origine de la perquisition, ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet.

Source : France bleu Périgord

Perquisition administrative chez des maraîchers bio : « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? »
http://www.bastamag.net/Perquisition-administrative-chez-des-maraichers-bio-Ils-s-attendaient-a-quoi

Des policiers se plaignent des perquisitions de « communication » ordonnées par le préfet
http://fdebranche.com/2015/11/25/des-policiers-se-plaignent-des-perquisitions-de-communication-ordonne-par-le-prefet/

PDF à télécharger pour plus d'infos

Texte de la cyberaction proposé

Monsieur le Préfet,

Les mesures d'état d'urgence imposées suite aux attentats de Paris, ne doivent pas être l'alibi pour diffuser des ordres à caractère répressif.
La perquisition de la ferme du Périgord vert, dont vous êtes à l'origine, s'apparente davantage à un abus d'autorité au regard du profil des personnes injustement incriminées.

Le Ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, a prévu d'adresser une circulaire pour rappeler vos missions, permettez que je lui emboîte le pas pour vous faire rappeler vos obligations de respect du droit.

Veuillez agrée
r, Monsieur le préfet, l'expression de mes salutations cordiales.

-Le verdict du 13 janvier fixera le sort de la ferme des Bouillons:


La légalité de l’expulsion de la ferme des Bouillons examinée au tribunal de Rouen

Le projet initial du barrage de Sivens définitivement abandonné
http://www.liberation.fr/france/2015/12/27/le-projet-initial-du-barrage-de-sivens-definitivement-abandonne_1423082?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 03:55
80 à 100 migrants sont toujours installés place de la République depuis le 19/12

À la fin de la manif "Migrants bienvenue", samedi 19 décembre, une centaine de migrants à la rue est restée place de la République, où ils ont passé la nuit.
Communiqué des migrants de la place de la République :
"Nous sommes réfugiés et nous venons de différents pays. Aujourd’hui nous avons participé à la manifestation. Nous vivons à la rue depuis 8 mois pour certains, un an pour d’autres.
Nous sommes 200 personnes toujours sans logements et sans papiers.
Nous avons décidé de rester Place de la (...)

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 10:09

Compétence universelle

La France veut-elle rester une terre d’impunité pour des génocidaires ou des criminels de guerre ou veut-elle enfin prendre part au combat international contre l’impunité des pires crimes existants ?

En France aussi, nous voulons que les pires crimes soient jugés

Pour que les pires crimes, comme les génocides, les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et la torture ne restent jamais impunis, il existe un mécanisme juridique qui s’appelle la « compétence universelle ». Il permet à tous les États d’entamer des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces crimes, quel que soit l’endroit où le crime a été commis ou la nationalité de l’auteur.

Comme souvent avec les beaux principes, la théorie et la pratique ne vont pas de pair : la mise en place de ce mécanisme juridique dépend de la volonté politique des gouvernements de chaque État. Ainsi, par exemple, la Belgique et l’Espagne se sont servi de la compétence universelle pour faire juger le tchadien Hissène Habré et faire arrêter le chilien Augusto Pinochet.

La France, « pays des droits de l’Homme », est très loin d’être un modèle dans ce domaine. Les gouvernements successifs ont trouvé des ruses juridiques pour rendre l’application de la compétence universelle impossible dans notre pays. Les criminels de guerre ou criminels contre l’humanité comme le syrien Bachar al-Assad ou le nord-coréen Kim Jong-un peuvent ainsi venir passer tranquillement leurs vacances en France sans être inquiétés par la justice ! Autrement dit, les responsables politiques privilégient les intérêts diplomatiques et les considérations géopolitiques sur les droits de l’homme dans l’Hexagone.

L'ACAT agit

Depuis 15 ans, l'ACAT se bat aux côtés d'autres ONG et avocats pour faire sauter les verrous juridiques qui empêchent les juges français de poursuivre ces criminels internationaux. Des avancées ont eu lieu grâce à la pression de nos ONG, entre autres raisons, mais il existe encore des blocages.

Une proposition de loi a déjà été votée au Sénat et, avec d'autres ONG, nous faisons pressions pour qu'elle soit discutée aussi à l'Assemblée Nationale à la rentrée scolaire 2015.

Pour convaincre nos députés d'inscrire cette discussion à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, pour les y préparer et les faire voter dans le bon sens, nous lançons une campagne que chacun peut relayer sur internet et localement : « Bons baisers de Bachar ».

> La proposition de loi : analyse et proposition d'amendement
> En savoir plus

AGIr sur le web

> Visuel de la campagne

Ce visuel peut être utilisé pour faire connaître la campagne sur les réseaux sociaux. À utiliser sans modération..

-Autres menaces contre l'alimentation et l'oxygène de Humanité

Menaces sur l’océan

- Les réponses de la France aux crimes contre l'humanité

05 mars 2013

Crimes contre l'humanité : la France mobilisée

« La création d'un pôle spécialisé s'inscrit dans un mouvement européen et international »

Le tribunal de grande instance de Paris a créé, en janvier 2012, un pôle spécialisé pour lutter contre les crimes contre l'humanité, les délits de guerre et les crimes de guerre. Quelle est sa compétence ? De quels moyens dispose-t-il ? Quelles ont été ses actions depuis sa création ? Les réponses ...

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 07:34

10 décembre : Journée internationale des droits de l'homme

Il y a près de 70 ans, le 10 décembre 1948, la Déclaration des Droits de l’homme était signée.

Qu’avons-nous fait de l’esprit et du respect des droits de l’homme ? Où est la fraternité promise, quand nous fermons nos portes à ceux qui sont en danger ? Où est la garantie de la « sûreté », lorsque la France et l’Europe renvoient vers des pays figurant sur une liste de pays soi-disant « sûrs » des hommes, des femmes des enfants qui, pourtant, y risquent leur vie ? Présupposer que certaines demandes sont frauduleuses, en vertu du pays d’origine du demandeur d’asile, est une négation du droit à chacun de protéger sa vie. Aujourd’hui partout en Europe les ACAT et leur fédération internationale (Fiacat) s’unissent pour demander un traitement digne et humain des migrants.

L’asile est un droit. Le besoin de protection d’une personne n’est pas écrit sur son passeport. Tous les demandeurs d’asile ont droit à un égal examen de leur demande.

Vidéos de plateforme palestine /

Signez la pétition "Non aux listes de pays d’origine sûrs"

Ces deux hommes se ressemblent énormément. Pourtant, leur sort se jouera différemment.
Tous deux sont journalistes, en danger pour des écrits critiques à l’encontre d’un pays où les violations des droits de l’homme restent fréquentes. Ils ont le même âge, ont appris le russe à l’école primaire. Tous deux sont traumatisés par les attaques d’un système judiciaire corrompu et d’une police à la solde du régime. Tous deux auraient besoin de temps pour expliquer une histoire si complexe qu’elle pourrait paraître invraisemblable. Mais l’un est Azerbaïdjanais, et l’autre est Georgien. Le premier a eu trois semaines pour renvoyer sa demande d’asile en français ; le second seulement deux. L’Azerbaïdjanais a eu un récépissé ; le Géorgien a vécu dans la peur d’être arrêté dès le rejet de sa demande d’asile par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA). Et devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) : pour l’un, cinq mois pour compléter le dossier et trois juges pour l’écouter ; pour l’autre, l’affaire devra être jugée en cinq semaines et le juge devra se décider vite et seul.

Pourquoi ? Parce que la Géorgie figure sur la liste des pays dits « d’origine sûrs ».
Les directives européennes du « paquet asile » permettent à la France d’avoir une liste de pays dont les ressortissants sont présumés « moins en danger », et donc moins crédibles que les autres dans leur demande d’asile. Or, s’il peut parfois paraître évident qu’une personne a besoin d’aide (comme c’est le cas actuellement pour les Syriens), il ne peut en revanche en aucun cas être préjugé qu’une personne est hors de danger. Le pays d’origine d’une personne ne peut jamais dispenser d’examiner en profondeur sa demande de protection contre la torture ou les persécutions.
Comme ce journaliste géorgien, les demandeurs d’asile ressortissants de pays dits « sûrs » subissent automatiquement la procédure « accélérée », expéditive. Avec moins de temps et de moyens de défense juridique que les autres, ils perdent des chances de faire comprendre le danger qu’ils courent. Le risque de renvoi dangereux augmente. Loin de vouloir calmer cette logique de tri, l’Union européenne envisage de la renforcer via une liste européenne commune des pays d’origine sûrs.

M Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, nous vous demandons de supprimer la liste des pays d'origine sûrs afin que tous les demandeurs d'asile bénéficient des mêmes droits

Copyright © 2015 ACAT-France

Notre adresse :
ACAT-France

7, rue Georges Lardennois

France

-A propos de la Déclaration de Berne

Merci de vous engager pour le respect des droits humains!

Je soutiens le travail de la DB! Nous vous souhaitons d’ores et déjà de belles et heureuses fêtes de fin d’année et vous adressons nos meilleurs vœux pour 2016!

Pour la Déclaration de Berne,
Floriane Fischer

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 10:11

LA CIMADE ORGANISE :

Israël - Palestine, Complexité et enjeux

(sur inscription)

Journée de décryptage

Vendredi 11 décembre 2015, de 9h à 16h30

Salle Rabelais, 29 bd Sarrail, Montpellier

voir programme : http://www.lacimade.org/nouvelles/5565-Isra-l---Palestine--Complexit--et-enjeux

______________________

VENDREDI 11 décembre 20H CIMADE

RÉUNION PUBLIQUE Conférence/débat avec Said Bouamama :

« Un monde immonde engendre des actes immondes : ne pas renoncer à penser face à l’horreur»

Co-organisé par : APLR, BDSF34, CIMADE LR, CCIPPP34, CMF, MAN, UJFP

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 09:25

2015-12-03 (oi/cdle) Inspection d’établissements psychiatriques français par le Comité de prévention de la torture du Conseil de l’Europe

• Pour citer le présent article : http://goo.gl/ccqrWO ou http://psychiatrie.crpa.asso.fr/5244


L'ONG Chrétienne de défense des droits de l'homme ,qui veille à dénoncer aussi la pratique de la torture, invite à se rediriger là....pour le Liban Cliquez ici.

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Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

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