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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 09:22

SAMEDI 31 OCTOBRE

TOUTES ET TOUS AVEC BDS

ET EN SOUTIEN À LA RESISTANCE POPULAIRE PALESTINIENNE

14H PLACE DE LA COMÉDIE

MONTPELLIER

LA PRÉFECTURE ATTAQUE UNE NOUVELLE FOIS LA LIBERTÉ D’EXPRESSION DU COMITÉ BDS FRANCE 34

LIRE LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE : https://bdsf34.wordpress.com/2015/10/29/liberte-dexpression-pour-bdsf34-communique-de-presse/

Deux autres CP

Le communiqué du Mouvement de la Paix du 13 octobre

M. Le Président de la République, reconnaissez l’Etat de Palestine tout de suite!

La situation au Proche-Orient est extrêmement inquiétante. Pour le Mouvement de la paix cette situation résulte de la politique du gouvernement d’Israël qui bloque toute perspective politique d’avancer vers une paix juste et durable.

Le Communiqué LDH

Condamnation des militants BDS de Mulhouse : une atteinte à la liberté d’expression
Communiqué LDH | ldh-toulon.net | vendredi 30 octobre 2015
Le 20 octobre 2015, la Cour de cassation a condamné douze militants du collectif BDS de Mulhouse, initialement relaxés par le tribunal de grande instance, puis condamnés par la cour d’appel de Colmar. Ces derniers avaient participé à deux interventions auprès de clients de supermarchés, leur demandant de s’abstenir d’acheter des produits exportés par Israël dans le cadre de la campagne internationale « Boycott-Désinvestissement-Sanctions » (BDS).
Cette décision est une mauvaise nouvelle concernant le respect de la liberté d’expression dans notre pays. Elle constitue un des aboutissements de la volonté de faire taire toute critique de la politique des gouvernants israéliens et tout acte d’opposition aux graves violations des droits de l’Homme dont ils se rendent coupables...
la suite : http://ldh-toulon.net/condamnation-des-militants-BDS-de.html

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 08:41

Nouveau massacre contre les Kurdes et les progressistes à Ankara ! Plus de 90 morts et des centaines de blessés! NON A LA POLITIQUE DE GUERRE ET DE TERREUR DE L’ÉTAT TURC!

L’AKP n’ayant pas obtenu la majorité gouvernementale aux dernières élections législatives du 7 juin 2015, le Président turc Erdogan a déclaré la guerre aux Kurdes et aux forces progressistes, qu’il tient pour responsables de sa défaite, et décidé la tenue d’élections anticipées prévues pour le 1er novembre 2015.

Ce matin, à ANKARA, plusieurs explosions ont eu lieu lors du meeting pour la paix organisé par des syndicats et soutenu par le HDP (Parti démocratique des Peuples). Un bilan provisoire, fait état d e plus de 90 morts et de centaines de blessés. A l a veille des élections du 7 juin, un attentat organisé lors du meeting du HDP à Diyarbakir avait fait état de six morts et plus d’une centaine de blessés. Le 20 juillet 2015, un autre attentat kamikaze perp- étré dans le Centre Culturel d’Amara à Suruc, et visant des jeunes Socialistes du SGDF, avait fait 33 victimes et des centaines des blessés.

Sous couvert de lutte contre le terrorisme, Erdogan a accentué sa sale guerre contre les Kurdes, rompant ainsi le processus de paix pour lequel le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) avait fait maints efforts et concessions durant les deux ans et demi de négociations. Depuis le 24 juillet, l’armée turque bombarde quotidiennement les bases de la guérilla kurde au Sud - Kurdistan (Irak), causant la mort de plusieurs civils. Parallèlement à cette campagne militaire, l’État turc sème la terreur au Kurdistan et provoque la haine et la violence contre les Kurdes partout en Turquie.

Plusieurs villes kurdes comme Cizre, Nusaybin, Sur, Hazro, Diyarbakir, Yenisehir, Silopi sont soumises à des blocus qui empêchent la population d’avoir accès aux soins et aux produits de première nécessité. La police et l’armée turques y mènent une répression sanglante qui a fait jusqu’à présent près de 100 morts de civils, dont de nombreux enfants. La plupart ont été tués par des tireurs d’élite de la police embusqués sur les toits. Au cours des trois derniers mois, au moins 1 600 militants du HDP (Parti démocratique des Peuples), dont plusieurs élus, ont été arrêtés. Malgré cette poli tique de guerre et de terreur, nous poursuivons avec détermination notre combat pour une résolution politique de la question kurde et pour la reprise du processus de paix. C’est dans ce contexte que le PKK a décrété un cessez - le feu qui devait entrer en vigueur le 11 octobre. A cette nouvelle concession du parti Kurde, l’AKP et son gouvernement ont encore une fois répondu par un bain de sang.

La Turquie avance à grands pas vers une catastrophe politique sans nom. Erdogan veut la guerre coûte que coûte en cherchant à diviser la société, en attisant des conflits interethniques et en stimulant le racisme antikurde. Cette nouvelle attaque contre le HDP (Parti démocratique des Peuples) tend à affaiblir les forces démocratiques et progressistes dans leur lutte pour la liberté, la fraternité, l’égalité et la démocratie . Mais malgré cette nouvelle provocation, nous déclarons notre détermination à construire la paix en clamant encore une fois « No pasaran à la politique de guerre et de terreur!»

Nous appelons la communauté internationale à agir immédiatement pour que cessent les massacres, les pogroms et la répression contre les Kurdes, les forces démocratiques et progressistes de Turquie.

Nous appelons la France, l’Union européenne et les Nations - Unies à faire pression sur la Turquie pour qu’elle arrête cette guerre sale et reprenne les négociations avec le mouvement Kurde afin de trouver une issue politique au conflit.

Nous invitons les médias à couvrir la guerre au Kurdistan et à rendre compte des violences et des crimes commis contre le peuple kurde.

Nous appelons à des actions urgentes contre la montée de la violence d’Etat, la violence des droits de l’homme et les pratiques anti - démocratiques partout en Turquie.

Nous invitons tous nos amis, les partis politiques, les associations, les réseaux, les réseaux, les organisations de la société civile et toutes les forces éprises de paix à agir en solidarité avec nous.

Conseil Démocratique Kurde en France (CDKF), PCF, France - Kurdistan, Fédération des Associations Alévies (FEDA), Mouvement des Femmes Kurdes en Europe , ACTIT (Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie) , ESP , FUAF, ATIK, Pazarcik - Elbistan Halk Evi, SYKP , SKB, DIDF, Alinterin Kizilbayrak, ADHK - Paris, ODAK, Bloc Rouge

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 06:38

Par Christine Tréguier - 8 octobre 2015

La CJUE condamne le Safe Harbor

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de taper un grand coup sur les doigts de la Commission européenne en invalidant l’accord Safe Harbor, également connu comme l’accord sur la « sphère de sécurité ». Cette décision, adoptée en 2000 par la Commission, permet aux entreprises américaines, et en particulier aux géants du net, de transférer les données personnelles de leurs utilisateurs européens vers des serveurs situés aux Etats Unis. Il leur suffit pour cela de souscrire au Safe Harbor et de certifier qu’ils se conforment à un certain nombre de « principes de protection adéquats ». L’engagement est purement déclaratif et les signataires ne sont soumis à aucun contrôle. Ce petit arrangement a permis durant quinze ans de satisfaire aux besoins des entreprises sans enfreindre explicitement la directive de 1995 sur la protection des données personnelles qui exige un niveau de protection adéquat en cas de transfert vers des pays tiers.

Pour la CJUE « la Commission était tenue de constater que les États-Unis assurent effectivement, en raison de leur législation interne ou de leurs engagements internationaux, un niveau de protection des droits fondamentaux substantiellement équivalent à celui garanti au sein de l’Union en vertu de la directive lue à la lumière de la Charte. La Cour relève que la Commission n’a pas opéré un tel constat, mais qu’elle s’est bornée à examiner le régime de la sphère de sécurité. »

Quel que soit le niveau de protection de cet accord, relève encore la Cour, les autorités publiques des États-Unis n’y sont pas soumises. Pire, « les exigences relatives à la sécurité nationale, à l’intérêt public et au respect des lois des États-Unis l’emportent sur le régime de la sphère de sécurité, si bien que les entreprises américaines sont tenues d’écarter, sans limitation, les règles de protection prévues par ce régime, lorsqu’elles entrent en conflit avec de telles exigences. »

C’est cette préséance des intérêts supérieurs de l’état sur toute notion de vie privée qui a poussé Max Schrems à intenter la procédure sur laquelle la CJUE vient de statuer. Ce jeune avocat autrichien s’était fait connaître en 2010 par son action contre Facebook. Il avait alors réclamé au réseau social une copie de l’intégralité de ses données personnelles. Celui-ci lui avait adressé un CD Rom contenant plus de 1200 pages dans lesquelles figuraient quantité de données qu’il avait effacées. Suite à la révélation en 2013 par Edward Snowden de l’existence du programme Prism grâce auquel la NSA (National Security Agency) accède aux données détenues par certains grands acteurs du net comme Google, Apple, Facebook, YouTube, AOL ou Yahoo !, Schrems avait porté plainte contre Facebook auprès de l’autorité de protection de la vie privée irlandaise (son siège européen est situé en Irlande). Son argument principal est que les données personnelles transférées sur les serveurs américains de la société ne bénéficient pas d’une protection suffisante contre la surveillance des autorités publiques. La plainte avait été rejetée par l’autorité irlandaise qui s’était retranchée derrière le Safe Harbor et son « niveau de protection adéquat ». Schrems avait alors saisi la Haute Cour de justice laquelle s’était tournée vers la CJUE afin de savoir si l’accord excluait qu’une autorité nationale de contrôle enquête auprès de l’entreprise américaine et suspende éventuellement le transfert de données contesté.

L’avocat peut aujourd’hui se féliciter de son action. La CJUE a non seulement constaté que la supposée protection de la vie privée garantie par le Safe Harbor n’est pas équivalente à celle en vigueur en Europe, mais également que les justiciables ne disposent d’aucune voie de recours pour accéder ou modifier leurs données et que, de fait, l’accord prive les autorités de contrôle de tout pouvoir. Autant de raisons valables pour invalider la décision de la Commission qui lui avait donné naissance et ordonner à l’autorité irlandaise de traiter au plus vite la plainte de Max Schrems.

Le jour même, le Groupe 29 (Groupe des autorités de protection des données européennes) a publié un communiqué soulignant l’importance de ce jugement dans un contexte où la surveillance de masse existe et où « de sérieuses questions concernant la continuité du niveau de protection des données se posent lorsque celles-ci sont transférées aux Etats Unis ». Il convoque dans la foulée une première réunion d’experts afin d’examiner les conséquences de cet arrêt pour tous les acteurs impliqués dans les négociations du futur règlement européen sur la protection des données et dans les discussions en cours pour la renégotiation du Safe Harbor demandée par le Parlement depuis avril 2014.

Il est clair que les milliers d’entreprises qui ont souscrit au Safe Harbor ne vont pas cesser pour autant de transférer des données et que des biais juridiques seront trouvés pour qu’elles puissent poursuivre leurs activités. Mais en invalidant cet accord la CJUE pointe du doigt la politique américaine en matière de surveillance et attise encore une fois la méfiance vis à vis des principaux acteurs américains de la données que sont les réseaux sociaux, les moteurs de recherche ou encore les prestataires de cloud.

P.-S.

Sur le Web

Le communiqué de la CJUE

Le communiqué de la CNIL

8 octobre 2015

France : La direction d’une école collaborait avec la police pour surveiller une bibliothèque anarchiste

http://www.secoursrouge.org/France-Une-ecole-collaborait-avec-la-police-pour-surveiller-une-bibliotheque

A la fin du mois de septembre, des participants à la bibliothèque anarchiste ’La Discordia’ à Paris sont rentré dans l’école Montessori car ils se doutaient qu’un dispositif y était placé pour espionner la bibliothèque. Après avoir du exiger un rendez-vous avec la directrice de l’établissement qui finit par reconnaître la présence de l’engin. Après la sortie des classes, ils parviennent à négocier l’accès au cagibi où se trouvait le dispositif, avant de devoir s’en emparer par la force, se rendant compte que ’tout le monde’ dans le personnel est au courant de son existence et qu’il était placé là depuis -au moins- la seconde semaine du mois de juillet.

Une fois le boitier récupéré, il est démonté et photographié pour pouvoir récolter plus d’informations à son sujet et partager cette découverte. Les photos peuvent être récupérées dans deux fichiers zip disponibles ici et ici. Le boitier renfermait un grand nombre de matériaux sophistiqués : une caméra dont le zoom était contrôlable à distance, des antennes, du matériel réseau destiné à pouvoir regarder et interagir avec le matériel à distance et en direct.

Les participants de la Bibliothèque Discordia rappelle qu’il est important de partager ce genre d’informations lorsqu’elles se révèlent plutôt que de les cacher.

Des données privées trouvables sur 57 % des mobiles d'occasion

numerama.com

Les smartphones d'occasion constituent une piste valable pour obtenir un smartphone récent sans dépenser des sommes astronomiques. Mais une étude souligne que des données personnelles peuvent encore figurer sur ces mobiles .

C'est un fait : les smartphones coûtent cher. Certains modèles du segment très haut de gamme atteignent même des sommets, avec des prix qui franchissent la barre des 1000 euros. Bien sûr, il existe aussi des mobiles dont le tarif ne dépasse pas les 100 ou les 200 euros. Mais cela n'est pas sans conséquence : à ce prix, les performances et les fonctionnalités seront plus modestes.

Il existe toutefois une troisième voie qui s'intercale entre l'achat d'un smartphone ultramoderne mais hors de prix et l'acquisition d'un téléphone bon marché mais qui est susceptible de rapidement montrer ses limites : il s'agit de l'achat d'un mobile d'occasion. Cette solution est, selon une étude datée de 2013, est envisagée par une part importante des Français interrogés sur le sujet.

Mais encore faut-il que les téléphones vendus d'occasion soient correctement effacés, afin de ne plus laisser la moindre trace d'une utilisation antérieure. Dans l'enquête menée il y a deux ans, les sondés indiquaient que le principal obstacle pour sauter le pas était la crainte de laisser des données par inadvertance dans le mobile qui pourraient ensuite être consultées par le nouveau propriétaire.

Cette crainte n'est pas infondée, même s'il existe dans les smartphones actuels des outils pour restaurer un mobile dans son état "d'usine" (avec Android par exemple, un réglage dans les paramètres permet de rétablir la configuration de base en effaçant toutes les données de l'appareil). En effet, une analyse menée par Blancco Technology Group et Kroll Ontrack montre que des traces résiduelles peuvent subsister.

Que dit l'étude ? Après avoir examiné un échantillon de 122 appareils (dont des disques durs et des disques SSD) qui ont été achetés sur des plateformes de e-commerce comme Amazon et eBay, il a été constaté, en ce qui concerne les mobiles, que "des milliers de messages électroniques, journaux d’appels, SMS, messages instantanés, photos et vidéos ont été récupérés sur 35 % des appareils mobiles"

Quant aux solutions d'effacement, elles ne paraissent pas être d'une efficacité à toute épreuve : "un examen plus approfondi démontre qu'une tentative de suppression a été effectuée sur 57 % des appareils mobiles qui contenaient des données résiduelles. Ces tentatives de suppression ont échoué à cause des méthodes courantes mais peu fiables utilisées, laissant des informations sensibles exposées et potentiellement accessibles".

Blancco et Kroll précisent que même les mobiles qui avaient bénéficié d'une restauration d'usine présentaient encore des traces. Ils notent que cette méthode de suppression, jugée plus performante que d'autres, est toutefois insuffisante pour vraiment tout nettoyer. Ce qui tombe à pic pour ces deux sociétés. En effet, chacune vend des outils d'effacement de données.

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 05:27

REGIONALES ....« Avis de Tempête... électorale »

Monsieur le Président de la République



Monsieur le Président de la République

En ma qualité de responsable de l’association Blanc C’est exprimé je me suis permis de renouveler, le 23 juin 2015, la sollicitation, restée sans écho, que je vous avais déjà présentée le 1 janvier 2015. Je vous demandais de tout mettre en œuvre pour imposer, dans l’urgence, « valeur de statut juridique de suffrage exprimé au vote blanc.»

J’ai pris acte que depuis mes envois, aucune suite significative n’a été donnée à la sollicitation présentée. Aussi l’association Blanc C’est Exprimé prépare-t-elle son projet de campagne pour les Régionales.
.
Celui-ci prendra en compte le fait que n’est pas respecté le souhait de plus de 70 % des Français. Ce qui est la démonstration d’un nouveau déni de Démocratie.

Devant l’inertie qui est opposée aux Citoyens, l’objectif de l’action qui va être menée - dans l’esprit de la logique qui s’impose - par l’association Blanc C’est Exprimé qui, depuis 1989, lutte contre les abstentions qui favorisent l’émergence de courants xénophobes et racistes - aura pour objectif de toucher directement, sans esprit partisan, tous les partis et tous les politiciens qui se succèdent, en alternance, depuis des décennies.
En effet, il peut être affirmé aujourd’hui que, quel que soit l’Homme ou la Femme - même en dehors du personnel politique - qui se présenterait paré (e) de toutes les vertus démocratiques et des compétences nécessaires et indispensables, ne serait en capacité de faire bouger « les lignes »... et de se dégager de l’emprise du « carcan centralisateur jacobin fonctionnarisé» - qu’il soit de droite ou de gauche - qui nie et méprise l’Individu, le Citoyen, les Territoires... et met à mal la République.

De nombreux signes démontrent que les Citoyens n’ont plus aucune confiance dans la classe politique qui leur oppose en permanence la démagogie, les promesses non tenues, le refus de réelles et indispensables réformes institutionnelles et territoriales et en leur lieu et place, l’existence de celles qui préservent les seuls intérêts et privilèges des partis et des professionnels de la politique (pyramide institutionnelle, découpage des nouvelles Régions...).

Le point de rupture est aujourd’hui atteint.

Aussi, si rien n’est fait dans l’urgence.... l’Association Blanc C’est Exprimé est déterminée à agir.

« Mieux vaut mieux une Révolution pacifique dans les urnes que violente dans la rue. »

Je vous remercie de l’intérêt que vous porterez à la présente et vous assure, Monsieur le Président de la République, de l’assurance de mes sentiments dévoués.


Gérard Gautier
Saint-Brieuc le 1 septembre 2015

Ancien Conseiller Régional de Bretagne Président Mouvement « Blanc c’est Exprimé »
18 rue de Penthièvre 22000 Saint-Brieuc - Téléphone : 02.96.33.50.34
Site: www.blanccestexprime.fr Courriel : blanccestexprime@wanadoo.fr

Sans proportionnelle ce sera sans moi

07 septembre 2015 | Par Alexis Braud - 72

blogs.mediapart.fr

La France est avec le Royaume-Uni le seul pays de l'Europe des 28 sans proportionnelle aux élections législatives. C'est une hérésie démocratique qui fait du mal à notre pays, englué dans un système présidentiel qui ne permet pas des majorités de projet. Pour réconcilier les Françaises et les Français avec l'État, il faut qu'ils se reconnaissent dans leur Assemblée Nationale. Et pour ceux qui votent encore, avant d'en faire revenir d'autres, qu'ils le fassent avec entrain et non à reculons du fait d'un choix par défaut.


Monsieur le Président je vous le dis, moi qui participe sans me poser la question à toutes les élections : sans proportionnelle ce sera sans moi au second tour cette fois-ci si cela doit me faire voter pour celui ou celle j'estime "le moins mauvais". Je veux voter pour des gens que je veux voir élu, pas pour limiter les dégâts ou céder à une pression sur ce qu'il faudrait éviter ou serait utile. Et cela aura les conséquences que vous aurez choisi en maintenant la France dans un état d'inadaptation démocratique.

Sans vous aussi ? Dites-le !

En rejetant l'idée d'élire notre Assemblée Nationale avec de la proportionnelle, vous souhaitez maintenir l'élection présidentielle comme l'Alpha et l'Oméga de la vie politique française. Les législatives devenant une sorte de gentille formalité, juste après la présidentielle, avec une majorité priée d'être sympa et de jouer au jeu du bipartisme. Ce faisant, vous ne faites d'ailleurs que renforcer pour l'ensemble des forces politiques la nécessité d'être présente à l'élection phare de notre République : l'élection présidentielle. C'est le second effet de votre refus de la proportionnelle.

Pour toutes ces raisons monsieur le Président, sans proportionnelle ce sera sans moi au second tour des législatives, et c'est sans aucun scrupule que je ferai le choix de mes idées pour le premier tour de la Présidentielle. Et je vous vous confier un scoop : je ne suis pas seul à être déterminé.

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 05:46

APPEL AU SOUTIEN DE SAADIA ET HUSEIN (Du Comité BDS France 34)

Pendant les bombardements israéliens de l'été 2014, le 3 août, nous avons reçu sur le fil d’actualité de notre compte Facebook personnel, un « post » sous forme d’un dessin rapprochant des campagnes de financement faites d’une part pour l'armée de l'Allemagne nazie, et d’autre part pour l'armée israélienne. Nous avons manqué de vigilance en partageant ce montage sans voir qu’il était accompagné d’un texte antisémite et négationniste particulièrement abject. Nous ne sommes évidemment pas les auteurs de ce post.

Le 6 août en fin d’après-midi nous avons été contactés par un ami qui avait été lui - même informé en début d’après - midi par la présidente de la LDH34 de la présence de c es posts sur nos pages. Dès la lecture du texte nous avons immédiatement effacé ces posts de nos pages FaceBook .À de nombreuses reprises, nous nous sommes publiquement expliqués notamment dans des déclarations à la presse locale, dans des textes et des vidéos sur le site du comité BDS France 34 ,ainsi que sur les réseaux sociaux.Aucun militant ne peut ignorer ces faits facilement vérifiables : toute la chronologie des évènements est consultable sur le site du Comité BDS France 3 4. (https://bdsf34.wordpress.com/)

Nous sommes des militant - e - s – porte parole – du comité BDS France 34, adhérent de la Campagne BDS France qui répond à l’Appel palestinien. Celui - ci appelle les sociétés civiles du monde entier à sanctionner l’état d’Israël « jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaitre le droit inaliénable du Peuple Palestinien à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international: « fin de la colonisation, égalité absolue pour les palestiniens d’Israël et retour des réfugiés de 48 ». L’appel BDS prône l’égalité des droits et le refus de tout racisme.

Nous sommes totalement étrangers à toute forme de racisme et de discrimination. L’antisémitisme nous fait horreur et nous le combattons à l’égal de tous les racismes, même quand il avance masqué sous les traits « pseudo - antisionistes » d’un Dieudonné ou d’un Soral ; nous refusons tous les amalgames, confusions ou raccourcis de pensée.

Nous accuser « d'apologie du génocide et de négationnisme » est une diffamation à notre égard et une attaque politique du mouvement BDS qui est aujourd’hui la meilleure « arme » du combat non - violent mené par le peuple palestinien pour ses droits. Au moment où la campagne BDS internationale remporte des victoires, ouvre de vrais espoirs et des perspectives pour la défense des droits du Peuple Palestinien, nous nous étonnons de l’acharnement de la LDH dont la signification nous pose question.

La plainte de la LDH a permis à la LICRA de s’emparer de cette accusation pour déclencher une offensive contre le comité BDSFrance34 demandant l’interdiction de toutes ses manifestations publiques portant ainsi entrave à sa liberté d’expression.

La plainte de la LDH a permis aux relais sionistes de se constituer parties civiles dans ce procès qui s’appuie sur une instrumentalisation des évènements à partir d’une reconstruction falsifiée des faits.

Elle a permis à la LICRA, au BNVCA de Ghozlan et à « Avocats sans Frontières » de Goldnadel, ( membre ,du comité directeur du CRIF et avocat du sinistre Ulcan) de se porter parties civiles aux côtés de la LDH dans ce procès. Nul doute qu’ils vont tenter de faire du procès qui aura lieu le 12 novembre 2015, le procès du BDS Palestinien et qu’ils vont tenter de criminaliser tous ceux qui critiquent et s’opposent à la politique d ’Israël, relayant ainsi la campagne internationale israélienne contre le BDS Palestinien.

C’est pourquoi nous vous appelons à signer cet Appel au soutien et à vous rassembler dans un large Comité de Soutien :
- Pour exiger avec nous que la LDH se retire des parties civiles et nous réhabilite publiquement ?
- Pour soutenir le BDS attaqué par les officines sionistes et autres organismes pro-israéliens.

Saadia, Husein et le comité BDSFrance 34 . Montpellier le 7 septembre 2015
Contact : comitebdsfrance34@gmail.com

SIGNEZ, DIFFUSEZ L’APPEL DE SOUTIEN A SAADIA ET HUSEIN

Publié le 13 septembre 2015

SIGNEZ L’APPEL AU SOUTIEN DE SAADIA ET HUSEIN

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2015N48190

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 08:24

Les mineurs palestiniens privés de droits de la défense


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Taleb Hamed, un adolescent américano-palestinien, a été arrêté le 3 juin 2015. Interrogé des heures durant sans la présence d’un avocat, il n’a jamais été informé de ses droits et a ensuite été conduit devant la justice militaire. Chaque année, entre 600 et 700 mineurs âgés de moins de 17 ans sont ainsi arrêtés en Cisjordanie.

Le 26 / 08 / 2015

Taleb Hamed, 15 ans, était dans un taxi de retour de Ramallah le 3 juin 2015 vers 12h30 lorsqu’il a été arrêté à un barrage de fortune près de l'entrée sud de Silwad parce qu’il n’avait pas ses papiers d’identité. Après son arrestation, il a été transféré à un poste de police de la colonie israélienne voisine de Geva Binyamin. Il n’a pas été informé du lieu de sa détention et n’a pas été autorisé à contacter sa famille. Il a ensuite été emmené dans une salle d'interrogatoire et accusé d'avoir jeté des pierres. Il n’a pas eu droit à un avocat et n’a jamais été informé de son droit de garder le silence. Interrogé pendant environ trois heures par la police israélienne, il a été forcé de signer des documents en hébreu qu’il ne comprenait pas.

Après l'interrogatoire, il a été enfermé dans une cellule, seul pendant cinq heures sans eau ni nourriture. Cette nuit-là, les forces israéliennes l’ont transféré à la prison militaire d'Ofer, près de Ramallah. Il a comparu devant un juge du tribunal militaire d'Ofer, où il a revu ses parents pour la première fois depuis son arrestation. Au cours de la première audience, un juge militaire israélien tribunal a décidé de la remise en liberté de Taleb après versement d’une caution de 5.000 NIS (1.300 US $). Aucun acte d’accusation n’a encore été déposé par le procureur militaire israélien.

Les mineurs palestiniens en détention

En Palestine, en 2014, plus de 75 % des enfants palestiniens détenus ont enduré des violences physiques entre leur arrestation et leur interrogatoire. Dans 93% des cas, les mineurs se sont vu refuser l'accès à un avocat. Ils sont rarement informés de leurs droits. Depuis la mise en place en 1967 d’une administration militaire israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, la loi militaire israélienne s’applique uniquement à la population palestinienne. Les mineurs palestiniens sont soumis à la justice des tribunaux militaires israéliens contrairement aux mineurs israéliens qui se trouveraient sur le même territoire. Israël poursuit automatiquement les enfants devant les tribunaux militaires qui ne fournissent pas des mêmes garanties en matière de droit à un procès équitable et fondamentaux que les tribunaux civils. Depuis le début de l’année 2015, 95 mineurs palestiniens ont été détenus à la prison israélienne d'Ofer.

Signez la pétition

François Hollande
Président de la République

Monsieur le Président,

La France doit clairement faire entendre sa voix sur les violations des droits de l’homme en Palestine. Je vous demande d’instaurer un dialogue sans compromis ayant pour objectif de garantir les droits de la défense des mineurs palestiniens. Il est notamment urgent que les mineurs aient accès à un avocat en garde à vue, que les interrogatoires soient systématiquement filmés et qu’ils ne soient plus jugés par des tribunaux militaires mais par des tribunaux civils.

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 08:04

La prison pour défendre les forêts tropicales en Malaisie ?

Chers ami(e)s de la forêt tropicale,

Les entreprises forestières défrichent tout ce qui est possible dans l’État du Sarawak en Malaisie. De merveilleuses forêts tropicales sont détruites à cause de l’avidité et de la soif de profit. Des politiciens corrompus ont fait fortune en bradant les ressources naturelles du pays.

La journaliste Clare Rewcastle-Brown informe depuis plusieurs années sur la destruction des forêts tropicales en Malaisie sur le site d’information Sarawak Report. Elle est aujourd’hui poursuivie par les autorités du pays qui ont lancé un mandat d’arrêt international à son encontre. Cette affaire montre l'acharnement du gouvernement malaisien à faire taire les critiques.

Ce sont les politiciens corrompus et non les défenseurs de la nature qui devraient craindre la prison ! Écrivons au gouvernement malaisien :


PÉTITION

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 10:12

Secret des Affaires: Rémy Pflimlin plaide pour un retrait de la directive

#tradesecrets Elise LUCET France 21 août 2015 —

Chers signataires,

Malgré l'été, notre combat continue contre la directive secret des affaires qui remet en cause le droit d'informer et d'être informé. Constance Le Grip, rapporteuse du texte auprès du parlement européen, a été reçue par Rémy Pflimlin, alors PDG de France Télévisions. Rémy PFLIMLIN a insisté sur le fait que les grands groupes de presse ne résisteraient pas aux risques de paiement d'importants dommages et intérêts. Il a fait état des pressions régulières dont il était déjà la cible au cours de son mandat à la tête de France Télévisions. Constance Le Grip a dit entendre ses inquiétudes concernant le projet de directive européenne secret des affaires et que ces inquiétudes s'étendaient bien au delà du seul cercle des journalistes d'investigation. Alors que le processus législatif est toujours en cours à Bruxelles, elle s'est engagée à réfléchir à une évolution du texte et a affirmé qu'elle prendrait le temps nécessaire pour une consultation plus vaste, mais elle ne semble pas envisager son abandon. Pourtant les enjeux sont colossaux, l'information libre et indépendante des citoyens, gage d'une société démocratique, déjà bien mise à mal ces derniers temps, est en péril avec le vote d'un tel texte. Les engagements de Constance Le Grip restent donc bien insuffisants face au danger d'une arme de dissuasion pour la diffusion de l'information. Il faut maintenir la pression sur les personnes en charge du vote de ce texte pour arrêter le processus législatif, nous bons besoin de vous! Voici les emails des 4 représentants de la commission qui ont voté en faveur du texte. C'est eux qu'il faut convaincre. Pourriez vous prendre quelques minutes pour leur envoyer un email ? Voici le texte que vous pourriez leur envoyer (n'hésitez pas à signer et personnaliser le texte) : "J'ai signé la pétition lancée par Elise Lucet concernant le secret des affaires (www.change.org/secretdesaffaires) et j'ai appris que vous aviez voté en sa faveur, alors que ce texte remet en question la liberté d'informer des journaliste et le droit à l'information des citoyens. En tant que citoyen européen que vous devez représenter, je vous demande de rejeter ce texte. Ne laissez pas les entreprises dicter l'info !" Voici les adresses email : LE GRIP Constance constance.legrip@europarl.europa.eu (France) COFFERATI Sergio Gaetano sergio.cofferati@europarl.europa.eu (Italie) DZHAMBAZKI Angel angel.dzhambazki@europarl.europa.eu (Bulgarie) CAVADA Jean-Marie jean-marie.cavada@europarl.europa.eu (France) Une rencontre avec des sources et des lanceurs d'alerte est prévue à la rentrée avec Constance Le Grip, espérons que les témoignages sur la précarité de leurs situations, et la projection d'une précarité encore plus forte demain si le texte était adopté, lui fera comprendre à qu'il est indispensable d'y renoncer. Merci à tous pour votre action.

Elise Lucet

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 07:15

L'administration du blog invite à cliquer sur our homepage,pour rappeler l’existence de l'Initiative Citoyenne Européenne Auto-organisée Stop TTIP & CETA,

A propos de l’Union européenne….

C’est avec plaisir que je publie cette analyse de Frédéric Viale, compagnon de multiples luttes communes.

Pour une nouvelle stratégie d’Attac

Contribution de Frédéric VIALE

Juillet-2015 : l’imposition à la Grèce de la continuation d’une politique austéritaire dont elle ne voulait pas par les membres de l’eurogroupe est une leçon de choses politique, et il est bon que Attac, membre du mouvement social, sache en tirer les conséquences. L’action, les objectifs, le discours même de l’association doivent tenir compte de la réalité qui s’impose à elle. C’est bien le fondement de notre vivre-ensemble, la démocratie, qui est massivement attaqué. Cela n’est pas nouveau mais apparaît désormais de manière si éclatante que nous ne pouvons pas continuer comme s’il ne s’était rien passé.

La « crise grecque » n’est pas une crise, et elle n’est pas grecque.

La crise de juillet 2015 n’est pas une crise, car elle ne constitue en rien une rupture. Simplement, les évènements de juillet de cette année montre l’Union européenne telle qu’elle est vraiment : une machine à punir, anti-démocratique, conçue pour empêcher toute avancée progressiste, quelque soit la volonté des peuples. Il est clair désormais que l’Union européenne sert certains intérêts limités, contre les populations, véritables ennemis de l’intérieur à qui il s’agit d’interdire toute perspective de changement, même modeste.

Cette crise n’est pas grecque, car tous les peuples sont concernés : les demandes portées par Syriza s’inscrivaient dans le lexique modéré du keynésianisme. L’idée qu’il n’est pas raisonnable d’écraser un pays sous des politiques d’austérité si on veut véritablement qu’il s’en sorte est partagée même par les moins révolutionnaires. D’ailleurs, c’est cette idée qui a permis à l’Allemagne d’obtenir un certain aménagement à sa dette impayable en 1952. Avec l’accord imposé par l’eurogroupe en juillet, il n’est pas question de porter remède aux difficultés grecques, mais d’écraser un gouvernement de gauche, certes un peu progressiste mais beaucoup trop pour les autres qui ne le sont pas du tout. Ce qui s’est passé en juillet est un avertissement politique adressé aux peuples par les gouvernements conservateurs et sociaux-démocrates : il n’y a pas d’alternative. Et l’Union européenne est le moyen de parvenir à imposer cette idée.

Plusieurs conséquences à ce constat : l’Union européenne est le problème, pas la solution ; il n’y a pas d’espace politique européen ; en conséquence, certaines de nos mobilisations doivent être repensées.

L’Union européenne est le problème, pas la solution.

On s’étonnera peut être de l’utilisation du démonstratif le. Elle est faite à dessin. L’Union européenne n’est pas un problème parmi d’autres, il est celui qui surplombe tous les autres et dans lequel il nous faut trancher.

L’idée généralement partagée à Attac est qu’il faut en finir avec les politiques austéritaires qui sont des instruments d’inégalité sociale, économiquement inefficaces et qui perpétuent un vieux monde qui détruit la planète. Cette idée demeure parfaitement actuelle. Mais désormais, la démonstration est faite : rien ne sera possible si nous ne parvenons pas à venir à bout de la machine à punir qui empêche toute alternative concrète. Et cette machine à punir, c’est l’Union européenne.

Les gouvernements ont un rôle crucial et moteur, et celui qui se révèle le plus puissant aujourd’hui est le gouvernement allemand, aidé par la complicité du gouvernement français. Toutefois, rien n’aurait été possible sans l’existence d’une structure informelle, l’eurogroupe, constituée au sein de l’Union pour imposer l’écrasement d’un peuple dissident, le peuple grec. Les instruments de la politique monétaire, mais aussi de la politique budgétaire, se trouvent désormais hors de portée des peuples qui peuvent voter dans un sens ou dans un autre sans que cela n’ai plus la moindre conséquence.

Juillet 2015 ne fait que confirmer ce que nous savons déjà : l’Union européenne est une machine à dumping social (détachement des travailleurs salariés, concurrence salariale etc.), une machine à dérégulation (marché aérien, postal, de l’énergie, ferroviaire, etc.), une machine à privatisation (La Poste). Elle s’est dotée des instruments juridiques adéquats pour imposer une politique économique, le néo-libéralisme. Juillet 2015 montre que les élections ne servent plus à rien, mais nous avons pu le constater depuis 2007, depuis que par trois fois trois peuples aient refusé le TCE pour qu’il soit finalement adopté deux ans après, sous une autre dénomination.

L’UE est, consubstantiellement, un instrument néo-libéral et n’est pas réformable : c’est une zone de libre-échange, pensée comme telle, productrice de dumping entre des entités aux législations très différentes, et donc l’objectif est bien, comme toutes les zones couvertes par un traité de libre-échange, de niveler les normes sociales, fiscales et environnementales sur le standard le plus bas. D’ailleurs, une très grande partie des délocalisations s’effectuent à l’intérieur de l’UE, notamment vers les pays de l’ex bloc de l’Est, aux salaires très faibles (exemples de Peugeot et Renault). La gauche radicale appelle à lutter contre les traités de libre-échange, comme le TAFTA et le CETA, or, les traités instituant l’UE sont les traités de libre-échange les plus destructeurs. Ils doivent donc à ce titre être combattus de façon aussi virulente que le TAFTA et le CETA.

Aucun domaine, véritablement aucun, n’échappe au surplomb des politiques européennes : monnaie, budget, mais aussi fiscalité, environnement, climat, questions sociales, politiques commerciales. Or ces politiques, juillet 2015 montre qu’il n’est plus raisonnable de parier qu’elles pourront être réorientées dans le cadre institutionnel existant. C’est en fonction de ce point de vue qu’il est possible de dire que désormais la question du carcan européen devient première : écarter ce carcan, si possible le détruire devient le premier combat à mener, au moins celui qui précède tous les autres, afin que les autres puissent connaître une chance d’être gagnés.

Il n’y a pas d’espace politique européen

Nous, mouvements sociaux, avons vécu avec cette idée qu’il était possible de créer ou d’élargir (selon le degré d’optimisme de chacun) un espace politique européen qui transcenderait l’espace des nations, peu adapté aux problèmes globaux auxquels nous avons l’ambition de nous attaquer.

Créer un espace politique européen était l’idée du Forum social européen. Elle était excellente, c’est un échec. Depuis Istanbul (2010), aucun forum n’a pas se réunir et ce ne sont pas les quelques tentatives de réunions autour des questions sociales en Europe qui peuvent prétendre avoir relevé cet échec. Il ne s’agit pas ici d’analyser en détail ce constat, mais de le faire : oui, le mouvement social est faible en Europe, il n’a pas permis l’émergence des forces capables d’éviter aux gouvernements conservateurs et libéraux d’imposer leur ordo-libéralisme mortifère.

Mais si le mouvement social est faible, il l’est au niveau européen. Au niveau de chaque pays, il en va différemment : l’Espagne a connu un mouvement fort, la Grèce un gouvernement à gauche porté par le mouvement social. La France a également connu des moments intenses, (referendum de 2005), des campagnes importantes, mais globalement, les mouvements sociaux ne sont pas parvenus à faire émerger une force susceptible de renverser la vapeur en Europe. Il ne faut pas s’en étonner : les mobilisations se font concrètement dans la langue de ceux et celles que l’on espère convaincre de lutter à nos côtés, dans le cadre de référence historique, politique et social que nous avons en commun. Seule une infime catégorie de militants peut passer d’une langue à l’autre, d’un cadre à un autre : ils n’ont pas jusqu’ici fait la différence, inutile de se bercer de l’illusion qu’ils la feront un jour.

Cela s’explique simplement : les institutions européennes ne laissent aucun espace politique. Comme le dit très justement Junker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

Juillet 2015 et la gestion de la crise financière depuis 2008 ayant prouvé qu’elle était non réformable de l’intérieur, le choix de la rupture avec l’UE s’impose donc comme une évidence pour tous les mouvements portant un projet de rupture économique et sociale et de politique alternative de gauche. C’est un postulat de raison, basé sur l’expérience et l’observation. Défendre la maintien dans l’UE tient à l’inverse du choix dogmatique et idéologique (l’UE comme dépassement des nationalismes honnis). Nous sommes contraints de dépasser nos propres dogmes.

Revoir notre rôle, nos actes, nos discours

Dans les circonstances actuelles, le livre d’Attac et de Copernic « Que faire de l’Europe? » ne peut plus servir de référence, en tous les cas pas sur le plan de l’action stratégique. Rappelons les mots sur lesquels il se termine et qui fondent un programme : « la refondation de l’Europe passera par trois processus interdépendants mais pouvant survenir dans des temporalités différentes : l’irruption d’insurrections civiques dans plusieurs pays, le développement à grande échelle des pratiques alternatives de production, de vie et d’action politique, et l’arrivée au pouvoir de majorités porteuses de ces initiatives solidaires, démocratiques et écologiques… » Mesurons l’irréalisme de ces prérequis qui découragent toute perspectives de mobilisations, d’autant que nous connaissons désormais la dureté, le dogmatisme des gouvernements en place qui, jamais, n’accepteront « le développement à grande échelle des pratiques de production, de vie et d’action politique » et qui usent sans vergogne des institutions de l’Union européenne pour s’assurer que les « majorités porteuses de ces initiatives solidaires, démocratiques et écologiques » ne puissent rien obtenir.

Le dogme selon lequel « cette bataille ne peut être le fait d’un seul pays ni d’un seul peuple » doit désormais être oublié. Si le mouvement social dont nous sommes une composante essentielle a une utilité, ce sera de prendre ses responsabilités ici et maintenant : les gouvernements et les institutions de l’Union européenne nous l’ont rappelé durement, eux ne rigolent pas. Ils ne céderont rien, jamais. Et en tous les cas pas spontanément. Il nous appartient d’agir là où nous le pouvons effectivement desserrer d’étau, l’objectif étant de le faire tomber. Et cet étau ne tombera pas par une hypothétique mobilisation européenne, de toute façon insuffisante vue la non-démocratie de l’Union. Elle découlera des ruptures réelles, sérieuses dont notre action, nos campagnes, porteront au premier plan.

Notre responsabilité est énorme : puisqu’il est établi désormais que les institutions de l’Union ne connaissent pas la démocratie, puisque les gouvernements ne la connaissent pas davantage, nous devons rompre avec ce jeu infernal où les perdants sont les naïfs qui, à l’instar du gouvernement grec, croient qu’il suffit d’un vote même massif, même de tout un peuple pour changer les politiques d’austérités hégémoniques dans le cadre de l’Union. Il faut beaucoup plus que cela : il faut des ruptures avec l’UE, et il faut aussi assumer l’idée que nous serions prêts à assumer les conséquences, même ultimes, de notre détermination comme peuple. Le gouvernement grec est parti désarmé aux négociations en s’interdisant à l’avance de sortir de la zone euro, en ne pensant aucun plan B. Il a été humilié et avec lui, tout un peuple. Il nous appartient donc, comme mouvement social, à défendre dans l’opinion que nous devrions assumer une sortie d’institutions anti-démocratiques et mortifères – mais d’assumer réellement les conséquences de ces ruptures, sans se masquer derrière des prérequis tels que ceux formulés dans le livre d’Attac et Copernic qui renvoient les mobilisations aux générations qui naîtront après 2150 dans le meilleur des cas.

L’internationalisme reste de mise, la solidarité des mobilisations avec d’autres peuples doit se poursuivre, mais nous ne devons pas nous masquer derrière cette nécessaire solidarité internationale pour éluder notre responsabilité dans le cadre militant où nous existons réellement. Notre responsabilité est d’autant plus grande que nous voyons partout monter des forces violentes, d’extrême-droite : elles ont la partie facile, il leur suffit d’occuper le terrain que les forces démocratiques leur laissent. Elles donnent, ces forces d’extrême-droite, l’impression qu’elles seraient capables de renverser la table, de rompre avec l’insupportable et gagnent du terrain par des discours d’exclusion. Nous avons aussi la responsabilité de ne pas laisser sans réponses les angoisses qui naissent des dénis de démocratie systématiques dont Juillet 2015 constitue un exemple frappant, sans quoi l’extrême-droite finirait pas conquérir le pouvoir

Propositions :

1- Axer notre discours sur la démocratie : elle n’existe plus, il s’agit de la refonder, l’Union européenne n’est pas démocratique (ni d’ailleurs nos institutions).

2- L’Union européenne est le noeud gordien : aucune avancée ne peut se faire dans le cadre qu’elle impose.

3- Le mouvement social doit prendre ses responsabilités et dire comment et de quelle manière rompre effectivement avec les politiques et les institutions ordo-libérales.

En somme, il s’agit de tracer un signe d’égalité entre démocratie et reconquête de la souveraineté populaire. Ce sont les peuples qui sont bafoués, nous avons la responsabilité de redonner des perspectives de luttes. Notre internationalisme ne doit pas être l’excuse de notre refus d’agir et de notre impuissance.

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 09:06

Espagne : la loi 1984

jeudi 13 août 2015, par Argelaga

Le 1er juillet 2015, moment de l’entrée en vigueur de la « ley mordaza » (la « loi bâillon ») et de la dernière réforme du Code pénal, la monarchie espagnole s’est transformée en un État policier, achevant ainsi une étape de populisme punitif qui démarra dans la décennie des années 1990 avec la « ley de la patada en la puerta » et le Code pénal « de la démocratie » en vigueur depuis 1995 : le plus dur en Europe et digne héritier du code franquiste. Ce qui avait été jusqu’à aujourd’hui un État de partitocratie caractérisé par un autoritarisme rampant émanant d’un « pouvoir » législatif qui peu à peu foulait aux pieds les droits et supprimait les libertés, avec la complicité d’un « pouvoir » judiciaire dépendant des partis, est dorénavant un État d’exception déclaré grâce à un système juridique fait à la mesure de l’appareil répressif. La différence n’est pas mince : jusqu’à avant-hier, la partitocratie s’appuyait principalement sur le conformisme des masses ; maintenant, elle le fait avant tout sur « les forces et les corps de sécurité ». Cela veut dire que les problèmes politiques sont de plus en plus considérés comme des problèmes de sécurité, c’est-à-dire des problèmes d’ordre public, que cela soit l’irruption incontrôlable de la question sociale ou l’affaiblissement irrépressible du régime devant les conséquences de la sortie de la Grèce de la zone euro. Il y a au minimum une part significative de la classe dominante qui est prise de panique devant le danger que comporte le développement des conflits sociaux dans les grandes villes et sur le territoire, conséquence directe de la crise économique et du discrédit institutionnel, et qui considère que le renforcement du système des partis qui a conduit à l’apparition de nouvelles options politiques n’est pas suffisant. Une partie de l’oligarchie dirigeante a plus confiance en l’intégration des partis et des coalitions émergentes à l’aide d’une politique d’accords ; une autre croit davantage aux cordons policiers avec carte blanche pour réprimer sans ménagements toutes velléités de protestation et de dissidence. Dans un cas, il suffirait d’appliquer les mécanismes habituels de vigilance et de contrôle du postfranquisme, fortement soutenus par la législation des gouvernements socialistes antérieurs ; dans l’autre, il s’agirait purement et simplement d’un retour à la politique de l’ordre pratiquée par la dictature franquiste.

Le pacte social qui fondait la partitocratie symbolisé par la loi Corcuera paraît s’être fissuré. Les forces politiques qui prétendent faire passer la « sécurité citoyenne » avant les droits actuels sur la vie privée, le logement, l’accueil de réfugiés, le droit de réunion, de manifestation et d’expression, pourtant eux-mêmes déjà bien réduits, pensent que la situation sociale menace de se détériorer et de dériver vers des conjonctures à la grecque, car le régime est trop vulnérable face aux spéculations financières, et à mesure que de nouveaux trous surgissent dans le financement, il le sera encore plus. Pour conjurer une crise potentielle avec un autre sauvetage compliqué à l’horizon, comme un Syriza à l’espagnole, elles ont parié sur la ligne dure. Elles considèrent nécessaire d’imposer un « cadre juridique adéquat » et une déréglementation de l’activité policière qui permet une impunité totale lors de pratiques jusque-là illégales et exécutées sans trop de couverture, comme l’avait fait en son temps la loi précédente. On l’autorise même à prendre des sanctions qui incombaient auparavant au juge. Il semble que l’intervention arbitraire et disproportionnée de la police contre les terceros, c’est-à-dire ceux qui protestent, soit, oligarchiquement parlant, la seule façon de garantir un « fonctionnement normal des institutions » à l’intérieur de la crise et, de la même manière, d’assurer la « tranquillité » des citoyens qui décident dans l’économie et la politique. Pour que la société et l’État continuent d’être dans les mains d’irresponsables et de corrompus, la rue doit rester à la merci des vrais violents : la flicaille.

La « loi bâillon » est la première du genre à définir le concept de « sécurité citoyenne » : c’est « la garantie que les droits et les libertés reconnus et protégés par les constitutions démocratiques peuvent être librement exercés par la citoyenneté ». Le propos s’éclaircit quand on comprend qu’il se réfère au droit d’être d’accord avec les dispositions de l’État et à la liberté de lui obéir. La législation sécuritaire agrandit l’échantillonnage des faits « perturbateurs » et des formes délictueuses dans des termes suffisamment ambigus pour couvrir un secteur important de la population : celui qui manifeste, désobéit, critique les politiques, s’oppose aux expulsions, convoque des actions par internet ; celui qui fait partie des piquets de grève, occupe les maisons, arrête le trafic, photographie les brutalités des forces de l’ordre ; celui qui interfère « dans le fonctionnement des infrastructures critiques », c’est-à-dire qui défend le territoire, y compris le supporteur passionné de football trop bruyant et… celui qui participe à un botellón : la dipsomanie juvénile semble maintenant devenue subversive aux yeux dévots des dirigeants. Dans le panier punitif, on trouve de tout, du fanatique djihadiste au citoyen modeste qui ne se croit pas obligé de montrer sa carte d’identité au premier sbire venu, du pacifiste qui s’enchaîne contre les lignes THT au piéton qui refuse d’être fouillé, de l’immigrant sans papiers à l’insolvable qui résiste pour ne pas abandonner sa maison. Tous sont infractores (transgresseurs) et à ce titre figureront dans un registre, quels que soient la légèreté de l’infraction et le degré de culpabilité, parce que si minimale soit-elle, elle est susceptible d’être considérée comme opposée à l’ordre constitutionnel et par conséquent responsable d’apporter son grain de sable à la déstabilisation « des institutions politiques, des structures économiques ou sociales de l’État ».

La « loi bâillon » nous indique que le régime de partitocratie évolue inéluctablement vers une société totalitaire, telle celle dénoncée par Orwell dans son roman 1984 : une information unilatérale, un contrôle des masses, une répression de l’activisme social, l’éradication de l’intelligence critique, les néolangages et les ministères de l’oppression, où n’importe quel signe extérieur de non-conformité peut provoquer de terribles humiliations. Aujourd’hui, Big Brother n’est évidemment pas le Parti, mais l’État partitocratique ; néanmoins, les devises restent les mêmes : « la guerre, c’est la paix », « la liberté, c’est l’esclavage », « l’ignorance, c’est la force ». La « loi bâillon » est un produit typique de la Raison d’État parce que avec elle on vise un renforcement du pouvoir qui tend à la conservation du régime au-dessus des sujets appelés « citoyens », quel que soit le moyen employé. De préférence immoraux, arbitraires, violents et illégitimes, puisque, aux yeux des experts en répression de l’oligarchie dirigeante, ils sont les plus efficaces. Depuis le 1er juillet, la partitocratie est visiblement ce qu’elle était déjà essentiellement : un État policier qui souhaite la bienvenue à son « citoyennisme » avec une expansion pénale parfaitement réglementée sans avoir besoin de recourir au coup d’État.

Revue Argelaga,
le 6 juillet 2015

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