Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 08:00

COP21 : l’interdiction des manifestations est un abus de pouvoir

Naomi Klein, journaliste canadienne, auteure, cinéaste et militante altermondialiste considère l’interdiction de manifester pendant la conférence Climat comme un révélateur des injustices politiques actuelles. « Encore une fois, un pays occidental riche place la sécurité des élites devant les intérêts de ceux qui se battent pour leur survie. Encore une fois, le message est : notre sécurité n’est pas négociable, la vôtre ne compte pas. »

Qui protège-t-on, quand on cherche à assurer la sécurité par tous les moyens nécessaires ? Et qui est sacrifié, alors que l’on pourrait faire beaucoup mieux ? Ces questions sont au cœur de la crise climatique. Les réponses sont la raison pour laquelle les sommets du Climat finissent si souvent dans l’acrimonie. La décision du gouvernement français d’interdire les manifestations, marches et autres « activités en extérieur » pendant le sommet du Climat est perturbante à plusieurs niveaux. Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’elle reflète l’injustice fondamentale de la crise climatique elle-même, et cette question centrale : qui sont les personnes dont la sécurité est considérée importante dans notre monde asymétrique ?

La première chose à comprendre, c’est que les personnes exposées aux pires effets du dérèglement climatique ne peuvent quasiment pas se faire entendre dans le débat public occidental, quand on se demande s’il faut agir sérieusement pour empêcher un réchauffement catastrophique. Les gigantesques sommets du climat comme celui que Paris s’apprête à accueillir sont de rares exceptions. Pendant deux petites semaines, les voix de ceux qui sont touchés, en premier et le plus fort, ont un peu de place pour se faire entendre là où des décisions majeures sont prises. C’est pour cette raison que des habitants des îles du Pacifique, des chasseurs Inuits et des personnes de couleur pauvres vivant à la Nouvelle Orléans parcourent des milliers de kilomètres pour y participer. Participer à ce sommet est une précieuse occasion pour parler du dérèglement climatique du point de vue de la morale, et de mettre des visages humains sur la catastrophe en train de se produire.

Le deuxième point important c’est que même lors de ces rares moments, les voix de ceux qui se trouvent en « première ligne » n’ont pas assez de place dans les réunions officielles, où dominent les gouvernements et les ONG les plus riches. Les voix des gens ordinaires s’expriment surtout dans les rassemblements de base qui se tiennent parallèlement au sommet, ainsi que dans les manifestations et les moments de protestation qui attirent de cette manière l’attention médiatique. Or le gouvernement français a décidé de confisquer le plus puissant de ces porte-voix, en affirmant qu’assurer la sécurité des manifestations mettrait en péril sa capacité à garantir la sécurité de la zone du sommet officiel où les dirigeants politiques vont se rencontrer. Certains disent que cela se justifie dans la situation de riposte contre la terreur. Mais un sommet du climat des Nations-Unies n’est pas comme une réunion du G8 ou de l’Organisation Mondiale du Commerce, où les puissants se rencontrent et ceux qui n’ont pas de pouvoir tentent de gâcher leur fête. Les évènements concomitants de la « société civile » ne sont pas un ajout ou une distraction de l’évènement principal. Elles font intégralement partie du processus. C’est pourquoi le gouvernement français n’aurait jamais dû être autorisé à décider quelle partie du sommet il annule, et quelle partie il continue d’accueillir.

Après les épouvantables attaques du 13 novembre, il aurait plutôt dû décider s’il avait la volonté et la capacité d’accueillir tout le sommet, avec la pleine participation de la société civile, y compris dans les rues. S’il ne le pouvait pas, il aurait dû y renoncer et demander à un autre pays de le remplacer. Pourtant, le gouvernement de François Hollande a pris une série de décisions qui reflètent une échelle de valeurs et de priorités très particulières quant à qui et quoi obtient la pleine protection de sa sécurité par l’État. Oui aux dirigeants du monde, aux matchs de foot et aux marchés de Noël. Non aux manifestations pour le climat et aux rassemblements qui reprochent aux négociations, compte-tenu du niveau des objectifs de réduction des gaz à effet de serre, de mettre en danger la vie et les conditions de vie de millions, si ce n’est de milliards de personnes. Et qui sait où cela finira ? Doit-on s’attendre à ce que l’ONU révoque arbitrairement les accréditions de la moitié des participants de la société civile ? Ceux qui semblent le plus susceptible de causer de l’agitation à l’intérieur du sommet bunkerisé ? Je n’en serais pas du tout étonnée.

Il est important de réfléchir à ce que l’annulation des manifestations et protestations signifie en réalité et au plan symbolique. Le dérèglement climatique est une crise morale car à chaque fois que les gouvernements des pays riches échouent à agir comme il le faudrait, ils envoient le message que nous, au Nord, plaçons notre confort immédiat et notre sécurité économique devant la souffrance et la survie de certains des habitants les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète. La décision d’interdire les espaces les plus importants où les voix des personnes affectées par le climat auraient pu s’exprimer, est l’expression dramatique de cet abus de pouvoir profondément non éthique. Encore une fois, un pays occidental riche place la sécurité des élites devant les intérêts de ceux qui se battent pour leur survie. Encore une fois, le message est : notre sécurité n’est pas négociable, la vôtre ne compte pas. Un dernier point : j’écris ces lignes depuis Stockholm, où je participe à une série d’événements publics sur le climat. Quand je suis arrivée, la presse s’excitait autour d’un tweet envoyé par la ministre de l’Environnement, Asa Romson. Peu après la nouvelle des attentats de Paris, elle a tweeté sa colère et sa tristesse face à ces morts. Puis, qu’elle pensait que c’était une mauvaise nouvelle pour le sommet du climat, une pensée qui a traversé l’esprit de tous ceux que je connais, et qui ont un rapport avec le sommet du climat. Pourtant, elle a été jetée au pilori à cause de son insensibilité supposée : comment pouvait-elle penser au dérèglement climatique alors que venait de se produire un tel carnage ?


Cette réaction est révélatrice de l’idée que le changement climatique est une question mineure, une cause sans véritables victimes, un événement futile. En particulier quand les problèmes sérieux de la guerre et du terrorisme sont au centre de l’attention. Cela m’a fait penser à ce que l’auteure Rebecca Solnit a écrit récemment : « le dérèglement climatique est une violence ». C’est une violence. Une partie de cette violence est infiniment lente : la montée du niveau des mers qui efface peu à peu des nations, les sécheresses qui tuent des milliers de personnes. Cette violence est aussi terriblement rapide : les tempêtes qui portent les noms de Katrina et Haiyan emportent des milliers de vies en un seul instant ravageur. Quand les gouvernements et les grandes entreprises échouent en conscience à agir pour empêcher la catastrophe du réchauffement, c’est un acte de violence. C’est une violence si grande, si mondiale, et infligée à tant de périodes temporelles à la fois (cultures anciennes, vies présentes, futur potentiel) qu’il n’existe pas encore de mot capable de décrire toute cette monstruosité. Faire preuve de violence pour réduire au silence ceux qui sont le plus vulnérables à la violence climatique est une violence de plus.

Pour expliquer pourquoi les matchs de foot se tiendraient comme prévu, le ministre français des Sports a déclaré : « la vie doit continuer ». Oui, c’est vrai. C’est la raison pour laquelle j’ai rejoint le mouvement pour la justice climatique. Parce que quand les gouvernements et les grandes entreprises échouent à prendre en compte toutes les vies sur Terre, ils doivent être contestés.

Traduction de Jade Lindgaard

blogs.mediapart.fr

Néofascisme : glissement progressif vers la catastrophe
21 novembre 2015

Par Patrick Mignard

Est-il encore besoin d’analyser le lien qui existe entre crise économique et sociale et montée du fascisme ? Apparemment oui !... L’évolution des évènements politiques et leurs échéances à court terme sont, dans ce domaine, on ne peut plus inquiétantes. La montée du néofascisme, aujourd’hui, en France et de manière générale en Europe est un fait incontestable. Appelons-le néofascisme pour ne pas tomber dans l’erreur qui consisterait à plaquer sur la réalité contemporaine des schémas (…) http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article29870

Repost 0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 16:39

L’état censure la mobilisation citoyenne pour le climat à Montpellier

Nous avons appris avec stupéfaction ce mercredi, par un simple communiqué de presse de la préfecture de l’Hérault, que la marche pour le climat qui devait se tenir dimanche 29 novembre à Montpellier était purement et simplement interdite.

Le collectif Climat montpelliérain, regroupant plus de 100 organisations locales et qui appelait à cette grande mobilisation citoyenne pacifique et non violente, exprime sa profonde colère contre ce qu’il qualifie d’acte de censure politique.

En effet, les termes de Monsieur le Préfet de l’Hérault sont sans équivoques lorsqu’il appelle à l’interdiction des « manifestations, cortèges et rassemblements tendant à l’expression de revendications ou d’opinions », au nom de la sécurité publique.

Ainsi, toutes les opérations commerciales (fête des vignes) ou sportives (plus de 1500 personnes attendues au 20km de Montpellier dimanche) prévues ce week-end sur Montpellier sont pour leurs parts et contre toutes logiques maintenues !

Le collectif, s’il prend acte de cette interdiction et annule son appel à manifestation ce dimanche, reste déterminé à alerter et à mobiliser les citoyens sur l’urgence de la crise climatique.

Face à cette interdiction, le collectif réfléchit donc aux actions et initiatives qu’il pourrait organiser sur Montpellier pendant la COP21 pour :

– exiger des gouvernants et des instances mondiales qu’ils prennent enfin des décisions efficaces pour limiter la hausse des températures sur la planète ;

– démontrer notre détermination à changer ce système – responsable à la fois du dérèglement climatique et d’innombrables injustices sociales – et affirmer l’existence d’alternatives concrètes.

Nous sommes en ÉTAT D’URGENCE CLIMATIQUE : plus que jamais la société civile, unie et solidaire a le devoir de faire entendre les exigences citoyennes avant, pendant et après la COP21.

Nous ne nous laisserons pas bâillonner !

https://alternatiba.eu/montpellier/letat-censure-la-mobilisation-citoyenne-pour-le-climat-a-montpellier/


Avant la COP21, des messages d'espoir avec ce film et faire entendre sa voix en ce temps d'état d'urgence climatique !
C'est ce jeudi 26 novembre à 20h 30 au Palace de Sète
This changes everything
d'Avi Lewis
Documentaire, USA, Canada, 2015, 89 mn
D’après le livre de Naomi Klein.

Le changement que la crise climatique nous impose n’est peut-être pas à redouter : il est la chance de reconstruire nos systèmes politiques et économiques défaillants avec des alternatives qui amélioreront notre qualité de vie, notre bien-être et notre lien aux autres.

Crise économique, crise écologique : n’est-il pas temps de constater l’échec et de repenser radicalement nos systèmes politiques et économiques autour de valeurs positives et non plus destructrices ? La crise climatique impose avec force le changement. Serait-ce finalement une chance de tout remettre à plat et de repartir sur de meilleures bases en oubliant concurrence, compétition, profits, spéculation...

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce l’interdiction des manifestations dans le cadre de la COP21

Communiqué du 23 novembre 2015

> Comment je peux agir malgré l’état d’urgence

Le Réseau “Sortir du nucléaire" s’indigne de l’interdiction des manifestations prévues dans le cadre de la COP21. Il appelle à se mobiliser à travers tout le pays, afin de dénoncer les manœuvres destinées à imposer le nucléaire comme solution au dérèglement climatique !

Tristesse et colère suite aux attentats

Le Réseau exprime sa profonde tristesse face aux attentats ignobles qui ont frappé à Paris et à Saint-Denis ce 13 novembre. Alors que 130 personnes sont mortes et plus de 350 ont été blessées, notre soutien va aux familles et aux proches des victimes.

Mais de ces terribles évènements, le pouvoir politique se sert maintenant afin de museler ses opposants lors de la COP21. Nous ne pouvons pas l’accepter !

Non à l’interdiction des mobilisations !

En réaction à ces événements tragiques, le gouvernement a donc décidé d’interdire les manifestations prévues le 29 novembre et le 12 décembre par les associations et ONG. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce fermement l’interdiction de ces mobilisations sous prétexte de l’état d’urgence. Ces manifestations non violentes devaient rassembler des dizaines de milliers de personnes du monde entier. Comment le gouvernement peut-il prétendre se battre au nom des libertés et exiger des citoyens qu’ils restreignent leur liberté d’expression ?

L’interdiction de ces mobilisations – qui gênaient déjà le gouvernement avant les attentats – est en fait motivée par des arguments bien plus politiques que sécuritaires. Comment expliquer sinon l’interdiction de mobilisations citoyennes et le maintien d’événements à caractère commercial comme les marchés de Noël, pourtant extrêmement difficiles à sécuriser ? Alors que se multiplient les injonctions à « continuer de vivre », comment peut-on interdire ainsi la tenue d’une mobilisation d’ampleur et porteuse de sens ? Le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle les préfets à ne pas céder à cette logique de « deux poids deux mesures » et à autoriser les rassemblements.

Plus que jamais, mobilisons-nous face à l’état d’urgence climatique et contre le nucléaire !

Dans ce contexte tragique, le message pour le refus des fausses solutions climatiques comme le nucléaire prend plus que jamais toute sa pertinence. Nous ne laisserons pas la COP21 se résumer aux discours officiels. La France prétend protéger le climat et assurer la sécurité des citoyens tout en continuant à acheter du pétrole aux régimes qui financent le terrorisme, et à chercher à leur vendre des centrales… Quelle hypocrisie ! D’autant qu’en prolongeant le fonctionnement de ses réacteurs vieillissants et dangereux, elle fournit des cibles potentielles pour les terroristes. Les risques que le nucléaire, tant civil que militaire, fait courir aux populations, sont totalement inadmissibles.

Plus que jamais, nos combats sont d’actualité. En lien avec la Coalition Climat 21, nous poursuivrons les mobilisations, partout et où que nous soyons, pour continuer à faire entendre notre message !

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle à participer massivement au Village Mondial des Alternatives les 5 et 6 décembre, au Climat Forum à Montreuil et à la Zone Action Climat à Paris du 7 au 11 décembre. Il appelle à manifester partout sur le territoire où ce sera possible entre le 29 novembre et le 12 décembre. Aux côtés de nos partenaires internationaux, nous y porterons haut et fort notre message : le nucléaire ne sauvera pas le climat !

Malgré les manœuvres gouvernementales et la mise en place d’un état d’exception inacceptable, nous continuerons notre lutte contre le plus grand risque industriel et militaire que l’humanité ait jamais produit et dont la France est le plus zélé représentant : le risque atomique.

Contact : 06 38 81 98 06

Chargée des groupes et actions : 07 60 15 01 23

-Article de Politis:

COP 21 : manifestations interdites dans toute la France
http://www.politis.fr/COP-21-manifestations-interdites,33157.html

Repost 0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 16:18

Régionales 2015

Référendum Populaire pour un Vote blanc ayant valeur de suffrage exprimé

La Révolution tranquille « par les urnes »!

« Voter est un Droit...C’est surtout un Devoir »

«85% des Français souhaitent que le vote blanc ait valeur juridique de suffrage exprimé.»

(Sondage IFOP septembre 2014)

La loi votée en 2014 a refusé d’accorder ce statut à cette expression pour laquelle milite depuis 1989, l’association citoyenne «non partisane» Blanc c’est exprimé.

Le refus opposé est un déni de démocratie.

Il démontre la complicité et l’irresponsabilité des parlementaires qui ont voté cette loi inique pour seulement sauvegarder l’intérêt financier de leurs partis.

.../...

Pour être respectés

Les Citoyens peuvent et doivent reprendre le pouvoir

«Par les Urnes»

Pas dans la rue»!

Voir la suite

Sur le site NETWORK VISIO

http://www.politicvisio.com/blanc-c-est-exprime/journal.html

Saint-Brieuc 25 novembre 2015

Gérard GAUTIER

Ancien Conseiller Régional de Bretagne

Président Mouvement « BLANC C’EST EXPRIME »

18 rue de Penthièvre 22000 Saint-Brieuc Téléphone : 02.96.33.50.34

SITE : www.blanccestexprime.fr COURRIEL : blanccestexprime@wanadoo.fr

Repost 0
23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 08:23

Infos locales Migrations - sans-papiers

Manifestation de solidarité avec les migrants

Publié le 21 novembre 2015 | Maj le 22 novembre

Bastille | migrants | Attentats de Paris

Après les terribles attentats qui ont endeuillé Paris, les organisateurs de la manifestation du 22 novembre appellent plus que jamais à manifester en solidarité avec les migrants. Qu’ils soient nommés réfugiés, migrants ou sans-papiers, ils sont, eux aussi, des victimes des guerres, des violences et de la misère qui les ont contraints à quitter leurs pays. Cette manifestation réaffirme notre solidarité et participe aussi de la réponse aux attentats qui ont ensanglanté Paris. Malgré l’état d’urgence, la manif est maintenue. Suivi de la manif :

  • 16h20 : la manif se termine place de la République.
  • 16h15 : la manifestation arrive sur la Place de la République et bouche le Boulevard du Temple, vers Bastille. Les flics sont bloqués, et ne peuvent intervenir sans troubler les hommages aux victimes du 13 novembre.
  • 16h05 : la ligne policière dépassée, pas loin d’un millier de personne s’est mis à courir vers la Place de la République au slogan "état d’urgence, état policier, vous ne nous empêcherez pas de manifester !"

Fil d’info continu de la manif :

  • 16h20 : la manif se termine place de la République.
  • 16h05 : la ligne policière dépassée, pas loin de 500 personnes s’est mis à courir vers la Place de la République au slogan "état d’urgence, état policier, vous ne nous empêcherez pas de manifester !"
  • 16h00 : la ligne des flics est débordée et forcée, le cortège avance
  • 15h55 : ça gaze au poivre de cayenne, repli vers bastille
  • 15h45 : Un mouvement de plusieurs centaines de personnes se lance vers le Bld Beaumarchais mais risque de se faire nasser par les flics. Pas mal de monde reste sur la place de la Bastille, la manifestation est divisée entre le cortège qui part en manifestation et celleux qui restent.
  • 15h30 : "De l’air, de l’air, ouvrez les frontières !", les slogans commencent à fuser * 15h15 : Le rassemblement devant les marches de la Bastille réunit déjà 500 à 1000 personnes. Peu de présence policière aux environs.

Un drame se déroule aux portes de l’Europe. Fuyant les guerres et les crises des millions de personnes quittent leur pays. Des milliers d’entre elles viennent trouver refuge vers l’Europe. La seule réponse qui leur est faite est la fermeture des frontières.

Des drames se déroulent aussi au cœur de l’Europe. Aujourd’hui à Calais près de 7 000 personnes vivent dans des conditions effroyables, tandis qu’à Paris nombre de migrantEs se retrouvent à la rue. Nous ne pouvons accepter que des gens soient condamnés à vivre dans de telles conditions.

Nous dénonçons les politiques française et européenne qui créent ces situations à Calais comme aux portes de l’Europe.

Nous demandons immédiatement des conditions d’accueil dignes pour tous et toutes. Qu’ils/elles soient nomméEs réfugiéEs, migrantEs ou sans-papiers, nous exigeons des droits égaux pour touTEs, des titres de séjour, l’accès aux soins et au logement.

Aujourd’hui l’Europe a fait la preuve de son incurie. Il faut supprimer le règlement de Dublin et démanteler Frontex qui sont les premières causes des drames que vivent aujourd’hui les migrants.

Nous appelons à manifester le dimanche 22 novembre 2015 à 15h

Au départ de la place de la Bastille (arrivée Place de la République)

Premiers signataires :

ATMF, Attac, BAAM (Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants), CGA, CGT Educ’action 93, CISPM, CNDF, CSP 75, Collectif Avenir Educs, Collectif Austerlitz, Collectif 3 C, Collectif Sans-Voix Paris 18, Collectif 20 e solidaire avec les migrants, Collectif de solidarité aux réfugiés de Gennevilliers, DAL, Droits devant !!, Écologie sociale, EÉLV Paris, Ensemble !, EuroPalestine, Fasti, Fédération anarchiste, Femmes migrantes debout, Femmes égalité, Gisti, IJAN, LDH, 8 Mars Pour TouTEs, Mouvement Utopia, MRAP (fédération de Paris), NPA, PCF, PCOF, PG, RESF, SNPES-PJJ-FSU IDF, STRASS, SUD éducation, UD CGT Paris, UJFP, Union des syndicats CNT de la région parisienne, Union syndicale Solidaires...

Manifestation au départ de la place de la Bastille (arrivée Place de la république)

-Autre :Suite aux attentats, le nouveau visage de la mobilisation citoyenne
http://www.reporterre.net/Suite-aux-attentats-le-nouveau-visage-de-la-mobilisation-citoyenne

Dossier : Guerre, terrorisme et droit d’exception

Contre le terrorisme, la législation d’exception ?

Entretien avec François Saint-Bonnet

Repost 0
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 09:05

pétition pour une commission d'enquête parlementaire sur les attentats du 13 novembre via la Quadrature du Net

https://community.sumofus.org/petitions/pour-une-commission-d-enquete-parlementaire-sur-les-attentats-du-13-novembre

(Info locale :Aujourd'hui dimanche 22/11, pendant la projection-débat du film "L'élan"et des Initiatives décroissantes pour le climat, à l'Utopia, entre 10h et 13h, Montpellier-Décroissance tiendra un stand de livres sur la décroissance et la crise climatique dans le hall du cinéma.)

POUR UNE COMMISSION D'ENQUÊTE PARLEMENTAIRE SUR LES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE

Les tueries perpétrées à Paris et Saint-Denis dans la soirée du 13 novembre représentent un choc immense. Après le chagrin et le deuil, chacun d'entre nous tente de faire sens de l'incroyable violence de cet événement et de ce qu'il nous rappelle sur l'état du monde.

Cependant, face à cette situation, les postures étroitement belliqueuses et autoritaires adoptées par le gouvernement et la quasi-totalité de la classe politique nous apparaissent comme profondément inadéquates.

Ne nous y trompons pas : ni la guerre, ni l'État policier instauré par la loi sur l'état d'urgence ne sauraient nous protéger d'une telle folie meurtrière. L'échec patent des « guerres contre le terrorisme » et des multiples lois sécuritaires adoptées depuis quinze ans devrait pourtant nous servir de leçons. En s'interdisant de réfléchir sereinement à l'ensemble des causes de ces crimes atroces, de comprendre comment combiner l'action pour la sécurité dans le respects des droits fondamentaux et la consolidation de notre tissu social, nous sommes certains de sacrifier à la fois notre liberté et notre sécurité.

Or, malgré la montée de violences toujours plus graves, l'exécutif a systématiquement bloqué les efforts pour enquêter sur les causes des failles de sécurité et n'a qu'une réponse : « cela n'a pas marché, alors allons encore plus loin dans le sens d'une société de surveillance et de suspicion ». Le vote quasi-unanime du projet de loi relatif à l'extension de l'état d'urgence témoigne à cet égard d'un profond malaise démocratique indigne de la France. Les lois d'exception et la Constitution peuvent-elles être changées à la guise du pouvoir exécutif lorsque ce dernier considère qu'il n'a plus besoin d'un contre-pouvoir, le pouvoir judiciaire ?

Aujourd'hui, à l'heure où -malgré de probables doutes même en son sein- le gouvernement se croit obligé de « réagir » à de tels événements par de nouvelles « lois d'exception », nous craignons que les chocs qui secouent notre société ne la conduisent en dehors du cercle démocratique.

Pour rompre cette spirale délétère qui remet en cause le vivre-ensemble et l'essence même de la démocratie, ces attentats appellent à une réponse politique qui répond à ces crimes et ses institutions, capable de conjurer à la fois la « guerres de civilisation » et l'affrontement civil interne à nos sociétés. C'est la condition de la paix et de la survie de l'idée démocratique. C'est aussi la meilleure façon d'honorer la mémoire de tous ceux qui sont morts.

Afin d’y parvenir, nous demandons la création d'une commission d'enquête parlementaire en charge de conduire une investigation ouverte et transparente sur les attentats et sur les lois relatives à la lutte contre le terrorisme et au renseignement qui ont été votées ces 3 dernières années. La commission devra conduire un examen minutieux des politiques et dysfonctionnements qui ont pu contribuer, ou qui n'ont pas su empêcher, la commission de ces attentats.


Toutes les causes de la montée des violences et du fiasco des réponses sécuritaires devront pouvoir être étudiées, chacune dans sa propre échelle de temps: de la politique de renseignements aux engagements diplomatiques militaires et commerciaux de la France et de ses alliés, en passant par les multiples crises qui traversent la société française et qui alimentent le phénomène encore mal compris de la radicalisation. Ces débats devront se tenir dans la plus grande transparence vis-à-vis de la société civile et des citoyens eux-mêmes, pour se nourrir de leurs expertises et de leurs expressions.

L'enjeu est vital : il ne s'agit rien moins que d'être fidèle à notre République : « liberté, égalité, fraternité »

Why is this important?

À l'évidence, la France n'est plus épargnée par les massacres qui se déroulent quotidiennement dans de nombreuses parties du monde, et notamment au Moyen-Orient. Devant un tel drame, nous devons regarder en face la réalité et ne pas avoir peur de rechercher les causes complexes qui sont à l'origine de ces événements. Il serait aussi absurde qu'inefficace de ne réagir à une telle tragédie que par des mesures d'urgence et de nouvelles restrictions généralisées des libertés publiques.

Or, en l'état actuel des choses, il est à craindre que les seules réponses soient la poursuite des bombardements lointains et l'escalade de mesures sécuritaires toujours plus attentatoires aux droits et libertés, comme l'extension dans le temps et dans son périmètre de la loi sur l'état d'urgence en témoigne.

Prendra-t-on le temps de faire le bilan de cette politique déjà conduite depuis une quinzaine d'années par divers pays à l'échelle planétaire, et au travers de dizaines de lois en France ?

Face à la déclaration de l'état d'urgence et aux annonces faites au cours de cette semaine, La Quadrature du Net demande aux responsables politiques de prendre le temps de la réflexion et de s'engager dans un examen minutieux, critique et transparent des engagements internationaux, diplomatiques, militaires, géostratégiques ou commerciaux de la France ; de réfléchir aux stratégies des services de renseignement, d'effectuer un véritable audit des actions menées en la matière ; de ne pas laisser la rhétorique guerrière nous entraîner sur le double terrain des « guerres de civilisation » et d'un affrontement civil interne à nos sociétés ; de s'interroger aussi sur les maux qui accablent la société française, les tensions identitaires attisées par une partie des élites politiques et médiatiques, les responsabilités collectives dans le phénomène encore trop mal compris de la radicalisation, la dissolution des perspectives de progrès social.

Repost 0
17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 11:31

FÉDÉRATION NATIONALE

DE LA LIBRE PENSÉE

Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP)

10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS - Tél : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84

libre.pensee@wanadoo.frhttp://www.fnlp.fr

  • COMMUNIQUE DE PRESSE

A propos des tragiques évènements du 13 novembre 2015

La Fédération nationale de la Libre Pensée adresse à toutes les nombreuses victimes et à leurs familles, l’expression de sa plus profonde solidarité dans ces circonstances dramatiques et les assure de son soutien indéfectible. Elle condamne de la manière la plus résolue ces attentats ignobles.

Il est des moments où les mots n’ont guère de sens quand la barbarie se déchaine avec son cortège de morts et de blessés. C’est le vide qui vous étreint. C’est pourquoi, la Libre Pensée a tenu à attendre quelques jours avant de s’exprimer pour respecter le deuil des familles.

La Libre Pensée remercie toutes les nombreuses associations de Libres Penseurs, d’Humanistes, d’Athées, de Rationalistes et de Laïques, qui, des 5 continents, lui ont témoigné leur solidarité à cette occasion.

* * *

La Libre Pensée continuera à défendre la Démocratie, la République et la Laïcité, sans céder aucunement aux sirènes liberticides. Plus que jamais, elle appelle toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans ces valeurs à manifester avec la Libre Pensée et de nombreuses associations laïques, syndicales et politiques

Tous à Paris, 15 h, place de la République, le 5 décembre 2015

Pour la défense et la promotion de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 !

Défendons nos libertés !

Paris, le 17 novembre 2015

Repost 0
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 09:19

Lien vers le texte de la pétition "Aux élus de la république retrait de la circulaire Alliot-Marie"

http://www.petitions24.net/aux_elus_de_la_republique_retrait_de_la_circulaire_alliot-marie#form

Aux élus de la république retrait de la circulaire Alliot-Marie

PÉTITION AUX ÉLUES ET ÉLUS POUR LE RETRAIT DE LA CIRCULAIRE D’ALLIOT-MARIE PÉNALISANT LE DROIT AU BOYCOTT EN PLEINE CONTRADICTION AVEC LA CONVENTION EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME

Nous nous adressons à vous en tant que composante française du Mouvement mondial « Boycott-Désinvestissement-Sanctions » (BDS) contre la politique d’apartheid d’Israël jusqu’à ce que celui-ci respecte les droits fondamentaux du peuple palestinien.

Se référant à la circulaire Alliot-Marie de 2010 interdisant le boycott des produits israéliens, un arrêt de la Chambre criminelle de la Cour de cassation de Colmar concrétise désormais cette interdiction faisant ainsi de la France le seul état au monde, avec Israël, à pénaliser les appels citoyens à ne pas acheter les produits israéliens.

Jusqu’à présent, la majorité des tribunaux a relaxé les militants BDS ou a refusé d’instruire les plaintes pour appel à BDS au motif que « dès lors que l’appel au boycott des produits israéliens est formulé par un citoyen pour des motifs politiques et qu'il s’inscrit dans le cadre d’un débat politique relatif au conflit israélo-palestinien, débat qui porte sur un sujet d’intérêt général de portée internationale, l’infraction de provocation à la discrimination fondée sur l’appartenance à une nation, n’est pas constituée ».

En 2010, Benoist HUREL, Secrétaire général adjoint du Syndicat de la magistrature, dénonçant un « attentat juridique d’une rare violence », écrivait : « Une action collective qui viserait à ne pas consommer des produits d’une entreprise pour qu’elle licencie ou délocalise sa production, ou d’un état parce qu’il maltraite ses minorités, ne peut être qualifiée de discriminatoire »; et l’auteur de poursuivre : « La pénalisation de la contestation est toujours une mauvaise nouvelle pour la démocratie ».

C’est au nom de cette démocratie que la Cour internationale de justice, le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale de l’ONU, et bien d’autres organismes internationaux dans le monde, ont considéré comme illégale, l’occupation militaire de la Palestine dans un but de colonisation et d’annexion.

L’Europe doit avoir le courage de ne pas accepter sur son marché, les produits commerciaux israéliens élaborés illégalement sur les territoires occupés par lui, ruinant, on le sait, le développement de la Palestine.

La paix dans le monde repose sur le respect de la souveraineté des peuples et des frontières de leur territoire. La prolifération annexionniste de l’état d’Israël est une menace directe contre la paix.

L’Union européenne doit cesser de ménager « la chèvre et le chou » en se positionnant clairement en faveur de la primauté du droit et de la justice. Ce positionnement ne peut se soustraire à la reconnaissance légale du boycott.

En foi de quoi nous demandons la suppression immédiate de la circulaire Alliot-Marie en complète contradiction avec la Convention européenne des droits de l’homme qui interdit la pénalisation de propos appelant à des mesures coercitives.

Contacter l'auteur de la pétition

Repost 0
11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 09:44

voir la version en ligne

Chères amies, Chers amis,

Nous apprenons que l’Opéra de Paris a invité la troupe de danse israélienne Batsheva à se produire à l’Opéra Garnier début janvier 2016, malgré le fait que dans tous les pays où elle est passée, cette troupe a été dénoncée comme un instrument de propagande destiné à masquer l’apartheid israélien et à blanchir les crimes de l’occupation.

Aux Etats-Unis, en Angleterre, en Ecosse, en Australie comme au Chili ou en Nouvelle Zélande, les militants pour les droits de l’homme ont fait la démonstration que les danseurs de Batsheva sont financés et soutenus par le gouvernement israélien, et sont parfaitement conscients du rôle qui leur est imparti.

Parmi leurs sponsors, des entreprises d’armement israéliennes, Eastronics et IDB International, de même que le KKL, fer de lance de la politique de confiscation des terres palestiniennes.

Voici l’affiche avec laquelle ils ont été accueillis dans chaque pays :

A tous ceux qui seraient tentés de dire « Ne mélangeons pas la culture et la politique », les militants contre l’occupation et la colonisation israélienne de tous les pays, y compris les opposants juifs à l’intérieur d’Israël, ont démontré que nous ne sommes pas en présence d’une manifestation artistique ordinaire, mais de la manœuvre stratégique d’un gouvernement israélien visant à redorer son blason.

Les dirigeants israéliens, conscients de l’effondrement de leur image dans l’opinion publique internationale, ont ainsi alloué des fonds considérables à une campagne internationale, intitulée « Brand Israel » (littéralement, « promouvoir la Marque Israël »).

Le cahier des charges, soumis aux artistes qui veulent recevoir des subventions du ministère israélien des Affaires étrangères, est explicite :

« L’artiste est informé du fait que s’il est fait appel à ses services, c’est dans le but de promouvoir les intérêts politiques de l’Etat d’Israël, par le truchement de la culture et de l’art, aux fins de contribuer à donner une image positive d’Israël. Il est cependant entendu que le prestataire de services ne se présentera pas pour autant comme un agent, un émissaire, et/ou un représentant du ministère ».

Arie Mekel, responsable à la direction des Affaires culturelles au même ministère, a même déclaré au New York Times : « Eh oui, nous envoyons à l’étranger des romanciers et autres écrivains connus, des troupes de théâtre, nous organisons des expositions… Ainsi nous montrons un visage plus sympathique d’Israël, histoire d’en gommer l’image belliqueuse ».

Et la troupe Bathsheva a été qualifiée par le ministre israélien des affaires étrangères de « meilleur ambassadeur de la culture israélienne ».

La campagne « Don’t dance with the Israeli apartheid » (« On ne danse pas avec l’apartheid israélien») a reçu le soutien d'intellectuels et artistes de nombreux pays. Partout des manifestations ont eu lieu pour demander qu’on "cesse de danser sur la tombe des enfants palestiniens ».

Et pour rappeler que la culture palestinienne est quant à elle niée, et que les artistes palestiniens, qu’ils soient danseurs, chorégraphes, musiciens, peintres, sculpteurs, photographes, dessinateurs… n’ont pas la possibilité d’exprimer leur art, de se faire connaître, de circuler librement, quand ils ne sont pas emprisonnés ou assassinés par Israël.

Il n’est qu’à voir le sort réservé à la jeune danseuse Lina Khattab, emprisonnée par Israël à l’âge de 17 ans.

Partout, l’opération de blanchiment de l’apartheid a lamentablement échoué et la « troupe » israélienne a même dû écourter ses tournées dans divers pays. Ainsi, à Edimbourg, fin 2012, la ministre israélienne chargée de la culture, Limor Livnat, membre du parti d’extrême-droite Likud, qui était venue assister à une représentation de Batsheva, fut contrainte d’entrer (puis de sortir) par une porte dérobée, entourée de policiers.

La presse a pu filmer plusieurs personnes, en Grande-Bretagne comme en Australie, qui avaient acheté des billets, et qui les ont déchirés publiquement, après avoir appris qu’il y avait un lien entre la Batsheva et le gouvernement israélien.

En Nouvelle Zélande, devant le théâtre Wellington’s St James, le 24 février 2014, des dizaines de manifestants estimaient que le gouvernement n’aurait même pas dû accorder un visa aux danseurs… et c’était avant les massacres israéliens de l’été sur la bande de Gaza, qui ont fait plus de 2300 morts, dont 500 enfants, et plus de 11000 blessés dont un grand nombre ont dû être amputés au moins d’un membre.

Et les tentatives du directeur artistique de la Batsheva, Ohad Navarin, de se faire passer pour un homme de dialogue, ont fait long feu. Batsheva a même tenté de montrer son orientation « à gauche » (on sait ce que cela vaut) en s’associant à l’ACRI, « Association israélienne des droits de l’homme », qui ne remet jamais en cause l’apartheid israélien et qui présente Israël comme une démocratie.

Mais cette troupe n’a jamais voulu renoncer aux financements du gouvernement israélien et n’a jamais dénoncé les violations des droits des Palestiniens par ce même gouvernement.

Pour ces raisons, nous appelons le directeur de l’Opéra de Paris, Stéphane Lissner, à annuler les représentations des ballets Batsheva à l’Opéra Garnier, du 5 au 9 janvier prochains. L’opéra de Paris se déconsidèrerait gravement en collaborant avec les représentants de l’occupation et le la colonisation israélienne.

Nous vous demandons de lui écrire :

- Par mail à : slissner@operadeparis.fr

- ou par la poste à

Stéphane Lissner, Directeur de l’Opéra de Paris.

120 rue de Lyon. 75012

- ou encore d’appeler au : 01 40 01 16 06

Vous trouverez sur le site http://www.europalestine.com la lettre adressée par les opposants israéliens de « Boycott from Within » au directeur de Batsheva

de même que l’excellente tribune d’Eric Hazan sur le boycott culturel : http://palestine.katinfo.fr/

Et nous publierons sur notre site, jour après jour, une série de témoignages d’artistes palestiniens que nous vous demandons de lire et relayer, pour que chacun sache à quel point, ces artistes sont quant à eux entravés par Israël.

Nous comptons sur vous pour diffuser ces informations très importantes.

Et pour ne pas risquer de les rater, nous vous conseillons de veiller à recevoir notre newsletter quotidienne en inscrivant votre adresse email en haut et à droit de notre site : http://www.europalestine.com

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

PS : Ne manquez pas la vidéo (3 minutes) de l’interpellation, devant le théâtre de Montreuil samedi dernier, de Christiane Taubira, responsable de la récente condamnation par la Cour de Cassation de 12 militant(e)s BDS de Mulhouse pour leur appel au boycott des produits israéliens : http://www.europalestine.com/spip.php?article11180

Repost 0
8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 08:11

Après une action de militants contre une banque, la police arrête… un journaliste

Brèves

Autre brève sur le droit civique ,professionnel et politique au lancement d'alerte :

Dans le cadre du cycle d'ateliers d'échanges et de transmission sur 5 expériences démocratiques et citoyennes, Reprenons la main sur la démocratie,
animés par Les périphériques vous parlent et les spécialistes des expériences proposées, sachez que :

le prochain atelier consacré au LANCEMENT D'ALERTE aura lieu le samedi 21 novembre de 15h à 19h avec le philosophe et journaliste d'investigation Roger LENGLET

Il s'agira d'aborder l'Historique et l'état de l'alerte aujourd'hui au plan scientifique, politique et législatif à la lumière d'exemples et d'échanges avec l
es participants.


Reprenons la main sur la démocratie

Pour tout savoir : http://www.lesperipheriques.org/

Avec : les audits citoyens sur la dette, le Lancement d'alerte, l'agriculture urbaine, les lieux culturels d'initiatives citoyennes, la participation citoyenne au Grand Paris

Notre constat

Chaque jour naissent des expériences démocratiques singulières. Initiées par des citoyen-ne-s ou des collectifs, elles se révèlent utiles à la collectivité et sont autant d'occasions importantes pour se mobiliser contre les confiscations anti-démocratiques des pouvoirs privés ou publics.

Serge Daney nous rappelait que « la démocratie, tout comme l'information, n'est pas un dû mais une pratique ». Ajoutons que la démocratie n'est jamais un acquis définitif mais une conquête à renouveler tous les jours.

Les ateliers proposés offrent l'opportunité d'approfondir 5 expériences de démocratie citoyenne et de les partager, de les reprendre à son compte et de se les approprier. Sont prévus 2 ateliers pour chaque expérience.


Télécharger le document pdf des dates et contenu des ateliers

Inscrivez-vous d'ores et déjà à l'atelier de votre choix
au + 33 (0)1 40 05 05 67 ou sur chaos@lesperipheriques.org

Les Ateliers : d'octobre 2015 à juin 2016 de 15 à 19 heures au 100
ecs, 100 rue de Charenton, 75012 Paris

Conception et organisation : Les périphériques vous parlent
Animation des ateliers : Yovan Gilles (Les périphériques vous parlent) avec les spécialistes de chaque expérience.

Les banques françaises investissent largement plus dans les énergies sales que dans les renouvelables
Olivier Petitjean | bastamag.net | 5 novembre 2015
La seule banque à figurer parmi les sponsors officiels de la Conférence internationale de Paris sur le climat, BNP Paribas, est aussi le leader français du financement des énergies sales – qu’il s’agisse de charbon, de gaz de schiste, de sables bitumineux ou d’autres sources fossiles. C’est aussi une banque qui – contrairement à un nombre croissant d’établissements financiers – refuse toujours de prendre le moindre engagement significatif de retrait du secteur du charbon, malgré la pression de la société civile. Pour toutes ces raisons, BNP Paribas est nominée cette année aux « prix Pinocchio du climat »...
la suite : http://www.bastamag.net/Les-banques-francaises-investissent-largement-plus-dans-les-energies-sales-que

Liberté de la presse ?

Garde à vue pour un journaliste refusant de donner ses images

par Sophie Chapelle 10 novembre 2015

Le 6 novembre, Gaspard Glanz, journaliste et gérant de l’agence de presse Taranis News, réalise un reportage sur une réquisition de chaises dans une agence du Crédit Agricole à Strasbourg. L’action, menée à visage découvert par quatorze militants du collectif Action non violente COP21, vise à dénoncer symboliquement l’évasion fiscale que facilitent de fait les banques qui possèdent des filiales dans les paradis fiscaux. Une vingtaine d’autres actions similaires ont déjà eu lieu dans d’autres villes (à Bordeaux, Paris, Bayonne ou Bruxelles). A Strasbourg, l’initiative tourne mal pour le journaliste : la police arrive à la fin de l’action et va le traiter sans ménagement, faisant fi de la liberté de la presse…

Alors qu’il se trouve sur l’espace public afin de filmer l’intervention des forces de police, venues en nombre pour mettre un terme au dangereux « braquage » de chaises, Gaspard Glanz est saisi par quatre policiers qui l’emmènent à l’intérieur de la banque. Ils veulent consulter les images qu’il a tournées, mais le journaliste refuse de laisser les policiers y accéder. Ces derniers lui demandent sa carte de presse, mais gérant d’une agence de presse, il n’en a pas puisqu’elle est réservée aux salariés. « Tu n’as pas de carte de presse, tu n’es pas journaliste », lui répond l’agent, qui ne veut entendre aucune explication ainsi qu’en témoigne la vidéo de l’arrestation publiée par le site Taranis News :

Devant son refus de montrer ses images, Gaspard Glanz est emmené à l’Hôtel de police et placé en garde à vue à 17h45 pour « vol aggravé en réunion avec violence ». Arrivé au commissariat, son sac contenant sa caméra lui est retiré. Après un procès verbal qu’il n’a pas le temps de lire, il est emmené vers 18h30 dans une cellule du sous-sol du commissariat. Avisée par la police en tant qu’employeur, la rédaction de Rue89 Strasbourg relate avoir confirmé auprès d’un officier de permanence la profession de Gaspard Glanz et les raisons pour lesquelles il était présent au moment de l’action du collectif. Alors que la rédaction demande la libération immédiate du journaliste, la police rétorque que « l’enquête suit son cours »...

Gaspard Glanz détaille alors les 18 heures de garde à vue qui vont suivre. Un récit édifiant à retrouver sur le site Taranis News. Aucune charge ne sera finalement retenue contre le journaliste qui sera libéré le lendemain matin. Lorsque sa caméra lui est restituée quelques heures plus tard, il la retrouve détériorée sans qu’aucun document justifiant la réquisition de son matériel ne lui soit communiqué. Rue89 Strasbourg dénonce « l’entêtement des policiers à aller jusqu’au bout de la procédure alors qu’il était clair dès les premières minutes que Gaspard Glanz n’était pas impliqué dans l’action visant l’agence du Crédit Agricole. Nous ne comprenons pas bien pourquoi il a été jugé utile de le priver de sa liberté, de le ficher et de lui faire subir toute la violence d’une garde à vue nocturne. Nous dénonçons également l’exploitation des images filmées par la police, ce qui nous semble être une violation du droit de la presse. »

La veille de cette action, une militante ayant participé à une réquisition de chaises à Bordeaux a été placée 7 heures en garde à vue. A Lyon, le 9 novembre, une dizaine de militants ont également été interpellés puis relâchés en début de soirée, suite à une action dans une agence HSBC. L’ensemble des chaises réquisitionnées serviront à organiser une action durant la conférence internationale sur le climat (COP21) pour dénoncer l’immobilisme des États et mobiliser les citoyens sur l’évasion fiscale. Si 60 à 80 milliards d’euros continuent d’échapper au fisc français chaque année, d’importants moyens policiers ont en revanche été déployés ces derniers mois pour retrouver les chaises réquisitionnées. Deux poids, deux mesures très inquiétants .

Capitalisme Que faire face à la crise financière ?

Repost 0
7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 08:53

Un jugement inique qui protège les criminels de guerre ! La campagne BDS continuera !

mardi 3 novembre 2015 par le Bureau national de l’UJFP

Après avoir fait l’objet d’une relaxe en première instance à Mulhouse puis avoir été condamnés en cour d’appel de Colmar, douze militants qui avaient appelé au boycott des produits d’Israël en septembre 2009 et mai 2010 dans un hypermarché en région de Mulhouse, s’étaient pourvus en Cour de cassation.
Le verdict, le 20 octobre : la Cour de cassation confirme la condamnation des militants à des amendes.

Les plaignants étaient les habituelles officines sionistes au service du CRIF (Conseil « Représentatif » des Institutions Juives de France) et rappelons que la LICRA (Ligue contre le Racisme et l’Antisémitisme) était partie civile.
Le motif de la condamnation : provocation à la discrimination à raison de l’appartenance nationale d’un groupe de personnes, à savoir les producteurs et fournisseurs israéliens.
Un tel jugement aurait interdit le boycott de l’Afrique du Sud à l’époque du régime d’apartheid ce pays !
Questions aux juges de la Cour de cassation : qu’en est-il cette « appartenance nationale » que vous évoquez dans ce jugement, quelles sont vos résolutions internationales de référence, estimez-vous que le droit international reconnait une « nation juive », comment définissez-vous l’appartenance nationale des 1,5 millions de Palestiniens qui vivent en Israël ?

Ce jugement viole le droit international, il accepte des produits issus d’une politique coloniale condamnée par de nombreuses résolutions internationales, il méprise les recommandations de l’Union européenne et du Ministère des affaires étrangères qui mettent en garde les entreprises sur l’illégalité des colonies.
La France est le seul Etat qui recommande aux parquets de poursuivre les militants de BDS en s’appuyant sur une circulaire, la circulaire Alliot-Marie (alors ministre de Sarkozy) - et qui prétend que des produits seraient boycottés parce que casher. Le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien exige le retrait de cette circulaire mensongère, qu’a reconduit le gouvernement Hollande. La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a refusé jusqu’à ce jour de soutenir cette demande.

Ce jugement inique a été pris sous la pression conjointe du CRIF et du gouvernement.
Il confirme que ces deux instances veulent protéger les criminels de guerre que sont les dirigeants politiques actuels d’Israël et qu’elles sont tout à fait indifférentes aux persécutions que subit depuis très longtemps le peuple palestinien.
Notre gouvernement, en se comportant ainsi, n’a plus aucune crédibilité sur la scène internationale quand il fait mine de proposer des « processus de paix ». Il confirme d’ailleurs cette politique en nouant sans états d’âme de juteux contrats de ventes d’armements avec des régimes réactionnaires peu soucieux des droits humains.
Le CRIF, en faisant croire que la grande majorité des Juifs de France sont solidaires de la volonté d’Israël d’écraser le peuple palestinien, porte une large responsabilité de l’antisémitisme qu’il prétend dénoncer.

Ce qui est visé, nous le savons, c’est le développement de la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) destinée à mettre fin à l’impunité d’Israël.
Cette campagne progresse. Elle fait peur à l’Etat d’Israël qui n’a d’autres ressources que de provoquer toujours plus le peuple palestinien pour réprimer violemment sa résistance, pour faire passer les Palestiniens pour des terroristes et leurs amis pour des antisémites, et qui dans sa vaine tentative de discréditer BDS débloque des fonds considérables pour traquer les écrits publiés dans les réseaux sociaux et pour financer des conférences au service de « la seule démocratie du Moyen-Orient ».

L’Union Juive Française pour la Paix, ainsi que d’autres associations juives dans le monde, continueront à contribuer au développement du mouvement BDS.

Ce mouvement est citoyen, antiraciste et non violent.

Fort de sa volonté de justice, d’égalité et de dignité, il ne se laisse pas intimider. Il se mobilisera contre le régime d’apartheid israélien jusqu’à ce que les droits nationaux du peuple palestinien soient reconnus.

Le Bureau national de l’UJFP, le 3 novembre 2015

Document(s) joint(s)

Communiqué de l’UJFP : "Un jugement inique" le 03-11-2015
Articles de cet auteur
  • À propos des déclarations de Benjamin Nétanyahu
  • LA VIOLENCE ANTICOLONIALE PALESTINIENNE N’EST QUE LA CONSÉQUENCE DE LA VIOLENCE COLONIALE ISRAÉLIENNE
  • CHANA TOVA 5776
  • Après les propos de Patrick Devedjian : abjection et falsification de l’Histoire
  • RIHAM DAWABCHEH VIENT DE MOURIR, SES ASSASSINS SONT EN LIBERTÉ
  • [...]
  • SAMEDI TOUTES ET TOUS À LA MANIFESTATION 14H PLACE DE LA COMÉDIE !!

    solidarité avec le comité bdsfrance 34

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Montpellier le 6 novembre 2015

    SOLIDARITÉ AVEC LE COMITÉ BDS France 34

    "Nous organisations signataires, nous déclarons solidaires du comité BDS France 34 qui subit des attaques injustes et mensongères notamment avec l'interdiction de tenir son stand d'information en soutien au Peuple Palestinien sur la Place de la Comédie comme il le fait depuis de nombreuses années sans qu'aucun incident n'ait jamais été déploré.

    Nous demandons au nom de la liberté d'expression la plus élémentaire en France que le Comité BDS France 34 soit respecté dans son droit d'information et de soutien du Peuple Palestinien

    En conséquence nous appelons aux trois prochains rendez-vous publics du Comité BDS France 34 :

    - La MANIFESTATION du samedi 7 Novembre à 14H "en soutien à la résistance populaire palestinienne", rendez vous à 14H place de la Comédie.

    - Au MEETING du Lundi 9 Novembre en soutien au BDS à la salle Guillaume de Nogaret à 19H30.

    - Au RASSEMBLEMENT Place Pierre Flotte devant le tribunal en soutien à Saadia et Husein lors de leur procès le Jeudi 12 Novembre à 13H30.

    Les signataires :

    Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon (APLR), ATTAC Montpellier, Alternative Libertaire (A.L)., Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien 34 (CCIPPP34), CIMADE LR, CGT Educ’action, Comité BDS France 30 (BDSF30), Comité BDS France 34 Hauts-Cantons (BDSF34-HC), Comité BDS Sud-Aveyron (BDS S-A), Comité BDS France Perpignan (BDSF66), Collectif des Musulmans de France (CMF), Cercle PODEMOS Montpellier, Ensemble !34 (FdG), Les Tricoteuses en furie, Maison de la Paix - Amis de l'Arche de Montpellier, Mouvement pour une Alternative Non-violente 34 (MAN 34), Nouveau Parti Anticapitaliste 34 (NPA34), Parti de Gauche 34 (PG34), Solidaires 34 , Groupe Un Autre Futur (CGA), Union Juive Française pour la Paix 34 (UJFP34)…

    ___________________________________

    à lire :

    une attaque contre la liberté d’expression jamais vue en france !

    un degré de complicité de l’état français avec l’état criminel israélien jamais atteint

    http://mobile.lemonde.fr/police-justice/article/2015/11/06/l-appel-au-boycott-de-produits-israeliens-est-illegal_4804334_1653578.html


  • Les Palestiniens d’Israël dans le combat contre l’occupation
    Elisabeth Marteu | orientxxi.info | 5 novembre 2015
    Depuis plusieurs semaines, les Palestiniens d’Israël se mobilisent pour soutenir le soulèvement populaire lancé début septembre à Jérusalem-Est autour de la défense du statu quo régissant l’accès à l’esplanade des Mosquées. Les manifestations organisées à Nazareth, Sakhnin, Oum Al-Fahm ou Rahat soulèvent la question d’un éventuel embrasement à l’intérieur même d’Israël. Tel Aviv accuse les principaux leaders politiques palestiniens du pays en feignant d’ignorer que les Arabes qui vivent en Israël font partie du peuple palestinien. Et que leur identification à la cause nationale est d’autant plus forte qu’Israël les traite depuis 1948 comme des citoyens de seconde zone et des « ennemis de l’intérieur »...
    la suite : http://orientxxi.info/magazine/les-palestiniens-d-israel-partie-integrante-du-combat-contre-l-occupation,1074
    voir aussi : Israël demande à Washington un supplément d’aide militaire
    - Antoine Barbizon | geotribune.com | 5 novembre 2015

Repost 0

  • : Le blog des empêcheurs de tourner en rond
  • Contact

                                                           
Vous êtes ici dans une 
ZONE HORS AGCS et SANS OGM


Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

Rechercher

contact