Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 14:35

La vidéosurveillance ne protège pas les citoyens, n'en déplaise aux politiciens

 

L'empire de la surveillance Ignacio Ramonet

    "Les spectaculaires révélations du lanceur d’alerte Edward Snowden ont permis au plus grand nombre de découvrir que la protection de notre vie privée est désormais menacée..."

    -Secundo :

    La CNCDH réclame la suspension du fichier TES

     

    La Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme (CNCDH) s’inquiète de l’absence de discussion préalable d’un tel décret avec les autorités et administrations consultatives compétentes compte tenu de la sensibilité du dossier, et alors que la CNIL avait précisément jugé cette consultation nécessaire dans son avis du 29 septembre 2016.
    La CNCDH regrette l’absence de garanties suffisantes relativement à la protection des données contre les détournements et les attaques, à l’heure où les grandes entreprises de services technologiques et numériques sont victimes d’attaques informatiques graves, et alors que le choix de la centralisation du fichier expose un ensemble important et précieux de données personnelles au risque de cyberattaques massives, dont les évolutions majeures, et encore largement incontrôlées, en matière de « big data » aggravent la dangerosité.

    Repost 0
    8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 10:03

     

    La Cour de cassation placée "sous le contrôle direct du gouvernement ...

     

    Le président de l'institution et le procureur général ont adressé un courrier au Premier ministre Bernard Cazeneuve pour exprimer leur inquiétude.

    Publié le | Le Point.fr
     
     

    La Cour de cassation s'est inquiétée publiquement mercredi d'une réforme judiciaire qui, selon elle, place la plus haute juridiction française « sous le contrôle direct » du gouvernement, « en rupture avec la tradition républicaine ». Le premier président de la Cour Bertrand Louvel et le procureur général Jean-Claude Marin ont publié un courrier réclamant des « explications » au Premier ministre Bernard Cazeneuve. « Nous vous serions obligés de bien vouloir nous recevoir », écrivent les deux plus hauts magistrats de France.

    -Revue de presse sur Valls:

    Gérard Filoche réagit à la candidature de Manuel Valls : "c'est à gerber"

    Desintoxication de la langue de bois - Scop le Contrepied

    www.lecontrepied.org/desintoxication-de-la-langue-de-bois

    HYPOTHESE GENERALE ...En 1968, un philosophe aujourd'hui oublié, Herbert Marcuse, nous mettait en garde : nous ne pourrions bientôt plus (...)

    Repost 0
    21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 15:45

    A Montreuil, Juppé ou Sarkozy, c'est «la peste ou le choléra 

    Mais pour rappel:celui qui vient par le  vote d'etre tout juste désigné au premier tour de la primaire de la droite et du centre ,c'est François Fillon
    Il est l'ancien premier ministre du premier ministère de l’Identité nationale, du plan quinquennal d’expulsions entre 2007 et 2012, et de la xénophobie d’Etat au cours de ces mêmes années où, en tant que “collaborateur”,il a docilement servi son “maître”d’alors,aujourd'hui exclu du jeu politique pour les présidentielles  .

    De la fin des 35 heures au «récit national» : ce que propose François Fillon- Libération

     
    Par Marie Piquemal et Frantz Durupt

    Spoiler : c'est un programme de droite.

    Le programme de François Fillon, c’est notamment une potion libérale dans laquelle les aides aux entreprises sont compensées par des économies massives sur la fonction publique et une hausse de la TVA ; un conservatisme appuyé sur les questions sociales (famille, immigration, éducation) ; et la volonté de faire de l’histoire de France un grand «récit national» sans la moindre «repentance». Retour sur les grands engagements de campagne du candidat arrivé en tête.

    À lire aussi Programme de la droite : la grande régression

    Travail

    François Fillon veut «la libération de l’économie» : c’est la «première priorité» de son programme, dont les grandes lignes sont résumées sur son site. Et pour libérer l’économie, rien de tel, par exemple, que de supprimer les 35 heures, une «utopie». Dans la fonction publique, cela consisterait à faire passer le temps de travail à 39 heures hebdomadaires, pour «réduire le nombre de postes de fonctionnaires jusqu’à 500 000» au cours du mandat. Avec 5,4 millions de personnes comptabilisées dans l’ensemble de la fonction publique au 31 décembre 2013, cela signifierait une baisse d’environ 10% des effectifs actuels. Au total, Fillon escompte, rien qu’avec ça, réaliser jusqu’à 15 milliards d’euros d’économie.

    Dans le privé, Fillon veut que des accords puissent être négociés entreprise par entreprise (et, pour les TPE, que les accords de branche prévalent). Il serait ainsi possible d’instaurer une semaine allant jusqu’à 48 heures de travail, la limite légale fixée au niveau européen. Evidemment, pour que ça marche, mieux vaut avoir des syndicats plus conciliants que la CGT, nommément visée : «la faible représentation syndicale favorise le syndicalisme politique alors que l’économie a besoin d’un syndicalisme d’adhésion constructif et force de proposition», lit-on dans son programme. Fillon veut donc instaurer le référendum en entreprise et relever les seuils sociaux, qui imposent d’avoir au moins un délégué du personnel, de 10 à 50 et de 50 à 100 salariés. Autre antienne libérale reprise par Fillon : il faudrait licencier plus facilement. Pour cela, il veut que les entreprises puissent invoquer un «motif de réorganisation» dans les procédures de licenciement collectif. Il veut aussi reporter l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans.

    Fiscalité

    L’autre mesure phare de cette «libération», c’est bien sûr une bonne vieille «rupture fiscale»  consistant en 40 milliards d’euros d’allégements de cotisations pour les entreprises, qui permettront selon Fillon de baisser le taux de chômage «de 10% à 7%», avec notamment une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés à 25% (contre 33,5% actuellement). Fillon veut aussi supprimer l’impôt sur la fortune et mettre en place «un taux unique d’imposition des produits du capital proche de 30%».

    En résulte un «cercle vertueux» typiquement libéral représenté comme ceci dans le programme de François Fillon. Il n’y est fait aucune mention du salaire, Fillon estimant visiblement que l’embauche entraîne automatiquement la consommation, indépendamment de la façon dont les gens sont rémunérés. Concernant le Smic, tout juste est-il écrit dans son programme qu’il «veut revoir le mécanisme de revalorisation du Smic en prenant en compte les comparaisons européennes pertinentes et la performance économique de la France».

     

    Du côté des ménages, Fillon promet 10 milliards d’euros de baisses d’impôts, notamment avec le «rétablissement de l’universalité des allocations familiales» et la «suppression de la cotisation salariale maladie». Mais pour compenser la perte de ces recettes fiscales, les ménages paieront autrement : le candidat veut augmenter de deux points les deux taux supérieurs de TVA, déjà fixés à 20% et 10% sous François Hollande.

    Dette

    Avec ce qui a été cité plus haut et l’ambition de faire 110 milliards d’euros d’économie en cinq ans, François Fillon compte ramener le déficit public à 0% en 2022, comme l’indique un graphique sur son site. On relèvera que le candidat prévoit en revanche de laisser filer le déficit à 4,7% du PIB en 2017, tandis que le gouvernement, lui, a prévu 2,7%.

    Solidarité et immigration

    François Fillon prône un «revenu de solidarité active» qui consisterait en un regroupement de plusieurs allocations : le RSA, l’allocation de solidarité spécifique (versée sous conditions à l’épuisement des droits au chômage), la prime d’activité et les aides au logement. «Le montant maximal alloué sera strictement plafonné», dit le programme, sans préciser le montant du plafond. S’il estime que «tous les Français doivent pouvoir se soigner», François Fillon pense que ce n’est pas le cas des étrangers : il veut supprimer l’Aide médicale d’Etat (AME) en la remplaçant par une «dispense de frais de santé» valable uniquement pour les urgences et les maladies graves ou contagieuses. Pour y accéder, il faudrait aussi accepter «un examen de la situation du séjour», ce qui devrait décourager de nombreuses personnes désirant se faire soigner.

    Autre mesure visant les immigrés : «Subordonner l’accès aux principales prestations sociales à deux ans de résidence régulière en France.» Une mesure dont on se demande ce qu’elle changerait à la situation actuelle puisque, à titre d’exemple, le RSA n’est accessible à un étranger extracommunautaire qu’après cinq années de titre de séjour avec autorisation de travailler. Fillon veut aussi limiter la part légale de l’immigration en inscrivant «dans la Constitution le principe selon lequel l’immigration dépend de la capacité d’accueil et d’intégration de la France». Comment serait déterminée cette capacité ? Mystère, mais Fillon veut que le Parlement fixe chaque année des quotas en fonction des origines des immigrés.

    Droits des femmes et des homosexuels

    Soutenu par le mouvement Sens commun, issu de la Manif pour tous, Fillon ne promet pas l’abrogation de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe. Mais il veut revoir «les règles concernant la filiation». «Il ne me paraît pas légitime que la loi permette de considérer qu’un enfant est fils ou fille, de manière exclusive, de deux parents du même sexe. Sa filiation au sens biologique du terme à l’égard d’un père et d’une mère ne doit donc plus pouvoir être effacée par une adoption plénière», a-t-il expliqué dans une interview à la Croix, en juin, sans vouloir supprimer les adoptions simples par des parents de même sexe.

    A lire aussi Fillon à fond la famille… hétéro

    Sur l’avortement, il a été critiqué à l’extrême droite pour avoir voté, en 2014, en faveur d’une résolution parlementaire reconnaissant l’IVG comme un droit fondamental, puis pour avoir confirmé ce choix dans son livre Faire, paru en 2015. Il a depuis tenté de rassurer la frange réactionnaire en expliquant, lors d’un meeting : «J’ai écrit que l’avortement était un droit fondamental. Ce n’est pas ce que je voulais écrire. Je voulais dire que l’avortement, personne ne reviendrait dessus. Mais philosophiquement et compte tenu de ma foi, je ne peux l’approuver.» (cité par le Figaro Magazine du 1er juillet 2016).

    Sécurité et libertés

    Avec ou sans état d’urgence, François Fillon annonce qu’il veut limiter le droit de manifester : seuls seraient autorisés «les rassemblements publics que les forces de l’ordre sont capables de protéger». Il propose également des policiers municipaux armés «après formation». Faisant le lien entre immigration et insécurité, il veut aussi «un nouveau traité de Schengen» avec plus de contrôles aux frontières de l’Europe, et plus de possibilités de contrôle pour les Etats.

    Education

    Ancien ministre de l’Education en 2004-2005, François Fillon a concocté un programme aux petits oignons en la matière, «parce que tout commence par là», écrit-il en en-tête sur sa feuille de route. Il avait donné le ton dès son discours dans la Sarthe en août dernier, parlant de «désastre» de l’Éducation nationale. Il fustigeait alors «la démission de l’Etat devant les syndicats, la dictature des pédagogistes et des réseaux de pouvoirs au sein de l’Education nationale qui est responsable». Ses propositions s’inscrivent dans cette logique, avec le retour symbolique de l’uniforme, laissé à la discrétion des conseils d’administration, dans chaque établissement. Cette mesure fait partie d’un long chapitre consacré au «respect de l’autorité» et au «sens de l’effort».

    Il existe beaucoup d’autres mesures, aux conséquences très importantes. Fillon est ainsi favorable à une plus grande autonomie des établissements, «pour mettre fin à un système hyper centralisé», fait valoir Annie Genevard, porte-parole du candidat : dans les collèges et lycées, les principaux et proviseurs pourraient choisir «tous les personnels», et donc recruter les profs qu’ils souhaitent. Une telle mesure serait une révolution dans le système éducatif actuel. «Il est bien évident que cela se fera progressivement, cela prendra du temps mais le principe est posé», précise Annie Genevard. Fillon souhaite aussi «moduler» le temps de présence des enseignants dans l'établissement en fonction de l’ancienneté (les jeunes feraient moins d’heures). Et développer une part de la rémunération au mérite. Sur fond de suppressions de poste… Sur les 500 000 postes de fonctionnaires qu’il compte supprimer, il n’a pas donné de chiffrage précis sur le nombre de postes d’enseignants concernés.

    Concernant l’enseignement supérieur, grand absent du débat jusqu’ici, Fillon ne revendique pas clairement la mise en place d’une «sélection» à l’entrée de la fac, mais dans les filières sous tension (où les places manquent), il propose de «retenir» les candidats en fonction de leur «prérequis» et leur «talent».

    International

    François Fillon est un grand défenseur du dialogue avec la Russie de Vladimir Poutine, notamment dans le conflit syrien. Dans un texte publié en avril par Marianne, il affirme : «Pour endiguer la progression de l’EI en Syrie, Poutine a fait preuve d’un pragmatisme froid mais efficace. Il a sauvé le régime alaouite d’un effondrement probable et lui a donné les moyens de reconquérir le terrain perdu.»

    Sur l’Europe, sa vision est celle d’une «France souveraine au sein d’une Europe qui partage des valeurs communes et un objectif commun : celui de notre souveraineté vis-à-vis de nos autres partenaires». Et pour gouverner le continent, il prône un gouvernement de la zone euro réunissant les chefs de gouvernement, présidé par l’un d’entre eux.

    Histoire

    «Non, la France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord» : ainsi a parlé François Fillon dans un discours à Sablé-sur-Sarthe le 28 août.

    Pour l’ancien Premier ministre, pas question donc de céder à la moindre «repentance» : il a assumé sa position devant le leader syndical guadeloupéen Elie Domota sur France 2, quelques semaines plus tard.

    Dans une telle perspective, hors de question que les écoliers français grandissent avec un regard trop critique sur l’histoire française : «Si je suis élu président de la République, je demanderai à trois académiciens de s’entourer des meilleurs avis pour réécrire les programmes d’histoire avec l’idée de les concevoir comme un récit national», a aussi annoncé Fillon à Sablé-sur-Sarthe.

    À lire aussi La droite en manque de roman national

    Marie Piquemal , Frantz Durupt

    Et comparez:

    Comparez les programmes de François Fillon et Alain Juppé 

    Ce qui différencie les programmes de Fillon et Juppé - Le Monde

     Maintenant lançons un grand :Merci à tous ces amis de Gauche qui ont voté Juppé

    .....et puis  non ,puisqu'Ils ont de  toute  façon    , Fillon et Juppé, deux programmes anti-écologie

    - Coté sécuritaire ,le prochain chef de gouvernement  n'aura pas à reconduire l' état d’urgence puisque ce dernier  est bien parti pour être renouvelé ad vitam aeternam par le gouvernement. le bilan liberticide d'un  quinquennat  courant vers sa fin est éloquent

    L'Observatoire de l'état d'urgence fait ses adieux (avec retard)

    Repost 0
    18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 09:38
    Repost 0
    3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 10:36

     

    Pour commencer :

    Pétition en ligne

     

    Au Journal officiel, un fichier biométrique de 60 millions de « gens honnetes" 

    www.nextinpact.com

    Hier, au Journal officiel, le gouvernement a publié un décret instituant un fichier monstre commun aux passeports et aux cartes nationales d'identité. Destiné à faciliter établissement et renouvellement de ces titres, en plus de prévenir les fraudes, il va ingurgiter des centaines de millions de données puisées dans toute la population française.

    En 2012, lorsqu’ils avaient attaqué devant le Conseil constitutionnel la proposition de loi relative à la protection de l'identité, une cohorte de sénateurs et députés socialistes, dont Jean-Jacques Urvoas, avait dénoncé le super fichier voulu par la majorité d’alors. Une mégabase regroupant l’ensemble des informations du passeport français et de la carte nationale d'identité qui représentait selon eux « une ingérence dans l'exercice du droit de toute personne au respect de sa vie privée ».

    Ce texte avait été âprement débattu dans l’hémicycle : « la France n’a créé qu’une seule fois un fichier général de la population, c’était en 1940. Il fut d’ailleurs détruit à la Libération » s’était souvenu le député Serge Blisko (PS). Réponse de Christian Vanneste (UMP) : « Ce n’est pas parce qu’il y a eu hier une dictature à Vichy qu’il ne faut pas protéger aujourd’hui les honnêtes gens ».

    Quantités de données glanées, centralisées, exploitées 

    Quatre ans plus tard, le changement. Le gouvernement a donné naissance ce week-end au fichier des « Titres électroniques sécurisés » (TES). Moins ambitieux que les dispositions censurées, il regroupe bien des informations similaires en procédant à la même logique.

    Une fois les arrêtés publiés, il conduira à la suppression du Fichier national de gestion (FNG) relatif aux cartes nationales d'identité et du système TES lié à la délivrance du passeport, et une belle unification dans un seul et même fichier.

    Dans son cœur, évidemment l’état civil, mais aussi la couleur des yeux, la taille, l’adresse, la filiation des parents, l'image numérisée du visage et en principe des empreintes digitales de tous les Français. S’y ajouteront l'image numérisée de la signature du demandeur, l’adresse email et les coordonnées téléphoniques du demandeur qui passe par une procédure à distance, le code de connexion délivré par l'administration, etc.

    D’autres données concerneront cette fois le titre : numéro, tarif du timbre, les traces d’une perte, d’un vol, d’une interdiction de sortie de territoire, la mention des justificatifs présentés pour la demande, outre les « Informations à caractère technique relatives à l'établissement du titre » ou encore « l'image numérisée des pièces du dossier de demande de titre ».

    Identification, authentification

    Sans doute pour s’échapper des ombres de 1940, le texte ne permettra pas d’exploiter un outil de recherche « permettant l'identification à partir de l'image numérisée du visage ou de l'image numérisée des empreintes digitales enregistrées dans ce traitement. »

    En l'état de cette réglementation, susceptible d'évolution, il sera pour le moment possible de comparer automatiquement des empreintes digitales de chaque demandeur avec celles précédemment enregistrées sous la même identité pour déceler les indices d’une possible fraude.

    En clair, selon le gouvernement il n'y aura pas d'identification administrative, mais une authentification automatisée et élargie et ce, alors même que le taux de fiabilité d’une comparaison d’empreintes digitales est d'environ 97 %. 

    Seulement, nous sommes ici dans un cadre purement administratif. Or, n'oublions pas que « l'ensemble des données contenues dans TES, y compris des données biométriques, pourront, comme l'ensemble des données contenues dans des fichiers administratifs, faire l'objet de réquisitions judiciaires ». Il pourra donc y avoir une part d'identification via TES, sur demande d'un juge. Un rappel signé de la CNIL qui a fait publier sa délibération sur ce texte

    De plus, rien ne permet de préjuger d’une modification future des règles, surtout avec les progrès de la reconnaissance faciale ou sous le coup de l'émotion d'un futur attentat. Sur ce point, la CNIL ajoute que « les données biométriques présentent la particularité de permettre à tout moment l'identification de la personne concernée sur la base d'une réalité biologique qui lui est propre, qui est permanente dans le temps et dont elle ne peut s'affranchir. Ces données sont susceptibles d'être rapprochées de traces physiques laissées involontairement par la personne ou collectées à son insu et sont donc particulièrement sensibles ».

    Un vaste pouvoir d’accès, des échanges avec Interpol et Schengen

    Sur le terrain administratif, qui peut accéder à ces traitements ? Évidemment, les services centraux du ministère de l’Intérieur chargés de l’application de la réglementation aux titres. Pourront également le consulter les préfectures, mais aussi les services du renseignement.

    Il s’agit de ceux de la police nationale et de la gendarmerie nationale et des agents des nombreux services spécialisés du renseignement, dès lors qu’il s’agira de prévenir ou réprimer les « atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation » et les actes de terrorisme » (L222-1 du Code de la sécurité intérieure).

    La direction centrale de la police judiciaire, en lien avec Interpol ou le système d’information Schengen, profitera du même sésame « à l'exclusion de l'image numérisée des empreintes digitales ».

    Le décret prévoit d’ailleurs que « dans le cadre de ces échanges, des données à caractère personnel [pourront] être transmises aux autorités » étrangères, mais « aux seules fins de confirmer l'exactitude et la pertinence du signalement d'un titre perdu, volé ou invalidé » (article 4). Un article 6 autorise cependant la France à transmettre à Interpol et au SI Schengen plusieurs informations comme celles relatives aux numéros des titres perdus, volés ou invalidés. Pour Schengen, ce flux pourra d’ailleurs être complété par les nom, prénoms, date de naissance, date de délivrance du titre.

    Les policiers, gendarmes et douaniers, lorsqu’ils contrôleront l’identité d’une personne accéderont, s'ils le souhaitent, aux données inscrites sur la puce injectée dans le passeport.

    Des données conservées 20 ans, 15 ans pour les mineurs

    Ces données seront conservées pendant quinze ans s'il s'agit d'un passeport et vingt ans s'il s'agit d'une carte nationale d'identité. « Ces durées sont respectivement de dix ans et de quinze ans lorsque le titulaire du titre est un mineur » prévient le décret. Et tout le monde devra donc y passer, exception faite des mineurs de 12 ans.

    Le texte profite de cette réforme pour revenir d’ailleurs sur les conditions de délivrance de la carte nationale d’identité. Alors que le régime antérieur prévoyait le relevé « d'une empreinte digitale », désormais c’est chacun des index du demandeur qui passeront sous des yeux électroniques (voire l’image du majeur ou de l'annulaire en cas d’impossibilité). Les enfants de moins de douze ans peuvent souffler : leurs empreintes ne seront pas recueillies.

    Les réserves de la CNIL, le Parlement oublié

    La CNIL a émis plusieurs réserves sur ce traitement. Si elle juge justifiées les finalités, elle se glace à l’idée de voir « réunir au sein d'un même fichier des données biométriques, en particulier les images numérisées des empreintes digitales et de la photographie de l'ensemble des demandeurs de cartes nationales d'identité et de passeports ».

    Et pour cause : alors que TES ne comportait « que » 15 millions de jeux de données issues des passeports, TES 2.0 va ficher 60 millions de personnes. Soit « la quasi-totalité de la population française », « un changement d'ampleur et, par suite, de nature, considérable ».

    Du coup, la Commission aurait aimé que le gouvernement saisisse le Parlement de cette question, même si « d'un strict point de vue juridique, aucun obstacle ne s'oppose au recours au décret », suggestion qu’a ignorée l'exécutif : en publiant cet arrêté au J.O., il évite les députés et sénateurs et la publication en amont d’une véritable étude d’impact. Il a au contraire utilisé la procédure issue de l'article 27-l-2° de la loi du 6 janvier 1978, qui indique que les traitements mis en œuvre pour le compte de l'Etat qui portent sur des données biométriques sont autorisés par décret en Conseil d'Etat pris après avis motivé et publié de la Commission..

    Retour du fichier des « gens honnêtes »

    L’autorité a surtout un peu de mal à comprendre la logique du gouvernement. Retour une nouvelle fois à mars 2012. Le Conseil constitutionnel avait censuré plusieurs articles de la proposition de loi, spécialement le fichier centralisant CNI et passeport, dont l'exploitation était jugée beaucoup trop ouverte et d’autre part l’introduction d’une puce de e-commerce, optionnelle (voir la décision). 

    Seulement, l’introduction obligatoire d’un composant électronique dans la carte nationale d'identité était passée entre les mailles de sa décision. Seul hic : les décrets n’ont jamais été publiés. La CNIL le déplore car cette puce « serait de nature à faciliter la lutte contre la fraude documentaire, tout en présentant moins de risques de détournement et d'atteintes au droit au respect de la vie privée ».

    Pourquoi ? Car « elle permettrait de conserver les données biométriques sur un support individuel exclusivement détenu par la personne concernée, qui conserverait donc la maîtrise de ses données, réduisant les risques d'une utilisation à son insu ». Plutôt que de laisser les individus maîtres de leurs données, le gouvernement Valls a donc préféré instaurer une base unique, centralisée, « présentant davantage de risques au regard de la protection des droits et libertés ».

    Publiée le 31/10/2016 

    Journaliste, rédacteur en chef Droit, LCEN, copie privée, terrorisme, données personnelles, surveillance, vie privée, et toutes ces choses...

    Lire aussi :

    Vie privée. 60 millions de Français fichés dans une base de données ?

    Ouest-France
     
    -Note sur les socialistes et leur urgence guerrière ,suivi de l'actualité  choisi par l'administration du  blog :
     
    Dominique de Villepin veut alerter sur l'esprit de guerre qui prolifère sur la scène mondiale, .
    Repost 0
    29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 10:24

     

    La transparence en Europe, c'est maintenant ! - You move Europe

    https://you.wemove.eu/campaigns/transparence

    A l'intention de M. Donald Tusk, président du conseil européen, de M. Jean-Claude Juncker, président de la commission européenne, de M. Jeroen Dijsselbloem, président de l'eurogroupe, du conseil des gouverneurs du mécanisme européen de stabilité (MES) et du conseil chargé des affaires économiques et financières (Ecofin), de M. Mario Draghi, président de la banque centrale européenne (BCE), et de Mme. Cecilia Mamström, commissaire européenne au commerce.

    Cette pétition vous est adressée par DiEM25

    Texte de la pétition

    En tant que Citoyens de l'Union européenne, nous exigeons qu'entrent en vigueur immédiatement

     

    • l'accès en temps réel à la totalité des réunions du Conseil européen, de l'Eurogroupe, du Conseil des gouverneurs du MES et de l'Ecofin, et la publication subséquente des transcriptions officielles desdites réunions
    • un ensemble complet des compte-rendus de chaque réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE, à publier sous trois semaine après la conclusion de chaque session ordinaire, et les transcriptions complètes de ces réunions à publier dans les deux années à suivre
    • une liste exhaustive de tous les lobbyistes de Bruxelles et un registre de chacune de leurs rencontres avec des fonctionnaires de l'UE, élus ou non
    • la publication électronique de tous les documents de négociation du PTCI et la transparence complète à chaque étape des négociations du PTCI.

     

     

    Pourquoi c'est important

    La transparence est l'oxygène de la démocratie. L'opacité (ou la "confidentialité" comme ses acteurs préfèrent la désigner) est le signe avant-coureur de mauvaises décisions qui sapent le bien commun de l'Europe.

     

    • Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi le taux de chômage en Europe est toujours aussi haut que celui vu pour la dernière fois aux États-Unis en 2009 ?
    • Avez vous remarqué comment, depuis six ans maintenant, l'Eurogroupe publie des communiqués mensuels annonçant que la fin de la crise arrive... bientôt ?
    • Saviez-vous que, en ce moment même, vos propres membres du Parlement européen ne peuvent voir les documents de négociation qui façonneront le traité commercial UE-USA imminent (et qui détermineront donc l'avenir du travail rémunéré, de la protection sociale, de l'innovation et de la protection de l'environnement) que s'ils jurent de ne rien divulguer au public quant à leur contenu ?
    • Êtes-vous au courant de l'existence de dix mille (!) lobbyistes à Bruxelles dont le métier est d'organiser régulièrement des réunions secrètes avec vos représentants dans l'UE dans le but de les persuader d'accepter des règles et règlements qui vont souvent à l'encontre de vos intérêts ?Êtes-vous au courant de l'existence de dix mille (!) lobbyistes à Bruxelles dont le métier est d'organiser régulièrement des réunions secrètes avec vos représentants dans l'UE dans le but de les persuader d'accepter des règles et règlements qui vont souvent à l'encontre de vos intérêts ?

     

    En ne sachant pas comment vos représentants agissent en votre nom à Bruxelles et à Francfort, vous n'avez aucun contrôle sur eux. La démocratie devient alors une imposture et les prises de décisions de l'UE font erreur sur erreur.

    Aujourd'hui, il vous est tout simplement impossible de voir les documents qui façonnent l'Europe, ou de lire ce que vos ministres ont dit en votre nom lors de réunions cruciales. Vos petits-enfants n'y auront pas non plus accès durant les décennies à venir, car aucun compte rendu, transcription ni archive n'est conservé en bonne et due forme.

    Y a t-il alors lieu de s'étonner que les institutions de l'Union européenne ne jouissent plus de la confiance des citoyens de l'Europe ?

    Est-ce surprenant que l'Union européenne soit à un stade de désintégration avancé ?

    Non, en effet. C'est, plutôt, le résultat naturel du voile du secret qui enveloppe les prises de décisions au niveau de l'UE.

     

    Lettre ouverte

     

    Votre signature sera remise avec cette lettre

    Nous vous écrivons en tant que citoyens de l'Union européenne outrés face au manque de transparence du processus décisionnel qui règne dans les institutions que vous présidez, ainsi qu'au cours des négociations entre l'UE et les États-Unis sur l'accord de Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement (PTCI).

    Dénier aux citoyens de l'UE leur droit de savoir comment leurs représentants gouvernementaux se conduisent en leurs noms lors de décisions clés, comment ils votent, les conflits d'intérêts qui émergent, les engagements pris auprès des entreprises et de gouvernements non-européens, c'est dénier à l'Europe la possibilité même d'être démocratique.

    En tant que Citoyens de l'Union européenne, nous exigeons qu'entrent en vigueur immédiatement

     

    • le live-streaming de la totalité des réunions du Conseil européen, de l'Eurogroupe, du Conseil des gouverneurs du MES et de l'Ecofin, et la publication subséquente de transcriptions officielles desdites réunions
    • un ensemble complet des compte-rendus de chaque réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE, à publier sous trois semaine après la conclusion de chaque session ordinaire, et les transcriptions complètes de ces réunions à publier dans les deux années à suivre
    • une liste exhaustive de tous les lobbyistes de Bruxelles et un registre de chacune de leurs rencontres avec des fonctionnaires de l'UE, élus ou non
    • la publication électronique de tous les documents de négociation du PTCI et la transparence complète à chaque étape des négociations du PTCI.

     

    M. Juncker, vous avez déclaré "Nous n'avons rien à cacher !" Dans ce cas, arrêtez de cacher aux citoyens européens tout ce qui a de l'importance dans le processus décisionnel de l'UE.

     

    L'Union Européenne se désintègre à cause d'épouvantables décisions prises sous votre voile du secret. Soulever ce voile est à présent d'une importance cruciale pour l'avenir de l'UE.

    Comprenons-nous bien, nous ne nous contenterons pas de ruses de relations publiques, de changements superficiels, ni d'excuses. Nous exigeons une transparence totale à chaque étape du processus décisionnel qui façonne l'avenir de notre Europe.

    Faites entrer la lumière !

    -Note sur  les  fonds secret privés  qui  financent la politique par l'administration du blog;

    Une étude révèle le sentiment d'impunité des patrons proches de Sarkozy

    - Fichier-PDF.fr

     

     

    Repost 0
    26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 12:35

     
     
      Communiqué pour la préfecture de Haute Garonne ;

     

    Monsieur le préfet, j'ai l'honneur de vous interpeller solennellement en qualité de Présidente de la section LDH St-Pons-de-Thomières /Hauts-Cantons car je souhaiterais que vous preniez toute la mesure de la gravité de cette journée de deuil dédiée à Rémy Fraisse à Toulouse lors de la manifestation qui aura lieu cet après midi .

    La situation de quasi-putsch policier, avec à plusieurs reprises, des fonctionnaires manifestant de nuit ainsi que les propos inconsidérés du Premier Ministre invité ce matin de France Inter indiquant que : -«les zadistes (de NDDL ndlr)veulent créer les conditions d'un drame, qu'il y ait des victimes, des martyrs.» sont très inquiétants .

    Ces phrases ne doivent pas être considérées par les forces de police comme une consigne à prendre au premier degré ni une invitation à la violence envers les manifestants Toulousains . En espérant que vous comprendrez notre inquiétude et notre stupeur.

     

    Veuillez agréer, Monsieur le Préfet de la République, l’expression de mes salutations distinguées.

    Fait à St-Pons-de-Thomières le mercredi 26 octobre 2016,

    -Voici un un lien vers une vidéo filmée le 23 octobre 2016 ,qui démontre qu'une jeune femme venue pour rendre  hommage à Rémy Fraisse à été blessée à Sivens , à l'arme blanche ,sous le regard des gendarmes sans que l'agresseur soit interpellé

    https://www.youtube.com/watch?v=ooTkeQyR65A

    -Communiqué de la Confédération Paysanne du Tarn

     

    Dimanche 23 Novembre une centaine de personnes se sont retrouvés sur le site du projet du barrage de Sivens pour commémorer la mort de Rémy Fraisse décédé la nuit du 25 au 26 Octobre 2014 sur les lieux, victime d'une grenade offensive lancé par un gendarme mobile.

    La cérémonie a pu finalement avoir lieu, après un bref affrontement avec une vingtaine d’individus (dont une minorité d’agriculteurs) pro barrage bien décidés à empêcher cette commémoration, et avec l’intervention tardive de la gendarmerie (PSIG de Gaillac). L’un de ces individus, armé d’un couteau, a même légèrement blessé trois jeunes filles. Des plaintes ont été déposées.

    Il est inacceptable dans un état de droit que des personnes s'autorisent en toute impunité d'interdire une cérémonie de commémoration et de recueillement à la mémoire de Rémy Fraisse.

    Il est très préoccupant que les gendarmes aient refusé de désarmer, voire d’interpeller l’individu en question malgré notre insistance.

    Mais il est surtout particulièrement scandaleux et insupportable que des élus syndicaux et politiques cautionnent par leur présence en toute connaissance de cause de telles actions.

    Ainsi, on a vu (et photographié) madame Pascale Puibasset, adjointe au maire de Lisle sur Tarn, s’afficher en tête des nervis devant la camionnette barrant la route.

    Monsieur Philippe Jougla, le président de la FDSEA (syndicat agricole « majoritaire ») et quelques autres élus locaux pro barrage osent prétendre, sans honte ni peur du ridicule, prendre au sérieux un « risque de réoccupation de la ZAD ». Hypothèse absurde en l’absence de tout risque de reprise des travaux et à l’entrée de l’hiver !

    Si rassurer les riverains c'est cautionner ces méthodes, promouvoir la violence et bafouer la mémoire d'un jeune de 21 ans, gageons que le projet du territoire placé sous l'autorité de l'état va avoir du mal à se construire dans un climat apaisé...

    La Confédération Paysanne du Tarn (avec le Collectif Testet) est prête, pour sa part, à un dialogue constructif avec tous les partenaires de bonne volonté.

     

    Christophe Curvalle, porte-parole

    Alain Hébrard 

    Agressées au couteau lors d'un hommage à Rémi Fraisse, 3 femmes portent plaintes

     

     

    24/10/2016 - Toulouse 26/10 Marche d'hommage à Rémi Fraisse

    Sivens : marche blanche pour Rémi - 27/10/2016

     

     

    Barrage de Sivens

    Une marche blanche commémorant les deux ans de la mort du jeune Rémi Fraisse, mort le 26 octobre 2014 sur la ZAD de Sivens lors d'échauffourées avec la gendarmerie, a réuni hier soir dans le calme près de 300 personnes à Toulouse entre le monument aux Mort et la place Arnaud Bernard. Autorisée par la préfecture, cette marche pacifique, ponctuée de slogan antipoliciers et placée sous le mot d'ordre «Rémi Fraisse, ni oubli, ni pardon» a été convoquée à l'appel du collectif d'associations ZAD 31.

    Trois arrestations

    Les manifestants sont une foule bigarrée et plutôt bon enfant. Cannotier en paille vissé sur la tête, Michel Tardieu, retraité du service des eaux, témoigne : «J'habite à 6 km de Sivens. Ce projet ne bénéficie qu'à une trentaine d'agriculteurs».Un autre rassemblement, non autorisé celui-ci et initialement prévu pour 16 h 30 au pied de la médiathèque à Marengo n'a finalement pas eu lieu, des témoins sur place faisant mention d'un dispositif policier dissuasif et de fouilles. A 17 h 45, aux environs du monument aux Mort, une jeune femme qui tentait d'écrire à la craie un slogan sur la chaussée est embarquée manu militari dans une fourgonnette de la police nationale après avoir refusé d'obtempérer.De sources policières, on évoque trois arrestations pour port d'armes prohibé en marge de la manifestation ainsi que la saisie d'un couteau et d'un poing américain. Le cortège s'ébranle finalement vers 19 heures et s'arrête sur la place Arnaud Bernard à 19 h 45. Après un sit-in pendant lequel plusieurs interlocuteurs se sont relayés pour dénoncer la répression policière, la foule s'est dispersée dans le calme peu après 20 heures.

    Gregory Dziedzic

     

    Il y a deux ans, le jeune homme avait été tué par une grenade des gendarmes alors qu’il manifestait contre un projet de barrage à Sivens, dans le Tarn.

    Le Monde.fr avec AFP |

    Quelques centaines de personnes ont rendu hommage mercredi à Paris, Toulouse et Nantes à l’écologiste Rémi Fraisse, tué il y a deux ans par une grenade des gendarmes lors d’affrontements sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn).

    Environ 300 sympathisants et des anciens occupasnts de la « Zone à défendre » (zad) installée à Sivens, se sont réunis devant le Monument aux morts de Toulouse, choix symbolique, avant une marche sur un boulevard longeant le centre-ville.

    « Mourir pour des idées n’est pas stupide », a déclaré un militant, prenant la parole parmi d’autres. « La justice a reconnu que tu es mort pour un projet inutile et illégal », a-t-il ajouté en référence à l’annulation, le 1er juillet 2016 par le tribunal administratif de Toulouse, de la déclaration d’utilité publique du projet de retenue d’eau, une victoire a posteriori pour les opposants.

    Manifestation dans le calme

    « Zad partout », a entonné la petite foule avant de défiler derrière une banderole intitulée « Rémi enfant de la Terre. N’oublions jamais ».

    La manifestation, encadrée d’un important dispositif policier, s’est déroulée dans le calme.

    Dimanche, des empoignades ont eu lieu à Sivens entre des opposants et des partisans du projet, lesquels voulaient empêcher un hommage de 75 personnes à l’endroit où Rémi Fraisse est mort. Trois jeunes opposantes ont porté plainte. Elles affirment avoir été blessées à coups de couteau par un militant pro-barrage.

    A Nantes, environ 160 personnes, selon la police, ont défilé derrière une banderole proclamant « Pas de justice, pas de paix. Liberté ». Rassemblées devant la préfecture, elles ont déposé un tableau représentant Rémi Fraisse. Et scandé: « On n’oublie pas, on ne pardonne pas ».

    A Paris, plus de 200 personnes se sont rassemblés dans le quartier populaire de Ménilmontant. Des drapeaux anarchistes ou du NPA ainsi que des banderoles ont été brandis. On pouvait y lire « pour Rémi nous défendrons la ZAD » ou « payé pour tué » à propos des CRS.

    Vers un non-lieu ?

    « Il faut arrêter ces violences, mais on n’a pas confiance en ceux qui mènent les enquêtes », a plaidé Jean, un manifestant de 65 ans. « La présomption de légitime défense que réclament les flics, ça me fait gerber », a affirmé Gabriel, 25 ans.

    Une grande partie des manifestants, dont certains le visage masqué, est ensuite partie en cortège sauvage dans les rues. Ils ont été rapidement dispersés par les CRS.

    Rémi Fraisse, botaniste de 21 ans, décrit comme un pacifiste est mort lors de violents affrontements le 26 octobre 2014 sur le site du chantier de Sivens.

    Ce décès, conséquence de l’explosion d’une grenade offensive tirée par un gendarme, avait suscité une vive émotion en France et provoqué la suspension du projet.

    Deux ans plus tard, l’enquête judiciaire est toujours en cours. Plusieurs gendarmes, dont des responsables, ont été entendus, selon des sources proches du dossier.

    La défense de la famille de Rémi Fraisse n’a eu de cesse d’exiger que la hiérarchie soit auditionnée.

    Gendarme blanchi

    Le 18 mars 2016, le gendarme qui a tiré la grenade offensive présumée responsable de la mort de Rémi Fraisse a été placé sous le statut de témoin assisté, ce qui écarte en l’état son renvoi devant un tribunal. « La suite logique est qu’il bénéficie d’un non-lieu », avait commenté son avocat, Jean Tamalet.

    Un rapport de l’Inspection générale de la gendarmerie (IGGN) a blanchi le gendarme en décembre 2014. Il estime que les avertissements nécessaires ont été effectués avant le lancer de la grenade.

    Les forces de l’ordre se trouvaient alors face à « cinq opposants agressifs qui (jetaient) constamment toutes sortes de projectiles », selon le compte-rendu de la gendarmerie. Quant au projet de barrage, il a été abandonné. Une autre version, réduite de moitié, est à l’étude.


    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/10/27/hommages-a-l-ecologiste-remi-fraisse-dans-toute-la-france_5020918_3224.html#mgTQxDLOSwkixcCu.99

    On va pouvoir manifester en armes et en cagoule ! - Là-bas si j'y suis

    ETAT DE SIÈGE DANS LA VILLE ET SACCAGE DU SIÈGE DU PS.
    Que s’est-il passé à St-Etienne samedi 22 octobre ?
    mardi                  25 octobre 2016, par Roger Dubien
     
    http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3?id_article=3408

    Depuis des semaines était annoncée un WE sur le thème "désarmons la police, démilitarisons les conflits".
    C’est vrai que là-dessus, il y a beaucoup à dire et à agir. Parce que la façon dont est utilisée la police dans des quartiers, et aussi contre les mouvements sociaux, crée problèmes et drames. Et concernant les ventes d’armes, la France est dans le monde en tête du commerce et alimente les foyers de guerre et les dictatures. Le gouvernement est main dans la main avec les firmes de l’armement pour aller chercher les contrats. Après, on pourra toujours déplorer les centaines de milliers de réfugiés et migrants qui fuient la mort...
    Mais à l’approche des 22-23 octobre, il est apparu de plus en plus clairement que des forces avaient décidé d’utiliser ce rendez-vous pour tout autre chose que parler du désarmement. Et on avait déjà remarqué que depuis plus de 6 mois, tout au long du grand mouvement social contre la "loi travail", les tentatives n’ont pas cessé, du côté du pouvoir notamment, pour faire dérailler le mouvement, le pousser dans l’impasse de la violence pour le décrédibiliser et l’affaiblir.
    Bref, au fil des jours, cette affaire sentait de plus en plus mauvais. Et le FN, déjà très actif dans certaines manifestations de policiers, faisait monter la mayonnaise sur internet.

    Samedi, la ville de St-Etienne a été en état de siège. Aucun tram. Consigne aux commerçants de fermer et de tout rentrer. La place de l’Hôtel de ville bouclée même pour les piétons qui voulaient la traverser. Des centaines de policiers, avec des dizaines de cars placés à divers endroits de la ville. Et un hélicoptère qui a tourné pendant plusieurs heures au-dessus (et évidemment tout filmé).
    Et tout ça pourquoi ? Pour 200 à 300 manifestants selon le Progrès, car il y a eu peu de monde, en réalité. C’est dire qu’il y avait au moins deux fois plus de policiers en tenue de combat que de manifestants ! En notant en plus qu’apparemment une bonne moitié des présents venait d’autres départements.
    Certains participants sont venus à ce rassemblement pour parler sincèrement du rôle de la police et du commerce des armes, évidemment. Mais d’autres pour tout autre chose.

    Au bilan de cette journée, quoi ? Une ville en état de siège. Des tags dans plusieurs rues de la ville. Mais surtout le saccage du siège du PS.

    Je suis allé samedi au départ de la manifestation, interdite la veille seulement par la Préfecture. Pour discuter, faire savoir que la manifestation était interdite, et alerter des connaissances qui pourraient s’y trouver sur ce qui risquait de se passer. Je n’étais pas seul à faire ça.
    Vers la Bourse du Travail, on a pu entendre quelques témoignages, certains très justes, sur l’utilisation faite de la police. Et puis un cortège est parti, que tout le monde n’a pas suivi et qui s’est réduit au fil des premières rues.
    Evidemment, la plupart des présents ne se doutait pas que la destination était le siège du PS. Mais les autorités policières et politiques, avec leurs renseignements et leur hélicoptère qui suivait et filmait le cortège n’ont pas pu ignorer longtemps, elles, vers où se dirigeait le cortège.
    Or il a pu aller sans aucun problème jusqu’au siège du PS, rue du Midi. Aucun policier dans les parages. Et là, une équipe apparemment très bien organisée est rentrée dans la permanence. Et elle a tout fracassé.

    Ayant appris samedi soir ce qui s’était passé, je suis allé dimanche matin au siège du PS. Quelques personnes commençaient à déblayer les dégâts. Je me suis dit : il y en a pour 20 à 30 000 euros. Le PS dit maintenant 35 à 40 000. Plausible. Tout a été dévasté, méthodiquement : vitres, cloisons, tables, chaises, bureaux, matériel informatique... Du travail de pros, forcément venus pour ça, avec du matériel : il ne peut pas s’agir d’une colère qui aurait un peu débordé.
    Et sur la façade, deux inscriptions : "coucou, c’est re-nous !", et "loi travail : on n’oublie pas ! !". Ces deux slogans n’ont pas été inscrits à l’inspiration du moment, ce sont des slogans pensés, "travaillés" politiquement. Ils visent à faire croire à un lien, une filiation, entre les casseurs qui ont fait ça et les jeunes mobilisés contre la loi travail, à faire croire que ce sont les mêmes qui sont revenus, pour détruire. Gros mensonge.
    Car le 19 mai, à la fin d’une manifestation de 6000 personnes contre la loi travail, 300 à 400 jeunes étaient effectivement venus au siège du PS. Mais pas pour casser. Pour demander le retrait de cette loi du MEDEF. Leur service d’ordre avait fait en sorte que tout se passe bien, d’autant plus facilement que personne n’était là pour casser.
    De plus, le 19 mai, l’accès au siège était barré par 2 cordons de policiers, un à chaque bout de cette toute petite rue très étroite. 2 estafettes sur les trottoirs et 6 à 7 policiers entre, et personne n’a pu y entrer.
    Samedi 22 octobre, aucun des centaines de policiers et des dizaines de véhicules équipés anti-émeute n’était rue du Midi. Les casseurs ont pu faire ce qu’ils voulaient. Selon le Progrès, la justification du côté de la police est "si on les empêchait de passer, c’était pire". Mais à qui faire croire ça ? 500 policiers ne peuvent pas barrer une rue qui ne demande pour cela que 4 estafettes et 15 hommes, face à un cortège de 200-250 personnes au maximum, et qui n’étaient pas toutes là pour casser, d’ailleurs ?
    A qui faire croire ça ? La réalité est que des casseurs ont eu carte blanche pour saccager le siège du PS ; ça fait penser au coup de l’hôpital Necker à Paris...
    Depuis, les médias donnent complaisamment des tribunes à l’extrême droite et à la droite, et cette sale histoire dédouane aussi opportunément le PS de sa politique désastreuse.

    D’autres éléments confortent cette impression d’un coup arrangé :
    -  Aucune interpellation. Comment ça se fait ? Le 12 mai devant la permanence Gagnaire, la police a chargé une manifestation pacifique pour une banderole au balcon. Depuis, convocations, interpellations, gardes à vue et poursuites judiciaires se sont multipliées contre des jeunes qui n’ont rien cassé, et là, une équipe de casseurs saccage le siège du PS et repart sans problème...
    -  Depuis la manifestation du 31 mars, des policiers déguisés en manifestants, certains cagoulés, ont été régulièrement infiltrés dans le cortège jeune en tête des manifestations. Le 12 mai juste avant la permanence Gagnaire, deux ont d’ailleurs été sortis - sans violence - du cortège. La question est donc posée (et c’est une façon de parler...) de la présence ou pas de policiers déguisés et cagoulés dans le cortège du 22 octobre. Pour faire quoi au juste ? En tous cas pas pour empêcher la casse (qui a eu lieu) ni repérer et interpeller des casseurs.
    -  Concernant la demande d’autorisation de cette manifestation, il s’est passé quelque chose de pas net. Pour organiser une manifestation, il faut donner 3 noms en Préfecture, qui sont ensuite responsables du déroulement des évènements. D’abord, des organisations très engagées dans le mouvement contre la loi travail ont été approchées pour qu’elles déposent, elles, la demande d’autorisation en Préfecture. Evidemment, elles ont refusé. La ficelle était grosse. Ce sont alors des jeunes qui ont été sollicités pour signer la demande de manifestation. Les organisateurs véritables n’ont pas donné leur nom, eux, ils se sont mis à l’abri - lâcheté - parce qu’ils devaient savoir ce qui allait se passer. Ensuite, une fois la demande d’autorisation signée, peu leur importait que la manifestation soit interdite : quand les choses sont lancées, il y a toujours des gens qui ne sont pas au courant ou ne comprennent pas tout de suite. Et maintenant, on apprend que c’est contre les jeunes qui ont signé la demande de manifestation que le PS va porter plainte...

    La question qu’on est conduit à se poser est : pourquoi tout ça à St-Etienne ?

    Là, il faut revenir un peu au contexte stéphanois.
    Depuis début mars, St-Etienne a connu de très fortes mobilisations contre la loi travail. Au total, des milliers de jeunes y ont participé, au premier rang des manifestations. Il n’y a eu aucune violence physique. Au pire, lors de certaines manifestations, quelques tags (pas tous intelligents ni bien situés) et quelques oeufs de peinture. Mais aucun affrontement avec les policiers - malgré la présence de certains déguisés en manifestants, parfois cagoulés, tentant d’infiltrer le cortège des jeunes - , et aucune casse matérielle.
    A St-Etienne a grandi quelque chose de très important pour l’avenir : la rencontre des milliers de salariés des entreprises et de la fonction publique - et de leurs syndicats - et de milliers de jeunes lycéens, étudiants et travailleurs précaires qui refusent la destruction du code du travail et l’ubérisation de la société.

    C’était trop beau, il fallait y mettre un coup d’arrêt. Voilà qui est fait avec la journée de samedi.

    A St-Etienne, 21 militants - jeunes pour la plupart - font l’objet de poursuites judiciaires (c’est 10% du nombre total des poursuites en France !). Depuis des mois les convocations policières se succèdent, alors même qu’il n’y a pas eu de violences dans le mouvement contre la loi travail, mais au contraire des actions pleines de sens. (voir http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3 ?id_article=3356).
    Deux procès vont avoir lieu en appel, alors même que l’accusation est inconsistante, car le seul crime est d’avoir, lors de la manifestation du 12 mai, installé une banderole sur le balcon du député Gagnaire, fervent partisan de la loi travail et du 49-3, ceci sans froisser une seule feuille de papier de sa permanence.
    Avec ce qui a eu lieu samedi, le gouvernement, la droite et l’extrême droite ont marqué des points contre les jeunes qui résistent, et contre l’ensemble du mouvement social. Ils peuvent les dénigrer aux yeux et aux oreilles de centaines de milliers de personnes qui avec raison condamnent le saccage qui a eu lieu mais voient les choses de loin et ne sauront peut-être jamais vraiment qui a fait ça et comment cela s’est passé.
    Il y a du calcul et de la manipulation politique dans ce qui a été fait et laissé faire samedi 22 octobre à St-Etienne, et la question de la responsabilité des autorités est posée.

    Roger Dubien
    Réseaux citoyens de St-Etienne

    Repost 0
    22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 09:20

    Liberté de manifester : Solidaires adresse un courrier aux ministres de l’intérieur et de la justice

    A l’attention de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur
    Jean-Jacques Urvoas, ministre de la justice

    Paris, le 21 octobre 2016
    Monsieur le ministre de l’Intérieur, Monsieur le ministre de la justice

    Au vu des images abondamment diffusées ces derniers jours dans les médias, l’Union syndicale Solidaires prend note que contrairement aux directives utra-répressives régulièrement produite par vos services (la dernière en date étant celle du ministère de la justice relative à la lutte contre les infractions commises à l’occasion des manifestations et autres mouvements collectifs) , il est tout à fait possible d’organiser, sans intervention des forces de l’ordre, des manifestations et des rassemblements non déclarés, avec des participant-es encagoulés et armés.

    Nous prenons note que Jean-Marc Falcone, directeur général de la Police Nationale, a précisé ce jour que face à ces actes, il fallait « faire preuve de pédagogie » et non
    sanctionner.

    Ne pouvant imaginer qu’il existerait, aux yeux du gouvernement, une tentation
    d’appliquer une politique basée sur l’arbitraire, nous vous demandons donc de prendre toutes les mesures afin que soit abandonnées les poursuites dont ont pu être victimes notamment des participant-es à la lutte contre la « loi travail », à la solidarité avec les réfugié-es ou à la défense de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

    Dans l’attente d’une réponse que nous espérons positive, recevez, Messieurs les ministres, nos salutations syndicales.

    Pour l’Union syndicale Solidaires

    Cécile Gondard-Lalanne et Eric Beynel, co-délégué-es généraux

    Documents à télécharger

    Repost 0
    14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 09:47
    Procès des anti-pub : Les Déboulonneurs de Paris plaident « l'état de nécessité »
    Politis

    Le Collectif des Déboulonneurs a fêté son 22ème procès au niveau national ! Une énième procédure que les anti-pub estiment « nécessaire » pour permettre l'émergence d'un débat démocratique sur les effets de la publicité sur l'environnement, la santé et notre société toute entière.

    Quelques heures avant le procès de ce mardi 11 octobre, les sept prévenus se retrouvent au Bistrot Eustache, dans le premier arrondissement de Paris. À leurs côtés, quelques soutiens ont fait le déplacement pour assister à la conférence de presse et partager leurs revendications. En revanche, peu de journalistes sont présents. « Mais nous savons que parler des anti-publicitaires relève davantage de l’initiative personnelle des journalistes », souffle Raphaël. J, l’un des accusés, évoquant « les liens ...

    Il reste 95% de l'article à lire. Mais l’État se ficherait-il de l'environnement et de  la Santé des gens et du reste ?

    Un projet de recherche sur l'exposition aux pesticides censuré par le gouvernement 

    Les projets de recherche s’intéressant à l’exposition aux pesticides des salariés inquiètent-ils le gouvernement ? C’est l’interrogation d’une équipe de chercheurs – sociologues, géographes, médecins du travail, oncologues, généralistes, assistante sociale – qui vient de se voir refuser le financement d’une étude sur le sujet [1]. Leur recherche vise à étudier les parcours professionnels et résidentiels de patients de l’hôpital d’Avignon atteints de lymphomes, leucémies et myélomes, autant de formes de cancers qui pourraient être provoqués par une forte exposition aux pesticides. Plusieurs de ces patients sont travailleurs agricoles dans le Vaucluse où les vignobles, vergers et maraîchages sont souvent traités aux pesticides.

    Présenté en juillet 2016, le programme de recherche a d’abord été classé comme prioritaire... avant d’être rejeté, sans plus d’explication. « Le rejet de notre projet nous a été signifié le 28 septembre 2016 par un message électronique circulaire émanant du secrétariat permanent du plan Ecophyto, message non signé et sans motif spécifique de refus » , regrettent les chercheurs dans un courrier adressé en début de semaine aux ministres Stéphane Le Foll, Ségolène Royal, Marisol Touraine, Myriam El Khomri et Najat Vallaud-Belkacem. Le plan Ecophyto, lancé il y a huit ans et piloté par le ministère de l’Agriculture, vise à réduire l’usage des pesticides. Ce plan est pour l’instant un échec, se heurtant notamment à l’hostilité de la FNSEA.

     Lire : Pourquoi tous les gouvernements échouent à réduire la présence des pesticides

    « Avec ce projet, notre équipe de recherche répond à une demande sociale cruciale, et jusqu’à présent non prise en compte en santé publique, celle de la mise en visibilité des pathologies liées aux pesticides (cancers, d’atteintes reproductives et neurologiques) », ajoutent les chercheurs. Ils mentionnent par ailleurs divers rapports gouvernementaux qui, tous, insistent sur l’urgence d’une meilleure connaissance des conditions d’exposition aux pesticides en milieu de travail [2]. « Cette décision nous a surpris d’autant plus que le document de synthèse du ministère de l’Agriculture adressé fin août à l’association Phyto-victimes indiquait que les moyens financiers alloués à cet appel à projets étaient suffisants pour financer tous les projets classés « priorité 1 », écrivent les chercheurs. Et que dans les deux scenarii financiers proposés, notre projet était financé dans son intégralité. »

    « D’une façon générale, les raisons justifiant le refus d’un projet ont pu être les suivantes », cite le message électronique annonçant le refus de financement, avant de lister une série d’explications très générales : enveloppe financière insuffisante, autres projets jugés plus prioritaires, impacts prévisibles du projet pas suffisamment détaillés, projet jugé non abouti ou non finalisé. L’équipe de chercheurs, qui rappelle qu’un tel dépôt de projet demande énormément de travail, exige des réponses plus circonstanciées : « Quelles ont été les modalités d’examen des dossiers ? Par
    qui ? Selon quels critères ? Quels sont les projets retenus ? Comment ont été opérés les choix d’attribution budgétaire à chacun d’entre eux ? »

    « En l’absence de toute justification scientifique précise des raisons de ce refus, celui-ci nous apparaît comme une décision de nature politique qui, malheureusement, contribue au maintien de l’invisibilité des maladies liées à l’exposition professionnelle et environnementale aux pesticides » , interprètent les chercheurs, qui n’hésitent pas à parler de « censure » et « d’opacité » dans les choix de financement de la recherche en santé publique.

    Notes

    [1Notamment Borhane Slama (Médecin, praticien hospitalier, chef du service
    d’Oncologie-Hématologie, Centre Hospitalier d’Avignon), Moritz Hunsmann (Chargé de recherche CNRS, Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les Enjeux Sociaux, Paris), Annie Thébaud-Mony (Directrice de recherche honoraire Inserm) ou Paul Bouffartigue (Directeur de recherche CNRS, Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail, Aix-en-Provence).

    [2Rapport Inserm de 2013, Plans Santé-Travail III et Santé- Environnement III adoptés en 2015, rapport d’expertise collective de l’Anses publié en juillet 2016.

     
    Repost 0
    17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 14:16

    Justice internationale, la parole est à la défense

    Edition bilingue anglais-français François Roux (Auteur) Paru le 17 septembre 2016 Etude en anglais / français (broché)

    L'ONU, cette "otage des grandes puissances" (Aminata Traoré)

    L'ONU a "dévié par rapport à sa vocation première", le droit de veto dont bénéficient cinq grandes puissances constituant "une entorse à la démocratie"

    03.09.2016 ~ 16.09.2016

    Le système onusien, structuré autour de cinq membres permanents du Conseil de sécurité disposant du mécanisme du veto, qualifié d' "entorse à la démocratie", a "dévié par rapport à sa vocation première" pour devenir "l'otage des grandes puissances", a déclaré dans un entretien avec Anadolu, Aminata Traore, ancienne ministre malienne de la Culture (1997-2000).

    "Au début, on disait que l'absence des pays du Sud [en ne siégeant pas en tant que membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, ndlr] s'expliquait par le fait que l’ONU a été créée bien avant les indépendances. Aujourd'hui, il n'est plus acceptable que quelques Etats [Etats-Unis, Russie, France, Chine et Grande-Bretagne] "disposent du droit de vie et de mort sur les autres", a dénoncé Traoré.

    Pour l'ancienne ministre malienne, le droit de veto est d'autant plus "une entorse à la démocratie" que l'application des résolutions est loin de s'appliquer uniformément à tous les pays. Elle note, à ce propos, qu'un pays comme Israël comptabilise "des dizaines de résolutions qui ne sont jamais mises en application", et ce, en toute impunité. "Cependant quand il s’agit de petits Etats, notamment, africains qui font la sourde oreille pour une raison ou une autre, on leur rappelle, aussitôt, qu'ils n’ont pas respecté la résolution et qu'il s'agit, là, d'une faute et même d'un crime", a illustré l'auteure de "l'Afrique humiliée" (2008) et de "l'Afrique mutilée" (2012).

    "Plus jamais ça", ont déclaré les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale, en 1945, en créant l’ONU. Il n’y a, visiblement, pas de guerre ouverte, face à face entre les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité qui, en plus du droit de veto, disposent de l’arme nucléaire. Mais c’est « toujours ça » en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique latine pour le contrôle des ressources naturelles. Comble de l’injustice, ce sont précisément des participants de ces régions au FSM 2016 qui se sont vus refuser le visa d’entrée au Canada", relevait l'ancienne ministre malienne dans une récente lettre adressée à Jean-Louis Roy, historien et diplomate canadien, un "ami" qui l'a soutenue au moment où son pays lui refusait le visa d'entrée pour participer au Forum social mondial (FSM) tenu du 9 au 14 août.

    "J’ai peut-être eu tort de déclarer que le FSM de Montréal allait être l’un des temps forts du plaidoyer pour l’ONU des peuples que j’ai entrepris en annonçant ma candidature symbolique au poste de secrétaire général des Nations unies", a-t-elle écrit dans cette lettre dont Anadolu a eu copie.

    S'étant "symboliquement" portée candidate au poste de Secrétaire Général des Nations unies, en juin dernier, Traore a expliqué que cette charge ne l'intéresse guère, en réalité, d'autant plus qu'elle ne prétendait pas remplir, contrairement à la douzaine de candidats en lice actuellement, le critère de parrainage régional exigé pour ce poste. "Il s'agit d'une étape de la dénonciation du système (..) une étape qui consiste à me saisir de la perche qu’on tend aujourd'hui aux femmes pour dire que je suis candidate, en précisant que c’est une posture de combat pour le monde meilleur que l’ONU avait promis au moment de sa création" en 1945, a-t-elle précisé.

    Dès lors, cette démarche "citoyenne" ne visait qu'à alerter l'opinion sur le fonctionnement du système et ses défaillances, en provoquant un débat autour de l'ONU et de ses institutions. "Nous avons atteint une phase où l’évolution de la situation dans un pays comme le Mali, révèle clairement qu’il faut que les sociétés civiles regardent davantage ce qui se passe au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU (...). En Libye, par exemple, [l'opération militaire multinationale en 2011 sous l'égide des Nations unies], a provoqué le chaos à travers la prolifération des armes et la déstabilisation du Mali", a-t-elle illustré.

    Partant de ce constat, l'ex-ministre malienne estime que "l’ONU est, aujourd'hui, l’otage des grandes puissances" rappelant que le Quai d'Orsay avait reconnu que 80 % des résolutions du Conseil de sécurité émanaient de la Grande Bretagne et de la France.

    "Tout est habillé par la notion de communauté internationale, et c’est très grave parce que dès qu’on dit communauté internationale on baisse la garde, on prétend que cette communauté internationale nous représente tous alors qu’en réalité ce sont cinq nations qui décident pour les 188 autres en vertu du droit de veto. La réforme de l’ONU pour revoir la structure du Conseil de sécurité doit être évoquée", relève-t-elle encore.

    Certes, "le djihadisme observé notamment dans la bande sahélo-saharienne est un vrai problème à résoudre en urgence et l'échec n'incombe pas entièrement à l'ONU", Traoré reste, toutefois, convaincue que "la mission première de l’ONU n’était, certainement, pas ce type d’interventions militaires".

    L'ancienne ministre malienne rappelle, à cet effet, que le nombre de Casques bleus déployés dans le monde a triplé durant les 15 dernières années, passant de 40 à 105 mille entre 2000 et 2015 avec plus de 60% de ces soldats en Afrique où "la paix est d’emblée hypothéquée par le développement extraverti et compromis par le jeu des intérêts étrangers".

    "A ce jour, nous avions surtout conscience des conséquences des politiques néo-libérales imposées dans nos pays, à travers l'intervention des institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et FMI), et je me rends compte, aujourd'hui, que la tâche sera inachevée, si nous nous tenons à la dénonciation des institutions financières en ignorant le bras militaire de la domination qui est en train de se déployer aujourd'hui", a conclu Aminata Traore.

    AA

    Aminata Traoré, future patronne de l'ONU ! - Là-bas si j'y suis

    Conseil des droits de l'homme de l'ONU : six ONG réclament un tribunal international sur le massacre de 1988 en Iran

    Conseil National de la Résistance Iranienne‎ -

    Quand le dit pays des Droits de l'homme s'assoit sur la justice à rendre aux pauvres

    Mediapart‎ -

    Paris (LNC) – Cette phrase de Steve Biko “L'arme la plus puissante entre les mains de l'oppresseur est l'esprit de l'opprimé” n'a jamais cessé de hanter nos pensées. Car comment comprendre qu'un pays comme la Centrafrique, en son temps l'Oubangui-chari, qui a subi les pires sévices de la colonisation française puisse toujours lui faire confiance, et pire encore, ne réagisse pas quand des soldats français violent en toute impunité ses enfants. C'est incompréhensible !

    Aujourd'hui, même si les chiffres officiels ne sont pas encore parus, la République Centrafricaine est bel et bien le pays le plus pauvre du monde. Un record dont elle pouvait se passer.

    Chiffre déplorable de même sur son systême éducatif. A près de 90%, l'enseignement dans le pays y est prodigué par des parents d'élèves - ce qui énonce déjà de la qualité de la pédagogie par des amateurs - tant les enseignants de métier font défaut ou renoncent à la profession, étant entendu que l'Etat ne paye pas ses fonctionnaires, ou disons au compte goutte, en fonction de l'aumône internationale du moment.

    Un pays habitué aux coups d'état et aux magouilles politiques en tous genres depuis des décennies, avec en dernière en date, l'élection hilarante de Faustin Touadera aka "la tortue" à la présidence à travers des tripatouillages des urnes de toutes sortes.

    Mais en RCA, avec le "ALLONS-Y SEULEMENT" on met un baume de la sorte sur toutes les dérives en cours dans le pays. Probablement une sorte d'expression de la résilience d'un peuple meurtri depuis un siècle.

    LES FRANCAIS EN PROFITENT

    François Hollande le président français était très attendu lors de son escale à Bangui le Vendredi 13 mai, sur le dossier des viols d'enfants mineurs en Centrafrique par des soldats français de la SANGARIS.

    La déception aura été à la hauteur des espérances.

    Hollande dans un mépris consommé, non seulement évitera le sujet, mais enfoncera le pieu dans la douleur des victimes, en ne parlant que de L'HONNEUR SALI DE SES SOLDATS. Les enfants centrafricains abusés, RIEN A BATTRE !

    Pourtant, en RCA, des enquêtes fouillées, relayées notamment par l'ONG HUMAN RIGHTS WATCH et d'autres, font état de plus de 200 enfants mineurs centrafricains violés par des soldats français. Certains allant même jusqu'à faire subir des actes barbares de bestialité à des gosses de 13-14 ans.

    ministre français de la défense en fut informé immédiatement, de même que les instances onusiennes. Car par ailleurs, des soldats de la MINUSCA s'étaient de même illustrés dans les mêmes crimes. Affaires immédiatement étouffées et à Paris et à l'ONU. Il faudra le courage d'un fonctionnaire de l'ONU, le suédois Anders Kompass directeur des opérations de terrain pour l'ONU, dénonçait les faits au journal britannique "The Guardian" dans un rapport de six pages, intitulé «Abus sexuels sur des enfants par les forces armées internationales», préalablement envoyé à l'ONU à Genève en Suisse, mais déjà enterré, pour que officiellement le monde entier prenne conscience de l'ampleur du désastre. Le rapport mettait en évidence des viols dont des enfants en RCA ont été victimes de la part de soldats français, tchadiens et guinéens, participant à l’opération «Sangaris», entre décembre 2013 et juin 2014.

    Anders Kompass pour services rendus sera sanctionné par l'ONU !!!

    Sa compatriote Inga-Britt Ahlenius, qui a dirigé l’Office d’audit interne de l’ONU (OIOS) de 2005 à 2010, de réagir : «Anders Kompass est exactement le genre d’employé que l’ONU devrait s’efforcer d’avoir. Mais la direction de l’organisation est faible et inefficace. Il y a une obsession des fuites. On ne veut pas de mauvaises nouvelles.» Pourtant, dit-elle, le Suédois a agi selon la procédure : «Il a remis le rapport au pays qui avait juridiction sur les troupes mises en cause, après des mois où personne n’avait réagi.»

    Côté français, le mépris et le sordide portés au comble. Eté 2014, trois adolescentes racontaient, qu’en compagnie d’une quatrième, décédée depuis, elles ont été, en 2014, « ligotées et dénudées à l’intérieur d’un camp [militaire] par un officier de “Sangaris” puis forcées à avoir des relations sexuelles avec un chien ». Chacune aurait reçu ensuite 5 000 francs CFA pour cela, soit moins de 8 euros.

    A l'ONU, l’ambassadeur de France François Delattre botte en touche et parle même d'accusations « révoltantes et odieuses ». En déclarant à l'époque que Paris « veut faire toute la lumière » sur les accusations visant ses soldats, tandis qu'un membre de l’entourage du ministre de la défense affichait son incrédulité. « C’est trop énorme, dit-il. Nous avons mené une enquête interne fin 2014-début 2015 sur cette affaire du chien et l’on a découvert qu’il s’agissait d’une vidéo zoophile qui se transmettait de portable à portable, dans laquelle il n’y a aucun militaire français et qui n’a pas été tournée en Centrafrique. Il faut que l’on démonte au plus vite cette affaire ».

    L'affaire sera immédiatement démontée, puisque depuis, classé SECRET DEFENSE

    La dite enquête interne française en RCA n'aura consisté qu'à vaguement, et pour le principe, interroger le commandement, aucun soldat, puisque les soupçonnés étaient déjà rapatriés en France, et aucunement à chercher à entendre les victimes présumées. UNE FARCE !

    Conséquence, jouant sur la montre, plus le temps passe, plus il est aisé de faire taire les enfants violés et les décrédibiliser - que valent des pauvres hères face à la grande France ? - Et plus il est aisé de déclarer comme le fit un chef de la Sangaris : "Ces allégations sont sans fondement."

    Pourtant, une ONG AIDS-Free World avait enquêté et déclaré que partie des fait se seraient produits à Dékoa, à environ 260 km au nord de la capitale, entre 2013 et 2015. Cette même organisation américaine avait déjà, onze mois plus tôt, rendu publiques des accusations de pédophilie, émanant de jeunes garçons, à l’encontre de treize militaires français de l’opération « Sangaris »

    Même si l'on sait, d'après plusieurs ONG que les cas de viols de mineurs en Centrafrique par des Sangaris dépasse les 200, à l'époque, seuls 15 militaires étaient épinglés, et étonnamment, aussitôt rapatriés à Paris depuis.

    La Justice française les a entendu et vérifiât des faits incontestables, comme des tatouages sur des parties intimes de ces militaires, que les enfants ne pouvaient pas inventer, sauf pour les avoir vu nus ! Pourtant, aucun de ces soldats ne sera mis en examen ni inquiétés par la suite. Et pour cause. La Justice française reçut sous le nez la mention SECRET DEFENSE.

    Alors qu'est-ce que le SECRET DEFENSE en France, et quel rapport avec des actes de crapulerie de militaires ?

    Le terme secret Défense est utilisé pour définir un niveau d'habilitation d'accès à un document gouvernemental ou militaire restreint par une loi ou un règlement à un groupe spécifique de personnes pour des raisons de Sécurité nationale (ou supra nationale éventuellement).

    Conséquence, le gouvernement français en brandissant cette interdiction d'enquêter aux nez des juges, estimait donc que violer impunément des enfants innocents, pauvres et sans défense en Centrafrique relevait du domaine de la sécurité nationale.

    Un tour de passe passe juridique osons dire le mot “dégueulasse” pour plus encore salir le droit à la justice de ces pauvres gosses, au nom de comme le dit François Hollande « L’honneur de la France engagée ».
    Mais de quel honneur parle-t’il ?

    A BANGUI ?

    Faustin Touadera, élu président, de se plaindre à ce sujet :

    « La France aurait dû faire en sorte que justice soit faite. Nous demandons que le droit des victimes soit respecté, et nous avons eu des pourparlers à ce sujet avec la France afin que la justice soit rendue. Vous savez que nous suivons de près ce dossier, et nous insistons sur le respect du droit des victimes. Pour les victimes et pour nous l’affaire traîne depuis trop longtemps mais nous espérons que ce dossier va aboutir à la sanction des auteurs. Le peuple attend cela, surtout les victimes.»

    Pourtant, ce même Touadera dans une sorte de schizophrénie, d’interdire au parquet de Bangui d’ouvrir des enquêtes sur les soupçons de viols perpétrés par les forces internationales, onusiennes et françaises. Information confirmée par un gendarme centrafricain très au fait des choses.

    Et quand Touadera fut devant François Hollande, il évitât très soigneusement le sujet, se contentant piteusement de supplier Hollande de prolonger le bail des Sangaris en Centrafrique. Un comble !

    En même temps, Touadera n'est qu'au diapason de son pays. Tellement de morts depuis 2012 en RCA que la chose en devient banale. Du coup des enfants violés mais toujours en vie, c'est un moindre mal. En conséquence, le sujet ne passionne pas du tout les centrafricains. Constat fait sur nos sites et groupes de discussion, et ailleurs.

    CONCLUSION

    France pays des Droits de l'homme auto-déclaré, au constat de ses exactions en Afrique, et surtout en Centrafrique, c'est complètement surfait, et même un mensonge.

    Les chefs des militaires accusés ont déjà une réponse toute trouvée :

    Ce sont des manipulations destinées à discréditer l'action de la France.

    Les mineurs centrafricains violés, sont broyés dans un système français de contrôle absolu, qui depuis plus d'un siècle conserve la RCA sous tutelle et de mains de fer.

    Aucun des chefs d'état du Centrafrique ne fut au pouvoir sans l'aval de la France, quand elle n'y contribuât pas directement. Le soit disant Ange Patassé seul élu démocratiquement ne le fut jamais. C'était un coup des français. Fidèle Gouandjika actuellement ministre de Touadera l'avait avoué, entre autres choses.

    Dans tout ça, la RCA subit la double peine, victime et coupable. Car comme l'avouait avec inquiétude un fonctionnaire de l'ONU : « La médiatisation de ces affaires fatigue les bailleurs et le public. Il ne faudrait pas qu’on finisse par se désintéresser de la Centrafrique à cause de ces abus. Le désengagement de la communauté internationale serait dramatique dans le contexte actuel. »

    In fine, comme le fait Touadera, faisant semblant de ne pas savoir, et évitant avec grand courage de dénoncer, moins on parle des viols des enfants en RCA par les SANGARIS et les MINUSCA, et plus les bailleurs de fonds seront enclin à donner dans la sébile du pays.

    English version:

    Septembre 2016 LAMINE MEDIA

    Repost 0

    • : Le blog des empêcheurs de tourner en rond
    • Contact

                                                               
    Vous êtes ici dans une 
    ZONE HORS AGCS et SANS OGM


    Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

    Rechercher

    contact