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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 04:47

Le Conseil constitutionnel a validé quasi-totalement la Loi Renseignement. C’était le dernier obstacle à son entrée en vigueur.

- Pour un article résumant sa décision, cliquez : http://www.liberation.fr/societe/2015/07/23/le-conseil-constitutionnel-valide-la-majeure-partie-de-la-loi-renseignement_1352952

- Pour mesurer à quel point ce qu’il a laissé passer est grave pour nos libertés à tous, nous vous recommandons cet article, très complet et très clair : http://www.nextinpact.com/news/95934-la-loi-renseignement-publiee-au-journal-officiel-et-maintenant.htm

- Pour lire la décision du Conseil constitutionnel et la liste des députés qui l’avaient saisi : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2015/2015-713-dc/decision-n-2015-713-dc-du-23-juillet-2015.144138.html

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 08:13

Deux femmes ,deux Poèmes:

Celui d'une Sètoise sur le risque d'expulsion qui est maintenu au dessus des têtes de ceux qui résident sur le parking du Mas Coulet ,à Sète (C'est à lire ci-dessous ),et cet extrait de l’éditorial de Françoise DUMONT, présidente de la LDH sur la plainte qu'elle a provoquée par le biais de la présidente de la section LDH-Montpellier:

"les suites de l’affaire BDS 34.

Le problème est compliqué, avec un retentissement relativement important au sein de la LDH. Le souhait est de sortir de cette affaire par le haut. On nous demande de retirer notre plainte. C’est difficile compte tenu de l’attitude des deux protagonistes de cette affaire et parce qu’il y va de la crédibilité de la LDH eu égard au contenu antisémite, voire négationniste de la page Facebook qui est à l’origine de notre plainte. Nous ne pouvons pas laisser accréditer l’idée que la LDH a un double discours ou une dénonciation de l’antisémitisme à géométrie variable. Peut-être n’avons-nous pas assez communiqué auprès des ligueurs pour faire connaître notre version. Nous allons le faire. Nous souhaitons aussi que BDS fasse connaître notre version sur son site ; nous en ferons la demande. L’audience pour le procès ayant été reportée à novembre la situation,peut encore évoluer".

L'administration du blog note que c'est dans le numéro 256 de la revue mensuelle LDH Info qui est envoyé aux adhérents ,que Françoise Dumont fait écho de la demande de retrait de l'association qu'elle préside , de la plainte provoquée par l'association qu'elle préside.

Ce que l'on lit dans cette réponse c'est que non seulement la présidente de la vénérable LDH élude apparemment la question de faire connaitre aux adhérents les motifs d'une demande de retrait qui émane de militants en désaccord avec ces poursuites,mais également qu'elle compte se maintenir au nom de tous devant les tribunaux dans cette attaque que d'aucun considèrent injuste et spoliante ,et moralement prétentieuse .

Alors pour réparer cet oubli,voici en détail le texte de la pétition lancée par des militants qui loin d'opposer " deux bords "(LDH et Bds),dénoncent et déplorent non pas un manque de communication ,mais un dysfonctionnement et une utilisation"associative "abusive ,et une nuisance dans la vie des combattants associatifs .

Il n'est ni correct ni suffisant, pour se justifier de mettre en cause juridiquement deux personnalités militantes par ailleurs assez méritantes,qu' un quorum restreint s’appuie ,au nom de ses membres ,sur le bouclier vertueux du sigle et de la réputation de la Ligue des Droits de l'Homme .

Donc,pour que la communication ne reste pas à sens unique et comme l'on ne devrait pas engager la responsabilité de tous dans une affaire aussi détestable ,manifestez -vous que vous soyez adhérent ou pas ,en signant cette pétition ,et répondez globalement ,avec vos mots ,vos idées ,et vos arguments,à Françoise DUMONT, sur sa façon de défendre et de promouvoir les valeurs universelles de la LDH au demeurant :

.http://www.petitions24.ne/petition_pour_le_retrait_de_la_plainte_de_la_ldh_contre_saadia_et

Sète juillet 2015, nous vivons des vacances de rêve

Cette année,
Nous trempons nos corps ivres de soleil, dans une méditerranée pleine de cadavres,
L'été bascule cul par dessus tête,
À Calais, pousse des jungles,
Des migrants tentent de faire le mur, épinglés comme des papillons,
À Paris, des réfugiés par centaines dorment à la rue,
À Sète,
À Sète, Voix Vives a pris son quartier haut,
Les poètes estampillés Méditerranée, un label de qualité,
En provenance directe avec un détour par l'exil,
C'est bon pour l'authenticité,
En haut, à Sète, les poètes AOC... POÈTISENT....

À Sète,
À Sète, en bas, tout en bas,
Des v
oix d'hommes, de femmes et d' enfants,
Des voix de la méditerranée et d'ailleurs,
Des voix condamnées à l'errance,
Des voix européennes rejetées dans les coins aveugles de notre société,
Des voix, traînées dans la poussière,
Des voix, écrasées de soleil, battues par la pluie,
Des voix caravanes, des voix qui chantent, des voix rient,
Des voix qui aiment...
À Sète, les voix d'en bas ne montent pas jusqu'aux micros autorisés,
Jusqu'aux chaises longues parasols guinguettes...

À Sète, dans cette ville qui se dit singulière,
À ce moment précis,
Où résonne les voix d'une centaine poètes,
En des langues différentes,
À Sète,
Le Maire EXPULSE !
Le maire expulse
La centaine de voix qui vit,
En bas,
Tout en bas,
Sur le parking du Mas Coulet.

Vos gueules les mouettes !

Joe DASNIÈRE

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 09:37

La Fondation Sciences Citoyennes et Transparency International France organisent en 2015 un cycle de colloques pour l’amendement de notre législation de l’alerte éthique (signalement dans l’intérêt général). Nous travaillons également à un texte de loi, qui pallierait la stratification du dispositif français (6 lois sectorielles). Une proposition de loi devrait être présentée lors de la prochaine session parlementaire.

Nos deux premiers colloques ont traité de la sécurisation des canaux et procédures, et de la création d’un fonds de dotation pour les victimes / d’une Maison des Lanceurs d’Alerte.

Notre troisième colloque se tiendra à l'Assemblée nationale (Salle Colbert, 126 rue de l’université, 75007 Paris), le 29 septembre de 14h à 18h, sur le thème :

« Une loi globale pour la protection des lanceurs d’alerte en France »

Dans la première session nous aborderons, avec ses auteurs, le cadre pionnier et solidaire que construit l’Europe et notamment la Recommandation du Comité des Ministres aux états membres du Conseil de l’Europe (2014), ou les enseignements tirés des meilleures lois et expériences nationales. Dans la seconde session, nous débattrons, avec des parlementaires français, des contenus d’une loi française, au regard de ce cadre et de notre projet de société.

Ce colloque sera organisé avec le soutien de la Fondation Charles Léopold Mayer et sous le parrainage du Député Yann Galut, avec la participation notamment de Rosita Agnew (Bureau du Médiateur Européen), Eric Alauzet (Député), Eric Bocquet (Sénateur), Francesco Crisafulli (Président du Comité européen de coopération juridique, Conseil de l’Europe), Charles de Courson (Député), Laure de la Raudière (Députée), Yann Galut (Député), Nicole Marie Meyer (Transparency International France), Anna Myers (Directrice du Whistleblowing International Network), Michèle Rivasi (Députée), Christian Vigouroux (Président de la secteur de l’intérieur, Conseil d’État) et sous réserve Anabela Gago (Directrice de la lutte contre le crime organisé, Commission européenne) et Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.


Sachant que le nombre de places de la salle est limité mais que le sujet suscite un vif intérêt, nous vous prions de bien vouloir nous confirmer votre présence à l'aide du formulaire d'inscription sur notre site :

http://www.sciencescitoyennes.org/colloque-lanceurs-dalerte-29-septembre-2015-assemblee-nationale/


Vous pouvez télécharger les communications du premier colloque de ce cycle « Lanceurs d’alerte – La sécurisation des canaux et des procédures » qui s’est tenu à l’Assemblée nationale le 4 février 2015 : http://www.sciencescitoyennes.org/colloque-sur-les-lanceurs-dalerte-le-4-fevrier-2015-a-lassemblee-nationale-documents

Assemblée nationale – Salle Colbert

126 rue de l'Université - 75007 Paris

Station : Assemblée nationale

Arrêt : Assemblée nationale



Nous contacter : http://sciencescitoyennes.org/a-propos/contacts/

Vous pouvez nous suivre sur Facebook et Twitter.

Note "a propos "de l'administration du blogue:

L’Assemblée nationale du XXIe siècle
Jonathan Chibois | rue89.nouvelobs.com | 30/07/2015
L’Assemblée vient de mettre en ligne un document intitulé « Vers une Assemblée nationale du XXIe siècle ». Derrière ce nom se trouve un plan d’action pour l’Open Government Partnership (OGP), programme international visant à promouvoir « un gouvernement ouvert, par une augmentation de la participation civique, la lutte contre la corruption et la mise en œuvre des nouvelles technologies afin d’offrir un service plus efficace et plus responsable »...
la suite : http://rue89.nouvelobs.com/2015/07/30/lassemblee-nationale-xxie-siecle-260510

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 07:27

Polices françaises et allemandes tentent d’entraver le tour d’Europe des alternatives

par Sophie Chapelle 22 juillet 2015

Le Tour Alternatiba, c’est un tour de France et d’Europe à vélo, pour promouvoir les alternatives écologiques et la transition énergétique dans l’espoir de limiter le réchauffement climatique. Un périple de 5 600 kms parti le 5 juin de Bayonne. Mais cette initiative ne semble pas plaire aux polices française et allemande qui ont tenté de bloquer les cyclistes. Pour cause de dopage ? Pas vraiment...

Le 20 juillet, les membres du tour marquent une pause devant la centrale nucléaire de Fessenheim. Rien d’interdit jusque-là dans un État de droit... Devant plusieurs médias et caméras, un porte-parole déplore que les milliards engloutis dans la filière nucléaire ne soient pas plutôt investis dans les politiques de sobriété énergétique, comme l’isolation des logements ou le développement des transports collectifs de proximité.

Le porte-parole d’Alternatiba dénonce également la fermeture de Nexcis, une filiale d’EDF à Aix-en-Provence, qui fabrique des vitres à la fois isolantes et productrices d’énergie solaire (notre enquête). Un exemple qui montre bien, pour les organisateurs d’Alternatiba, « que les investissements actuels tournent le dos aux économies d’énergies et aux énergies renouvelables, grâce auxquelles beaucoup plus d’emplois pourraient être créés, répartis sur tout le territoire français, qu’avec les énergies fossiles ou nucléaire ».

Une première opération de fichage depuis le départ du Tour

Les cyclistes reprennent ensuite la route et font une pause repas dans une ferme coopérative et alternative à Tunsel, en Allemagne. C’est là que la situation se complique avec l’arrivée de sept véhicules de police sur les lieux. « Ils ont annoncé aux cyclistes que la France avait demandé au procureur de Freibourg de contrôler l’identité de tous les cyclistes présents, et qu’en cas de refus de leur part, il convenait de bloquer le Tour », relate le communiqué d’Alternatiba. Malgré les protestations, les cyclistes, bloqués par les policiers, déclinent finalement leur identité pour ne pas mettre en retard le périple, expliquent-ils.

« Cette histoire est tout simplement surréaliste, dénoncent les organisateurs. En plein année de la COP21, la France demande à un pays étranger de bloquer le passage d’une mobilisation climatique à la fois 100 % citoyenne, entièrement pacifique et particulièrement constructive. La liberté d’expression connaitrait-elle des limites en France dès lors qu’on évoque la question du nucléaire ? ». Les cyclistes fichés étudient les possibilités de déposer une plainte contre l’intervention de la police allemande. Il s’agit également pour eux de savoir qui a fait cette demande auprès du procureur de Fribourg, et avec quelle motivation.

Ironie de l’histoire, dans une lettre officielle du 10 juillet, la ministre de l’écologie Ségolène Royal vient d’attribuer le label COP21 [1] au Tour Alternatiba. En dépit de ces déboires, la mobilisation se poursuit avec déjà, au compteur de ces cyclistes militants, plus de 2 300 kms. Au terme de ces 35 premières journées, le tour Alternatiba a participé à des dizaines de conférences publiques, de manifestations à vélos, plusieurs concerts et villages associatifs, ainsi que d’innombrables rencontres avec les collectifs, associations et élus locaux. Il leur reste un peu plus de 3 000 kms à parcourir avant d’atteindre Paris le 26 septembre prochain.

Tous nos articles sur la dynamique Alternatiba à retrouver ici.



Note"sur la vertue citoyenne de la désobéissance aux lois "c'est ici ,avec la revue de presse de juillet 2015 la loi patriotique dite de "Renseignement",

Du Grain à moudre d'été

du lundi au vendredi de 18h15 à 19h Durée moyenne : 44 minutes

44 minutes

Faut-il désobéir à la loi pour être un bon citoyen? 7

14.07.2015 - 18:15

14 juillet, défilé, feu d’artifice, Révolution française, fête de la Fédération…

14 juillet, célébration de la remise en cause essentielle de l’organisation politique, révolution donc retournement.

Des manifestants Berlinois portant des masques à l’effigie de E.Snowden © REUTERS

Et aujourd’hui ? voilà la question. Aujourd’hui, comment s’opère sinon la révolution, en tout cas la remise en cause politique ?

Il y a les élections, oui. Il y a les manifestations, oui. Il y a l’engagement, multiple et varié, dans les partis, les syndicats…

Il y a toutes ces formes d’actions dans le cadre prévu. Et puis il y a les formes d’actions hors du cadre. Les formes d’actions qui refusent le cadre.

Il y a la désobéissance. Désobéissance civile, dit-on souvent.

Faut-il désobéir pour être un bon citoyen ?

William Bourdon, avocat au Barreau de Paris, spécialisé en droit pénal des affaires et droit des médias, fondateur de l'association Sherpa
Sandra Laugier, philosophe, professeure de philosophie à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne, membre de l'Institut Universitaire de France
Xavier Renou, membre fondateur du collectif des désobéissants

Thème(s) : Information| Droit| Morale| Politique

Lien(s)

Les “lanceurs d'alerte” inventent-ils une nouvelle forme de démocratie ? (Télérama)Snowden, Assange, Manning… Pour ces activistes d’un nouveau genre, l’espace démocratique n’est plus celui d’un Etat mais celui du monde, et l’éthique est supérieure aux lois. Explications du philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie. - Michel Abescat, Olivier Tesquet (05/03/2015)

"Lanceurs d’alerte, nouvelles vigies de la démocratie?" (La Croix)Alors que le prix Pulitzer a récompensé, le 14 avril, le «Guardian» et le «Washington Post» qui ont révélé le système d’écoutes mondiales de l’Agence nationale de sécurité américaine, grâce aux documents fournis par le «lanceur d’alerte» Edward Snowden, «La Croix» revient sur cette démarche. -Antoine Peillon (24/04/2014)

Document(s)

À lire aussi

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 08:13

ΤΕΤΑΡΤΗ 15 ΙΟΥΛΙΟΥ 2015
ΓΕΝΙΚΗ ΑΠΕΡΓΙΑ ΣΤΗΝ ΕΛ
ΛΑΔΑ!

Σας καλούμε σε όλη την Ευρώπη να κάνετε το ίδιο.

ΟΧΙ στη λιτότητα που δολοφονεί, στην Ελλάδα και αλλού.
Να μην ζήσουμε σαν δο
ύλοι!

ΜΑΖΙ ΜΑΣ ΚΙΝΗΤΟΠΟΙΗΘΕΙΤΕ ΓΙΑ
ΠΑΝΕΥΡΩΠΑΙΚΗ ΓΕΝΙΚΗ ΑΠΕ
ΡΓΙΑ!

MERCREDI 15 JUILLET 2015
GRÈVE GÉNÉRALE EN GR
ÈCE !

Nous vous appelons partout en Europe à faire de même.

OXI


NON à l'austérité qui assassine, en Grèce comme ailleurs.
Ne vivons plus comme des esclaves !

AVEC NOUS, MOBILISEZ-VOUS POUR LA
GRÈVE GÉNÉRALE EUROPÉ
ENNE !

C'est maintenant que nous avons besoin de vous : grève, manifestations, rassemblements, concerts, débats... tout ce que vous pouvez. Vous avez été de plus en plus nombreux à nous soutenir, de jour en jour, en France et dans le monde entier. Mais ce mercredi 15 juillet, c'est vital pour nous et c'est crucial pour vous. La Grèce est votre passé, elle est aussi votre avenir. Il est temps de dire NON (OXI) tous ensemble à ces dirigeants européens tyranniques, pour la solidarité, la liberté et la dignité. GRÈCE GÉNÉRALE !

(merci de diffuser massivement)

-Note "Raoul Marc "relayée par l'administration du blog:

Un jour d’infamie

L’Europe telle qu’elle se fait Ajouter un commentaire

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le principe de la souveraineté populaire, qui signifie que le pouvoir de choisir appartient au peuple et à lui seul, la volonté, affirmée comme jamais auparavant dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, de réaliser une démocratie qui conjugue à la fois les libertés individuelles, mais aussi des droits collectifs (droit à la santé, à l’éducation, à la culture, au travail, au logement, au bien-être, …), c’est-à-dire la volonté de réaliser cette République sociale pour laquelle Jaurès déjà se battait, c’est tout cela qui vient de reculer brutalement en Europe avec l’accord intervenu à propos de la Grèce, ce 13 juillet, un jour qui restera à jamais pour les peuples et leurs droits comme un jour d’infamie.

Il n’y a pas de démocratie. Il y a un système où le monde des affaires et de la finance dicte sa loi aux pantins qui nous gouvernent, à travers des institutions qui traduisent cette formidable régression démocratique qui porte le nom d’Union européenne. C’est ce que j’appelle l’oligarchie.

L’oligarchie a remporté une terrible victoire, car cet accord consacre plusieurs idées que le rouleau compresseur politico-médiatique s’emploie à ériger en tabous, en vérités incontournables :

  • l’idée qu’en dehors de l’UE, il n’y a point de salut et que tout doit être sacrifié pour en faire partie ;
  • l’idée que l’opinion exprimée démocratiquement par le peuple n’a aucune importance dans le cadre de l’UE et qu’un référendum qui ne confirme pas les volontés de l’oligarchie est sans valeur ; l’accord du 13 janvier confirme avec éclat la phrase de Juncker « il n’y a pas de choix démocratique contre les traités ratifiés » ;
  • l’idée qu’en dehors des programmes d’austérité, c’est-à-dire du choix des politiques salariales et sociales comme variables d’ajustement aux effets néfastes des crises du système, il n’y a pas d’alternative.

Ce sont ces idées que le gouvernement Tsipras vient de consolider en acceptant le plus anti-démocratique et le plus antisocial de tous les programmes d’austérité jamais infligés à la Grèce. Prisonnier d’une opinion publique aveuglément attachée à l’UE, soumis aux diktats violents de Berlin et aux pressions persistantes de Paris, forcé d’accepter l’inacceptable, il a cédé là où il fallait résister. Il est des moments où le courage, c’est de dire non.

On ne mesure sans doute pas encore totalement l’ampleur de la défaite subie le 13 juillet non seulement par le peuple grec, mais par tous les peuples. Car, ce qui vient de l’emporter c’est cette idée qu’au modèle imposé, il n’y a pas d’alternative. Thatcher et son TINA ont gagné. C’est une défaite considérable pour celles et ceux qui militent inlassablement pour d’autres choix que ceux qui nous sont imposés, pour d’autres pratiques politiques, pour d’autres orientations économiques et sociales, pour une autre vision de la vie en société.

L’accord du 13 juillet est un message adressé à tous les peuples d’Europe : « vous devez obéir ; envisager des alternatives aux politiques que nous vous imposons ne sert à rien. Ne perdez pas votre temps à suivre ceux qui affirment que d’autres choix sont possibles. Nous les avons refusés avec succès dans le cas de la Grèce ; nous ferons de même avec les autres peuples qui oseraient s’insurger ».

Il nous faut tirer les leçons de cette terrible défaite. La première est un constat d’évidence : démontrer le caractère antidémocratique des choix et l’inanité des politiques d’austérité, avec la meilleure argumentation qui soit, est sans effet. Ceux qui nous gouvernent ne nous écoutent pas. Ils ne veulent rien savoir. Par définition, ils ne se trompent jamais. Comme ils font payer par les plus faibles le prix de leurs erreurs et de leurs fautes, ils ne se soucient jamais des conséquences de leurs choix.

La deuxième leçon doit nous interpeller directement : nos méthodes sont inefficaces. Lancer des pétitions, rédiger des appels, interpeller les élus, tout cela ne modifie en rien la volonté de ceux qui sont censés nous représenter. Nous pouvons être des millions à dire non à l’austérité, à refuser de payer pour la rapacité des banquiers et des hommes d’affaires, à rejeter des directives européennes et des traités internationaux qui offrent aux firmes privées la possibilité d’accroître leurs profits au détriment de notre santé, de nos conditions de vie et de travail, cela ne change rien à la détermination de l’oligarchie à imposer une société du chacun pour soi, de la concurrence de tous contre tous, des inégalités et des discriminations.

Troisième leçon, il nous faut chercher des réponses pacifiques et non violentes à la question : « qu’est-ce qui peut les faire plier ?

Une dictature d’un mode nouveau s’est installée en Europe. Elle mène une guerre d’un mode nouveau contre les peuples. Nous venons de subir une terrible défaite. Puisse-t-elle ouvrir les yeux de ceux qui croient encore à un avenir acceptable dans le cadre de l’UE.

Raoul Marc JENNAR

-Note" l'autre presse :média-mensonge ou contre-info?" ,de l'administration du blog:

http://arretsurinfo.ch/video-limmonde-blague-de-wolfgang-schaub-ministre-allemand-des-finances/
Et:

Grèce : tous aux abris. Victoria Nuland rode

http://lesakerfrancophone.net/grece-tous-aux-abris-victoria-nuland-rode/

Les États-Unis et l’Allemagne sont prêts à concevoir un coup d’État en Grèce pour garder cet atout stratégique sur le flanc sud-est vulnérable de l’Otan. L’experte en coups d’État Victoria Nuland est en mission.

Par Kurt Nimmo – Le 6 juillet 2015 – Source infowars.com

«Un putsch à Athènes pour sauver l’allié grec de l’ennemi russe est en préparation par les États-Unis et l’Allemagne, avec le soutien des exemptés fiscaux de la Grèce – les oligarques, les armateurs anglo-grecs, et l’Église orthodoxe grecque», écrit John Helmer, le seul correspondant étranger en Russie, indépendant des médias système, en poste depuis si longtemps.

Le premier indice que quelque chose se trame est la présence de Victoria Nuland, secrétaire d’État adjointe pour les affaires européennes et eurasiennes, à Athènes en mars.

The Guardian a rapporté le 17 mars que Nuland «est allée dans la capitale au moment où l’inquiétude des US montait à propos de la grande crise de la dette de l’euro qui commençait à représenter une menace géopolitique. La Grèce, autorisée à déraper hors de contrôle, financièrement dépourvue et sans les liens de l’UE qui la maintiennent à l’Ouest, pourrait se retrouver sous l’influence de la Russie. Le flanc sud-est de l’Otan serait infiniment affaibli au moment où grandissent les soucis globaux de sécurité face aux fondamentalistes islamistes au Moyen-Orient».

Nuland et les États-Unis pourraient travailler en étroite collaboration avec les militaires grecs pour fomenter un coup d’État après le vote historique du référendum qui a répondu non aux exigences des banksters.

La réputation de Nuland n’est plus à faire. Elle est connue pour son rôle dans le renversement du gouvernement démocratiquement élu de l’Ukraine et il semble maintenant qu’elle a été désignée pour une répétition en Grèce. Helmer écrit :

Lorsque Nuland est venue à Athènes pour lancer un ultimatum contre la rupture du régime des sanctions anti-russes, et que les think-tanks anglo-américains ont emboîté le pas avec des avertissements selon lesquels la marine russe faisait route vers le Pirée, le but du jeu est devenu clair. Le but de l’opération Nemesis était de sauver la Grèce, non pas d’elle-même ou de ses créanciers, mais de l’ennemi à Moscou.

La Russie pour arracher la Grèce aux griffes des banquiers

La Russie est prête à aider la Grèce dans sa lutte contre les banksters de Wall Street et de Bruxelles. On pense qu’une sortie de la Grèce de la zone euro la rapprochera de la Russie et approfondira les divisions au sein de l’Otan.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras du parti socialiste Syriza a déclaré à la mi-juin qu’un alignement avec la Russie était possible et a laissé entendre que la Grèce était «prête à aller vers de nouvelles mers pour atteindre de nouveaux ports plus sûrs».

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov et le vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch ont déclaré, au cours du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, que la Russie envisagerait d’accorder des prêts à la Grèce si nécessaire.

Les militaire grecs envoient un message clair

L’avant-veille du référendum, un certain nombre d’officiers grecs ont publiquement appelé à voter oui.

«Le général en retraite Fragkoulis Fragkos, ancien ministre de la défense et ancien chef d’état-major grec, a appelé à un oui fort dimanche. En 2011, Fragkos a été destitué par le Premier ministre George Papandreou au milieu de rumeurs de coup d’État», écrit Alex Lantier.

Faisant clairement référence à Tsipras, Fragkos a déclaré que «les valeurs et les principes moraux, qui ont toujours défini les Grecs, ne peuvent pas être négociés par un politicien désemparé et historiquement ignorant qui avance les intérêts de son propre parti».

Un groupe de 65 officiers de haut rang à la retraite a publié un communiqué citant leur serment à la patrie et au drapeau et avertissant: «En choisissant l’isolement, nous mettons la patrie et son avenir en danger.»

Tsipras et Syriza se sont préparés pour un possible coup d’État en janvier en remaniant le personnel militaire.

Selon les source de Helmer, «La direction des services militaires et de renseignement a été changée, mais pas radicalement. Le ministre de la Défense (Panos Kammenos) est de droite donc il n’y a pas de radicaux aux commandes».

Les militaire grecs sont un atout pour une Opération Gladio

L’intervention américaine en Grèce n’a rien de nouveau. Entre 1987 et 1989 les États-Unis ont fait un effort concerté visant à renverser le gouvernement grec élu du Premier ministre Andreas Papandreou.

Avant cela, en 1967, l’armée grecque a installé la dictature des colonels suite à un coup d’État.

L’armée grecque s’est trouvée sous le contrôle de la CIA à la suite de l’entrée dans l’Otan de la Grèce en 1952. Les éléments de l’armée grecque faisaient partie de stay-behind, le réseau clandestin de la CIA dirigeant l’Opération Gladio, et ces éléments (spécifiquement LOK, ou Lochoi Oreinōn Katadromōn, à savoir Mountain Raiding Companies) ont été directement impliqués dans le coup d’État de 1967.

Kurt Nimmo

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 06:47

Grèce : de l’absurde au tragique

Il faut s’opposer à ceux qui mènent la Grèce et la gauche grecque à la capitulation. Nous publions ici un texte de Stathis Kouvélakis initialement paru sur le site états-unien Jacobin.

Stathis Kouvélakis est membre du comité central de Syriza, et enseigne la théorie politique à King’s College (Londres).

Quiconque vit actuellement, ou se contente de suivre, les derniers développements en Grèce ne comprend que trop bien le sens d’expressions telles que « moments critiques », « climat de tension », « rupture dramatique », ou encore « situation-limite ». Compte tenu des événements qui se déroulent depuis lundi, un nouveau mot devra être ajouté à la liste : l’« absurde ».

Le terme peut paraître étrange, ou exagéré. Mais comment caractériser autrement le renversement total du sens d’un événement aussi extraordinaire que le référendum du 5 juillet, quelques heures seulement après sa conclusion, par ceux-là même qui l’avaient initié ?

Comment expliquer que les dirigeants de Nouvelle démocratie et de To Potami, respectivement Vangelis Meïmarakis et Stavros Theodorakis – chefs du camp qui a été battu de manière écrasante dimanche dernier –, soient devenus les porte-parole officiels de la ligne qui est actuellement défendue par le gouvernement grec ? Comment est-il possible que le Non fracassant au mémorandum austéritaire puisse être interprété comme le feu vert à un nouveau mémorandum ? Pour le dire simplement : si le gouvernement était disposé à signer un accord encore plus défavorable et contraignant que celui proposé il y a deux semaines par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à quoi bon le référendum et le combat pour la victoire du Non ?

Le sentiment d’absurdité n’est toutefois pas le simple produit de ce renversement inattendu. Il découle en premier lieu du fait que tout survient « comme s’il ne s’était rien passé », comme si le référendum était une sorte d’hallucination collective qui avait soudainement pris fin, nous laissant reprendre librement nos activités antérieures. Néanmoins, comme nous ne sommes pas tous devenus amnésiques, donnons-nous la peine de nous livrer à un bref rappel de ce qui s’est passé durant les derniers jours.

Dimanche dernier donc, le peuple grec a ébranlé l’Europe et le monde. En répondant massivement à l’appel de son gouvernement, et dans des conditions vraiment exceptionnelles (banques fermées, contrôle des capitaux, retraits plafonnés à 60 euros par jour, retraites et allocations partiellement versées), a voté très largement « non » aux propositions humiliantes et exorbitantes des créanciers. Aussi bien l’ampleur du « non » que sa composition qualitative, à savoir la majorité écrasante obtenue parmi les travailleurs, les classes populaires et la jeunesse, donnent à voir la profondeur des transformations qui sont à l’œuvre, ou plutôt qui se sont cristallisées, en un temps très court, dans la société grecque.

Les mobilisations de masse de vendredi dernier, le climat de mobilisation « par en bas » qui a prévalu la semaine dernière, sans même parler de la vague enthousiaste de solidarité internationale, témoignent du potentiel énorme libéré par le choix de la confrontation plutôt que de la retraite.

Mais dès lundi matin, alors même que l’écho des cris de victoire sur les places publiques du pays s’était à peine tu, le théâtre de l’absurde a commencé. Sous l’égide du président de la République, Prokopis Pavlopoulos, qui avait très activement pris parti pour le Oui, le gouvernement a convoqué les dirigeants des partis défaits battus pour élaborer un cadre de négociation faisant de l’euro une ligne rouge indépassable, et déclarant en particulier qu’il n’avait aucun mandat pour quitter l’union monétaire.

Encore embrumée par la joie de dimanche, l’opinion publique a vu les représentants des 62% se soumettre à ceux des 38% et cela immédiatement après une victoire éclatante pour la démocratie et la souveraineté populaire.

Mardi, le gouvernement s’est rendu à Bruxelles pour une réunion extraordinaire de l’Eurogroupe sans aucune nouvelle « proposition » dans ses bagages et, comme prévu, il s’est trouvé confronté à un nouvel ultimatum, plus brutal encore que le précédent. Le lendemain, Euclid Tsakalotos a inauguré ses fonctions de ministre des Finances – nous ne nous arrêterons pas ici, par souci de brièveté, sur la démission de Yanis Varoufakis, remarquant simplement qu’il s’agissait d’une exigence des créanciers – en envoyant au MES (Mécanisme de stabilité européenne), l’organisation qui gère la plus grande part de la dette grecque, une lettre demandant un nouveau prêt de 50 milliards d’euros, un prêt qui doit s’accompagner bien sûr d’un troisième mémorandum. Il est ainsi prévu que le Parlement commence à voter lundi les lois d’application des engagements stipulés dans le Mémorandum.

La lettre de Tsakalotos précise par la suite que la Grèce s’engage à « honorer en temps et en heure l’intégralité de ses obligations financières à l’égard de tous ses créanciers ». Il est évident que malgré les assurances, après la proclamation du référendum, selon lesquelles les discussions reprendraient de zéro, les « négociations » continuent au point exact où elles avaient été laissées, la partie grecque faisant de plus en plus de concessions à leurs adversaires.

Le même jour, dans l’attente des nouvelles « propositions » grecques, qui, selon la novlangue des « institutions » européennes se devaient d’être « dignes de confiance » et « détaillées », le Premier ministre Alexis Tsipras s’est adressé au Parlement européen et a déclaré : « si mon objectif avait été de mener la Grèce hors de l’euro, je n’aurais pas, immédiatement après la fin du scrutin, fait les déclarations que j’ai faites et interprété le résultat du référendum, non comme un mandat pour rompre avec l’Europe, mais comme un mandat pour renforcer nos efforts de négociation afin de parvenir à un meilleur accord ».

Cette déclaration revient à reconnaître, d’une manière plus ou moins franche, que le résultat du référendum a été interprété avec un but spécifique en tête, à savoir la négociation à tout prix et l’évitement d’une rupture.

Dans le même discours, le Premier ministre résume la philosophie qui a présidé, durant toutes ces dernières, à la ligne suivie la partie grecque et que le référendum n’a guère modifié :

Avec ces propositions, nous nous sommes évidemment fortement engagés à atteindre les objectifs fiscaux requis par les règles, parce que nous reconnaissons, et respectons, le fait que la zone euro a des règles. Mais nous nous réservons le droit de choisir, le droit d’être en mesure, en tant que gouvernement souverain, de décider où nous concentrerons ou augmenterons le fardeau fiscal, dans le but d’atteindre les objectifs fiscaux requis.

Le cadre est donc posé : il s’agit de mesures restrictives visant à obtenir des excédents fiscaux en vue du remboursement de la dette. C’est incontestablement le cadre tel qu’il a été défini par les deux mémorandums qui ont précédé. Le désaccord porte uniquement sur la dite « répartition du fardeau ». Celle proposée par Alexis Tsipras implique une variante de l’austérité (prétendument) « plus juste socialement », qui sera présentée comme une forme de « redistribution » alors même qu’elle prolongera la récession – toute référence aux engagements interdisant l’acceptation de mesures récessionnistes ayant été effacée – et approfondira la paupérisation du plus grand nombre.

Alors que ces propos suaves achevaient de détruire ce qui restait des engagements programmatiques de Syriza, l’état de siège que subit le pays ne cessait de s’aggraver. Dès lundi, la BCE a maintenu la fermeture du robinet des liquidités et diminué encore davantage la valeur des titres bancaires grecs, ce qui conduit immanquablement à l’effondrement des banques du pays.

Pourtant, malgré la gravité de la situation et en dépit du fait que l’instauration du contrôle des capitaux a permis de parcourir une partie du chemin, personne – à l’exception de Costas Lapavitsas et de quelques cadres de la Plateforme de gauche – ne parle des mesures simples et évidentes d’auto-protection nécessaires en de telles circonstances, à commencer par le contrôle public et la nationalisation du système bancaire.

L’explication est évidemment très simple : toute mesure de ce type placerait la Grèce partiellement en dehors de l’Euro, ce à quoi le gouvernement ne consent en aucune manière, malgré les déclarations d’économistes mainstream comme Paul Krugman pour qui « la plus grande partie du coût [d’un Grexit] a été acquittée », la Grèce pouvant désormais en « récolter les bénéfices ».

Une conclusion évidente émerge de tout ce qui précède : par les décisions prises cette semaine, le gouvernement s’est purement et simplement retrouvé dans le piège dans lequel il était pris avant l’annonce du référendum, cette fois dans une position encore moins favorable, soumis à la pression d’un étranglement financier encore plus impitoyable. Il est ainsi parvenu à dilapider en un temps record le précieux capital politique créé par la victoire du 5 juillet. Il se trouve sous l’emprise de ceux qui s’y étaient opposés et qui ont toutes les raisons de se sentir légitimés, malgré leur déculottée électorale.

Reste que le référendum a bien eu lieu. Il ne s’agit pas d’une hallucination dont chacun serait revenu. Au contraire, l’hallucination consiste dans la tentative de rabaisser le référendum, en en faisant un simple moyen de « relâcher la pression », avant de reprendre le chemin qui conduit tout droit à un troisième mémorandum.

Or c’est bien dans cette voie suicidaire que le gouvernement s’est s’engagé. Hier, tard dans la soirée, il a envoyé par courrier électronique à tous les membres du Parlement un texte d’une douzaine de pages, rédigé à la hâte en anglais par des experts envoyés par le gouvernement français, s’appuyant sur la demande de prêt de 50 milliards d’euros faite pas Tsakalotos.

Il s’agit tout simplement d’un nouveau plan d’austérité – en fait un copier-coller du plan Juncker rejeté par les électeurs il y a quelques jours. Ses grandes lignes ne sont que trop familières : excédents primaires, coupes dans les retraites, augmentation de la TVA et autres taxes, et une poignée de mesures visant à lui donner une petite touche de « justice sociale » (par exemple une augmentation de deux points de l’impôt sur les bénéfices des sociétés). Le document a été validé par la plupart des principaux ministres, à l’exception de Panos Kammenos, dirigeant du parti souverainiste des Grecs Indépendants (ANEL), et de Panagiotis Lafazanis, leader de la Plateforme de gauche.

Le Parlement a été réuni pour voter sur ce texte aujourd’hui, suivant les mêmes procédures d’urgence que celle dénoncées avec véhémence par Syriza par le passé. À bien des égards, ce processus peut être considéré comme un « coup parlementaire », puisqu’on soumet au vote du Parlement un texte qui n’est ni une proposition de loi, ni une convention internationale, donnant ainsi carte blanche au gouvernement pour signer n’importe quel accord de prêt, avec le Mémorandum qui l’accompagne. Mais cette validation par le Parlement a été explicitement posée comme condition préalable à toute reprise des négociations par le ministre des Finances allemand Wolfang Schäuble.

Comme on pouvait le prévoir, et tel était bien le but recherché, l’accord proposé a déclenché un tollé au sein de Syriza. Pour l’heure, les réactions les plus virulentes viennent principalement de la Plateforme de gauche et d’autres courants à la gauche de Syriza, comme le KOE, organisation maoïste qui compte quatre députés. Au cours de la réunion du groupe parlementaire de Syriza, qui s’est tenue aujourd’hui, Lafazanis, ministre de l’Energie et chef de file de la Plateforme de gauche, a déclaré que l’accord était « incompatible avec le programme de Syriza » et qu’il « n’offrait pas de perspective positive au pays ». Les ministres de la Plateforme de gauche devraient donc démissionner aujourd’hui.

Thanassis Petrakos, l’un des trois porte-parole du groupe parlementaire de Syriza et figure importante de la Plateforme de gauche a quant à lui déclaré:

Le « non » au référendum est un « non » radical et un « non » de classe. Certains camarades haut placés insistent sur la logique selon laquelle « il n’y a pas d’autre choix ». Nous devrions nous préparer à quitter l’Eurozone et le dire clairement aux gens. La gauche a un avenir lorsqu’elle déploie ses ailes face à l’inconnu, pas lorsqu’elle se soumet au néant. Ceux qui insistent sur le choix de rester dans l’euro coûte que coûte savent que cela conduit au désastre. Nous avons besoin d’une sortie préparée pour ouvrir une nouvelle voie. Les premiers pas sont le contrôle public des banques et de la banque centrale grecque, ainsi que des mesures sévères à l’égard de l’oligarchie.

Varoufakis se serait également opposé à l’accord, tout comme certains membres du groupe des « cinquante trois » (l’aile gauche de la majorité au Parlement), bien que lors d’une réunion qui s’est tenue hier, un fossé important est apparu entre la base et les cadres intermédiaires, très opposés à l’accord, et les députés, plus enclins à le soutenir. Le vote qui aura lieu en fin de soirée sera certainement crucial pour les développements à venir, mais également pour l’avenir de Syriza.

Quelle que soit la tournure que prendront les événements lors des prochaines heures et des prochains jours, une chose est claire : toute tentative pour réduire à néant la volonté populaire d’en finir avec l’austérité et les mémorandums revient à une forme d’hubris, au sens ancien du terme en grec. Quiconque décide de conduire le pays, et la gauche, à la capitulation et au déshonneur, doit donc être prêt à faire face à Némésis.

Traduit par Soraya Guénifi et Ugo Palheta

date:

Stathis Kouvelakis

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:19

Ecoutes illégales: après les USA, la France éclaboussée par des révélations
http://fr.sputniknews.com/international/20150701/1016806456.html dInternational

01.07.2015

Un projet de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) autorisé par Nicolas Sarkozy il y a sept ans et poursuivi sous François Hollande constitue une raison de plus pour le président français d'étouffer l'affaire, annonce le Nouvel Observateur dans une enquête journalistique.

Scandalisée par les écoutes américaines, la France n'est pas non plus innocente

Le Nouvel Observateur a pu révéler cette histoire grâce aux témoignages anonymes de plusieurs responsables actuels et passés. Il s'agit d'un plan top secret que L'Obs révèle désormais au grand public.

Il s'agit d'après l'hebdomadaire d'une" vaste entreprise française d’espionnage que la loi sur le renseignement, adoptée le 24 juin, vient de légaliser en catimini".

Espionnage US: une indignation française à géométrie variable

La genèse du programme français d'écoutes illégales

Même si pendant les années 1980 et 1990, la DGSE a bien joué sa mission d'espionnage, en investissant massivement dans des systèmes d’interception satellitaires, le progrès a mis la France en retard: désormais, 90% des échanges mondiaux ne passent plus par des satellites mais par des câbles sous-marins de fibre optique, tirés entre les continents.

La NSA a su vite s'adapter. Après le 11 septembre, elle a dépensé des milliards de dollars pour espionner ces nouveaux canaux. Tout comme ses alliés en matière d’interception (Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Australie et Canada), qui forment ensemble les "Five Eyes"(5 yeux), club très select de "Grandes Oreilles" qui ont des obligations réciproques.

Pourtant, avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy et avec lui de Jean-Claude Mallet, un conseiller d’Etat que le nouveau président avait chargé de rédiger un Livre blanc de la Défense, ainsi que le nouveau directeur technique de la DGSE, Bernard Barbier, arrivé en 2006, la France fait tout pour rejoindre le club et devenir ainsi le "sixième œil". Même si l'ancien président a hésité un peu, considérant le prix énorme que coûterait l'écoute ainsi que la légalité douteuse de l’entreprise. Cependant, l'utilité de ce programme est certaine. Le président français apprend à son retour de Moscou que Mikhaïl Saakachvili, "le chef de la petite République caucasienne, qui doit lui être reconnaissant" d'avoir joué les faiseurs de paix entre Poutine et le président géorgien, se moque de lui lors d'une communication interceptée avec un proche d’Obama. Depuis, la décision est prise, "grâce aux précieuses écoutes, le chef de l’Etat sait désormais à quoi s’en tenir avec son +Micha+ ". De plus, les deux hommes politiques apportent des arguments solides: "il serait stupide – alors que la menace terroriste s’accroît et que la guerre économique fait rage – que les services spéciaux français ne profitent pas de la situation géographique exceptionnelle de notre pays." Il ne reste qu'à trouver des astuces pour "couvrir" légalement l’opération et de tout faire pour que personne, sauf les espions et une poignée de hauts fonctionnaires, ne soit au courant de cette entreprise.

De nouvelles règles

Sitôt dit, sitôt fait, même si cela a été un vrai casse-tête pour les juristes et a requis l'élaboration de certaines règles.

La première de ces règles est que "la CNCIS ne sera pas consultée écoute par écoute – seulement pays par pays. L’actuel patron de la commission, Jean-Claude Delarue, refuse de confirmer publiquement cette procédure classée +secret-défense+". D’après le Nouvel Observateur, le dirigeant a donné son feu vert pour l’interception du trafic câble en provenance d’une quarantaine de pays dont, l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, l'Iran, l'Irak, la Syrie, l'Arabie saoudite, sans oublier des puissances mondiales comme la Russie, la Chine et les Etats-Unis.

Autre règle: la CNCIS a un nombre restreint de prétextes pour l'interception: le terrorisme, la prolifération nucléaire ou les grands contrats. "Elle a toujours refusé les demandes d’écoutes destinées à l’espionnage économique ou politique d’un pays de l’Union européenne", affirme un ancien responsable de la DGSE, bien qu'il reste toujours la possibilité d'écouter sans le dire à personne. "A la différence de la NSA, nous n’écoutons pas Angela Merkel, assure la même source. Mais si le président de la République ou le premier ministre nous l’ordonnaient, nous le ferions quoi qu’en dise la commission de contrôle", explique la source.

© Sputnik

L'écoute, qualité essentielle entre alliés

Techniques employées et consécration

La procédure n'est pas simple: des stations clandestines sont installées par la DGSE sur les côtes françaises pour "écouter" les câbles sous-marins. Ainsi, des ordinateurs très puissants trient une information acquise: "tous les jours des dizaines de millions d’e-mails, de SMS, d’échanges par Skype, WhatsApp, Facebook… Ils isolent automatiquement, par numéro de téléphone ou adresse IP, les échanges des individus visés. Un logiciel reconnaît les voix, un autre traduit" précise "L'Obs".

Pourtant, ce programme n'est pas destiné qu’à lutter contre le terrorisme, loin de là. Il vise aussi des acteurs diplomatiques, politiques et économiques. Un ancien haut responsable explique:

"Certains groupes français ont accès aux écoutes concernant les grands contrats en négociation. Des cadres de l’entreprise, habilités au 'secret-défense', souvent des anciens de la DGSE, peuvent venir consulter celles qui les concernent sur place, dans ce que l’on appelle le 'salon de lecture', situé dans le pavillon des relations extérieures, boulevard Mortier. Beaucoup ont remercié le service."

Leur succès devient tel que la NSA propose à la France de rejoindre le "Five eyes". Même si son adhésion n'a pas lieu, M. Sarkozy insistant sur no-spy agreement, interdisant aux membres du club de s’espionner mutuellement. Le patron de la NSA était d’accord, mais pas celui de la CIA qui voulait continuer à espionner la France.

Un programme légalisé sous Hollande

Arrivé au pouvoir, François Hollande ne remet pas en question cette affaire peu légale. Au contraire: "à partir de 2012, les principaux artisans de l’extension des grandes oreilles et des accords avec les Anglo-Saxons sont nommés à des postes clés de l’appareil sécuritaire: Jean-Claude Mallet devient conseiller spécial de Jean-Yves Le Drian et, de fait, ministre bis de la Défense; proche du nouveau président, Bernard Bajolet prend, lui, la tête de la DGSE".

Climat de suspicion généralisé et risques

Dominique Pradalié, secrétaire générale du Syndicat National des Journalistes, commente cette avalanche de révélations concernant le rôle d'espion d'un Etat à l'autre et les conséquences possibles de la loi sur le renseignement dans une interview pour Sputnik.

© Flickr/ Susan Melkisethian

Loi sur le renseignement: quand l’élève français dépasse le maître américain

La journaliste dénonce "l'hypocrisie de la loi sur le renseignement doublée d'une autre hypocrisie", celles des Etats qui s'entrespionnent. Il fait appel à la prise de conscience de la population, car la pratique d'écoute légalisée peut mener à de graves conséquences.

"Il est à espérer que les citoyens se rendent un petit peu plus compte des attaques qui sont faites contre leur liberté pour des motifs futiles et faux", constate la journaliste.

D'après Mme Pradalié les citoyens ont deux options. La première est de se "soulever contre cet espionnage qui en fait vise à espionner les Français dans tout ce qu'ils ont de plus intime et de plus politique", et la seconde est de développer des techniques pour s'y opposer et veiller à ce que le droit à la vie privée soit préservé.

La journaliste souligne que "s'il n'y pas de prise de conscience, dans dix ans il n'y a plus de journalistes" parce qu'il sera impossible de protéger le secret des sources et donc c'est aussi les médias qui en souffriront. La liberté d'expression ne sera plus possible, car ce sont les journalistes qui seront désormais les plus visés par des enquêtes, car il s'agit avant tout d'un espionnage politique et syndical.


Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150701/1016806456.html#ixzz3enpeGQWM

Et hop ,en Espagne, une loi bâillon pour faire taire la contestation sociale
http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/07/02/en-espagne-une-loi-baillon-pour-faire-taire-la-contestation-sociale_4668048_3214.html


Amnesty International surveillée par les espions britanniques
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/07/02/amnesty-international-surveillee-par-les-espions-anglais_4667514_4408996.html#wShurgmBlkSTFGvk.99

Wikileaks révèle des documents secrets sur un traité qui menace l’ensemble des services publics
http://www.bastamag.net/Traite-Tisa-sur-la-liberalisation-des-services-l-avant-projet-revele-les

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 07:46

"Retirez le #PJLRenseignement, le Big Brother français #StopLoiRenseignement"

L'Assemblée Nationale examine en ce moment en procédure accélérée un texte menaçant nos libertés individuelles : le projet de loi relatif au renseignement prévoit de légaliser le droit pour les services secrets d'accéder à toutes nos données personnelles.

Nous ne sommes ni des extrémistes libertariens ni des paranoïaques. Politologue-enseignant et directrice de cabinet de communication, nous avons décidé de lancer cette pétition en tant qu'habitants ordinaires de la France qui refusent simplement de vivre dans un "Etat policier numérique".

Nous demandons solennellement au Premier ministre Manuel Valls de retirer le projet de Loi Renseignement et aux parlementaires de rejeter ce texte, nous appelons la société civile française tout entière à se mobiliser dans ce but.

Nous refusons le chantage à la menace terroriste érigé en argument d’autorité anti-libertés. Sur un sujet aussi grave que la définition du point d’équilibre entre sécurité et liberté, nous refusons la procédure accélérée au Parlement. Nous refusons que la consultation des ONG et de la société civile en général soit bâclée, qui plus est en les convoquant à la toute dernière minute. Sur des questions aussi vitales pour un régime démocratique, nous exigeons un débat approfondi, ouvert, transparent, pluraliste et public.

Nous refusons de légaliser le droit pour les services secrets de lire tout courriel, d’écouter toute conversation téléphonique, de lire tout SMS, de mettre tout espace privé sur écoute. Nous refusons de leur donner la permission de traquer l’utilisation de toute carte bleue, de tout téléphone, de tout passe transport, ce qui revient à une « super-filature » de tout un peuple. A fortiori, nous refusons que cela soit légal sur toute la population de France, et nous refusons que des motifs aussi vagues que "sécurité nationale" suffisent pour le faire.

Nous refusons de légaliser une NSA française qui stockerait tout sur tout le monde pour ensuite seulement faire le tri. Nous refusons que, pour pouvoir aspirer dans leurs filets dérivants la vie privée de tout un peuple, les services secrets aient pour seul barrage la permission du Premier ministre. Par extension, nous refusons que les contrôles sur ces agissements se fassent systématiquement a posteriori : car dans ce cas, la commission de contrôle n’aura aucun moyen de savoir si les services cachent quelque chose à sa supervision.

Nous refusons que disparaisse ainsi la protection des sources des journalistes, essentielle à la liberté d’informer et d’être informé. Nous refusons que disparaisse ainsi le secret professionnel qui protège les liens entre un citoyen et son avocat. Nous refusons que disparaisse ainsi la difficulté pour les polices de faire intrusion dans notre vie privée : car sans cette difficulté, les libertés d’opinion et d’expression disparaissent, directement ou par autocensure. Bref, nous faisons nôtre cette vieille maxime latine, "Quis custodes custodiet ? » : « Qui nous protègera contre ceux qui nous protègent ?".

Adressée à

Premier Ministre Manuel Valls

Président du groupe "Union pour un Mouvement Populaire" M. Christian Jacob

Président du groupe "Union des démocrates et indépendants" M. Philippe Vigier

et 12 autres

Président du groupe "Radical, républicain, démocrate et progressiste" M. Roger-Gérard Schwartzenberg

Présidente du groupe "Écologiste" Mme Barbara Pompili

Président du groupe "Gauche démocrate et républicaine" M. André Chassaigne

Président de la commission des lois M. Jean-Jacques Urvoas

Président du groupe "Socialiste, républicain et citoyen" M. Bruno Le Roux

Président du groupe "Union pour un mouvement populaire" M. Bruno Retailleau

Président du groupe "Socialiste et apparentés" M. Didier Guillaume

Président du groupe "Union des Démocrates et Indépendants - UC" M. François Zocchetto

Présidente du groupe "Communiste Républicain et Citoyen" Mme Éliane Assassi

Président du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen M. Jacques Mézard

Président du groupe écologiste M. Jean-Vincent Placé

Délégué M. Philippe Adnot

Retirez le projet de Loi Renseignement : c'est un Big Brother français.

#STOPLoiRenseignement : RDV avec J.-J. URVOAS le lundi 29 juin

Un entretien avec Noam Chomsky proposé par Fabien Delmotte du site autrefutur.net.

Noam Chomsky analyse ici la situation sociale aux États-Unis ainsi que le rôle des mouvements sociaux. Il nous parle également du syndicalisme et du mouvement Occupy Wall Street.
Extrait :
Quels sont, de nos jours, les activités militantes ou les mouvements sociaux qui vous paraissent les plus intéressants aux États-Unis
?

NC : Et bien, il y en a de différentes sortes. Et si on compte les participants, cela fait relativement beaucoup. Mais ils sont assez dispersés, ils tendent à être orientés vers des questions spécifiques. Donc il y a un mouvement sur, disons, les droits homosexuels ou les questions d’environnement ou « Black lives matter » (« les vies noires comptent »), ces sortes de choses. Beaucoup de ces différents mouvements sont vaguement sympathisants les uns à l’égard des autres mais ils ne sont pas intégrés à quelque chose de plus global. Il y a des tentatives pour le faire. Une des plus intéressantes, à mon avis, est une organisation qui a été initiée par Gar Alperovotiz et James Speth, Next System Project (« Projet de Prochain Système »). C’est un effort intéressant pour essayer d’intégrer ces différentes tendances et les orienter vers des objectifs assez radicaux. Principalement changer la structure de la propriété. Donc, c’est un des quelques efforts qui vont vraiment au cœur du système économique et politique. Les idées vont de l’élimination totale de ce dernier en faveur de communautés basées sur les conseils ouvriers, etc. à des efforts plus limités pour développer des entreprises détenues par les travailleurs, des communautés démocratiques, déplaçant la responsabilité des entreprises vers celle de ceux qui la détiendraient ou de ses parties prenantes, en présentant ainsi une sorte d’aperçu du système projeté. Donc, ils essaient d’intégrer toute cette gamme d’efforts, tout l’éventail des mouvements sociaux existants : mouvements Lesbiens, Gays, Bisexuels et Transgenres(LGBT), écologistes, tout...

Mais ce n’est que le commencement. Je veux dire, c’est un pays très atomisé. Les gens ne se parlent pas. Prenons Boston, il y a des gens dans différentes parties de la ville qui travaillent sur les même sujets et qui ne se connaissent pas. En fait, je donne beaucoup de conférences dans le pays. Un des principaux objectifs, pour moi du moins, est d’amener les gens à se retrouver dans le même endroit. Les gens ne se connaissent pas mais ils font la même chose. Ils se rendent à la conférence, font connaissance, lisent leur littérature respective, etc... C’est un problème majeur, spécialement dans un grand pays dispersé comme celui-ci.

Il aborde la question scolaire et universitaire en fin d’entretien.

A lire ici : http://www.autrefutur.net/A-propos-des-Etats-Unis-et-des

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 03:55

Merci à Fred pour ce texte.

«Pour la souveraineté et la dignité du peuple grec» (Alexis Tsipras, Athènes, samedi 27 juin 2015)

27 juin 2015 | Par Dimitris Alexakis

Dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 juin, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé, dans une adresse au peuple retransmise par la chaîne de télévision publique (ERT), la tenue d'un référendum sur les propositions faites à la Grèce par les "Institutions" (FMI, BCE, Commission européenne) dans le cadre des négociations sur la dette. Traduction.

« Depuis 6 mois, le gouvernement hellénique se bat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour mettre en œuvre le mandat que vous lui avez confié à l’issue des élections du 25 janvier.

Un mandat qui nous enjoint de négocier avec nos partenaires pour mettre fin à l’austérité et faire en sorte que notre pays renoue avec la prospérité et la justice sociale.

Un mandat qui nous enjoint de parvenir à un accord viable, respectueux de la démocratie comme des règles de l'Union, et qui permettra à la Grèce de sortir définitivement de la crise.

Tout au long de cette période de négociations, on nous a demandé d’appliquer les mémorandums qu'avaient signés les gouvernements précédents, mémorandums que le peuple grec a pourtant catégoriquement rejetés lors des dernières élections.

Mais nous n’avons pas un seul instant envisagé de céder.

De trahir ― autrement dit ― votre confiance.

Après cinq mois de dures négociations, nos partenaires ont malheureusement abouti, lors de l’Eurogroupe d’avant-hier, à une proposition en forme d’ultimatum, un ultimatum adressé à la démocratie grecque et au peuple hellénique.

Un ultimatum qui contrevient aux principes fondateurs et aux valeurs fondamentales de l’Europe, de la construction européenne.

La proposition faite au gouvernement fait peser sur le peuple grec de nouvelles charges, intolérables, mine la société, sape tout espoir de reprise économique en perpétuant l’incertitude et en aggravant encore les inégalités.

La proposition des Institutions comprend des mesures conduisant à une dérégulation accrue du marché du travail, des coupes dans les pensions de retraite, de nouvelles réductions de salaires dans le secteur public ainsi qu’une augmentation de la TVA sur les aliments, l’hôtellerie et le tourisme ; les Institutions préconisent dans le même temps la suppression des exemptions fiscales pour la Grèce insulaire.

Ces propositions, qui portent directement atteinte aux acquis sociaux européens et aux droits fondamentaux ― droit au travail, à l’égalité et à la dignité ―, prouvent que certains de nos partenaires, que certaines de ces Institutions ne souhaitent pas parvenir à un accord viable, également profitable à toutes les parties, mais ont pour objectif d'humilier tout un peuple.

Ces propositions démontrent l’insistance mise ― en particulier par le Fonds Monétaire International ― sur une politique d’austérité extrême et punitive.

Les puissances aujourd’hui à la tête de l’Europe doivent dès lors, et plus que jamais, se hisser à la hauteur des circonstances et prendre des initiatives qui mettront fin à la crise de la dette publique grecque, une crise qui affecte d’autres pays européens et menace le futur même de l’intégration européenne.

Grecques et Grecs,

Nous sommes aujourd’hui porteurs d’une responsabilité historique à l’égard des luttes menées et des sacrifices consentis par le peuple grec pour la protection de la démocratie et de notre souveraineté nationale ; c’est notre responsabilité envers l’avenir de notre pays.

Cette responsabilité nous oblige à répondre à cet ultimatum en nous appuyant sur la volonté souveraine du peuple grec.

Au Conseil des Ministres qui vient de se tenir, j’ai solennellement proposé l’organisation d’un référendum afin que le peuple grec puisse se prononcer souverainement.

Cette proposition a été adoptée à l’unanimité.

Demain, l’Assemblée nationale se réunira en séance plénière extraordinaire afin d’entériner la proposition du Conseil des ministres en vue de la tenue, ce dimanche 5 juillet, d’un référendum à la faveur duquel les citoyens seront appelés à dire s’ils acceptent ou refusent la proposition faite par les Institutions.

J’ai déjà informé de ma décision le Président de la République hellénique mais aussi, par téléphone, le Président de la République française, la Chancelière de la République d’Allemagne et le président de la Banque Centrale Européenne ; demain, j’adresserai un courrier officiel aux dirigeants de l’Union Européenne et aux Institutions pour leur demander de prolonger le programme de quelques jours en sorte que le peuple grec puisse se prononcer librement, hors de toute pression et de tout chantage, conformément à la Constitution de notre pays et à la tradition démocratique européenne.

Grecques, Grecs,

Face à cette mise en demeure dont le but est de nous faire accepter une austérité extrême et humiliante, sans fin, sans perspective de redressement social et économique, je vous invite à vous prononcer souverainement, fièrement, comme l’histoire grecque vous y enjoint.

Répondons à l’autoritarisme et à l’austérité extrême par la démocratie, avec sérénité et détermination.

Que la Grèce, ce lieu qui a vu naître la démocratie, adresse une réponse démocratique retentissante à la communauté européenne, à la communauté internationale.

Je m’engage à respecter le résultat de votre choix démocratique, quel qu’il soit.

Je suis absolument sûr que votre décision fera honneur à l’histoire de notre patrie et sera un message de dignité adressé au monde.

En ces heures cruciales, nous devons tous nous rappeler que l’Europe est la maison commune de ses peuples. Que l’Europe ne se répartit pas entre des « propriétaires » et des « invités ».

La Grèce est et demeurera une partie indissociable de l’Europe et l’Europe une partie indissociable de la Grèce.

Mais une Europe sans démocratie sera une Europe sans identité et sans boussole.

Je vous appelle tous et toutes, dans un même élan national, dans l’unité et la sérénité, à prendre les décisions que nous méritons.

Pour nous, pour les générations suivantes, pour l’histoire des Grecs.

Pour la souveraineté et la dignité de notre peuple. »

traduit du grec par Dimitris Alexakis

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 04:39

Vendredi 26 juin

Clermont-l'hérault- Après la loi sur le renseignement, comment écrire le mot liberté… 20H Salle Georges BRASSENSà Clermont l’Hérault. Avec Jean Louis ROUMEGAS ,député de l’Hérault. Gilles SAINATI, magistrat, membre du syndicat de la magistrature. Réunion organisée par Soutien à la Vie Publique

Note:l'administration du blog vous invite à signer la cyberaction N° 719 : Transition OUI, Linky NON

Jeudi 9 juillet 2015 à 10h30, le Sénat entamera la nouvelle lecture du projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale en nouvelle lecture après engagement de la procédure accélérée, relatif à la transition énergétique pour la croissance verte.
Notre dernière cyber @ction sur le sujet en direction des députés est toujours opérationnelle
Nos Cyber @ctions sur le linky n'auront pas été inutile.
Voir le compte rendu du Sénat (voir ci-dessous).

M. Ladislas Poniatowski, rapporteur. -
Certains considèrent que le compteur Linky est la chose la plus dangereuse du monde et ils le font savoir avec force. Tout est relatif. On n'a pas recensé plus d'une centaine de cas où la maladie est liée à une sensibilité particulière à l'électromagnétisme. De là à interdire ou à retarder l'installation de ces compteurs sur l'ensemble du territoire... C'est excessif.
M. Joël Labbé. - Nous souhaitions prendre en compte le cas des personnes électro-sensibles.
M. Ladislas Poniatowski, rapporteur. - Pourquoi ne pas retirer votre amendement pour le redéposer en séance ?
M. Jean-Claude Lenoir, président. - En matière de stratégie, il faut faire confiance aux généraux...
M. Joël Labbé. - Je retire mon amendement.

Nous vous proposons d'inviter les sénateurs à adopter l'amendement 124

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Madame, Monsieur,

La loi de transition énergétique, qui sera votée en juillet prévoit de rendre obligatoire le Linky, un nouveau compteur électrique qui émet des radiofréquences.
Considérant que ces nouveaux compteurs émettent des fréquences radioélectriques générant des niveaux d'exposition atteignant jusqu'à 3V/m à 1m de certains modules et présentent un risque pour les personnes dont la maladie est liée à une sensibilité particulière à l'électromagnétisme, je demande que chaque personne puisse bénéficier de la liberté d'accepter ou refuser l'installation de ce compteur dans son habitation.
Dans cette attente, je vous prie de croire en ma vigilance sur vos décisions.

Gérer ses inscriptions et désinscriptions sur cette page.
Association Cyberacteurs C/O Alain Uguen 152 rue F.Pelloutier 2000 QUIMPER

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Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

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