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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 07:24

Planète terre, mode d’emploi

Le 16 septembre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg

http://www.journaldelenvironnement.net/article/planete-terre-mode-d-emploi,50004

 

Reconquérir des terres agricoles et forestières dévastées.

Reconquérir des terres agricoles et forestières dévastées.
Bellona

Booster l’économie mondiale tout en luttant contre le changement climatique, c’est possible. Un groupe international de personnalités proposent quelques solutions audacieuses, bien loin du projet de loi sur la transition énergétique.

Voilà une étude qui tombe à pic. Une semaine avant l’ouverture du sommet de l’ONU sur le climat, 24 anciens chefs d’Etat, ministres, entrepreneurs, scientifiques et élus donnent leur vision du monde. Dans un rapport de 72 pages, dont la rédaction a été coordonnée par l’économiste Nicholas Stern, le prestigieux aréopage rappelle quelques fondamentaux. Sans action d’ampleur menée urgemment, le climat mondial devrait prendre un coup de chaud de 4°C d’ici la fin du siècle. Le gros des efforts est à mener dans les villes qui produisent 80% du PIB mondial et consomment 70% de l’énergie finale.

Au vu de la vitesse de dégradation des sols agricoles et de l’accroissement de la population, la sécurité alimentaire pourrait être compromise dans certaines régions. Une population plus importante, qui aura des besoins sans cesse croissants, annonce une forte hausse de la consommation d’énergie. Bref, sans une importante inflexion de notre développement, la route s’annonce chaotique.

Réduire les subventions aux énergies fossiles

A moins, bien sûr, que l’on fasse bouger quelques curseurs économiques, -ce que proposent les 24 signataires de l’étude. Leur première recommandation est de rétablir une certaine vérité des coûts. énergétiques, tout d’abord, en éliminant rapidement les subventions données à la consommation d’énergies fossiles. Selon des estimations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les états (France comprise) consacrent près de 600 milliards de dollars par an (463 milliards d’euros) à réduire artificiellement le prix des carburants et combustibles. A contrario, le montant des aides publiques aux énergies renouvelables, tellement décrié, ne dépasse pas les 100 Md$/an (77 Md€). Renchérir le prix de l’énergie ne suffira pas.

Les auteurs du rapport sur la nouvelle économie du climat militent aussi pour l’instauration d’un prix du carbone. Une élégante façon d’inciter les acteurs économiques à maîtriser leurs émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de remplir les caisses des trésors publics, bien vides jusqu’à présent. Car, de l’argent, il en faudra, rappelle l’aréopage. «Pour favoriser l’émergence de la prochaine vague de technologies bas carbone efficaces, les investissements publics dans la recherche-développement du secteur énergétique devra tripler et atteindre 100 Md$/an vers 2025», estiment-ils.

Eliminer la déforestation

Partout, il faudra moderniser et étendre les infrastructures de transport collectif, les systèmes énergétiques et d’adduction d’eau. L’urbanisme devra être réformé pour que les cités du futur soient plus denses et plus compactes qu’elles ne le sont aujourd’hui, en particulier dans le Nouveau monde. Les auteurs proposent aussi de financer la protection des forêts de sorte que la déforestation (émettrice de GES) s’arrête vers 2030. Coût: 5 Md$/an. Ils recommandent aussi chaudement de partir à la reconquête de 150 millions d’hectares de terres dégradées. De quoi améliorer l’ordinaire alimentaire de plus de 200 millions de personnes.

Le montant du devis, on l’imagine, est considérable. De l’ordre de 90.000 Md$ (69.521 Md€) en l’espace de 15 ans. Aussi considérable soit-il, ce chiffre doit être relativisé. Il ne représente, somme toute, que 1% à 4% du PIB mondial des 15 prochaines années. Dans son précédent rapport sur l’économie du climat, Nicholas Stern estimait le prix de l’adaptation et de l’atténuation à environ 1% du PIB mondial. Dans les deux cas, le formidable coup de pouce donné aux investissements, tant scientifiques que productifs, dynamisera l’activité économique sans nuire aux grands équilibres écologiques.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 08:42
EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Programmes de surveillance des plans d’action pour le milieu marin en consultation du 22 août au 21 novembre 2014

Du 22/08/2014 au 21/11/2014
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=713

Le quatrième élément des plans d’action pour le milieu marin est le programme de surveillance. Il fait l’objet de la présente consultation du public qui se tient pour une durée de trois mois à compter du 22 août 2014.

Ainsi, pour la ou les sous-régions marines de votre choix, vous êtes invité à donner votre avis sur le programme de surveillance sur la base d’un résumé accompagné d’un questionnaire.

La directive 2008/56/CE du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2008 appelée « directive-cadre stratégie pour le milieu marin » conduit les États membres de l’Union européenne à prendre toutes les mesures nécessaires pour réaliser ou maintenir un bon état écologique du milieu marin au plus tard en 2020.

Cette directive environnementale développe une approche écosystémique de la gestion des activités humaines impactant le milieu marin, en lien avec les directives « habitats-faune-flore » et « oiseaux » et la directive-cadre sur l’eau. Elle vise à maintenir ou rétablir un bon fonctionnement des écosystèmes marins (diversité biologique conservée et interactions correctes entre les espèces et leurs habitats, océans dynamiques et productifs) tout en permettant l’utilisation des biens et des services marins par les générations futures dans une perspective de développement durable.

En France, la directive a été transposée dans le code de l’environnement (articles L. 219-9 à L. 219-18 et R. 219-2 à R. 219-17) et s’applique aux zones sous souveraineté ou juridiction française hors outre-mer, divisées en 4 sous-régions marines :

  • la Manche – mer du Nord,
  • les mers celtiques,
  • le golfe de Gascogne,
  • la Méditerranée occidentale.

Pour chaque sous-région marine, un plan d’action pour le milieu marin doit être élaboré et mis en œuvre. Ce plan d’action comporte 5 éléments :

  • une évaluation initiale de l’état écologique des eaux marines et de l’impact environnemental des activités humaines sur ces eaux (2012),
  • la définition du bon état écologique pour ces mêmes eaux reposant sur des descripteurs qualitatifs (2012),
  • la définition d’objectifs environnementaux et d’indicateurs associés en vue de parvenir à un bon état écologique du milieu marin (2012),
  • un programme de surveillance en vue de l’évaluation permanente de 
    l’état des eaux marines et de la mise à jour périodique des objectifs (2014),
  • un programme de mesures qui doit permettre de parvenir à un bon état écologique des eaux marines ou de le maintenir (2015/2016).

Les trois premiers éléments des plans d’action pour le milieu marin ont fait l’objet d’une consultation du public du 16 juillet au 16 octobre 2012 avant approbation par les autorités françaises compétentes et notification à la Commission européenne en décembre 2012.

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 01:02

L'orang-outan, victime durable 
de l'huile de palme

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/914/l-orang-outan-victime-durable-de-l-huile-de-palme

Sur fond de forêt défrichée, l'air grave, trois hommes portent secours à un orang-outan. L'un le transporte sur ses épaules, très concentré malgré la pluieSauvetage d'un orang-outan par les activistes de l'IAR 

Perché en haut des restes d'un arbre, un orang-outan regarde hébété ce qui fut il y a encore peu sa forêt mais n'est plus que champ de ruines. Armés de tronçonneuses et de bulldozers, les travailleurs du producteur d'huile de palme Bumitama Gunajaya Agro (BGA) ont détruit intégralement sa forêt tropicale sur plusieurs kilomètres.

Trois autres ourangs-outans épuisés par la faim, une femelle enceinte et une mère portant son petit sur son dos, ont aussi été retrouvés en train de ramper au milieu des souches et des troncs d'arbres de la forêt vierge défrichée.

« Il reste encore des orangs-outans ainsi que d'autres espèces protégées comme le singe nasique dans les minuscules vestiges de la forêt au milieu des plantations » explique Adi Irawan de l'organisation écologiste International Animal Rescue Indonesia (IAR). « Tous les animaux sont menacés sur la plantation. C'est la raison pour laquelle l'entreprise doit mettre immédiatement fin aux défrichements. »

Cela peut paraître à peine croyable, mais le producteur d'huile de palme BGA est membre depuis 2007 de la RSPO, l'organisation délivrant le label de l'huile de palme durable. Les clients de BGA se nomment IOI, Wilmar et Sinar Mas, eux-mêmes fournisseurs en huile de palme de l'industrie agroalimentaire et de biens de consommation européenne. Par ailleurs, le système de certification de la RSPO est reconnu par l'Union européenne reconnait pour identifier les agrocarburants « durables ».

Informations et images supplémentaires dans l'onglet CONTEXTE

Mobilisons-nous pour empêcher la destruction des forêts tropicales et pour mettre fin à l'importation d'huile de palme

 

Texte de la pétition destinée aux: Gouvernement français, Union européenne et acteurs de l'économie

 

Madame, Monsieur,

Les écolabels comme celui de la « table ronde pour une huile de palme durable » (Roundtable on Sustainable Palm Oil – RSPO) ne peuvent empêcher la destruction des forêts tropicales et de la biodiversité.

Le dernier exemple en date provient de Bornéo, où le producteur d'huile de palme indonésien Bumitama Gunajaya Agro (BGA) défriche des grandes zones de forêt tropicale, anéantissant son écosystème et ses animaux menacés comme l'orang-outan.

Des activistes de l'organisation écologiste International Animal Rescue Indonesia (IAR) ont porté secours en mars 2013 à quatre orangs-outans épuisés par la faim sur un défrichement destiné à recevoir de nouvelles plantations de palmiers à huile. Des photos et vidéos bouleversantes de l'IAR attestent de ce sauvetage.

BGA est membre de la RSPO, un label ayant pour but de certifier l'huile de palme durable. Parmi les clients de BGA on retrouve IOI, Wilmar et Sinar Mas, des entreprises qui revendent l'huile de palme en Europe aux industriels de l'agroalimentaire et des biens de consommation ainsi qu'aux producteurs de biocarburants.

L'Union européenne a reconnu le système de certification de la RSPO pour identifier les biocarburants produits de manière durable. L'huile de palme certifiée par la RSPO peut ainsi être incorporée dans l'essence.

Je vous demande de tout faire pour empêcher la destruction des forêts tropicales et de mettre fin à l'importation de l'huile de palme. Cette huile nocive ne devrait pas pouvoir se retrouver dans nos aliments, nos produits cosmétiques et d'entretien ou dans le réservoir de nos automobiles.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en ma vigilance citoyenne.

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