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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 01:19

Note "c'est le CNRS qui le dit...de l'administration du blogue sur une étude scientifique sur l'agriculture industrielle http://www.cnrs.fr/inee/communication/breves/b119.html

-"Concrètement, cette étude suggère ni plus ni moins d’abandonner les pratiques agricoles actuelles héritées de l’après-seconde guerre mondiale qui consistent majoritairement à cultiver sur de grandes parcelles des plantes génétiquement identiques.

un extrait de l'article

« Nos travaux montrent qu’augmenter au contraire le nombre d’espèces, améliore en moyenne le rendement des cultures sans besoin d’engrais, surtout en cas de sécheresse ; et qu’opter au sein d’une même espèce pour plusieurs individus génétiquement différents (génotypes), favorise la stabilité du rendement d’une année à l’autre »,

précise Cyrille Violle biologiste au CEFE et lauréat d’un ERC Starting grant 2015.""



29/05/2015
Potiron bleu ou blé qui ressent le vent : ces graines que la France bannit
http://rue89.nouvelobs.com/2015/05/29/potiron-bleu-ble-ressent-vent-graines-france-bannit-259404


Thibaut Schepman | Journaliste Rue89

En France, vendre les graines des légumes et céréales qui ne conviennent pas à l’agriculture industrielle est interdit. Enquête autour de trois exemples : la tomate sans eau, le potiron bleu et le blé qui mesure le vent.

Tout est parti d’une tomate. On l’appelle Gregori Altaï, parce qu’elle vient des montagnes qui séparent la Russie de la Chine et du Kazakhstan, au sud de la Sibérie. En février dernier, j’ai demandé à Pascal Poot – cet agriculteur de l’Hérault qui parvient à cultiver des légumes sans les arroser – quelle était la « meilleure variété » qu’il connaisse. Il a immédiatement cité la Gregori Altaï.

Pascal Poot dans sa serre, le 26 février 2015 à Lodève (Hérault) (Thibaut Schepman/Rue89)

Elle est à la fois précoce – elle peut donner des fruits dès le mois de mai – mais aussi résistante au froid et très productive – jusqu’à 25 kg par pied, m’a-t-il dit. Et puis il s’est énervé. Il m’a expliqué qu’il est interdit de vendre des graines de Gregori Altaï en France, parce que cette variété n’est pas inscrite au catalogue officiel des espèces et variétés végétales du Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences et des plants).
Une invitation à déjeuner

Quelques jours après la publication de l’article sur Pascal Poot, le service communication du Gnis a appelé Rue89. Le but ? M’inviter à déjeuner avec Delphine Guey, responsable des affaires publiques du groupe, afin de « rectifier quelques points ». La responsable communication n’a pas apprécié que le nom de l’organisme soit associé à cette interdiction (voir encadré).
Les « rectifications » du Gnis

La chargée de relations publiques m’a rappelé que ce n’est pas le Gnis qui réalise les études et tests nécessaires à l’inscription des variétés autorisées au catalogue. C’est un autre organisme, le Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences (Geves) qui en est chargé. Mais la nuance est très faible, d’abord parce que le Gnis et associé à la direction du Geves, aux côtés de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et du ministère de l’Agriculture. D’autre part parce que le Gnis fait bien reposer toutes ses décisions et activités sur ce catalogue.

J’accepte l’invitation et en profite pour lire l’excellent ouvrage « Semences : une histoire politique » (éd. Charles Léopold Meyer, 2012). On y apprend comment l’Etat a peu à peu délégué ses pouvoirs aux professionnels de la semence depuis la Seconde Guerre mondiale.

Si bien que le Gnis, interprofession créée par le régime de Vichy en 1941, est aujourd’hui à la fois l’institution qui défend les intérêts des professionnels du secteur mais aussi un organisme qui contribue à élaborer la réglementation sur la semence et à s’assurer que cette réglementation est bien respectée.

L’ouvrage de Christophe Bonneuil et Frédéric Thomas résume ainsi ces évolutions :

« Tout cela concourt à faire aujourd’hui du système réglementaire français l’un des plus favorables d’Europe pour les obtenteurs [les professionnels qui créent et inscrivent de nouvelles variétés, ndlr]. »

Des industriels qui assurent les missions de l’Etat ? Des semences intéressantes qui sont interdites ? Pour vous expliquer l’étonnant système français, nous avons choisi de retracer l’histoire de trois de ces plantes prohibées :

la tomate de Pascal Poot,
un potiron tout bleu,
des blés capables de sentir le vent.

C’est une histoire politique, qui raconte à elle seule l’explosion des rendements de l’agriculture française au siècle dernier et le hissage de la France au rang de premier exportateur mondial de semences, un marché à plus de 1,6 milliard d’euros.

Mais cette histoire a sa face sombre : des assiettes de plus en plus monotones [PDF], un goût en perdition, des bâtons dans les roues des agriculteurs qui cherchent des alternatives à l’agriculture conventionnelle ou qui reproduisent des pratiques millénaires, une vision toujours plus restrictive et industrielle du vivant.
1
La tomate sans eau

Qui ne rentre dans aucun catalogue

Le déjeuner a eu lieu au restaurant Le Fumoir. Petite serviette chaude pour les mains en début de repas, ratatouille à 16 euros en plat principal. La responsable des relations publiques dresse l’apologie du système français. Voici son raisonnement :

« Après guerre, la France s’est rendu compte que la sécurité alimentaire du pays passait par la qualité de ses semences. L’Etat a considéré qu’il ne fallait pas laisser ces questions cruciales entre les mains du marché et s’est tourné vers l’Inra [l’Institut national de la recherche agronomique, ndlr] dont les chercheurs ont établi que la production de semences stables et homogènes permettrait une augmentation des rendements. »

Les critères d’inscription au catalogue

Distinction, homogénéité, stabilité (DHS) : la nouvelle variété doit être différente de celles déjà inscrites et ses semences doivent donner des plantes qui sont toutes identiques d’une génération à l’autre.
Valeur agronomique technologique et environnementale (Vate) : la nouvelle variété doit avoir un meilleur rendement que les variétés les plus productives existantes.

En moyenne, 25% des variétés candidates sont inscrites au catalogue.

Des semences « stables et homogènes ». C’est la base de l’agriculture à haut rendement à la française. Pascal Poot, lui, y voit une contrainte :

« On ne nous autorise à vendre que les graines qui donnent des fruits qui sont tous pareils et qui donnent les mêmes résultats à chaque endroit.

Pour moi, c’est le contraire du vivant, qui repose sur l’adaptation permanente. Cela revient à produire des clones mais on veut en plus que ces clones soient des zombies. »

Pour l’agriculteur héraultais, l’interprofession empêche volontairement les petits producteurs de vendre leurs semences en imposant des critères trop sévères.

Philippe Desbrosses, l’ancien président de la Commission nationale du label AB au ministère de l’Agriculture, utilise cette métaphore :

« C’est exactement comme si les marchands de chandelles avaient le pouvoir de forcer les gens à fermer leurs volets pour contrer la concurrence de la lumière instable et irrégulière du soleil. »

image
« J’ai un cousin qui est comme ça »

Je fais remarquer à Delphine Guey que les critères retenus (voir encadré) excluent bon nombre de variétés.
Les nouvelles listes du catalogue officiel

La liste variétés de conservation : où l’on peut inscrire exclusivement des variétés anciennes et menacées ;
la liste sans valeur intrinsèque : pour les variétés destinées à l’autoconsommation.

Elle le concède, mais rappelle que deux nouvelles listes, sortes d’annexes au catalogue, ont été ajoutées en 2010 à la suite de directives européennes. Elles permettent la vente – dans des conditions très restreintes, notamment dans des volumes très réduits – de variétés anciennes ou destinées aux jardiniers.

Elle ajoute que des aides financières ont été mises en place pour les inscriptions sur ces listes. Elle m’assure que si cette tomate est réellement intéressante, elle pourra être inscrite et qu’il faut « absolument que cet agriculteur fasse la démarche ». Avant de glisser ces deux petites piques :

« On a du mal à comprendre pourquoi certains agriculteurs en veulent autant au catalogue alors qu’ils peuvent inscrire leurs variétés dans les nouvelles listes, on a l’impression que certains refusent l’idée même de rentrer dans un cadre réglementaire. J’ai un cousin qui est comme ça, il fait vraiment tout en dehors de la norme. [...]

Le catalogue est juste là pour éviter la vente de graines qui ne germent pas ou de graines de carottes qui se révèlent être violettes en germant au lieu d’être jaunes. Si des consommateurs ont envie d’acheter des graines comme ça parce qu’ils croient préserver la biodiversité… libre à eux ! »

Sauf que la loi précise bien que les variétés inscrites dans les nouvelles listes doivent elles aussi être « suffisamment homogènes et stables ». Or la Gregori Altaï donne des plants et des fruits qui sont de taille, de forme et de couleur différentes.
Combien de semenciers sanctionnés ?

La tomate Gregori Altaï en vente sur Internet (Capture d’écran de Germinance)

J’ai demandé à François Delmond, le gérant de Germinance, l’entreprise qui commercialise illégalement les semences de Gregori Altaï sélectionnées par Pascal Poot, pourquoi il ne demande pas l’inscription de cette variété au catalogue :

« Effectivement, on n’a pas fait la démarche pour inscrire cette variété. Mais on ne peut pas tout inscrire. Pour l’inscription en liste principale, on n’y pense même pas, c’est très coûteux, ça se chiffre en dizaines de milliers d’euros sur plusieurs années. Mais, même pour les nouvelles listes, l’inscription représente des heures et des heures de travail administratif.

On a des chiffres d’affaires sur ces variétés qui tournent autour de 500 euros ou 1 000 euros par an, la légalisation n’est vraiment pas proportionnelle à l’objectif qui est simplement d’avoir le droit de vendre ses graines, ça ne donne bien sûr aucune exclusivité sur la variété concernée.

Et puis ça ne marche pas toujours, j’ai l’exemple de confrères qui ont créé une variété de courgette en biodynamie, la Serafina, et qui ont mis plusieurs années à l’inscrire, parce que les personnes qui réalisent les tests sont habituées aux pratiques conventionnelles, pas à la biodynamie.

Il y a aussi des variétés qui sont refusées sur des critères mineurs, j’ai l’exemple d’un maïs doux sélectionné en Suisse qui a été refoulé à cause de l’hétérogénéité de l’angle d’insertion de ses épis. C’est ridicule. Avec ces critères-là, pas sûr du tout que la Gregori Altaï soit acceptée.

Pour une petite partie de nos variétés, on préfère donc vendre sans respecter la loi, pour l’instant on n’est pas trop embêtés. »

Pas trop embêtés ? Comme Germinance, une dizaine de petits semenciers vendent des graines illégales en France, principalement sur Internet. Contactée par Rue89, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) n’était pas en mesure de nous indiquer combien ont été sanctionnés ces dernières années. En décembre, Graines del Païs, un concurrent de Germinance, s’est vu signaler 84 infractions. L’association Kokopelli, tête brûlée de la semence libre, multiplie de son côté les procès et les amendes depuis 2003.
« Un grand nombre de commandes »

Les tomates poussent, sans eau et sans tuteur, dans la ferme de Pascal Poot en 2014 (DR)

Pour les uns, certaines graines sont trop instables pour pouvoir être vendues sans risque de tromper le client. Pour les autres, la législation est trop stricte et prive les agriculteurs de variétés intéressantes.

Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint de l’Inra, estime que ce conflit est inévitable :

« Le catalogue est une construction politique, une construction humaine. Elle répond forcement à la partie dominante du marché, et pas au 1% ou 2 % de la demande qui est différente. Il faut s’interroger collectivement sur comment on s’adapte à la demande de demain, comment on favorise la créativité tout en protégeant le fonctionnement du système.

Dans l’exemple que vous me donnez, les semences de tomates sont probablement adaptées à ses conditions de culture bien particulières et pas à d’autres, il faudrait vérifier beaucoup de choses pour donner une information fiable aux clients, vérifier qu’il est bien intéressant de diffuser ces semences dans d’autres contextes, il faut que tout ça soit contrôlé, étudié, ça se paye, c’est normal. »

Pourtant, même non inscrites ou certifiées, ces semences intéressent. Après la publication de notre article, Pascal Poot et Germinance ont été débordés par les commandes de graines, y compris venant de maraîchers et agriculteurs professionnels. Germinance devait même afficher ce message sur son site internet en mars et avril dernier :

« Suite à la parution le 4 mars de l’article en ligne sur le site de Rue89 sur les semences de tomate produites par un de nos producteurs, nous avons reçu un grand nombre de commandes.

Cet afflux de commandes arrive en pleine saison de vente et s’ajoute donc à notre activité habituelle. [...] »

2
Le potiron tout bleu

Réservé à ceux qui ont un jardin

Philippe Desbrosses a découvert le potiron bleu de Hongrie en 1983. Cette cucurbitacée est bleue à l’extérieur, orange à l’intérieur. Au goût, on la dit proche de la citrouille. A l’époque, Philippe Desbrosses est déjà célèbre pour avoir contribué à créer, à partir de semences de potiron doux de Chine, une variété de courge qu’il a appelée potimarron. Grâce à l’énorme succès du potimarron, il a pu démarrer la vente par correspondance de variétés anciennes ou rares dans la ferme de ses grands-parents, la ferme de Sainte Marthe.

Le potiron bleu de Hongrie (Ferme de Sainte Marte)

En 1997, il est condamné à 1 000 francs d’amende pour avoir commercialisé une variété de pomme de terre sans respecter la législation. Il décide alors de faire inscrire 64 de ses variétés potagères au catalogue officiel, sur une liste annexe, réservée au amateurs, l’ancêtre de l’actuelle liste « sans valeur intrinsèque ».

Toutefois, vous ne risquez pas de trouver souvent ces variétés et a fortiori ces potirons bleus sur vos étals. La législation impose de vendre ces graines en très petite quantité, et de mentionner qu’elles sont destinées à l’autoproduction [PDF].

Arrêté précisant les limites de vente des variétés sans valeur intrinsèque

Une loi que François Delmond, le gérant de Germinance, résume ainsi :

« La loi dit que ceux qui ont un jardin ont le droit de cultiver et manger des potirons qui ont du goût. Mais ceux qui n’ont pas de jardin doivent se contenter d’acheter des fruits issus de la liste principale, qui ont été sélectionnés pour être cultivés avec des produits chimiques, pour ne pas mûrir jusqu’au bout, qui ont beaucoup moins de goût... »

« Le consommateur en veut »

De même Guy Kastler, président du réseau Semences paysannes, estime que la législation actuelle empêche les agriculteurs de cultiver de manière totalement biologique :

« La majorité des agriculteurs veulent des semences homogènes qui permettent de travailler pour la grande distribution ou l’agroalimentaire. Le catalogue leur permet d’y accéder, c’est une bonne chose.

Mais il y a aussi beaucoup d’agriculteurs qui veulent travailler sans produits chimiques, et qui ont besoin pour ça des semences variées et capables de s’adapter. Le consommateur aussi en veut, il accepte que le produit change d’une année à l’autre, exactement comme pour le vin par exemple.

Pour l’instant, on nous en empêche de travailler dans ce sens. Le Gnis fait semblant de faire un pas en avant avec ces nouvelles listes. Mais on ne peut y inscrire que des variétés menacées ou des variétés pour amateurs, pas des variétés qui soit récentes et adaptées à l’agriculture d’aujourd’hui. »

3
Les blés qui peuvent sentir le vent

Qu’on ne peut pas chercher

L’opposition entre graines stables et homogènes d’un côté et semences capables de s’adapter aux terroirs et aux climats de l’autre est encore plus marquée pour les grandes cultures, comme le blé ou le maïs.

L’agronome et blogueur Jacques Caplat, auteur de plusieurs livres sur l’agriculture biologique, explique l’utilité des semences paysannes en donnant l’exemple du maïs :

« Aujourd’hui, toutes les graines de maïs que l’on sème dans un champ viennent d’un même épi. Génétiquement, elles sont identiques, ce sont des clones.

Certains agriculteurs ne veulent pas utiliser ces semences, qui nécessitent l’emploi de pesticides et d’engrais. Je pense notamment à l’association AgroBio Périgord. Ils ont récupéré des graines en Amérique centrale, ils ont fait des croisements et ont réussi à adapter ces nouvelles populations à leur terroir et à une agriculture biologique.

Ça donne des choses pas homogènes, des grains de couleurs différentes sur un même épis. C’est impossible à décrire et à inscrire sur un catalogue mais ce sont des pratiques qui ont accompagné l’histoire de l’humanité. Légaliser ces pratiques et le seul moyen de permettre une agronomie véritablement biologique. »


Un épis de maïs multicolore (apium/Flickr/CC)

Pour comparer les variétés stables et homogènes qui sont cultivées dans nos champs aux semences que promeut le réseau Semences paysannes, l’agriculteur bio et ingénieur agronome Daniel Evain utilise cette belle image :

« Les variétés homogènes sont comme des formules 1. Elles sont très efficaces sur un circuit qui a été conçu pour elles, c’est-à-dire dans le cadre d’une agriculture intensive où l’on utilise des produits chimiques.

Les semences paysannes ont certes un moins grand rendement dans un système conventionnel mais elles sont capables de s’adapter à de nombreux types de cultures et de climats. »

L’utilisation de semences paysannes demande un travail de sélection permanent, régulier, notamment grâce à des échanges de semences entre paysans. Sauf que ces échanges même gratuits sont eux aussi interdits.
La diversité cultivée s’est effondrée

Il y a une exception. En signant une convention de recherche, la chercheuse à l’Inra Isabelle Goldringer a pu travailler en toute légalité avec des producteurs de blé qui échangent leurs semences paysannes.

En plus d’assouplir les conditions d’inscription au catalogue – ce qui permettrait de rendre légale la vente de graines de Gregori Altaï ou de potirons bleus comme on l’a vu plus haut –, elle estime qu’il faudrait aussi autoriser les échanges de semences entre paysans.

Pour la chercheuse à l’Inra, il y a urgence. Car la diversité cultivée s’est effondrée en France, en partie à cause des contraintes du catalogue. Isabelle Goldringer a mené une longue étude avec l’historien Christophe Bonneuil sur la diversité des blés cultivés en France. Elle explique :

« Nous avons travaillé sur les registres départementaux qui nous ont permis de chiffrer le nombre de variétés cultivées et la part des surfaces que chacune représentait chaque année dans 80 départements français à partir de 1912. Ça nous a permis de constater qu’il y a eu une énorme chute du nombre de variétés de blé cultivées jusque dans les années 60, à tel point qu’en 1970, cinq variétés représentaient 80% des surfaces cultivées en France. »
« Nous avons également travaillé sur les ressemblances génétiques des différentes variétés entre elles. Nous avons constaté que si le nombre de variétés inscrites et cultivées recommence effectivement à augmenter après 1970, la diversité génétique, elle, est en grande diminution depuis les années 80. Les variétés nouvelles sont très très proches au niveau génétique, puisque les semenciers travaillent en circuit fermé, en croisant les variétés élites entre elles. »

« Enfin, nous avons travaillé sur la diversité génétique au sein même des variétés. On a pu constater que ce qu’on appelle les variétés populations, c’est-à-dire des variétés qui ne sont pas homogènes, qui connaissent des mutations et des croisements réguliers, ont été remplacées par des variétés homogènes. Là aussi, la diversité à l’intérieur des variétés s’est effondrée. »


Capture d’écran d’un des graphiques de l’étude d’Isabelle Goldringer (Fondation pour la recherche sur la biodiversit&eacute ; /PDF)

L’échange de semences entre paysans pourrait permettre des sélections en fonction de nouveaux critères, par exemple le goût, l’intérêt nutritionnel, la qualité du gluten et sa faculté à être digéré...
Les critères auxquels on n’a pas pensé

Et puis il y a toutes ces capacités des plantes que l’on ne connaît pas encore ou que l’on découvre seulement. Quand Isabelle Goldringer me listait ces critères, je repensais aux travaux de Bruno Moulia, lui aussi chercheur à l’Inra et spécialiste de l’étude des capacités de perception et de communication des plantes.

Il est à l’origine d’une étude qui a permis de prouver que les plantes sont capables de percevoir l’intensité du vent et de s’y adapter, par exemple en devenant plus trapues. Alors que je l’interrogeais sur l’impact de ces découvertes sur l’agriculture, il m’avait répondu, en décembre 2013 :

« On estime que dans le monde 10% à 20% du rendement des blés est perdu à cause du vent. Pour lutter contre ce phénomène, on a sélectionné pendant des décennies des plantes plus petites, on a choisi des nains génétiques.

Mais ces espèces plus petites ont donc également des racines plus courtes et peuvent puiser moins loin les ressources du sol. Ce n’était pas un problème tant qu’on leur donnait des engrais à tire-larigot mais vu les conséquences économiques et environnementales, c’en est devenu un.

Vu qu’on ne savait pas que les plantes perçoivent le vent quand on a fait ces sélections, on a peut-être délaissé des espèces capables de se renforcer face à lui. On pourrait essayer de faire de nouvelles sélections avec ce critère. »

Sauf que ces sélections sont aujourd’hui pratiquement impossibles, à moins de parvenir à un petit miracle : créer une variété qui soit à la fois stable, homogène, avec un rendement plus important que les blés les plus performants du moment mais aussi une forte résistance au vent. Reste encore deux conditions : que ces blés résistants au vent n’aient pas tout simplement disparu et que des agriculteurs continuent à tracer un autre sillon.

Aller plus loin

Sur Rue89
Tomates sans eau ni pesticide : cette méthode fascine les biologistes

Note "par ailleurs" ,de l'administration du blogue :

-http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/pas-brevets-plantes-animaux-965.html

Le 25 Mars 2015, la Grande Chambre de Recours de l'Office Européen des Brevets (OEB ) a confirmé une interprétation inacceptable du droit des brevets actuel : bien que les procédés de sélection classique ne puissent pas être brevetés, les plantes et les animaux issus de ces procédés sont brevetables (décision G01 / 12 et G02 / 13).

-El Salvador : des semences locales, pas du glyphosate...

Le 4 septembre 2013, l’assemblée législative salvadorienne a interdit l’utilisation de 53 pesticides et engrais contenant des métaux lourds, dont le DDT, l’endosulfan, le paraquat... et le glyphosate (matière active du désherbant de Monsanto le plus vendu au monde, le Roundup). Pour ce dernier, un délai de deux ans maximum est admis, soit une interdiction totale effective à partir du 4 septembre 2015 [1]. La raison principale de ces interdictions est sanitaire : l’insuffisance rénale chronique, causée entre autre par les pesticides, est devenue la deuxième cause de mortalité chez les hommes salvadoriens [2]... En parallèle, depuis février 2011 [3], le Salvador a lancé le « plan agriculture familiale ».

La suite sur : http://www.infogm.org/spip.php?article5816

-Les consommateurs boostent le verdissement de la vigne
La forte demande en vin bio a fait exploser le nombre de conversions depuis cinq ans. D'autres démarches environnementales ont également le vent en poupe. Preuve de ce succès : un salon est consacré à ces vins certifiés "verts" ce week-end à
Paris.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 09:16

Risques & Santé

La discrétion des huîtres triploïdes

Le 19 mai 2015 par Romain Loury

Biodiversité

Pour une douzaine d'huîtres, combien de chromosomes?
DR

Représentant un tiers de la production française, les huîtres triploïdes, accusées d’être des crypto-OGM, inquiètent les écologistes, qui demandent au minimum leur étiquetage. Pour le gouvernement, la solution ne semble pas à l’ordre du jour, a sous-entendu le secrétaire d’Etat à la pêche le 12 mai devant le Sénat.

Peu connues du grand public, les huîtres triploïdes, surnommées «huîtres des quatre saisons», sont entrées sur le marché au début des années 2000. Disposant de dix lots de trois chromosomes, et non de dix lots de deux chromosomes comme toute huître sauvage diploïde, elles ont l’avantage d’une croissance plus rapide. Théoriquement stériles, elles sont propres à la consommation estivale, contrairement aux huîtres non modifiées, qui deviennent laiteuses en été.

Or ces huîtres triploïdes ne sont pas sans poser plusieurs problèmes, a rappelé le sénateur Joël Labbé (EELV, Morbihan) lors d’une question au gouvernement. Outre un affaiblissement du patrimoine génétique, elles rendraient la profession «fortement dépendante des écloseries, à l'image des agriculteurs par rapport aux semenciers». Se pose aussi un risque pour l’environnement, notamment de stérilisation de l’espèce sauvage. Certains ont par ailleurs noté la concomitance entre leur arrivée et la surmortalité des huîtres, depuis 2008.

Les huîtres triploïdes ne font l’objet d’aucune obligation d’étiquetage, n’étant pas considérées comme des organismes génétiquement modifiés (OGM). Ne recourant d’ailleurs pas à l’introduction de nouveaux gènes, elles n’en sont pas à proprement parler. Ce qui n’empêche pas que certaines de leurs caractéristiques (stérilité, croissance rapide) peuvent laisser songeur, et faire craindre un risque de propagation au milieu naturel.

On peut d’ailleurs s’étonner de la rapidité avec laquelle elles ont pu intégrer le marché, avec assez peu de débat public au goût de certains observateurs. Un phénomène qui pourrait s’expliquer par le fait que leur promoteur n’est pas une entreprise du type Monsanto, mais un organisme de recherche publique, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).

Triploïdes? Mais comme d’autres!

Interrogé le 12 mai par Joël Labbé, le secrétaire d’Etat chargé des transports, de la pêche et de la mer, Alain Vidalies, a pris la défense des huîtres triploïdes, qu’il juge «complémentaires» des diploïdes –issues d’écloseries ou de captages naturels d’individus juvéniles.

Et l’on est bien loin d’un éventuel étiquetage: Alain Vidalies se dit certes «favorable» à une mention d’origine lorsque le naissain est de provenance naturelle, mais se montre moins disert quant à une appellation «triploïde», certes peu alléchante.

«Il ne s’agit pas d’organismes génétiquement modifiés, car le patrimoine génétique n’est pas modifié. En outre, il existe de nombreux autres organismes triploïdes, dans les céréales, les cultures maraîchères ou fruitières. Chez certains organismes, comme les fruits rouges sauvages, la polyploïdie peut même être naturelle», louvoie Alain Vidalies.

Des huîtres en ICPE

Les huîtres triploïdes sont créées par croisement d’huîtres diploïdes, normales, avec des huîtres tétraploïdes, dont le nombre de chromosomes a été doublé par des procédés brevetés. Or ce brevet, détenu par l’Ifremer, expirera cette année. Jusqu’alors exclusivement aux mains de l’institut public, la production d’huîtres tétraploïdes, reproducteurs fournis aux écloseries, pourra ainsi échoir à des entreprises privées.

«Ce transfert doit être préparé et accompagné, il n’est pas question de laisser cette technologie sans un encadrement adapté», promet Alain Vidalies. D’autant que les huîtres tétraploïdes pourraient, si elles venaient à fuiter dans l’environnement, constituer un danger pour l’espèce.

Pour Alain Vidalies, «la production d’huîtres tétraploïdes par des opérateurs privés en vue de la commercialisation de naissains d’huîtres triploïdes justifie un encadrement réglementaire rigoureux. Cet encadrement est en cours d’élaboration, c’est une priorité forte de mon ministère. Nous y travaillons pour parvenir à une mise en œuvre effective au début de l’année 2016».

Quant au statut des futures entreprises de production d’huîtres tétraploïdes, le secrétaire d’Etat dit penser au dispositif ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement). Pour Joël Labbé, «il faudra prendre le chemin de la clarification et de la réduction des risques: on n’a pas le droit de faire prendre des risques aux milieux naturels. Tout le monde y gagnera, la profession en premier».

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 10:49
Bonus:

Vidéo >Question/réponse Étienne Chouard à Lydia et Claude Bourguignon

dimanche 10 mai

bourse aux graines et aux plants

Source démosphère Montpelier: message reçu le 13 avril 11h voir ICI

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 11:02

Brevetage du vivant : une digue saute

Laurent Miguet - PAYSAGE ACTUALITES - Publié le 04/05/15 à 15h55

Innovations

Ouvrage d'art

© Musée de l'imprimerie Lyon - Rose Madame Edouard Herriot.

La digue qui protège les obtenteurs de variétés végétales se fissure, après la décision rendue le 25 mars par la chambre de recours de l’office européen des brevets.

La brevetabilité des processus naturels de création de variétés de plantes a marqué un point dans la jurisprudence européenne : dans les décisions prises le 25 mars dernier à propos des tomates ridées (G2/12) et de brocolis (G2/13), la grande chambre de recours de l’Office européen des brevets a interprété dans ce sens la convention pour le brevet européen, qui associe 38 pays. Dans l’Europe des 27, ce texte fondateur trouve sa légitimité juridique dans la directive communautaire 98/44/EC, transcrite en droit national en 2004.

La brevetabilité progresse en Europe

Quelle intention a sous-tendu, en 1973, la rédaction de l’article 53 b de la convention pour le brevet européen, qui exclut de la brevetabilité les variétés issues « de procédés essentiellement biologiques » ? Dans leur décision de 74 pages, les juges tentent de démontrer la portée limitée de cette disposition dérogatoire, dont le fondement légal tendrait selon eux à « s’éroder ». Ils rappellent que l’esprit général de la convention pousse à l’élargissement du champ de la propriété intellectuelle, y compris dans le domaine végétal. A l’inverse, une restriction de ce champ, sous prétexte d’une mise en valeur de l’habileté des créateurs de variétés, trahirait l’intention du législateur et viderait de sa substance le système européen de protection des brevets.

La contre-attaque s’organise en France

De l’Union française des semenciers au réseau Semences paysannes en passant par la fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières (FNPHP), la décision du 25 mars suscite un tollé général. Ce rare exemple de consensus français s’appuie sur la convention internationale pour la protection des obtentions végétales (Upov) de 1961, révisée en 1978 et 1991. Ce texte encadre le libre accès au patrimoine génétique offert par la nature et par les créateurs de variétés. La remise en cause de cette liberté assécherait le potentiel d’innovation, aujourd’hui largement nourri par des amateurs passionnés.

Cet argument cher aux rosiéristes, le réseau Semence paysanne et la fondation France Liberté le reprennent dans leur combat de principe contre la brevetabilité du « trait natif » d’une plante ou d’un animal, c’est-à-dire leurs caractéristiques produites soit par la nature, soit par le croisement ou la sélection. Cette cause a inspiré la dizaine d’amendements qu’ils espèrent intégrer au débat parlementaire en cours dans le cadre de la loi sur la biodiversité. Selon ces associations qui s’appuient sur les principes affirmés en 2010 à l’échelle mondiale dans le protocole de Nagoya, l’interdiction de breveter le vivant doit relever d’une loi issue du débat parlementaire public, et non d’une ordonnance.

Les obtenteurs européens hésitent

Comment rendre leur légitimité juridique européenne aux certificats d’obtention végétale ? Semence paysanne applique le même raisonnement qu’à l’échelle nationale : le réseau prône une nouvelle directive, au nom du débat démocratique. La FNPHP craint qu’une telle approche ne se révèle fatale. Au comité des organisations professionnelles agricoles de l’Union européenne (Copa Cogeca) dont fait partie la fédération française, deux autres options restent en débat : un amendement à la directive 98/44/EC pour consolider les Certificats d’obtention végétale, ou un nouvel article pour sortir les végétaux du champ de la brevetabilité.

-L'administration du blog invite à lire:

Propriété intellectuelle sur le vivant


http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-58876QE.htm

Union européenne : Assemblée Nationale : REPONSE Question n°58876 de M. Pierre-Yves Le Borgn’ ( SRC - Français établis hors de France ) - Conflit social OEB

Question n°58876 de M. Pierre-Yves Le Borgn’ ( SRC - Français établis hors de France )

Question publiée au JO le : 01/07/2014

M. Pierre-Yves Le Borgn’ attire l’attention de M. le ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique sur le conflit social traversé depuis des mois par l’Office européen des brevets, relayé par les syndicats, les médias et des parlementaires de certains états membres. Ce conflit est le révélateur de la profonde crise de gouvernance de l’organisation, les réformes étant approuvées sans réel débat, engagement et contrôle des membres du conseil d’administration. L’Office européen des brevets, qui célèbre cette année ses 40 ans, est essentiel pour l’avenir de l’économie européenne, l’innovation et donc l’emploi. Il sera dans les prochains mois l’acteur-clé de la mise en œuvre du brevet communautaire, pour lequel la France accueillera la juridiction unifiée. À ce titre, le ministre est-il disposé à réclamer au nom de la France la tenue d’une conférence interministérielle des états membres, prévue par la Convention européenne des brevets et dont la gouvernance de l’Office sera le sujet de discussion. Le ministre est-il prêt, à cette occasion, à défendre le principe d’un audit exhaustif de la gouvernance de l’Office, confié à une autorité indépendante. Cette autorité aurait également pour mission de faire des propositions concrètes de bonne gestion et direction de l’Office, qui serviraient de base au travail collectif du conseil d’Administration, dont le rôle de contrôle et d’impulsion politique doit être pleinement exercé et renforcé.

Réponse publiée au JO le : 24/03/2015

(extrait de la veille juridique Semences du RSP, merci à Émilie)

-L'administration du blog invite à consulter aussi deux autres articles:

Il détient le brevet qui pourrait détruire Monsanto et changer le monde !…

22 commentaires

C’est toujours un plaisir, quand dans ma messagerie, je trouve des liens que vous m’envoyez sur des articles que j’ai déjà préparé. Je me dis alors, que nous partageons des convictions communes. Merci à ConscienceU12 et à Graine de Piaf.

Il détient le brevet qui pourrait détruire Monsanto et changer le monde !Le contenu de cet article pourrait radicalement changer le monde de différentes façons positives.

Et comme Monsanto n’aimerait pas que cet article devienne viral, tout ce que nous pouvons vous demander est de partager l’information présentée pour qu’elle puisse atteindre autant de personnes que possible.

En 2006, un brevet a été accordé à un homme nommé Paul Stamets. Bien que Paul soit le plus grand mycologue mondial, son brevet a reçu très peu d’attention et a été très peu exposé. Pourquoi donc ? Selon les dirigeants de l’industrie des pesticides, ce brevet représente « la technologie la plus perturbatrice jamais vue. » et quand les dirigeants disent perturbatrice, c’est qu’elle dérange l’industrie des pesticides chimiques.

Qu’est-ce que Paul a découvert ?

Le mycologue a compris comment utiliser les créations de mère nature pour empêcher les insectes de détruire les cultures. On les appelle des pesticides INTELLIGENTS. Ces pesticides fournissent un solution sûre et quasi-permanente pour contrôler plus de 200 000 espèces d’insectes, et tout cela grâce à la « magie » des champignons.

Paul fait cela en prenant un champignon entomopathogène (champignon qui détruit les insectes) et le transforme pour qu’il ne produise pas de spores. En retour, cela attire les insectes qui en mangent et se transforment en champignon de l’intérieur !

Il détient le brevet qui pourrait détruire Monsanto et changer le monde

Si ce brevet atteignait une exposition de masse, il pourrait révolutionner la façon dont les humains cultivent leurs champs.

Tolérer l’utilisation des pesticides dans l’agriculture moderne revient à nier l’évidence prouvant que ses effets sont néfastes pour l’environnement. Une telle ignorance ne peut vraiment plus être tolérée. Par exemple, pouvez-vous imaginer un monde sans abeilles ?

On attribue l’hécatombe des abeilles aux concoctions chimiques de Monsanto qui sont pulvérisées dans les champs du monde entier. Même si un nombre croissant de pays interdisent Monsanto, il est encore utilisé dans des pays qui devraient être conscients de ses dangers. Dire que de nouvelles méthodes doivent être mises en œuvre avant qu’il ne soit trop tard est un euphémisme.

Monsanto génère actuellement 16 milliards de dollars par an (chiffres de 2014), donc vous pouvez être certain qu’ils ne veulent pas interrompre ce flux de revenus. Grâce à ces revenus ils sont des ressources quasi illimitées et ont les moyens de supprimer les informations qui peuvent être préjudiciables à leur réputation.

Mais en nous informant sur les avantages de la culture alimentaire durable, biologique et bio-dynamique, en partageant des articles comme celui-ci et en boycottant les OGM et les cultures pulvérisées d’herbicides, cette entreprise démoniaque pourrait bientôt recevoir le message.

Voici des liens utiles pour en comprendre plus sur l’incroyable brevet mentionné ci-dessus :

Voici un lien vers le brevet dont nous parlons : 7122176
http://www.google.com/patents/US7122176
Une liste des brevets de Paul :
http://patents.justia.com/inventor/paul-edward-stamets

De nombreuses informations sur Paul Stamets :
http://www.fungi.com/about-paul-stamets.html

Une page wikipédia sur Paul Stamets :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Stamets

Et enfin, voici une vidéo TedTalks de Paul réalisée en 2008 :

6 moyens de changer le monde avec les champignons

http://ewao.com/a/1-he-holds-the-patent-that-could-destroy-monsanto-and-change-the-world

http://www.ted.com/talks/paul_stamets_on_6_ways_mushrooms_can_save_the_world?language=fr#t-2141

http://www.espritsciencemetaphysiques.com/

© 2015, Recherche et transmission par Michel / Arcturius.

Biodiversité et resources génétiques

Nouvelle publication - Les lois semencières qui criminalisent les paysans : résistance et luttes

La Via Campesina | GRAIN
Communiqué de presse - 8 avril 2015

Pour publication immédiate

Les semences paysannes, base de la production alimentaire, sont attaquées de toutes parts. Dans de nombreux pays, les lois votées sous pression des grandes entreprises limitent de plus en plus l’utilisation que les paysans peuvent faire de leurs semences. La conservation et la réutilisation des semences, une pratique millénaire à base de l’agriculture, est ainsi rapidement devenue une pratique criminelle.

Il faut agir ! Un nouveau livret et un poster édités par La Via Campesina et GRAIN exposent la façon dont les multinationales et les gouvernements s’y prennent pour freiner l’échange et la protection des semences par les paysans ; mais ces derniers ne se laissent pas faire.

Selon Guy Kastler de La Via Campesina : « Le contrôle des semences doit se trouver entre les mains des paysans et des paysannes. C’est ce principe, base même des procédés de production, qui assure la souveraineté alimentaire des communautés rurales et des populations urbaines face aux multinationales et leurs énormes profits. Au cours des siècles, les paysans ont trié et sélectionné des milliers de variétés de semences qui ont fait le chemin jusqu’à notre époque et se retrouvent maintenant à la base des régimes alimentaires du monde entier ».

Il se fait que, aux yeux des multinationales qui cherchent à imposer des lois leur offrant le contrôle sans condition des terres, de l’agriculture, des denrées alimentaires et des profits qui peuvent être réalisés dans ce secteur, ces pratiques semencières ancestrales sont un obstacle de taille. Pour La Via Campesina, les lois doivent au contraire garantir les droits des paysans de conserver, d'utiliser, d'échanger, de vendre leurs semences et les protéger de la biopiraterie.

« Avec le soutien des gouvernements, les grandes entreprises mènent l'offensive sur le plan juridique, pour prendre le contrôle des semences. Elles se permettent non seulement de privatiser les semences grâce à de nouvelles lois, mais s'accordent également de nouveaux droits pour pouvoir entrer de force chez les paysans et détruire leurs semences » , explique Camila Montecinos de GRAIN.

Les lois qui concernent les semences évoluent et s’endurcissent en réponse aux désidératas de l’industrie biotechnologique et semencière. Les soi-disant « accords de libre-échange », les traités d’investissements bilatéraux et les initiatives d’intégration régionales renforcent l’impact des autres droits de propriétés sur les semences en apparence moins contraignant.

Ce qui est en jeu ici, ce sont les fondements de l’agriculture paysanne, ni plus ni moins. Dans le monde entier, des mouvements sociaux, et surtout des associations de paysannes et de paysans, se sont levés et se sont mobilisés pour empêcher le vote de telles lois.

Les multinationales et les gouvernements comptent sur la confidentialité et le manque de transparence, car ils savent que des citoyens bien informés rejetteraient l’idée de la privatisation des semences.

Ce livret a pour objectif de renforcer la résistance en permettant au plus grand nombre, et tout particulièrement aux communautés rurales les plus touchées par cette problématique, de comprendre ces lois de l'industrie, leurs objectifs et leurs impacts. Il entend aussi insister sur le rôle que jouent les mouvements sociaux pour faire voter des lois qui, au contraire, protègent les droits des paysans : leur succès est une condition incontournable de la souveraineté alimentaire et par conséquence de la souveraineté politique des peuples.


Table des matières
1. Comment les législations semencières convertissent les semences paysannes en semences illégales
2. Afrique : un trésor menacé
3. Les Amériques : la résistance massive contre les lois Monsanto
4. Asie : la lutte contre une nouvelle vague de semences industrielles
5. Europe : les paysans s’efforcent de sauver la diversité agricole
------
Contacts

La Via Campesina

Guy Kastler (français) +33 46 891 2895

Andrea Ferante (anglais, espagnol) +39 348 018 9221

GRAIN

Renée Vellvé (anglais, français) +33 67 507 3468

Camila Montecinos (espagnol) +56 22 222 4437

_______
Avis aux éditeurs
Ce livret est accompagné

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 04:51

Stop OGM n’est plus la bienvenue au Vanuatu

Stop OGM sème le doute

http://www.lnc.nc/article/pays/stop-ogm-seme-le-doute

Publié le vendredi 17 avril 2015 à 03H00

Le pays et la Chambre d’agriculture lui reprochent d’avoir « créé la confusion » en faisant « courir le bruit » d’un « risque de contamination OGM évident », mettant en péril la gestion de la crise agricole post-cyclone.

Après inspection des stocks de graines, Stop OGM a tenté d’alerter les autorités sur le risque de contamination avec les semences de papayes, « vu la provenance et la marque ».

Photos Archives C.R.

«Risque de contamination OGM. » En donnant l’alerte, Stop OGM a mis le feu aux poudres. Accréditée par la NDMO (Bureau des catastrophes naturelles), l’association s’est rendue au Vanuatu, durement frappé par le cyclone Pam dans la nuit du 13 au 14 mars. Sa mission : contrôler l’origine des semences acheminées par la Chambre d’agriculture. L’origine des semences de papayes l’interpelle. En l’occurrence, la marque Know-You, produite à Taiwan et distribuée par la Nouvelle-Zélande. Problème : Taiwan importe aussi de Hawaï, où 85 % des papayers seraient OGM. « Vu les provenances et les marques, le risque de contamination OGM est évident, conclut Frédéric Guérin, président de l’association. Un kilo de semences de papayes OGM peut à lui seul contaminer tous les papayers traditionnels en dix ans au Vanuatu. » Partant de ce constat, l’association est convaincue que la « contamination s’est faite ». Le mot se passe, et la controverse autour du don est vite relayée par le Daily Post Vanuatu, dans son édition du 3 avril, semant le doute dans les rangs des fermiers. « ça a mis une pagaille monstrueuse », tempête Gérard Pasco, directeur de la chambre consulaire.

Désinformation. Pour mettre un terme à la polémique, la chambre a décidé de frapper un grand coup, forte du soutien du gouvernement vanuatais. Dans un communiqué, elle dénonce l’entreprise de « désinformation » menée par Stop OMG. Ne faisant que « rajouter une crise à la crise » et « freiner la distribution d’une aide attendue d’urgence ». Le ministre de l’Agriculture, David Mossul, n’y va pas de main morte. « Vous êtes interdit de participer aux réunions du NDMO, car vous créez la confusion chez les Vanuatais. » Ce dernier va jusqu’à demander aux médias de « ne plus relayer leur message » et menace Stop OGM d’« expulsion », si elle ne respecte pas cette « injonction ».

« Fausses allégations », rétorque l’organisation. « Stop OGM n’a aucune pression d’aucune sorte à recevoir de la Chambre d’agriculture ». Dans un communiqué, elle invoque la « liberté de la presse » et conteste « l’authenticité » de la déclaration « officielle » du ministre.

Souverain. L’association persiste et signe, réitérant ses craintes. « Les papayers n’ont que très peu été affectés par le cyclone Pam pourquoi vouloir en importer à tout prix ? » Pour la simple et bonne raison que « le Vanuatu en a commandés » répond la Chambre d’agri- culture. Du reste, la Calédonie exporte de longue date vers le Vanuatu. Les trois principaux distributeurs (La maison Verte, Hortical, Agrilogic Systeme) « tous agréés par le bureau de biosécurité », n’ont pas attendu le cyclone Pam. Et puis la Calédonie n’est pas le seul fournisseur. « Le Vanuatu est un pays souverain, rappelle François Japiot, chargé de coopération agricole régionale pour le Vanuatu. Il a nous demandé de l’aide et formulé une commande à laquelle nous avons répondue. C’est eux qui décident, personne d’autre. » Gérard Pasco garantit au passage qu’« aucune graine OGM n’entre en Calédonie ». Aucune crainte à avoir selon la Chambre consulaire puisque tout est contrôlé par le Sivap en étroite collaboration avec le bureau de biosécurité du Vanuatu.

« A ce moment-là, qu’on nous laisse faire notre enquête et qu’on nous transmette les dix millions de factures pour contrôler le nom et l’origine des variétés », martèle Frédéric Guérin. Un permis d’importation du Sivap ne constituant pas, selon lui, une « garantie suffisante ». Quant aux attestations non OGM délivrées mardi par la Chambre, elles « datent de 2014 » et « ne concernent pas les papayes ». « Nous n’excluons pas totalement les OGM, toutefois en amont, les importations sont soumises à un contrôle rigoureux, a cru bon de préciser le directeur vanuatais de la biosécurité, Tekon Timothy Tumukon. Nous faisons en sorte de protéger l’environnement autant que les moyens de subsistance de la population. »

Trois quarts des semences distribués

Au Vanuatu, où 85 % de la population se nourrit des fruits de la terre, le cyclone Pam a tout fauché sur son passage. L’urgence est à la sécurité alimentaire. Il faut replanter, et il faut faire vite.

Le lendemain de la catastrophe la Chambre d’agriculture aux côtés de la NDMO, a racheté tout le stock de semences disponibles sur l’archipel pour un total de 1,3 million de francs. Et procédé à la distribution dans la foulée. En parallèle le réseau calédonien a été activé. Elan de solidarité oblige, le gouvernement, la province Sud et le Gapce (Groupement agricole des producteurs de la côte Est) ont débloqué dix millions de francs pour l’achat de graines en Calédonie.

L’enveloppe a permis à François Japiot, missionné par la Chambre d’agriculture au NDMO (National Disaster Management Office), de glaner plus de 700 kg de fret, dont plus de la moitié correspond à de l’emballage.

Mais avant d’acheminer, il a d’abord fallu ré-étiqueter et re-packagger les milliers de graines. Un kit de semences agricoles d’urgence a été élaboré, afin de permettre aux familles de cultiver une surface de 400 mètres carrés de maraîchage.

Hybride ? Reproductible ?

« La composition de l’aide (choix des semences et du matériel agricole) a suivi les recommandations formulées par le NDMO, souligne la Chambre d’agriculture. En respectant les directives du ministère de l’agriculture du Vanuatu. »

La priorité a été donnée aux semences « reproductibles », devant les semences « hybrides », plus dépendantes aux intrants chimiques. C’était l’une des inquiétudes formulées par Stop ONG, craignant que les graines hybrides ne fassent de « gros dégâts dans les pratiques traditionnelles millénaires » des Vanuatais.

Oui, des hybrides ont été importés. Non, ce n’est pas la première fois. Devant l’urgence, le Vanuatu a bien dû se montrer pragmatique. « Il faut bien que les gens mangent, et de toute façon il n’y avait pas assez de semences reproductibles en Calédonie, ni dans la région d’ailleurs », lance François Japiot.

Près de 100 000 foyers sont concernés par cette opération de distribution, qui s’avère délicate. D’autant que les structures endommagées compliquent, encore aujourd’hui, l’accès aux îles les plus éloignées. Toutefois, un mois après la catastrophe, les trois quarts des semences ont été distribués.

Le chiffre

700

La Calédonie a acheminé vers le Vanuatu 700 kg de fret, dont plus de la moitié correspond à l’emballage des semences.

L’étiquetage OGM toujours pas voté

Le projet a déjà fêté son premier anniversaire, mais la réglementation, elle n’existe pas. En février 2014, après plusieurs années de tractation par Stop OGM et d’autres associations environnementales, dont EPLP, le gouvernement calédonien adoptait un arrêté interdisant les semences génétiquement modifiées sur le Caillou. Et proposait en même temps au Congrès une délibération visant à rendre obligatoire l’étiquetage OGM. Le texte, prévoyant des délais d’application très longs, ne convient pas à tout le monde, mais pour les militants, « c’est un pas ». Sauf que les élections sont passées par là, les conflits politiques aussi et, malgré les relances de différents officiels, le projet, préparé par le conseil consultatif environnemental et visé par le CESE, est au point mort. Une situation qui a de quoi inquiéter ceux qui suspectent des effets néfastes des organismes génétiquement modifiés sur la santé humaine. Et ils sont nombreux au vu des plus de 10 000 signatures de la pétition « Non au blé OGM Australien ». En cause : les tests réalisés en plein champs par notre grand voisin et qui promettent une commercialisation imminente de différentes variétés de blés OGM. Or, la Nouvelle-Calédonie importe plus de 99 % de son blé d’Australie, « le Pacifique est en première ligne », répète depuis des mois Stop OGM.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 04:13

Après l’huile de palme, le caoutchouc

Le 17 avril 2015

Faune et flore, Sites et sols naturels, Politique & Société, Entreprises, Biodiversité

Le caoutchouc va-t-il à son tour saigner la forêt?
DR

Le caoutchouc naturel menace-t-il les forêts du sud-est asiatique? Poussée par le prix élevé du pétrole, la culture de l’Hevea brasiliensis, dont 70% est utilisé pour la fabrication de pneus, pourrait bien s’envoler ces prochaines années, avec les mêmes effets sur la biodiversité, révèle une étude publiée dans les Conservation Letters.

Comme avec l’huile de palme, les premières victimes de cette monoculture sont les forêts primaires du sud-est asiatique, abritant de nombreuses espèces menacées. Parmi les zones les plus touchées, l’Indonésie, la Malaisie, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, le sud-ouest de la Chine et les Philippines.

De 5,5 millions d’hectares en 1983 dans le monde, la culture de l’hévéa s’étendait sur 9,9 millions en 2012. Soit 57% de la surface consacrée à l’huile de palme, mais jusqu’à 71% en Asie du sud-est. Et le rythme s’accélère: dans les années 2000, ce sont 219.000 hectares qui ont été plantés d’hévéas chaque année, contre 108.000 hectares par an lors des deux décennies précédentes.

Or la demande de caoutchouc naturel, très forte dans les pays asiatiques en pleine croissance, ne devrait pas faiblir. Actuellement, elle connaît même une hausse annuelle de 3,5%, voire de 5,3% rien que pour les pneus.

Jusqu’à 86% de plus en 2024

Eleanor Warren-Thomas, de l’université d’East Anglia à Norwich (Royaume-Uni), et ses collègues ont fait leurs calculs: d’ici à 2024, ce sont 4,3 à 8,5 millions d’hectares de plus qui pourraient être plantés d’hévéas, du même ordre que pour l’huile de palme. Par rapport à 2012, la hausse de terres cultivées avec de l’hévéa pourrait donc s’élever jusqu’à 86%.

«De nombreuses aires protégées ont déjà été converties en plantations à caoutchouc. Par exemple, plus de 70% des 75.000 hectares de la réserve naturelle Snoul, au Cambodge, ont été converties entre 2009 et 2013», notent les chercheurs. Et ce malgré la présence de nombreuses espèces menacées, dont le cerf d’Eld, le banteng (un bœuf sauvage) et divers singes et carnivores.

Une fois la forêt convertie en plantations d’hévéas, «les macaques et les gibbons en disparaissent complètement, et nos travaux montrent que le nombre d’oiseaux, de chauves-souris et de scarabées décline jusqu’à 75%», ajoutent-ils. Sans oublier les effets désastreux sur les cours d’eau, qui se retrouvent soudain gorgés de fertilisants et de pesticides.

Contrairement à l’huile de palme, le public semble encore très peu au fait des ravages de l’hévéa sur les forêts tropicales. «Au minimum, les entreprises qui convertissent, en toute légalité, des forêts protégées en plantations d’hévéas devraient faire l’objet de restrictions d’accès au marché, avec une certification d’exploitation durable», juge l’équipe. Dénommé Sustainable Natural Rubber Initiative (SNR-i), un projet international a été lancé dans ce sens en janvier.

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 04:16
Forum « Laboratoires Hors Murs » pour l’agro-biodiversité

Par Cyril Fiorini et Sciences Citoyennes - Action collective
mardi 7 avril 2015

Jeudi 30 avril 2015 après-midi


Montpellier SupAgro/Institut des Régions Chaudes, Montpellier

Le dispositif des «Laboratoires Hors Murs» a été initié en 2013 pour établir des programmes de recherche collaboratifs, à partir des priorités définies par des paysans engagés dans une transition écologique de leur agriculture. Les activités portent sur des questions construites par les agriculteurs avec des chercheurs, dans différents territoires (Languedoc-Roussillon en France, Kabylie et Mzab en Algérie, et Djougou au Bénin) dans l’objectif de valoriser la biodiversité agricole.
Ce Forum vous propose de partager avec la communauté scientifique et des praticiens de la gestion de la biodiversité agricole les premiers résultats méthodologiques du dispositif. L’objectif est d’approfondir la réflexion pour construire une dynamique collective susceptible de définir les contours d’une nouvelle démarche de recherche collaborative dans le domaine de l’agriculture et l’alimentation.

Le dispositif des Laboratoires Hors Murs pour l’agro-biodiversité est porté par l’association BEDE (Biodiversité, Echanges et Diffusion d’Expériences), l’UMR Innovation, l’UMR CEFE (Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive) et l’association Fondation Sciences citoyennes.
Le projet est soutenu par le programme « Open science » d’Agropolis Fondation.

Pour plus d’information sur le Forum et son organisation, veuillez vous reporter à la pièce jointe et consulter le site : http://www.bede-asso.org/?p=7480

Merci de confirmer votre inscription (gratuite) à l’adresse : labohorsmurs(at)bede-asso.org.

Contacts :
Bob Brac de la Perrière, brac(at)bede-asso.org
Pascale Maizi, pascale.maizi(at)supagro.inra.fr
Hélène Joly, helene.joly(at)cefe.cnrs.fr
Cyril Fiorini, cyril.fiorini(at)sciencescitoyennes.org

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 08:32

 http://www.poitou-charentes.fr/content-alfresco-portlet/document?uuid=b01d5d19-c3ec-11e4-aa25-0bde14cbac6b


Semons La BiodiversitéVivre et travailler sans pesticides – Etats généraux à Poitiers

mars 20 @ 19 h 30 min  - mars 22 @ 16 h 30 min


http://www.semonslabiodiversite.com/agenda/vivre-et-travailler-sans-pesticides-etats-generaux-a-poitiers/

 

Conférences, débats, tables rondes, ateliers etc … pour avoir le programme complet, cliquez ICI sur les deux liens suivants  : un   et     deux .

Téléchargez la fiche d’inscription en cliquant ICI.

L’inscription aux Etats Généraux est gratuite. Elle peut aussi se faire sur place.
Mais en renseignant par avance le bulletin ci-dessous, vous faciliterez grandement
la mise en oeuvre de cet événement !

Merci
 par mail : ardearpc@wanadoo.fr
 par courrier : 72, rue Camille Girault – 86180 Buxerolles
 par tél : 05 49 51 03 13
A faire parvenir avant le 15 mars svp !

 

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 08:38
Note de l'administration du blog:
Dans la suite des démarches engagées par le collectif des orgas signataires de l'Appel de Poitiers et du recours porté par 9 organisations:

 

-Un avocat  a transmis très récemment auprès du Conseil d'Etat ,une demande de recours pour excès de pouvoir à propos de mise en culture  de variétés rendues tolérantes aux herbicides,(Notament le colza VrTH  ) .

- Avec ,un argumentaire pour justifier la demande de moratoire sur les VrTH qui a été adressé à Geneviève Gaillard, députée des deux-sévres, rapporteur de la loi biodiversité.

Ce texte va étre transféré sans tarder au Député Frédéric Roig ,car lui et ses pairs vont étudier la loi biodiversité à partir du 16 mars  2015. 

- Le rendez vous qui a  été demandé auprès du cabinet du 1er ministre suite à un  courrier adressé en décembre 2014 pour demander le moratoire sur le Vrth,aura lieu demain vendredi à 9h30 ! la délégation est composée de : Claude Cellier (sécrétariat national de la CP), Jean-Pierre Lebrun, Jean-Pierre Rivière (RSP), Patrick Rivolet (AdP) , Eric Meunier (InfOgm) et d'un(e) reprerésentant(e)  FV .

-   Enfin ,le ministère de l'environnement vient de saisir l'ANSES au sujet du défaut d'évaluations des VrTH ,suite à une demande, et une rencontre au ministère de l'environnement le 2 février dernier.

 

 Pour en savoir plus:

Projet de loi biodiversité

Semons La Biodiversité

Les députés vont discuter à partir du 16 mars prochain en première lecture le projet de loi relatif à la biodiversité.

Ce texte général couvre différents aspects du droit de l’environnement. Il soulève également des questions de société cruciales pour notre souveraineté et sécurité alimentaire à travers les enjeux:

  • de menaces de brevetage du vivant,
  • de blocage de l’innovation,
  • et de respect du partage des avantages liés à l’utilisation des ressources génétiques, en particulier, agricoles.

C’est pour ces raisons que le Collectif Semons la Biodiversité soutient et reprend pleinement les amendements issus de l’un de ses membres ainsi que ceux de France Liberté.

N’hésitez pas à les relayer auprès de votre député qui a jusqu’au 10 mars 2015 pour déposer des amendements. Cliquez ICI pour télécharger les amendements.

En savoir plus

- Le dossier législatif complet (Assemblée nationale) : cliquez ICI .

- Site ministère de l’environnement : Cliquez ICI .

- Lire le texte d’introduction des amendements : à téléchargez ICI.

Le titre 4 du projet de loi met en place le système d’ « Accès aux ressources génétiques et aux connaissances traditionnelles associées, et partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation » (APA, pour Accès et Partage des Avantages).

Son objet est donc la mise en œuvre du protocole de Nagoya entré en vigueur le 12 octobre 2014 et signé par la France en 2011 dans le cadre de la CDB (Convention sur la Diversité Biologique). Afin de remplir pleinement les objectifs qui lui sont donnés, le projet de loi Biodiversité ne pas doit non plus omettre l’application d’un texte international spécifique à la biodiversité cultivée : le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA) que les parlementaires français ont approuvés le 21 février 2005 !

Les semences et les autres RG (ressources génétiques) utilisées par les paysans (animaux, micro-organismes…) sont le « patrimoine commun des communautés au service de l’humanité ». Les brevets et autres formes de DPI (droit de propriété industrielle) sur le vivant privatisent ce patrimoine commun et privent ainsi les communautés de leurs droits d’usage. Nous sommes en conséquence opposés aux DPI sur le vivant et au partage des avantages qui sont issus de ces DPI, partage qui ne vise qu’à les faire accepter.

Par contre, le partage des avantages issus de la commercialisation de RG (ressources génétiques) ou de produits qui en sont issus, lorsque ces derniers ne sont pas accaparés par un DPI, est nécessaire. Les entreprises semencières se sont enrichies en utilisant puis en interdisant la commercialisation des ressources génétiques sélectionnées et conservées par les paysans pour développer leurs nouveaux produits (« les semences améliorées). Elles sont redevables d’une immense dette vis à vis des communautés.

La souveraineté des communautés sur leurs RG et leurs connaissances associées apparaît comme une nécessité comme celle des États en opposition au pillage organisé par la notion de « patrimoine commun de l’humanité ». Cette notion permet en pratique à tout un chacun d’utiliser les ressources génétiques et les savoirs associés entretenues par les communautés en estimant qu’elles sont « communes » sans en reconnaître l’existence et surtout l’apport. L’obligation de consentement préalable, avant l’utilisation d’une RG, est également un outil nécessaire et utile pour lutter contre la biopiraterie.

La reconnaissance des « connaissances, innovations et pratiques des communautés » paysannes développées aujourd’hui sur tout le territoire français, métropolitain tout autant qu’ultra-marin, est essentielle pour freiner la confiscation par les DPI des bases de l’agroécologie paysanne : sélections et productions paysannes de semences, d’animaux ou de micro-organismes composants les préparations naturelles destinées aux soins des plantes et des animaux ou aux productions fermières (fromagers, pains, vins et autres produits fermentés…).

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 09:26
Bourse d'échanges de graines et de plants le 25 janvier 2015  à Lodève, organisée par les Semeurs du Lodévois- Larzac.

Pour consulter la localisation et le programme de cette journée vous pouvez aller sur l'agenda de Démosphère:http://montpellier.demosphere.eu/rv/3459

 

Projection et débat : "semences de résistance", mardi 27 janvier

http://2.bp.blogspot.com/_JTozuaNEFB0/Swq8rroPRsI/AAAAAAAAAGk/jtktDJ0JunU/S660/blog-abeille-biodiversite.jpgL'association Abeille et Biodiversité organise la projection du film documentaire «Semences de résistance", le mardi 27 janvier 2015 à 18h30 à la salle de la mairie à Saint Côme.

 

L'association Abeille et Biodiversité organise la projection du film documentaire «Semences de résistance", le mardi 27 janvier 2015 à 18h30 à la salle de la mairie à Saint Côme.
Ce film de 28 minutes présente des exemples d’'organisation collective («maisons des semences paysannes», école expérimentale, etc.) … qui participent au retour des variétés paysannes dans les champs et les assiettes. Il aborde aussi le contexte politique global qui favorise les multinationales des semences et de l’'agrobusiness.
La projection sera suivie d'un débat animé : Pourquoi notre sécurité alimentaire est-elle aujourd'hui menacée ? Quel rapport avec les semences ? Pourquoi les semences industrielles sont-elles inadaptées à une agriculture véritablement durable ? Comment pouvons-nous agir, chacun à notre place, pour améliorer la situation et en se faisant plaisir ? Des questions essentielles que nous pourrons aborder ensemble, sur la base du film documentaire.

Ce débat sera animé par Martin Lacroix, membre de l'association BEDE (Biodiversité, échanges et diffusion d'expériences) et ancien salarié de Kokopelli.




La soirée se poursuivra par un pot offert par Abeille et Biodiversité.

 

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