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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 08:11

Bonjour,

Vous trouverez dans cette lettre les dates des marchés et rendez-vous marquants qui ont pour intérêt de sensibiliser les consommateurs aux produits locaux et de mettre en avant les atouts d'une filière courte, directe et éco-citoyenne.


Événements à noter dans vos agendas :

9ème Festival de la Tomate, dimanche 06 septembre de 9h à 17h, Le Festival est, depuis neuf ans, un rendez-vous incontournable pour tous les gourmands, petits et grands, et les amateurs de tomates, avec quelque 250 variétés en exposition et 2 tonnes à la vente. Les spécialistes et collectionneurs de tomates de la Région vous accueilleront ce jour-là. A ceux-ci s'ajouteront les producteurs qui vous présenteront également d'autres produits : miel, fromages, huile d'olives, vin, etc. Variétés, goûts, saveurs, formes et couleurs vous guideront… Le Festival vous propose également une multitude d'ateliers et d'animations : dégustations, expositions, animations musicales, sensibilisation tous publics (biodiversité, culture biologique, alimentation). Entrée libre. Lieu : Parc Claude Leenhardt de Clapiers. Info : 06 38 02 79 19 et www.marchepaysan34.org

8ème Grande Foire de la Petite Agriculture, dimanche 04 octobre de 9h à 18h, Située sur le Parc du Domaine départemental des trois Fontaines au Pouget, la Grande Foire de la Petite Agriculture accueille un grand marché paysan, de nombreuses animations nature, des activités pour les plus jeunes et les moins jeunes... Elle vous donne l'occasion d'aller à la rencontre du monde agricole en assistant à des tables rondes et prises de paroles mais aussi en abordant les questions de la biodiversité et de l'agroécologie. A cela, s'ajoute un village du machinisme agroécologique où il sera possible de découvrir machines et outils agricoles et d'assister à des démonstrations parmi lesquelles “outils à main et outils à traction animale”. Entrée libre. Info : 06 38 02 79 19 et www.marchepaysan34.org

A bientôt et bons marchés!

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 10:33

Enquêtes de santé présente

Planète corps, enfin disponible en DVD

​​Planète corps, un film de Pierre-François Gaudry

Planète Corps nous propose un safari microscopique inédit, à la rencontre des créatures qui vivent, prospèrent, s'affrontent, se nourrissent, se reproduisent, naissent ou meurent à la surface ou dans les profondeurs de notre corps. Certaines peuvent paraître nuisibles, d’autres sont utiles, voire indispensables à notre survie, mais toutes participent à un équilibre biologique subtil, qui s’est construit au cours de l’évolution.
En compagnie de Franck Courchamp, écologue et directeur de recherche au CNRS, nous voyagerons des savanes de notre peau aux jungles de nos chevelures, des lacs acides de notre estomac aux cavernes humides de nos intestins. Chemin faisant, nous prenons conscience que la biodiversité sur notre corps est essentielle à notre équilibre. Nous abritons plus de bactéries que nous n’avons de cellules, des virus ont élu domicile dans nos gènes, nous sommes en interaction permanente avec des milliers d’organismes vivants, et c’est bien cela qui nous rend humain ! lire la suite

Le N°28 de la revue Enquête de Santé est à découvrir ici

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 08:24

Hérault : nouvelle fronde contre le projet Oxylane à Saint-Clément-de-Rivière

ANALYSE GEORGES MATTIA

http://www.midilibre.fr/2015/07/18/nouvelle-fronde-contre-le-projet-oxylane,1192137.php

L'association Non au Béton et des riverains ont déposé un "recours pour excès de pouvoir" contre la commune de Saint-Clément-de-Rivière, auprès du tribunal administratif de Montpellier.

Pas de trêve estivale pour les détracteurs et les promoteurs du projet Oxylane, porté par la société Decathlon avec l'appui de la majorité municipalité. Après avoir reçu le feu vert de la commission nationale d'aménagement commercial (voir Midi Libre du 23 mai), le projet continue d'être contesté par les associations SOS Lez Environnement et Non au Béton. Le 10 juillet, au Club de la presse à Montpellier, les députés Jean-Louis Roumégas et Fanny Dombre-Coste, s'inquiétaient, aux côtés d'Alain Berthet, porte-parole de Non au Béton, de la disparition des terres agricoles dans le pays et dans la métropole. Hier, vendredi 17 juillet, cette association a déposé, de concert avec sept riverains, notamment du domaine des Fontanelles, un "recours pour excès de pouvoir" contre la commune de Saint-Clément-de-Rivière, auprès du tribunal administratif de Montpellier (lire ci-dessous).

Protéger un espace de "grande qualité paysagère"

Les requérants veulent l'annulation du permis d'aménager délivré le 20 janvier 2015 (n°PA34 247 14 M0001), ainsi que celle de la décision implicite du rejet, intervenu le 19 mai, du recours gracieux qu'ils avaient demandé. Ce lotissement multi-activités Oxylane, face au campus de Bissy, au long de la RD 986, est prévu sur 23,5 ha pour y créer des bâtiments d'activités commerciales et de services (10,5 ha d'emprises constructibles, 35 000 m2 de surface de plancher) et y aménager des espaces non constructibles.

Ces opposants rappellent que lors de la révision du plan d'occupation des sols, l'État, par sa direction départementale de l'équipement, avait présenté ainsi le secteur concerné : "Cet espace de grande qualité paysagère aux portes de la ville centre est caractéristique de ce qui fait le charme et la spécificité de l'agglomération..." Pour la DDE d'alors, ce secteur du Campus "apparaît comme à protéger de tout développement urbain et à reclasser non constructible, d'autant que des solutions alternatives existent sur le territoire communal". À l'appui d'une décision du Conseil d'État du 10 juin 2015, les voisins (les plus proches se trouvent entre 210 et 250 m du projet litigieux) s'alarment de nuisances diverses (bouchons, pollution de l'air, bruit, trafic prévu de 4 550 à 7 970 véhicules/jour le vendredi et le samedi...).

Le jugement se fera attendre au moins dix-huit mois

Les requérants parlent aussi de "violation" de l'article L.442-1-2 du code de l'urbanisme, au sens ou l'arrêté communal autorise la création d'un lotissement comportant 8 lots dont 3 "inconstructibles", qui devraient donc être exclus du périmètre du lotissement, ne pas servir au calcul de sa surface de plancher autorisée. Ils affirment que ni la commune ni le conseil général ne sont en mesure de financer les équipements routiers pour ce projet. Par ailleurs, ils déplorent "l'insuffisance de l'étude d'impact" et "l'absence de concertation".

L'arrêté serait aussi, selon les requérants, entaché d'irrégularité à propos d'un parking de 125 places dédié à un seul lot, au lieu d'être un équipement commun. Enfin, le tribunal devra dire si la réalisation de certaines constructions "à usage de logement", respecte ou pas les dispositions du Pos. Bref, une nouvelle bataille commence, qui pourrait durer, selon Alain Berthet, "jusqu'à dix-huit mois avant le verdict". Du grand sport juridique, avec la société Décathlon dans l'expectative.

Le maire affirme vouloir un "aménagement raisonné"

Quand Midi Libre a appris hier, au maire Rodolphe Cayzac, qu’un recours venait d’être déposé auprès du tribunal par l’association Non au Béton et des riverains du projet Oxylane, l’élu a cueilli la nouvelle sans broncher, comme une demi-surprise : "Je compte bien défendre mon arrêté de permis d’aménager, sa validité. Avec Decathlon, nous restons bien sûr favorables à ce bon projet, qu’a approuvé la commission nationale d’aménagement commercial, pour palier le manque d’un tel équipement au nord de Montpellier. "

Le maire n’hésite pas à ranger dans son camp le philosophe Henri Berson, auteur en 1921 de L’évolution créatrice, pour qui "prévoir consiste à projeter dans l’avenir ce qu’on a perçu du passé". L’élu commente : "En matière d’aménagement urbain, l’action politique à court terme ne mène jamais bien loin. Les champs de tournesols en fleur des terres agricoles à l’entrée du village, aussi majestueux soient-ils, ne contiendront pas longtemps l’avancée des aménageurs du béton désireux de satisfaire des intérêts bien éloignés de ceux des Clémentois. "
Pour lui, "le projet Oxylane est un obstacle à l’entreprise de bétonnage du nord de Montpellier ! Nos équipes municipales ont toujours privilégié un aménagement raisonné. "

G. M.

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 07:00

La coexistence est-elle vraiment possible ?

Mardi 28 (après-midi) et mercredi 29 juillet 2015 A Marciac, dans le cadre du festival international Jazz In Marciac

LES 21èmes CONTROVERSES EUROPEENNES DE MARCIAC

Tout le monde s'accorde à défendre la nécessaire diversité des modèles de production agricole, de commercialisation et de consommation. Ainsi, dans les discours, la coexistence sonne comme une incantation. Mais d'abord en quoi serait-elle forcément souhaitable ? Ensuite qu'en est-il dans les faits ? Car ici et là, autour de l'implantation de telle "ferme-usine", telle retenue collinaire ou tel essai OGM, les conflits se multiplient. Alors, les parties prenantes acceptent-elles l'existence de l'autre ? Les scénarios alternatifs sont-ils menacés par des modèles économiques hégémoniques ou viennent-ils au contraire les infléchir ? Que soutiennent exactement les politiques publiques ? Et à quelles conditions peut-on assurer la cohabitation de divers types d'organisations sociales et économiques sur un même territoire, en France, en Europe et ailleurs ?

Pour leur 21ème édition, les Controverses européennes de Marciac ont fait le choix d'instruire cette question de la coexistence au travers de quatre disputes :

Les fermes-usines étranglent-elles l'élevage traditionnel ? Le bio, le conventionnel et l’OGM : la coexistence impossible ?
Nouveaux résidents et agriculteurs : la grande brouille ? Le modèle paysan survivra-t-il à l’agribusines
s ?

Avec, à chaque fois, des échanges médiatés par un modérateur, des réactions d'experts, de longs temps de débat...

Avec notamment : Francis CHATEAURAYNAUD, directeur d'études à l'EHESS ; Philippe CHOTTEAU, Institut de l'élevage ; Guy CLUA, vice-président de l'association des maires ruraux de France ; Patrick DENOUX, professeur de psychologie interculturelle (Univ.Toulouse Jean Jaurès) ; Patrick FERRERE, directeur du think tank SAF agr'iDées ; Guy KASTLER, représentant de la Confédération Paysanne au Comité économique, éthique et social (CEES) du HCB (Haut conseil des biotechnologies) ; Tanguy MARTIN, Ingénieurs Sans Frontières ; Christian PEES, Président du Groupe Euralis ; Laurent PINATEL, éleveur, porte-parole de la confédération paysanne ; Jean-Yves PINEAU, directeur du Collectif Ville Campagne ; Jean-Louis RASTOIN, directeur de la Chaire Unesco en Alimentations du Monde (Montpellier SupAgro) ...

Organisées par la Mission Agrobiosciences et la Communauté de communes Bastides et Vallons du Gers, avec le soutien de la Région Midi-Pyrénées, du Conseil départemental du Gers, de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de la Fédération Nationale des Cuma.

Programme complet et bulletin d'inscription ici

Ce programme est publié en page d'accueil du site Lien en Pays d'OC
Recherche d'une nouvelle approche de la qualité alimentaire par une plateforme de l'information et de mise en relation.

Qu'est-ce que l'économie réelle ? Cette question est souvent posée et pour y répondre il est bon que nous nous donnions ensemble un intérêt sociétal prioritaire .

Voulons-nous co-construire une défense face à notre empoisonnement collectif ?

Pesticides : "il faut abolir leur utilisation en France"

Le docteur Charles Sultan est endocrinologue et professeur au CHU de Montpellier.
Dérèglements hormonaux, obésité, asthme... il nous explique en quoi les pesticides impactent la santé et le développement des jeunes enfants. Voir la vidéo

Ce n'est pourtant pas la tendance en France: de plus en plus de pesticides pour tout le monde

L'hexagone reporte ses engagenents de réduction de consommation de pesticides pris pour 2018, à 2025. Alors qu'en 2009, le plan Ecophyto ambitionnait de réduire de moitié l'usage de pesticides en France, le résultat inverse s'est produit : l'usage des pesticides a augmenté de plus de 9% entre 2009 et 2013.
lire la suite

L'agriculture paysanne ( sans pesticides et OGMs ) est triplement économique: elle abaisse le coût de production, elle contribue à la prévention santé par l'alimentation et à faire face au réchauffement climatique.

Le système alimentaire industriel mondial contribue pour près de 50% aux émissions de gaz à effet de serres. Pour la Confédération paysanne seule la démarche d'agriculture paysanne peut "refroidir" la planète. Voir la vidéo

Saint-Brieuc. Xavier Beulin chahuté par les éleveurs voir la vidéo

Une agriculture durable liée à une vision globale de l'alimentation est la solution d'avenir . Des agricultures et maraîchages à échelles humaines , des circuits courts coopératifs et une économie de biens communs face à la Dette, une conséquence arbitraire à des fins d’accaparement des biens communs ! Lettre ouverte à l’attention de la commission de l’Assemblée Nationale relative à la dette souveraine des États. Voir la suite

Suite des informations sur le site http://www.lienenpaysdoc.com/

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 08:57

Pas de brevets sur les plantes et les animaux!

En multipliant les demandes de brevet sur les plantes et les animaux, les multinationales agroalimentaires comme Syngenta ou Monsanto tentent de faire prévaloir leurs intérêts économiques partout dans le monde. La Déclaration de Berne, Swissaid et ProSpecieRara s’engagent au sein de la coalition d’ONG «Pas de brevets sur les semences» pour empêcher le brevetage du vivant. Signez la pétition!

L'augmentation des brevets sur des semences et des plantes conventionnelles ainsi que sur des races d’animaux d’élevage représente une dépossession considérable des paysannes et des cultivateurs. Les agriculteurs n'ont plus le droit de conserver ni d'échanger les semences provenant de leur propre récolte, et les cultivatrices ne peuvent continuer à travailler avec les semences brevetées que de manière très limitée.

Depuis plusieurs années, l’Office européen des brevets (OEB) ne cesse d'étendre le champ de la brevetabilité et d’attaquer les interdictions existantes de brevets sur les espèces végétales et les processus biologiques. Notre sécurité alimentaire passe progressivement aux mains de quelques multinationales de l’industrie biotechnologique et chimique.

Face à cette tendance extrêmement préoccupante, la coalition internationale «Pas de brevets sur les semences» a lancé en mai 2015 une nouvelle pétition. Aidez-nous à faire pression sur le Conseil d’administration de l’Organisation européenne des brevets pour renforcer les interdictions existantes dans le droit européen des brevets!

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 03:33

L’INRA aurait relâché par inadvertance plusieurs méduses-moutons dans les Alpes

http://www.legorafi.fr/2015/06/23/linra-aurait-relache-par-inadvertance-plusieurs-meduses-moutons-dans-les-alpes/

Alors qu’on apprend qu’un mouton-méduse, un agneau génétiquement modifié avec des gènes de méduses avait été envoyé à l’abattoir, une nouvelle affaire met l’INRA dans l’embarras. Cette fois, il s’agirait de spécimens différents, de méduses-moutons, c’est-à-dire des méduses avec des gènes de moutons qui auraient été relâchées dans les Alpes à l’approche de l’été. « À la base c’est Francis qui voulait voir si les méduses pouvaient avoir de la laine de mouton. Moi j’ai dit, Francis, c’est stupide mais il l’a fait quand même » a commenté Robert, responsable du laboratoire incriminé. De son côté Francis affirme que sur le papier « c’était une bonne idée » mais qui a tourné court car une fois dans l’eau, la laine avait tendance à gonfler et faisait couler les méduses. Mais sur la terre ferme, les animaux se sont rapidement bien adaptés. Lâchés dans les montagnes au printemps, les animaux ont proliféré et ont échappé à tout contrôle. Au point qu’on pense qu’ils sont à l’origine de plusieurs attaques sur des loups et des randonneurs. De son côté, Francis estime au final que ça reste « pas mal comme idée » tandis que les écologistes appellent déjà à protéger cette nouvelle espèce animale.

La Rédaction

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Qui a mangé l’agnelle OGM de l’INRA ?

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Mardi 23 juin, dans un communiqué de presse, l’Inra annonce qu’ « une agnelle née d’une brebis génétiquement modifiée dans le cadre d’un programme de recherche médicale a été vendue à un particulier francilien en octobre 2014. Bien que cet ovin ne présente aucun risque pour l’Homme ou l’environnement, l’Institut vient d’informer le parquet de Meaux de cette infraction au code de l’environnement ». C’est au centre de Jouy-en-Josas, dans les Yvelines, que cette brebis avait été génétiquement modifiée pour qu’elle exprime la protéine de la fluorescence verte (GFP). La GFP est issue de la méduse (Aequorea victoria), et, selon l’Inra, « cette protéine ne présente aucune toxicité [et d’ailleurs] l’agnelle commercialisée n’exprimait pas cette protéine » [1]. La GFP est utilisée depuis presque 20 ans dans le cadre de programmes de recherche. Il s’agit d’un biomarqueur qui permet de suivre la réalité d’une modification génétique.

A l’Inra de Jouy-en-Josas, cela fait plusieurs décennies que les chercheurs utilisent la GFP comme marqueur dans le cadre de programmes de recherche. C’est ainsi que Louis-Marie Houdebine avait mis au point un lapin fluorescent qu’un artiste, Eduardo Kac, avait médiatisé [2].

D’après un rapport daté d’avril 2015, il existerait « des tensions et dysfonctionnements au sein de la structure où était gardée l’agnelle, ainsi que des comportements individuels incompatibles avec les missions relevant du service public de la recherche ». En effet, toujours selon l’Inra, un employé aurait dissimulé cette infraction à sa hiérarchie. Dès que l’Inra a eu connaissance de cet incident, « des mesures ont été rapidement prises (suspension de toutes les ventes de bétail, suspension conservatoire de l’agent ayant dissimulé la mise sur le marché, arrêt des expérimentations et destruction de tous les matériels génétiquement modifiés sur le site de l’Unité concernée) ». Le rapport a été transmis à la justice et est confidentiel. Cependant, Jean-François Launay nous précise que les manquements qui ont été mis en exergue par la Commission d’enquête « n’étaient pas de nature à provoquer du risque ». L’incident semble donc plus que vraisemblablement lié à un conflit inter-personnel et à un concours de circonstance particulier. Ainsi, le jour où l’agnelle est partie à l’abattoir, un seul agent était présent (son collègue était en "récup") et l’agent animalier soupçonné ne pouvait pas ne pas avoir remarqué la présence de Rubis dans le lot : il ne s’agit pas de la même race, elle n’a pas la même laine, elle est plus petite... Il s’agit d’une situation tout à fait inédite », nous précise-t-il. Jusqu’à présent, l’agent animalier a toujours nié, mais tout pousse à croire qu’il s’agit d’une « malveillance ».

Des cochons transgéniques ont déjà été mangés sans autorisation

S’agit-il d’un cas isolé ? S’agit-il d’un acte malveillant ? Ou ces « dysfonctionnements » - pour reprendre les termes de la communication de l’Inra - surviennent-ils de temps en temps mais sont rarement rendus publics ? Une chose est sûre : aucune mesure ne pourra jamais empêcher de tels incidents. Peu importe au final qu’il s’agisse d’un acte délibéré ou non, l’homme n’est pas infaillible. La banalisation et la multiplication de telles expériences peuvent faire craindre une augmentation de ces « erreurs ». Selon le "Registre des contaminations", un site internet mis en place par deux ONG environnementalistes, Greenpeace et Genewatch, neuf cas de contaminations par des animaux ont été recensés. Cela concernait un poisson transgénique retrouvé en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni [3], en Nouvelle-Zélande, au Japon en 2006 et 2007. Ce poisson, nommé Coral Pink Danio, ressemble aux poissons Glofish [4], de la famille des Zebra Danios, modifiés génétiquement pour être fluorescents, inventés par l’Université de Singapour et vendus aux États-Unis par Yorktown Technologies.
Les autres cas concernent des cochons transgéniques. Ainsi, au Canada, en 2002 onze cochonnets « enviropig » de l’Université de Guelph, morts à la naissance ou peu de temps après, ont été transformés en aliment pour bétail, contaminant ainsi 675 tonnes d’aliments. En 2004, ce sont trois cochons modifiés par l’entreprise québécoise TGN Biotech qui se retrouvent accidentellement dans de l’aliment pour poulets... Aux États-Unis, en 2001, le cochon transgénique s’était retrouvé transformé et vendu sous forme de saucisses [5], et en 2003, ce sont 386 cochons issus de cochons transgéniques qui se sont retrouvés dans la chaîne alimentaire alors qu’ils auraient dû être incinérés.

Ces incidents restent donc encore peu répandus, du fait d’un faible nombre d’animaux transgéniques autorisés commercialement. Au niveau international, seuls deux poissons GM fluos destinés aux aquariums et un moustique GM peuvent être légalement commercialisés, en dehors des programmes de recherche. Le premier usage des animaux transgéniques reste donc la production de connaissance, ou la production de molécules thérapeutiques ou industrielles. D’après le Daily Mail, en 2007, 3,2 millions d’expériences ont eu lieu sur des animaux transgéniques, une augmentation de 6% par rapport à 2006. Ces projets sont menés en milieu confiné. Mais cochons, vaches, chèvres, poulets... et également des millions de rats de labo : il aurait été bien surprenant que ces animaux ne se retrouvent pas un jour ou l’autre dans la nature.

Crédit photo CC : Tim Parkinson - Sheep @ Latitude Festival, Suffolk

[1] Jean-François Launay, de l’Inra, nous explique en effet que cette agnelle était porteuse de la modification génétique - détectée par PCR sanguine - mais qu’elle ne codait pas pour la protéine. Le test de la lumière noire était négatif.

[2] Inf'OGM, « Art et biotechnologie : faut-il limiter la création artistique ? », Christophe NOISETTE, Pauline VERRIERE, 20 août 2014

[3] Inf'OGM, « ROYAUME-UNI - Un poisson sans papier », Eric MEUNIER, 17 mai 2007

[4] Inf'OGM, « Commercialisation d’un poisson transgénique », Eric MEUNIER, 2 février 2004

[5] Inf'OGM, « ETATS-UNIS - Des cochons transgéniques égarés », Christophe NOISETTE, février 2003

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/L-Inra-signale-a-la-justice-avoir-introduit-sur-le-marche-un-animal-issu-d-un-programme-de-recherche

L’Inra signale à la justice avoir introduit sur le marché un animal issu d’un programme de recherche

Une agnelle née d’une brebis génétiquement modifiée dans le cadre d’un programme de recherche médicale a été vendue à un particulier francilien en octobre 2014. Bien que cet ovin ne présente aucun risque pour l’Homme ou l’environnement, l’Institut vient d’informer le parquet de Meaux de cette infraction au code de l’environnement. Les faits avaient en effet été dissimulés par un agent de l’Institut.

Mis à jour le 23/06/2015

Publié le 23/06/2015

Mots-clés : GFP - OVIN

Née dans le cadre d’un programme de recherche en cardiologie humaine (voir encadré) mené par un laboratoire et une structure expérimentale du centre INRA de Jouy-en-Josas (Yvelines), une agnelle issue d’une mère génétiquement modifiée a été transférée le 5 août 2014 vers un abattoir partenaire (1) avant que sa carcasse ne soit vendue à un particulier le 28 octobre 2014.

Un programme de recherche en cardiologie humaine

Le programme de recherche dont est issue l’agnelle commercialisée visait à comprendre, chez l’ovin, animal « modèle » pour l’Homme, la greffe de cellules pour restaurer une fonction cardiaque défaillante suite à un infarctus du myocarde. Pour évaluer la viabilité de telles greffes (localisation et évolution des cellules utilisées), il était nécessaire de disposer d’animaux exprimant une protéine baptisée « GFP » (Green fluorescent protein) destinée à rendre leurs cellules fluorescentes. Issue d’une méduse (Aequorea victoria), cette protéine ne présente aucune toxicité. Elle est couramment utilisée dans des protocoles de recherches, en cancérologie ou dans le domaine des maladies orphelines. La découverte et les applications de la GFP ont été couronnées en 2008 par un Prix Nobel.

L’agnelle commercialisée n’exprimait pas cette protéine.

Cette infraction à l’article L 536-4 du Code de l’environnement (2) a été dissimulée à la hiérarchie du centre de recherche à l’initiative d’un agent jusqu’au 5 novembre 2014. Après information des ministères compétents (3), l’incident a fait l’objet d’une enquête administrative interne dès le mois de décembre et des mesures ont été rapidement prises (suspension de toutes les ventes de bétails, suspension conservatoire de l’agent ayant dissimulé la mise sur le marché, arrêt des expérimentations et destruction de tous les matériels génétiquement modifiés sur le site de l’Unité concernée). Le rapport rendu en avril 2015 pointe des tensions et dysfonctionnements au sein de la structure où était gardée l’agnelle, ainsi que des comportement individuels incompatibles avec les missions relevant du service public de la recherche.

Sans préjudice des procédures disciplinaires en cours, l’INRA a pris ses responsabilités (4) face à la gravité des actes individuels précités, et signalé les faits au Procureur de la République de Meaux le 15 juin 2015, en lui communiquant l’ensemble des informations et documents en sa possession.

Cette agnelle appartenait, au titre de la réglementation en vigueur, aux organismes génétiquement modifiés du groupe I, « dont le risque pour la santé humaine et pour l'environnement est nul ou négligeable (5) ». L’unité de recherche qui pilotait ce projet scientifique bénéficiait d’un agrément.

Face à cet incident inédit, l’Institut, par l’ensemble des démarches et procédures engagées, agit en toute transparence, conformément aux valeurs qu’il défend depuis près de 70 ans.

(1) Certains projets de recherche nécessitent la mise en place de protocoles expérimentaux sur des modèles animaux, dans le respect des réglementations européenne et nationale encadrant l’expérimentation animale et son bien-être. Pour disposer de ces animaux, quelques unités de l’INRA, dont l'UCEA de Jouy-en-Josas, conduisent des élevages. Les animaux sélectionnés pour les recherches sont alors isolés et les animaux « surnuméraires » sont commercialisés dans le cadre réglementaire applicable aux élevages.

(2) L’article L 536-4 du Code de l’environnement interdit, « de mettre sur le marché un produit consistant en organismes génétiquement modifiés ou contenant de tels organismes ».

(3) Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes.

(4) L'article 40 du code de procédure pénale dispose que "Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs."

(5) Utilisation confinée des organismes génétiquement modifiés : Code de l'Environnement

Note de l'administration du blog voici le restant d'une revue de presse sur l'entrée d'un agneau OGM dans la chaîne alimentaire,et sur ce que demande ,(à propos des animaux clonés!), la Commission agriculture au Parlement européen:,

  • Commission agriculture au Parlement européen - L'interdiction du clonage des animaux mais aussi de la nourriture et des aliments provenant d'animaux clonés et leurs importations, demandée par les députés

Agriculture / Santé publique - 17-06-2015 - 17:21

Commissions : Agriculture et développement rural / Environnement, santé publique et sécurité alimentaire

Un projet législatif visant à interdire le clonage des animaux de ferme, leurs descendants et les produits dérivés, y compris les importations, dans l'Union européenne a été voté par les commissions de l'environnement et de l'agriculture mercredi. Les députés ont renforcé la proposition initiale de la Commission européenne, arguant des taux de mortalité élevés à tous les stades de développement du clonage et les préoccupations des citoyens de l'UE en matière d'éthique et de bien-être animal.

"En raison des effets négatifs sur le bien-être des animaux, le clonage à des fins agricoles est rejeté par une grande majorité des consommateurs. De plus, nous n'avons pas besoin du clonage pour assurer l'approvisionnement en viande de l'UE. Interdire le clonage est donc une question de valeurs et de principes européens. Par conséquent, l'interdiction ne devrait pas se limiter aux clones eux-mêmes mais aussi à leur matériel de reproduction (semence et embryons), leurs descendants et les produits dérivés, y compris les importations. C'est nécessaire si nous ne voulons pas faire la promotion du clonage dans les pays tiers", affirme le co-rapporteur de la commission de l'environnement Renate Sommer (PPE, DE).

"Il y a deux points clés sur lesquels nous nous sommes concentrés d'emblée: protéger la santé des citoyens et des consommateurs de l'UE et étendre l'interdiction pour couvrir les descendants d'animaux clonés", a déclaré le co-rapporteur Giulia Moi (EFDD, IT). "L'interdiction de placer des animaux clonés ou leur progéniture sur le marché de l'UE est une ligne rouge pour nous. Nous sommes bien conscients que le clonage est autorisé dans certains pays tiers avec lesquels l'UE commerce, mais nous ne pouvons pas permettre la mise sur le marché de l'UE de ces produits. Nous voulons aussi nous assurer que le clonage des animaux ne deviendra pas une pratique courante au sein de l'UE", a-t-elle ajouté.

Le texte des commissions, approuvé par 82 voix à 8 avec 8 abstentions, transforme l'acte juridique d'une directive, que les pays de l'UE auraient dû transposer dans leur législation nationale, en un règlement, qui serait directement applicable dans chacun d'eux. Les députés ont également étendu la portée de l'interdiction pour couvrir toutes les espèces d'animaux gardés et reproduits à des fins agricoles (au lieu des seules espèces bovine, ovine, caprine et équine, comme proposé par la Commission).

Descendants et produits germinaux

Les députés constatent que, bien que les préoccupations en matière de bien-être animal pourraient ne pas être évidentes dans le cas de descendants d'animaux clonés, puisqu'ils sont nés par des moyens de reproduction sexuelle classiques, pour qu'il y ait un descendant, un géniteur animal cloné est cependant nécessaire, ce qui implique des préoccupations significatives en matière d'éthique et de bien-être animal. Les députés ont donc étendu l'interdiction afin d'englober les produits germinaux et les descendants de clones d'animaux ainsi que leurs produits dérivés.

Importations

Étant donné que les animaux sont déjà clonés à des fins agricoles dans certains pays tiers, la loi rendrait illégale l'importation d'animaux en provenance de pays tiers à moins que le certificat d'importation prouve qu'ils ne sont pas des clones animaux ou un de leurs descendants. Les importations de produits germinaux d'origine animale, la nourriture et les aliments d'origine animale devraient également être certifiés comme ne provenant pas d'animaux clonés ou de leurs descendants.

Taux élevés de mortalité à tous les stades de développement

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a déclaré dans un avis en 2008 que la santé et le bien-être d'une forte proportion de clones s'étaient trouvés affectés, souvent gravement et avec une issue fatale. Ces effets contribuent au faible taux de réussite du clonage, de 6 à 15% pour les bovins et 6% pour les porcins, et rendent nécessaire l'implant de clones d'embryon dans plusieurs porteurs afin d'obtenir un animal cloné. En outre, les anomalies de clones et une progéniture exceptionnellement grande aboutissent à des naissances difficiles et des décès néonataux.

Les citoyens désapprouvent le clonage

Les députés citent des résultats d'études réalisées auprès de consommateurs selon lesquels les citoyens de l'UE s'opposent fermement à la consommation de denrées alimentaires provenant d'animaux clonés ou de leurs descendants, et la majorité désapprouve également l'utilisation du clonage à des fins agricoles, pour des raisons éthiques ou concernant le bien-être animal.

Prochaines étapes

Le rapport sera soumis à un vote par le Parlement dans son ensemble lors de la session plénière à Strasbourg les 7-10 septembre.

REF.: 20150617IPR67269

Prochaines étapes

Le rapport sera soumis à un vote par le Parlement dans son ensemble lors de la session plénière à Strasbourg les 7-10 septembre.

REF.: 20150617IPR67269

Pour en savoir plus :

En savoir plus

  • EuroparlTV - How it works
  • Newsroom: Cloning for food
  • Press conference by AGRI rapporteurs

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-%2f%2fEP%2f%2fTEXT%2bIM-PRESS%2b20150617IPR67269%2b0%2bDOC%2bXML%2bV0%2f%2fFR&language=FR

  • Communiqué de presse des Verts au Parlement européen – Les Verts réclament une interdiction des produits animaux issus d'animaux clonés

Infographie disponible en français :

http://www.greens-efa.eu/fileadmin/dam/Images/Food_site/Graphic-def-FR.jpg

(Extrait de la veille juridique OGM, d'Inf'OGM, merci à Pauline)

L'INRA veut rassurer après les révélations sur l'entrée d'un agneau OGM dans la chaîne alimentaire
http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/2015/06/23/l-inra-veut-rassurer-apres-les-revelations-sur-l-entree-d-un-agneau-ogm-dans-la-chaine-alimentaire-754485.html

Un "agneau-méduse" s'est retrouvé dans l'assiette d'un consommateur
http://www.bfmtv.com/planete/un-agneau-meduse-s-est-retrouve-dans-la-chaine-alimentaire-apres-des-dysfonctionnements-a-l-inra-896652.html

OGM : ouverture d'une enquête sur "l'agneau-méduse" http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/06/25/ces-elus-de-gauche-en-rupture-de-parti_4661693_823448.html

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 08:04

Les poissons profonds pêchés par Intermarché entrent au panthéon des espèces menacées

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) vient de publier la première évaluation exhaustive de l’état de santé des poissons des mers européennes[1] et conclut que deux des trois espèces ciblées en eaux profondes, principalement par la flotte de pêche d’Intermarché, sont menacées d’extinction ! Le grenadier de roche (Coryphaenoides rupestris) s’avère ainsi être « en danger d’extinction » au niveau régional selon les critères[2] de la Liste Rouge des espèces menacées tenue par l’UICN, et la lingue bleue (Molva dypterygia) est évaluée comme étant « vulnérable ».

Le grenadier de roche et la lingue bleue rejoignent ainsi officiellement le panthéon des espèces les plus menacées de la planète, au même titre que le panda géant ou le léopard des neiges. Certains poissons capturés en eaux profondes par les filets non sélectifs des chalutiers, comme les requins profonds, sont également menacés d’extinction, notamment le requin chagrin Centrophorus granulosus considéré en danger critique d’extinction.

L’évaluation de l’UICN porte un coup de grâce aux pêcheries profondes, déjà condamnées par les chercheurs comme étant les pêches les plus destructrices de l’Histoire en raison de leur impact sur les organismes millénaires des grandes profondeurs. « Les enseignes de la grande distribution comme Leclerc, Auchan, Système U et Intermarché n’ont plus d’autre choix éthique que de cesser immédiatement et définitivement toute commercialisation de poissons profonds, à moins qu’elles soient à l’aise avec l’idée de vendre à leurs clients des espèces aussi menacées que le panda géant » commente Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM. « Intermarché ne pourra pas ignorer cette évaluation qui signe l’arrêt de mort des pêcheries profondes » enchérit Charlène Jouanneau de BLOOM. « Si le label Marine Stewardship Council (MSC), qu’Intermarché a sollicité pour certifier comme « durables » leurs pêches profondes, ne cesse pas immédiatement l’évaluation entamée en début d’année 2015, c’est qu’il ne mérite pas la confiance des citoyens. »

A la lumière de ces nouveaux éléments, BLOOM encourage la ministre de l’écologie Ségolène Royal à revoir d’urgence la position du gouvernement français sur le règlement « pêche profonde », actuellement débattu au sein du Conseil de l’Union européenne, et à soutenir sans équivoque l’interdiction d’une méthode de pêche -le chalutage profond- qui, en moins de trois décennies, a détruit un patrimoine naturel millénaire et mené les principales espèces capturées à l’extinction. « Il en va de la crédibilité de la France sur la scène internationale » conclut Claire Nouvian.

***

Note : Cette évaluation de l’UICN conforte les conclusions d’un séminaire scientifique organisé par BLOOM en 2011 précisant que les pêches profondes au chalut ne seraient jamais durables en Atlantique Nord-Est étant donné l’effort de pêche trop important déployé dès le début de ces pêcheries ciblant des espèces peu résilientes dans des écosystèmes notoirement fragiles.[3]

Catégories de la liste rouge UICN. Les espèces capturées en eaux profondes par les chalutiers de la flotte d’Intermarché (la Scapêche) sont indiquées sur la droite.

[1] A. Nieto et al. (2015) European red list of marine fishes. Global Species Programme and IUCN European Regional Office, publié par la Commission européenne, Bruxelles (Belgique). iv + 81 p. Disponible à : http://cmsdata.iucn.org/downloads/iucn_european_red_list_of_marine_fishes_web_1.pdf.

[2] UICN (2012) Catégories et critères de la liste rouge UICN : version 3.1. Deuxième édition. Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), Gland (Suisse). vi + 32 p. Disponible à : http://www.uicn.fr/IMG/pdf/UICN_2012_Categories_et_criteres_Liste_rouge.pdf.

[3] L. Watling et al. (2011) Can ecosystem-based deep-sea fishing be sustained. The University of Maine, School of Marine Sciences, Orono, ME (USA). 84 p. Disponible à : http://digitalcommons.library.umaine.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1144&context=sms_facpub.

-Petit Navire innove…dans le greenwashing !
http://oceans.greenpeace.fr/petit-navire-innovedans-le-greenwashing

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 07:53
Le projet « Laboratoires Hors Murs pour l’agro-biodiversité » : finalisation et perspectives


C’est en 2013 que la FSC a entamé sa collaboration avec l’association BEDE (Biodiversité, Echanges et Diffusions d’Expériences) et les Unités mixtes de Recherche (UMR) Innovation et le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE) dans la coordination du projet Laboratoires Hors Murs (LHM) pour l’agro-biodiversité. Après avoir accompagné l’émergence des Laboratoires Hors Murs en Algérie, au Bénin et en France, le projet a entamé sa dernière phase de la meilleure des manières avec la tenue d’un séminaire de travail en avril 2015.

Rappel de l’objet du projet

L’objectif du projet était d’accompagner la rencontre sur un même territoire entre des agriculteurs et représentants d’organisations paysannes locales d’une part, et des chercheurs universitaires nationaux d’autre part. La démarche entreprise était de pouvoir faire collaborer les expertises de ces deux univers, qui trop souvent s’ignorent, afin d’aboutir à la co-production de savoirs répondant aux besoins rencontrés dans leurs pratiques par les agriculteurs investis dans le développement d’une agriculture respectueuse de la biodiversité (agro-biodiversité). Cinq Laboratoires Hors Murs ont pu voir le jour dans le cadre du projet, répartis sur 3 pays : l’Algérie, le Bénin et la France.

Une présentation du projet est disponible à la page suivante :

http://sciencescitoyennes.org/labo-hors-murs/

Sur ces différents territoires, les échanges entre les agriculteurs et les chercheurs ont été appuyés par l’intervention de stagiaires en Master qui participaient, sous la direction des chercheurs impliqués, à la réalisation des travaux de recherche. Chacun des LHM a été consolidé lors d’un atelier organisé dans le cadre du projet permettant un temps d’échange et de partage privilégié entre les agriculteurs, les chercheurs et les coordinateurs du projet.

Chacune des expériences de LHM a donné lieu à la production d’une fiche synthèse illustrée que vous pouvez retrouver sur le site internet de la FSC.

Pour plus de précision sur le processus d’avancement du projet, vous pouvez accéder à la page suivante :

http://sciencescitoyennes.org/un-bilan-a-mi-chemin-du-projet-labo-hors-murs/

Un moment fort : le séminaire de travail

Une dernière étape dans la réalisation du projet LHM a été franchie à travers l’organisation d’un séminaire de travail qui s’est tenu du 27 au 30 avril 2015 à Lunas (34). Il a été l’occasion de faire se rencontrer l’ensemble des acteurs qui se sont investis dans le développement des LHM sur l’ensemble des territoires et dans la coordination du projet. Pendant deux jours et demi, cet évènement a rassemblé plus de 30 personnes venant d’Algérie, du Bénin, d’Italie et de France : agriculteurs, représentants d’organisations paysannes, chercheurs, représentants d’associations.

Il a fallu structurer l’organisation de ce séminaire par des temps d’échanges spécifiques en séances plénières ou ateliers, ce qui a créé quelques frustrations tant était grande la volonté de partager les expériences collaboratives entre agriculteurs et chercheurs vécues sur les différents territoires. Ces deux jours et demi n’ont pas suffi à épuiser l’ensemble des sujets à aborder lorsque l’on s’investit dans une recherche participative, qui constitue une véritable rencontre entre deux mondes éloignés, celui des chercheurs et celui des agriculteurs, dans une démarche respectueuse de toutes les expertises, reconnaissant leur nécessaire croisement pour faire face à la complexité des problèmes rencontrés. Les bienfaits de cette rencontre entre chercheurs et agriculteurs, autant que les difficultés à la faire vivre et à la faire accepter par les acteurs extérieurs (institutionnels, universitaires…) ont trouvé toute leur place lors du séminaire. Les échanges autour du croisement des différentes expériences de LHM ont ainsi permis de capitaliser les réflexions de l’ensemble des acteurs sur leurs propres pratiques et d’offrir un éclairage sur les pratiques des autres.

Outre les nombreux apprentissages qui peuvent dès à présent être tirés de cette rencontre, la formidable convivialité qui a été le support des échanges de travail mais également des échanges informels a véritablement marqué le déroulement de ces journées. Une certitude unanime se dégage de cette rencontre : la volonté de poursuivre cette découverte mutuelle des chercheurs et des agriculteurs fondée sur le respect des savoirs de chacun.

Le séminaire s’est clôturé pour laisser place à l’organisation, le jeudi après-midi à Montpellier, d’un forum ouvert au public. Il s’est composé de deux table-rondes dont la première était animée par 3 participants aux LHM (agriculteur, association de producteurs et chercheur). Elle a permis de présenter au public les résultats du projet et d’échanger avec lui sur les modalités de mise en œuvre des LHM, les éléments de la rencontre entre agriculteurs et chercheurs et les difficultés rencontrées dans ces démarches de co-production des savoirs. La deuxième table-ronde a abordé plus spécifiquement la dimension politique de cette co-production des savoirs car elle portait sur la démocratisation de la recherche agricole. Également animée par un trio agriculteur/chercheur/association, elle a mis en évidence la nécessité de renforcer l’implication des agriculteurs et des citoyens dans la recherche agricole.

Une présentation du programme du Forum des Laboratoires Hors Murs pour l’agro-biodiversité est disponible à la page suivante : http://sciencescitoyennes.org/forum-laboratoires-hors-murs-pour-lagro-biodiversite/

Perspectives envisagées

Lors du séminaire de travail s’est exprimée une volonté forte et partagée de chercher à pérenniser cette démarche en renforçant les collaborations déjà expérimentées lors du projet actuel. L’accent pourrait notamment être mis sur le renforcement des capacités des paysans pour une plus grande implication de leur part dans la recherche. Il a également été envisagé d’élargir le nombre de partenaires au sein des LHM afin de mieux diffuser l’initiative et promouvoir dans ce cadre l’agro-biodiversité.

Avec la participation au séminaire de travail de partenaires non impliqués dans les LHM initiaux, la création de nouveaux LHM potentiels a été évoquée. Des échanges ont donc été engagés dans l’objectif d’aboutir au développement d’autres LHM sur de nouveaux territoires tels que le Lodévois, les Hautes-Alpes en France et le Mali, le Burkina Faso en Afrique de l’Ouest.

Pour plus d’informations : cyril.fiorini(at)sciencescitoyennes.org

Publié dans : Nos activités, Recherche participative | Mots-clefs : Agriculture, Agro-biodiversité, Co-construction des savoirs, Laboratoires Hors Murs, Recherche participative

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 06:00

Note de l'administration du blogue :merci à Chantal pour le lien qui dirigera les élus locaux ,le vaillant lecteur et le professionnel sur Thau comme ailleurs,vers plusieurs vidéos successives des débats sur la conchyliculture ,en séance au sénat ,avec notamment l'intervention de M. Joël Labbé .

http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video28444.html

Cet élu national est en effet l'auteur de la question bouillante ,écologique ET DE SANTE PUBLIQUE , sur les risques inhérents à l'exploitation de l'huître triploïde ,coquillage qui est un organisme génétiquement modifié par cysgenèse et est destiné à la consommation humaine.

Par ailleurs ,l'emploi d'auxiliaires technologiques est une pratique désormais règlementée,et qui qui est entrée de façon générale dans la fabrication de certaines denrées alimentaires ,(voir l’arrêté ci en -bas)Or ce n'est pas cette paperasserie administrative(Voir légifrance) qui SIGNIFIE ou non une absence de risque pour la santé publique .

Qu'en sera-t-il des évaluations

Le réel progrès en matière de qualité de la nourriture ,serait qu'une évaluation toxicologique de toutes ces productions alimentaires technologiques ,industrielles, soit systématique ,

Reste à fixer à les critères les plus "pointus "pour ces évaluations :lesquels?Ceux qui avantagent l'industrie agroalimentaire ,pharmaceutique ou phytosanitaire ?

Et donc à propos des pathologies liées à l'impact de l'industrie sur l'environnement le travailleur et le consommateur, le n°69 de "Pratiques est en cours de mise en ligne...voir ci-en bas


http://legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2015/6/1/EINC1509296A/jo/texte

JORF n°0133 du 11 juin 2015 page 9640
texte n° 33


ARRETE
Arrêté du 1er juin 2015 modifiant l'arrêté du 19 octobre 2006 relatif à l'emploi d'auxiliaires technologiques dans la fabrication de certaines denrées alimentaires

NOR: EINC1509296A
ELI: http://legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2015/6/1/EINC1509296A/jo/texte

-Le n°69 est en cours de mise en ligne… dans quelques jours sur http://www.pratiques.fr

NUMÉROS : http://www.pratiques.fr/-Tous-les-numeros-.html

ABONNEMENTS (à partir du numéro à paraître) : http://www.pratiques.fr/spip.php?page=offres_d_abonnements

  • : 4 numéros trimestriels au format papier
  • : 4 numéros trimestriels au format papier + les mêmes au format pdf indexé
  • : 4 numéros trimestriels au format papier + les mêmes au format pdf indexé + accès d’un an aux archives,

soit tous les articles de Pratiques des 15 dernières années, indexés par auteurs et mots clés,

véritable mine pour les recherches documentaires !

RENCONTRE-DÉBAT : annonce de la rencontre

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 15:12

Note de la rédaction du blog:

La campagne civile ,pétition « OGM TRANSPARENCE » pour un ÉTIQUETAGE OBLIGATOIRE de tous les produits alimentaires issus d'animaux nourris aux OGM est visible et la pétition est signable en cliquant sur le lien
www.consommateurspascoba
yes.com

La coordination des campagnes du Rassemblement citoyen « Consommateurs pas cobayes! »à :

-"fixé un délai de 6 mois pour faire cadrer l'objectif d'un étiquetage obligatoire «nourri aux OGM» à la date de la conférence internationale co-organisée par le CRIIGEN à PARIS les 12 et 13/11/2015 sur "Évaluation et règlementation des OGM et des pesticides", conférence ouverte à la société civile qui devra avoir, bien sûr, un grand retentissement !"

-OGM

http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/ogm-garantir-une-plus-grande-transparence-sur-la-dissemination-volontaire-ministre-105037.html

« Garantir une plus grande transparence sur la dissémination volontaire » (ministre)

Publié le mercredi 03 juin 2015 - 16h37

Laurent Fabius a présenté, mercredi en conseil des ministres, un projet de loi visant à « garantir une plus grande transparence sur la dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement ».

Le ministre des Affaires étrangères et du développement international, Laurent Fabius, a présenté, le 3 juin en conseil des ministres, un projet de loi « autorisant l'approbation de l'amendement à la convention sur l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement, pris par décision II/1 adoptée dans le cadre de la deuxième réunion des Parties à la convention », indique le compte rendu du conseil des ministres.

« L'objectif de cet amendement, adopté à Almaty le 27 mai 2005, est de garantir une plus grande transparence sur la dissémination volontaire d'organismes génétiquement modifiés dans l'environnement, notamment leur mise sur le marché, en obligeant chaque Partie à assurer l'information et la participation précoces et effectives du public avant de prendre des décisions d'autorisation relatives à ces organismes. »

« L'approbation de cet amendement, dont les obligations sont déjà couvertes par le droit national français et le droit européen, réaffirme l'engagement constant de la France en faveur de l'accès à l'information et la participation du public au processus décisionnel dans le domaine de l'environnement. »

-Précisons "contaminations"de l'administration du blog ,sur la base d'information relayées par Fred P:

"Les services de la Commission européenne ont rendu public le rapport de surveillance annuel des cultures de maïs génétiquement modifié (GM) résistant à des insectes MON810 préparé par Monsanto pour la République Tchèque, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie et l'Espagne, pays où ce maïs est cultivé.


http://ec.europa.eu/food/plant/gmo/reports_studies/docs/report_2012_mon_810/report_2012_mon_810_en.pdf

- En juillet 2014, les autorités sanitaires allemandes avaient intercepté un lot de vitamine B2 destiné à l'alimentation animale, importé de Chine, dans lequel une bactérie apparemment génétiquement modifiée était présente.

Les autorités françaises ont également trouvé cette bactérie dans trois lots de même origine.

Le séquençage de cette bactérie confirme bien qu'il s'agit d'un OGM non autorisé dans l'Union européenne.


Article uniquement en anglais:
Genome Sequence of EU-Unauthorized Genetically Modified Bacillus subtilis Strain 2014-3557 Overproducing Riboflavin, Isolated from a Vitamin B2 80% Feed Additive

http://genomea.asm.org/content/3/2/e00214-15.full

(merci à Roxanne de la Conf')"

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