Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 17:34

Le MIT invente un langage pour réécrire le vivant

Voici, encore une fois, une information susceptible simultanément de nous émerveiller devant les exploits du génie humain, et nous effrayer sur ses capacités à franchir toutes les limites. Des chercheurs du MIT viennent en effet de mettre au point un langage de programmation capable de modifier des organismes vivants. Cette découverte est une révolution car les scientifiques sont parvenus à coder du vivant de la même façon que l’on code un programme informatique.

Imaginez que l’on soit capable d’écrire quelques lignes de code, comme le font tous les informaticiens du monde. Puis de compiler ce code afin qu’il soit reconnu par un organisme vivant, par exemple une cellule ou une bactérie, et le lui injecter dans son ADN. Objectif : lui conférer de nouvelles fonctions ou orienter ses actions. Du rêve de science-fiction ? Non, une réalité mise au point par l’équipe du Professeur Christopher Voigt, biologiste et généticien du MIT et publiée dans la revue Science le 1er avril dernier (et ce n’est pas un poisson d’avril).

15 ans de préparation

Il a fallu quinze années de travail pour parvenir à mettre au point le langage de programmation. Il ressemble à tous les autres langages du monde et s’écrit avec du texte. Il suffit donc d’un éditeur quelconque pour écrire des lignes de codes et créer des fonctions et des scripts. Ce langage a été construit à partir d’un langage très utilisé pour programmer des circuits logiques en électronique, le Verilog HDL. Il ressemble beaucoup au langage C que tous les développeurs du monde connaissent normalement par cœur.

Il « suffit » ensuite de compiler ce code pour l’intégrer dans de l’ADN.

Arrêtons-nous un instant sur ce point. Depuis quelques années déjà, les chercheurs parviennent à concevoir de nombreux composants génétiques comme des capteurs, des commutateurs de mémoire ou des horloges biologiques qui peuvent être combinés afin de modifier ou d’ajouter des fonctions aux cellules. Mais la conception de chaque circuit est extrêmement complexe et requiert une rare expertise. De plus, le processus se fait nécessairement par un grand nombre d’essais et d’erreurs ce qui entraîne des coûts et bon nombre d’échecs.

C’est cette étape laborieuse que l’invention de Christopher Voigt est en mesure de littéralement révolutionner. En effet, le langage mis au point au MIT permet de programmer de nombreux circuits avec des fonctions différentes en peu de temps et avec un taux de réussite sans pareil. Il est ainsi possible de programmer des capteurs qui peuvent détecter des composants comme l’oxygène ou le glucose, mais aussi des conditions environnementales comme la température ou l’acidité. Le plus difficile, selon Christopher Voigt, a été de concevoir les « portes logiques » utilisées dans les circuits afin qu’ils n’interfèrent pas les uns avec les autres, une fois introduits dans l’environnement complexe de la cellule vivante.

Des circuits biologiques imprimés dans du vivant

Interrogé par la revue New Scientist, le chercheur explique que la technologie utilisée est, dans son principe, la même que celle qui est employée pour la conception d’une puce électronique : « Chaque étape du processus est la même - sauf qu'au lieu de cartographier un circuit sur du silicium on le fait sur de l'ADN ». Le système mis au point par les scientifiques du MIT, baptisé Cello, convertit des lignes de codes écrites avec Verilog en un schéma de câblage de l'ADN. Un brin d’ADN produisant une fonction spécifiée est ainsi généré puis inséré dans la cellule ou l’organisme vivant, par exemple une bactérie. Les équipes du MIT affirment avoir réussi à fabriqué le plus grand circuit biologique jamais construit, avec sept portes logiques et des brins d’ADN composés de 12.000 unités longues.

Chris Voigt l’affirme, c’est un nouveau langage de programmation pour les organismes vivants qui a été inventé. Un langage qui semble donner l’accès à des manipulations d’une simplicité biblique : « Vous utilisez un langage basé sur le texte, tout comme vous la programmation d'un ordinateur. Ensuite, vous prenez ce texte et vous le compilez, et il se transforme en une séquence d'ADN que vous mettez dans la cellule, et le circuit fonctionne à l'intérieur de la cellule ». Simple, non ?

Un champ d’applications qui donne le vertige

Ce qui est plus inquiétant, c’est la suite des propos du chercheur confiés au quotidien britannique The Telegraph. Il affirme en effet que les utilisateurs du nouveau langage de programmation n’ont nul besoin de connaissances particulières en génie génétique ; « Vous pourriez être complètement béotien quant à la façon dont tout cela fonctionne ». Il poursuit, fanfaronnant à peine, en promettant une prochaine plateforme d’utilisation ouverte gratuitement sur Internet : « Vous pourriez être un étudiant à l'école secondaire et aller sur le serveur Web ; vous tapez sur le programme que vous voulez, et il crache une séquence d'ADN. » Aussi simple que bonjour : il suffit d’appuyer sur un bouton pour obtenir la séquence ADN désirée… Remplacez « étudiant à l’école secondaire » par hacker, pirate, fou furieux, terroriste ou tout autre terme du même acabit, et vous aurez sans doute quelques sueurs froides au creux du dos.

Mais, restons positif ; les scientifiques pensent en effet que c’est un champ gigantesque d’applications qui s’ouvre. Ainsi, par exemple, Voigt et ses collègues travaillent sur des bactéries qui vivent sur les racines des plantes. Ils essaient de leur donner des gènes qui piègent l’azote de l'atmosphère et le transforme en engrais comme le ferait une usine, mais au niveau biologique cette fois. De la même façon, pour éviter l’emploi de pesticides, ils estiment povoir modifier certaines bactéries afin qu’elles débarrassent les végétaux de leurs ravageurs. Voigt ajoute : « Nous sommes sur le point de voir les cellules manipulées afin de les transformer en usines aptes à remplir des applications thérapeutiques ». On pense à des médicaments ciblés pour lutter contre certains cancers. Plus prosaïquement, Voigt ajoute que « des bactéries modifiées pourraient être ajoutées aux yaourts que nous consommons pour produire des substances favorisant la santé dans l’intestin ». Il poursuit en imaginant que les compagnies pétrolières pourraient développer des bactéries intelligentes qui nettoient les déversements de pétrole, par exemple : « Vous pouvez charger un capteur qui répond au pétrole en activant une enzyme qui dégrade ce produit ». Avec ce type d’outils, l’imagination n’a plus de limites.

Christina Agapakis de Ginkgo BioWorks pense que les principaux bénéficiaires seront les entreprises qui ne disposent pas nécessairement des compétences en biologie. « Comme le processus d'ingénierie des organismes devient plus facile, moins coûteux et plus fiables, plus de possibilités pour de nouvelles applications vont s’offrir dans différentes industries » dit - elle.

Pour Drew Endy, une référence en matière de biologie de synthèse à l’Université de Stanford, le travail qu’ont effectué ses collègues du MIT est une nouvelle démonstration de la façon dont la biologie synthétique va devenir monnaie courante. « Je pense, dit-il, que les programmeurs de la biologie deviendront plus banaux que les programmeurs des ordinateurs »

Une puissance qui nous dépasse ?

Avec cette découverte du MIT, nous entrons de plain-pied dans une nouvelle aire de jeu. Le langage de programmation du Professeur Voigt est à rapprocher du CRIPPR que nous relatons régulièrement dans UP’.

LIRE DANS UP : Une biologiste française invente l’arme absolue pour corriger, améliorer ou rééditer la vie

En effet, ces outils révolutionnaires sont en mesure de modifier non seulement le vivant mais aussi tout le processus de l’évolution qui a amené l’ensemble des organismes habitant cette planète à aujourd’hui. Le domaine incertain de la chance ou du hasard est désormais contrôlable. Le temps long nécessaire aux organismes conduits par la marche naturelle de l’évolution se comprime désormais dans un temps court, le temps d’un clic informatique. Ces inventions veulent dire aussi que nous avons désormais un mot à dire dans notre destin biologique, et que nous pouvons aussi contrôler les destinées des êtres vivants avec lesquels nous partageons la planète. Que de puissance confiée à une espèce qui a su tant de fois montrer ses vertigineuses défaillances !

l’industrie pharmaceutique sur un cas d’école de la biologie de synthèse

Revirement de l’industrie pharmaceutique sur un cas d’école de la biologie de synthèse

Par Sciences Citoyennes
mardi 12 avril 2016

Un nouveau monde s’ouvre à nous : celui de la biologie de synthèse. C’est par cette phrase pleine de promesse que débute la présentation de la biologie de synthèse sur le site du gouvernement français. Mais dans le cas de l’artémisinine de synthèse c’est une porte qui se referme.

La biologie synthétique, ou biologie de synthèse, est une discipline technoscientifique émergente. Elle a pour objectif de reformater les êtres vivants existant en modifiant profondément leur ADN. Cette discipline pose la question du rôle central des chercheurs-entrepreneurs, des investissements de grands groupes multinationaux, mais également du brevetage du vivant, et de la mise en péril d’économies rurales notamment dans l’hémisphère sud.

Afin de saisir les questions soulevées par ce domaine et leur évolution dans le temps, nous vous proposons de consulter la fiche didactique actualisée L’artémisinine, emblème du meilleur des mondes de la biologie de synthèse. L’artémisinine, molécule recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour le traitement du paludisme, est une substance naturellement présente dans une plante, l’armoise annuelle.

Depuis 2006, une version produite par des levures génétiquement modifiées par biologie de synthèse est proposée vantant les bienfaits de ces nouvelles approches biotechnologiques. L’objectif était de palier à l’échelle mondiale au manque de traitement pour lutter contre le paludisme en produisant, grâce à ces nouvelles biotechnologies, l’artémisinine plus rapidement et à des coûts très inférieurs à la production issue de la culture de l’armoise.

En février 2016 la revue Nature a publié un article annonçant qu’en 2015, le géant pharmaceutique Sanofi a arrêté sa production d’artémisinine semi-synthétique.
Ce revirement montre la fragilité des promesses faites par les promoteurs des bienfaits de ce type de technologie.

L’artémisinine, emblème du meilleur des mondes de la biologie de synthèse ou véritable cas d’école sur les risques inconsidérés dans bien des domaines que fait courir une certaine course à la technologie.

Fiche L’Artémisinine en 2016

Articles similaires

  1. La France s’engage à réguler la biologie de synthèse, avec 193 autres pays. Après les paroles, des actes !
  2. Biologie de synthèse : Vigilance requise pour que le débat soit une véritable expérience de démocratie !
Repost 0
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 17:08

Les OGM cachés tentent de s'imposer en douce - Reporterre

Le Haut conseil des biotechnologie, chargé « d’éclairer la décision publique », est accusé par plusieurs de ses membres de soustraire au débat public de nouvelles techniques de modification génétique. L’enjeu : la diffusion sans frein des nouveaux OGM.

Le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) tremble, au bord de l’implosion. Cette instance, chargée « d’éclairer la décision publique », notamment en matière d’OGM, traverse depuis quelques semaines une crise profonde. Après la démission du chercheur Yves Bertheau du comité scientifique, puis celle, lundi 11 avril, de Patrick de Kochko, vice-président du comité économique éthique et social, sept associations ont claqué la porte du HCB, mercredi 13 avril. Tous dénoncent une « mascarade », et refusent de cautionner « des mensonges au plus haut niveau ».

« Le gouvernement a décidé d’empêcher le débat sur les nouveaux OGM, et on nous demande d’organiser leur acceptabilité sociale ! » s’insurge Patrick de Kochko, également membre du Réseau semences paysannes. Yves Bertheau, directeur de recherche à l’Inra, enchérit : « Je ne supporte pas que l’on mente aux citoyens, même par omission, sur des problématiques qui engagent notre avenir. » « Ce sujet mérite un réel débat sociétal et scientifique, impossible au sein du HCB », constatent, dans un communiqué amer, les ONG démissionnaires, dont les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, Greenpeace ou France nature environnement. Du côté du Haut Conseil des biotechnologies, on indique à Reporterre : « Le HCB est par nature un lieu de débat contradictoire où chacun peut et doit présenter sa position sur les sujets étudiés. Refuser de participer au dialogue ne fait pas avancer le débat sur les Nouvelles Techniques de Sélection des Plantes (NPBT) et fait encore moins progresser la construction d’un avis, qui a pour objet d’éclairer ladécision publique de manière indépendante ».

Mais que ce passe-t-il au juste ?

À l’épicentre de ces turbulences, les Nouvelles Techniques de modification génétique (NBT). Méganucléase, agro-infiltration, cisgenèse… des termes barbares pour désigner un ensemble foisonnant de techniques de manipulation génétique, regroupées sous le terme d’« édition du génome ». Le principe est généralement le suivant : il s’agit d’opérer une coupure de l’ADN pour provoquer une modification ou une inactivation de certains gènes. Au lieu d’introduire un gène étranger, comme avec la transgenèse, on modifie directement l’ADN de l’organisme. Les laboratoires de biotechnologies travaillent depuis plusieurs années à ces méthodes, qualifiées de « révolutionnaires », qui permettent de créer — au sens littéral — des organismes génétiquement modifiés.

Pour les concepteurs de ces techniques, nul besoin de légiférer

Pourtant, elles n’en ont pas encore le statut. La Commission européenne doit ainsi décider dans les mois qui viennent si ces produits tombent sous le coup de la directive 2001-18, qui impose une évaluation, une traçabilité et un contrôle stricte des OGM. Car le texte présente une faille de taille, dans laquelle les semenciers industriels espèrent s’engouffrer : une annexe « 1B », qui permet d’exempter de toute réglementation certains OGM, dont la mutagenèse.

Pour les concepteurs de ces techniques, nul besoin en effet de légiférer : ces biotechnologies sont des « alternatives » aux OGM classiques, obtenus par transgenèse (l’introduction, donc, d’un gène étranger dans le génome d’une espèce végétale). D’après la NBT platform, ces techniques permettent de « produire des variétés végétales d’une manière similaire, mais plus précise et plus rapide, que les méthodes conventionnelles, tout en surmontant les limites actuelles de la sélection végétale ».

« Les industriels présentent ces NBT comme propres et maîtrisées, et poussent pour qu’elles ne soient pas classées comme OGM afin de ne pas bloquer leur développement », constate la Confédération paysanne. Mais la Commission européenne ne statuera qu’à partir des positions des États membres, et celle de la France en premier lieu. Or le gouvernement français se fonde sur l’avis du Haut Conseil des biotechnologies pour « éclairer et guider sa décision ».

Dans cette optique, le comité scientifique du HCB a donc produit un document fin janvier 2016… sans la position de M. Bertheau, pourtant très réservée à l’égard de ces NBT. Une censure qui a provoqué l’indignation des représentants de la société civile, et a poussé le chercheur à la démission. « La note de synthèse rédigée alors comprend des lacunes, elle est de piètre qualité scientifique et présente de nombreux biais », résume-t-il. Il pointe notamment le manque de connaissances quant aux effets « hors cible » (aussi appelés off target) de ces techniques. Parce qu’elles touchent à des systèmes très complexes, les manipulations génétiques peuvent en effet entraîner des effets inattendus, des réactions en chaîne imprévisibles, des mutations inopinées. Tout ceci justifie d’après lui « une évaluation sur des dossiers complets de type OGM ». Pourtant, le document final préconise au contraire une exemption d’évaluation pour la plupart des techniques étudiées.

« Ce rythme effréné de changements a des effets sur l’organisation même de la société »

Problème, les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement élaborent en ce moment leur position sur ces OGM — donc celle de la France — à partir de cette publication. « Le gouvernement se fonde donc sur un vrai-faux avis scientifique totalement partial, drapé d’une consultation de la société civile qui n’a jamais été menée à son terme », constatent les sept associations.

« L’enjeu est crucial », poursuivent-elles. Car l’Europe semble se diriger, lentement mais sûrement, vers une déréglementation des OGM. Des plantes modifiées et brevetées pourraient ainsi bientôt envahir nos champs, échappant à tout étiquetage. Principalement des végétaux rendus tolérants aux herbicides, avec des conséquences encore méconnues mais sans doute irréversibles sur l’environnement, la santé, ou l’autonomie des paysans. « Cette quantité énorme d’êtres artificiels qui pourraient ainsi être introduits dans un temps très court dans la société et la nature pose problème, explique Frédéric Jaquemart, président du Groupe international d’études transdisciplinaires (Giet). Ce rythme effréné de changements, sans commune mesure avec ceux en cours dans le processus d’évolution, a des effets sur l’organisation même de la société, avec des effets délétères sur la nature, même si les causalités ne sont pas évidentes à établir. »

Car ces NBT sont pour certaines très simples, bon marché et donc potentiellement accessibles à tous. La technologie Crispr-CAS9 notamment, permet de programmer en quelques jours seulement une enzyme afin de couper un morceau d’ADN particulier… Une sorte de ciseaux « couper-coller » pour créer n’importe quel OGM, végétal ou animal. Soigner des maladies héréditaires, créer de nouvelles variétés de céréales, mais aussi — pourquoi pas — produire des armes bactériologiques. « Il n’est pas innocent qu’un certain nombre de ces techniques dites d’édition du génome aient été récemment classées parmi les armes de destruction massives par les services fédéraux des États-Unis », note Yves Bertheau.

Source : Lorène Lavocat pour Reporterre

Photos :
. colza : Pixabay (domaine public/CC0)
. autres : CC0

Lire aussi : http://www.infogm.org/spip.php?article5929

Monde - Moins d’OGM transgéniques pour bientôt plus de « nouveaux OGM cachés » ?

Les surfaces cultivées avec des plantes transgéniques ont diminué légèrement pour la première fois dans le monde passant de 181,5 millions d’hectares en 2014 à 179,7 millions d’hectares en 2015 (soit une baisse de près de 1%). C’est la première fois depuis 1996, date des premiers semis, que les surfaces sont estimées à la baisse par l’Isaaa, un organisme issu des grands semenciers et qui promeut les biotechnologies végétales dans les pays du Sud. L’Isaaa en profite pour encenser les "nouveaux OGM".

HCB - Démissions en chaîne pour protester contre les dysfonctionnements de gouvernance

| Date de publication initiale : 12 avril 2016 |

Après la démission de Patrick de Kochko à son poste de vice-président du Comité économique, éthique et social (CEES), sept structures claquent la porte du HCB arguant de l’impossibilité d’y mener de réels débats sur la question des nouveaux OGM .

Depuis quelques semaines, huit organisations de la société civile [1] avaient suspendu leur participation aux travaux du HCB et ont manifesté contre de nombreux dysfonctionnements entourant le dossier des nouvelles technologies [2]. Sept d’entre elles [3] (la huitième, la CNAFAL, ne s’étant pas encore prononcée), viennent de claquer la porte de cette instance qu’elles considèrent être « aux mains des lobbyistes de l’agrochimie et des OGM ». Et de poursuivre « après plusieurs mois de travaux, nos organisations font le constat amer que tout débat sur la question des nouveaux OGM est forcément tronqué au sein du HCB ».

À l’origine de ce positionnement, les conditions d’une communication du Comité scientifique (CS) sur le statut de ces nouveaux OGM. Ce document, qui ne devait être qu’une étape dans l’élaboration de sa position, a finalement été propulsé comme avis final. Une publication intervenue sans que les avis divergents, en l’occurrence celui d’Yves Bertheau, aient été publiés, comme c’est généralement le cas pour les documents qui sortent du HCB [4] et sans que le CEES puisse formuler de recommandation.
Ce dernier a en effet été consulté le 16 décembre sur la base du projet de note du CS. Nombre de ses membres ont protesté contre le contenu de cette ébauche et demandé de façon formelle des éclaircissements. Mais n’ayant pas disposé du temps nécessaire à son élaboration, aucune recommandation n’a pu voir le jour. Pourtant, un avis du HCB, pour être considéré comme tel, doit être constitué à la fois d’un avis du CS et de recommandations du CEES (cf. article L. 531-4 al. 4 du Code de l’environnement).

Cet avis s’intéresse aux nouvelles techniques de biotechnologie et à leur statut dans la réglementation OGM. Une question essentielle du dossier OGM dont les enjeux importants cristallisent des débats français et européens depuis plusieurs années.
Et selon cet ’’avis’’ du CS, les nouvelles techniques de biotechnologie, « sans réels enjeux », ne devraient pas être considérées comme des OGM. Conséquences : pas d’évaluation, pas d’autorisation préalable, pas d’étiquetage, pas de suivi…
Un manque de transparence dans les procédures et sur le fond d’autant plus grave que le gouvernement français s’est empressé de prendre position sur la base de cet avis tronqué, pour porter sa voix dans les débats européens sur le sujet [5].

Vers une nouvelle gouvernance ?

Face aux démissions, aux suspension de travaux de plusieurs structures, à un appel à manifestation [6], et dans un souci d’apaisement, Christine Noiville, l’actuelle Présidente du Haut Conseil des Biotechnologies, s’était engagée à transmettre officiellement et à rendre publique la position d’Yves Bertheau, ce qui n’a toujours pas été fait, officiellement à cause de difficultés procédurales... C’était pour protester contre cette inaction, et contre de « graves erreurs de gouvernance » au HCB, que Patrick de Kochko avait dans un premier temps démissionné de son rôle de vice-président du CEES.
Pour lui, la question n’était plus de savoir si le HCB publierait ou non l’avis divergent de M. Bertheau. L’instance devait, selon lui considérer « une refonte totale de la gouvernance ».

Les sept structures, dont le RSP pour lequel siégeait M. de Kochko, prennent acte de l’inaction du HCB et refusent de « faire partie de cette mascarade, qui veut [nous] faire croire à tous que ces nouvelles techniques de modifications génétiques ne sont que de simples mécanismes naturels de mutation ».

Une instance supposée éclairer le gouvernement sur les questions des biotechnologies à travers le débat contradictoire et dans le pluralisme peut-elle se permettre d’ignorer longtemps cet appel sans remettre en cause toute sa crédibilité ?

[1] Les Amis de la Terre, La Confédération Paysanne, Le Conseil National des Associations Familiales Laïques, La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, France Nature Environnement, Greenpeace, le Réseau Semences Paysannes, l’Union Nationale des Apiculteurs Français

[2] Inf'OGM, « France – OGM, HCB et société civile : la coexistence est-elle possible ? », Christophe NOISETTE, Pauline VERRIERE, 6 avril 2016

[3] Les Amis de la Terre, La Confédération Paysanne, La FNAB, FNE, Greenpeace, le RSP, l’UNAF

[4] Inf'OGM, « HCB : une neutralité très relative sur le dossier des nouvelles biotechnologies », Christophe NOISETTE, 10 mars 2016

[5] http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-92148QE.htm

[6] Inf'OGM, « France – OGM, HCB et société civile : la coexistence est-elle possible ? », Christophe NOISETTE, Pauline VERRIERE, 6 avril 2016

-Lettre de démission de PDK du Bureau du HCB.

Aiguillon le 9 avril 2016;

Madame Christine NOIVILLE,Présidente du Haut Conseil des Biotechnologies,244 Boulevard Saint Germain,75007 Paris;

Madame la Présidente,

les dernières décisions prises par le Bureau du Haut Conseil des Biotechnologies concernant le dossier brûlant des nouvelles techniques de manipulation génétique m'obligent à vous présenter aujourd'hui ma démission du poste de vice-président du Comité Économique Éthique et Social ,(CEES).

Représentant également l'une des 8 organisations qui ont suspendu leur participation aux travaux du,HCB, il ne m'est plus possible d'observer , sans pouvoir au moins m'y opposer officiellement, ces grandes manœuvres visant à empêcher que les éléments scientifiques apportés par M. Yves Bertheau complètent ceux apportés par le groupe de travail « Pagès,» dans la note transmise par le Bureau du HCB au gouvernement et à la Commission Européenne début février.

Rester plus longtemps au Bureau serait tromper les 19 membres du CEES qui m'ont élu à ce poste ,en leur laissant croire que j'ai une quelconque écoute dans le Bureau que vous présidez ou un ,quelconque poids sur les décisions qu'il prend.,Lors de notre dernière rencontre le 23 mars, vous m'aviez promis, dans un souci d'apaisement et ,pour permettre la reprise des travaux, de transmettre officiellement et rendre public la position ,divergente de M. Bertheau avant la prochaine assemblée plénière du HCB, prévue le 7 avril puis ,annulée la veille.,Nous sommes aujourd'hui le 9 avril et vous ,invoquez ,maintenant de nouveaux problèmes de ,procédure pour interdire la publication et la transmission des commentaires que M. Bertheau vient ,de vous transmettre. A la place, vous proposez de publier sa note de début janvier dont la censure a ,mené à sa démission puis à la suspension des travaux par les 8 organisations. Or, vous ne pouvez ,pas ignorer qu'entre-temps, le gouvernement a pris sa décision sur la base de cette note ,intermédiaire tronquée. Après avoir mis plus de 3 ans pour s'accorder sur une simple lettre de ,saisine, les Ministres de l'Agriculture et de l'Environnement se sont en effet accordés en moins de 3 ,semaines pour lire cette note de 107 pages, en débattre, et s'accorder pour décider d'engager leur ,pays dans la déréglementation de ces nouveaux OGM, sans même attendre que soient menés au ,CEES les débats sur les aspects éthiques considérables et sur les conséquences sociales et ,économiques d'une libération incontrôlée de ces nouvelles plantes OGM bardées de brevets dans ,l'environnement et la chaîne alimentaire.,Comme vous le savez, les conditions de production de cet avis n'ont pas été aux standards ,minimum d'une instance d'évaluation. Le statut et le contenu de ce document ont évolué au gré des ,objectifs du Bureau. Rédigée par le groupe «,Pagès,» puis remise à la mission Houllier en ,septembre sous la forme d'une note non validée par le Comité Scientifique (CS) «,restituant le ,travail de ce groupe,», elle a été présentée comme telle au CS le 16 décembre. Le 18 janvier, une ,fois les débats terminés, le Bureau a subitement décidé que ce travail s'était fait dans le cadre d'une,auto-saisine et qu'il s'agissait finalement de la première étape d'un avis officiel. Cette auto-saisine ,décidée a posteriori a permis au Bureau de rendre public ce document dans la partie «,avis,» du site ,internet, d'en faire la promotion en première page comme «,dernier avis publié,» et de le transmettre,au Gouvernement et à la Commission Européenne comme un avis officiel. Cette «,modification ,ciblée,» du statut de cette note devenue «,avis,» a permis au passage de censurer la position ,divergente de M. Bertheau au prétexte qu'il ne respectait pas la procédure prévue au règlement ,intérieur pour les avis., Or, comment aurait-il pu respecter cette procédure alors ,- qu'il ignorait qu'il s'agissait de produire un avis du CS,? L'ordre du jour de la séance du CS du 16 ,décembre mentionnait,en effet: ,Nouvelles techniques,: discussion de la note synthétique du groupe ,de travail,?,- ,que M. JC Pagès a ouvert cette séance en disant,:,",Ce que je vous propose, Yves a déjà fait quelques remarques, de sémantique et d'autres types de ,remarques sur cette partie là, ce que je vous propose, c'est que vous fassiez remonter vos ,commentaires si vous en avez, ou de souhaits de modifications ou d'amélioration, mais que l'on ne ,les discute pas maintenant, ça n'a pas un intérêt diabolique, de toutes façons, la liste ce n'est pas ,nous qui l'avons fixée, et les questions qui se posent ce n'est pas nous qui les avons fixées non plus. ,Donc je pense que voilà, et là, reprendre ligne par ligne aujourd'hui comme on a pu le faire par le ,passé, c'est pas réellement constructif, surtout sur des questions ou dans lesquelles il n'y a pas de ,réels enjeux,". ,-, que l'auto-saisine du 18 janvier n'existait pas lorsqu'il a soumis sa note de divergence au CS.... le ,17 janvier,?,La démission logique de M. Bertheau et notre réaction collective semble avoir finalement dégradé ,cet «,avis,» en «,rapport provisoire,» aujourd'hui remisé dans l'onglet «,publication,» du site internet,du HCB, j'imagine pour accueillir plus discrètement les points de divergence signalés en janvier que,vous accepterez peut-être de publier un jour.,Vous conviendrez qu'il est impossible d'accepter que, pour la deuxième fois, vous invoquiez une ,raison de procédure pour bloquer de nouveau la transmission des commentaires de M.Bertheau , ,mis à jour à votre demande et alors qu'il n'est plus membre du CS depuis sa démission. Pour finir ,vous proposez de publier la position de M. Bertheau émise le 17 janvier, sans son accord, et alors ,que ce n'est plus un avis mais un rapport provisoire,? Abracadabrantesque! Que d'efforts pour ,masquer les effets non intentionnels et les cibles manquées de ces nouvelles technologies vendues ,comme révolutionnaires par l'industrie mais considérées «,sans réels enjeux,» par JC Pagès.,Peu importe maintenant ce que vous publierez ou non demain, ces graves erreurs de gouvernance ,sont venus justifier des décisions gouvernementales précipitées et dangereuses que je ne peux ,cautionner par mon impuissance à être entendu au Bureau. Je suis convaincu que ce n'est pas les ,quelques mesurettes cosmétiques que vous proposez pour améliorer cette façon navrante de piloter ,le HCB qui répondront «,aux impératifs qui s’imposent,aux instances d’expertise,: pluralisme, débat,contradictoire et ouverture sur la société,», comme vous l'écrivez vous même. Au contraire c'est à ,une refonte totale de la gouvernance de cet organisme «,indépendant,» qu'il faut procéder pour ,permettre l'expression des nombreuses controverses scientifiques sur ces sujets qui engagent toute ,la société et pour traiter les questions éthiques, sociales et économiques avec un peu plus de ,décence. ,Si mon analyse des dysfonctionnements observés au Bureau depuis un an peut y contribuer, je la ,partagerai volontiers avec les autorités concernées. J'aurai ainsi l'impression d'avoir un peu moins ,perdu mon temps.,Je vous prie d'agréer, Madame la Présidente, mes sincères salutations,Patrick de Kochko,vice-président du CEES (février 2015 – avril 2016).

-COMMUNIQUÉ DE PRESSE Rassemblement devant le GEVES le samedi 9 avril 2016 (La Pouëze - 49),

Pour un moratoire sur la culture et les essais de Colza et Tournesol rendu tolérants aux pesticides : : ce sont des OGM cachés!

Angers,le 9 avril 2016.

Le 5 avril 2015, des faucheurs et des faucheuses sont venu-e-s neutraliser des essais de colza sur les terres du GEVES dans le but de dénoncer l’absence de transparence concernant les cultures ou les essais de variétés rendues tolérantes,aux herbicides(VRTH),réaffirmer l'obtention nécessaire et urgente d’ un moratoire sur ces variétés (quel que soit le mode d’obtention), faire reconnaitre enfin ces variétés comme les OGM qu'ils sont. Ces demandes restant sans réponse jusqu’à présent, nous avons invité d’autres organisations sensibles à,ces questions à nous accompagner pour demander des nouvelles. Le GEVES, organisme public administré par le ministère de l'Agriculture et l’INRA est installé depuis 2008 à la Pouëze. Il est,c,h,a,r,gé,de,t,e,st,e,r,e,t,d,’,i,n,s,c,r,ire,l,e,s,va,r,i,é,t,é,s,v,é,g,é,ta,l,e,s, a,u, c,a,t,al,o,gue,f,r,a,n,ç,ais.,En,ta,n,t,q,ue,«,s,i,m,p,l,e,e,x,é,c,u,t,a,n,t,»,,,il,t,e,ste,e,t,i,n,s,c,r,it,é,gal,e,me,n,t,l,e,s,pla,n,t,e,s,g,éné,tiqu,e,m,en,t,mo,d,if,ée,s,p,r,opos,ée,s,p,ar,l,e,s,f,r,m,e,s,s,e,m,e,n,c,i,ère,s, privées,c,omme,P,io,ne,e,r,,,B,A,S,F,,M,o,n,sa,n,to,,S,y,n,g,en,ta,,Limag,r,ai,n ,...,I,l,c,o,n,sti,t,ue,ai,n,si,u,n,d,e,s mail,l,o,n,s,de,la,c,h,aî,n,e,d,u,b,la,n,c,h,ime,n,t,e,t,d,’,a,c,c,e,pta,b,ilité,d,e,s,O,GM,e,n,F,r,a,n,c,e,. À ce titre, et bien qu’il souligne agir dans un «,cadre réglementaire,», nous l’interpellons une,nouvelle fois.,Le but du rassemblement du 9 avril est de demander au GEVES s’il continue de tester des variétés,OGM, qu’elles soient ou non reconnues comme telles par la législation. Nous leur proposons d'annoncer publiquement ce jour-là que leur institut refusera désormais de tester les variétés rendues tolérantes aux,pesticides, entre autres des colzas et des tournesols de type Clearfield ou ExpressSun. Selon le ministère de l’Agriculture en 2014, 17 000 ha de colza et 110 000 ha de tournesol génétiquement mutés pour être rendus tolérants à un herbicide ont été semés en France, sans étiquetage ni évaluation sanitaire et environnementale. Par ailleurs, un article récent du journal Le Monde souligne la publication début mars des statistiques ministérielles sur la consommation de produits phytosanitaires dans le secteur agricole qui montrent une hausse de 9,4,% par rapport à 2013, qui avait déjà connu elle-même une,augmentation de 9,%,!

Quant aux volumes bruts des ventes (en tonnes), le constat est plus sévère encore : les agriculteurs ont acheté 16,% de produits phytosanitaires en plus en 2014. Et en 2013, 92,% des 2,950 points de surveillance de la qualité de l’eau laissaient apparaître, au moins un pesticide1).

Bien entendu, ces pesticides se retrouvent ensuite dans la chaîne alimentaire.

Dans le cadre de la désobéissance civile et non-violente ,les faucheurs et faucheuses volontaires et les très nombreuses oppositions citoyennes ,légitimes et argumentées

NI,O,G,M,,Q,U,EL,Q,UE, S,OIT,L,E,U,R,M,O,DE,D,’,OBTE,N,T,I,ON, NI PESTICIDES DA,N,S,N,OS,C,H,A,M,PS,ET,N,OS,A,SS,IET,T,ES,Les Faucheurs volontaires d'OGM

Contact presse,

1), Des pesticides en doses toujours plus massives ... - Le Monde

Vidéo du 5 avr. 2015 - Des faucheurs d'OGM détruisent une parcelle d'essais de colza obtenu par mutagénèse a été détruite à La Pouëze-,

VIDEO. Des faucheurs d'OGM détruisent une parcelle de colza ...

Article du Haut Anjou.com -Sur le rassemblement du 9 avril au GEVES pour un moratoire sur la culture et les essais de Colza et Tournesol rendu tolérants aux pesticides.

La Pouëze : nouvelle action des faucheurs d'OGM

Un an après la destruction d'essais de colza sur les terres du Geves, les Faucheurs volontaires d'OGM du Maine-et-Loire sont venus samedi 9 avril à la Pouëze. Ils ont demandé en vain l'arrêt des tests sur les variétés rendues tolérantes aux herbicides. Le dialogue avec le Geves a bien eu lieu...

Que retenir de cette rencontre ? Des échanges parfois tendus et une surprise sous la forme d’un gâteau d’anniversaire en carton. Un rappel du passage des faucheurs venus voilà un an déjà - le 5 avril 2015 - neutraliser des essais de colza sur les terres du Geves. Un geste symbolique pour indiquer que les faucheurs font parfois le choix de la désobéissance civile. « Notre but était de dénoncer l’absence de transparence et d’obtenir un moratoire sur ces variétés rendues tolérantes aux herbicides (VRTH). » Une action qui avait amené le Geves à porter plainte contre les 60 faucheurs d’OGM. Interrogé sur les suites judiciaires, les Faucheurs ne se font guère d’illusions. «On a reçu des convocations. Sur les 60 participants 50 ont été entendus dont une vingtaine en Maine-et-Loire. On ne sait rien sur la suite. On se doute qu’ils veulent noyer le poisson, que cela ne fasse pas de bruit, que rien ne bouge.»

Arnaud Deltour, dg du Geves et Fabien Masson, directeur du site de la Pouëze, ont également rappellé aux 30 faucheurs présents que tout avait déjà été dit entre faucheurs et Geves, lors d’une première réunion le 18 juin 2013 au siège du Geves à Beaucouzé. Pour se faire entendre, les Faucheurs volontaire du Maine-et-Loire souhaitent une autre tribune. «On aimerait avoir comme interlocuteur un représentant du Ministère de l’agriculture.» Cela semble être mission impossible.

Voici les derniers liens et articles parus aujourd’hui suite à l’envoi du CP sur la démission du HCB des 7 associations :

ACTU ENVIRONNEMENT : HCB, 7 associations démissionnent

http://www.actu-environnement.com/ae/news/haut-conseil-biotechnologies-hcb-sept-associations-demissionnent-26598.php4

LA FRANCE AGRICOLE

http://www.lafranceagricole.fr/actualites/nouveaux-ogm-sept-organisations-claquent-la-porte-du-haut-conseil-des-biotechnologies-1,0,1036691869.html

FRANCE INFO
http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/ogm-sept-associations-de-la-societe-civile-claquent-la-porte-du-haut-conseil-des-biotechnologies-781977
 
NATURA SCIENCES
http://www.natura-sciences.com/agriculture/nouveaux-ogm-demission-hcb940.html

TERRE NET

http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/sept-associations-de-la-societe-civile-claquent-la-porte-du-hcb-205-118616.html

NOTRE TEMPS

http://www.notretemps.com/sante/ogm-sept-organisations-quittent-le-haut,i112512

SUD OUEST

http://www.sudouest.fr/2016/04/13/ogm-sept-organisations-quittent-le-haut-conseil-des-biotechnologies-2329921-706.php

http://tre.emv3.com/HM?b=qUXHagGUjXjkkHezCjxd4xcHQ3DWmd2b5-CmPolQPpBKCoK8604cY4Sz3xL-0Af5&c=CO3JUwPuXeh1risMY2WycA

Repost 0
12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 08:24

http://www.bastamag.net/En-Espagne-le-gouvernement-catalan-refuse-de-lacher-des-mouches-OGM

Présentation de la cyberaction gagnée par les opposants,(dont l'association Cyber @cteurs), à la manipulation du patrimoine génétique des insectes et à leur lâcher dans l'environnement :

Le but de l'opération ? Que ces insectes OGM s'accouplent avec les mouches de l'olive "originales" (Bactrocera oleae). Les larves qui naîtront de ces accouplements seront alors condamnées à mourir prématurément. Bref, une façon de frapper dur ce parasite des oliveraies, lequel est généralement combattu par des agents chimiques, "une technique qui a conduit au développement d'une résistance aux insecticides" selon un communiqué d'Oxitec. L'argument ne convainc pas 18 organisations environnementales, qui sont vent debout contre le projet censé être mené près de la ville de Tarragone. Elles demandent l'interdiction de cette expérimentation qui est censée commencer mi-août 2015. "Le gouvernement régional de la Catalogne nous a confirmé avoir reçu la demande d'Oxitec", explique à Sciences et Avenir Juliette Leroux, de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB), l'une des organisations sont réunies derrière la demande d'annulation du test. "Mais à ce jour (28 juillet 2015, ndlr) ils n'ont pas donné leur autorisation". Et sans elle, rien ne peut se faire - les Catalans ont d'ailleurs déjà dit "non" à Oxitec en 2013 pour la même demande.,, Les insectes ne respectent pas les frontières,, Pourquoi pareille bronca ? Parce que, selon Greenpeace, libérer des insectes génétiquement modifiés dans l'environnement est une expérience "dangereuse", qui aura pour effet de transformer l'ensemble de l'Europe en un laboratoire en plein air (il n'y a pas de législation européenne pour la dissémination des insectes OGM). "Les insectes ne respectent pas les frontières et aucune stérilité n'est efficace à 100%. Les mouches pourraient échapper à la zone de test et si, comme avec de nombreuses expériences, les choses ne se déroulent pas comme prévu, il sera impossible de l'arrêter. Tout contrôle ou retrait des insectes génétiquement modifiés serait impossible, encore plus que pour les cultures transgéniques", explique le Dr Janet Cotter de l'Unité internationale scientifique de Greenpeace. Autre sujet d'inquiétude : les conséquences économiques d'une telle opération. "Les agriculteurs bio pourraient ne pas être en mesure d'éviter que leurs produits entrent en contact avec ces mouches, et donc que leurs produits contiennent des larves modifiées" écrivent les organisations environnementales dans un communiqué de presse commun. "Des marchés pourraient être perdus en conséquence - et dans un scénario extrême, l'ensemble de la récolte bio dans la région méditerranéenne pourrait être touché si les consommateurs rejettent ces produits". D'après le magazine Science et Avenir
http://www.sciencesetavenir.fr/animaux/20150728.OBS3308/les-mouches-ogm-seront-elles-lachees-sur-la-catalogne.html


Nous vous proposons d'aider une nouvelle fois nos amis espagnols dans leur combat qui concerne tous les européens.

Alain Uguen Association Cyber @cteurs

En savoir encore plus

Cyber @ction 577 (2013) : NON aux mouches transgéniques
http://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=670

UK company plans to release genetically engineered flies in Spain
Trial puts biodiversity and olive production in the Mediterranean region at risk

https://www.testbiotech.org/en/node/1319

ESPAGNE - Une mouche OGM pour sauver les oliviers ?
http://www.infogm.org/5833-espagne-une-mouche-ogm-pour-sauver-les-oliviers#nb15

La lettre qui a été envoyée :


Monsieur le Secrétaire Général

En réaction à la demande d’essai en champs d’Oxitec, je soutiens les nombreuses organisations européennes et notamment méditerranéennes, qui demandent un moratoire sur les lâchers d’insectes transgéniques, notamment du fait de risques mal évalués… D’autres solutions moins risquées, et qui favorisent l’autonomie des agriculteurs, sont à privilégier.

Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le Secrétaire Général, mes salutations attentives à vos décisions.

Repost 0
30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 08:06

Notre-Dame-des-Landes : le projet d'ordonnance sur le référendum retiré.

Publié le vendredi 25 mars 2016 à 12h08

Ségolène Royal recule. La ministre de l’Environnement a retiré, jeudi 24 mars, le projet d’ordonnance qui doit permettre l’organisation d’un référendum sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Selon l’agence spécialisée AEF, le gouvernement n’a pas souhaité aller à l’encontre de l’avis de la grande majorité des membres du CNTE, le Conseil national de la transition écologique.

Par consensus, ils ont d’ailleurs exprimé leur opposition au texte qui leur était présenté hier, estimant qu’il "n’est pas satisfaisant en l’état et nécessite des travaux complémentaires". Mercredi, plusieurs ONG environnementales avaient déjà adressé une lettre ouverte au Premier ministre à propos de la consultation populaire qui doit être organisée sur la construction d’un nouvel aéroport près de Nantes. Elles y affirmaient que le projet d’ordonnance sur ce dossier n’était pas conforme au dialogue environnemental tel que validé par le CNTE il y a seulement 5 semaines.

Antonin Amado

Loi biodiversité : l'Assemblée adopte un dispositif d'obligations réelles environnementales édulcoré

Les députés ont adopté le mécanisme des obligations réelles environnementales dans le projet de loi sur la biodiversité. Mais la nécessité d'un accord préalable des différents détenteurs de droit risque de dénaturer le dispositif.

Nature / Ecologie | 30 mars 2016 | Laurent Radisson

L'Assemblée nationale a adopté le 17 mars en deuxième lecture l'article du projet de loi sur la biodiversité qui met en place le dispositif des obligations réelles environnementales sur les propriétés foncières. Un mécanisme qui permet à un propriétaire de mettre en place, de manière volontaire, des mesures de protection de l'environnement pérennes grâce à un contrat passé avec une personne morale garante d'un intérêt environnemental. Les députés ont toutefois adopté un amendement qui...

Droit de l'environnement en France : Régression inédite ...

yonnelautre.fr

Repost 0
24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 07:45

L'illégalité du projet d'ordonnance pour le référendum de Notre-Dame-des-Landes ne fait aucun doute"

Seize juristes en droit de l'environnement appellent le Conseil national de la transition énergétique à émettre un avis défavorable sur un texte portant création d'une nouvelle procédure de consultation locale des électeurs sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Chronique | Juridique | 22 mars 2016 | Actu-Environnement.com

Seize juristes
Droit de l'environnement

Actu-Environnement publie leur lettre ouverte en intégralité :

"Nous, juristes en droit de l'environnement, pouvons avoir des opinions diverses sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et sur la pertinence d'une consultation locale des électeurs. Mais nous avons une conviction commune : cette consultation locale, si elle est organisée, doit être légale. Car il ne peut y avoir d'avancée démocratique au mépris de l'Etat de droit. Or, le projet d'ordonnance que le Gouvernement vient de présenter contrevient manifestement aux principes et règles du droit de l'environnement.

Son illégalité ne fait aucun doute.

En premier lieu, ce projet d'ordonnance n'est pas conforme à l'autorisation donnée par le Parlement au Gouvernement pour créer cette nouvelle procédure par voie d'ordonnance. Le Gouvernement avait lui-même admis, aux termes d'un premier projet d'ordonnance, qu'il n'était autorisé à créer une nouvelle procédure de consultation locale des électeurs que pour les projets à venir et non pour les projets déjà autorisés.

En deuxième lieu, cette ordonnance ne comporte aucune garantie du droit à l'information du public qui sera ainsi consulté. Elaboration de l'information, prise en compte du rapport sur les alternatives commandé par la ministre de l'Ecologie, conditions de diffusion, traitement des observations émises, indépendance et neutralité du garant : le projet d'ordonnance n'en dit rien. Il se borne à renvoyer à un décret, à exclure la Commission nationale du débat public et à prévoir une "commission indépendante" pour tenir le rôle du garant. Une commission dont on ne sait rien sauf qu'elle sera financée par l'Etat.

En troisième lieu, l'aire territoriale de consultation, aurait dû, au minimum, correspondre à l'aire des effets écologiques et économiques du projet d'aéroport, qui excède largement le territoire du département de Loire-Atlantique. Et il aurait été précieux que l'Etat justifie sa décision de ne consulter que certains électeurs sur un projet d'aéroport qui intéresse en réalité tous les citoyens.

En quatrième lieu, le projet d'ordonnance ne donne aucune indication sur la formulation de la question posée ni sur le projet de décision à laquelle elle est censée se rapporter.

Le but du Gouvernement est clair : passer outre le droit de l'environnement dans le seul espoir de légitimer un projet d'aéroport. Cela est si vrai qu'il ne s'est même pas donné la peine d'expliquer comment il compte revenir sur les autorisations et contrats signés en cas de vote défavorable à ce projet. Ce qui démontre que cette hypothèse n'est même pas étudiée.

Nous appelons donc le Conseil national de la transition écologique, qui se réunit ce 24 mars 2016, à émettre un avis défavorable sur ce projet d'ordonnance. Nous espérons que le Gouvernement fera preuve de sagesse en retirant ce texte et en saisissant le Parlement d'un dispositif complet sur le dialogue environnemental."

Signataires :

Repost 0
24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 07:30

Chers amis de BLOOM,

Merci infiniment de votre mobilisation renouvelée à nos côtés contre les méthodes de pêche destructrices. L’article qui visait à faire interdire le chalutage profond dans le cadre de la loi Biodiversité n’a pas été adopté la semaine dernière mais il a eu l’immense mérite de faire tomber les masques : les lobbies du chalut ont montré leur vrai visage et celui-ci n’est pas tendre…

Blocages de ports, menaces de représailles « dures », appel à la démission de Ségolène Royal, mobilisation in extremis -comme en république bananière- de députés généralement absents dans l’Hémicycle et injonction de données fausses, de chiffres sortis d’un chapeau. Le Comité des pêches et le lobby « Bluefish » n’y sont pas allés de main morte !

C’est précisément contre ce fonctionnement brutal et anti-démocratique que BLOOM se bat pour que les poissons et les océans, qui sont un bien commun, fassent l’objet d’une gouvernance rationnelle, transparente, juste et apaisée.

Il nous reste du chemin à parcourir mais au moins, les lobbies sont sortis du bois ! Et vous qui nous soutenez, vous prenez peut-être la mesure de la puissance des réseaux auxquels nous nous opposons grâce à votre fidélité et votre constance.

Le débat a également eu le mérite de mettre un coup de projecteur sur les tactiques de ralentissement déployées à Bruxelles pour enliser la négociation du règlement européen encadrant la pêche profonde.

L’interdiction du chalutage profond est devenue symbolique des enjeux de transition écologique vers un modèle d’exploitation qui soit durable.

Nous gardons le cap, notre ténacité finira par payer grâce à votre soutien et votre engagement à nos côtés.

A très bientôt,

Claire Nouvian, et l'équipe de BLOOM

PS : ce soir à 18h20 sur France Culture, je débattrai avec Gérard Romiti, Président du Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins et Fabrice Teletchea, écologue, et co-auteur de De la pêche à l'aquaculture - Demain, quels poissons dans nos assiettes ?

Un débat qui ne devrait pas manquer de saveur !

Devoir de vigilance : "Le mouvement est enclenché, il n'y a pas de recul possible

Les députés ont adopté en deuxième lecture la proposition de loi sur le devoir de vigilance. Celle-ci est destinée à contraindre les entreprises donneuses d’ordre françaises de plus de 5 000 salariés d'adopter des plans de vigilance pour s’assurer du respect des droits humains et environnementaux dans leur chaîne d’approvisionnement. ACTE International, une entreprise spécialisée dans les chaînes d’approvisionnement responsables, accompagne depuis 20 ans de nombreuses sociétés dans le déploiement de leur politique RSE à l’international. Elle mène 250 jours d’audit par an. Sylvie Thonnerieux, responsable du service social, éthique et environnement, dresse une analyse de terrain.

Livre:Quand la mafia se légalise. Pour une approche économique institutionnaliste, Clotilde Champeyrache, éditions du CNRS, 2016.
http://criminocorpus.hypotheses.org/17541

Communiqués

Demain, une nouvelle force écologiste.

Communiqué de La Convention Vie et Nature du 10 Mars 2016

Une loi relative à la biodiversité vient en discussion devant le parlement Français.

Certains députés écologistes, en particulier Laurence ABEILLE, introduisirent des avancées concrètes, dans un texte à « onction épiscopale », àl’instar de toutes les lois vertueuses adoptées par des politiciens aux ordres des mafias affairistes et des lobbies de l’arriération.

Ainsi, le texte voté en première lecture par l’assemblée nationale prévoyait l’interdiction de chasser les mammifères durant leur période de reproduction, ce qui épargnait les blaireaux au printemps et prohibait l’emploi de gluaux pour capturer les passereaux, pratique usitée par quelques centaines de tueurs en PROVENCE.

Le sénat, chambre réactionnaire, supprima, à l’instigation des chasseurs, ces dispositions concrètes.

Le texte revenu, en seconde lecture devant l’assemblée nationale, a été examiné par la commission du « « développement durable ».

Les deux dispositions favorables à la préservation de la faune n’ont pas été réintroduites par cette commission.

Le gouvernement a soutenu les archaïsmes antinatures des chasseurs.

Or, il était représenté par une ex-députée verte, démissionnaire du parti, qui s’était déjà illustrée par sa pusillanimité lors d’un débat radiodiffusé, opposant notre administrateur Martial MOUQUERON au lobbyiste des chasseurs et des armuriers.

Deux conclusions s’imposent :

---- En premier lieu, la classe politique, jouet des groupes de pressions malfaisants, ne représente pas les citoyens dans leurs aspirations, puisque l’immense majorité de nos contemporains récusent le grand massacre de la faune.

Cela, nous le savons que trop et les illustrations de cette déchéance éthique des hommes d’appareils des partis politiques explique et justifie le mépris dans lequel nous les tenons.

Ils insultent ceux qu’ils prétendent représenter, en les abaissant au rang de mangeurs de petits oiseaux et de tortionnaires d’animaux.

Nous leur retournons leur insulte.

---- Le second enseignement tient à la dérive du parti écologiste, né dans les années 1980 des associations de protection de la nature, progressivement gangréné par des arrivistes totalement étrangers à l’éthique du respect du vivant et de l’amour de la nature.

La ruine actuelle de l’écologie politique nous appelle à reconstruire une force claire, loyale, cohérente, ouverte et accueillante mais porteuses de valeurs élevées.

Le 8 octobre prochain, à PARIS, nous appelons tous les animalistes, les écologistes, les naturalistes à refonder une écologie politique pour laquelle la mort d’un être vivant ne saurait être un loisir ou un spectacle.

L’heure est à l’union, à la refondation, au rassemblement, par-delà les nuances et la richesse des diversités de tous ceux qui veulent proclamer le vivant à l’ordre du jour.

Gérard CHAROLLOIS

Repost 0
23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 08:03


COMMUNIQUE DE PRESSE

Loi Biodiversité et semences :

un parcours chaotique entre échanges facilités et brevetage des gènes natifs

Aiguillon, mardi 22 mars 2016.


Après le Sénat, l'Assemblée Nationale a à son tour introduit de nouveaux articles concernant les semences au cours de sa deuxième lecture de la Loi Biodiversité. Le droit des agriculteurs d'échanger leurs semences (1) au delà des frontières étroites des Groupements d’Intérêt Économique et Environnemental est cependant la seule nouveauté confirmée dans les mêmes termes par les deux assemblées. L'Assemblée Nationale a précisé clairement que la vente des semences aux jardiniers amateurs, n'est pas soumise à une autorisation préalable particulière, mais le Sénat ne s'est pas encore prononcé sur ce point.

Les deux assemblées ont aussi interdit le brevetage des plantes et des animaux issus de sélection traditionnelle ainsi que de leurs parties et de leurs gènes, mais ne l'ont pas fait dans les mêmes termes. Le diable étant caché dans les détails, reste encore à savoir quel détail choisira le Sénat pour sa seconde lecture.

Les deux assemblées ont par contre refusé de trancher le sort des nouveaux OGM, issus des nouvelles techniques de manipulation génétique. C'est donc l'Europe qui décidera si elle laisse rentrer ces OGM dans nos assiettes à notre insu. Le Sénat a tenté de freiner partiellement la possibilité qu'offrent ces techniques de breveter les semences natives et les animaux de ferme, mais l'Assemblée Nationale ne l'a pas suivi.

L'Assemblée Nationale a enfin interdit les insecticides de la famille des néonicotinoïdes utilisés pour traiter les semences afin que les plantes tuent les insectes et les abeilles tout au long de la saison de culture, mais a repoussé l'échéance... en 2018.

En vue de la seconde lecture du texte par les sénateurs annoncée en mai, le Réseau Semences Paysannes continuera donc son travail avec ses partenaires du collectif Semons la Biodiversité pour confirmer et consolider ces avancées.


Contact : Réseau Semences Paysannes, Emilie Lapprand, 06 43 61 06 26.


( 1) n'appartenant pas à une variété protégée par un Certificat d'Obtention Végétale
Notre Site Web: http://semonslabiodiversite.com

Semences paysannes : feu vert de l'Assemblée à une ouverture plus large des échanges

Les députés ont accepté d'ouvrir les échanges de semences entre agriculteurs dans le cadre du projet de loi sur la biodiversité. Ils ont aussi voté une disposition favorable aux utilisateurs non professionnels.

Agriculture | 23 mars 2016 | Laurent Radisson

L'Assemblée nationale a rétabli le 16 mars dans le projet de loi sur la biodiversité les dispositions qui étendent l'échange de semences entre agriculteurs sans qu'il soit nécessaire d'être membre d'un groupement d'intérêt économique et environnemental (GIEE). Ces dispositions avaient été votées par le Sénat en janvier mais remises en cause début mars par la commission du développement durable de l'Assemblée.

Les députés ont adopté trois amendements de rétablissement identiques présentés par l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho, la rapporteure du projet de loi Geneviève Gaillard et des députés écologistes. "Il s'agit d'échange non commercial de semences. Cette proposition ne fait pas concurrence à la vente de semences. Elle ne concerne que des semences non brevetées. Ainsi, le libre échange des semences ne conduira pas comme le disent certains à déconsidérer le travail des semenciers et à nuire au commerce extérieur", a expliqué la députée écologiste Brigitte Allain.

Le Gouvernement a apporté son soutien à cette ouverture comme il l'avait fait lors des lectures précédentes. "Ces amendements contribuent (…) à accroître le libre accès aux semences dites traditionnelles non soumises à des droits de propriété, à faciliter leur diffusion et à maintenir ainsi la biodiversité cultivée. Le Gouvernement y est par conséquent favorable", a indiqué Barbara Pompili, secrétaire d'Etat à la biodiversité.

"Concrètement (…), les règles qui s'appliquent à ces échanges, hors GIEE, sont les mêmes que celles qui concernent la production et l'utilisation des semences dans une même exploitation : cela concerne les règles sanitaires, de biosécurité (OGM) ou de propriété intellectuelle, mais pas l'obligation d'enregistrement de la variété au catalogue", précise Frédéric Prat de l'association Inf'OGM.

Faciliter la vente de semences à des utilisateurs non professionnels

L'Assemblée a adopté le même jour une autre disposition visant à faciliter la vente ou le don de semences à des particuliers. "En France, les produits destinés à une clientèle non professionnelle sont généralement assimilés, par l'administration et le Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS), aux produits destinés à une clientèle professionnelle et sont donc soumis aux mêmes contraintes", a expliqué Geneviève Gaillard, auteur de l'un des amendements ayant introduit cet article.

La disposition votée prévoit que "la vente, la détention en vue de la vente, l'offre de vente et toute cession, toute fourniture ou tout transfert, à titre gratuit ou onéreux, de semences ou de matériels de reproduction des végétaux d'espèces cultivées destinés à des utilisateurs non professionnels ne visant pas une exploitation commerciale de la variété ne sont pas soumis à autorisation préalable".

"Sont concernées en particulier les variétés anciennes du domaine public, qui sont généralement destinées à des non-professionnels mais qui ne remplissent pas le critère d'homogénéité génétique requis pour inscrire les variétés commerciales au Catalogue officiel. Ces variétés sont, pour la plupart, interdites à la vente", a expliqué Delphine Batho, auteur d'un amendement identique.

"Rédaction ambiguë"

"Malgré une rédaction ambigüe, cet article porte sur des espèces cultivées (ainsi que des plants), mais apparemment pas sur des variétés enregistrées, puisque la vente ne doit pas viser « une exploitation commerciale de la variété »", analyse Frédéric Prat d'Inf'OGM, selon qui le Sénat devra préciser cette rédaction en seconde lecture.

Le Réseau Semences Paysannes reste également très prudent suite au vote de "ces avancées". "Le droit des agriculteurs d'échanger leurs semences au delà des frontières étroites des GIEE est (…) la seule nouveauté confirmée dans les mêmes termes par les deux assemblées. L'Assemblée nationale a précisé clairement que la vente des semences aux jardiniers amateurs n'est pas soumise à une autorisation préalable particulière, mais le Sénat ne s'est pas encore prononcé sur ce point", relativise le réseau.

Nul doute que l'examen du projet de loi en deuxième lecture par la chambre haute, qui devrait débuter le 10 mai, sera scruté de près. "Les débats sont extrêmement durs, les lobbys très mobilisés sur cette loi", a révélé Geneviève Gaillard mercredi 22 mars devant la presse.

Laurent Radisson, journaliste
Rédacteur en Chef délégué aux marchés H
SE © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur ou établissement d'un lien préformaté [26464] / utilisation du flux d'actualité.

Dernières actualités sur les semences paysannes

Repost 0
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:05

Cette victoire contre l'empoisonnement agricole et la Super-reconquête du fonctionnement naturel de l'environnement est différée par ce vote des députés!:

Dans le cadre de la loi sur la "Reconquête de la biodiversité"

Hier soir l’Assemblée Nationale à adopté par 30 voix pour et 28 contre l’amendement 974 porté par Jean Paul Chanteguet (1) qui prévoit l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes, y compris pour le traitement de semences, dès 2018. En outre cet amendement prévoit la définition systématique des alternatives aux néonicotinoïdes, qu’il s’agisse d’autres produits ou « Les pratiques culturales durables permettant de limiter le recours aux produits phytopharmaceutiques, qu’il s’agisse d’alternatives biologiques ou physiques ou de pratiques agronomiques qu’il serait souhaitable de développer à long terme, telles que la rotation des cultures ou la plantation de cultures pièges. »......

la suite ici: http://www.generations-futures.fr/abeille/neonicotinoides-30-voix-pour-et-28-contre/

et le texte de l’amendement ici:

http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3564/AN/974.asp

Action:
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/mobilisation-generale-sauver-abeill-961.html

Trois femmes brisent l'omerta sur les pesticides
http://www.lavie.fr/actualite/ecologie/trois-femmes-brisent-l-omerta-sur-les-pesticides-16-03-2016-71472_8.php

Le scandale des molécules tueuses existe aussi dans le domaine de la pharmacie parallèlement aux , molécules phytosanitaires,un certain nombre de médicaments tuent les malades auxquels la prescription médicale s'adresse (Distilbène ,resquick, Mediator , Vioxx, ...)

Hélène Frachon chez Bourdin Direct sur BFMTV

Repost 0
15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 07:56

Journal Officiel de l'Union Européenne

  • Décision d'exécution (UE) 2016/321 de la Commission du 3 mars 2016 modifiant la portée géographique de l'autorisation de cultiver le maïs génétiquement modifié (Zea mays L.) MON 810 (MON-ØØ81Ø-6) [notifiée sous le numéro C(2016) 1231] (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

C/2016/1231

JO L 60 du 5.3.2016

TERRITOIRES OÙ LA CULTURE DU MAÏS MON 810 EST INTERDITE :

Wallonie (Belgique), Bulgarie, Danemark, Allemagne (sauf à des fins de recherche), Grèce, France, Croatie, Italie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Hongrie, Malte, Pays Bas, Autriche, Pologne, Slovénie, Irlande du Nord (Royaume uni), Écosse (Royaume Unis),Pays de Galle (Royaume Uni)

http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32016D0321&qid=1457961660217&from=FR

(extrait de la veille juridique OGM, merci Pauline)

Planète environnement / France Inter

l'émission du mercredi 16 mars 2016

Après les OGM voilà les NBT

Les organismes génétiquement modifiés sont exclus des cultures de la majorité des pays européens et voici les NBT.

Un jour les hommes ont croisé des plantes. Ils ont choisi les meilleures, les plus belles, les plus productrices. Ils les ont mariées pour donner naissance à des semences qui avaient acquis le meilleur de leurs parents. C’était déjà de la sélection. Et cela a permis d’augmenter les rendements.

Un autre jour, les hommes ont maîtrisé la transgénèse : ils ont réussi à introduire un gêne étranger dans une plante ou un animal. Ça donne des poissons luminescents, des plantes résistantes aux herbicides. D’un point de vue économique c’est un coup de génie : je vend la semence et le bidon de Round up qui va avec. Bingo.

Mais les européens sont comme le village gaulois d’Astérix, ils résistent et n’en veulent pas. Voilà donc les NBT.

New Breeding Technique. Nouvelle technique de reproduction.

Cette méthode n’introduit pas un gène étranger. Elle coupe un bout dans une plante existante. Comme avec un ciseau. « Rien à voir avec les organismes génétiquement modifiés » d’après Georges Fressinet de l’Association Française des Biotechnologies Végétales. On modifie un petit bout du patrimoine génétique de la plante. Vous ne saisissez pas la différence, moi non plus.

Evidemment répond Christophe Noisette de l’association Inf’Ogm. C’est juste la méthode qui change. « Comme lorsque l’on est passé de la hache à la guillotine pour exécuter les condamnés a mort ». Et il ajoute « la méthode est plus propre mais le résultat est le même ».

Qui croire ? Je ne sais pas.

En tout cas tous les deux disent que cette méthode est moins chère que la production des OGM.

Les chinois investissent à fond dans les NBT.

Ça va du chien policier qui court plus vite, au bœuf qui produit plus de muscles. Miam Miam.

Et le porc dont les déjections seraient moins chargées en phosphates donc moins polluantes.

Ça pourrait intéresser les éleveurs bretons : ils ne savent plus comment gérer les épandages de lisier qui empoisonnent les plages avec les algues vertes.

Evidemment on peut redouter l’apparition d’élevages encore plus grands genre la ferme des 20 000 cochons.

Repost 0
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 08:45

Lettre ouverte aux députés de l'Hérault.

Mesdames,messieurs les députés,

Le mardi 15 mars 2016 commencera la seconde lecture à l’Assemblé Nationale ,du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité
de la nature et des paysages n° 3442 ,modifié par le Sénat.
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/biodiversite.asp

Le 4 février 2016 ,notre secrétaire de section à la LDH de Saint-Pons-de-Thomières /Hauts-Cantons a rencontré le député PS Frédérique Roig de la 4éme Circonscription de l'Hérault.Parmi d'autres sujets, il lui a exposé notre réflexion sur l'étroitesse du lien qui existe entre la préservation de la biodiversité ,et les droits de l'homme .

Alors que le Parlement va discuter d'une loi sur le sujet ,dont l'adoption est prévue à l'été ,nous nous adressons donc à vous tous par une lettre qui est ouverte, afin de vous présenter aujourd'hui aujourd'hui les proposions d’amendements mises à jour à l’ensemble des députés
fournies par le collectif semons la biodiversité que notre section soutien pleinement (A lire aussi en pièce -jointe).

Nous vous demandons de diffuser de façon générale à vos collègues législateurs ,ces huit amendements et les 2 «exposés des motifs,» pour défendre des évolutions introduites en première lecture dans le texte. Car nous escomptons bien que le parlement les inscrive dans la loi,démontrant ainsi qu'il partage notre pensée universaliste sur les droits de l’être humain, et qu'il rejoint une vision qui s’inscrit aussi bien dans le cadre de la protection légaliste de la biodiversité,que dans les prérogatives de la DUDH

Car en ce qui concerne la prévention ,et la réparation des crimes contre l' humanité que l'on pourrait qualifier de biocide ,nous attirons votre attention sur l'amendement déposé le mardi 1er mars 2016 afin que vous le rejetiez .En effet la teneur et l'intention de cette initiative nous semble inadmissible par rapport la responsabilité des préjudices écologiques,et de leurs conséquences en terme d 'atteintes possibles à la santé des populations.
Le contenu de cet amendement apparaît dans l'article : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3442/CIONDVP/CD1048.asp et se décline dans cet extrait ,comme suit:
-"N’est pas réparable, sur le fondement du présent titre, le préjudice résultant d’une atteinte autorisée par les lois, règlements et engagements internationaux de la France ou par un titre délivré pour leur application."

Ce qui est exposé dans cet extrait bafoue le principe du pollueur-payeur :
En l'occurrence ,si cette amendement n'est pas rejeté, une pollution causée par une activité autorisée par l’État, ne serait pas qualifiée de préjudice écologique et ne pourrait donc pas faire l'objet de réparation par le pollueur.
Par conséquent,que la pollution causée dans ce cadre ne soit pas payable par les responsables ,mais par les contribuables ...et pollués ne nous semble pas acceptable .

Nous comptons donc sur votre sens de la responsabilité pour que vous preniez en considération nos observations et rejets ,ainsi que nos demandes positives et constructives .

Recevez nos salutations distinguées .

Fait à Saint-Pons-de-Thomières ,le 14 mars 2016.
La présidente

-Note "rassemblement à ce propos et une cyberaction : Reconquête de la Biodiversité est a signer" par l'administration du blog:

Un rassemblement de représentants et de délégations de 16 organisations apicoles, paysannes et environnementales dont l’Union Nationale de l’Apiculture Française mèneront une action symbolique MARDI 15 MARS 2016 à 10H30 près de l’Assemblée Nationale, (A l’angle des rues Constantine et de l’Université, 75007) à l’occasion du 1er jour d’examen du projet de loi biodiversité. 100 à 200 participants de ces organisations sont attendus.

Prises de parole des apiculteurs en tenue, des autres organisations paysannes et environnementales et des députés présents, remise de pots de miel et de fruits aux députés, etc.

Ci-joint, le Communiqué de Presse commun de cette action

Contact Presse pour l’UNAF, sur place, le 15 Mars au matin :

Loïc Leray, Apiculteur professionnel et Administrateur de l’UNAF

06 33 24 81 40

Bien cordialement.

Anne Henriot

Relations Presse

Union Nationale de l’Apiculture Française

06 07 03 17 56

04 99 61 29 90

COMMUNIQUE DE PRESSE

Loi Biodiversité et insecticides néonicotinoïdes : une action symbolique de 16 organisations apicoles, paysannes et environnementales près de l’Assemblée Nationale

MARDI 15 MARS 2016 A 10H30

Le 15 mars 2016, premier jour de l’examen du projet de loi biodiversité à l’Assemblée Nationale, les organisations apicoles, paysannes et environnementales vous donnent rendez-vous à 10H30 près de l’Assemblée Nationale (à l’angle des rues Constantine et de l’Université, 75007).

Le sort des abeilles est de nouveau entre les mains de l’Assemblée nationale. Les députés, en deuxième lecture de la loi biodiversité, devront se prononcer sur la réintroduction de l’amendement d’interdiction des néonicotinoïdes, ces insecticides tueurs d’abeilles. Les enjeux sont énormes : ¾ des cultures dans le monde dépendent de la pollinisation. Au-delà de la protection des espèces et de la biodiversité, c’est la sécurité alimentaire, la santé de nos concitoyens et la qualité de notre agriculture qui sont en jeu.

A partir du mardi 15 mars, l’Assemblée Nationale commencera l’examen en séance du projet de loi biodiversité. Plusieurs députés ont déjà déposé des amendements pour cette interdiction ou se sont prononcés en ce sens.

Nos organisations vous convient à une action symbolique auprès des parlementaires pour demander l’interdiction totale des produits à base de néonicotinoïdes.

Seront présents :

. Des parlementaires

. Les syndicats d’apiculteurs et d’agriculture paysanne : l’Union Nationale de l’Apiculture Français, le Syndicat National d’Apiculture, la Fédération Française d’Apiculteurs Professionnels et la Confédération Paysanne

. Les associations environnementales : Agir pour l’environnement, la Fondation Nicolas Hulot, Générations futures, Greenpeace, la Ligue de Protection des Oiseaux et Terre d’abeilles

cyberaction : Reconquête de la Biodiversité

La Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages sera examinée à l'Assemblée nationale à partir du 15 mars prochain.

Plusieurs avancées essentielles pour notre vie et celle des générations futures ont été provisoirement obtenues lors de son passage devant le Sénat, mais doivent maintenant être confirmées ou approfondies par les député-e-s – alors qu'elles risquent à l'inverse d'être annulées par le lobbying actif de l'agro-industrie.

Plus d'infos et signature sur : http://tinyurl.com/hp3s5wv

Repost 0

  • : Le blog des empêcheurs de tourner en rond
  • Contact

                                                           
Vous êtes ici dans une 
ZONE HORS AGCS et SANS OGM


Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

Rechercher

contact