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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 08:24

http://www.bastamag.net/En-Espagne-le-gouvernement-catalan-refuse-de-lacher-des-mouches-OGM

Présentation de la cyberaction gagnée par les opposants,(dont l'association Cyber @cteurs), à la manipulation du patrimoine génétique des insectes et à leur lâcher dans l'environnement :

Le but de l'opération ? Que ces insectes OGM s'accouplent avec les mouches de l'olive "originales" (Bactrocera oleae). Les larves qui naîtront de ces accouplements seront alors condamnées à mourir prématurément. Bref, une façon de frapper dur ce parasite des oliveraies, lequel est généralement combattu par des agents chimiques, "une technique qui a conduit au développement d'une résistance aux insecticides" selon un communiqué d'Oxitec. L'argument ne convainc pas 18 organisations environnementales, qui sont vent debout contre le projet censé être mené près de la ville de Tarragone. Elles demandent l'interdiction de cette expérimentation qui est censée commencer mi-août 2015. "Le gouvernement régional de la Catalogne nous a confirmé avoir reçu la demande d'Oxitec", explique à Sciences et Avenir Juliette Leroux, de la Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB), l'une des organisations sont réunies derrière la demande d'annulation du test. "Mais à ce jour (28 juillet 2015, ndlr) ils n'ont pas donné leur autorisation". Et sans elle, rien ne peut se faire - les Catalans ont d'ailleurs déjà dit "non" à Oxitec en 2013 pour la même demande.,, Les insectes ne respectent pas les frontières,, Pourquoi pareille bronca ? Parce que, selon Greenpeace, libérer des insectes génétiquement modifiés dans l'environnement est une expérience "dangereuse", qui aura pour effet de transformer l'ensemble de l'Europe en un laboratoire en plein air (il n'y a pas de législation européenne pour la dissémination des insectes OGM). "Les insectes ne respectent pas les frontières et aucune stérilité n'est efficace à 100%. Les mouches pourraient échapper à la zone de test et si, comme avec de nombreuses expériences, les choses ne se déroulent pas comme prévu, il sera impossible de l'arrêter. Tout contrôle ou retrait des insectes génétiquement modifiés serait impossible, encore plus que pour les cultures transgéniques", explique le Dr Janet Cotter de l'Unité internationale scientifique de Greenpeace. Autre sujet d'inquiétude : les conséquences économiques d'une telle opération. "Les agriculteurs bio pourraient ne pas être en mesure d'éviter que leurs produits entrent en contact avec ces mouches, et donc que leurs produits contiennent des larves modifiées" écrivent les organisations environnementales dans un communiqué de presse commun. "Des marchés pourraient être perdus en conséquence - et dans un scénario extrême, l'ensemble de la récolte bio dans la région méditerranéenne pourrait être touché si les consommateurs rejettent ces produits". D'après le magazine Science et Avenir
http://www.sciencesetavenir.fr/animaux/20150728.OBS3308/les-mouches-ogm-seront-elles-lachees-sur-la-catalogne.html


Nous vous proposons d'aider une nouvelle fois nos amis espagnols dans leur combat qui concerne tous les européens.

Alain Uguen Association Cyber @cteurs

En savoir encore plus

Cyber @ction 577 (2013) : NON aux mouches transgéniques
http://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=670

UK company plans to release genetically engineered flies in Spain
Trial puts biodiversity and olive production in the Mediterranean region at risk

https://www.testbiotech.org/en/node/1319

ESPAGNE - Une mouche OGM pour sauver les oliviers ?
http://www.infogm.org/5833-espagne-une-mouche-ogm-pour-sauver-les-oliviers#nb15

La lettre qui a été envoyée :


Monsieur le Secrétaire Général

En réaction à la demande d’essai en champs d’Oxitec, je soutiens les nombreuses organisations européennes et notamment méditerranéennes, qui demandent un moratoire sur les lâchers d’insectes transgéniques, notamment du fait de risques mal évalués… D’autres solutions moins risquées, et qui favorisent l’autonomie des agriculteurs, sont à privilégier.

Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le Secrétaire Général, mes salutations attentives à vos décisions.

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 08:06

Notre-Dame-des-Landes : le projet d'ordonnance sur le référendum retiré.

Publié le vendredi 25 mars 2016 à 12h08

Ségolène Royal recule. La ministre de l’Environnement a retiré, jeudi 24 mars, le projet d’ordonnance qui doit permettre l’organisation d’un référendum sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Selon l’agence spécialisée AEF, le gouvernement n’a pas souhaité aller à l’encontre de l’avis de la grande majorité des membres du CNTE, le Conseil national de la transition écologique.

Par consensus, ils ont d’ailleurs exprimé leur opposition au texte qui leur était présenté hier, estimant qu’il "n’est pas satisfaisant en l’état et nécessite des travaux complémentaires". Mercredi, plusieurs ONG environnementales avaient déjà adressé une lettre ouverte au Premier ministre à propos de la consultation populaire qui doit être organisée sur la construction d’un nouvel aéroport près de Nantes. Elles y affirmaient que le projet d’ordonnance sur ce dossier n’était pas conforme au dialogue environnemental tel que validé par le CNTE il y a seulement 5 semaines.

Antonin Amado

Loi biodiversité : l'Assemblée adopte un dispositif d'obligations réelles environnementales édulcoré

Les députés ont adopté le mécanisme des obligations réelles environnementales dans le projet de loi sur la biodiversité. Mais la nécessité d'un accord préalable des différents détenteurs de droit risque de dénaturer le dispositif.

Nature / Ecologie | 30 mars 2016 | Laurent Radisson

L'Assemblée nationale a adopté le 17 mars en deuxième lecture l'article du projet de loi sur la biodiversité qui met en place le dispositif des obligations réelles environnementales sur les propriétés foncières. Un mécanisme qui permet à un propriétaire de mettre en place, de manière volontaire, des mesures de protection de l'environnement pérennes grâce à un contrat passé avec une personne morale garante d'un intérêt environnemental. Les députés ont toutefois adopté un amendement qui...

Droit de l'environnement en France : Régression inédite ...

yonnelautre.fr

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 07:45

L'illégalité du projet d'ordonnance pour le référendum de Notre-Dame-des-Landes ne fait aucun doute"

Seize juristes en droit de l'environnement appellent le Conseil national de la transition énergétique à émettre un avis défavorable sur un texte portant création d'une nouvelle procédure de consultation locale des électeurs sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Chronique | Juridique | 22 mars 2016 | Actu-Environnement.com

Seize juristes
Droit de l'environnement

Actu-Environnement publie leur lettre ouverte en intégralité :

"Nous, juristes en droit de l'environnement, pouvons avoir des opinions diverses sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et sur la pertinence d'une consultation locale des électeurs. Mais nous avons une conviction commune : cette consultation locale, si elle est organisée, doit être légale. Car il ne peut y avoir d'avancée démocratique au mépris de l'Etat de droit. Or, le projet d'ordonnance que le Gouvernement vient de présenter contrevient manifestement aux principes et règles du droit de l'environnement.

Son illégalité ne fait aucun doute.

En premier lieu, ce projet d'ordonnance n'est pas conforme à l'autorisation donnée par le Parlement au Gouvernement pour créer cette nouvelle procédure par voie d'ordonnance. Le Gouvernement avait lui-même admis, aux termes d'un premier projet d'ordonnance, qu'il n'était autorisé à créer une nouvelle procédure de consultation locale des électeurs que pour les projets à venir et non pour les projets déjà autorisés.

En deuxième lieu, cette ordonnance ne comporte aucune garantie du droit à l'information du public qui sera ainsi consulté. Elaboration de l'information, prise en compte du rapport sur les alternatives commandé par la ministre de l'Ecologie, conditions de diffusion, traitement des observations émises, indépendance et neutralité du garant : le projet d'ordonnance n'en dit rien. Il se borne à renvoyer à un décret, à exclure la Commission nationale du débat public et à prévoir une "commission indépendante" pour tenir le rôle du garant. Une commission dont on ne sait rien sauf qu'elle sera financée par l'Etat.

En troisième lieu, l'aire territoriale de consultation, aurait dû, au minimum, correspondre à l'aire des effets écologiques et économiques du projet d'aéroport, qui excède largement le territoire du département de Loire-Atlantique. Et il aurait été précieux que l'Etat justifie sa décision de ne consulter que certains électeurs sur un projet d'aéroport qui intéresse en réalité tous les citoyens.

En quatrième lieu, le projet d'ordonnance ne donne aucune indication sur la formulation de la question posée ni sur le projet de décision à laquelle elle est censée se rapporter.

Le but du Gouvernement est clair : passer outre le droit de l'environnement dans le seul espoir de légitimer un projet d'aéroport. Cela est si vrai qu'il ne s'est même pas donné la peine d'expliquer comment il compte revenir sur les autorisations et contrats signés en cas de vote défavorable à ce projet. Ce qui démontre que cette hypothèse n'est même pas étudiée.

Nous appelons donc le Conseil national de la transition écologique, qui se réunit ce 24 mars 2016, à émettre un avis défavorable sur ce projet d'ordonnance. Nous espérons que le Gouvernement fera preuve de sagesse en retirant ce texte et en saisissant le Parlement d'un dispositif complet sur le dialogue environnemental."

Signataires :

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 07:30

Chers amis de BLOOM,

Merci infiniment de votre mobilisation renouvelée à nos côtés contre les méthodes de pêche destructrices. L’article qui visait à faire interdire le chalutage profond dans le cadre de la loi Biodiversité n’a pas été adopté la semaine dernière mais il a eu l’immense mérite de faire tomber les masques : les lobbies du chalut ont montré leur vrai visage et celui-ci n’est pas tendre…

Blocages de ports, menaces de représailles « dures », appel à la démission de Ségolène Royal, mobilisation in extremis -comme en république bananière- de députés généralement absents dans l’Hémicycle et injonction de données fausses, de chiffres sortis d’un chapeau. Le Comité des pêches et le lobby « Bluefish » n’y sont pas allés de main morte !

C’est précisément contre ce fonctionnement brutal et anti-démocratique que BLOOM se bat pour que les poissons et les océans, qui sont un bien commun, fassent l’objet d’une gouvernance rationnelle, transparente, juste et apaisée.

Il nous reste du chemin à parcourir mais au moins, les lobbies sont sortis du bois ! Et vous qui nous soutenez, vous prenez peut-être la mesure de la puissance des réseaux auxquels nous nous opposons grâce à votre fidélité et votre constance.

Le débat a également eu le mérite de mettre un coup de projecteur sur les tactiques de ralentissement déployées à Bruxelles pour enliser la négociation du règlement européen encadrant la pêche profonde.

L’interdiction du chalutage profond est devenue symbolique des enjeux de transition écologique vers un modèle d’exploitation qui soit durable.

Nous gardons le cap, notre ténacité finira par payer grâce à votre soutien et votre engagement à nos côtés.

A très bientôt,

Claire Nouvian, et l'équipe de BLOOM

PS : ce soir à 18h20 sur France Culture, je débattrai avec Gérard Romiti, Président du Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins et Fabrice Teletchea, écologue, et co-auteur de De la pêche à l'aquaculture - Demain, quels poissons dans nos assiettes ?

Un débat qui ne devrait pas manquer de saveur !

Devoir de vigilance : "Le mouvement est enclenché, il n'y a pas de recul possible

Les députés ont adopté en deuxième lecture la proposition de loi sur le devoir de vigilance. Celle-ci est destinée à contraindre les entreprises donneuses d’ordre françaises de plus de 5 000 salariés d'adopter des plans de vigilance pour s’assurer du respect des droits humains et environnementaux dans leur chaîne d’approvisionnement. ACTE International, une entreprise spécialisée dans les chaînes d’approvisionnement responsables, accompagne depuis 20 ans de nombreuses sociétés dans le déploiement de leur politique RSE à l’international. Elle mène 250 jours d’audit par an. Sylvie Thonnerieux, responsable du service social, éthique et environnement, dresse une analyse de terrain.

Livre:Quand la mafia se légalise. Pour une approche économique institutionnaliste, Clotilde Champeyrache, éditions du CNRS, 2016.
http://criminocorpus.hypotheses.org/17541

Communiqués

Demain, une nouvelle force écologiste.

Communiqué de La Convention Vie et Nature du 10 Mars 2016

Une loi relative à la biodiversité vient en discussion devant le parlement Français.

Certains députés écologistes, en particulier Laurence ABEILLE, introduisirent des avancées concrètes, dans un texte à « onction épiscopale », àl’instar de toutes les lois vertueuses adoptées par des politiciens aux ordres des mafias affairistes et des lobbies de l’arriération.

Ainsi, le texte voté en première lecture par l’assemblée nationale prévoyait l’interdiction de chasser les mammifères durant leur période de reproduction, ce qui épargnait les blaireaux au printemps et prohibait l’emploi de gluaux pour capturer les passereaux, pratique usitée par quelques centaines de tueurs en PROVENCE.

Le sénat, chambre réactionnaire, supprima, à l’instigation des chasseurs, ces dispositions concrètes.

Le texte revenu, en seconde lecture devant l’assemblée nationale, a été examiné par la commission du « « développement durable ».

Les deux dispositions favorables à la préservation de la faune n’ont pas été réintroduites par cette commission.

Le gouvernement a soutenu les archaïsmes antinatures des chasseurs.

Or, il était représenté par une ex-députée verte, démissionnaire du parti, qui s’était déjà illustrée par sa pusillanimité lors d’un débat radiodiffusé, opposant notre administrateur Martial MOUQUERON au lobbyiste des chasseurs et des armuriers.

Deux conclusions s’imposent :

---- En premier lieu, la classe politique, jouet des groupes de pressions malfaisants, ne représente pas les citoyens dans leurs aspirations, puisque l’immense majorité de nos contemporains récusent le grand massacre de la faune.

Cela, nous le savons que trop et les illustrations de cette déchéance éthique des hommes d’appareils des partis politiques explique et justifie le mépris dans lequel nous les tenons.

Ils insultent ceux qu’ils prétendent représenter, en les abaissant au rang de mangeurs de petits oiseaux et de tortionnaires d’animaux.

Nous leur retournons leur insulte.

---- Le second enseignement tient à la dérive du parti écologiste, né dans les années 1980 des associations de protection de la nature, progressivement gangréné par des arrivistes totalement étrangers à l’éthique du respect du vivant et de l’amour de la nature.

La ruine actuelle de l’écologie politique nous appelle à reconstruire une force claire, loyale, cohérente, ouverte et accueillante mais porteuses de valeurs élevées.

Le 8 octobre prochain, à PARIS, nous appelons tous les animalistes, les écologistes, les naturalistes à refonder une écologie politique pour laquelle la mort d’un être vivant ne saurait être un loisir ou un spectacle.

L’heure est à l’union, à la refondation, au rassemblement, par-delà les nuances et la richesse des diversités de tous ceux qui veulent proclamer le vivant à l’ordre du jour.

Gérard CHAROLLOIS

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 08:03


COMMUNIQUE DE PRESSE

Loi Biodiversité et semences :

un parcours chaotique entre échanges facilités et brevetage des gènes natifs

Aiguillon, mardi 22 mars 2016.


Après le Sénat, l'Assemblée Nationale a à son tour introduit de nouveaux articles concernant les semences au cours de sa deuxième lecture de la Loi Biodiversité. Le droit des agriculteurs d'échanger leurs semences (1) au delà des frontières étroites des Groupements d’Intérêt Économique et Environnemental est cependant la seule nouveauté confirmée dans les mêmes termes par les deux assemblées. L'Assemblée Nationale a précisé clairement que la vente des semences aux jardiniers amateurs, n'est pas soumise à une autorisation préalable particulière, mais le Sénat ne s'est pas encore prononcé sur ce point.

Les deux assemblées ont aussi interdit le brevetage des plantes et des animaux issus de sélection traditionnelle ainsi que de leurs parties et de leurs gènes, mais ne l'ont pas fait dans les mêmes termes. Le diable étant caché dans les détails, reste encore à savoir quel détail choisira le Sénat pour sa seconde lecture.

Les deux assemblées ont par contre refusé de trancher le sort des nouveaux OGM, issus des nouvelles techniques de manipulation génétique. C'est donc l'Europe qui décidera si elle laisse rentrer ces OGM dans nos assiettes à notre insu. Le Sénat a tenté de freiner partiellement la possibilité qu'offrent ces techniques de breveter les semences natives et les animaux de ferme, mais l'Assemblée Nationale ne l'a pas suivi.

L'Assemblée Nationale a enfin interdit les insecticides de la famille des néonicotinoïdes utilisés pour traiter les semences afin que les plantes tuent les insectes et les abeilles tout au long de la saison de culture, mais a repoussé l'échéance... en 2018.

En vue de la seconde lecture du texte par les sénateurs annoncée en mai, le Réseau Semences Paysannes continuera donc son travail avec ses partenaires du collectif Semons la Biodiversité pour confirmer et consolider ces avancées.


Contact : Réseau Semences Paysannes, Emilie Lapprand, 06 43 61 06 26.


( 1) n'appartenant pas à une variété protégée par un Certificat d'Obtention Végétale
Notre Site Web: http://semonslabiodiversite.com

Semences paysannes : feu vert de l'Assemblée à une ouverture plus large des échanges

Les députés ont accepté d'ouvrir les échanges de semences entre agriculteurs dans le cadre du projet de loi sur la biodiversité. Ils ont aussi voté une disposition favorable aux utilisateurs non professionnels.

Agriculture | 23 mars 2016 | Laurent Radisson

L'Assemblée nationale a rétabli le 16 mars dans le projet de loi sur la biodiversité les dispositions qui étendent l'échange de semences entre agriculteurs sans qu'il soit nécessaire d'être membre d'un groupement d'intérêt économique et environnemental (GIEE). Ces dispositions avaient été votées par le Sénat en janvier mais remises en cause début mars par la commission du développement durable de l'Assemblée.

Les députés ont adopté trois amendements de rétablissement identiques présentés par l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho, la rapporteure du projet de loi Geneviève Gaillard et des députés écologistes. "Il s'agit d'échange non commercial de semences. Cette proposition ne fait pas concurrence à la vente de semences. Elle ne concerne que des semences non brevetées. Ainsi, le libre échange des semences ne conduira pas comme le disent certains à déconsidérer le travail des semenciers et à nuire au commerce extérieur", a expliqué la députée écologiste Brigitte Allain.

Le Gouvernement a apporté son soutien à cette ouverture comme il l'avait fait lors des lectures précédentes. "Ces amendements contribuent (…) à accroître le libre accès aux semences dites traditionnelles non soumises à des droits de propriété, à faciliter leur diffusion et à maintenir ainsi la biodiversité cultivée. Le Gouvernement y est par conséquent favorable", a indiqué Barbara Pompili, secrétaire d'Etat à la biodiversité.

"Concrètement (…), les règles qui s'appliquent à ces échanges, hors GIEE, sont les mêmes que celles qui concernent la production et l'utilisation des semences dans une même exploitation : cela concerne les règles sanitaires, de biosécurité (OGM) ou de propriété intellectuelle, mais pas l'obligation d'enregistrement de la variété au catalogue", précise Frédéric Prat de l'association Inf'OGM.

Faciliter la vente de semences à des utilisateurs non professionnels

L'Assemblée a adopté le même jour une autre disposition visant à faciliter la vente ou le don de semences à des particuliers. "En France, les produits destinés à une clientèle non professionnelle sont généralement assimilés, par l'administration et le Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS), aux produits destinés à une clientèle professionnelle et sont donc soumis aux mêmes contraintes", a expliqué Geneviève Gaillard, auteur de l'un des amendements ayant introduit cet article.

La disposition votée prévoit que "la vente, la détention en vue de la vente, l'offre de vente et toute cession, toute fourniture ou tout transfert, à titre gratuit ou onéreux, de semences ou de matériels de reproduction des végétaux d'espèces cultivées destinés à des utilisateurs non professionnels ne visant pas une exploitation commerciale de la variété ne sont pas soumis à autorisation préalable".

"Sont concernées en particulier les variétés anciennes du domaine public, qui sont généralement destinées à des non-professionnels mais qui ne remplissent pas le critère d'homogénéité génétique requis pour inscrire les variétés commerciales au Catalogue officiel. Ces variétés sont, pour la plupart, interdites à la vente", a expliqué Delphine Batho, auteur d'un amendement identique.

"Rédaction ambiguë"

"Malgré une rédaction ambigüe, cet article porte sur des espèces cultivées (ainsi que des plants), mais apparemment pas sur des variétés enregistrées, puisque la vente ne doit pas viser « une exploitation commerciale de la variété »", analyse Frédéric Prat d'Inf'OGM, selon qui le Sénat devra préciser cette rédaction en seconde lecture.

Le Réseau Semences Paysannes reste également très prudent suite au vote de "ces avancées". "Le droit des agriculteurs d'échanger leurs semences au delà des frontières étroites des GIEE est (…) la seule nouveauté confirmée dans les mêmes termes par les deux assemblées. L'Assemblée nationale a précisé clairement que la vente des semences aux jardiniers amateurs n'est pas soumise à une autorisation préalable particulière, mais le Sénat ne s'est pas encore prononcé sur ce point", relativise le réseau.

Nul doute que l'examen du projet de loi en deuxième lecture par la chambre haute, qui devrait débuter le 10 mai, sera scruté de près. "Les débats sont extrêmement durs, les lobbys très mobilisés sur cette loi", a révélé Geneviève Gaillard mercredi 22 mars devant la presse.

Laurent Radisson, journaliste
Rédacteur en Chef délégué aux marchés H
SE © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur ou établissement d'un lien préformaté [26464] / utilisation du flux d'actualité.

Dernières actualités sur les semences paysannes

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:05

Cette victoire contre l'empoisonnement agricole et la Super-reconquête du fonctionnement naturel de l'environnement est différée par ce vote des députés!:

Dans le cadre de la loi sur la "Reconquête de la biodiversité"

Hier soir l’Assemblée Nationale à adopté par 30 voix pour et 28 contre l’amendement 974 porté par Jean Paul Chanteguet (1) qui prévoit l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes, y compris pour le traitement de semences, dès 2018. En outre cet amendement prévoit la définition systématique des alternatives aux néonicotinoïdes, qu’il s’agisse d’autres produits ou « Les pratiques culturales durables permettant de limiter le recours aux produits phytopharmaceutiques, qu’il s’agisse d’alternatives biologiques ou physiques ou de pratiques agronomiques qu’il serait souhaitable de développer à long terme, telles que la rotation des cultures ou la plantation de cultures pièges. »......

la suite ici: http://www.generations-futures.fr/abeille/neonicotinoides-30-voix-pour-et-28-contre/

et le texte de l’amendement ici:

http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3564/AN/974.asp

Action:
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/mobilisation-generale-sauver-abeill-961.html

Trois femmes brisent l'omerta sur les pesticides
http://www.lavie.fr/actualite/ecologie/trois-femmes-brisent-l-omerta-sur-les-pesticides-16-03-2016-71472_8.php

Le scandale des molécules tueuses existe aussi dans le domaine de la pharmacie parallèlement aux , molécules phytosanitaires,un certain nombre de médicaments tuent les malades auxquels la prescription médicale s'adresse (Distilbène ,resquick, Mediator , Vioxx, ...)

Hélène Frachon chez Bourdin Direct sur BFMTV

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 07:56

Journal Officiel de l'Union Européenne

  • Décision d'exécution (UE) 2016/321 de la Commission du 3 mars 2016 modifiant la portée géographique de l'autorisation de cultiver le maïs génétiquement modifié (Zea mays L.) MON 810 (MON-ØØ81Ø-6) [notifiée sous le numéro C(2016) 1231] (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

C/2016/1231

JO L 60 du 5.3.2016

TERRITOIRES OÙ LA CULTURE DU MAÏS MON 810 EST INTERDITE :

Wallonie (Belgique), Bulgarie, Danemark, Allemagne (sauf à des fins de recherche), Grèce, France, Croatie, Italie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Hongrie, Malte, Pays Bas, Autriche, Pologne, Slovénie, Irlande du Nord (Royaume uni), Écosse (Royaume Unis),Pays de Galle (Royaume Uni)

http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32016D0321&qid=1457961660217&from=FR

(extrait de la veille juridique OGM, merci Pauline)

Planète environnement / France Inter

l'émission du mercredi 16 mars 2016

Après les OGM voilà les NBT

Les organismes génétiquement modifiés sont exclus des cultures de la majorité des pays européens et voici les NBT.

Un jour les hommes ont croisé des plantes. Ils ont choisi les meilleures, les plus belles, les plus productrices. Ils les ont mariées pour donner naissance à des semences qui avaient acquis le meilleur de leurs parents. C’était déjà de la sélection. Et cela a permis d’augmenter les rendements.

Un autre jour, les hommes ont maîtrisé la transgénèse : ils ont réussi à introduire un gêne étranger dans une plante ou un animal. Ça donne des poissons luminescents, des plantes résistantes aux herbicides. D’un point de vue économique c’est un coup de génie : je vend la semence et le bidon de Round up qui va avec. Bingo.

Mais les européens sont comme le village gaulois d’Astérix, ils résistent et n’en veulent pas. Voilà donc les NBT.

New Breeding Technique. Nouvelle technique de reproduction.

Cette méthode n’introduit pas un gène étranger. Elle coupe un bout dans une plante existante. Comme avec un ciseau. « Rien à voir avec les organismes génétiquement modifiés » d’après Georges Fressinet de l’Association Française des Biotechnologies Végétales. On modifie un petit bout du patrimoine génétique de la plante. Vous ne saisissez pas la différence, moi non plus.

Evidemment répond Christophe Noisette de l’association Inf’Ogm. C’est juste la méthode qui change. « Comme lorsque l’on est passé de la hache à la guillotine pour exécuter les condamnés a mort ». Et il ajoute « la méthode est plus propre mais le résultat est le même ».

Qui croire ? Je ne sais pas.

En tout cas tous les deux disent que cette méthode est moins chère que la production des OGM.

Les chinois investissent à fond dans les NBT.

Ça va du chien policier qui court plus vite, au bœuf qui produit plus de muscles. Miam Miam.

Et le porc dont les déjections seraient moins chargées en phosphates donc moins polluantes.

Ça pourrait intéresser les éleveurs bretons : ils ne savent plus comment gérer les épandages de lisier qui empoisonnent les plages avec les algues vertes.

Evidemment on peut redouter l’apparition d’élevages encore plus grands genre la ferme des 20 000 cochons.

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 08:45

Lettre ouverte aux députés de l'Hérault.

Mesdames,messieurs les députés,

Le mardi 15 mars 2016 commencera la seconde lecture à l’Assemblé Nationale ,du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité
de la nature et des paysages n° 3442 ,modifié par le Sénat.
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/biodiversite.asp

Le 4 février 2016 ,notre secrétaire de section à la LDH de Saint-Pons-de-Thomières /Hauts-Cantons a rencontré le député PS Frédérique Roig de la 4éme Circonscription de l'Hérault.Parmi d'autres sujets, il lui a exposé notre réflexion sur l'étroitesse du lien qui existe entre la préservation de la biodiversité ,et les droits de l'homme .

Alors que le Parlement va discuter d'une loi sur le sujet ,dont l'adoption est prévue à l'été ,nous nous adressons donc à vous tous par une lettre qui est ouverte, afin de vous présenter aujourd'hui aujourd'hui les proposions d’amendements mises à jour à l’ensemble des députés
fournies par le collectif semons la biodiversité que notre section soutien pleinement (A lire aussi en pièce -jointe).

Nous vous demandons de diffuser de façon générale à vos collègues législateurs ,ces huit amendements et les 2 «exposés des motifs,» pour défendre des évolutions introduites en première lecture dans le texte. Car nous escomptons bien que le parlement les inscrive dans la loi,démontrant ainsi qu'il partage notre pensée universaliste sur les droits de l’être humain, et qu'il rejoint une vision qui s’inscrit aussi bien dans le cadre de la protection légaliste de la biodiversité,que dans les prérogatives de la DUDH

Car en ce qui concerne la prévention ,et la réparation des crimes contre l' humanité que l'on pourrait qualifier de biocide ,nous attirons votre attention sur l'amendement déposé le mardi 1er mars 2016 afin que vous le rejetiez .En effet la teneur et l'intention de cette initiative nous semble inadmissible par rapport la responsabilité des préjudices écologiques,et de leurs conséquences en terme d 'atteintes possibles à la santé des populations.
Le contenu de cet amendement apparaît dans l'article : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3442/CIONDVP/CD1048.asp et se décline dans cet extrait ,comme suit:
-"N’est pas réparable, sur le fondement du présent titre, le préjudice résultant d’une atteinte autorisée par les lois, règlements et engagements internationaux de la France ou par un titre délivré pour leur application."

Ce qui est exposé dans cet extrait bafoue le principe du pollueur-payeur :
En l'occurrence ,si cette amendement n'est pas rejeté, une pollution causée par une activité autorisée par l’État, ne serait pas qualifiée de préjudice écologique et ne pourrait donc pas faire l'objet de réparation par le pollueur.
Par conséquent,que la pollution causée dans ce cadre ne soit pas payable par les responsables ,mais par les contribuables ...et pollués ne nous semble pas acceptable .

Nous comptons donc sur votre sens de la responsabilité pour que vous preniez en considération nos observations et rejets ,ainsi que nos demandes positives et constructives .

Recevez nos salutations distinguées .

Fait à Saint-Pons-de-Thomières ,le 14 mars 2016.
La présidente

-Note "rassemblement à ce propos et une cyberaction : Reconquête de la Biodiversité est a signer" par l'administration du blog:

Un rassemblement de représentants et de délégations de 16 organisations apicoles, paysannes et environnementales dont l’Union Nationale de l’Apiculture Française mèneront une action symbolique MARDI 15 MARS 2016 à 10H30 près de l’Assemblée Nationale, (A l’angle des rues Constantine et de l’Université, 75007) à l’occasion du 1er jour d’examen du projet de loi biodiversité. 100 à 200 participants de ces organisations sont attendus.

Prises de parole des apiculteurs en tenue, des autres organisations paysannes et environnementales et des députés présents, remise de pots de miel et de fruits aux députés, etc.

Ci-joint, le Communiqué de Presse commun de cette action

Contact Presse pour l’UNAF, sur place, le 15 Mars au matin :

Loïc Leray, Apiculteur professionnel et Administrateur de l’UNAF

06 33 24 81 40

Bien cordialement.

Anne Henriot

Relations Presse

Union Nationale de l’Apiculture Française

06 07 03 17 56

04 99 61 29 90

COMMUNIQUE DE PRESSE

Loi Biodiversité et insecticides néonicotinoïdes : une action symbolique de 16 organisations apicoles, paysannes et environnementales près de l’Assemblée Nationale

MARDI 15 MARS 2016 A 10H30

Le 15 mars 2016, premier jour de l’examen du projet de loi biodiversité à l’Assemblée Nationale, les organisations apicoles, paysannes et environnementales vous donnent rendez-vous à 10H30 près de l’Assemblée Nationale (à l’angle des rues Constantine et de l’Université, 75007).

Le sort des abeilles est de nouveau entre les mains de l’Assemblée nationale. Les députés, en deuxième lecture de la loi biodiversité, devront se prononcer sur la réintroduction de l’amendement d’interdiction des néonicotinoïdes, ces insecticides tueurs d’abeilles. Les enjeux sont énormes : ¾ des cultures dans le monde dépendent de la pollinisation. Au-delà de la protection des espèces et de la biodiversité, c’est la sécurité alimentaire, la santé de nos concitoyens et la qualité de notre agriculture qui sont en jeu.

A partir du mardi 15 mars, l’Assemblée Nationale commencera l’examen en séance du projet de loi biodiversité. Plusieurs députés ont déjà déposé des amendements pour cette interdiction ou se sont prononcés en ce sens.

Nos organisations vous convient à une action symbolique auprès des parlementaires pour demander l’interdiction totale des produits à base de néonicotinoïdes.

Seront présents :

. Des parlementaires

. Les syndicats d’apiculteurs et d’agriculture paysanne : l’Union Nationale de l’Apiculture Français, le Syndicat National d’Apiculture, la Fédération Française d’Apiculteurs Professionnels et la Confédération Paysanne

. Les associations environnementales : Agir pour l’environnement, la Fondation Nicolas Hulot, Générations futures, Greenpeace, la Ligue de Protection des Oiseaux et Terre d’abeilles

cyberaction : Reconquête de la Biodiversité

La Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages sera examinée à l'Assemblée nationale à partir du 15 mars prochain.

Plusieurs avancées essentielles pour notre vie et celle des générations futures ont été provisoirement obtenues lors de son passage devant le Sénat, mais doivent maintenant être confirmées ou approfondies par les député-e-s – alors qu'elles risquent à l'inverse d'être annulées par le lobbying actif de l'agro-industrie.

Plus d'infos et signature sur : http://tinyurl.com/hp3s5wv

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 06:41

La France doit renoncer à construire l’aéroport de Notre Dame des Landes

Naomi Klein, Jean Jouzel, Virginie Despentes, Pierre Rabhi, Erri de Luca, Isabelle Stengers, Cyril Dion, Giorgio Agamben, Catherine Larrère : une quarantaine de personnalités appellent le gouvernement à ne pas construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes au nom de la protection du climat et du respect des engagements de la COP21.

Qui a déclaré : « A Paris, il y a eu bien des révolutions depuis des siècles, mais aujourd’hui c’est la plus belle et la plus pacifique des révolutions qui vient d’être accomplie : la révolution sur le changement climatique »?

Réponse : François Hollande, en clôture de la COP21, la conférence internationale sur le climat, le 12 décembre 2015.

Mais comment parler d’une révolution sans les actes courageux pour la faire advenir ? L’accord de Paris, adopté à l’unanimité en décembre 2015 à l’issue de la COP21, fixe au monde l’objectif de contenir l’élévation de la température de la planète « nettement en-dessous de 2° C » et de « poursuivre l’action » pour la limiter à 1,5° C. Y parvenir réduirait sensiblement les risques liés au dérèglement climatique, qui modifierait de manière irréversible les conditions d’existence sur Terre.

Cliquer ici pour signer l'appel

Dès aujourd’hui, les émissions excessives de gaz à effet de serre et les dérèglements qu’elles provoquent accentuent les inégalités sociales et font courir de nouveaux risques sur l'ensemble du globe. Six cent mille morts de désastres climatiques depuis 1995 ; 250 millions de réfugiés climatiques à l’horizon 2050 : derrière ces chiffres, c’est la responsabilité de notre génération qui est en jeu. Tous les chefs d’Etat et de gouvernement ont reconnu cette responsabilité dans l’accord de Paris.

Mais pour véritablement prendre sens, cet engagement doit maintenant dépasser les simples promesses diplomatiques et être mis en œuvre concrètement. Cela passe par la réduction d’activités émettrices de gaz à effet de serre, en particulier la combustion d’énergies fossiles.

L’engagement pris dans l’accord de Paris n’est pas compatible avec la construction d’un aéroport à Notre Dame des Landes sur près de 1225 hectares de terres agricoles et de milieux naturels (qu’habitent de nombreuses espèces protégées), qui générerait un surcroît d’émissions par l’aviation, le bétonnage d'une des plus grandes zones humides du pays, et la destruction de fermes paysannes.

A l’inverse, préserver le bocage fertile et riche en biodiversité de Notre Dame des Landes serait le signe de la maturité d'un pays prêt à s’engager dans la voie nouvelle de la transition énergétique et écologique, dont les générations actuelles comme les générations futures ont tant besoin. Abandonner ce projet ne préserverait par ailleurs pas que l’écosystème local : renoncer à un projet émetteur de gaz à effet de serre contribue également à préserver notre avenir à tou.te.s.

Depuis plus de 40 ans, le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes suscite l’opposition résolue et concertée d'agricultrices et d’agriculteurs, d’associations de protection de l'environnement, d’élu.e.s, d’habitant.e.s de la région, de riverain.e.s, de syndicalistes, ainsi que de nombreuses personnes à travers la France. Sur place, les opposant.e.s au projet d’aéroport mènent des expériences riches en enseignements, dans le domaine de l’agroécologie, de la permaculture, de l’habitat léger, etc. La qualité des études qui ont conduit à l'autorisation de l'aéroport est quant à elle contestable, son utilité même est remise en cause, de même que les dépenses que sa construction implique. L’abandon de ce projet, lancé il y a cinquante ans et désormais dépassé, est la seule position cohérente et pragmatique pour l'avenir de notre climat - c’est en effet à l’aune de l’accord de Paris que doit être jugée la pertinence de ce projet.

Nous demandons le respect des engagements pris lors de la COP 21 - autrement dit l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.

Premier.e.s signataires :

Giorgio Agamben, philosophe

Geneviève Azam, économiste, porte-parole d’Attac

Ludivine Bantigny, historienne

Jérôme Baschet, historien

Philippe Bihouix, ingénieur et écrivain

Christophe Bonneuil, historien, CNRS

Dominique Bourg, Philosophe

Yves Citton, professeur à l'université de Grenoble-Alpes et co-directeur de la revue Multitudes

Florent Compain, président des Amis de la Terre

François Cusset, historien

Denis Couvet, écologue, professeur au Museum national d’histoire naturelle

Amy Dahan, historienne et sociologue des sciences

Deborah Danowski, philosophe

Virginie Despentes, écrivaine

Vincent Devictor, Ecologue, CNRS

Cyril Dion, auteur et réalisateur

Pierre-Henri Gouyon, professeur d'écologie au Museum national d’histoire naturelle

Émilie Hache, philosophe

John Holloway, sociologue et philosophe

Jean Jouzel, climatoloque, ancien vice-président du groupe scientifique du GIEC

Naomi Klein, journaliste

Catherine Larrère, philosophe

Jérôme Leroy, écrivain

Erri de Luca, écrivain

Virginie Maris, philosophe, membre du Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité auprès de la Ministre de l'écologie

Bill McKibben, co-fondateur de 350.org

La Parisienne Libérée, chanteuse

Pierre Perbos, président du RAC

Karen Pinkus, professeure de littérature comparée et d’italien

Serge Quadruppani, écrivain, traducteur

Pierre Rabhi, paysan, écrivain et philosophe

Marc Robert, professeur de chimie, Univversité Paris Diderot

Marie-Monique Robin, journaliste, réalisatrice et auteure

Kristin Ross, professeure de littérature comparée

Isabelle Stengers, philosophe

Eduardo Viveiros de Castro, anthropologue

Patrick Viveret, philosophe

Revue de presse NDDL:

Vous êtes salarié de Vinci, pourquoi êtes-vous contre les expulsions à Notre-Dame-des-Landes ?

Remplacement des F-16 : près de 15 milliards sur 40 ans - Belgique - LeVif.be

Notre-Dame-des-Landes : un référendum local sur des enjeux mondiaux - Basta

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 08:05

Bourse aux graines 21 fév 2016 - Lodève (34)

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