Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 10:23

Sofiprotéol devient le groupe Avril

Le groupe d'oléagineux Sofiprotéol, notamment producteur de biodiesel et spécialiste de la chimie renouvelable, s'est rebaptisé Avril, a-t-il annoncé le 7 janvier, dans un communiqué. Le groupe se dote d'une nouvelle gouvernance et organisation. Il passe désormais du statut de société anonyme à celui de société en commandite par actions (SCA), organisé en deux pôles : l'un regroupant les activités industrielles du groupe Avril (le pôle "végétal" et le pôle "animal") et l'autre dédié aux activités de financement des filières des huiles et protéines qui conserve le nom Sofiprotéol. "Cette évolution permet de consolider le groupe et améliore sa visibilité, lui  offrant un meilleur accès à de nouveaux financements afin d'accélérer son développement."  .

Logo du groupe Avril © Avril

 
 
   Le conseil d'administration de cette SCA est composé des actionnaires historiques - la Fédération des producteurs d'oléagineux (FOP) et le Fonds de développement interprofessionnel de la filière oléo-protéagineuse (Fidol) - qui exerceront leur contrôle sur le fonctionnement du groupe en tant que "commanditaires", à travers un conseil de surveillance représenté par les interprofessions des oléagineux (Onidol) et des plantes riches en protéines (Unip). De son côté, Xavier Beulin, patron de la FNSEA, présidera la société Avril Gestion qui intervient comme "associée  commanditée": son conseil d'administration décide des grandes orientations stratégiques et financières du groupe.

Les principaux actionnaires de la société de financement Sofiprotéol, aux côtés de la SCA, regroupent les interprofessions de l'Unip et de l'Onidol ainsi que les partenaires financiers et professionnels du Groupe Avril (Crédit Agricole, Natixis, Unigrains et les organismes professionnels agricoles).

"Le groupe se dote aujourd'hui d'une gouvernance et d'une organisation à même de répondre à ses ambitions, tout en perpétuant l'un de ses principes fondateurs : le réinvestissement de la majorité des dividendes dans les filières", a déclaré Jean-Philippe Puig, Gérant de la SCA Avril.

En 2013, Avril a réalisé un chiffre d'affaires de 7 milliards d'euros et compte 8.200 collaborateurs répartis dans 22 pays.


-Vidéo: Xavier Beulin appelle à manifester ce dimanche à Paris

| Réactions (0)
Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, appelle les agriculteurs à se mobiliser dans le cadre de la manifestation d'unité nationale ce dimanche 11 janvier 2015 à Paris.

http://blog.lefigaro.fr/agriculture/2015/01/video-xavier-beulin-appelle-a.html
 
Repost 0
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 09:19

 

Novethic, Le media expert de l'économie responsable

EMPREINTE TERRE

Big data : IBM s’intéresse à l’eau de Montpellier

IBM prétend optimiser la gestion publique de l’eau grâce au big data. Aujourd’hui au stade pilote, son projet "Smarter Water" mené avec l’agglomération de Montpellier pose déjà beaucoup de questions. Car si le géant informatique s’ouvre de nouveaux horizons en s’emparant de ce marché de service au public, les bénéfices du big data pour la collectivité restent incertains. L’intérêt d’une décision publique basée sur de l’analyse prédictive reste à démontrer.

Centre commercial et de développement d'IBM à Montpellier.
IBM

Une ville capable de prévoir les pics de consommation d’eau, de repérer en temps réel les fuites et les pollutions, ou encore d’anticiper les conséquences d’une inondation. C’est ce qu’IBM a proposé à l’agglomération de Montpellier en l’associant à son projet de réseau d’eau intelligent "Smarter Water". Le géant informatique travaille ainsi depuis plus de six ans avec la capitale languedocienne. Objectif ? Démontrer la performance du big data (le traitement de données de masse) appliqué à la gestion de l’eau.

 

Un gain écologique hypothétique

 

Pour IBM, l’enjeu est de se positionner sur le marché des services au public. Smarter Water, initié en 2007, est d’ailleurs décliné aujourd’hui en un projet encore plus ambitieux de "ville intelligente": Smarter City. Avec ce nouveau projet, IBM a élargi son partenariat avec l’agglomération à la gestion des transports, des données publiques et des risques.

Pour la collectivité locale, l’intérêt serait d’améliorer la gestion de l’eau grâce à l’analyse prédictive. Mais interrogé sur le sujet, Max Levita, vice-président de l’agglomération et responsable des nouvelles technologies, reconnaît qu’il n’a "aucune idée précise de ce que ça va donner".

Personne ne connaît non plus le coût financier de l’équipement en capteurs des réseaux d’eau de la ville. Le bilan économique et écologique reste à calculer. Est-ce que les économies de fuites d’eau (environ 20% selon IBM) compenseront le coût et l’impact environnemental de toute l’électronique nécessaire au fonctionnement du système?

 

La confidentialité des données en question

 

Le projet soulève aussi de nombreuses questions éthiques. D’abord, la concentration des données personnelles aux mains d’un seul opérateur pose des questions de sécurité et d’utilisation de ces informations. Le déploiement des compteurs communicants, par exemple, n’est pas sans risque au regard de la vie privée, étant donné le nombre et le niveau de détail des données qu’ils permettent de collecter (voir les travaux de la Cnil, Commission nationale de l’informatique et des libertés) sur les compteurs électriques.

La sécurité des données est aussi une question de moyens financiers. "IBM sait faire du très sécurisé pour les banques. Mais ces solutions sont trop chères pour les collectivités", explique Olivier Hess.

Selon la Cnil, l’anonymisation des données réglerait la question de la confidentialité. Une exigence d’autant plus légitime que la performance du big data repose sur la masse d’informations traitées et non sur le profil de chaque utilisateur.

 

Le big data seul maître de la décision publique ?

 

Autre enjeu majeur, celui de la décision publique. Les masses de données et algorithmes mathématiques, le tout traité par les puissants ordinateurs d’IBM, devraient permettre de prédire les événements et de guider les choix de gestion. Mais le processus de décision est alors changé, basé moins sur le jugement des spécialistes que sur la probabilité mathématique, comme l’expliquent les auteurs de "Big Data, la révolution des données numériques est en marche", Kenneth Cukier et Viktor Mayer-Schoenberger.

Ces questions échappent largement aux élus locaux qui financent pourtant le projet (250 000 euros pour Smarter Water et 4 millions d’euros pour Smarter City). "Les entreprises veulent développer des services au public et on accompagne ce mouvement", commente, fataliste, Max Levita.

Le projet Smarter Water prévoit de connecter l’ensemble des réseaux d’eau de la ville. Autrement dit d’équiper les  canalisations de capteurs mesurant le débit et la qualité de l’eau, d’installer des compteurs d’eau communicants chez les habitants... Ces informations produites et collectées en temps réel viendront s’ajouter aux informations historiques du réseau d’eau de la ville. Le traitement de cette masse de données ainsi disponible doit permettre, selon IBM, de proposer une gestion de l’eau plus performante.

"La puissance du big data est d’intégrer toutes les données immédiates et historiques pour en sortir des modèles prédictifs de gestion de l’eau", explique Olivier Hess, responsable de ce projet à IBM.

 

 

Magali Reinert
© 2015 Novethic - Tous droits réservés
Repost 0
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 06:24

http://afsafrica.org/wp-content/uploads/2014/05/AFSA-Logo-300x105.jpgLettre ouverte de l’AFSA contre les essais d’alimentation humaine avec des bananes OGM

http://afsafrica.org/fr/afsa-open-letter-opposing-human-feeding-trials-involving-gm-banana/

 

mardi, décembre 09, 2014

Adressée à : 

La Fondation Bill et Melinda Gates

Sue.Desmond-Hellman@gatesfoundation.org

Chris.Elias@gatesfoundation.org

Dr Wendy S White, Université d’État d’Iowa

wswhite@iastate.edu

Directrice, Human-Institutional Review Board [Comité de contrôle éthique des recherches], Université de l’État d’Iowa

IRB@iastate.edu

Madame, Messieurs,

Nous, les soussignés représentant diverses instances de toute l’Afrique et du monde, qui œuvrons pour la souveraineté alimentaire, nous opposons vivement aux essais alimentaires sur des humains qui ont lieu actuellement à l’Université de l’État d’Iowa avec la soi-disant “super banane” génétiquement modifiée (OGM), la variété matooke OGM à manger telle quelle ou à griller.

Ces essais, financés par la Fondation Bill et Melinda Gates, sont menés, sous la direction du Docteur Wendy White de l’Université de l’État d’Iowa, sur 12 jeunes étudiants, avec l’idée d’introduire la banane OGM d’abord en Ouganda, puis dans d’autres pays d’Afrique de l’Est. La banane OGM qui est actuellement soumise à des essais de terrain en Ouganda, a été mise au point par des chercheurs de l’Université de Technologie du Queensland en Australie ; cette recherche a également été financée par la Fondation Gates.

Malgré les dénégations des promoteurs et des développeurs de plantes OGM, et pour reprendre ce que près de trois cents chercheurs mondiaux ont déclaré dans leur Lettre Ouverte de décembre 2013 [i], il n’existe pas de consensus sur la sécurité des plantes OGM pour la consommation humaine. La majeure partie des études réalisées par des chercheurs indépendants sont en contradiction directe avec les résultats des études sponsorisées par l’industrie de la biotechnologie, qui soutient qu’il n’existe pas de preuve de risques ou de dangers.

Cette soi-disant  “super banane” a été génétiquement modifiée pour  y ajouter plus de béta-carotène, un élément nutritif utilisé par le corps humain pour fabriquer la vitamine A. Contrairement aux autres plantes OGM actuellement utilisées pour la production commerciale dans lesquelles les traits agronomiques ont été altérés,  les scientifiques ont inséré des gènes dans la banane OGM pour produire des substances que les humains doivent digérer (béta-carotène supplémentaire). La banane OGM est donc une toute autre histoire et soulève de sérieuses inquiétudes quant aux risques encourus par les communautés africaines qui seraient censées la consommer. La production de vitamine A dans le corps est complexe et le processus n’est pas parfaitement compris. Ce qui soulève des questions importantes, notamment, entre autres, de savoir si des taux élevés de béta-carotène ou de vitamine A comportent des risques et quelle peut être la nature de ces risques. Une évaluation des risques est une obligation pour les aliments OGM renforcés dans la législation de nombreux pays, et la nécessité d’une évaluation spécifique et supplémentaire de sécurité sanitaire pour les plantes à nutrition renforcée, comme la banane OGM, est reconnue par la Commission du Codex Alimentarius, car les modifications génétiques de ces plantes entraînent une composition qui peut être sensiblement différente de celle leurs homologues traditionnels [ii].

Nous voulons savoir quelles conclusions solides on peut tirer de ces essais alimentaires : comment peut-on appliquer des observations qui concernent des personnes jeunes vivant aux États-Unis à des paysans et consommateurs pauvres d’Afrique, étant donné les différences de genre de vie et de régime entre ces deux populations?

Quels autres aliments ces étudiants vont-ils manger avec les bananes OGM et de quelle manière vont-ils consommer ces bananes ? Auront-elles une autre couleur et le même pourcentage d’eau ? La cuisson des bananes OGM provoquera-t-elle une perte de béta-carotène ? Les participants recevront-ils des portions de graisses et d’huile (du beurre par exemple) pour apporter un complément à la banane, comme ce fut le cas durant les essais alimentaires avec le Golden Rice pour faciliter l’absorption de la béta-carotène ? Dans ce cas, les essais alimentaires avec la banane OGM pourraient ne pas signifier grand-chose pour les Ougandais et autres Africains de l’Est vivant dans les campagnes, qui préparent la matooke en la faisant simplement cuire à la vapeur et en la réduisant en purée.

De gros progrès ont été réalisés aux Philippines, un autre pays-cible pour les plantes OGM renforcées, par le biais de programmes gouvernementaux fournissant des suppléments alimentaires et améliorant l’accès à des aliments riches en vitamine A, pour pallier les carences en vitamine A. Ceci se fait sans avoir à supporter d’énormes coûts et les effets à long terme inconnus sur la santé, l’environnement et les systèmes agricoles, qu’implique l’utilisation des plantes OGM. Et cette manière de faire permet aux utilisateurs de garder le contrôle.

L’Afrique, les États-Unis et en réalité le reste du monde, n’ont pas besoin d’OGM. Ces plantes détournent les ressources de solutions agricoles aux problèmes nutritionnels qui sont plus adaptées aux conditions locales et permettent aux populations de garder le contrôle. Si le but de ceux qui sont engagés dans le projet est véritablement de combattre les carences en vitamine A, ne devraient-ils pas encourager la consommation de fruits et de légumes plus variés, comme les patates douces qui sont riches en vitamine a et poussent en abondance en Afrique ? Paradoxalement,  la promotion d’un aliment OGM de base riche en vitamine A risque de perpétuer des régimes peu variés qui sont précisément la cause des carences en vitamine A  à la base.

La présente lettre est un geste de solidarité avec les paysans et les communautés d’Afrique et du monde qui ont résisté à la modification génétique de leurs aliments de base, du Ghana, du Kenya et de la Zambie au Mexique, à l’Inde et aux Philippines. Nous ne resterons pas les bras croisés tandis qu’on essaye de modifier génétiquement, de façon systématique, les aliments de base africains et d’en faire en même temps un bon coup publicitaire en prétendant avoir résolu des problèmes de santé publique en soumettant les Africains à des risques inutiles.

Dernier point, nous exigeons que le contenu complet de cette lettre ouverte soit partagé avec les sujets humains des essais aux États-Unis.

Bridget Mugambe

responsable du plaidoyer

Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA)

P.O.BOX 571,

Kampala, Ouganda

Email: b_mugambe@yahoo.com

Tel: 256 775 692499

[i] No Scientific Consensus on Safety of Genetically Modified Organisms – Scientists Release Statement as World Food Prize goes to Monsanto and Syngenta http://www.ensser.org/media/0513/

Version française : http://www.ensser.org/fileadmin/user_upload/FR_PR_no_consensus_ENSSER_LV.pdf

http://www.ensser.org/increasing-public-information/no-scientific-consensus-on-gmo-safety

[ii] See ftp://ftp.fao.org/codex/Publications/Booklets/Biotech/Biotech_2009e.pdf

version française : ftp://ftp.fao.org/codex/Publications/Booklets/Biotech/Biotech_2009f.pdf

Signataires :

  1. African Biodiversity Network  (Kenya)
  2. African Centre for Biosafety  (South Africa)
  3. Africa Europe Faith Justice Network (Belgium)
  4. African Network on the Right to Food (Togo)
  5. Agency for Integrated Rural Development (Uganda)
  6. AgriculturALMissions Inc (USA)
  7. AgriProfocus (Uganda)
  8. AGRA Watch/Community Alliance for Global Justice (USA)
  9. Alliance Against Hunger and Malnutrition (Nigeria)
  10. Alliance for Rural Advancement (South Africa)
  11. Biowatch (South Africa)
  12. Border Rural Committee (South Africa)
  13. Black Farmers and Agriculturalists Association (USA)
  14. Centre for Human Rights and Development (CEHURD) (Uganda)
  15. Centre for Information Policy in Africa (Uganda)
  16. Center for Indigenous Knowledge and Organizational Development (CIKOD) (Ghana)
  17. Centre for Participatory Research and Development (Uganda)
  18. Centro Internazionale (Italy)
  19. Civil Society Watch Project (Uganda)
  20. ‎Committee on Vital Environmental Resources (COVER) Nigeria
  21. Community to Community (USA)
  22. Community Development Resource Network (Uganda)
  23. Consumer Education Trust (Uganda)
  24. Commons for Eco Justice (Malawi)
  25. Comparing and Supporting Endogenous Development- Africa
  26. CNCD- 11.11.11 (Belgium)
  27. CICODEV Africa
  28. Earthlife Africa (South Africa)
  29. Environmental Management and Livelihoods Improvement (Uganda)
  30. Entraide et Fraternite (Belgium)
  31. Eastern and Southern Africa Small Scale Farmers Forum (EASAFF-regional network)
  32. FAHAMU (Senegal)
  33. Farmer Support Group (South Africa)
  34. Family Farm Defenders (USA)
  35. Farm Workers Association of Florida (USA)
  36. Fellowship of Christian Councils and Churches in West Africa (West Africa)
  37. Food First/Institute for Food and Development Policy
  38. Food Sovereignty Ghana (Ghana)
  39. Food Democracy Now! (USA)
  40. Food Matters Zimbabwe
  41. Food and Water Watch (USA)
  42. FOOD Watch (Australia)
  43. Friends of the Earth Africa
  44. FNQ Sustainability Alliance (Australia)
  45. Garden Africa
  46. Gaia Foundation (United Kingdom)
  47. Gene Ethics (Australia)
  48. Gen-ethisches Netzwerk
  49. GRAIN
  50. Greenpeace
  51. GM Free Australia (Australia)
  52. GM-Free Far North Queensland (Australia)
  53. Grassroots International (USA)
  54. Growth Partners Africa (Kenya)
  55. Hawai`i SEED
  56. Health of Mother Earth Foundation (HOMEF) Nigeria
  57. International Development Exchange (USA)
  58. Institute for Culture and Ecology (Kenya)
  59. Institute for Research and Promotion of Alternatives (Mali)
  60. Institute for Sustainable Development (ISD) Ethiopia
  61. Interface Development Interventions (Philippines)
  62. Iowa  Citizens for Community Improvement
  63. jAbL (Germany)
  64. JA!FOE (Mozambique)
  65. JINUKUN- Coalition to Protect African Genetic Heritage (Benin)
  66. Kenya Biodiversity Coalition (Kenya)
  67. Kenya Food Rights Alliance (Kenya)
  68. Land Loss Prevention Project (USA)
  69. La Via Campesina (Africa)
  70. La Via Campesina (North America)
  71. Legal Resources Centre (South Africa)
  72. MADGE Australia Inc (Australia)
  73. Mantasa (Indonesia)
  74. Melca (Ethiopia)
  75. Mississippi State Association of Cooperatives (USA)
  76. Maryknoll Office for Global Concerns (USA)
  77. National Association for Professional Environmentalists (Uganda)
  78. National Family Farm Coalition (USA)
  79. Natures Friends Institute Demonstration Site (USA)
  80. Ndima Community Service (South Africa)
  81. Nkuzi Development Association (South Africa)
  82. Navdanya (India)
  83. Never Ending Food  (Malawi)
  84. Network of Farmers and Agricultural Producers’ Organisations of West Africa
  85. North East Organic Farming Association of New York (USA)
  86. Oakland Institute (USA)
  87. Pesticide Action Network- North America
  88. Partners for the Land and Agriculture Needs of Traditional Peoples (USA)
  89. PELUM Association (Regional network representing 10 countries in Africa)
  90. Right to Agrarian Reform for Food Sovereignty Campaign (South Africa)
  91. Rural Women’s Assembly (Southern Africa)
  92. Slow Food Youth Network (South Africa)
  93. Society for International Development (Italy/International)
  94. SOS Faim Luxemburg (Germany)
  95. Southern Cape land Committee (South Africa)
  96. Southern and Eastern Africa Trade Information and Negotiations Institute (Uganda)
  97. Sovereign Seeds (Western Australia)
  98. Surplus people project (South Africa)
  99. The Ecologist Magazine
  100. The Indigenous Peoples of Africa Coordinating Committee
  101. The Acequia Institute (USA)
  102. Third World Network
  103. Tanzania Alliance for Biodiversity (Tanzania)
  104. Terra Nova (Italy)
  105. Tropical Sustainable Foundation (Uganda)
  106. Truly Living Well Center for Natural Urban Agriculture (USA)
  107. The Committee on Vital Environment Resources (Nigeria)
  108. The Young Environmental Network (Nigeria)
  109. The Health of Mother Earth Foundation (Nigeria)
  110. Trust for Community Outreach and Education (South Africa)
  111. Transkei Land Service Organisation (South Africa)
  112. Pan-Africanist International (Belgium)
  113. Participatory Ecological Land Use Management (Uganda)
  114. Platforme Regionale des Organisations d’Afrique Centrale
  115. SEARICE (Philippines)
  116. Uganda Coalition for Sustainable Development (Uganda)
  117. US-Africa Network (USA)
  118. US Food Sovereignty Alliance (USFA)
  119. Vijiji Foundation (Tanzania)
  120. Washington Biotechnology Action Council (USA)
  121. Women on Farms (South Africa)
  122. World Neighbours
  123. Support for Women in Agriculture and Environment (Uganda)
  124. Zambia Alliance for Agro Ecology and Biodiversity Conservation (Zambia)

Individuals

  1. Dr. Vandana Shiva (India)
  2. Joanna Stodden (Seattle, USA)
  3. Lan Dinh (Philadelphia USA)
  4. Dr. Jeanne Koopman (USA)
  5. Sheila Kinsey (Rome, Italy)
  6. Sue Kalicinska (United Kingdom)
  7. Sue Edwards
  8. Reverend M Dele (USA)
  9. Dr. Eva Novotny (United Kingdom)
  10. Erik Dalhuijsen (Aberdeen Scotland)
  11. Franz Fischer (Zimbabwe)
  12. Dr. Michael Antoniou (United Kingdom)
  13. Sr. Kumudine Dassanayake (Holy Family of Bordeaux,  Sri-Lanka)
  14. Dr. Norman Albon (United Kingdom)
  15. Frances Moore Lappe
  16. Prof. Joseph Cummins (Canada)
  17. Dr. Marion Hersh (Scotland)
  18. Mellese Damtie Dandi
  19. June WalkerThanthwe (Malawi)
  20. John Wilson (Zimbabwe)
  21. Philip L Bereano, Professor Emeritus
  22. Dr. Devon G. Peña
  23. H.M Owens
  24. Jeanie Clark (Warracknabeal, Australia)
  25. Joan Gussow Professor Emeritus (Columbia University, USA)
  26. Eric Holt-Gimenez
Repost 0
31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 12:33
Bio Consom'acteurs - Agir pour une bio locale et équitable
 

Bio Consom'info n°79 – Décembre 2014

credit anne arnould

Les consommateurs sont les patrons


  http://r.a.d.mailin.fr/2obclmxoiok7f.html

 

Le bilan que nous pouvons faire en cette fin d'année en matière d'avancés en agriculture et alimentation biologiques est plutôt positif, quoique mitigé. Un développement de la production en stagnation, un léger frémissement au Parlement (loi d'avenir agricole) et dans la restauration collective publique...dans les intentions (programmes électoraux aux municipales), mais surtout une vrai tendance à la hausse de la consommation.

Ce dernier point est essentiel.

Plus nous serons nombreux à consommer des produits bio, plus nous entrerons dans un cercle vertueux d'amorçage du vrai démarrage du développement de la bio souhaité lors du Grenelle de l'environnement.

Il s'agit de l'avenir de notre planète quand même ! De participer à la lutte contre l'effet de serre, à la préservation de la biodiversité. Et aussi de l'impact sur notre santé, celle des agriculteurs et des consommateurs.

Cela fait résonance avec ce me disait récemment un pionnier de la bio : « C'est les consommateurs qui sont les patrons. ».

Bon réveillon à toutes et à tous et bonne et heureuse année 2015 !

Claude Jourdren, président de Bio Consom'acteurs

Repost 0
23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 09:50
Au menu des fêtes : huîtres diploïdes ou triploïdes ?

 

A l'heure des fêtes de fin d'année, les ostréiculteurs s'activent pour fournir la demande. Les chercheurs aussi sont de la partie pour proposer à la filière des huîtres résistantes et naturelles. L'équation est-elle soluble ?

Reportage vidéo  |  Ressources naturelles  |  22 décembre 2014  |  Actu-Environnement.com
 

Depuis plusieurs années, la filière ostréicole cherche par tous les moyens à s'assurer une production stable, régulière, de qualité et si possible résistante aux aléas climatiques et aux maladies. C'est dans cette optique que sont nées les huîtres triploïdes : "mises au point" par les chercheurs de l'Ifremer, elles sont commercialisées depuis 2000. Elles ont la particularité de posséder trois paires de chromosomes et non deux comme les huîtres naturelles. Cette modification génétique les rend théoriquement stériles. L'énergie qu'elles n'utilisent pas pour produire des organes de reproduction (gamètes), elles la mettent à profit pour grossir plus vite. Ces huîtres ne sont pas laiteuses quelque soit la saison. Des avantages non négligeables pour les ostréiculteurs ayant choisi d'élever ce type d'huîtres.

Depuis 2008, la filière ostréicole est par ailleurs confrontée à une mortalité accrue des jeunes huîtres (naissains). Baptisé OsHV1 ou Vibrio aestuarianus, ce virus décime entre 60 et 90% des larves. Selon les professionnels du secteur, il s'attaquerait également à certains adultes mais pour l'instant seules ceux de la catégorie des huîtres triploïdes seraient touchés. Si la sensibilité accrue de ces huîtres au virus OsVH1 doit encore être démontrée par des études scientifiques, elle interroge les professionnels de la filière et les pousse à remettre en question leurs pratiques. Certains appellent à ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier et à diversifier l'origine des huîtres.

Des diploïdes résistantes et "made in Méditerranée" c'est possible !

Sur le bassin de Thau, la plus grosse zone conchylicole de la Méditerranée à l'origine de 10% de la production française, 60% des larves sont triploïdes et 40% sont diploïdes issues de différentes écloseries. En effet, la reproduction naturelle des huîtres diploïdes est quasi-inexistante dans le bassin de Thau. Même pour les huîtres naturelles, les ostréiculteurs doivent se fournir auprès d'autres bassins ostréicoles notamment de la côte Atlantique. Mais ces naissains ne sont pas forcément adaptés aux conditions climatiques de la Méditerranée et ne sont pas la clef d'une production maîtrisée. Pour continuer à favoriser la diversification des sources d'approvisionnement et notamment le développement de filières locales, l'Ifremer a évalué la viabilité d'un captage naturel sur le bassin de Thau. Les résultats sont positifs. Si 90% des naissains restent touchés par le virus, l'élevage des adultes rescapés produit des huîtres de grande qualité selon les producteurs associés à l'expérimentation.

Un étiquetage très limité

La question de l'origine des huîtres interpelle les consommateurs. Mais aucun étiquetage ne la précise. Le label "agriculture biologique" permet d'en savoir un peu plus car son cahier des charges exclut les huîtres issues d'écloseries qu'elles soient diploïdes ou triploïdes. Une seule certitude : toutes les huîtres creuses produites en France n'ont rien d'endémiques car l'espèce a été introduite dans les années 50 et provient… du Japon.

Musicloops.com /

Slow Zombies - Sergei Stern

Echoes - Christian Larssen

Ambient Swirl - James Mcilwraight

Fast Track - Julio Kladniew

Dernières actualités sur les huîtres

jeudi 25 décembre

Les huîtres de Veules-les-Roses en Normandie

 

Malgré la publicité faites par France 2 sur les huîtres de Normandie et en particulier de Veules-les Roses, je peux vous affirmer que ces huîtres sont des triploïdes et qu'il ne faut pas en manger. Les connaisseurs ne se trompent pas.

Je reviens vers les huîtres. J'espère que vous n'avez pas trop abusé des triploïdes formatées... En tout cas si vous habitez Paris et voulez manger des huîtres traditionnelles, c'est à dire normales, des bonnes huîtres, des vrais huîtres cliquez sur le lien ci- dessous; il est encore temps de vous ressaisir.

 Vous avez 4 adresses dans les 10e, 12e, 14e, 15e où vous pouvez les acheter.

http://laperleblanche.fr/ou.php

Vous avez aussi les huîtres d'Yvonnick JEGAT

http://www.entreprises.ouest-france.fr/node/44033

Vous voyez à l'Elysée et sur les tables des plus grands chefs, il n'y a pas de Gillardeau, pas d'huîtres de Veules-les-Roses, pas de triploïdes. Si ces triploïdes étaient le top cela ce saurait. Et non, c'est le "top" d'une rentabilité douteuse. C'est nul!
Encore un effort et ces triploïdes vont disparaître de la planète!

Bon appêtit et boycottez les huîtres triploïdes!

Dr JO

Repost 0
22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 09:09

http://www.semencespaysannes.org/images/env/logoP1.jpghttp://www.semencespaysannes.org/images/env/titre_semences.jpg

 

Bonjour,

Suite au contrôle de maraîchers de l'Ariège sur le marché de Lavelanet en mai 2013, plusieurs manifestations et rencontres se sont produites en 2013 et 2014 (référence du site SlB : http://www.semonslabiodiversite.com/petits-maraichers-et-repression-des-fraudes-la-suite/ ).
Le Réseau Semences Paysannes (RSP) a alors décidé de rédiger une fiche pour informer et soutenir les maraîchers qui ont une activité de vente de plants de légumes.

Après un rappel de la réglementation en vigueur, cette fiche  présente les demandes défendues par le RSP afin de faire évoluer la réglementation en vigueur. Il s'agit également pour le RSP d'apporter son soutien aux maraîchers subissant des contrôles abusifs : en expliquant d'abord qui contrôle quoi ; en donnant des recommandations simples pour satisfaire les obligations minimales ; et finalement en agissant collectivement avec les personnes qui auraient besoin de soutien.

Cette fiche est accessible sur le site du RSP en 2 versions

A télécharger : soit en cliquant sur les points ci-dessus, soit en suivant le lien : http://www.semencespaysannes.org/fiches_pratiques_sur_la_reglementation_433.php .

Bonne réception et bonne fêtes de fin d'année,
--


Emilie Lapprand
Animatrice juridique et veille, Réseau Semences Paysannes.
Tél : 05 53 84 91 92.
Site :  www.semencespaysannes.org

 

 

http://kokopelli-semences.fr/images/logohd.pngSéminaire de Tom Wagner.


L'Association Kokopelli a le plaisir d'organiser un second tour de séminaires, en Europe, pour Tom Wagner, le célèbre créateur de variétés de tomates et de pommes de terre. Nous proposons un premier séminaire les 14/15 mars 2015 sur la commune de Camarade, dans l'Ariège, près de la Ferme de Kokopelli. Durant ce séminaire (traduit de l'anglais), Tom Wagner abordera la création variétale, la sélection, la génétique, la résistance... tout autant dans le domaine des tomates que des pommes de terre… et même dans d'autres espèces alimentaires cultivées.

 
 

Tom Wagner a consacré sa vie entière à la création de nouvelles variétés potagères strictement au bénéfice du Domaine Public. Il travaille présentement sur des centaines de lignées de tomates et de pommes de terre. L'une de ses tomates les plus connues, la "Green Zebra", fut introduite il y a plus de trente ans, en 1983. Le coût du séminaire est de 90 euros (sans hébergement et sans repas). L'Association Kokopelli enverra à tous les participants une liste des nombreux gîtes à proximité.

 

Nous allons très rapidement programmer un second séminaire en Belgique - qui sera plus accessible à tous nos amis de la partie nord de la France - et vraisemblablement un troisième séminaire en Suisse.

Repost 0
13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 09:48

http://www.bioaddict.fr/images/logo-257x56.pngL'étiquetage des aliments va rester trompeur en Europe

Publié Le 11 Décembre 2014 à 19h06
http://www.bioaddict.fr/article/l-etiquetage-des-aliments-va-rester-trompeur-en-europe-a4758p1.html

 
Le nouveau règlement européen qui va entrer en vigueur au mois de décembre 2014 n'apporte pas la transparence sur la composition, ni l'origine des denrées alimentaires.

Le nouvel étiquetage européen des aliments qui va entrer en application ce samedi 13 décembre 2014, et qui devait éclairer enfin le consommateur sur la composition et l'origine des produits, va rester dans le flou, et des informations essentielles vont continuer à être cachées. Ainsi le nouveau règlement européen (INCO) autorise toujours "les inscriptions illisibles, les valeurs nutritionnelles trompeuses, les OGM cachés, et l'absence de transparence sur l'origine des ingrédients", déplore dans un communiqué l'association de défense des consommateurs Foodwatch.

Le réglement INCO prévoit qu'à partir de décembre 2016 les fabricants devront mentionner les sept valeurs nutritionnelles principales dont les matières grasses, les sucres et le sel sur l'emballage. Mais ces informations nutritionnelles ne figureront qu'à l'arrière de l'emballage et en lettres minuscules : la taille des caractères d'impression des mentions obligatoires sur l'emballage pourra être de seulement 1,2 millimètre et de 0,9 millimètre pour les petits emballages. A vos loupes ! Quant à l'origine des différents ingrédients qui entrent dans la fabrication de la plupart des produits alimentaires, il ne sera toujours pas obligatoire de la mentionner.

Concernant les OGM, le fabricant de produits alimentaires ne sera pas obligé d'informer le consommateur sur le fait que les ingrédients d'origine animale entrant dans la composition de son produit ont été obtenus à partir des animaux nourris aux OGM, alors qu'en France, par exemple, 80% des animaux d'élevage consomment des OGM. Quant aux illustrations elles pourront continuer à être trompeuses et montrer des grosses fraises, par exemple, alors qu'il n'y en a que des traces dans le produit.

" Le nouveau règlement n'apporte donc que peu de transparence et d'améliorations dans l'information des consommateurs car il intègre de fait bon nombre des revendications formulées par l'industrie agro-alimentaire, déplore Ingrid Kragl, directrice de l'information de Foodwatch. Le consommateur est donc " le grand perdant de cette nouvelle règlementation désormais gravée dans le marbre ", tient- elle à préciser.

Avec ce nouveau règlement, les "ruses légales" vont perdurer et continuer d'induire le consommateur en erreur selon FoodWatch qui précise ce que prévoit cette nouvelle règlementation :

L'origine : le consommateur ne sait toujours pas d'où proviennent les principaux ingrédients qui entrent dans la fabrication de la plupart des produits alimentaires. Même pour les produits qui se disent " régionaux ", il n'est toujours pas obligatoire de mentionner l'origine des différents ingrédients. Les fabricants ont exercé une très forte pression contre l'élargissement des mentions d'origine, alors que le Parlement européen s'était prononcé en faveur de davantage d'informations obligatoires.

La taille des caractères : au lieu des 3 millimètres proposés à l'origine par la Commission européenne, les caractères d'impression des mentions obligatoires sur l'emballage devront seulement, à l'avenir, faire au minimum 1,2 millimètre (mesurés sur le " x " minuscule). Une taille réellement insuffisante puisque la plupart des journaux et magazines utilisent une police d'au moins 2 millimètres. Pire : pour les petits emballages, la taille des caractères est ramenée à 0,9 millimètre. Preuve que les nouvelles dispositions ne donnent absolument pas la priorité à une information lisible par le consommateur. Les fabricants de produits alimentaires redoutaient que de plus gros caractères ne laissent pas de place à leur " image de marque ".

Code couleur : le système des feux tricolores inspiré du modèle initial de l'agence britannique des normes alimentaires (FSA, Food Standards Agency), n'a pas recueilli la majorité au Parlement. Il faut dire que les fabricants de produits alimentaires européens ont investi un milliard d'euros pour saper le système des feux au profit de leur propre signalétique (les " apports journaliers recommandés "). En France aussi, l'ANIA (Association nationale des industries alimentaires) continue de s'opposer à un code couleur obligatoire. 80% des Français sont pourtant demandeurs d'un tel logo d'information nutritionnelle à l'avant de l'emballage.

Stella Giani

 

Sécurité des aliments: la France baisse la garde

Le 10 décembre 2014 par Romain Loury

Les abattoirs moins contrôlés
Les abattoirs moins contrôlés
DR

 

Un rapport remis lundi 8 décembre au ministre en charge de l’alimentation, Stéphane Le Foll, dresse un portrait très critique de la politique française de sécurité sanitaire des aliments. Il pointe notamment l’impressionnante baisse des contrôles au cours des dernières années.

Entre autres recommandations, les deux rapporteurs, Marion Guillou et Christian Babusiaux [1], proposent, «par une information accrue du public et des garanties de transparence, de travailler à restaurer la confiance du public, aussi bien dans la parole publique que dans les opérateurs». En termes de communication, ça commence bien.

Car malgré sa richesse, ce rapport, dont la remise était pourtant inscrite à l’agenda de Stéphane Le Foll [2], n’aura pas eu droit à un communiqué de presse, ni même à une ligne dans le fil actualités du ministère. Et ce malgré les dires du service de communication, qui affirmait, mardi 9 décembre en début d’après-midi, s’atteler à la tâche.

Ne voyant toujours rien venir mardi en fin d’après-midi, c’est en fouillant sur le site du ministère que le JDSA a finalement déniché le document, discrètement entreposé dans la page «rapports». Il faut dire que celui-ci ne dresse pas un bilan des plus réjouissants du dispositif français.

-20% de contrôles depuis 2009

Notamment au niveau des contrôles: à l’échelon départemental, la Direction générale de l'alimentaiton (DGAL) a perdu 6,8% de ses effectifs entre 2009 et 2012, avec une baisse marquée dans les abattoirs et pour la remise directe (restaurants, grandes surfaces, artisans). Entre 2009 et 2013, le nombre de contrôles a ainsi diminué de 20%!

Même topo du côté de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), dont les effectifs locaux ont fondu de 10% entre 2007 et 2013, et le taux de contrôle de 17,2% entre 2009 et 2013 pour la seule mission sécurité sanitaire des aliments.

«Le sous-investissement patent dans ce domaine nous expose à des risques sanitaires mais aussi économiques vis-à-vis de nos partenaires commerciaux. Sur ce plan, le changement de paradigme devient urgent et la ‘sanctuarisation’ des moyens de contrôle est un minimum», soulignent les rapporteurs.

Sur la seule question des effectifs, la France, avec ses 2.100 agents affectés à la sécurité sanitaire des aliments, se situe très en deçà du reste de l’Europe: «100.000 agents sont employés directement ou indirectement à la sécurité sanitaire des aliments pour l’ensemble de l'Union européenne. La France représentant 1/8e de la population de l’UE, elle devrait dédier à la sécurité sanitaire des aliments de l'ordre de 12.000 agents».

Un rare cas de «sous-administration»

«En France, on a souvent tendance à dire que les effectifs d’agents publics sont trop élevés. Or dans le secteur de la sécurité sanitaire des aliments, il y a une très forte sous-administration», juge Laurent Lasne, président du Syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire (SNISPV), contacté par le JDSA.

Après une chute continue depuis 2006 et une stabilisation en 2014, «on a enfin obtenu une hausse de 60 ETP [équivalents temps plein] en 2015», rappelle-t-il. «Symboliquement c’est toujours bon à prendre, mais cela ne va pas compenser les 1.000 ETP perdus en 8 ans», ajoute le président du syndicat.

«A ce train-là, il faudrait attendre 2033 pour retrouver nos effectifs de 2005», calcule Laurent Lasne. La reprise sera-t-elle confirmée? «Il serait présomptueux de prédire ce que décidera le Parlement, mais il serait tout à fait incompréhensible de repartir à la baisse en 2016», juge-t-il.

Un impact sanitaire déjà visible?

Résultat de cette chute des effectifs, le rapport note que «certains domaines demeurent trop peu encadrés, avec une connaissance insuffisante des dangers qu’ils peuvent représenter, notamment la production d’origine végétale (production primaire, transformation) et les importations», ajoute-t-il.

Si certaines maladies, dont les salmonelloses, sont en baisse, d’autres indicateurs de santé sont mauvais: «Augmentation du nombre de cas de listérioses (+40% entre 2004 et 2012), de campylobactérioses (+130% entre 2004 et 2012) et de toxi-infections alimentaires collectives (+111% entre 2004 et 2013, +166% pour celles liées à la restauration commerciale)», constate le SNISPV.

Pour l’Etat, l’explication la plus courante est celle d’une meilleure détection. Mais cette hausse n’est-elle pas aussi liée à la raréfaction des contrôles? «Personne ne peut dire s’il y a un lien de cause à effet», reconnaît Laurent Lasne. «Mais les deux courbes [baisse des effectifs, hausse de certaines infections] coïncident dans le temps. Et la perception de nos collègues, c’est qu’il y a un relâchement au niveau de la remise directe, où le risque de se faire contrôler ou réprimander diminue», ajoute-t-il.

Une faible articulation

Autre faille pointée par le rapport, «l’articulation entre échelons régionaux et locaux résultant de la réforme de l’administration territoriale de l’Etat (Réate) fonctionne mal et elle est source d’insatisfaction entre agents travaillant à chacun de ces niveaux».

Au niveau départemental, la sécurité des aliments est confiée aux directions départementales (de la cohésion sociale et) de la protection des populations, les DD(CS)PP. Au niveau régional, elle est assurée par les directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte, sous tutelle de la DGCCRF), et par les directions générales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) pour la DGAL.

Selon le SNIVSPV, les rapporteurs prennent cependant «le parti de ne pas remettre en cause l’organisation existante, évitant peut-être ainsi un sujet de désaccord entre les deux missionnaires». Car c’est probablement là l’un des nœuds du problème: bien qu’agissant dans le même champ, la DGAL et la DGCCRF ne sont pas réputées pour leur étroite collaboration.

Deux ans d’attente

C’est d’ailleurs ce qui a valu le retard pris dans la publication du rapport, explique le SNISPV. Lancée en décembre 2012, l’idée ne s’est concrétisée qu’en novembre 2013 par une lettre de mission. Selon le syndicat, ce délai s’expliquerait par une difficulté des ministres à s’entendre sur les termes de la lettre.

En début d’année, la Cour des comptes a elle-même dressé un tableau sombre du dispositif de sécurité des aliments -dans un document en grande partie tenu confidentiel. Fin 2013, l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) de l’Union européenne avait révélé de «graves non-conformités au niveau des inspections ante mortem et post mortem» dans les abattoirs de volaille.

[1] Marion Guillou a été en charge de la DGAL de 1996 à 2000, tandis que Christian Babusiaux a dirigé la DGCCRF de 1984 à 1997.

[2] La remise s’est effectuée en présence des deux autres ministres concernées, Marisol Touraine, ministre de la santé, et Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire .

https://fbcdn-profile-a.akamaihd.net/hprofile-ak-xpf1/v/t1.0-1/c2.0.50.50/p50x50/1782074_808859945819346_1072910426694905533_n.jpg?oh=aa888708657e6b6c87b0234ed3781ed2&oe=54FABA90&__gda__=1430646689_9a112a3998f007faee8e7c59e61a6c86

Nouvel étiquetage de la viande : plus simple ou plus

Nouvel étiquetage de la viande : plus simple ou plus opaque ?
(Crédit photo : Karamo - Pixabay)
 
Adieu aiguillettes, poires et merlans. Dès ce samedi 13 décembre, les étiquettes apposées sur les viandes bovines et ovines vendues en supermarché porteront des noms plus génériques. Une simplification qui n'est pas du goût de tous.
http://www.terraeco.net/Nouvel-etiquetage-de-la-viande,57685.html
 
         

Il y avait déjà les hôtels, les restos, les campings et les danseurs. A partir de ce samedi 13 décembre, la viande tassée dans nos barquettes de supermarché se couvrira à son tour d’étoiles. Trois lorsqu’elle est de haute qualité (filet, rumsteak, entrecôte…), deux quand elle flirte avec la moyenne (hampe, merlan, épaule…), un seul petit astérisque lorsqu’elle est jugée passable (poitrine, notamment). Rayé en revanche de l’emballage, le nom précis du morceau (« tende de tranche », « gîte à la noix », « macreuse » ou « jumeau »…) au profit d’une appellation aussi générale que commune – « steak », « rôti », etc. – et de la mention du mode de cuisson adapté (« à griller », « à rôtir », « à mijoter », etc).

Pour l’arrêté gouvernemental qui lance cette nouvelle estampille, il s’agit avant tout de parvenir à une « simplification de l’information pour les consommateurs. » « En moyenne, les consommateurs français cuisinent de moins en moins. Ils ont perdu la connaissance fine des morceaux de boucherie, assure Olivier Andrault, chargé de mission-alimentation pour l’UFC-Que Choisir qui se félicite de la mesure. La simplification permet de regrouper certains morceaux de viande sous une même dénomination et de lutter contre une certaine opacité pour les consommateurs, notamment les plus jeunes générations. » « Ces dénominations anciennes étaient trop mystérieuses, incompréhensibles, abonde Gérard Cladière, président du groupe viande de la Fédération du commerce et de la distribution (FDC). Vous savez, vous, ce qu’est un “rond de tranche”, une “tranche grasse”, un “rond de gîte” ? » Selon une étude menée par ses services, sur les trente appellations de la viande, 10% des consommateurs en connaissent… dix. « Ceux qui connaissent les trente, c’est peut-être 0,5% », souligne-t-il. Des bas morceaux boudés

S’ils ne sont pas directement concernés par la nouvelle étiquette, les artisans bouchers regrettent malgré tout, qu’au détour de la mesure leur savoir s’étiole : « Je ne vois pas en quoi les termes d’“aiguillette”, de “rumsteck”, d’“araignée” auxquels les consommateurs sont habitués posent problème », s’agace Christian Le Lann, président de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie et traiteurs. Le nom d’un morceau correspond à un goût. La hampe, l’onglet ont un goût particulier. Et ça fait partie d’une culture, d’une tradition gastronomique dont la France peut s’enorgueillir. » « Quand on perd les mots, on perd le savoir-faire, abonde Hélène Strohl, sociologue qui a planché sur l’histoire de la boucherie parisienne et auteure de Recettes d’hier et d’aujourd’hui (Editions Jérôme Do Bentzinger, 2012). Ces termes viennent d’une longue histoire liée à la manière de couper la viande des bouchers parisiens. »

Mais au delà du délitement de la culture carnée – qui n’émouvra pas, loin s’en faut, tous nos lecteurs –, c’est la hiérarchie imposée par cette nouvelle appellation qui chiffonne ses détracteurs. Car dans cette nouvelle course à l’étoile, les « bas morceaux » risquent de se retrouver boudés. « Une seule étoile va créer la suspicion. Les gens risquent de s’en détourner », souligne Christian Le Lann. « Mon boucher m’expliquait l’autre jour qu’il a de plus en plus de mal à vendre les bas morceaux. Il n’y a guère encore que pour le couscous. La nouvelle étiquette risque de ne pas améliorer ça. Or, il suffit d’une cuisson longue et d’une bonne connaissance culinaire pour que cette viande soit tout à fait bonne. Evidemment, si vous grillez une tranche de pot-au-feu, c’est immangeable ! », abonde la sociologue. Dans une tribune publiée dans Le Figaro cet été, elle poursuivait ainsi sa pensée : en encourageant les consommateurs à snober les bas morceaux, « il faudra plus de bêtes pour satisfaire la demande de steaks et autres brochettes. Or, on sait que les protéines animales sont écologiquement chères à produire. »

Reste, selon elle, le risque d’attiser le goût des clients pour des plats nutritionnels plus riches : « Quand vous mangez une viande grillée, un steak frites par exemple, vous mangez facilement 150 grammes de viande. Alors qu’une portion de 60 grammes d’un pot-au-feu avec des légumes et des pommes de terre, c’est largement assez nourrissant et c’est souvent moins gras. Moi, j’aime la viande, mais il est certain qu’il faut en manger moins. »

Le système aux étoiles va-t-il vraiment détourner les consommateurs des bas morceaux ? Pour Gérard Cladière de la FDC, ça ne change strictement rien : « Ils s’en sont déjà détournés. C’est pour les bas morceaux que la consommation de la viande baisse le plus. Tout le monde trouve qu’un bon pot-au-feu ou un bon bœuf bourguignon, c’est un super plat. Mais il faut y passer trois heures, alors on ne peut pas faire ça tous les jours. »

Et la traçabilité dans tout ça ?

La nouvelle étiquette en dira-t-elle plus sur l’origine de la viande ? Pas sur ses conditions de vie en tout cas. Une information que le nouveau système risque de brouiller encore davantage, assure Hélène Strohl : « La viande d’un animal élevé en batterie pourra tout aussi bien avoir trois étoiles que la viande d’un animal qui a couru dans le pré. Comment de petits éleveurs vont-ils pouvoir justifier leur prix ? ». « Je connais pas grand-monde – à part un peu Carrefour – qui communique sur le mode d’élevage », rétorque Gérard Cladière. Et pour l’origine géographique ? Elle ne dira rien de plus, reconnaissent tous les acteurs. « La traçabilité existe déjà », souligne Christian Le Lann. En effet, aujourd’hui, sur les steaks, côtes ou gigots qui dorment dans nos rayons, doivent nécessairement être attachés un numéro relatif à l’animal – ou au groupe d’animaux – dont la viande est issue, mais aussi la mention du pays de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal et celui de découpe de la viande. « Je ne connais pas d’autres produits alimentaires sur lesquels il y ait autant d’informations », souligne Olivier Andrault de l’UFC-Que Choisir. Une exhaustivité propre à tous les produits bruts vendus à l’étal, selon lui, comme les poissons frais ou les fruits et les légumes… A l’inverse, « nous n’avons aucune info sur les produits transformés, regrette celui-ci. La seule obligation, c’est la mention du nom du responsable de la commercialisation, mais ça peut aussi bien être le transformateur que le distributeur. Même pour les produits “mono-ingrédient”, comme une brique de lait, vous ne pouvez pas savoir d’où vient la matière première, elle peut tout à fait venir de Belgique. » De cet « oubli », l’UFC-Que Choisir a fait son cheval de bataille en réclamant que soit mentionnés le pays d’origine de la viande utilisée dans les produits transformés. « Ce débat-là, c’est à Bruxelles qu’il se tient, rappelle Gérard Cladière. Sous la pression des associations de consommateurs, le dossier vient d’être réouvert la semaine dernière à Bruxelles… ».

 

 

http://s1.lprs1.fr/_assets/img/design/standard/logo/logoParisien-292x75.gifBientôt un affichage des aliments allergènes dans les restaurants

Dès samedi, la présence des 14 allergènes les plus courants (arachides, lait, noix, etc.) devra être clairement indiquée dans tous les aliments, y compris au restaurant. Une mesure adoptée il y a plus de trois ans par la Commission européenne qui entre en vigueur ce week-end.

12 Déc. 2014, 08h01 | Les personnes exposées à de sévères allergies seront soulagées de savoir que la Commission européenne va imposer dès ce week-end aux restaurateurs d'afficher clairement sur leur cartes la présence des 14 aliments allergènes les plus courants. Les personnes exposées à de sévères allergies seront soulagées de savoir que la Commission européenne va imposer dès ce week-end aux restaurateurs d'afficher clairement sur leur cartes la présence des 14 aliments allergènes les plus courants.
http://www.leparisien.fr/societe/bientot-un-affichage-des-aliments-allergenes-dans-les-restaurants-12-12-2014-4368569.php#xtref=http%3A%2F%2Fwww.cyberacteurs.org%2Fquotidien%2Fequotidien.php%3Fid%3D1184
(LE PARISIEN/YANN FOREIX)

Au restaurant, le client allergique est souvent embarrassé de devoir faire demander en cuisine la composition d'un plat, potentiellement dangereux pour lui. Plus encore lorsque le serveur semble surpris par la logique de la question, lorsqu'il s'agit par exemple de vérifier qu'une pizza ne contient pas de cacahuète ! Si la réponse paraît d'abord évidente, les allergiques savent, par expérience, que certains produits peuvent en cacher d'autres ou que certaines excentricités de chefs compliquent leurs repas.

Sur le même sujet

Mais la Commission européenne a pensé à eux et va désormais obliger les restaurateurs, les boulangers ou encore les vendeurs en ligne à mieux signaler les composants à risque. Quelques fins de soirée aux urgences pourraient ainsi être évitées!

Quatorze allergènes ciblés.

 La Commission européenne a détaillé jeudi ces nouvelles dispositions, qui entreront progressivement en vigueur à partir du 13 décembre, trois ans après leur adoption, à l'issue de bras de fer et de compromis avec l'industrie agroalimentaire. Dès ce samedi, la présence des 14 allergènes les plus habituels (arachides, lait, noix, etc.) devra être clairement indiquée dans tous les aliments, y compris pour les produits non préemballés, à charge pour les boulangers ou restaurateurs de prendre les mesures qui s'imposent dans l'année. Ce qui devrait permettre aux personnes allergiques, qui préfèrent parfois acheter un produit industriel où la composition est bien indiquée, à redécouvrir les bons produits des traiteurs ou des marchés bio.


Selon l'exécutif européen, cette réglementation doit également aider les consommateurs de l'Union à manger plus sainement, bien au delà des allergiques. Pour les biscuits ou friandises à l'huile et aux graisses «végétales», les fabricants devront préciser s'il s'agit d'huile de palme, de tournesol ou autre. Même mention obligatoire pour les ajouts d'eau ou de protéine, tandis que les «poissons» ou «viandes» reconstituées ne pourront plus faire semblant de ne pas l'être. Si certains industriels le font déjà, la réglementation européenne devrait rendre cela systématique et uniforme dans l'Union.

La présence de «nanomatériaux manufacturés» devra également être signalée, une règle censée dissiper le flou total entourant actuellement leur usage par l'industrie. Susceptibles de figurer par exemple dans des desserts chocolatés, charcuteries ou soupes, ces matériaux minuscules sont soupçonnés de pouvoir nuire à la santé humaine.

Engin de pêche utilisé, zone de capture...

Face aux contraintes de fabrication évidentes que ces dispositions entraineraient, la filière agroalimentaire a mis la pression sur la Commission. Ce qui explique le temps d'attente entre le vote en la mise en place des mesures. La Commission a hésité à limiter cette obligation de transparence, mais le Parlement européen s'y est opposé, au nom du principe de précaution.

Cet étiquetage responsable sera poussé très loin puisqu'il concernera jusqu'à l'origine des poissons, dont les noms commerciaux et d'espèce devront être déclinés, avec leur zone de capture et l'engin de pêche utilisé. Le patriotisme alimentaire bénéficiera de l'extension aux viandes porcine, ovine, caprine et de volaille de l'indication obligatoire d'origine imposée jusque-là à la seule viande bovine.

Les mousses au chocolat ou les saucissons pourront, en revanche, rester en vente pendant encore trois ans sans étiquetage nutritionnel (valeur énergétique, teneur en sel, sucre, matières grasse). L'affichage de ces données ne deviendra obligatoire qu'au 13 décembre 2016.

Ces règles doivent s'appliquer aux ventes en ligne. Pour garantir le respect de cet arsenal, l'UE examine actuellement un renforcement des contrôles et sanctions, qui devront être «dissuasives».

 

Repost 0
8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 08:15

Une infographie pour expliquer simplement les enjeux de la bataille qui se déroule autour des semences.

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2790&PHPSESSID=4slh4u5dek72h7l8qfta45h531

Cliquez sur l'infographie pour l'agrandir

 

Changements climatiques et agrocarburants

Document de position de la Vía Campesina: Justice Environmentale et climatique maintenant!

 

Nous continuons à nous organiser, à nous mobiliser et à élaborer des alternatives pour remédier à la crise climatique et défendre la Terre Mère.

b_350_0_16777215_00___images_banners_FINAL_COP_FRANCES.jpg(Porto, Portugal 20 Novembre, 2014) - Nous, La Vía Campesina, peuples autochtones, paysans/nes, jeunes, migrants, travailleurs ruraux, journaliers, pêcheurs, artisans, en coopération avec nos alliés engagés dans la lutte pour des transformations sociales profondes, nous nous rassemblons à Lima pour la COP 20 afin de réaffirmer, une fois encore, notre engagement à nourrir la population de la planète, à nous organiser, nous mobiliser, à lutter et élaborer des alternatives qui refroidissent la planète, pas seulement pour notre propre bénéfice mais également pour ceux avec qui nous partageons la Terre Mère.

La société civile doit, continuellement, se défendre et rejeter les fausses solutions du capital et de ses institutions qui prétendent nous prendre en compte. L’année 2014 étant l’Année internationale de l’Agriculture familiale, la Banque mondiale et ses alliés aux Nations Unies s’efforcent de vendre au monde ce concept qu’ils ont bien mal nommé « Agriculture intelligente face au climat » (Climate-smart Agriculture ), en le présentant comme un nouveau produit qui allait ralentir la crise climatique pour de bon.

Cependant, dans les rues de New York tout comme à l’intérieur du Sommet nous avons déjoué cette prétention erronée et avons informé l’opinion publique de la vraie nature de « l’Agriculture intelligente face au climat ».

Il s’agit d’une agriculture plus industrielle, d’un accroissement des financements de la Banque mondiale et du soutien au capital, d’une augmentation de la pollution et du pillage des ressources naturelles, d’une plus grande exploitation des terres, des territoires, des peuples et des travailleurs. Cette agriculture se situe dans la lignée des propositions d’économie verte dont les fondements s’éloignent de la justice et de l’écologie.

Aux Etats-Unis, pays de Sandy |(2012) et de Katrina (2005) – où les pauvres sont les plus touchés par l’aggravation des ouragans, des inondations, des sécheresses et des incendies de forêts –  nous, les paysans organisés, les noirs, les peuples autochtones, les migrants, les pêcheurs, les femmes et les jeunes, nous avons uni nos voix pour former la plus grande manifestation de l’histoire du changement climatique afin d’exiger, une fois encore : la justice environnementale et climatique maintenant !

Avant d’aller à New York, nous sommes allés au Venezuela participer aux réunions sociales de préparation au COP 2014. Nous avons contribué à la  Déclaration Margarita qui a été soumise aux représentants de 40 états dont les pays qui forment l’Alliance bolivarienne des Peuples des Amériques (ALBA). Ces pays partagent notre vision et porteront le message de la réunion de préparation à la COP à la Conférence des Parties officielle (COP 20) à Lima au Pérou et les organisations péruviennes avec leurs alliés locaux, nationaux, régionaux et internationaux les soutiendront dans les rues de la capitale.

Nous nous mobiliserons dans les rues de Lima pour participer au Sommet des Peuples, nous ferons entendre nos voix comme nous l’avons fait à Rio (2012), Durban (2011), et Cancun (2010). Nous allons exiger que, dans l’avant-projet du premier accord contraignant depuis Kyoto – accord qui devrait être signé à la COP 21 à Paris en France – figure un engagement de la part des signataires à tenir les promesses faites de réductions d’émissions de carbone et de limite du réchauffement mondial à 2 degrés, suivant ainsi les recommandations de la communauté scientifique afin d’éviter un débâcle climatique aux proportions catastrophiques.

Alors que les Sommets se succèdent, chacun avec son poids et son sens historique, La Via Campesina continue à œuvrer à la construction de la base sociale nécessaire à l’accomplissement de sa demande principale – la souveraineté alimentaire, la reconnaissance et la protection de nos peuples, de nos terres, de nos territoires et l’arrêt de toutes tentatives de privatisation de biens communs de l’humanité. Nous voudrions également attirer votre attention sur les migrations forcées causées par la crise climatique. Il ne faut pas aller plus loin pour trouver un symbole terrible de la tragédie humaine causée par la crise climatique : les 50 millions d’êtres humains déplacés d’un pays qui les expulse vers un autre qui les rejette.

Présents au Pérou, nous réaffirmons que:

·  Le but de l’économie verte n’est pas de mettre fin au changement climatique ou à la dégradation de l’environnement, mais plutôt de généraliser le principe qui permet à ceux qui ont de l’argent de continuer à polluer. Jusqu’à présent, la farce des crédits de carbone a permis de continuer à émettre des gaz à effet de serre. Maintenant, on parle de crédit de biodiversité ; c’est-à-dire que les entreprises pourront continuer à détruire les forêts et les écosystèmes dans la mesure où elles paient quelqu’un qui promette de conserver la biodiversité ailleurs. Il est bien probable qu’à l’avenir, on invente des crédits pour l’eau, les paysages et l ‘air pur.

·  Le paiement pour services à l’environnement est utilisé pour expulser des peuples autochtones et des paysans de leurs terres et de leurs territoires.

Les gouvernements et les entreprises font la promotion de mécanismes tels que REDD et REDD Plus, qui, selon eux,  réduiraient les émissions de gaz à effet de serre causées par la déforestation et la dégradation des forêts. De fait, ces mécanismes sont utilisés pour imposer des projets d’aménagement qui privent les familles rurales et leurs communautés des droits d’accès à leurs terres, leurs forêts et leurs points d’eau. Ces projets garantissent aux entreprises un accès illimité aux forêts communales, augmentant ainsi les probabilités de bio- piratage. Des contrats sont imposés liant les communautés paysannes à des projets pour 20 ans ou plus ; les terres autochtones et paysannes sont alors hypothéquées et risquent d’être saisies. L’objectif de ces services à l’environnement est d’arriver à contrôler de plus en plus d’espaces naturels.

·  Une autre initiative de l’économie verte consiste à convertir les plantes, les algues et tous les résidus organiques (déchets, fumier) en une source d’énergie afin de remplacer le pétrole, il s’agit de « l’utilisation de la biomasse ». La production d’agro-carburants utilise déjà des millions d’hectares qui devraient être couverts de forêts ou de cultures vivrières et qui sont maintenant utilisés pour alimenter les machines. Si l’utilisation énergétique de la biomasse se généralise, la vie marine se réduira encore plus car une quantité importante d’espèces marines ne pourront plus se nourrir, les sols ne récupèreront plus la matière organique qui leur est nécessaire afin de rester fertile et de se protéger contre l’érosion et la sécheresse et il deviendra impossible d’alimenter les animaux car les fourrages deviendront rares et chers. L’eau se raréfiera que ce soit à cause des cultures pour les agro-carburant ou parce que nos sols n’auront plus la capacité d’absorber et de retenir l’eau par manque de matière organique.

·  L’Agriculture intelligente face au climat n’est qu’une nouvelle révolution verte – avec des organismes génétiquement modifiés en plus - elle exige qu’au lieu de rechercher un soutien efficace contre les effets du changement climatique, nous acceptions des paiements insignifiants qui fonctionnent comme le mécanisme REDD. Ils veulent aussi nous imposer des systèmes entièrement dépendants d’intrants agricoles toxiques tels que le semis direct à base de pulvérisations aériennes de Round up, ce qui est nommé « agriculture à faible teneur en carbone ». Nous serons donc obligé de pratiquer un certain type d’agriculture, et de perdre le contrôle de nos terres, de nos écosystèmes et de notre eau.

·  L’un des aspects les plus pervers des fausses solutions mises en avant lors des négociations internationales, est de restreindre l’accès à l’eau et son utilisation à des fins d’irrigation. Prenant la rareté de l’eau comme prétexte, il est proposé d’en réserver son utilisation aux « cultures de plus grande valeur » c’est-à-dire les cultures destinées à l’exportation, les agro-carburants et autres cultures industrielles au détriment des cultures vivrières.

·  La promotion de solutions technologiques, qui n’offrent aucune solution, figurent également à l’ordre du jour des discussions de Rio. Parmi les plus dangereuses se trouve la géo-ingénierie et les cultures transgéniques. Jusqu’à présent, aucune des solutions proposées par la géo-ingénierie ne s’est avérée capable d’apporter une solution réelle aux problèmes climatiques. Bien au contraire, certaines formes de géo-ingénierie (comme la fertilisation des mers) sont si dangereuses qu’un moratoire international a été déclaré. Dans le but de nous faire accepter les transgéniques, on nous dit qu’ils créeront des cultures résistantes à la sécheresse et à la chaleur, mais la seule nouveauté est une variété résistante aux herbicides, ce qui provoque le retour sur le marché d’herbicides très toxiques tels que le 2,4-D.

·  Le projet le plus ambitieux et ce que certains gouvernements identifient comme le défi majeur, est la marchandisation des biens de la nature (l’eau, la biodiversité, le paysage, la forêt, les semences, la pluie, etc.) puis leur privatisation (invoquant les fonds nécessaires à la conservation) et enfin de nous faire payer leur utilisation. Ce système est connu sous le nom de L’Economie des écosystèmes et de la biodiversité (TEEB). C’est l’assaut final sur la vie et la nature ainsi que sur les moyens d’existence des populations qui vivent de l’agriculture de la chasse et de la pêche.

·  Nous en appelons à la société civile de faire pression sur les gouvernements pour qu’ils enlèvent les barrières à tous systèmes d’énergie renouvelable décentralisés et contrôlés par les populations locales, qu’il s’agisse d’énergie solaire, éolienne, marémotrice ou hydraulique, etc. et pour qu’ils mettent à disposition les fonds nécessaires à la conception et à la mise en place de ces systèmes d’énergie renouvelable. En même temps nous devons éduquer les populations sur les avantages de ces systèmes communautaires d’énergie renouvelable pour la préservation de l’agriculture paysanne agroécologique, l’environnement et les économies alternatives, saines, dignes et équitables.

De nouveau, nous présentons nos propositions, opposées aux fausses solutions de ceux qui ont causé la crise climatique. Au Pérou, comme précédement aux COP, Nous déclarons que :

  1. Le système alimentaire industriel agro-exportateur doit être remplacé par un système fondé sur la souveraineté alimentaire qui rende à la terre sa fonction sociale qui est de  produire des aliments et de donner la vie et qui place la production alimentaire locale, la transformation et la commercialisation locale au centre du système. La souveraineté alimentaire mettrait fin aux monocultures et à l’industrie agricole et encouragerait des systèmes de production paysanne caractérisés par une intensité et une productivité majeures, une capacité à fournir du travail, à soigner les sols et à produire une alimentation saine et diversifiée. L’agriculture paysanne et autochtone est celle qui a les moyens de refroidir la planète, en absorbant ou en évitant de produire jusqu’à 2/3 des gaz à effet de serre émis chaque année.
  1. Les communautés paysannes et autochtones disposent, à présent de 20%  des terres arables du monde entier et arrivent à produire la moitié de la nourriture consommée dans le monde. Notre système est le plus efficace et le plus sûr afin d’éliminer la faim dans le monde.
  1. Si nous voulons alimenter le monde entier et restaurer une normalité climatique, il faut que l’agriculture retourne dans les mains des paysans et des peuples autochtones. Pour arriver à cette fin, il faut entreprendre, en urgence, des réformes agraires complètes et de large amplitude visant à mettre fin aux concentrations extrêmes et croissantes de terre qui affectent l’humanité aujourd’hui. Ces réformes agraires créeront les conditions matérielles permettant à l’agriculture de remplir son rôle pour le bénéfice de  l’humanité entière ; voilà pourquoi la défense et la protection des agricultures paysannes et autochtones concernent chacun et chacune. Dans l’immédiat, il faut arrêter toutes transactions, concessions et transferts visant à concentrer ou accaparer des terres et à déplacer des populations rurales. 
  1. Les systèmes paysans et autochtones d’agriculture, de chasse, de pêche, d’élevage qui travaillent la terre et produisent de la nourriture doivent être soutenus de façon adéquate par des financements publics inconditionnels. Les mécanismes de marché – tels que les crédits de carbone et les régimes de services à l’environnement – doivent être démantelés immédiatement et remplacés par de vraies mesures comme celles mentionnées ci-dessus. Mettre fin à la pollution est la responsabilité de tous et personne ne peut y échapper en achetant un « droit » à continuer à détruire.
  1. La seule utilisation légitime de ce que les organismes internationaux et les entreprises appellent la “biomasse” consiste à alimenter les êtres vivants et à retourner à la terre afin de restaurer sa fertilité. Les émissions provenant de cette utilisation abusive d’énergie doivent être réduites à la source, mettant ainsi fin à ce gaspillage. Il nous faut des sources d’énergie décentralisées, à la portée des peuples.       

Nous, paysan/nes, paysan/nes sans terre, peuples autochtones et migrants – hommes et femmes – nous nous opposons à la marchandisation de la terre, de nos territoires, de l’eau, des semences, des aliments, de la nature et de la vie humaine. Nous réaffirmons ce qui a été dit lors du Sommet des Peuples à Cochabamba en Bolivie : « L’Humanité se trouve devant une alternative historique : continuer dans la voie du capitalisme, de la dégradation et de la mort, ou s’engager dans la voie de l’Harmonie avec la nature et le respect de la vie ».

Nous répudions, dénonçons l’économie verte, ce n’est qu’un masque qui cache la convoitise des grandes entreprises et de l’impérialisme alimentaire dans le monde et une tentative de blanchir le capitalisme qui impose de fausses solutions : l’agriculture intelligente face au climat, le commerce du carbone, REDD, la géo-ingénierie, les transgéniques, les agro-carburants, le bio-carbone et toutes les solutions du marché devant le crise environnementale.

Notre défi est de créer une autre relation avec la nature et entre les peuples. C’est notre devoir et notre droit et ce pourquoi nous luttons et nous appelons à continuer la lutte inlassablement pour la souveraineté alimentaire, pour la réforme agraire complète et la récupération des territoires des peuples autochtones, pour mettre fin à la violence du capital et pour retrouver un système paysan et autochtone de production fondé sur l’agroécologie.

NON AUX FAUSSES SOLUTIONS DU CAPITALISME VERT!

AGRICULTURE PAYSANNE POUR UNE JUSTICE ENVIRONNEMENTALE ET CLIMATIQUE, MAINTENANT!

WWW.VIACAMPESINA.ORG

Repost 0
6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 07:38
mercredi 08 octobre

 

LE PLASTIQUE

Il y a eu deux documetaires sur France 2 hier soir: un sur le tabac et un sur le plastique. Êtes-vous conscient du problème?Quand vous mangez des huîtres et des moules,, non seulement elles sont triploïdes mais vous bouffez du plastique. Vous bouffez uns particule de plastoc par gramme de chair. Si vous mangez 72g de moules par jour vous avalez 30 particules de plastoc. . Le plastoc dans les océans s'émiette en fragments de moins de 5 millimètres de diamètre qui sont pris pour du plancton par toute la chaîne alimentaire et en particulier par les mollusques filtreurs. Les moules sont bouffées par les homards et les crabes. Ces "larmes de sirène" sont bourrés de produits chimiques: bisphénol A, retardateurs de flamme bromés, phtalates, PBDE (Polybromodiphénylether) pour ignifuger les plastiques; autant de perturbateurs endocriniens qui "sèment la pagaille dans notre système hormonal" et sont source de cancers en tout genre.
Les poissons les plus contaminés sont: le merlan bleu, le grondin rouge, la sole perdrix et la sole jaune; mais il y en a en fait 184 espèces...
 

J'ai écrit un message sur le plastique. Je n'ai eu aucun commentaires...
Je demande aux gens qui me lisent
d'arrêter d'acheter de l'eau en bouteille de plastique et d'arrêter d'utiliser des sacs en plastique.
Revenez au verre! Achetez si possible au détail et entreposez dans des récipients en verre

BOYCOTTEZ LE PLASTIQUE, C'EST URGENT!

Je conseille (mais si vous avez des idées, donnez-lez, écrivez-les) d'acheter des carafes avec fitre et de filtrer l'eau du robinet. Certes vous jetterez une dizaine de filtres par an. C'est mieux que de jeter 360 bouteilles en plastique par tête de pipe. Pour les sacs, prenez-les en papier.
Cette démarche n'est pas grand chose mais si vous vous y mettez tous, cela sera un symbole et ceux qui vendent l'eau dans des bouteilles en plastique ne vont pas rigoler tous les jours. Mais vous, vous allez rigoler!

Si vous n'êtes pas convaincu des méfaits du plastique, cliquez sur le lien ci-dessous et visionnez ce documentaire.  Vous allez apprendre ce que sont les "larmes de sirène", que le Nord du Pacifique au large des îles Hawaï  est une soupe de plastique sur une superficie "tournante" égale à la France. Plus de 270 espèces animales marines en mangent et en meurent.

ALORS CHICHE ARRÊTEZ VRAIMENT D'ACHETER DES BOUTEILLES EN PLASTIQUE

http://www.youtube.com/watch?v=Old4_TpdkVs

 

 

Les éleveurs d'huîtres et de moules crient leur désarroi

LE MONDE | 08.08.2014 à 12h46 • Mis à jour le 09.08.2014 à 13h56 | Par Martine Valo


5.000 milliards de débris plastique sur les océans

Le 11 décembre 2014 par Stéphanie Senet

>  Déchets, Pollution des eaux, Cycle de vie déchets, Littoral, Mer et océan, Biodiversité

Première estimation globale des particules plastiques à la surface des océans

Première estimation globale des particules plastiques à la surface des océans

Pour la première fois, une étude publiée le 10 décembre dans la revue PLoS ONE propose une estimation globale des débris plastique flottant à la surface des océans.

 

Cette étude internationale, dirigée par Marcus Erksen de l’institut californien Five Gyres, se base sur les résultats de 24 expéditions menées entre 2007 et 2013 dans les 5 gyres subtropicaux, les côtes australiennes, le golfe du Bengale et la Méditerranée (1.571 sites au total).

Résultat: au moins 5.250 milliards de particules plastique, pesant 669.000 tonnes, polluent les mers et les océans.

Ces débris de toutes tailles sont disséminés aussi bien dans les océans de l’hémisphère Nord (55% des particules) que de l’hémisphère Sud. Le Pacifique Nord est toutefois le plus touché, accumulant 38% des débris mondiaux, devant l’océan Indien et l’Atlantique Nord.

Les débris les plus nombreux à la surface mesurent entre 1 et 4,75 millimètres (57%). Mais les macroplastiques (dont la taille est supérieure à 200 mm) pèsent logiquement plus lourd, soit 233.400 t au total contre 35.540 t de microplastiques. 

Dégradations et ingestions multiples 

Si un phénomène d’accumulation se produit dans les gyres, les débris sont aussi nombreux près des côtes. Quant au fait qu’il y a moins de microplastiques (dont la taille est inférieure à 4,75 mm) que prévu à la surface des océans, c’est parce que, selon les scientifiques, de nombreux processus de dégradation sont à l’œuvre: UV, biodégradation, ingestion par des organismes, échouage.

Selon Plastics Europe, 288 Mt de plastiques ont été produits dans le monde en 2012. Si un millième de ces tonnages se retrouve à la surface des océans, c’est sans compter les nombreuses particules qui se trouvent dans les grands fonds. Une étude publiée en avril dernier dans PLoS ONE en a ainsi observé à des profondeurs allant de 35 mètres à 4,5 kilomètres.

De nombreuses recherches ont également démontré que les débris plastique, contenant différents polluants dont des PCB, sont ingérés par de nombreux organismes marins (663 espèces selon la Convention sur la diversité biologique), perturbant l’ensemble de la chaîne alimentaire.

 


 
Repost 0
5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 12:56

OGM : les premières autorisations dans l'UE en 2015

AFP 4 décembre 2014

Cultures de pieds de vigne dans des tubes, au siège de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) le 24 novembre 2010 à Colmar.Cultures de pieds de vigne dans des tubes, au siège de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) le 24 novembre 2010 à Colmar. (Photo Patrick Hertzog. AFP)

Un accord a été trouvé entre la présidence de l'Union européenne et le Parlement, qui doit encore être approuvé par les Etats. Les premières mises en culture ne devraient pas se faire avant 2016.

L’Union européenne a ouvert la porte à la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM), mais aucune autorisation ne sera donnée avant 2015 et les États pourront interdire les semences sur tout ou partie de leur territoire, a annoncé jeudi la Commission européenne. Un «accord de principe» a été trouvé dans la nuit entre la présidence italienne de l’UE et le Parlement sur les règles régissant les autorisations de mise en culture. Il doit encore être formellement approuvé par les États et par un vote du Parlement européen en plénière.

Sur le même sujet

La décision était attendue par les grands groupes du secteur. Quatre maïs OGM, dont les emblématiques MON810 de Monsanto et TC1507 du groupe Pioneer, ont reçu un avis favorable de l’EFSA, l’autorité pour la sécurité alimentaire, et attendent la publication de l’autorisation de culture. Quatre autres sont en attente, précise-t-on à la Commission.

"La délivrance des autorisation ne se fera pas demain ni après-demain. Il faut attendre la mise en application de la nouvelle réglementation», a expliqué le porte-parole à la Santé Enrico Brivio.

Si rien ne vient entraver le processus, l’accord de principe trouvé jeudi doit être avalisé par la Commission Environnement du Parlement européen le 15 décembre, puis par le conseil des ministres de l’Environnement de l’UE le 17 décembre afin de pouvoir être soumis au vote du Parlement européen lors de la session plénière de janvier 2015, a-t-on expliqué. Les Etats auront alors un mois pour le valider formellement.

«Rien ne se passera avant mars-avril, trop tard pour les semailles, ce qui renvoie les premières mises en culture à 2016», a-t-on souligné de source européenne. Les premières cultures devraient concerner un petit nombre de pays. Le MON810, seul OGM actuellement autorisé dans l’UE, est cultivé dans trois États : 110 000 hectares en Espagne, 9 000 au Portugal et 3 000 en République tchèque.

Dix-neuf États se sont par ailleurs opposés à la demande de culture du TC1507. Les États rétifs aux OGM pourront invoquer des raisons socio-économiques, environnementales ou liées à l’utilisation des terres agricoles, a-t-on précisé. La liste de ces motifs figurera dans l’accord final.

Mais cette renationalisation des autorisations de culture risque d’être un cheval de Troie pour les OGM au sein de l’UE, a déploré l’eurodéputé vert belge Bart Staes. «Il s’agit d’une victoire à la Pyrrhus», a estimé l’élu vert français José Bové. «Cette évolution sur le court terme permettra à des multinationales comme Monsanto d’utiliser les faiblesses juridiques et d’attaquer les interdictions nationales devant l’OMC, voire devant des tribunaux arbitraux si les accords bilatéraux de libre-échange comme le TTIP étaient finalisés», a-t-il soutenu.

AFP

http://www.infogm.org/IMG/IMG_communes/infogm_logo_quadri_web.jpg

OGM - Fin du débat sur les interdictions nationales ?

Pauline VERRIERE, décembre 2014
http://www.infogm.org/5752-ogm-fin-du-debat-sur-les-interdictions-nationales

C’est un ancien projet européen, lancé en 2010 par le Commissaire alors chargé de ces questions, John Dalli [1], qui revient sur le devant de l’actualité européenne. Il s’agit de modifier la directive 2001/18 pour, officiellement, « faciliter » les interdictions nationales de culture de plantes génétiquement modifiées (PGM) et, officieusement, débloquer le dossier au niveau européen.
Fin juin 2014, les États membres - réunis au sein du Conseil de l’UE - parviennent à un accord politique [2]. En septembre, le texte est alors transféré au Parlement européen et c’est sa commission « environnement » qui est chargée de préparer un texte de compromis. Après plus d’un mois de travail et l’examen de plus d’une centaine d’amendements, la commission « environnement » adopte le 11 novembre 2014, un nouveau texte qui présente quatre grandes modifications par rapport au texte adopté par le Conseil de l’UE. Du fait de ces différences, une nouvelle phase de discussion, appelée trilogue, s’est ouverte entre le Parlement européen, le Conseil de l’UE et la Commission. Le 3 décembre, après plusieurs semaines de négociations, le trilogue a finalisé un texte, qui devrait être voté en plénière au Parlement européen en janvier 2015.

Le texte officiel de l’accord devrait nous être transmis dans les prochaines heures. Les analyses présentées ici sont donc le fruit des discussions qu’Inf’OGM a eu avec les principaux acteurs de ce trilogue.

 Une interdiction des OGM à la carte

Premier point, la Commission « environnement » a supprimé la phase 1 de négociation obligatoire avec les entreprises qui veulent commercialiser un OGM. Le Conseil de l’UE avait en effet établi que lors de la procédure d’autorisation d’un OGM, l’entreprise qui demande une autorisation aurait à définir un périmètre géographique pour sa demande. Au cours de cette première phase, un État pourrait alors négocier avec cette entreprise pour que tout ou partie de son territoire ne figure pas dans ce périmètre. L’État pouvait alors interdire un OGM (phase 2) si la négociation avec l’entreprise avait échoué, mais seulement s’il avait tenté de négocier (en phase 1). Pour les député-e-s, cette phase donnait un poids non négligeable aux entreprises de biotechnologies et les hissait, de fait, au même rang que des gouvernements démocratiquement élus... La Commission « environnement » a alors proposé que l’État qui ne veut pas de cet OGM sur son territoire puisse simplement imposer son choix à l’entreprise, sans avoir à le négocier.

Une alternative séduisante pour la France, comme nous l’avons appris d’une source proche du dossier, mais qui n’était pas sans poser question : sans l’accord de l’entreprise, quelle sera la force juridique de la décision unilatérale de l’État ? L’entreprise pourrait en effet se retourner vers les tribunaux, et les États se retrouver dans une situation similaire à celle d’aujourd’hui... Le droit européen donne-t-il donc si peu de poids à nos gouvernements, face à la toute puissance de quelques entreprises ? Beaucoup de pays, à l’instar de la France, semblent en effet le penser. Le Conseil de l’UE n’est pas favorable à la proposition de modification apportée par la Commission « environnement ».

C’est une solution intermédiaire qui a émergé du trilogue : la phase de négociation avec les entreprises est maintenue. En revanche, la connexion entre phase 1 et phase 2 n’est pas conservée. Un État membre pourra donc adopter une interdiction nationale sans avoir nécessairement négocié en phase 1. Une solution qui, selon Frédérique Ries, euro-députée belge (Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, ALDE) et rapporteuse pour la Commission « environnement », laisse une plus grande flexibilité aux États tout en assurant une certaine sécurité juridique.
A noter que la phase 2 pourra intervenir sans limite de temps. Il avait été question lors des négociations, que cette phase soit limitée à une période de deux ans suite à l’autorisation d’un OGM, ce qui aurait drastiquement réduit la possibilité de nouveaux gouvernements de prendre position sur la question des cultures d’OGM dans leur pays...

 Modifier la directive : pour protéger l’environnement ou pour harmoniser le marché ?

Deuxième point de divergence : la base juridique de la modification de la directive 2001/18. Cette base donne l’orientation de la modification. En l’occurrence, cette modification a-t-elle comme but la protection de l’environnement (auquel cas il faut utiliser l’article 192 du Traité sur le Fonctionnement de l’UE - TFUE) ou l’harmonisation du marché (article 114 du TFUE) ? La France, au cours des négociations, n’avait pas cru bon d’insister sur ce point. Le gouvernement considérait en effet qu’il est plus important, dans un premier temps, de s’intéresser au contenu de cette modification, lequel viendra déterminer la base juridique adéquate. Là encore, Parlement et Conseil sont en désaccord, le premier penchant pour la protection de l’environnement, lorsque le second considère qu’il s’agit plutôt d’une harmonisation du marché.

Mais en définitive, sur ce point, pas de compromis, le texte garde comme base juridique l’harmonisation du marché, le Conseil n’ayant voulu entendre parler ni d’un changement ni d’une double base.

Or, cette question a pourtant toute son importance. En choisissant l’une ou l’autre base, le législateur européen oriente le cadre juridique dans lequel les États vont pouvoir évoluer. Avec le choix de la base retenue, il sera plus difficile pour un État de vouloir prendre une interdiction au nom de la protection de l’environnement puisque l’espace d’action qui lui est offert concerne l’harmonisation des marchés...

 Les arguments pour justifier d’une interdiction nationale

Le troisième désaccord entre le Conseil et le Parlement concernait les arguments qui auraient pu être invoqués par un État pour interdire un OGM sur son territoire. En juin, les États membres avaient bien séparé deux types d’arguments : ceux couverts par l’évaluation de l’innocuité sanitaire et environnementale menée par l’Agence européenne de sécurité des aliments (AESA / EFSA), qui permettent de justifier une clause de sauvegarde ou une mesure d’urgence ; et ceux qui permettraient d’interdire selon cette nouvelle procédure. En effet, estimaient-ils, si l’évaluation d’un OGM est insuffisante et lacunaire, elle doit faire l’objet d’une refonte au niveau européen, et ne pas être seulement complétée au cas par cas par les États. La commission « environnement » avait contesté cette dichotomie des arguments et réintroduit des arguments environnementaux et sanitaires dans le cadre de cette nouvelle procédure d’interdiction. La commission « environnement » avait aussi étoffé la liste des arguments présentés par le Conseil de l’UE : arguments environnementaux autres que ceux évalués par l’AESA (il s’agirait par exemple de prendre une interdiction en conformité avec une politique globale de protection de l’environnement), protection de pratiques agricoles particulières, ordre public, critères sociaux et/ou économiques...

Suite au compromis politique du trilogue, les arguments environnementaux et sanitaires qui relèvent du portefeuille de l’AESA sont à nouveau exclus de la liste. Ils ne seront donc pas invocables par les États membres. Outre les arguments socio-économiques, restent les objectifs de politiques environnementales.

 Des mesures de coexistence obligatoires

Enfin, quatrième point de divergence entre le texte adopté par le Conseil et celui voté par la Commission « environnement », l’obligation pour les États membres de prendre des mesures nationales de coexistence (cf. Quelle est la réglementation sur la coexistence des culture GM ?), pour prévenir les risques de contamination suite à des cultures de PGM. À ce jour, il n’existe pas d’obligation pour les États membres de prendre de telles mesures. L’article 26bis de la directive 2001/18 les invite seulement à adopter « des mesures nécessaires pour éviter la présence accidentelles d’OGM dans d’autres produits ». Le Parlement souhaite que de telles mesures deviennent obligatoires sur le territoire des États et aux frontières, que les États aient fait le choix ou non de cultiver des PGM. Le Conseil ne rejoint pas cette généralisation de l’obligation qui relève de la souveraineté individuelle de chaque État.

C’est finalement une solution entre les deux positions qui a été retenue : des mesures de coexistence seront bien obligatoires, mais uniquement pour les États cultivant des OGM et sur les zones transfrontalières. De telles règles devront être adoptées d’ici deux ans. C’est donc a minima que des mesures de coexistence tenteront de protéger des contaminations entre États. Pour ce qui est des contaminations à l’échelle plus locale, entre agriculteurs, l’UE s’en désintéresse donc et laisse cela au « bon » vouloir des États membres.

L’équipe de Mme Ries se disait « raisonnablement optimiste » quant à une issue positive pour ces discussions : bien qu’ayant une approche différente, l’ensemble des acteurs s’accordait en effet sur la nécessaire modification de la directive. C’est désormais chose faite avec l’émergence de cet accord politique. Il est maintenant « plus que raisonnable » de penser que ce texte va être validé par l’ensemble des acteurs.

Les euro-député-e-s socialistes exprimaient leur satisfaction : « C’est une victoire de toute l’équipe menée par la rapporteur Frédérique Ries, qui a eu le courage de ne jamais céder aux pressions du Conseil et de la Commission. (...) Les États qui souhaitent, comme la France, dire NON aux OGM pourront le faire sans craindre une quelconque insécurité juridique" [3].
Un son de cloche tout à fait différent résonnait chez les euro-députés verts au Parlement européen [4]. José Bové, notamment, s’inquiète que ces avancées à court terme, ne cachent en réalité de grandes faiblesses juridiques et beaucoup de zones d’ombres. La phase 1 de négociations avec les entreprises est conservée : « Qu’auront à négocier les États membres si ce n’est leur vote favorable pour l’autorisation d’un OGM en échange d’une interdiction sur leur territoire ? » s’interroge-t-il, en stigmatisant « un vote contraire à la logique : si un État souhaite interdire un OGM, c’est que ce dernier pose problème à un certain niveau, l’autorisation à l’échelle européenne n’est donc pas souhaitable... ». Pour l’eurodéputé, la phase 2 n’offre pas toutes les garanties de stabilité juridique au niveau international. En réalité, ce compromis risque de conduire à une situation où les entreprises obtiennent plus d’autorisations et plus rapidement : une victoire à la Pyrrhus pour les États membres !

 Et maintenant : quel calendrier pour parachever cette modification ?

Le Conseil de l’UE doit maintenant formellement se positionner sur l’accord négocié en trilogue, le 10 décembre, suivi par la Commission environnement le 15 décembre.
Le Parlement devrait pouvoir voter ce texte en plénière en janvier 2015.

Cet accord va-t-il massivement débloquer les autorisations d’OGM ?

La presse généraliste annonce la reprise des autorisations pour 2015 et titre, à l’instar de l’Agence France Presse : « OGM : L’UE s’ouvre à leur culture, premières autorisations en 2015 ». Cet accord politique permettra-t-il réellement un nouveau déferlement d’autorisations au niveau européen ?
À long terme, il est encore difficile de connaître l’effet que peut avoir cette modification sur le jeu des acteurs et les conséquences sur le nombre d’autorisations. Mais en effet, à court terme, plusieurs autorisations pourraient être débloquées d’ici quelques mois. Selon une source proche du dossier au niveau français, cet accord va permettre à la Commission européenne d’agir plus sereinement sur un certain nombre de dossiers (renouvellement du Mon810, autorisation du TC1507...). Cependant, nous précise notre correspondant, la Commission européenne aurait dû, tôt ou tard, accord ou non, se pencher dessus. Elle avait, en effet, été condamnée par la Cour de Justice de l’UE pour des délais trop long dans la procédure d’autorisation des OGM [5].

Copyleft photo : Myri Bonnie

[5Inf'OGM, « UE – La Commission jugée trop lente par la CJUE pour une demande d’autorisation d’OGM », Eric MEUNIER, 15 octobre 2013

 

Articles qui au préalable en ont  parlé:

 

Directive sur les cultures d'OGM : accord européen

Le Parlement européen, représenté par la députée belge Frédérique Ries (ALDE) rapporteure du projet de directive sur les cultures d'OGM, a trouvé dans la nuit du 3 au 4 décembre un accord de principe avec la présidence italienne du Conseil de l'Union européenne et la Commission européenne.

Ce texte vise à permettre aux Etats membres d'interdire sur leur territoire la culture d'OGM sur des motifs socio-économiques ou agricoles, et plus uniquement fondés sur une évaluation scientifique d'impacts sur la santé et l'environnement. Le 11 novembre dernier, les eurodéputés de la commission Environnement ont adopté en seconde lecture le rapport de Mme Ries qui renforce le texte adopté en juin dernier par les ministres de l'Environnement.

"Les négociations ont été très difficiles face à une délégation du Conseil annonçant d'emblée ne vouloir bouger sur rien. Je suis fatiguée, mais heureuse d'avoir réussi à leur faire entendre la voix citoyenne", a déclaré Mme Ries dans un communiqué.

La députée européenne a obtenu "gain de cause sur deux points essentiels" : la possibilité pour les Etats membres d'invoquer une multitude de critères, dont "l'impact sur l'environnement", pour interdire la culture d'OGM sur leur territoire. Les Etats membres devront également prendre des mesures de coexistence pour empêcher les contaminations de cultures traditionnelles ou bio par des cultures OGM sur leur territoire et dans les régions frontalières.

La Commission européenne "s'est engagée à n'accorder aucune nouvelle autorisation de culture d'OGM avant l'entrée en vigueur de cette directive, ce qui nous assure que les 19 Etats membres qui le souhaitent pourront interdire l'OGM Pioneer TC1507. Elle s'est également engagée à évaluer les pratiques nationales en matière d'indemnisation financière des agriculteurs en cas de contamination accidentelle de cultures traditionnelles par des cultures OGM", a précisé l'eurodéputé français socialiste Eric Andrieu, membre de la commission de l'Agriculture.

Cet accord doit encore être confirmé, du côté des Etats membres lors de la réunion du Coreper (Comité des représentants permanents) le 10 décembre prochain, et lors du vote du Parlement en plénière prévu du 12 au 15 janvier 2015.

Le 11 novembre, les eurodéputés de la commission Environnement ont rejeté l'accord des ministres en supprimant la phase 1 de négociation obligatoire entre l'Etat membre et les semenciers qui veulent commercialiser un OGM.

Le compromis trouvé avec les ministres de l'UE portera donc sur la place laissée aux entreprises dans la procédure d'autorisation.

La directive devrait entrer en vigueur à partir du printemps 2015.

       

Aucune réactio

Repost 0

  • : Le blog des empêcheurs de tourner en rond
  • Contact

                                                           
Vous êtes ici dans une 
ZONE HORS AGCS et SANS OGM


Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

Rechercher

contact