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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 09:36

Publié le 20 octobre 2014 dans

 

http://images.nationalgeographic.com/wpf/sites/common/i/presentation/NGLogo560x430-cb1343821768.png

http://www.nationalgeographic.fr/13231-agm-des-animaux-genetiquement-modifies-bientot-dans-nos-assiettes/

http://www.nationalgeographic.fr/wp-content/uploads/2014/10/UNE_edito_AGM2.jpgUne protéine fluorescente verte a été introduite dans l’ADN d’un singe via un virus.

© Anthony Chan, Emory University

Médecine, alimentation… Pourquoi des chercheurs créent des animaux transgéniques

 

Vache qui produit du lait sans lactose, saumon à croissance ultra-rapide, singe fluorescent… Aux Etats-Unis, au Canada, en Chine et en Nouvelle-Zélande, des chercheurs en biotechnologie planchent sur les AGM : des animaux génétiquement modifiés destinés à la recherche médicale, mais aussi à l’alimentation. 

Qu’est-ce qu’un AGM ? 

Un AGM est un animal génétiquement modifié. Au début des années 1990, les laboratoires de recherche ont multiplié les expérimentations sur les animaux pour servir divers domaines : la médecine, l’écologie et l’alimentation humaine. 

En médecine, les chercheurs ont par exemple injecté une protéine rendant un singe fluorescent, afin d’étudier la maladie de Huntington. Ils ont aussi créé des « porcs diabétiques » pour mieux comprendre la maladie et élaborer de nouveaux traitements. Des poules et des vaches transgéniques ont, elles, développé des anticorps contre le cancer de la peau ou des antiviraux pouvant être prélevés dans le lait ou les œufs pour le bénéfice de l’homme. 

Au Canada, des scientifiques ont fabriqué un « Enviropig », un cochon aux déjections moins nuisibles à l’environnement. 

Aujourd’hui, certains aliments issus de ces AGM, comme les oeufs de saumon transgénique, commencent à débarquer dans les rayons des supermarchés nord-américains. Et les foyers canadiens serviront bientôt du saumon transgénique à table. 

Comment les AGM sont-ils « fabriqués » ?

Aujourd’hui, les avancées en biotechnologie permettent de modifier des organismes vivants, selon deux techniques : par une recombinaison de l’ADN in vitro, dans les cellules, ou par la fusion d’organismes cellulaires n’appartenant pas à la même famille. Par exemple, le transfert d’un gène d’araignée à un mouton. Ce processus « surmonte les barrières naturelles de la reproduction ou de la recombinaison », affirme l’Organisation mondiale de la santé (OMS)*. 

Quels AGM sont destinés à la consommation ? 

> Le saumon transgénique Surnommé « Frankenfish » par les écologistes, le poisson transgénique AquAdvantage, élevé par la société américaine AquaBounty, est un saumon atlantique à croissance rapide. Il grandit 3 à 5 fois plus vite que son homologue naturel, ce qui permet d’augmenter la production.

Ce poisson bénéficie par ailleurs du gène d’hormone de croissance du saumon Chinook, un congénère des eaux glaciales du Pacifique nord. Ce gène lui permet de grandir même pendant la saison froide, contrairement au saumon atlantique naturel. 

La truite, la carpe, le poisson-chat et cinq autres espèces de poissons d’élevage ont aussi subi une transgénèse. Le but : accélérer leur croissance. Mais les scientifiques cherchent aussi à améliorer la résistance des poissons d’élevage aux maladies. Comment ? En fabriquant des saumons porteurs de séquences ADN de truite arc-en-ciel qui survit très bien dans les eaux de mauvaise qualité.

En 2013, le Canada a autorisé, pour la première fois au monde, la commercialisation d’œufs de saumon génétiquement modifiés, toujours produits par la firme américaine Aquabounty Techonologies Inc.

> Le bétail et la volaille attendent leur tour Les premiers travaux remontent à 1980. Des scientifiques américains ont essayé de stimuler la croissance de porcs via la transplantation de gènes humains et bovins.

Résultat ? Les porcs nés de ces expérimentations souffraient d’arthrose et de lésions pulmonaires. Depuis, le projet est tombé à l’eau. Mais la recherche a persévéré: des chercheurs de Pittsburgh s’affairent en ce moment à créer des cochons à la viande riche en Oméga 3, des acides gras favorisant le bon cholestérol.

Après les porcins, les bovins. Des chercheurs néo-zélandais ont inventé une vache transgénique produisant un lait plus riche en caséines, des protéines qui constituent la majorité des composants du lait.

D’autres travaux visent à réduire la teneur du lait en lactose pour élargir sa consommation aux intolérants au lactose. En Chine, des vaches de laboratoire produisent un lait presque similaire au lait maternel. L’idée ? Ce nouveau lait de vache pourrait se substituer à celui en formule, souvent critiqué.

En Chine, les chercheurs de L’institut du génome de Pékin s’attaquent aussi aux ovins. En 2012, ils ont fait naître un mouton à la chair riche en Oméga 3 et Oméga 6. Deux types d’acides gras bons pour la santé, très peu présents dans les viandes animales, et qui limitent les risques de maladies cardio-vasculaires. 

Quels sont les impacts sanitaires et environnementaux de ces « créations » ?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) se préparent depuis une décennie à l’éventualité d’une production industrielle d’aliments issus d’AGM.

Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) autorise ou non la commercialisation de nouvelles marchandises alimentaires et médicamenteuses. « Les conclusions de la FDA sont formelles : le saumon transgénique ne représente aucune menace pour la santé, ni pour l’environnement », relate Devin Bartley, superviseur des ressources halieutiques pour la FAO. Pourtant, à ce jour, la FDA n’a toujours pas autorisé la firme AquaBounty à commercialiser son saumon à croissance rapide.

Que craignent les organismes de veilles sanitaire et environnementale ? Les effets à long terme de la consommation de ces animaux génétiquement modifiés. Mais ils craignent surtout les conséquences écologiques, si, par exemple, un saumon transgénique s’échappait d’un élevage et se mélangeait à une population d’homologues naturels.

« Le saumon AGM contaminerait alors toute une population !, s’alarme Muriel Mambrini, généticienne à la tête du projet Défis des OGMs aquatiques, impacts et stratégies (Dogmatis). Comment saurait-on ensuite si le poisson que l’on pêche, que l’on vend, que l’on consomme est naturel ou modifié ? Les gens devraient savoir ce qu’ils ont dans l’assiette. »

Plusieurs dispositifs sécuritaires sont pourtant déjà mis en place par AquaBounty pour minimiser ce type de risque. « Les femelles sont toutes stérilisées, explique Devin Bartley. Même si l’une d’entre elles s’échappait dans la nature, elle ne pourrait pas se reproduire. Bien sûr, il est impossible de prévenir les risques à 100 %. »

AquaBounty espère recevoir l’approbation de la FDA d’ici un ou deux ans, après avoir renforcé ses dispositifs logistiques. Reste ensuite la mise en place des chaînes de productions et  de diffusion. « Leur saumon transgénique ne sera pas commercialisé aux Etats-Unis avant 2017, au mieux », prédit Devin Bartley.

En Europe, « ce n’est pas au programme », déclare Muriel Mambrini, catégorique. Depuis une dizaine d’années, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) planche, à la demande de la Commission européenne, sur un document évaluant les risques environnementaux que présente l’élevage d’animaux transgéniques. Aucun jugement définitif n’existe à ce jour.

« Les OGM, donc les AGM, sont perçus comme des monstruosités scientifiques en Europe, constate Devin Bartley. Les comités de réflexions craignent de retrouver par mégarde un saumon transgénique destiné aux Américains dans leurs assiettes, alors comment imaginer qu’ils approuvent une telle production pour leurs citoyens ? Le problème, c’est qu’il faudra bien trouver un moyen de satisfaire la demande mondiale lorsque nous serons 9 milliards d’habitants, d’ici 2050. Nos ressources naturelles ne suffiront pas ! »

Marie Dias-Alves

* Biotechnologie alimentaire moderne, santé et développement : étude à partir de cas concrets, OMS, 2005

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 05:38

  http://www.actes-sud.fr/sites/default/files/imagecache/c_visuel_cat_w120px/couv_jpg/9782330024680.jpg       L'organisation criminelle de la faim

Olivier ASSOULY

http://www.actes-sud.fr/sites/all/themes/ActesSud/images/logo_actes_sud.gif

 

Si la faim est une arme qui n’a cessé d’être utilisée en temps de guerre pour faire plier l’ennemi, les nazis portèrent à un niveau inédit de criminalité l’organisation de la faim au sein de leurs camps de concentration.
Dès lors que, le 15 décembre 1942, Himmler eut, pour optimiser les performances des déportés, préconisé de gratifier ceux-ci d’une nourriture plus “saine”, les nazis s’employèrent à une évaluation scientifique de la résistance physique des détenus, au calcul vétilleux des calories et des rations alimentaires au nom d’un ordre biologique supérieur impliquant la transformation des victimes en “sous-hommes” exploitables à merci puis “retraités” au titre écologique de déchets organiques.
Aussi terrifiante et scandaleuse qu’en aient été les manifestations sous le joug nazi, pareille économie exterminatrice n’était cependant pas totalement inédite au regard de l’instrumentalisation de la faim orchestrée, à la fin du xviiie siècle, par l’avènement d’une ère industrielle contraignant des populations entières à travailler en usine pour échapper à l’inanition.
Bien que les temps aient changé, d’autres pratiques continuent d’assujettir les populations en prenant en otage le fait alimentaire. Comment, en effet, ne pas s’interroger sur l’industrie agroalimentaire qui favorise une libéralisation croissante aux fins d’une criminelle mise sous tutelle économique du vivant et des denrées planétaires, érigeant ainsi l’appétit en un redoutable instrument politique de domination ?

 

Vendredi 24 octobre   « L'organisation criminelle de la faim » avec Olivier ASSOULY  20 H Salon du Belvédère  Le Corum  Montpellier tramway ,arrêt Corum. Par les Amis du Monde diplo

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 03:54

Gaz de schiste : Eau de Paris s'oppose à l'exploitation sur ses aires de captage

 

Ce mardi 14 octobre, Eau de Paris a annoncé "[s'opposer] aux gaz de schiste sur ses aires de captage d'eau potable". La régie municipale en charge de la production et de la distribution de l'eau dans Paris "demande le retrait du projet de recherche d'hydrocarbure sur les aires d'alimentation de captage d'eau potable [qu'elle gère]".

Eau de Paris demande "expressément" à Ségolène Royale, ministre de l'Ecologie, "le retrait immédiat de ce projet et qu'aucune autorisation de travaux ne puisse être délivrée à l'avenir sur les aires d'alimentation de captage d'eau potable".

Captages classés prioritaires au titre du Grenelle

Cette prise de position intervient dans le cadre de la consultation publique ouverte en septembre 2014 par le ministère de l'Ecologie sur les demandes de permis exclusif de recherche d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dit permis de Cezy et de Dicy.

"Eau de Paris alerte sur les risques majeurs de contamination des eaux que représente l'octroi de ces permis", indique la régie, précisant qu'"une partie majeure du périmètre du « permis de Cézy » s'étend sur les aires d'alimentation de captages des sources dont [elle] assure la gestion". Elle qualifie de "stratégique" le territoire visé par le permis, notamment parce qu'"une partie des captages a été classée prioritaire au titre du Grenelle de l'environnement, et des actions innovantes, comme le développement de l'agriculture biologique, y sont menées pour protéger durablement la ressource". La réalisation des forages proposés par Bluebach Ressources dans le cadre de la consultation "aurait des effets désastreux sur la qualité de la ressource en eau".

   
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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 04:15

Avec Ceux d'Argeliers (Livre)

http://www.ocmusic.org/boutique/vignerons/avec-ceux-d-argeliers-livre-/product_info.php/cPath/23/products_id/134

Magazine OC 22 "Avec Ceux d'Argeliers"

http://youtu.be/pyJN9natU6s

 
19.90 €
Avec Ceux d"Argeliers (Livre)
Cliquer pour agrandir
Avec Ceux d'Argeliers : « C'est dans le peuple assemblé que réside la force »

Grâce à ses relations intimes avec Ceux d'Argeliers, Jean Fournel, journaliste de métier au quotidien régional l'Éclair (ancêtre de Midi Libre) nous livre un témoignage rare. Dans un style fluide, précis et agréable - mais avec un  parler "vrai" - il décrit avec précision les caractères de chacun, les habitudes, l'ambiance des villages du Midi au début du XXe siècle et surtout l'organisation du Comité d'Argeliers dont le siège se trouve au Café de Marcelin Albert.




On comprend mieux comment un village a pu organiser une révolte, prête à faire basculer le pouvoir central. 




L'auteur, qui a assisté aux événements, connait bien Marcelin Albert et les "87". Au fil des jours, il a tout noté sur ses carnets : les détails, les anecdotes et les phrases prononcées qui apportent proximité et vie à sa narration...

Ce texte exceptionnel de Jean Fournel, publié de façon confidentielle en 1908 et ensuite tombé dans l'oubli, nous plonge dans le quotidien de ceux qui ont impulsé la révolte du peuple vigneron pour un vin naturel de qualité.


Marcelin Albert, Marius Cathala, Dr. Senty et M. Cabanes devant le siège du Comité d'Argeliers.

Première page du livre, imprimée sur papier bouffant ivoire sur machine offset traditionnelle.


Édition illustrée, format 14,8 x 21 cm, broché, ISBN : 979-1-09-351805-3, 192 pages.

Lectures par Alan Roch et présentation par Christian Salès

LE SOMAIL (11) Samedi 6 septembre 2014
Le Trouve tout du livre à 17 h - 04 68 46 21 64

BÉZIERS (34)
Vendredi 19 septembre 2014
CIRDOC Place du 14 juillet à 18h - 04 67 11 85 10

ORNAISONS (11)
Mardi 23 septembre 2014
Bibliothèque à 19h - 04 68 46 21 29

CARCASSONNE (11)
Jeudi 25 septembre 2014
Ostal Sirventés à 18h30 - 04 68 25 19 78
Les leaders vignerons : Marcelin Albert (Avec Ceux d'Argeliers) ;
Emmanuel Maffre-Baugé (Emmanuel, une terre qui s'écrit, biographie présentée par sa fille)

NARBONNE (11)
Jeudi 16 octobre 2014
Ostal occitan 31, rue Jean Jaurès à 18h30 - 04 68 46 21 29
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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 11:09

Publié le 15 octobre 2014

Journée mondiale de l’alimentation

Le CCFD-Terre Solidaire publie les résultats du sondage « Les Français et la faim dans le monde » réalisé par CSA, en partenariat avec La Croix

Retrouver le sondage du CCFD-Terre Solidaire "Les Français et la faim dans le monde"

PDF - 654.7 ko
Sondage : les Français et la faim dans le monde

Selon ce sondage, la faim dans le monde est toujours une réalité pour les Français. Trois personnes sur quatre estiment que les activités des multinationales de l’agroalimentaire dans les pays du Sud ne bénéficient pas aux populations. Le CCFD-Terre Solidaire dénonce les fausses solutions proposées pour lutter contre la faim dans le monde.

La faim dans le monde est toujours une réalité
91% des Français sont conscients que la situation de la faim dans le monde ne s’améliore pas (50% pensent que la situation se dégrade – soit 7% de plus qu’en 2013 – et 41% qu’elle n’évolue pas vraiment). Les causes pointées par les personnes interrogées sont multiples, et ciblent principalement la responsabilité des pays du Nord (39% pointent le gaspillage, 39% la spéculation des marchés financiers sur les produits agricoles, 22% l’agriculture industrialisée, 21% le changement climatique) .

Par ailleurs, les Français font majoritairement confiance à l’action de la société civile (45%) et des instances internationales (31%) plutôt qu’à celle des gouvernements des pays du Nord (5%) comme des pays du Sud (4%), ou des multinationales (3%) pour y remédier.

Alors que les derniers chiffres de la FAO font état d’une diminution de 100 millions de personnes souffrant de la faim (sur 905 millions) depuis 10 ans, le CCFD-Terre Solidaire rappelle que 2 à 3 milliards de personnes sont régulièrement victimes de périodes d’insécurité alimentaire.

Les multinationales de l’agroalimentaire, mauvais acteurs de la lutte contre la faim dans le monde
3 Français sur 4 estiment que les activités des multinationales de l’agroalimentaire dans les pays du Sud ne bénéficient pas aux populations. Pour remédier aux impacts négatifs des activités de certaines multinationales, 65% d’entre eux pensent que l’État français devrait réglementer et contrôler l’accès des multinationales françaises aux ressources naturelles des pays du Sud.
De même, contrairement à ce qu’affirment les multinationales du secteur OGM, ils sont 78% à penser que les organismes génétiquement modifiés ne sont pas une solution pour lutter contre la faim et le changement climatique.

Face à la multiplication des initiatives lancées aujourd’hui par certains États avec des multinationales de l’agroalimentaire pour lutter contre l’insécurité alimentaire, en particulier en Afrique, le CCFD-Terre Solidaire tire la sonnette d’alarme. En effet, loin de répondre à un enjeu de sécurité alimentaire ces initiatives menacent la souveraineté alimentaire des populations en poussant les États concernés à mettre en œuvre des mesures de dérégulation et d’ultra-libéralisation de leur secteur agricole au bénéfice des multinationales. Accaparement de terres, monocultures d’exportation, recours aux pesticides, voire aux OGM… Ces pratiques mettent en danger les agricultures familiales et paysannes de ces pays.

Avec des organisations de la société civile du Nord et du Sud, le CCFD-Terre Solidaire :
- se mobilise pour des investissements responsables dans l’agriculture (plaidoyer pour l’adoption de principes responsables dans l’agriculture exigeants, dans le cadre des Nations Unies).
- dénonce les impacts négatifs de la Nouvelle Alliance pour la Sécurité alimentaire et la Nutrition du G8 et les dangers de l’Alliance globale pour l’Agriculture intelligente face au climat, lancée en septembre à New York.

En France, le CCFD-Terre Solidaire soutient plusieurs propositions pour mieux encadrer les activités des entreprises multinationales en instaurant notamment dans le droit français un devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre à l’égard de leurs filiales et de leurs sous-traitants.

Pour nourrir le mieux possible l’humanité d’ici 2030, les Français privilégient un modèle agricole basé sur les petites exploitations.
83% des Français choisissent cette option contre 14% qui lui préfèrent une agriculture industrielle. Depuis plusieurs années, les Français réaffirment leur soutien aux petites exploitations, les plus à mêmes de lutter durablement contre la faim.

Le CCFD-Terre Solidaire rappelle que l’agriculture familiale produit 60% de l’alimentation dans le monde. Il soutient plusieurs centaines d’organisations à travers le monde qui développent des alternatives innovantes au modèle dominant. La mise en œuvre de ces modèles paysans et agroécologiques atteste des capacités de ces alternatives, déjà reconnues par la communauté internationale et scientifique, à répondre aux défis de la faim et de la dégradation de l’environnement.

Ce sont ces modèles d’agriculture familiale et paysanne qui doivent aujourd’hui bénéficier de soutiens politiques et financiers pour leur assurer un développement durable et garantir efficacement la sécurité alimentaire des populations.

- Voir l’analyse et les résultats complets du sondage sur le site du CCFD-Terre Solidaire
- Voir le dossier et l’analyse du sondage sur la-croix.com le 16 octobre et dans l’édition de vendredi

Contacts presse :
Véronique de La Martinière
01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80 - v.delamartiniere@ccfd-terresolidaire.org
Karine Appy
01 44 82 80 67 - 06 66 12 33 02 - k.appy@ccfd-terresolidaire.org

S’informer

15 octobre 2014

Sécurité alimentaire : les investissements agricoles toujours hors de contrôle

Communiqué de presse CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France, Peuples Solidaires-ActionAid France, Secours Catholique-Caritas France A la (...)

14 octobre 2014

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Les entreprises vendent des produits contenant des ressources naturelles qui attisent la violence et provoquent des souffrances. Nous, (...)

9 octobre 2014

Le rideau de fumée de l’agriculture climato-compatible

283- septembre octobre

Quel modèle agricole face à la crise écologique ? Alors que l’agroécologie séduit désormais à haut niveau, elle risque d’être supplantée par (...)

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 09:12

FRANCE – Effets toxicologiques des OGM : le dialogue n’aura pas lieu

Eric MEUNIER, octobre 2014
http://www.infogm.org/

 

Le 28 mai 2014, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) réunissait autour d’une même table les parties prenantes au débat sur les analyses toxicologiques des effets à long terme des OGM. Mais le dialogue n’aura pas lieu [1]. Présente, l’association Inf’OGM a en effet décidé, avec d’autres associations, de quitter cette instance de dialogue. En voici les raisons.

Suite à la publication des travaux de l’équipe de Gilles-Eric Séralini en septembre 2012 sur les effets à long terme sur des rats de la consommation de maïs NK603, et la vive controverse qui avait suivi cette publication [2], le gouvernement avait décidé de financer un projet de recherche afin d’apporter une réponse à cette question des effets à long terme [3].
Publié en juillet 2013 dans le cadre du programme de recherche Risk’OGM, l’appel à projets visait à « améliorer les connaissances sur l’évaluation des effets sanitaires à long terme de la consommation d’OGM afin de contribuer à une meilleure analyse des risques dans ce domaine ». Ce projet vient en complément du programme européen « G-Twyst » qui vise à conduire une analyse de toxicologie sur deux ans et du projet GRACE qui est une étude de toxicologie sur un an [4]. Après qu’un consortium de laboratoires Inra-CNRS ait été sélectionné, l’Anses a été chargée de coordonner une plateforme de dialogue avec les parties prenantes.

Une douzaine d’entités étaient représentées le 28 mai 2014 lors de la première réunion de cette plateforme : le Criigen, Greenpeace France, Inf’OGM, la Confédération paysanne, l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), l’Association nationale des industries agroalimentaires (ANIA), EuropaBio/Monsanto [5], Bayer CropSciences, Limagrain, l’Anses, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’École nationale supérieure de Lyon et le ministère de l’Écologie. Comme l’a alors rappelé Franck Foures, de l’Anses, cette plateforme avait pour objectif de discuter du projet qui « vis[ait] à apporter des améliorations [aux études sur les effets à long terme] en essayant d’identifier des marqueurs précoces d’effets à long terme ».

 Pour Inf’OGM, « le débat sur le débat » est primordial

Inf’OGM a tout d’abord salué l’initiative du ministère de l’Ecologie et le travail de l’Anses pour avoir organisé cette instance de dialogue. Mais l’association a, de longue date, «  arrêté une politique interne en termes d’instance de dialogue avec les différentes parties prenantes, qui veut que tout débat doit être précédé d’un « débat sur le débat », non pas pour compliquer les choses, mais pour se mettre d’accord sur les questions qui vont être posées, leur formulation, les interactions qui peuvent exister avec d’autres instances, les modalités de fonctionnement, les participants, la transparence, la finalité du travail ». Pour Inf’OGM, la formulation des questions est en effet au moins aussi importante que les réponses qui peuvent leur être apportées, notamment car la formulation d’une question conditionne souvent le cadre même de la réponse. Inf’OGM regrette donc que cette étape de débat sur le débat n’ait pas été organisée comme le montrait l’ordre du jour de la réunion. Il était dès lors impossible pour Inf’OGM de « rester dans un débat qui a déjà été formalisé et pour lequel les questions ont déjà été posées ».
La deuxième raison de notre départ était la présence des entreprises de biotechnologies, et en particulier Monsanto (même si cette entreprise était représentée indirectement). Pour Inf’OGM, Monsanto devenait alors juge et partie car le ou les OGM voués à être l’objet du projet de recherche sont commercialisés par elle.

 Un dialogue n’est pas une chambre d’enregistrement

Greenpeace, le Criigen et la Confédération Paysanne ont, eux aussi, quitté l’instance de dialogue. Pour Greenpeace et la Confédération paysanne, « l’instance de dialogue constituée à ce jour semble n’être au mieux qu’un comité d’enregistrement. Le protocole de l’étude est déjà définitivement arrêté, et nous ne sommes convoqués que pour en prendre connaissance ». Et les deux structures de dénoncer, comme Inf’OGM, le conflit d’intérêt que représente la présence de Monsanto dans le tour de table. Dernier point soulevé : « le déséquilibre entre les différentes parties prenantes dans la constitution de cette instance : les autres parties prenantes économiques invitées sont toutes des sociétés semencières productrices d’OGM, et aucun représentant de la distribution n’est invité ».

Quant au Criigen, il justifie son retrait par une critique du projet de recherche en lui-même : « le délai trop court [de l’appel d’offre], lancé en plein été, n’a pas permis au comité de jouer son rôle d’orientation. De fait, il a dû accepter la seule candidature, à savoir celle déposée conjointement par l’INRA, l’Inserm et l’Anses. Or, l’étude proposée par ces organismes ne porte que sur trois mois – prolongés à six mois – et ne concerne que le seul maïs NK603 sans l’herbicide Roundup ». Et de préciser que s’il est vrai que le projet français vient en complément d’un projet européen, ce dernier est une étude « insuffisante et [qui] sera donc non conclusive ».

Franck Foures de l’Anses précisera au cours de la réunion que le projet G-Twyst « est plus orienté sur de la toxicologie réglementaire, puisqu’il applique des normes OCDE », alors que Joël Guillemain (Président du groupe de travail « Biotechnologies » de l’Anses) précisait que le projet GRACE utilise le « protocole de l’OCDE 451, une étude de toxicologie pendant un an, qui met en œuvre des effectifs de 20 animaux de chaque sexe ». En clair, ces deux études de toxicologie - certes d’une durée supérieure à 90 jours - entrent dans le champ non pas de la recherche fondamentale mais de la toxicologie réglementaire. Une différence essentielle puisque la toxicologie réglementaire n’est pas de la recherche en toxicologie comme Inf’OGM l’a déjà relaté [6] ce qui différencie clairement ces deux études de celle de G.-E. Séralini. Dénonçant l’absence de dialogue en amont sur « la construction d’un protocole qui satisfasse pleinement les recommandations initiales de l’Anses », le Criigen a également indiqué ne pas pouvoir « concevoir [sa] participation aux côtés de ceux-là même qui usent de toutes les actions de lobbying pour permettre l’acceptation et la commercialisation de leurs produits dans la plus grande carence et opacité d’évaluation », en référence à la présence de Monsanto, Limagrain, Bayer Cropscience et l’ANIA.

 Des départs regrettés

A l’exception d’EuropaBio et de la CLCV, les autres structures représentées ne se sont pas exprimées au cours de la réunion, sinon pour se présenter lors du tour de table inaugural.
Pour EuropaBio (représentée donc par un salarié de Monsanto), le retrait de certaines associations est un phénomène déjà vu, expliquant que « lorsqu’on est exposé à un débat, certains se retirent de la discussion, ce qui est quelquefois plus simple pour eux ». Ambiance... EuropaBio a également rappelé que la position des entreprises de biotechnologie « est très clairement de générer des données scientifiques, quand elles sont considérées comme utiles, c’est-à-dire quand elles peuvent apporter quelque chose à la profession… pardon, à la compréhension ou l’évaluation du produit » (sic !).
De son côté, la CLCV considérait l’initiative de dialogue très intéressante car « originale et [devant] permettre d’avancer conjointement sur un certain nombre de sujets qui ont fait controverse ». Dans ce cadre, la CLCV considère regrettable « qu’un grand nombre de parties prenantes annoncent aujourd’hui, alors que nous sommes réunis pour la première fois, qu’elles ne participeront pas à cette instance ». Pour l’association de défense des consommateurs, c’est « juger un petit peu vite de l’intérêt ou de l’absence d’intérêt de cette instance, à laquelle on ne donne même pas la chance d’exister », et ce alors même que le tour de table a d’ores et déjà « montré l’intérêt d’un dialogue [...]. S’il manque la moitié des parties prenantes dans une instance, nous sommes tous obligés de nous interroger sur sa légitimité et sa raison de continuer ».

 Le dialogue se transforme en réunions d’information

Sur la même ligne que la CLCV, et prenant acte des retraits, l’Anses a fait part, dans un courrier électronique du 18 juin aux participants, de son regret « que cette initiative n’ait pas pu aboutir dans le format initialement envisagé [...]. L’Anses a donc pris acte de l’impossibilité d’animer cette instance de dialogue et a, en conséquence, modifié sa contribution au projet ». Dorénavant, l’Anses annonce qu’elle « interviendra comme simple partenaire du projet et non plus en position de [facilitateur] et apportera son soutien à l’organisation de plusieurs réunions d’information sur l’avancement des travaux à des étapes clés du projet ». Des réunions annoncées comme ouvertes à toutes les parties prenantes intéressées par le projet.

[1Les minutes de cette réunion sont ici : https://www.anses.fr/sites/default/files/documents/OGM90_28mai14.pdf

[5Le représentant a précisé être effectivement salarié de Monsanto mais ne pas être mandaté par son employeur pour parler en son nom au sein de cette plateforme

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 05:37
CECI N’EST PAS UNE PETITION.....
http://socialbombing.org/faitmaison
Qu’est ce que Socialbombing?
@CaroleDelga
FR
recipient
Carole Delga

Secrétaire d’État chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la  Consommation et de l’Économie Sociale et Solidaire

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 04:14

Reporterre

Ecologie

Les huîtres sont malades, l’Ifremer est attaqué

Isabelle Rimbert (Reporterre)

mardi 7 octobre 2014

Les naissains d’huîtres connaissent une mortalité massive, due à un virus depuis 2008. L’association Ostréiculteur traditionnel, qui regroupe des producteurs d’huîtres nées en mer, assigne Ifremer en justice pour négligence et défaut de surveillance. Enjeu : une forme d’industrialisation de la culture du mollusque.


- Vannes, correspondance

« Par cette action en justice, on veut mettre Ifremer devant ses responsabilités ». Pour Benoît Le Joubioux, président d’Ostréiculteur Traditionnel, l’heure n’est plus à la complainte, mais aux actes.

L’association, regroupant plus de soixante-dix producteurs issus des sept bassins ostréicoles français, saisit cette semaine le tribunal administratif de Rennes en référé contre l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer).


- Benoît Le Joubioux -

Pas de réaction face à l’hécatombe

L’association reproche en effet à l’établissement public d’avoir laissé se dégrader, par négligence, la situation de la filière conchylicole. Depuis 2008, la mortalité des huîtres de moins d’un an, les naissains, affecte entre 60 et 90 % de la production dans la plupart des sites ostréicoles français. Une hécatombe due à un variant de l’Herpès virus de l’huître, qui n’a cessé de se développer malgré les appels à l’aide des ostréiculteurs.

Une requête contre Ifremer avait été déposée en 2010 par l’association au tribunal administratif de Rennes, donnant lieu à l’élaboration d’un rapport d’expertise judiciaire, sorti en avril, qui met notamment en cause Ifremer pour sa gestion de la crise.

L’association estime que l’institut n’a pas mis en garde le ministère de l’agriculture sur les risques importants de diffusion du virus, et n’a pas suggéré la prise de mesures de prévention et d’éradication du virus pourtant identifié dès 1991.

De plus, « Ifremer n’a pas produit d’études épidémiologiques avant 2008, pas plus qu’il n’a proposé de protection des zones ostréicoles saines, ni cherché à recueillir et diffuser des informations auprès des professionnels. Par ailleurs, il n’y a eu ni surveillance active ni contrôles sanitaires des écloseries avant 2010 », déplore Benoît Le Joubioux.

Les ostréiculteurs traditionnels soupçonnent également Ifremer d’être, via la création et commercialisation d’huîtres stériles à croissance rapide* (les triploïdes), la cause d’un appauvrissement du patrimoine génétique du bivalve, ce qui aurait diminué leur résistance face au virus tueur.

Un soupçon qu’Ifremer balaie d’un revers de main dans le rapport d’expertise judiciaire, qualifiant d’amalgame le lien entre la production de triploïdes et la surmortalité des mollusques. Pour autant, aucune étude scientifique ne vient étayer ces dires.

Yannick Stéphant, ostréiculteur retraité et membre de l’association plaignante, va plus loin : « Nous pensons que l’huître tétraploïde (géniteur de la triploïde) est fragilisée à la base par une consanguinité. On a besoin d’un généticien pour effectuer ces recherches, mais on se heurte à deux problèmes : le coût, et le fait que tout est verrouillé par Ifremer. »

Déni de responsabilité

Pierre-Yves Matel, avocat des plaignants, demande donc une indemnisation pour les préjudices subis, une clarification des missions confiées à Ifremer, ainsi qu’un étiquetage des huîtres permettant au consommateur de distinguer les huîtres d’écloseries de celles nées en mer.

Dans le rapport d’expertise judiciaire, Ifremer, « laboratoire national et européen de référence pour les maladies des mollusques depuis 1995 », se définit comme « un institut de recherche pour 70 % de son activité, qui n’a pas vocation à assister techniquement la profession ostréicole, ni à surveiller les maladies de l’huître ».

« Faux », rétorque l’avocat. L’institut, qui exerce des missions techniques sur le terrain, est tenu de donner son avis à l’Etat pour une bonne gestion sanitaire de la mer et de ses concessions ostréicoles.

Pour Pierre-Yves Matel, « Ifremer est dans le déni de responsabilité, et conteste son obligation de surveillance du milieu. Or son décret de création, datant de 1984, stipule clairement cette obligation de surveillance et d’optimisation des ressources aquacoles ».

Pour autant, l’établissement se dédouane de toute faute, renvoyant la responsabilité notamment à la Direction départementale des affaires maritimes. Contacté par téléphone, Ifremer n’a pas souhaité réagir sur la question.

La recherche laisse place à l’activité commerciale

Benoît Le Joubioux rappelle également que « l’institut, en tant qu’Epic (Etablissement public, industriel et commercial) se consacre pour près de 30 % à des activités commerciales, telles que la vente des super géniteurs (les huîtres tétraploïdes) auprès d’écloseries. Les tétraploïdes sont vendues par Ifremer 1000 euros pièce aux écloseries. Ce mâle peut féconder une quinzaine d’huîtres diploïdes femelles et donner ainsi naissance à trente millions d’huîtres triploïdes ».

Un marché intéressant qui représente une manne financière importante pour l’établissement.

« Ifremer, qui doit faire face à la diminution des fonds publics, abandonne petit à petit la recherche fondamentale au profit d’activités commerciales et lucratives comme le développement de brevets », constate Pierre-Yves Matel.

La redéfinition des rôles d’Ifremer, via une mission d’information parlementaire, permettrait peut-être de savoir si l’établissement est à même de remplir ses missions de service public au niveau des épizooties (maladies touchant les animaux) qui frappent le littoral français, car le problème s’étend désormais aux moules et aux coquilles St Jacques.

À quand l’étiquetage ?

« Pouvoir différencier l’huître née en écloserie de l’huître née en mer, c’est une information que nous devons au consommateur car elle lui permet de faire un choix conscient », explique Yannick Stephant. De plus, cela permettrait la traçabilité des huîtres. « Si un problème est identifié dans une écloserie, l’étiquetage permet d’isoler le lot suspect ».

« L’étiquetage a été discuté au Comité National de Conchyliculture sans jamais être fait. Qu’est ce qui bloque ? » s’interroge Benoît le Joubioux. Pour le CNC, l’absence de réglementation s’explique par le fait que la triploïde n’est considérée ni comme un « nouveau produit », ni comme un OGM, bien qu’étant génétiquement manipulée.

Joël Labbé, sénateur du Morbihan apparenté EELV, s’est emparé de cette question en proposant un amendement (refusé) dans le cadre de la loi sur la consommation en janvier, qu’il entend transformer en proposition de loi, « très probablement en avril 2015, lors d’un colloque sur l’ostréiculture qui se tiendra au sénat ».

Car pour lui, « la prolifération des triploïdes pose des questions cruciales : elles présentent un danger pour le patrimoine génétique de l’huître, car elle s’avère non stérile à 100 % contrairement à ce qui a été annoncé. Et leur production rend les ostréiculteurs dépendants des écloseries. » Dans une logique qui n’est pas sans rappeler celle du brevetage du vivant façon Monsanto.

Qualifié d’apprenti sorcier par l’association Ostréiculteur Traditionnel, Ifremer n’entend pourtant pas en rester là. Depuis plusieurs années, l’établissement travaille sur la production d’huîtres résistantes à l’herpès virus. « L’un des seuls moyens connus pour sauver l’ostréiculture française », selon l’institut. « Ou laisser la nature reprendre ses droits », selon les ostréiculteurs traditionnels.


Note :

* Depuis le début des années 2000, l’Ifremer a mis au point et développé la production de l’huître triploïde (dont l’institut détient le brevet depuis 2004). Ce mollusque est créé en faisant se reproduire une huître naturelle diploïde (dont les chromosomes vont par paires), avec un super géniteur dont Ifremer possède le brevet, l’huître tétraploïde (dont les chromosomes vont par 4). Le résultat est une huître triploïde (dont les chromosomes vont par 3), qui grandit en deux ans au lieu de trois, et qui est censée être stérile.

Ainsi, elle ne produit pas de laitance en été et peut donc être consommée toute l’année, et plus seulement « les mois en r ». Ces triploïdes sont produites en écloseries privées, contrairement à la méthode traditionnelle de captage des naissains en mer.


Source et photos : Isabelle Rimbert pour Reporterre

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 04:18
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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 03:02
Véganisme
http://www.thierrysouccar.com/nutrition/info/manger-paleo-et-vegan-possible-avec-quelques-precautions-2440

Manger paléo et végan : possible avec quelques précautions

Manger paléo et végan : possible avec quelques précautions (crédit © Olivier Degorce)
(crédit © Olivier Degorce)
 

Dans Paléo Nutrition, Julien Venesson consacre un chapitre aux végans et aux végétariens qui voudraient adopter le paléo. Dans cet extrait, il explique comment la perte du respect pour l'animal a conduit les hommes modernes au véganisme et comment on peut manger à la fois paléo et végan.

Nos ancêtres étaient omnivores. Ils consommaient des produits animaux il y a déjà au moins 9 millions d’années et cette consommation s’est accrue depuis environ 2,5 millions d’années.
Néanmoins nos ancêtres ne gavaient pas les canards pour en manger le foie gras, ils ne parquaient pas les animaux dans des bâtiments sans fenêtre, ne leur injectaient pas d’antibiotiques, ne les tuaient pas à la chaîne, ne les laissaient pas souffrir… Bien au contraire, l’observation des tribus de chasseurs-cueilleurs montre qu’ils respectaient vraisemblablement profondément la vie animale.
Nous, hommes des pays riches, nous nous sommes peu à peu déconnectés de notre milieu naturel, nous avons perdu le lien avec la terre qui nous nourrit et les êtres vivants qui nous fournissent leur chair. La chasse et la cueillette pratiquées par nos ancêtres ont cédé la place à l’agriculture intensive et l’élevage industriel avec un seul objectif : produire plus pour moins cher.

Le véganisme, un choix éthique

Pour être cohérent avec la théorie de l’évolution de Darwin, si nous ne sommes pas capables de chasser un animal (ou si nous ne nous en pensons pas capables), alors nous ne devrions pas en manger. Si nous ne sommes pas capables de pêcher un poisson, alors n’en mangeons pas. Conscient de cette perte de contact avec la nature et les êtres vivants qu’elle abrite, le véganisme promeut un mode de vie fondé sur le refus de l’exploitation animale et de la cruauté envers les animaux. Le véganisme implique l’adoption d’une alimentation uniquement végétale et l’exclusion de tout produit issu des animaux, de leur exploitation ou testé sur eux (cuir, laine, soie, miel, etc.). Il s’agit donc avant tout d’un choix éthique et non d’un choix santé, car jamais, dans toute l’histoire de l’humanité nous n’avons été habitués à ne manger que des végétaux.

Manger végan et paléo, sans carence

Si vous avez fait le choix d’une alimentation végane, il convient d’en limiter les conséquences néfastes pour la santé. La plupart des végans connaissent la problématique des antinutriments des céréales et des légumineuses. Ils pratiquent donc régulièrement la germination et/ou la fermentation pour diminuer la teneur en antinutriments de leurs aliments.
Mais ceux qui envisagent une alimentation végétalienne entièrement paléo vont se retrouver à manger uniquement des fruits, des légumes et des oléagineux, ce qui correspond à une forme de frugivorisme. Dans ce cas, il peut être intéressant de renforcer cette alimentation par des algues pour leur apport en iode et en vitamine B12. Pour le sportif, se pose la question de l’apport calorique quotidien : un homme sportif peut aisément avoir besoin de plus de 3000 calories par jour. Ceci est difficile à obtenir avec une alimentation de ce type et entraîne donc souvent un amaigrissement profond. Quel que soit le type de végétalisme envisagé, une supplémentation en vitamine B12 et en zinc est le minimum vital.

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