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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 14:30

-Pour qu' une science soit indépendante il faut que le public la finance!Faites -le ,et adhérez  en plus au comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique

 Le petit mot du président: 
 « Un grand merci à tous ceux qui nous ont accordé leur confiance et leur soutien. Tous ensemble, avançons vers une science transparente au service de la santé publique en aidant le CRIIGEN »Gilles Eric Séralini, professeur de Biologie Moléculaire, Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN (Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique"
Victoire de la science
Après deux ans de bataille scientifique et les pressions sur l’éditeur ayant conduit à la censure de notre étude de long terme sur un maïs OGM et l’herbicide Roundup, nous avons la joie de vous annoncer la REPUBLICATION de nos travaux !
Nos découvertes ont permis d’identifier des effets néfastes sur le foie et les reins, ainsi que le développement de tumeurs mammaires liés à la consommation d'un maïs OGM et de l'herbicide Roundup.
Aujourd’hui, cette victoire est aussi un peu la vôtre car vous avez été plus de 120,000 à nous soutenir en signant des pétitions portées par des associations nationales, des bénévoles déterminés et des sites d’information en ligne.
Financez une science indépendante
Aidez-nous à poursuivre le développement d’une science libre de conflit d'intérêts au service de la santé publique en FAISANT UN DON au Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique (CRIIGEN).
Cette association a but non lucratif participe au financement des recherches de nombreux scientifiques lanceurs d’alerte, comme le Pr Gilles-Éric Séralini ou le Dr Christian Vélot sur les OGM et les pesticides, mais aussi le Pr Charles Sultan, spécialiste des perturbateurs endocriniens.
Des analyses aussi simples qu’importantes, pour doser par exemple les résidus de pesticides dans notre alimentation ou celle de nos animaux de compagnie, peut coûter selon les produits jusqu'à 20,000 €. Des milliers de personnes nous soutiennent, imaginez alors ce que nous pourrions faire si toutes les personnes concernées donnaient au moins 1 €.
Notre plateforme sécurisée de don en ligne n’a pas de minimum requis,
vos dons pouvant être ponctuels ou mensuels.
Retrouvez toutes les informations sur le site du CRIIGEN : www.criigen.org
Contactez nous à criigen@criigen.info
 
 -Pesticides :il reste quelques jours pour appeler nos députés à un sursaut les 7 et 8 juillet prochain, afin que ces élus prennent enfin leurs responsabilités pour protéger les populations de l’exposition aux produits phyto. 

Le gouvernement plie devant le lobby des pesticides. Faisons-lui entendre raison !
http://www.reporterre.net/spip.php?article6083

FRANÇOIS VEILLERETTE (GÉNÉRATIONS FUTURES)

mercredi 2 juillet 2014

Beaucoup de promesses ont été faites sur la réduction des pesticides. Mais le gouvernement se distingue par son inaction, cédant aux lobbies de l’agriculture intensive. Les citoyens doivent agir et pousser leurs députés à légiférer sur l’exposition des populations aux pesticides !

Beaucoup de mots, peu d’actes

Quand on en reste aux grands principes, tout le monde, ou presque, est d’accord : il faut réduire l’utilisation des pesticides, et particulièrement pour protéger les populations les plus sensibles.

Rappelons ici les bonnes intentions affichées par le plan Ecophyto en 2008 ou couchées sur le papier dans le rapport de mission d’enquête des sénateurs en 2013. Les problèmes commencent quand il faut prendre des mesures concrètes pour transformer ces intentions en actes.

Ainsi, malgré les propos du Ministre de l’Agriculture, le plan Ecophyto n’a depuis 2008 pas produit la moindre réduction de la dépendance de notre système agricole aux pesticides. (1)

Réduire l’exposition des populations les plus sensibles

Pourrait-on au moins espérer que, faute de pouvoir réduire l’usage des pesticides, les responsables seraient capables de réduire l’exposition des populations les plus sensibles à ces redoutables toxiques ? C’est ce qu’ont commencé à faire les sénateurs lors de la première lecture de la Loi d’avenir pour l’agriculture et la forêt (LAAF) en votant sous la houlette de Nicole Bonnefoy un amendement permettant au ministre de l’Agriculture d’interdire la pulvérisation de pesticides autour des zones habitées (dans l’article 23 de la LAAF). (2)

Alors que le texte allait arriver en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, proposait d’interdire toute pulvérisation de pesticides dans un rayon de deux cents mètres autour des écoles, pour protéger la santé des enfants, particulièrement sensibles aux effets sanitaires des pesticides. (3)

Comme pour confirmer que l’exposition aux pesticides est une question de santé publique, une nouvelle étude scientifique faisait l’actualité au même moment (4). Elle rappelait que l’exposition de femmes enceintes à des pesticides par leur environnement agricole augmente la probabilité que leur enfant souffre d’autisme…

Le lobby de l’agriculture intensive ne veut aucune réglementation

Mais la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) se mit à hurler contre « l’inflation règlementaire » (5) – une fois de plus -, prenant comme cible la proposition de Ségolène Royal d’interdiction des pesticides près des écoles.

Peu soucieux du respect des faits, le syndicat mélangeait la position du Sénat et celle de Mme Royal et hurlait à la mort de l’agriculture française, qui se trouverait privée selon leur imagination délirante de treize millions d’hectares suite à une supposée mesure d’interdiction de l’usage des pesticides dans un rayon de deux cents mètres de toutes les zones habitées… qu’aucun responsable politique n’avait pourtant jamais proposée !

Peu importe la réalité de la menace supposée, sonnant le glas de notre agriculture, les tracteurs étaient dans les rues, les élus locaux étant sommés par le lobby de l’agriculture intensive de demander à leur député de refuser toute réglementation restreignant l’usage des pesticides.

Les politiques plient

Sentant le vent du boulet, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll se fendait à la vitesse de la lumière d’un communiqué pour rassurer les agriculteurs : aucune mesure d’interdiction n’était envisagée, tout au plus des mesures de précaution pouvaient être imaginées. (6)

A l’Assemblée nationale, l’examen de la LAAF commençait la semaine dernière en Commission des affaires économiques. Sans surprise, l’UMP, en fidèle serviteur des intérêts de la FNSEA, attaquait de front toute mesure de restriction de l’usage des pesticides, même près des écoles.

Aucun autre groupe politique ne semblait désireux de monter au front pour défendre le principe d’une zone d’exclusion pour les pesticides près des écoles ou dans d’autres zones accueillant un public sensible. Les débats semblaient donc se diriger tranquillement vers une position de la commission qui recommanderait, au mieux, quelques mesures de protection dans lesdites zones accueillant un public sensible.

Un texte pour rien

Cétait sans compter sur le problème posé à la majorité par les propositions diamétralement opposées de Stéphane Le Foll et de Ségolène Royal sur la question. Il fallait donc trouver un amendement gouvernemental (7) qui fasse la synthèse entre les positions – aucun ministre ne devant perdre la face.

C’est ce qui fut fait avec un amendement gouvernemental adopté par la Commission des affaires économiques : il posait le principe d’interdiction de l’usage des pesticides autour des lieux accueillant un public ‘sensible’, et donc des écoles, tout en rendant possible… la pulvérisation des même pesticides pour peu que des mesures ‘de précaution’ (plantation de haies, usage de matériel spécifique…) soient mises en place !

Dans les faits, les contraintes imposées seront minces et les pulvérisations continueront comme avant ou presque.

120 000 signatures en quelques jours

Pendant ce temps, notre association, Générations Futures, travaillant depuis des années sur la thématique des publics victimes des pesticides, qu’il s’agisse d’agriculteurs ou de riverains, lançait une pétition appelant à soutenir la possibilité d’exclure l’usage des pesticides près des habitations dans le cadre de la LAAF.

En quelques jours notre pétition recueillait 120 000 signatures, témoignant d’un ras le bol massif de la population sur cette question de l’exposition environnementale aux pesticides.

Aujourd’hui, si l’on veut vraiment progresser sur cette question, il nous reste quelques jours pour appeler nos députés à un sursaut les 7 et 8 juillet prochain en prenant enfin leurs responsabilités pour protéger les populations de l’exposition aux pesticides.

Pour cela signez et diffusez largement notre pétition.

Notes

1 - http://www.generations-futures.fr/pesticides/donnees-tronquees-sur-les-pesticides-generations-futures-repond-aux-denegations-du-ministere-de-lagriculture/

2 - http://www.senat.fr/amendements/2013-2014/387/Amdt_709.html

3 - http://www.generations-futures.fr/pesticides/discours/

4 - http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/06/23/les-pesticides-pourraient-avoir-un-lien-avec-la-survenue-de-l-autisme_4443252_3244.html

5 - http://www.fnsea.fr/toutes-les-thematiques/l-agriculture-acteur-economique/filieres-agricoles/nos-actions/manger-et-produire-francais-passer-des-discours-aux-actes/

6 - http://agriculture.gouv.fr/Utilisation-produits-phyto

7 - http://agriculture.gouv.fr/loi-d-avenir-produits-phytosanitaires

Source : Courriel à Reporterre de Générations Futures


Lire aussi : Le gouvernement persiste à vouloir autoriser l’épandage aérienPolitique { + }

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commentaires

top.bio 06/08/2014 20:20

Suite à la décision de la Commission mixte, le texte de la loi d'Avenir pour l'Agriculture qui sera votée le 11 septembre 2014 n'apporte plus rien aux riverains de champs traités.
Il est urgent d'envoyer un mail ou une lettre à son député, pour qu'un amendement imposant des ZONES NON TRAITEES près des habitations soit ajouté au texte.
Le rapport du Sénat du 10 octobre 2012 indique page 238 que les riverains présents à proximité du traitement devront porter des équipements de protection (gants, lunettes, masques, bottes,
combinaison, etc.). C’est inacceptable !

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