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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:32

L'opacité et la dangerosité de l'industrie nucléaire n'est pas supportable.

 

Alors que se tiendra dans quelques jours le procès de 23 militants ayant bloqué un camion chargé d'uranium près de Narbonne le 12 septembre 2013, le collectif STOP Uranium rappelle les raisons de son action : arrêter le nucléaire est une impérieuse nécessité.

 

Cette industrie est porteuse de dangers menaçants la planète entière.

Dès son extraction l’uranium impacte les travailleurs, les populations et l’environnement.

Au Niger, par exemple, les rares ressources en eau sont confisquées pour les besoins des mines et les intérêts d’AREVA.

À l’autre bout de la chaîne, des millions de tonnes de déchets d’une extrême dangerosité, que l’on va laisser aux générations futures, véritable héritage empoisonné… !

Entre les deux, des transports incessants, une pollution quotidienne et insidieuse autour des installations nucléaires. Incidents et accidents s’y succèdent.

 

Et nous vivons désormais des catastrophes irréversibles !

Au Japon, l'accident de la centrale de Fukushima est en cours depuis bientôt 3 ans, et chaque jour qui passe voit le déversement de 300 tonnes d'eau radioactive dans l'océan pacifique…

À Tchernobyl, l'accident de la centrale a déjà causé la disparition d'un million de personnes d'après l'Académie des Sciences de New-York !

En France près de la moitié des 58 réacteurs ont dépassé les 30 ans pour lesquels ils ont été conçus. La prolongation à 40 ans est déjà quasiment entérinée dans les faits sans aucun débat possible. Le gouvernement prépare déjà une prolongation à 50 ans et EDF réclame désormais une prolongation à 60 ans. Des sommes colossales sont en jeu et la sécurité des populations n'a aucune importance pour un lobby nucléaire oligarchique, arrogant et méprisant.

Les pouvoirs publics irresponsables semblent attendre une catastrophe pour réagir.

 

Dans son opacité la Comurhex-AREVA Malvési est très représentative de cette attitude.

Cette usine a fonctionné pendant plus de 50 ans dans le secret absolu, au mépris de la santé de ses salariés et de la population environnante, impactée de Narbonne à Carcassonne par les nuisances du site. De multiples incidents et accidents ont eu lieu, toujours minimisés : rupture de digue, déraillement de train, déversement de boues radioactives dans l'environnement, travailleurs contaminés, certains décédés à ce jour, transports dangereux incessants, aucun plan de gestion des déchets, fonctionnement dans l'illégalité pendant plusieurs années sans statut d'INB (Installation Nucléaire de Base)…

 

En juin, lors d'un blocage symbolique de l'usine nous avions demandé rendez-vous à la Préfecture de l'Aude afin d'obtenir des informations et des réponses à des questions précises (voir annexe ci-dessous).

En septembre toujours sans réponse nous avons bloqué un camion transportant du tétrafluore d'Uranium (3 à 5 par jour sillonnent la région LR de Narbonne à Pierrelatte [Drôme] passant par L'A9 et l'A7) afin d'informer sur ces transports, de les dénoncer et de s'y opposer.

Nous avons rencontré en novembre 2013 la sous-préfète de Narbonne, entourée d'un représentant de la DREAL et d'un chef de la Division de L'ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) de Marseille et son adjoint. Ce jour là, nous avons assisté à une magnifique opération de communication et d'enfumage de l'ASN, qui nous a remis son rapport 2012 – par ailleurs disponible sur internet et qui ne nous apportait rien – ainsi qu'une plaquette "commerciale", qui n'a apporté aucune réponse précise à nos nombreuses questions.

 

Nous dénonçons ce mépris à l'égard des citoyens et exprimons de nombreuses demandes.

 

Nous demandons qu'une étude approfondie soit effectuée sur l'ensemble du site de l'usine Comurhex-Areva par un organisme indépendant, en concertation avec les associations environnementales présentes sur Narbonne qui le souhaiteraient, et des antinucléaires (dont nous souhaitons faire partie) afin d'analyser la totalité des 12 bassins (dont 2 seulement sont classés INB) et de l'ensemble de l'usine. Après plus de 50 ans de production dont une partie en retraitement de combustible, cette usine devrait être classée INB dans sa totalité.

 

Nous demandons que l’usine AREVA–Comurhex réponde enfin à la demande de l'ASN datant de 2008 : l'autorité de sureté nucléaire réclamait à l'industriel un plan de gestion des déchets sans succès à ce jour… Pourtant, ce sont près de 400 000 tonnes de boues nitratées et radioactives qui reposent sur ce site depuis le début de ses activités en 1959.

 

Nous demandons que les maires soient informés de la totalité des transports qui sillonnent la région. En moyenne 3 à 5 camions par jour, rien que pour l'UF4 produit à l'usine de Narbonne. Mais le reste ?… Yellow cake, plutonium, mox, uranium appauvri…? Toutes ces matières transitent par notre région dans le secret et l'opacité la plus totale. C'est tout simplement inadmissible !

 

Nous exigeons la transparence à tous les niveaux de la chaîne de l’uranium (origine des minerais, nature, extraction, transports, déchets…)

 

Nous réclamons une nouvelle fois une réponse à l'ensemble de nos questions. Les citoyens de ce pays doivent savoir à quel prix et avec quels risques, pour eux et leur descendance, ils reçoivent l'électricité !

 

Nous avons sorti la Comurhex-AREVA Malvési de l'ombre. Nous comptons bien continuer ce que nous pensons être une mission d'information et d'observation citoyenne !

Porteurs d'alerte, nous poursuivrons donc nos actions qui sont devenues aujourd'hui une nécessité face à l'omerta et au poids du lobby de l'atome.

 

Le collectif Stop Uranium, au delà de ces demandes, rappelle qu'il est pour l'arrêt du nucléaire dans les plus brefs délais avant une nouvelle catastrophe !

 

STOP URANUIM, le 17 février 2014

Porte-parole

Didier Latorre

06 38 81 98 06

 

 

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Published by - dans Atome
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