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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 12:13

 

Édition du vendredi 12 mars 2010

Sete. Cambelliès

Édition du vendredi 12 mars 2010

Sete. Cambelliès

 

Le nouvel écosite qui tarde à voir le jour


Entre Loupian et Poussan, la montagne de déchets domine toujours l'étang de Thau.

RAPPEL
En octobre 2008, le président de la CCNBT promettait pourtant une réhabilitation exemplaire.
Des problèmes liés à la liquidation judiciaire de la société qui gérait le site expliquent en partie le retard.
Un nettoyage pourrait cependant avoir lieu avant fin 2010.
Dès le début, le dossier n'était pas simple, comme l'origine du mal, d'ailleurs, et l'on peut donc comprendre qu'aujourd'hui, des contraintes juridiques puissent entraver encore la réhabilitation de la décharge de Cambelliès (lire l'historique, ci-contre).
Mais bon, près d'un an et demi après que le président de la Communauté de communes du nord du bassin de Thau (CCNBT), Yves Piétrasanta a annoncé la réalisation, sur place, « d'un écosite exemplaire », rien n'a bougé. Ou plutôt si : il y a toujours

plus de déchets à Cambelliès.
La permanence de ce tas de déchets au coeur des garrigues de Thau, plus de deux ans après la fermeture officielle du site, en dit assez long sur l'inertie dont chacun peut faire preuve, séparation des pouvoirs aidant, surtout quand le "problème" est hors de la vue de chacun, et des sentiers battus. Pour ceux qui n'ont pas eu les joies d'une visite, Cambelliès est assurément le site le plus repoussant du Bassin de Thau. En bordure du cratère abritant le lac éponyme, entre Poussan et Loupian, la montagne de détritus est composée de déchets de toutes sortes et de tous âges. Avec, en strates : déchets du bâtiment, encombrants, films plastiques, ferraille, polystyrène, bois, gigantesques blocs de béton... Des centaines de tonnes, en tout.
Un site qui a assurément besoin d'un « traitement manuel », comme l'estimait dans nos colonnes, fin 2008, le vice-président de la Communauté de communes du nord du bassin de Thau, Jean-Bruno Barrucchi.
Car outre la défaillance du locataire, la Sodevat, qui était censé gérer là une plate-forme de traitement des déchets du bâtiment, le site a assurément pâti de l'impossibilité d'ailleurs concédée par la CCNBT de ne pouvoir ouvrir ses déchetteries, « en limite de capacité », aux entreprises. La collectivité a ainsi longtemps invité les professionnels du bâtiment du territoire à acheminer leurs déchets vers une plate-forme spécialisée située à Pignan, à 25 km de Mèze. On imagine que pour nombre d'entre eux, Cambelliès restait plus pratique, même après sa fermeture officielle, il y a deux ans.
La montagne de déchets n'a donc cessé de grandir, ce dont nous avons régulièrement pu témoigner : en 2007, l'activité de stockage de la Sodevat avait déjà largement débordé sur la nature avoisinante ; à l'automne 2008, six mois après la fermeture du site, le "tas immonde" avait encore grossi (les travaux engagés sur l'aire de repos de l'A9 toute proche l'avaient-ils aidé ?) et Jean-Bruno Barrucchi expliquait être « en contact avec Véolia, susceptible d'exploiter sur le site une déchetterie ouverte aux professionnels » (ce n'est apparemment plus à l'ordre du jour). A la même date, Yves Piétrasanta assurait que les sommes nécessaires à la réhabilitation seraient inscrites au budget 2009. Soit.
Il y a quelques semaines, Midi Libre s'est une nouvelle fois rendu à Cambelliès. Où rien n'a changé. Pire : la montagne a encore poussé, et la situation juridique, elle, reste bloquée. On n'arrête pas le progrès. Photos Christophe FORTIN

Patrice CASTAN pcastan@midilibre.com

 

 

Historique
Quand ce n'était pas encore interdit par la loi, le site de Cambelliès était une décharge intercommunale. C'est en 2005 que le maire de Loupian, Christian Turrel, décidait de sa fermeture, proposant dans la foulée à la CCNBT d'en faire sa plate-forme de traitement des déchets du bâtiment. Un appel d'offres s'ensuivait et la Sodevat était choisie. Selon nos informations, le "locataire" aurait quelques circonstantes atténuantes à avoir peiné à gérer le site, il est vrai particulièrement isolé : vols et vandalisme sur les engins de la société, vigile agressé... Une affaire en somme assez mal engagée dont le dénouement ne pouvait être que la fermeture qui fit suite, en 2008, à un procès verbal de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement. Depuis, la

"plate-forme" est fermée, mais non surveillée. Donc ouverte à tous les incivismes...

 

 

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