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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 13:34

Déchets nucléaires: perquisitions en cours chez les militants anti-Cigéo à Bure
https://www.romandie.com/news/834570.rom  

Le Réseau « Sortir du nucléaire“ dénonce fermement la perquisition en cours à la Maison de Résistance de Bure, la gare de Luméville et au domicile de plusieurs militants

Depuis 6h20 du matin, une quarantaine de gendarmes sont entrés dans la Maison de Résistance, fracturant la porte au pied de biche. Ils ont également brisé des vitres de véhicules et caravanes tout autour. Une quinzaine de gendarmes serait présente à la Gare de Luméville. Le domicile d’un autre militant à Commercy a également été perquisitionné et du matériel informatique saisi.

Alors que la mobilisation contre CIGÉO s’accroît et que ce projet d’enfouissement est maintenant critiqué par des organismes officiels pour les risques qu’il entraîne, la seule réponse des autorités est la répression et la criminalisation des militants !

Cette perquisition fait suite à plusieurs mois de harcèlement policier permanent dans les villages autours de Bure, avec des rondes incessantes de véhicules de gendarmerie et d’hélicoptères ainsi que des contrôles d’identité plusieurs fois par jour visant aussi bien des militants que des agriculteurs. Il y a quelques jours, un jeune du coin de 18 ans a même été arrêté et menotté par une patrouille en civil !

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce fermement ces méthodes inacceptables et cette escalade dans la stratégie de la tension. Il est honteux que l’État s’acharne sur les opposants plutôt que d’abandonner ce projet dangereux et imposé, qui met en danger les générations futures et actuelles.

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle à organiser des rassemblements de soutien devant les préfectures.

Des informations sur les opérations policières en cours seront mises à jour sur le site  www.vmc.camp.  

Un point presse se tiendra à Bure dès que possible.

Alain UGUEN
20/09/2017 - 10:47:55

Des associations opposées à l’enfouissement des déchets nucléaires appellent en urgence le gouvernement à prendre en compte la gravité des tensions locales, à rétablir le dialogue avec la société civile et à abandonner Cigéo, projet en cours à Bure, Meuse/Haute-Marne.

La journée de rassemblement du 15 août 2017 a marqué un tournant dans l’escalade de la répression à Bure, avec un déploiement démesuré de forces publiques et l’usage d’armes offensives. La foule présente comptait des familles et des enfants. Elle s’est soldée par un bilan alarmant : une trentaine de blessés, dont deux graves du côté des manifestants, ainsi Robin qui pourrait perdre l'usage de ses orteils.

Pour rappel : le stockage nucléaire géologique fait l’objet de très fortes oppositions depuis trente ans en France, dont la constance et la justesse pèsent lourd dans le dossier. A deux ans de la demande de feu vert du chantier, la dangerosité du projet décrié par les opposants n’est pourtant plus à démontrer. C'est la conception même du stockage qui est remise en cause par l'IRSN et l'ASN, les deux organismes officiels ou « gendarmes » du nucléaire.

 

 

 

Texte de la pétition

En signant cette pétition :
• Je manifeste mon soutien et ma solidarité à Robin et tou-tes les blessé-e-s du 15 août et des dernières manifestations à Bure, ainsi qu'aux interpellé.es et/ou convoqué.es des derniers temps,
• Je demande l’arrêt de la répression dans la région de Bure, et l'interdiction de l'usage des grenades offensives par les forces de l'ordre, potentiellement responsables de mutilation et de mort dans les manifestations,
• Je soutiens l'opposition et demande l’arrêt des travaux du laboratoire de Bure, des investigations et travaux préparatoires de Cigéo ainsi que l'abandon total de tout projet d’enfouissement des déchets radioactifs.

-Autre article À Bure, sous insupportable pression policière, les gendarmes ont perquisitionné

 

 

-La presse radio de septembre  parle aussi de  la répression par l'internement politique:

"Internés de force, ils racontent comment ils se sont retrouvés, contre leur gré, à passer plusieurs jours dans un hôpital psychiatrique. Médications forcées,..." .L'émission   Internés de force de France Culture contribue au  décèlement public de l'  aletheia politico-judiciaire de ce mode de rétention , autre volet de l'expérimentation de l'état d'urgence permanent!

  La réclusion médicale "enfers kafkaïens",s'il en est ,aide aussi   les proches  qui souhaitent régler en catimini leurs comptes privés en famille ,solutionne des rivalités professionnelles, ou personnelles ....en toute complicité  avec des médecins,des pompiers   ,des politiques ou des flics ;ce qui  permet  souvent d'abuser "en réunion"de la liberté individuelle d'autrui,de supplicier  des "spectres civiques" (puisque ces gens disparaissent de la circulation dans la vie publique  ). Cette collaboration entre corporations  (qui peut arranger des associations* ,ou aussi des acteurs groupusculaires) ,ne peut se justifier que par le  scellement d'un  pacte répressif global.Journée des droits de l’homme (Midi Libre le 09-11-12)

"La section de la LDH « Loupian et les communes du nord du bassin de Thau » ainsi que le Comité contre l’utilisation politique de la psychiatrie ont organisé une Journée des droits de l’homme, dimanche, au centre socioculturel. Aux côtés du stand de la Ligue des droits de l’homme, étaient présentés des associations et collectifs contre les expulsions des sans-papiers, pour la protection du peuple palestinien, mais encore Amnesty international, Réseau sortir du nucléaire, Non à l’hinterland, les Faucheurs d’OGM…

Plusieurs débats ont rythmé cette journée, à commencer par celui sur la situation des Roms de la région de Montpellier et les diverses pistes envisagées, pour l’améliorer, par les collectifs qui leur viennent en aide. Après la diffusion d’un film sur les paysans résistants du Quercy, un second débat s’est engagé sur l’avenir de notre territoire avec  les projets de ligne à grande vitesse sur les communes et d’hinterland à Poussan.  Puis un troisième sur l’utilisation sécuritaire et politique de la psychiatrie et sur la loi du 5 juillet 2011, illustré par un documentaire exposant des cas de personnes ayant été internées dans le cadre de cette loi. Loi que les intervenants estiment « utilisée à mauvais escient et détournée » et qui voient d’un bon œil la mise en place, encore hypothétique, d’une commission parlementaire en ce qui concerne la psychiatrie en général."

-Note de l'administration du blog:Ghislaine Rivet,  responsable du groupe de travail LDH Santé, bioéthique  a démissionné peu de temps après sans raison apparente

 

 

 

 

-S l'on considère  que le  monde actuel est  constitué par un ensemble de forcenés,l'internement  politique  s’inscrirait dans un  logiciel "normal" et plutôt intégrateur, vu sous  l'angle du sacrifice de la liberté d'autrui , 

 
 

-La presse en reparle :l'arme nucléaire :

Sacrifier la liberté pour la sécurité, une impasse.

Publié le 14 septembre 2017

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et finit par perdre les deux » est une maxime prêtée à Benjamin Franklin, tragiquement remise au goût du jour après les attentats de 2015 et la mise en place de l’ « état d’urgence ».

La question reste posée en cette rentrée parlementaire qui s’ouvre sur la mise au vote à l’Assemblée nationale de la loi « Sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme ». Les enjeux autour de cette loi sont graves : les libertés les plus fondamentales risquent d’être directement et durablement affectées au nom de la sécurité (droit d’aller et venir, de manifester, droit à la vie privée, liberté d’expression, droit à ne pas être discriminé.e).

Visuel de la campagne de l’Observatoire de l’état d’urgence

Depuis plusieurs mois, VoxPublic anime le réseau « état d’urgence/antiterrorisme » composé d’associations, de syndicats professionnels (avocats, magistrats), d’universitaires et d’avocats qui refusent de sacrifier l’état de droit en France au nom d’une hypothétique sécurité. Les membres de ce réseau ont rencontré E. Macron fin juin, puis ont été auditionnés à l’Assemblée nationale début septembre. Ils vont encore faire entendre leur voix dans les jours qui viennent. Néanmoins, tous savent que le combat pour protéger les libertés fondamentales sera long. Il devra aussi passer par la construction d’un discours plus à même de trouver son chemin dans une opinion publique traumatisée par les attentats. Une peur, certes légitime, mais largement instrumentalisée au profit de la logique sécuritaire. La privatisation de la sécurité (inscrite dans le projet de loi), le développement du tout carcéral (construction annoncée de 15 000 places de prison), l’arbitraire des contrôles d’identité au faciès renforcé au nom de l’antiterrorisme contribuent à développer une « société de suspicion » ferment d’un « despotisme doux » pour reprendre les mots de Mireille Delmas-Marty, éminente juriste, professeur émérite au Collège de France, dans un article paru dans Libération

La défense des libertés : un enjeu de la bataille budgétaire

« La sécurité, un ogre jamais rassasié » affirmait, fin 2015, l’ancien contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue. Alors que les budgets pour l’amélioration des conditions de vie dans les banlieues populaires, pour les emplois aidés sont réduits, l’ogre « sécurité » avale une part grandissante des finances publiques sans que l’efficacité des mesures adoptées ne soit évaluée.

A VoxPublic, nous pensons donc que la bataille pour la défense des droits et libertés fondamentales doit aussi être menée, dès cet automne, sur le terrain budgétaire lors de la discussion de la loi de Finances 2018. Faut-il continuer à dépenser sans compter pour une illusoire sécurité, et sacrifier les actions en faveur de la cohésion sociale ? Le gouvernement semble avoir déjà tranché. Les choix budgétaires que les parlementaires vont faire seront les premières pierres des politiques publiques de ce nouveau quinquennat. Il y a donc urgence à construire le dialogue avec les élu.e.s de la majorité et de l’opposition pour qu’ils ne soient pas uniquement sous la pression du gouvernement et des lobbies de la sécurité. Alors que les parlementaires cherchent encore leurs marques, il est urgent que les organisations de la société civile infiltrent toutes les brèches pour inonder leurs bureaux de leurs exigences démocratiques.

L’équipe de VoxPublic

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