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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 14:11
L'UE renouvellera-t-elle l'homologation du glyphosate, un herbicide controversé, pour les dix ans à venir? Alors que la décision est attendue cet automne, la réalisatrice française Marie-Monique Robin revient à la charge.

"Face à un faisceau de preuves aussi important que celui qui concerne le glyphosate, le principe de précaution doit être appliqué", estime Marie-Monique Robin, interrogée dans l'émission Tout un monde, à l'occasion de la diffusion de son nouveau documentaire "Roundup, face à ses juges" lundi sur RTS Deux (à voir ci-dessous jusqu'au 27 septembre).

Dix ans après "Le monde selon Monsanto", la journaliste militante ne cache pas les espoirs qu'elle place dans le nouveau gouvernement français pour mener la fronde contre l'herbicide le plus vendu au monde lors des prochaines réunions européennes début octobre.

Et Nicolas Hulot - qui a déjà promis d'être "ferme" sur la question - pourra s'appuyer sur l'avis consultatif émis par le Tribunal Monsanto, une initiative citoyenne qui est au coeur du nouveau film de Marie-Monique Robin et dont il fut l'un des ambassadeurs avant d'être nommé ministre de la Transition écologique d'Emmanuel Macron.

Un procès informel

A l'heure où les experts s'écharpent à coups d'études contradictoires sur la cancérogénéité du glyphosate, "Roundup face à ses juges" rappelle le combat d'individus (et de nombreux scientifiques) contre les multinationales qui commercialisent un produit qu'ils estiment nocifs. Témoin de leur lutte, le film offre un récit exhaustif du procès qui s'est tenu devant des juges de renommée internationale les 15 et 16 octobre 2016 à La Haye.

>> Lire aussi: Cancérogène ou pas, le glyphosate? Pourquoi les experts se contredisent

Sur le banc des accusés et non représenté: le groupe américain Monsanto qui a été le premier à breveter l'utilisation du glyphosate en tant qu'herbicide, sous le nom de Roundup, en 1974.

800'000 tonnes en 2016

Tombé dans le domaine public depuis l'an 2000, ce désherbant continue à être commercialisé par de nombreuses entreprises. Ainsi, en 2016, 800'000 tonnes de Roundup ou d'un de ses génériques ont été déversées dans le monde.

 

Ce pulvérisateur nous a apporté la mort alors qu'on voulait simplement gagner notre vie

Anura Premaraphue, agriculteur sri-lankais
 

 

Au-delà de la salle d'audience, le documentaire de Marie-Monique Robin emmène aussi le spectateur aux quatre coins du monde, au chevet d'innocents, à l'instar de ce riziculteur sri-lankais qui résume tristement: "Ce pulvérisateur nous a apporté la mort alors qu'on voulait simplement gagner notre vie". Aujourd'hui atteint d'une maladie des reins, il avait l'habitude de déverser 25 à 35 litres de Roundup sur ses cultures à chaque récolte.

L'écocide, un crime contre l'humanité?

Depuis, le Sri Lanka est devenu le premier Etat au monde à interdire le glyphosate sous toutes ses formes. L'UE pourrait-elle lui emboîter le pas d'ici la fin de l'année? "C'est en tout cas la première fois qu'un renouvellement d'homologation, qui se fait généralement automatiquement, ne passe pas", relève Marie-Monique Robin dans Tout un monde.

Le Tribunal Monsanto a lui déjà rendu son verdict le 18 avril 2017, jugeant la multinationale coupable d'écocide, un crime contre l'environnement que la justice internationale aimerait un jour pouvoir sanctionner.

Juliette Galeazzi, avec Eric Guevara-Frey

-Note  de l'administration du blog: "Chapeaux bas?",

l'enjeu est énorme et Hervé Barrié doit tenir  bon  ....Ensuite  Il faudra probablement  saluer  l'héroïsme judiciaire de ce  président de tribunal  concernant l'amélioration  du bien être   en santé de tout un peuple d'empoisonné :

Chapeaux bas en effet ,si le 12 novembre  prochain le juge de Foix  rend une décision de saisine de la cour européenne de justice pour le  procès anti-Roundup   .

C'est un jugement qui concerne  les 21 "faucheurs volontaires"mis en accusation  pour une neutralisation de  glyphosate en grande surface de jardinerie,mais qui concerne aussi la population européenne  .

si c'est le cas qu'Hervé Barrié  se pourvoie de sa juridiction,en renvoi à la CEDJ le 12 novembre 2017 , c'est que ce magistrat aura été assez solide pour tenir héroïquement  la pression ,face aux enjeux et faux lux  financiers  mondiaux  qu'elles drainent ,pression que ne manqueront pas de lui mettre  absolument toutes les firmes expertes en nécro-technologiques  .

Politiquement ,ce sera ensuite aux états membres de l'union de   décider pour pour les gens ,pour ou contre l'interdiction du glyphosate sur le territoire européen ;

 

 

 

  -en ce qui concerne l'alimentation animale ,le roundup entre dans la composition  des rations au tourteau   glyphosaté de soja OGM ,destinées  aux élevages de vaches ,poules ,et cochons français :

Quimper. Quarante militants anti-OGM devant la gendarmerie

Selon Marie Nicolas comparante libre en gendarmerie de Quimper avec Martine Pivart ". La voie judiciaire et la désobéissance civique sont les seuls moyens qui nous permettent de nous faire entendre" .

La désobéissance civique c'est l'occupation d' une plateforme portuaire à Montoir-de-Bretagne   sur le port  de Saint-Nazaire en Loire -Atlantique,assortie par la suite du refus de donner  son accord pourtout  prélèvements d'ADN lors d'une comparution libre en gendarmerie de Quimper  

 

Quimper : deux faucheuses volontaires convoquées à la gendarmerie ...

 
© David Jouillat / France 3

Deux faucheuses volontaires ont été convoquées à la gendarmerie de Quimper ce mardi 29 août. Une quinzaine de faucheurs de Bretagne et des Pays de la Loire sont entendus ces jours-ci pour avoir arrosé d'eau du soja OGM sur le port de Montoir-de-Bretagne le 3 juillet 2016.

Par Thierry Peigné Publié le 29/08/2017 à 15:45

Ils sont une trentaine de militants anti OGM à avoir fait le déplacement devant la gendarmerie de Quimper dans le Finistère. Ils sont là pour soutenir deux faucheuses volontaires entendues par les gendarmes suite à leur action à Montoir-de-Bretagne, en juillet 2016.
Vidéo sur le site
Des faucheuses volontaires convoquées par la gendarmerie
Intervenantes : Marie Nicolas, faucheuse volontaire d'OGM convoquée - Martine Pivard, faucheuse volontaire d'OGM convoquée / Reportage : C. Louet - I. Frohberg
 

Neutralisation d'un stock de tourteaux de soja

Ce 3 juillet 2016, des membres d'un collectif de faucheurs volontaires anti-OGM avaient "neutralisé" un stock de tourteau OGM destiné à l'alimentation animale sur le terminal agro de Montoir-de-Bretagne en Loire-Atlantique, dépendant du port de Nantes/Saint-Nazaire.

Les faucheurs volontaires étaient venus de toute la France. Ils avaient rendu impropre à la consommation animale le stock de Soja Round Up Ready (OGM/Pesticides) en l'arrosant d'eau grâce aux lances incendie situées dans le hangar. Le soja transgénique était entreposé dans les silos situés sur le port de Saint-Nazaire.

 

 

La Commission européenne proposera en octobre de renouveler pour dix ans l’autorisation cette substance, classée « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer.

Le Monde.fr avec AFP | 30.08.2017 à 14h10 • Mis à jour le 30.08.2017 à 16h52

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image: http://img.lemde.fr/2017/08/30/0/0/4923/3282/534/0/60/0/dfd5594_5906392-01-06.jpg

La France votera contre la proposition de la Commission européenne de renouveler pour dix ans la licence du glyphosate, herbicide controversé le plus répandu dans l’Union européenne (UE), a annoncé, mercredi 30 août, le ministère de la transition écologique.

La France adopte ainsi une position clé, car une majorité qualifiée est requise dans ce dossier. Le vote sur l’autorisation de cet herbicide controversé devrait avoir lieu le 4 octobre prochain, lors d’un comité d’experts durant lequel les pays donneront leur position.

Paris justifie ce refus par les « incertitudes qui demeurent sur sa dangerosité », a précisé une source au ministère de la transition écologique, interrogée par l’Agence France-Presse.

Lire aussi :   « Monsanto papers » : le glyphosate est « désormais la molécule la plus utilisée au monde »

Expiration à la fin de 2017

En 2016, Paris s’était déjà opposé à un renouvellement d’autorisation, ainsi que Malte, tandis que sept pays s’étaient abstenus, dont l’Allemagne et l’Italie, bloquant la décision. La Commission avait exceptionnellement prolongé l’autorisation pour dix-huit mois, jusqu’à la fin de 2017, dans l’attente de nouveaux avis d’agences européennes.

Depuis, l’Agence européenne chargée des produits chimiques (ECHA) et celle de la sécurité des aliments (EFSA) ont estimé qu’il n’y avait pas de raison de classer cette substance comme cancérogène. Cette substance active entre notamment dans la composition du Roundup, le produit phare de l’entreprise Monsanto.

Lire aussi :   Glyphosate et cancer : des études-clés ont été sous-estimées par l’expertise européenne

Les avis de ces deux agences européennes n’ont toutefois pas mis fin à la controverse scientifique sur la dangerosité de ce produit classé « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer.

Colère du monde agricole

Cette annonce a été saluée par les ONG environnementales. Générations futures, une organisation française, s’est réjoui « de la position ambitieuse de la France sur ce sujet ». « Il va maintenant falloir que le gouvernement français réussisse à convaincre d’autres Etats membres de le rejoindre sur cette position. Les citoyens européens et les ONG comptent sur lui pour montrer la voie », a commenté François Veillerette, directeur de l’association qui avait récemment mis en cause l’évaluation, réalisée par l’ECHA et l’EFSA.

Du côté du monde agricole, en revanche, la décision de la France a soulevé des critiques. Un recours « raisonnable » au glyphosate est jugé « essentiel » pour que les semis puissent se développer face aux mauvaises herbes, a exposé Arnaud Rousseau, président de la Fédération des oléoprotéagineux (pois, lupins, féveroles).

Les techniciens estiment également que l’interdiction de l’herbicide renchérirait les coûts d’exploitation pour les agriculteurs, forcés de recourir à nouveau aux labours pour nettoyer les sols avant semis. Arnaud Rousseau est allé plus loin, avançant que l’interdiction compromettrait l’agrocécologie et les efforts des agriculteurs en faveur du réchauffement climatique.

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