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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 10:47

Valls a vocation à rentrer chez lui

 Comme les Roms avaient vocation à rentrer en Roumanie ou en Bulgarie, Valls a vocation, semble-t-il, à rentrer chez lui. Le mal que ce type a fait au pays… De trahison en trahison,… c’est juste le prix. Mais ce climat n’est pas bon.  

Valls avait pourri le débat parlementaire de Macron sur son immense loi de libéralisation de l’économie en interrompant les débats pour passer au 49-3, alors que Macron – que Valls appelait affectueusement le microbe – était sûr d’obtenir une majorité, et il en avait été tout fâché.

Macron le malin avait alors acté sa rupture avec Valls le bourrin, et on connait la suite... On comprend aussi le manque d’enthousiasme des En Marche ! pour accueillir un type à ce point borné, instable et prétentieux.

Mais attention.

En Marche ! rêve d’une majorité absolue avec pour les législatives, avec un vote légitimiste donnant une majorité au président. Oki, mais à supposer que ce soit possible, est-ce vraiment la bonne solution ?

S’il obtient une majorité absolue, Macron va faire du Macron, donc avec l’adhésion des 24 % du premier tour, et cinq ans c’est long… La société française est très diverse, et celui qui ne partage pas le pouvoir creuse sa tombe politique.

S’il n’a pas la majorité absolue, Macron devra jouer avec une coalition. Ça plaira moins à cette sorte de secte qu’est En Marche !, et il faudra faire un peu de place aux non-membres, mais c’est la garantie de durer.

Ce journée de veille des investitures, c’est mal barré, et le microbe a tout fait pour humilier El Blanco. Ce n’est pas fort.

Je n’attends rien, ni de l’un, ni de l’autre, mais notre pays a besoin d’un pouvoir politique stable, et là, franchement, je commence à flipper.

« Le traître est détesté de celui même qu'il sert » (Tacite) 

Il a trahi ses électeurs (qui le croyaient de gauche), sa parole et sa signature, son camarade Hamon, son parti. Il a fait campagne contre le vainqueur des Primaires, contre le PS et pour « En Marche ».

Il s’apprêtait à entrer chez Macron, pour le trahir un jour, de l’intérieur, quand celui-ci l’a rabroué : « Je n’ai pas ouvert une maison d’hôtes… s’il veut l’investiture il doit en formuler la demande comme les autres… pas de passe-droits… ». Et pour finir : « il ne remplit pas les conditions ».

Le judas d’acier de la forteresse macronienne a claqué sous son nez aux yeux de tous.

L’ancien Premier ministre, naguère arrogant et cassant, l’accoucheur au forceps de la loi Macron-El Khomri à coups de 49-3, de matraques et de grenades lacrymogènes, a pu vérifier qu’il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne.

L’incroyable brutalité des affronts répétitifs qu’il a subis ont ému jusqu’à ses détracteurs. A tel point que son ancien ministre de l’économie, pour ne pas ternir sa propre image, a dû concéder de ne pas présenter un candidat contre lui.

A Evry, dont il est maire, les électeurs lui avaient déjà infligé un camouflet en ne suivant pas ses consignes de vote pour Macron et en accordant 34,69 % des voix à Mélenchon au premier tour des présidentielles, contre 26, 93 % à Macron.

Allez, Evryens et vous tous de la première circonscription de l’Essonne, il vous revient de porter l’estocade le 11 juin.

Théophraste R. (Chef du peloton de tir sur les ambulances).

-Apres la mise en danger de population Roms ,celle de la vie d'autrui,toujours et encore plus ,avec les  risques d'irradiation  !:

"le normal" récure la loi de transition énergétique dans le cadre ses « 60 engagements pour la France

 

 
Série « Les années Hollande ». Le président sortant avait promis de réduire la dépendance de la France vis-à-vis de l’atome. Au terme de son quinquennat, tout reste à faire.

LE MONDE | 12.05.2017   Par Pierre Le Hir

 

« J’engagerai la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 % à 50 % à l’horizon 2025 », avait promis le candidat François Hollande dans ses « 60 engagements pour la France ». A l’issue d’une âpre bataille parlementaire, cet objectif a bien été gravé dans la loi de transition énergétique promulguée en août 2015. « C’est un tabou qui tombe », se félicitait alors la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, qui avait porté ce texte avec pugnacité.

De fait, au pays de l’atome roi, dont le parc de 58 réacteurs est le plus important au monde après celui des Etats-Unis, la simple remise en cause du dogme du tout-nucléaire constituait un geste proprement iconoclaste. Celui-ci, bien que moins radical que la sortie complète de l’atome décidée par l’Allemagne au lendemain de la catastrophe de Fukushima de mars 2011, annonçait, sinon une rupture, du moins une inflexion de la politique énergétique française. L’histoire retiendrait qu’il y aurait eu, dans ce domaine, un avant et un après Hollande.

A l’aube du nouveau quinquennat, force est pourtant de constater que les tabous ont la vie dure. La France n’a, en réalité, aucunement commencé à tourner la page du nucléaire. Que propose en effet le nouveau locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron ? De parvenir à « 50 % d’énergie nucléaire à l’horizon 2025 ». Soit ce que promettait déjà M. Hollande cinq ans plus tôt. Comme si rien ne s’était passé durant ces cinq années. Comme si, sur ce sujet, la France de 2017 en était au même point que celle de 2012.

« Jeu de mistigri »

De l’exécutif sortant, M. Macron a hérité non seulement de la loi de transition énergétique, mais aussi de la programmation pluriannuelle de l’énergie, publiée en octobre 2016. Une feuille de route qui fixe, filière par filière, les objectifs à atteindre au cours des périodes 2016-2018 puis 2019-2023. Or, cette planification reste muette, ou presque, sur le volet atomique. Certes, elle intègre le plafonnement, inscrit dans la loi, de la capacité du parc nucléaire hexagonal à son niveau actuel de 63,2 gigawatts (GW). Mais elle renvoie à après 2019 les arbitrages sur l’évolution de ce parc.

En particulier, elle ne dit rien du nombre de réacteurs qui devront être arrêtés – « de 17 à 20 », selon la Cour des comptes – pour diminuer d’un tiers la part de l’atome dans le mix électrique. Et elle ne définit pas de calendrier échelonnant dans le temps ces fermetures. Un « jeu de mistigri » qui laisse au nouveau gouvernement – ou au prochain – la responsabilité de trancher dans le vif, l’obligeant, s’il veut respecter l’objectif de 50 % de nucléaire en 2025, à stopper une vingtaine de réacteurs dans un délai précipité.

Tout reste donc à faire pour M. Macron, qui, indéfectible défenseur de l’industrie nucléaire, ne semble guère pressé de hâter la cadence. Interrogé par le Fonds mondial pour la nature (WWF), début février, le candidat déclarait : « Est-ce que le 50 % en 2025 est atteignable ? Je ne sais pas vous le dire aujourd’hui, mais je veux me mettre dans cette trajectoire. »

 

A l’actif de M. Hollande, ou plus justement de Mme Royal, il convient de porter l’embellie promise aux filières renouvelables. La programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit d’augmenter leur capacité de 41 GW, en 2014, à 71 ou 78 GW, selon les scénarios, en 2023. Avec un essor sans précédent pour le solaire photovoltaïque, dont le potentiel est appelé à quadrupler, et pour l’éolien terrestre, dont la capacité doit doubler ou tripler.

Ajouter des renouvelables sans retrancher de nucléaire, tout en réduisant la consommation finale d’énergie, relève toutefois d’une équation impossible à résoudre. Et d’une politique sans véritable cohérence. Dès l’examen de la loi de transition énergétique, Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement d’Alain Juppé, aujourd’hui proche d’Emmanuel Macron, jugeait que l’objectif de baisse du nucléaire était « totalement virtuel ». De son côté, la députée PS des Deux-Sèvres Delphine Batho, ex-ministre de l’écologie du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, déplorait « un enterrement de première classe (…) de la reprise en main par l’Etat de la politique nucléaire ».

Le renoncement de Fessenheim

Du mandat de M. Hollande demeurera le constat de l’incapacité – ou du renoncement – de la puissance publique à décider de la politique énergétique. L’illustration la plus symptomatique, et la plus cruelle pour le tenant du « Moi, président », est le rocambolesque feuilleton de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin). Le futur ex-chef de l’Etat avait annoncé sa mise à l’arrêt à « la fin de l’année 2016 ». In extremis, Ségolène Royal a arraché au conseil d’administration d’EDF, le 6 avril, une résolution actant sa fermeture « de façon irréversible et inéluctable ». Ce qu’entérine en apparence un décret du 8 avril « portant abrogation de l’autorisation d’exploiter la centrale ». « C’est dit, c’est fait », a triomphé la ministre dans un communiqué.

La mise à la retraite de la doyenne des centrales françaises n’est pourtant nullement écrite. EDF n’est tenu de demander son arrêt que dans les six mois précédant la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), attendue au mieux fin 2018 ou début 2019. En outre, l’entreprise publique n’y sera contrainte que si cette mesure est nécessaire au respect du plafonnement de la capacité nucléaire française. En cas d’indisponibilité d’autres réacteurs, Fessenheim pourrait bénéficier d’un sursis. M. Hollande a en fait échoué à tenir parole sur ce dossier emblématique. Reste à savoir si son successeur, qui s’est engagé à confirmer la fin de vie de la centrale du Haut-Rhin, fera preuve de plus de volontarisme.

-De l'actualité d'un accident nucléaire

 

Effondrement sur le site nucléaire de Hanford (USA): une situation préoccupante

Par la CRIIRAD

L’effondrement hier d’un tunnel qui contient des déchets radioactifs nous rappelle que la situation est particulièrement préoccupante sur le site nucléaire américain de Hanford, un des sites les plus contaminés des États-Unis. Voici les faits (à partir du communiqué officiel en Anglais)

Mardi 9 mai 2017, sur le site nucléaire de Hanford (état de Washington, à environ 300 km au sud-est de Seattle), aux États-Unis, a été constaté un effondrement d’un tunnel qui contient des déchets radioactifs. L’effondrement a une surface d’environ 6 mètres par 6 mètres. Photographie de l’effondrement (source : handford.gov). Ce site gigantesque dépend du Département de l’Énergie américain (U.S. Department of Energy : DOE). Le DOE a déclenché la procédure d’urgence interne. Il a été demandé aux travailleurs du site nucléaire de rester confinés. Un dispositif de mesure de radioactivité commandé à distance a été mis en œuvre à côté du tunnel. Selon le DOE les premiers résultats n’ont pas mis en évidence de contamination et le confinement a été progressivement levé.

Le tunnel d’environ 109 mètres de long avait été construit dans les années 50 et 60 à côté de l’usine d’extraction de plutonium PUREX (Plutonium Uranium Extraction Plant) mise en œuvre dans le cadre du projet Manhattan pour l’extraction du plutonium à partir de combustibles hautement radioactifs. C’est sur ce site qu’a été extrait le plutonium utilisé dans la bombe atomique utilisée à Nagasaki en 1945. Le tunnel contient 8 wagons chargés de déchets radioactifs et rejoint un second tunnel plus long renfermant 28 wagons également chargés de déchets radioactifs. Ces tunnels avaient été scellés au milieu des années 90. Les tunnels sont construits avec du béton et du bois et recouverts d’environ 2,4 mètres de terre. L’exploitant étudie les moyens de reboucher l’effondrement afin de créer une “barrière entre les matériaux contaminés et l’air extérieur sans risquer d’agrandir le trou” !

 

Commentaires CRIIRAD

On peut s’étonner du fait que l’effondrement n’aie pas été détecté immédiatement, mais seulement dans le cadre d’une "surveillance de routine". On ne sait donc pas depuis combien de temps les déchets radioactifs sont à l’air libre. Officiellement il n’y aurait pas eu de détection de radioactivité relâchée dans l’atmosphère, mais le communiqué officiel ne donne aucune précision sur la méthodologie de mesure (liste des substances radioactives recherchées et limites de détection). Le fait que les mesures aient été réalisées avec un dispositif opéré à distance et la mise en œuvre de mesures de confinement des salariés montrent la gravité potentielle de cet accident et indiquent que les déchets entreposés sont certainement fortement radioactifs.

L’accident montre que le confinement des déchets radioactifs dans ces tunnels n’est que très sommaire. Les wagons chargés de matières radioactives ont simplement été poussés dans ces tunnels pendant la Guerre Froide ! Il s’agit de tunnels vétustes qui ne répondent manifestement pas aux plus élémentaires critères de sûreté ! Le site de Hanford est un des sites les plus contaminés des États Unis (et du monde). Il comportait 9 réacteurs nucléaires et 5 usines de retraitement. Il pose des problèmes extrêmement préoccupants pour l’avenir, en particulier la gestion à long terme de près de 200 000 mètres cubes de boues et liquides hautement radioactifs entreposés dans plus de 170 cuves souterraines dont plusieurs sont fuyardes et contaminent le sous-sol et les eaux souterraines. En 2006, les autorités estimaient que la contamination radioactive des eaux souterraines au-dessus des seuils de potabilité était de 67 km² et 121 km² respectivement pour l’iode 129 et le tritium.

Un vaste chantier de récupération et de traitement de ces déchets a été confié en 2008 par le DOE à l’entreprise WRPS (Washington River Protection Solutions, LLC) qui sous-traite une partie des opérations au groupe français AREVA. Mais le chantier est d’une grande complexité et à très haut risque. Une plainte a été déposée en 2015 par l’État de Washington, l’association Hanford Challenge et un syndicat pour dénoncer le manque de protection des travailleurs engagés dans les travaux d’assainissement et exposés à des risques d’inhalation de substances toxiques. Selon l’association Hanford Challenge, des travailleurs ont développé de sérieuses maladies respiratoires et neurologiques. Pour des raisons de sûreté nucléaire, les réservoirs souterrains doivent être ventilés et cela entraine des risques d’exposition des travailleurs. Selon Tom Carpenter, directeur de Hanford Challenge, les coûts d’assainissement pourraient atteindre 300 à 500 milliards de dollars (cité par Reuters).

Rappel : la CRIIRAD a conduit une mission exploratoire sur le site de Hanford en mars 2008, avec le soutien de l’association Hanford Challenge, en accompagnement de l’équipe de réalisation du documentaire “Déchets cauchemar du Nucléaire”. Un compte rendu et des photographies sont reproduits en Annexe 1 ci-après. Le film est visionnable sur youtube.

Rédaction : Bruno CHAREYRON, ingénieur en physique nucléaire, directeur du laboratoire de la CRIIRAD
Acceder au PDF complet avec Annexes et Photographies

- Revue de presse sur Hanford

Après Hanford, comment stocker les déchets nucléaires ? - Les Echos

 

Début des réparations du tunnel effondré sur le site de Hanford
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/effondrement-sur-le-site-nucleaire-de-hanford-les-travaux-de-reparation-ont-commence_112849?xtor=RSS-15  

 

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