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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 10:57
 
 

 

 Le militant écologiste Chaïm Nissim avait été un farouche opposant à la construction du réacteur nucléaire Superphénix, à Creys-Malville.

Atteint par la maladie de Parkinson, Chaïm Nissim a décidé de partir par euthanasie.

Chaïm Nissim est décédé mardi à 68 ans à Genève, a annoncé mercredi l'association Noé21 qu'il avait fondée. Né en 1949 à Jérusalem, cet ingénieur, farouche opposant au nucléaire, était notamment connu pour avoir tiré au lance-roquettes sur la centrale de Creys-Malville (F).

«Atteint par la maladie de Parkinson, il a décidé de partir par euthanasie, de la même façon qu'il a pris ses décisions, hors des conventions pendant toute sa vie», écrit Noé21. L'association rappelle qu'il avait démissionné de son poste d'ingénieur en Israël quand il apprenait que son travail participerait à la «guerre des étoiles».

Arrivé à Genève enfant avec sa famille, Chaïm Nissim étudia l'électronique et l'informatique à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Diplômé en 1973, il alla travailler en Israël. De retour à Genève, il fut, dès le milieu des années 1970, un farouche opposant à la construction du réacteur nucléaire Superphénix, à Creys-Malville (F), à 50 kilomètres de Genève.

Trois législatures au Grand Conseil

Membres des Verts, il siégea au Grand Conseil de 1985 à 1989 puis de 1993 à 2001, soit trois législatures. En 2003, les Verts prirent leurs distances avec lui lorsqu'il confia dans un livre être l'auteur, demeuré inconnu, des tirs contre la centrale Superphénix en 1982 qui était encore en construction. Les faits étaient alors depuis longtemps prescrits. Le surgénérateur a été arrêté en 1998.

Chaïm Nissim s'est ensuite détourné de la lutte antinucléaire, estimant que le modèle économique de cette énergie était en bout course, pour fonder Noé21 en 2003. L'association milite pour la protection du climat par le désinvestissement dans les énergies fossiles, la dénonciation des crédits carbones, l'opposition à l'expansion constante de Genève aéroport. 

 

 
 

Pionnier de la lutte pour la reconnaissance des conséquences des essais nucléaires français sur les populations locales, en particulier sur les Polynésiens, Bruno Barrillot est mort le 25 mars à l’âge de 76 ans.

LE MONDE | Par

 L’un portait des chemises à fleurs, l’autre de larges chapeaux de paille typiques de son archipel, les Australes. Les deux hommes reposent désormais à quelques mètres de distance dans le cimetière de Papeari, sur l’île de Tahiti, en Polynésie française. Bruno Barrillot, mort le 25 mars à Papeete, partageait avec son ami John Doom, disparu en décembre 2016, le même objectif : faire reconnaître la dette laissée par l’ambition atomique française. Sa mort, quelques mois après celle de son ami, un personnage-clé de l’Eglise protestante polynésienne, laisse orphelin les malades des essais nucléaires. Ils doivent beaucoup à cet acteur infatigable mais discret du monde associatif.

Entre 1960 et 1996, la France a réalisé 210 essais dans le Sahara et sur les atolls de Mururoa et Fangataufa, en Polynésie française. Longtemps tabou, leur impact sanitaire a été officiellement reconnu par la loi Morin, adoptée le 5 janvier 2010. Un tournant après quarante années durant lesquelles l’Etat assurait de l’innocuité de ses expérimentations. Une demi-victoire pour Bruno Barrillot. A la lecture du texte, il ne pouvait cacher sa colère : « Comment l’Etat peut-il encore agir ainsi ? »

La loi introduit la notion de « risque négligeable » entre l’exposition à la radioactivité et la pathologie. Une manière de limiter la capacité des plaignants à obtenir gain de cause. En sept ans, sur un millier de requêtes, une vingtaine d’indemnisations seulement ont été octroyées. En février 2017, le verrou litigieux a été levé par des amendements. Mais, le militant gardera un goût amer d’une législation minimale. Celui de la persistance du déni et du mépris de la France envers les malades des essais.

« Il a donné sa vie pour dénoncer un mensonge d’Etat. » Michèle Rivasi, député européenne Europe Ecologie - Les Verts

Sa visite, en 1990, à Mangareva, dans l’archipel des Gambier, situé à 500 kilomètres de Mururoa, est un choc. Le mépris, déjà. La France affirmait aux Polynésiens.

Gatti est mort. A la Parole Errante ses mots résonnent encore !

Ce dimanche, le collectif Q2C a une pensé émue pour Dante Sauveur Gatti dit Armand, mort ce jeudi 6 avril. Nous tenons une table au Salon du Livre antifasciste qui a déposé ses tréteaux à la Parole Errante, le lieu qu’il a créé et animé depuis des décennies, dans les anciens ateliers de Georges Méliès à Montreuil.
Il ne s’agit pas seulement aujourd’hui de remercier de façon posthume Gatti pour sa (...)

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