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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 08:30

N’attendons pas les politiques pour agir !

William P.

Les belles promesses électorales des candidats à la présidentielle, William, 23 ans, n’y croit plus. Après une première expérience associative, il a monté un projet de lieu ressources à Toulouse, Hors jeu, avec la conviction que le changement viendra de l’engagement sur le terrain. 

 

Aujourd’hui, notre pays, notre République vacillent, frappés de plein fouet par une grave crise écologique et démocratique. Notre classe politique en est comptable. Par le non-respect de la parole donnée, sa désacralisation, son reniement. Par le délaissement des promesses. En dénaturant les mots, les concepts, les idées qu’ils sont censés portés. Par la trahison, la corruption. Par le mensonge, de plus en plus fréquent.

Nous nous ne sentons plus représentés. Nous voulons agir. L’engagement, c’est notre force, notre rempart face au délitement sociétal, face aux grands enjeux de notre temps.

L’engagement, aussi petit soit-il, est un cri, une parole. C’est notre moyen de ne pas être complice, d’exprimer notre refus devant la décadence d’un monde de plus en plus injuste, de plus en plus irrationnel et dangereux.

Et moi alors, comment j’agis ?

Agir pour notre quartier, notre ville

Il y a deux ans, j’ai effectué mon service civique à l’AFEV. Au sein du lycée professionnel Urbain Vitry à Toulouse, j’ai développé et organisé (avec d’autres volontaires) des séances d’accompagnement à la scolarité, puis un atelier socioculturel sur le rap.

Grâce à cette belle expérience, j’ai pu entrer en contact avec le monde associatif et j’ai pris conscience de la force de notre action.

Nous pouvons agir, pour notre quartier, notre ville. C’est simple, accessible, bien plus que l’on ne le croit.

Mais le service civique a une fin. Le service civique est une parenthèse que j’ai quittée avec un sentiment de satisfaction, mais aussi une détermination : une grande envie de poursuivre ce chemin de l’engagement.

Lors des quelques années qui ont suivi, avec quatre de mes amis avec lesquels je partage le goût de la musique, de la fête, des arts, mais aussi un certain nombre de valeurs, nous avons fait le constat suivant : il manque à notre ville (Toulouse) un lieu.

Pour un lieu libre à Toulouse

Un lieu pour nous, pour nos amis, un lieu au service de son quartier. Un lieu où nous pourrions faire la fête, danser, s’amuser. Un lieu pour se cultiver, un lieu pour créer. Un lieu participatif, donc un lieu libre.

Un lieu qui parie sur l’émulation collective pour mettre en place des projets, des idées, des soirées.

Nous voulons un lieu ressources pour le quartier. Un pont, un vecteur d’énergie. Qu’il puisse participer à répondre aux défis sociaux, culturels et socioculturels du territoire dans lequel il sera implanté.

En décembre, nous avons fondé une association pour mettre en oeuvre ce projet, nous l’avons appelé Hors-jeu.

Nous avons développé des outils de communication, planifié notre projet. Nous avons essayé de dénouer tous les nœuds qui pouvaient entraver l’épanouissement de notre idée. Aujourd’hui, nous avons mis en place un crowdfunding sur le site KissKissBankBank où nous demandons à chacun de participer, de s’engager à son tour au service de cette belle idée.

S’investir localement, c’est prendre le choix logique du chemin d’un changement concret, réel et accessible.

Loin des discours vaseux, loin des manquements. Loin des concepts fumants et enterrés.

Alors, engagez-vous ! Avec Hors-jeu, si vous le souhaitez et que vous ne résidez pas loin, ou là où vous vous situez, avec un projet qui vous porte, qui nous porte.

 

William P., 23 ans, auxiliaire de vie, Toulouse

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