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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 14:02

 

Rassemblement devant la Cour d’Appel pendant le procès en Appel du 6 décembre 2016.

Suite aux condamnations en première instance de Saadia et Husein, ceux-ci ont fait appel. La session a eu lieu le 6 décembre 2016 à la Cour d’Appel de Montpellier.

L’affaire a été mise en délibéré au 7 février, et nous allons attendre prudemment cette date pour connaître l’arrêt qui sera rendu par la Cour d’appel de Montpellier. Mais force est de constater que l’audience de ce 6 décembre a pris un tour très inattendu, du fait des réquisitions de l’avocat général, le représentant du Procureur général. En effet, l’avocat général a conforté les arguments présentés par nos avocats sur les nullités de la procédure : il a estimé que la citation était atteinte de vices graves sur le plan juridique, et que dès lors, les poursuites devaient être annulées.

Il faut rappeler que si cette affaire a aggloméré un bon nombre d’associations plaignantes – LDH, MRAP, LICRA, Avocats sans frontières, BNVCA, France Israël – et que la procédure a été engagée à la suite d’une plainte de la LDH, formellement, il s’agit d’une citation du procureur de la République de Montpellier. C’est-à-dire que la LDH avait dénoncé Saadia et Hussein auprès procureur de la République, mais n’avait pas osé assumer la responsabilité publique de l’engagement de la procédure en délivrant elle-même la citation…

Le débat sur la nullité des citations est complexe, et ne pourrait être exposé que par nos avocats, mais en réalité il repose sur une problématique assez simple. Pour que la citation, c’est-à-dire l’acte accusatoire, soit valable il faut qu’il précise explicitement le texte de loi définissant l’infraction, et l’articule au passage du texte correspondant à cette infraction. Or, la citation visait plusieurs infractions différentes – d’une part le négationnisme, d’autre part l’incitation à la haine – en faisant référence globalement au même texte, sans expliciter les phrases qui sont problématiques au regard de telles ou telles infractions.

C’est donc le constat d’un engagement précipité de la procédure, sans analyse, ni réflexion suffisante, ce que nous soutenons depuis le départ.

Alors, nous verrons bien si la Cour retiendra ou non ces moyens de nullité. Mais quoi qu’il en soit, Saadia et Hussein ne se cachent derrière aucun argument de procédure : ils se revendiquent innocents des accusations portées contre eux.

D’abord, et cela été très clair dans les propos de la présidente de la cour, rien ne montre que nos deux amis puissent être qualifiés d’antisémites ou de négationnistes. Cette accusation, outrageante et humiliante, qui a été le moteur de la LDH et de ses affidées, n’a rien à voir avec les faits. Il s’agit de deux militants impeccables, et toute accusation de dérive du mouvement BDS est ridicule. La seule question posée est de savoir si ces militants qui, par leur personnalité et par leur action, sont en dehors de tout doute, ont commis une faute intentionnelle en publiant les documents en question. Le débat anti BDS que voulait instrumentaliser la LDH et la MRAP a fait naufrage.

En quelque sorte, c’est l’histoire d’un conducteur professionnel, qui fait des dizaines de milliers de kilomètres par an, excellent conducteur, qui se voir reproché un jour une faute de conduite. Donc on parle d’un jour, mais on respecte les personnes Ici il n’en est rien, les parties civiles font tout pour les salir.

S’agissant des faits eux-mêmes, Saadia et Hussein ont réaffirmé ce qu’ils disent depuis le début, et il faut distinguer les deux volets de l’affaire.

Le montage photo a été publié de manière volontaire. Il y a dans ce montage une part de provocation et une part de vérité. La question n’est pas d’assimiler deux régimes, mais d’affirmer qu’au début du mois d’août 2014, en attaquant la population de Gaza, l’armée d’Israël commettait des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Pour rappel, le ministre de la justice du gouvernement de Palestine avait déposé plainte devant la Cour pénale internationale le 29 juillet pour ses crimes définis par le droit international depuis 1945. Alors oui, il y a une part d’outrance, mais c’est la part légitime dans le débat politique, pour se faire entendre, alors que François Hollande avait été le seul chef d’État du monde à encourager Netanyahu pour faire « le nécessaire pour la sécurité d’Israël », donc y compris commettre des crimes ! Qui est dans l’excès ?

Pour ce qui est du texte, ordurier, grotesque et aberrant, qui ne devenait visible que si on cliquait sur la photo, il est évident que ni Saadia, ni Hussein ne l’avaient vu… faute de quoi ils ne l’auraient jamais posté. La preuve en est que, dès qu’ils en ont été informés par Jean-Paul Nunez, lui-même alerté par la LDH 34, ils ont aussitôt retiré le texte. Ceci est conforme à la loi sur l’économie numérique de juin 2004 : si un auteur écrit lui-même un texte et le publie, il est immédiatement responsable ; s’il récupère et publie un texte tiers, auquel il n’avait suffisamment pas prêté attention, il ne devient responsable que si le contenu illicite lui a été signalé, et qu’il ne réagit pas.

Face aux irrégularités de forme soulevées par le parquet et aux arguments de la défense , les parties civiles terrassées se sont crues obligées d’exagérer leurs attaques jusqu’à l’outrance. Leur objectif, obtenir, malgré les vice de forme une condamnation à tout prix qui salisse les deux militants et le BDS.

Cette volonté de nuire à tout prix des parties civiles se démontre une fois de plus dans la seconde partie de cet article : « Pourquoi demandons-nous la relaxe de Saadia et Husein » (ci-dessous).

ml-trubuil-proces6dec

Le Midi Libre, 8 décembre 2016

 

Pourquoi demandons-nous la relaxe pour Saadia et Husein : https://bdsf34.wordpress.com/2016/12/04/pourquoi-demandons-nous-la-relaxe-pour-saadia-et-husein/

 

-L' Aberration libérée,c'est pas fini:il y a le film,mais  l'AFFAIRE  politico-juridique rebondit bientôt du coté du barreau ,celle d'une vengeance anti-terroriste,et d'un montage politique et politiquement ciblé  est racontée ci-dessous :.

 

 
 

Salut à toutes et à tous,

On vous envoie beaucoup de mails en ce moment mais c'est pas tous les jours qu'on sort un film préparé depuis six ans !

Voilà maintenant un peu plus de deux semaines que notre film La cigale, le corbeau et les poulets est sorti au cinéma et fait son chemin à travers la France et s'infuse peu à peu partout où l'on trouve des salles. Dans ce système politique et médiatique complètement fou, où l’on nous abreuve d’au moins un sondage par jour, où un ancien de chez Rothschild se voit ériger en candidat anti-système et où l’on suit minute par minute les ennuis judiciaires du candidat du « courage et de la vérité », voir les combats de la bande de la Cigale sur les écrans donne une sacré bouffée d’air…

 

Car cette bande de la Cigale est sur tous les fronts et depuis des années : défense de la nature contre le capitalisme financier sans foi ni loi ni cerveau, contre les prédateurs qui ne voient le territoire qu’en terme de marché, interpellation directe des élus, actions coup de poing, participation aux élections locales, rédaction d'un journal (une sortie de vilain petit canard déchainé local), pratique de la solidarité au quotidien… La bande redonne son sens à l’adage selon lequel la démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !

 
 

On se décarcasse pour diffuser ce film le plus possible, sillonnant les routes de France pour venir débattre à l’issue des projections. Et ce, grâce à la souscription ( le film n’ayant reçu aucune aide publique...).

Alors voilà, contre la morosité et la connerie ambiante, vos réactions lors des débats qui suivent les projections nous comblent de bonheur. Car revient toujours l’idée que le film fait un bien fou, donne envie de se bouger et de bonnes idées pour ne pas se laisser faire... Et ça tombe bien car c'est justement le type de réactions qu'on espérait ! On rencontre aussi d'autres "cigales" qui luttent dans leur coin et on caresse l'espoir qu'elles fassent des petits...

Merci de continuer à faire courir le bruit, comme Fred à Vichy qui a affiché partout dans la ville, Claude à Brest qui remué ciel et terre jusqu'au bout du monde (La pointe de Saint Mathieu dans le Finistère), allant jusqu'à reprendre ses études à la Fac juste pour en informer les étudiants, Yann qui s'est coupé en quatre pour nous organiser une super tournée en Nouvelle Aquitaine, Marie à Lyon qui essaye de nous trouver de nouvelles salles dans la ville des lumières et distribue le "4 pages" du film sur les marchés face aux fachos ou encore Maxime, "enfarineur" modeste et génial de Strasbourg qui a pris les choses en mains pour programmer le film avec le groupe "Fakir fait son cinoche". On ne remerciera jamais assez les Amis du Diplo qui nous invitent un peu partout et bien sûr nos potes de La-bas.org qui soutiennent à fond le film et les bonnes idées qu'il porte ...

Merci encore à Daniel Mermet, Gérard Mordillat, Aline Pailler, Bernard Friot et toutes celles et ceux qui prolongent le film avec des débats.

Ce film est celui de la France "sous les radars", les invisibles, les insondés, les vrais résistants à l'ordre établi et à la morosité ambiante !

A vous de jouer (avec nous) !

N'hésitez pas à nous contacter si vous voulez devenir un(e) cigalon(e) et que vous ne savez pas comment vous y prendre (on peut aussi vous envoyer des 4pages et des cartes postales)

 
 

PARIS : Bernard Friot en débat à l'issue de la séance du dimanche 5 février à 16h55 à l'espace Saint-Michel (place Saint-Michel, Paris 5è).

 
 

PARIS : Daniel Mermet en débat à l'issue de la séance du jeudi 9 février à 20h15 à l'espace Saint-Michel (place Saint-Michel, Paris 5è). En partenariat avec La-bas.org

 
 

Jeannot Oréglia (dit "le suisse" ou encore "le renard argenté"), de la bande de la Cigale, en vedette américaine au cinéma de BEAULIEU SUR MER le vendredi 17 février 20h et au Mercury à NICE le samedi 18 février en partenariat avec le repaire de Là-bas si s'y suis et l'association pour la Démocratie à Nice.

 

Le réalisateur du film Olivier Azam sera présent pour débattre aux séances suivantes :

  • MARSEILLE à L'Alhambra, le mardi 7 février à 20h30 avec les AMD
  • LORGUES au cinéma Jacky Mathevet, le mercredi 8 février à 20h
  • SIX-FOUR-LES-PLAGES au Six N'étoiles, le jeudi 9 février à 20h30
  • VALENCE au Navire, le vendredi 10 février à 20h
  • PORT-DE-BOUC au Méliès, le samedi 11 février
  • CHASSENEUIL SUR BONNIEURE au Vox, le lundi 13 février à 20h30
  • ANGOULEME au cinéma de la Cité, le mardi 14 février à 20h30
  • GARAT au Mégarama, le mercredi 15 février à 20h30
  • RUELLE SUR TOUVRE au cinéma Jean Ferrat, le jeudi 16 février à 20h30
  • LAROCHEFOUCAULT à la Halle aux grains, le vendredi 17 février à 20h30
  • BIARRITZ au Royal, le samedi 18 février à 20h30
  • BORDEAUX à l’Utopia, le dimanche 19 février à 20h

Et ça continue encore les jours suivants... Voir ici.

 

Si vous êtes membre d'un collectif, n'hésitez pas aussi à organiser des débats au cinéma après le film, par exemple autour de l'usage de la démocratie locale...

 
 

« Coup de filet, rafle »… 150 des meilleurs policiers de ce pays, venus de Paris, Montpellier, Marseille et Toulouse, fondent, un petit matin, sur la petite ville héraultaise de Saint-Pons-de-Thomières et ses environs pour une vingtaine de perquisitions et une dizaine de gardes à vue. Les prévenus sont suspectés de terrorisme, pas moins.

Cette chronique pittoresque, parfois sulfureuse, retrace cette affaire par une série d’entretiens avec les victimes de ces gardes à vue et perquisitions abusives, décrit l’hypermédiatisation de l’affaire et revient sur les causes directes et indirectes de cette intervention policière.

L’intégralité des recettes est reversée au Secours Populaire.

EN SAVOIR PLUS
 

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