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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 13:29

Conférence internationale

 

Arguments pour un étiquetage de denrées alimentaires
provenant d'animaux " Nourris sans OGM "
et expériences avec de tels labels en Europe

 

L’objectif de cette conférence est double. Alors qu’environ 99% des plantes génétiquement modifiées par transgénèse sont des OGM-pesticides conçus pour tolérer un herbicide et/ou pour produire un insecticide qu’ils accumulent dans leurs cellules, cette conférence vise à apporter une information sur les impacts sanitaires potentiels pour l’homme de ces OGM-pesticides et sur leurs effets sur la santé des animaux d’élevage consommés. Le but de cette conférence est également d’offrir au citoyen la possibilité d’opérer des choix alimentaires informés. En effet, environ 80% des OGM-pesticides importés dans l’Union européenne (par ex : soja et maïs) sont utilisés pour nourrir les animaux d’élevage alors que la législation européenne est telle que seuls doivent être étiquetés « OGM » les produits destinés à l’alimentation humaine ou animale qui contiennent volontairement des OGM ou des ingrédients qui en dérivent. Des traces d’OGM étant autorisées sans étiquetage jusqu’à 0,9 % si leur présence est involontaire et inévitable. Pourtant, le citoyen doit pouvoir être en mesure d’accepter ou non le recours à des OGM pour la production de toutes ses denrées alimentaires y compris celles provenant d’animaux (viandes, volailles, poissons, lait, œufs, …) pour lesquelles il n’existe actuellement, au niveau européen, aucun label pouvant le renseigner à cet égard même si l’animal a été nourri aux OGM sa vie durant.

En ce qui concerne les impacts sanitaires des OGM-pesticides pour l’homme et pour l’animal d’élevage, nous nous pencherons plus particulièrement (i) sur les OGM tolérants au Roundup car environ 80% des OGM ont été modifiés en ce sens, (ii) sur le Glyphosate présenté comme la matière active du Roundup et (iii) sur le Roundup, produit pesticide à base de Glyphosate le plus vendu au monde et bien plus toxique encore que le Glyphosate seul.
Une étude à long terme (2 ans) sur le rat, première du genre, mettra en évidence la toxicité chronique du Roundup et d’un maïs génétiquement modifié tolérant le Roundup. Les toxicités du Roundup, du Glyphosate et de ses co-formulants à base de pétrole seront comparées.

L’impact sur la santé des porcs d’aliments contenant du soja OGM tolérant au Roundup sera décrit. Les concentrations en résidus de Glyphosate dans divers tissus et organes des porcs ainsi nourris seront données. Les effets potentiels du Glyphosate et du Roundup sur la santé des volailles et vaches seront présentés de même que les concentrations en résidus de Glyphosate dans divers tissus et organes chez la vache, le lapin, le poulet et dans l’urine chez l’homme.

A défaut d’un label « sans OGM » ou « nourri sans OGM » ou « issu d’animaux nourris sans OGM » harmonisé et réglementé au niveau européen, il est possible d’utiliser un tel étiquetage, volontaire, au niveau des Etats membres de l’Union européenne. Il fait l’objet d’une législation dans plusieurs pays. L’après-midi de la conférence sera consacrée aux expériences avec de tels labels utilisés en France, en Autriche, en Allemagne, au Luxembourg et dans la région du Danube. Seront décrits et discutés l’existence ou non d’un logo, la signification précise des labels (dont le seuil accepté pour des contaminations fortuites ou techniquement inévitables dans les aliments pour animaux, la période de nourrissage sans OGM des animaux avant leur consommation), le mode de contrôle du label, son coût économique, ses avantages, son intérêt et sa compréhension de la part des citoyens, les parts de marché qu’il génère et leur évolution temporelle, les perspectives d’harmonisation pan-européenne à l’instar des standards harmonisés élaborés pour la Région du Danube, le rôle des organismes nationaux de coordination du label,…
Les impacts sanitaires pour l’homme et les animaux d’élevage ainsi que les expériences positives de labellisation décrites pour ces quelques Etats voisins devraient pouvoir alimenter la réflexion en vue de l’adoption d’une législation instaurant un tel étiquetage en Belgique .

Nature & Progrès - 520, rue de Dave B-5100 Jambes

 

 

Tél. 081/30.36.90 - Fax 081/31.03.06

info@natpro.be - www.natpro.be

 

Autre:Pesticides : vendre coute que coute ! | France Nature Environnement

 -Le Point -Des pesticides dans nos tisanes

 

 

 

"Le principe d'équivalence en substance est caduc, a estimé Christian Velot, président du conseil scientifique du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), lors d'une rencontre organisée par l'association.
Ce concept est aujourd'hui utilisé pour valider et considérer comme sûrs des aliments OGM. L'idée est de comparer la composition des produits modifiés et produits traditionnels et de s'assurer que les variations observées ne dépassent pas celles retrouvées naturellement.
"Nous avons voulu démontrer les carences de ce principe car il ne prend en compte ni les conséquences de modifications métaboliques induites par la manipulation génétique, ni les résidus de pesticides", a pointé Christian Velot.

Des profils moléculaires différents

Pour cela, les scientifiques ont comparé les profils moléculaires d'un maïs OGM résistant au pesticide Round up et d'une plante traditionnelle. "La composition est différente, note Robin Mesnage auteur de l'étude. Certaines molécules comme la cadavérine et la putrescine ont des concentrations de 4 à 28 fois supérieures dans les OGM par rapport à des plantes non modifiées".
Toutefois, selon d'autres publications l'explication de la présence de ces composés ne serait pas encore tranchée. "Des études antérieures suggèrent que la cadavérine joue un rôle dans la réponse au stress, elles ont constaté une augmentation de leur contenu suite à l'exposition à la chaleur, à la sécheresse, aux sel et au stress oxydatif, indique une publication de Amy Lynn Jancewicz de l'Université du Wisconsin-Madison. Cependant, les données concernant le rôle de la cadavérine dans la réponse au stress demeurent contradictoires, certains systèmes végétaux montrant une tolérance accrue aux stress en sa présence, tandis que d'autres montrent une sensibilité plus importante".
"Cette technologie [de modification du génome] stresse la plante, suppose Gilles Eric Séralini, membre du conseil scientifique du Criigen. Elle est sur-stimulée pour fabriquer une grande quantité d'une substance nouvelle ".

Des perturbations métaboliques

Le Criigen a également présenté une seconde étude pour laquelle l'équipe a testé une exposition d'un champignon Aspergillus nidulans à des doses diluées de Round up pour lesquelles il n'y a pas d'effet macroscopique. Ils ont toutefois observé des perturbations du métabolisme énergétiques et respiratoire. "De telles perturbations pourraient affecter la composition [des plantes OGM] et ainsi remettre en cause la sécurité sanitaire des aliments [OGM], estime Christian Vélot. Une plante tolérante à un herbicide n'a pas le même vécu que sa contrepartie conventionnelle puisque la première est arrosée de l'herbicide qu'elle peut alors accumuler dans ses cellules. L'équivalence en substance ne tient pas compte des éventuels effets dus à la présence de l'herbicide et de ses résidus".
Reste désormais à réaliser de nouvelles études pour mieux connaître les impacts et les conséquences de ces différences et ces perturbations métaboliques.

 
 

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