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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 04:32

Bagnolet, le 15 septembre 2016
COMMUNIQUE DE PRESSE

Bayer/Monsanto :
Naissance d’un monstre


Le rachat de Monsanto par Bayer, c’est la prise de contrôle du tiers du marché des semences par une entreprise qui contrôle déjà 17% du marché des pesticides (et atteindra 27% avec Monsanto). En clair, c’est la mise sous dépendance des paysans qui n’auront plus d’autres choix que d’acheter les produits de ce nouveau monstre.

Sous prétexte de soigner des plantes sélectionnées pour être dépendantes de leurs pesticides, ce groupe aura le champ libre pour la commercialisation de quantités de produits. En réalité, c’est bien la souveraineté alimentaire que cette transaction à 59 milliards met en danger.

La Confédération paysanne appelle donc les autorités de la concurrence à refuser la création d'un tel monopole prédateur sur le marché des semences et des pesticides. L’avenir de l’agriculture passera par l’autonomie des paysans, pas par la dépendance aux multinationales !

Contacts :
Guy Kastler, Commission semences : 06 03 94 57 21
Laurent Pinatel, Porte-parole : 06 80 58 97 22
Elina Bouchet, Chargée de communication : 06 95 29 80 78

-Note " le marché des pesticides virulents est conforté par la loi biodiversité " par l'administration du blog :Le MIDI LIBRE du 29 aout à relaté certains éléments législatifs alarmants en l'état ,car le législateur aurait installé par la loi l'aspect économiquement agressif et extrêmement virulent pour l'environnement et pour les bêtes et les hommes et du marché des pesticides

-cyberactions/contre la fusion monsanto-bayer

Monsanto-Bayer : Refusons le « mariage infernal » cyberaction
La LDH Saint-Pons-de-Thomières/Haut Cantons au soutien des faucheurs

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Un soutien aux actions non violentes

http://www.midilibre.fr/2016/08/16/saint-pons-de-thomieres-la-ldh-saint-pons-haut-cantons-au-soutien-des-faucheurs,1380256.php

La LDH demande un moratoire sur les nouvelles variétés tolérantes aux herbicides.

La section de la Ligue des Droits de l'Homme Saint-Pons-de-Thomière/Hauts-Cantons estime que " la loi du 8 août 2016, publiée au Journal officiel le lendemain, pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, est avant toute chose une porte d'entrée royale pour l'agro-industrie semencière".

Et de poursuivre : "Après que notre section ait interpellé en début d'année les députés de l'Hérault, en s'associant en cela aux efforts des 9 organisations qui ont déposées un recours juridique au Conseil d'État pour demander un moratoire sur les nouvelles variétés tolérantes aux herbicides, force est de constater que légalement, ces plantes génétiquement modifiées par mutagénèse pour résister à des produits phytosanitaires dangereux pour la santé des agriculteurs, des gens, et l'équilibre des écosystèmes, ne sont toujours pas évaluées comme les OGM issus de la transgenèse."

Face "à ce déni d'écologie et de santé publique", la LDH Saint-Pons-de-Thomière/Hauts-Cantons a donc décidé de soutenir les personnes qui appliquent le principe de nécessité en procédant à la destruction de ces cultures, à condition toutefois que ces actions d'éradication soient menées de façon non violente.

La loi biodiversité limite timidement la brevetabilité du vivant - 16/09/2016

Actu-Environnement.com‎ -

La loi pour la reconquête de la biodiversité contient deux dispositions visant à limiter la brevetabilité du vivant. Elle prend soin de préserver les certificats d'obtention végétale et ne s'attaque pas aux nouveaux OGM.

Agriculture | 16 septembre 2016 | Laurent Radisson

© chartphoto

"La loi interdit la brevetabilité du vivant", affirme le dossier de presse du ministère de l'Environnement relatif à la loi pour la reconquête de la biodiversité promulguée l'été dernier. Cette affirmation doit être nuancée car, loin d'une interdiction totale, la loi fixe plutôt des limites à cette brevetabilité, en prenant soin de ne pas porter atteinte aux semenciers français dont le poids économique est considérable et en ne s'attaquant pas à la brevetabilité des gènes natifs que permettent les nouveaux OGM.

Non-brevetabilité des produits biologiques

Que contient exactement la loi publiée ? Elle modifie deux articles du code de la propriété intellectuelle. L'article L. 611-19 tout d'abord qui affirme désormais que "ne sont pas brevetables (…) les produits exclusivement obtenus pas des procédés essentiellement biologiques [comme le croisement ou la sélection], y compris les éléments qui constituent ces produits et les informations génétiques qu'ils contiennent".

Ce principe de non-brevetabilité concerne les produits biologiques comme les informations génétiques, dès lors que ces découvertes peuvent avoir lieu de manière naturelle, explique le Gouvernement. "Par le même principe, pour des matières vivantes déjà brevetées, la protection du brevet ne pourra pas s'étendre aux matières ou informations génétiques qui peuvent être découvertes de manière naturelle", ajoute-t-il.

"Cet article ne concerne que les plantes cultivées et les animaux d'élevage, seuls à mêmes d'être obtenus par des procédés essentiellement biologiques", décrypte de son côté Frédéric Prat de l'association Inf'OGM. Exemple ? Cette interdiction empêchera l'octroi d'un brevet sur un chou brocoli obtenu exclusivement par des procédés essentiellement biologiques et contenant une certaine quantité de protéines aux vertus anti-cancéreuses, ainsi que sur les gènes codant pour cette protéine, illustre le spécialiste des semences. Mais ce, uniquement en France alors que cette brevetabilité restera autorisée par l'Office européen des brevets.

La brevetabilité des matières biologiques limitée

La loi ajoute ensuite de nouvelles dispositions à l'article L. 613-2-3 qui porte sur la brevetabilité des matières biologiques. Ces dispositions sont ainsi rédigées : "La protection conférée par un brevet relatif à une matière biologique dotée, du fait de l'invention, de propriétés déterminées ne s'étend pas aux matières biologiques dotées de ces propriétés déterminées, obtenues indépendamment de la matière biologique brevetée et par procédé essentiellement biologique, ni aux matières biologiques obtenues à partir de ces dernières, par reproduction ou multiplication".

Traduction ? "Lorsqu'une plante obtenue par un procédé essentiellement biologique a les mêmes caractéristiques qu'une matière biologique brevetée, la protection du brevet ne s'étend pas à cette plante", explique Frédéric Prat. En revanche, une matière biologique préexistant naturellement reste brevetable si elle est dotée de propriétés déterminées par une invention (comme la résistance à un insecte), ajoute le journaliste d'Inf'OGM.

"Amendement des semenciers"

Ces dispositions permettent par conséquent de limiter la brevetabilité du vivant mais restent éloignées de l'interdiction totale affichée par le ministère de l'Environnement. Et surtout, elles permettent de ne pas remettre en cause le système des certificats d'obtention végétale (COV), système de protection intellectuelle défendue par la France comme alternative au brevet. Leur rédaction résulte en effet d'un amendement introduit en lecture définitive à l'Assemblée par la députée socialiste Anne-Yvonne Le Dain et visant à rétablir la version adoptée antérieurement par le Sénat. Opposée à cette rédaction, la rapporteure Geneviève Gaillard l'avait qualifié d'"amendement des semenciers".

"Par nature et par fonction, le secteur des semences exerce un travail de recherche génétique (…). Il me semble compliqué d'interdire ce qui se pratique depuis longtemps, notamment en matière de certificats d'obtention végétale, pour la seule raison que nous aurions peur du brevet", a expliqué Mme Le Dain. "ll convient de ne pas décourager cette filière économique française puissante, la deuxième du monde, dont le chiffre d'affaires annuel atteint 4 milliards d'euros, dont 1,6 milliard d'euros d'excédent commercial à l'international", a ajouté la députée. De fait, le Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS) avait salué ces dispositions lors de leur adoption par le Sénat.

Rien sur les nouveaux OGM

Aussi, le collectif Semons la biodiversité salue-t-il les avancées apportées par la loi mais souligne aussi ses insuffisances. "Sous la pression des lobbys industriels, le Parlement a refusé d'aborder la réglementation des nouveaux OGM [issus des techniques de génie génétique et de bio-informatique] et d'interdire les brevets sur les gènes natifs qu'elles permettent", dénonce ce collectif qui regroupe une trentaine de structures comme le Réseau Semences paysannes, la Confédération paysanne ou la Fédération nationale des agriculteurs biologiques (FNAB).

"Si ces nouveaux OGM restent cachés, tout comme les brevets qui vont avec, aucune étiquette n'informera les consommateurs tandis que les paysans et les petits semenciers verront leurs propres semences et animaux menacés d'appropriation par ceux qui auront breveté certains de leurs caractères natifs", alerte le collectif.

Laurent Radisson, journaliste
Rédacteur en Chef dé
légué aux marchés HSE © Tous droits réservés Actu-Environnement

Nouveaux OGM - Pulvérisation d’ARN : une solution biologique, vraiment ?

Christophe NOISETTE, Eric MEUNIER, 16 septembre 2016

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Les trois plus importantes entreprises de biotechnologies, Monsanto, Syngenta et Bayer, ont décidé d’investir des millions de dollars pour développer des « sprays » qui contiennent des petits morceaux d’ARN. Ces derniers, pulvérisés sur les plantes, pourront servir d’insecticide, d’herbicide… Certains, comme le fonds de pension Dominion (dont le siège se situe sur l’île de Guernesey), rêve déjà de sprays à ARN capables de faire pousser les plantes dans le désert. Produit miracle ou poudre (sprays) aux yeux ?

« Imaginez des cultures plus résistantes qui peuvent se développer dans des climats rudes, des plantes qui sont toxiques pour leurs parasites naturels mais inoffensives pour les humains, des cultures qui nécessitent moins d’eau ou de nutriments pour survivre en période de sécheresse, et des cultures qui sont temporairement immunisées contre des virus ou des épidémies. Et maintenant, imaginez que vous pourriez faire ces changements, et revenir en arrière, aussi simplement et rapidement que de décider de pulvériser, ou d’arrêter de pulvériser les plantes en question » [1], peut-on lire sur le site du fonds de pension Dominion, qui précise avoir investi dans les entreprises Monsanto et Syngenta. Un discours qui fait penser étrangement aux débuts de la transgénèse… ou plus récemment aux publicités pour les nouvelles biotechnologies comme Crispr/Cas9 ou les Talen.

Les plantes transgéniques modifiées via l’interférence ARN (voir encadré ci-dessous) existent depuis de nombreuses années (à l’instar de la tomate Flavr/Savr à mûrissement ralenti, le porte-greffe résistant au court-noué expérimenté par l’Inra à Colmar ou encore les pruniers résistants au virus de la Sharka, expérimentés en Roumanie). Le site de Monsanto évoque de nouveaux développements « vendeurs » comme des cacahuètes non allergisantes, des graines de café décaféinées, un soja à teneur en huile « améliorée » ou un maïs résistant à des chenilles [2].

L’ambition de l’entreprise Monsanto n’est donc plus de modifier le génome des plantes en laboratoire mais d’agir directement au champ. Concrètement, elle ne souhaite plus faire produire l’insecticide par la plante elle-même mais pulvériser une solution sur la plante, qui contient de l’ARN interférent. Comme le précise Robert McCarroll, un des responsables du programme BioDirect chez Monsanto, le développement de traitements pour les plantes utilisant l’interférence ARN « permet d’apporter la valeur de la protection biologique à base d’ARN sur des cultures qui ne pourraient économiquement pas supporter le développement d’un caractère transgénique ».

L’interférence à ARN est un phénomène biologique par lequel une molécule d’ARN peut « éteindre » l’expression de certains gènes, issus de végétaux ou de virus [3]. L’ARN messager (ARNm), comme son nom l’indique, sert à transporter l’information génétique de l’ADN (qui se situe dans le noyau de la cellule) vers le cytoplasme où cette information est alors transcrite en protéine. Si on détruit cet ARNm, la protéine n’est plus produite et si cette protéine était essentielle à la bonne survie de l’organisme vivant, ce dernier meurt… Les chercheurs ont réussi à produire des ARN interférents (ARNi) qui viennent se coller à un ARNm en particulier, entraînant alors sa destruction. A noter encore que ce phénomène d’ARN interférent existe dans la nature : c’est une des « solutions » que certains organismes ont trouvé pour lutter contre les virus. Les entreprises expliquent qu’elles ont la possibilité de produire ainsi des ARNi très spécifiques, qui n’agissent que sur une espèce animale, par exemple.

Sur son site, Monsanto précise que « la technologie BioDirect utilise des molécules trouvées dans la nature et que nous espérons pouvoir utiliser dans le cadre de protection locale des cultures ou d’autres produits ». Et de citer la gestion des mauvaises herbes, des insectes ou encore des virus [4]. Si l’entreprise ne s’exprime pas sur le caractère OGM ou non OGM des plantes obtenues au champ, un journaliste qui a visité un site de l’entreprise explique dans un article publié en août 2015 que l’intérêt « est de pouvoir contrôler les gènes sans modifier le génome de la plante, c’est-à-dire sans créer d’OGM ».

Monsanto annonce également sur son site que plusieurs projets sont sur le point d’aboutir… Il mentionne ainsi la fabrication de plusieurs « sprays » à pulvériser sur des cultures de pomme de terre contre le doryphore [5], et sur des tomates contre le virus de la maladie bronzée (Tospovirus).
Un autre projet plus récent vise à réduire le flétrissement des fleurs coupées. Ce projet peut être lu dans le détail avec la demande de brevet n°61793020 déposée par Monsanto en 2013 aux États-Unis, toujours en attente de réponse. Ce brevet concerne l’application à la surface des fleurs d’un mélange contenant une séquence génétique d’au moins 18 nucléotides et inhibant le gène EIN2 impliqué dans la synthèse d’éthylène par les fleurs.

Mais le plus intéressant, ce sont les projets qui sont des « solutions » aux problèmes posés par l’agriculture intensive… Ainsi, explique Patrice Leveque, de Monsanto, dans le Bulletin des Agricultures, « des mauvaises herbes devenues résistantes au glyphosate pourraient redevenir sensibles »… Et contre le déclin des abeilles, vous avez aussi ? Bien sûr, avec le spray biotech à ARN de Monsanto, le fameux projet Remebee… Monsanto a racheté en 2011 une petite entreprise israélienne, Beeologics, qui avait mis au point une solution à base d’ARN pour permettre aux abeilles de résister aux attaques du Varroa. Remebee, comme les autres sprays biotech de Monsanto, attend l’autorisation de mise sur le marché aux États-Unis. Mais selon l’Union nationale de l’Apiculture française (Unaf), l’une des raisons du déclin des abeilles est l’intensification de l’agriculture (disparition des haies, homogénéisation génétique des cultures, augmentation des pesticides, en nombre mais aussi en puissance, notamment les néonicotinoïdes, etc.). L’Unaf considère donc que ces sprays ne sont qu’une fuite en avant, car c’est le modèle agricole qui est responsable : « Monsanto essaye de se refaire une image auprès des apiculteurs » affirme-t-elle.

Que dit l’administration ?

Reste à savoir comment Monsanto va présenter ces nouveaux produits aux Agences en charge de l’évaluation des produits biotechnologiques et des biocides. Le Bulletin des Agriculteurs [6], une revue en ligne québécoise, semble trancher le débat : « ces biopesticides sont des produits certifiés 100 % biologiques » !

Dans un article du Western Producer, publié en 2014 [7] Zoe McKiness, directrice de la stratégie et des opérations pour la technologie de la chimie [8] expliquait qu’il faudra beaucoup moins de temps pour mettre au point et obtenir une autorisation de mise sur le marché pour un produit « BioDirect » que pour une plante transgénique. Techniquement, mais donc aussi réglementairement, suppose-t-elle, car l’Agence des États-Unis en charge de l’Environnement (EPA, Environmental Protection Agency) demande moins de données pour les pesticides biologiques (le dossier est donc moins cher) que pour les produits chimiques synthétiques.

Mais le débat scientifique quant à l’innocuité de tels sprays est loin d’être tranché : quelle persistance des ARN dans les plantes et donc les aliments, quels impacts sur les organismes non ciblés ? La directrice McKiness élude la question avec un artifice déjà utilisé au moment de la mise sur le marché des premières plantes transgéniques : « chaque fois que vous mangez une pomme, vous mangez de l’ARN. Même lorsque vous buvez de l’eau, il y aura de l’ARN dedans, du fait des bactéries qui y sont présentes ». Nous voilà donc rassurés.

Syngenta a racheté, en 2012, pour plus de 400 millions d’euros (523 millions US dollars), l’entreprise belge DevGen, spécialiste de l’interférence ARN et qui détient de nombreux brevets sur cette technique [9]. Et Monsanto, toujours en 2012, s’est alliée à un autre champion de cette biotechnologie, Alnylam Pharmaceuticals.

Monsanto n’était pas présente lors de l’audition sur Crispr/Cas9 à l’Assemblée nationale en avril 2016, et son nom est rarement cité dans le cadre du développement de telle ou telle plante modifiée par une nouvelle technique… Pourtant, l’entreprise n’est jamais très loin. En 2001, Renessen – une joint venture entre Monsanto et Cargill – signait un accord de licence exclusive avec Sangamo BioSciences. Cette entreprise étasunienne détenait un brevet sur une technologie « de reconnaissance universelle de gène » qui permet de développer des protéines pouvant se lier à l’ADN qu’elle a appelée les protéines à doigt de zinc se liant à l’ADN (zinc finger DNA binding protein – ZFP). Une technique qui a été déclinée depuis et a donné naissance aux nucléases à doigt de zinc. Cette licence donnait à Renessen le droit d’utiliser cette technique pour « améliorer la valeur de certaines cultures pour l’industrie de la transformation et de l’alimentation animale » [10].

En 2012, c’est avec la fondation TwoBlades que Monsanto signait un accord de licence concernant les protéines TALEN (http://www.infogm.org/spip.php?article5347). Ces protéines font partie de la famille des nucléases dirigées sur site comme les nucléases à doigt de zinc, les méganucléases, Crispr/Cas9, Cpf1… Elles sont utilisées comme ciseaux pour couper l’ADN et introduire une mutation ou un gène à l’emplacement de la coupure.

En juin 2016, Monsanto signait deux accords de licence, l’un avec la startup israélienne TargetGene Biotechnology LTD spécialisée dans les techniques de modifications génétiques via l’ARN (RNA-guided gene-editing techniques [11]..., et l’autre avec l’entreprise allemande Nomad Bioscience, elle aussi impliquée dans la mise au point de nouveaux OGM.

[1] http://dominion-funds.com/es/all-articles/item/monsanto-may-make-gm-crops-obsolete

[2] http://www.monsanto.com/products/pages/rna-interference-in-plants.aspx

[3] Inf'OGM, « Interférence ARN : 20 ans d’autorisations commerciales... sans évaluation », Eric MEUNIER, 25 février 2015

[4] http://www.monsanto.com/products/pages/biodirect-ag-biologicals.aspx

[5] brevet n°WO2015010026 A3, https://www.google.com/patents/WO2015010026A3

[6] http://www.lebulletin.com/cultures/la-technologie-au-service-du-biologique-68045

[7] http://www.producer.com/2014/11/rna-technology-may-offer-resistance-help/

[8] director of strategy and operations for chemistry technology

[9] https://www.google.com/patents/WO2013010691A1?cl=fr

[10] http://www.prnewswire.com/news-releases/sangamo-biosciences-and-renessen-applying-gene-regulation-technology-to-create-improved-crops-70996367.html

[11] http://news.monsanto.com/press-release/corporate/monsanto-and-targetgene-announce-agreement-gene-editing-technology-advance-g

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-Revue de presse sur le rachat de Monsanto par Bayer:

Et si les abeilles…profitaient des méga-fusions de l'agrochimie…

Le rachat de Monsanto par Bayer : un jour noir pour l'alimentation mondiale

CADTM.org‎ -

Bayer-Monsanto : qu'est-ce que ça annonce pour les consommateurs ?

Radins.com‎ -

Mariage Monsanto-Bayer : ni fait ni à faire... - France Culture

www.franceculture.

Monsanto, un nom associé aux dérives de l'agrochimie

Les Échos‎ -

Bayer avale Monsanto pour près de 66 milliards de dollars | Économie ...

fr.reuters.com ›

Le rachat de Monsanto par Bayer, est-ce une bonne affaire? - Economie

RFI‎ -

En achetant Monsanto, Bayer contrôlera près d'un tiers du marché ...

www.bastamag.net

Bayer-Monsanto : Main basse sur les semences | AlterEco+ Alterecoplus

www.alterecoplus.fr

Bayer/Monsanto : une menace pour la diversité agricole ?

www.franceculture.fr

Bayer et Monsanto, mariage toxique - La Montagne

www.lamontagne.fr

Fusion Bayer/Monsanto : de grands chefs dénoncent «un ... - Le Parisien

www.leparisien.fr/

Bayer – Monsanto, le pire mariage du siècle ? - Accueil / Degemer

lepeuplebreton.bzh ›

Bayer et Sanofi, un jeu à qui perd gagne

Le Monde‎ -

« Madame la Commissaire Margrethe Vestager, empêchez le rachat de Monsanto par Bayer »

Le Monde‎ -

Bayer-Monsanto : L'image du groupe allemand va être écornée

Le Monde‎ -

15.09.2016 Par Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)

Le rachat de l’entreprise américaine Monsanto par Bayer, la plus grosse prise de contrôle jamais tentée par un groupe allemand a un paradoxe : c’est en Allemagne que pourraient se trouver ses plus féroces opposants. Dans un pays opposé aux OGM et très soucieux des questions de santé et d’environnement, l’opposition des mouvements écologistes et des associations d’agriculteurs n’est pas à négliger. Dès l’annonce de la fusion, ils ont annoncé qu’ils n’allaient pas en rester là. Le nom de Bayer, jusqu’ici associé dans l’opinion publique à l’aspirine des familles, va sans doute accuser le coup.

« Cette transaction ne doit pas se faire », martèle Anton Hofreiter, président du groupe parlementaire d’Alliance 90/Les Verts, condamnant la création d’un groupe « surpuissant », qui va « renforcer la faim dans le monde et non la combattre ». Pour le responsable écologiste, la somme gigantesque versée par Bayer pour acheter Monsanto, presque 30 fois le bénéfice annuel du groupe américain, est le signe clair d’une augmentation des prix ou des semences à venir. « Celui qui est prêt à payer autant spécule sur les gains mirobolants après la fusion. Ce sont les agriculteurs et les consommateurs qui vont payer la note », juge-t-il, en appelant les autorités de contrôle de la concurrence européennes et américaines à s’opposer à la fusion.


« Déclaration de guerre »

Pour les exploitants indépendants de la grande Fédération des agriculteurs allemands, le deal Bayer-Monsanto n’est ni plus ni moins qu’une « déclaration de guerre » à la société civile. « Nous ne sommes pas dupes de l’histoire qui voudrait qu’un Bayer soi-disant entreprise modèle rachète la réputation du groupe le plus méchant du monde. Bayer aussi a essayé de faire venir des OGM dans les champs européens, il a échoué parce que nous avons résisté », rappelle Georg Jansen, directeur de la fédération AbL. Les Allemands sont globalement opposés aux OGM, leur utilisation dans des champs hors recherche a été interdite en 2009.

Du côté des associations écologistes, on estime que la relative tranquillité laissée à Bayer jusqu’ici pourrait prendre fin. « Bayer a le même modèle économique que Monsanto, ils ont aussi des OGM, des brevets sur le vivant, du glyphosate, mais ils ont été moins agressifs que Monsanto dans leur communication. Monsanto a été l’arbre qui cache la forêt. Cela ne va pas durer », explique au Monde Dirk Zimmermann, de Greenpeace.

Mais les associations pourront-elles se battre comme avant contre un géant de cette taille ? En rachetant Monsanto, Bayer dispose d’un pouvoir de lobby international redoutable. La nouvelle discussion qui sera menée à la Commission européenne sur l’autorisation du glyphosate fin 2017 pourrait en fournir une première illustration. L’intérêt du nouveau géant de l’agrochimie à maintenir le produit controversé dans les champs vient d’être considérablement renforcé.

Pourquoi Bayer rachète Monsanto

LE MONDE ECONOMIE | 15.09.2016 Par Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)



Soixante-six milliards de dollars (59 milliards d’euros). C’est la somme gigantesque que le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer va verser aux actionnaires de Monsanto pour prendre le contrôle du groupe américain. Les deux entreprises ont annoncé leur intention de convoler dans un communiqué de presse commun, mercredi 14 septembre.

C’est un chiffre qui donne le vertige, de même que le nouveau groupe à naître. Le futur numéro un mondial des semences et des pesticides se donne pour ambition de contrôler toute la chaîne agricole, des semences à l’assiette du consommateur.

Sur le papier, le mariage fait sens. Bayer est puissant dans les pesticides et présent principalement en Europe et en Asie. Monsanto, lui, est le maître des semences, il distribue l’herbicide le plus vendu au monde, le très contesté Roundup, et tient fermement le marché nord et sud-américain.

Le groupe allemand met ainsi la main sur les nombreux brevets de Monsanto et profite de l’inventivité de l’américain, qui s’est illustré ces dernières années non seulement dans les biotechnologies – avec les organismes génétiquement modifiés (OGM) –, mais aussi dans le numérique. La « ferme digitale », qui permet de gérer les activités agricoles, les semences et l’épandage de pesticides en fonction de la température et de l’hydrographie est une des grandes spécialités de Monsanto.


« Aider les cultivateurs »

Tout cela à un moment où l’agriculture fait face à des défis très importants : selon les Nations unies (ONU), la population mondiale devrait augmenter de 3 milliards d’habitants d’ici à 2050, pour atteindre les 10 milliards. Dans le même temps, le réchauffement climatique oblige les agriculteurs à repenser leurs méthodes.

Le futur groupe entend répondre à cette nouvelle demande par une approche « qui intègre systématiquement une expertise portant notamment sur les semences, les traitements et la protection des cultures incluant les biotechnologies, avec un engagement fort pour l’innovation et les pratiques agricoles durables », a indiqué, mercredi, Liam Cordon, membre du management de Bayer AG et directeur de la division Crop Science (science des cultures) du groupe. « Produire plus avec moins » est le mot d’ordre des deux groupes, qui insistent sur leur démarche « durable » pour « aider les cultivateurs à surmonter les obstacles de demain. »


Risques

L’exposé de ces nobles objectifs suffira-t-il à faire oublier les risques que recèle cette fusion ? Bayer, dont les activités agrochimiques étaient restées relativement épargnées par la critique, absorbe une des entreprises les plus honnies de la planète.

Dans la grande campagne contre le traité d’échange transatlantique (Tafta ou TIPP) menée en Allemagne par diverses organisations, Monsanto a été systématiquement cité comme l’entreprise incarnant les excès de la mondialisation agricole. Bayer, jusqu’ici vu comme le rassurant inventeur de l’aspirine, pourrait devenir le symbole d’une agriculture dénaturée, dans un pays où l’environnement est un sujet de préoccupation majeur.

Mais la firme allemande considère que le risque en termes d’image est moindre que l’autre grande menace qui pesait sur elle : celle d’être rachetée par un concurrent plus gros. Après plusieurs mois de bras de fer entre les deux groupes, la transaction, si elle est approuvée par les autorités de la concurrence, va définitivement faire passer l’allemand Bayer dans la cour des grands et le mettre à l’abri d’une prise de contrôle hostile.

Pour les tenants du deal, au premier chef le président du directoire de Bayer, Werner Baumann, il était temps. Car depuis deux ans, une grande tectonique des plaques bouleverse la chimie. Le chinois ChemChina travaille à prendre le contrôle du suisse Syngenta. Les américains Dupont et Dow Chemical s’apprêtent à convoler. Or Bayer, actif à la fois dans la pharmacie, l’agrochimie et, jusqu’à l’automne 2015, dans les plastiques, est certes un conglomérat puissant, mais qui restait trop faible dans chacun de ces secteurs pour ne pas être la proie potentielle d’un géant comme Pfizer ou ChemChina.
Un homme en première ligne

Werner Baumann le sait mieux que quiconque. Le PDG de 53 ans a présidé à toutes les fusions et acquisitions du groupe Bayer depuis plus de dix ans. Il s’est engagé personnellement dans cette transaction hautement risquée, qui le bombarde dans le cercle des chefs d’entreprise les plus puissants de l’économie allemande.

Son plan pour prendre le contrôle de Monsanto était prêt depuis longtemps, mais il a dû attendre le départ, en avril 2016, de son prédécesseur Marijn Dekkers, formellement opposé au projet, pour abattre ses cartes et déployer son savoir-faire en matière de rachat d’entreprises.

Son équipe a géré la délicate prise de contrôle par Bayer de son concurrent berlinois Schering et la reconstruction du secteur HealthCare du groupe après le scandale du médicament anticholestérol Lipobay en 2002. C’est encore M. Baumann qui a organisé la séparation des activités plastiques de Bayer, mises en Bourse avec succès sous le nom de Covestro à l’automne 2015.

Le PDG a su en partie lever les réticences des investisseurs de Bayer, qui s’étaient montrés réservés en mai à l’annonce du projet de fusion. Il s’est assuré le soutien de cinq banques internationales pour financer ses 50 milliards d’euros de prêt.
Saura-t-il amadouer également les personnels du groupe ? Dans une société jusqu’ici dominée par les activités pharmaceutiques, de nombreux salariés ont très mal digéré l’idée d’être associé au chimiste de Saint-Louis (Missouri). Faire prendre la bouture Monsanto sur l’arbre Bayer sans trop changer l’ADN des deux groupes sera sans doute l’entreprise la plus délicate de Werner Baumann au cours de ces prochaines années.

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