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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 17:08

Les OGM cachés tentent de s'imposer en douce - Reporterre

Le Haut conseil des biotechnologie, chargé « d’éclairer la décision publique », est accusé par plusieurs de ses membres de soustraire au débat public de nouvelles techniques de modification génétique. L’enjeu : la diffusion sans frein des nouveaux OGM.

Le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) tremble, au bord de l’implosion. Cette instance, chargée « d’éclairer la décision publique », notamment en matière d’OGM, traverse depuis quelques semaines une crise profonde. Après la démission du chercheur Yves Bertheau du comité scientifique, puis celle, lundi 11 avril, de Patrick de Kochko, vice-président du comité économique éthique et social, sept associations ont claqué la porte du HCB, mercredi 13 avril. Tous dénoncent une « mascarade », et refusent de cautionner « des mensonges au plus haut niveau ».

« Le gouvernement a décidé d’empêcher le débat sur les nouveaux OGM, et on nous demande d’organiser leur acceptabilité sociale ! » s’insurge Patrick de Kochko, également membre du Réseau semences paysannes. Yves Bertheau, directeur de recherche à l’Inra, enchérit : « Je ne supporte pas que l’on mente aux citoyens, même par omission, sur des problématiques qui engagent notre avenir. » « Ce sujet mérite un réel débat sociétal et scientifique, impossible au sein du HCB », constatent, dans un communiqué amer, les ONG démissionnaires, dont les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, Greenpeace ou France nature environnement. Du côté du Haut Conseil des biotechnologies, on indique à Reporterre : « Le HCB est par nature un lieu de débat contradictoire où chacun peut et doit présenter sa position sur les sujets étudiés. Refuser de participer au dialogue ne fait pas avancer le débat sur les Nouvelles Techniques de Sélection des Plantes (NPBT) et fait encore moins progresser la construction d’un avis, qui a pour objet d’éclairer ladécision publique de manière indépendante ».

Mais que ce passe-t-il au juste ?

À l’épicentre de ces turbulences, les Nouvelles Techniques de modification génétique (NBT). Méganucléase, agro-infiltration, cisgenèse… des termes barbares pour désigner un ensemble foisonnant de techniques de manipulation génétique, regroupées sous le terme d’« édition du génome ». Le principe est généralement le suivant : il s’agit d’opérer une coupure de l’ADN pour provoquer une modification ou une inactivation de certains gènes. Au lieu d’introduire un gène étranger, comme avec la transgenèse, on modifie directement l’ADN de l’organisme. Les laboratoires de biotechnologies travaillent depuis plusieurs années à ces méthodes, qualifiées de « révolutionnaires », qui permettent de créer — au sens littéral — des organismes génétiquement modifiés.

Pour les concepteurs de ces techniques, nul besoin de légiférer

Pourtant, elles n’en ont pas encore le statut. La Commission européenne doit ainsi décider dans les mois qui viennent si ces produits tombent sous le coup de la directive 2001-18, qui impose une évaluation, une traçabilité et un contrôle stricte des OGM. Car le texte présente une faille de taille, dans laquelle les semenciers industriels espèrent s’engouffrer : une annexe « 1B », qui permet d’exempter de toute réglementation certains OGM, dont la mutagenèse.

Pour les concepteurs de ces techniques, nul besoin en effet de légiférer : ces biotechnologies sont des « alternatives » aux OGM classiques, obtenus par transgenèse (l’introduction, donc, d’un gène étranger dans le génome d’une espèce végétale). D’après la NBT platform, ces techniques permettent de « produire des variétés végétales d’une manière similaire, mais plus précise et plus rapide, que les méthodes conventionnelles, tout en surmontant les limites actuelles de la sélection végétale ».

« Les industriels présentent ces NBT comme propres et maîtrisées, et poussent pour qu’elles ne soient pas classées comme OGM afin de ne pas bloquer leur développement », constate la Confédération paysanne. Mais la Commission européenne ne statuera qu’à partir des positions des États membres, et celle de la France en premier lieu. Or le gouvernement français se fonde sur l’avis du Haut Conseil des biotechnologies pour « éclairer et guider sa décision ».

Dans cette optique, le comité scientifique du HCB a donc produit un document fin janvier 2016… sans la position de M. Bertheau, pourtant très réservée à l’égard de ces NBT. Une censure qui a provoqué l’indignation des représentants de la société civile, et a poussé le chercheur à la démission. « La note de synthèse rédigée alors comprend des lacunes, elle est de piètre qualité scientifique et présente de nombreux biais », résume-t-il. Il pointe notamment le manque de connaissances quant aux effets « hors cible » (aussi appelés off target) de ces techniques. Parce qu’elles touchent à des systèmes très complexes, les manipulations génétiques peuvent en effet entraîner des effets inattendus, des réactions en chaîne imprévisibles, des mutations inopinées. Tout ceci justifie d’après lui « une évaluation sur des dossiers complets de type OGM ». Pourtant, le document final préconise au contraire une exemption d’évaluation pour la plupart des techniques étudiées.

« Ce rythme effréné de changements a des effets sur l’organisation même de la société »

Problème, les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement élaborent en ce moment leur position sur ces OGM — donc celle de la France — à partir de cette publication. « Le gouvernement se fonde donc sur un vrai-faux avis scientifique totalement partial, drapé d’une consultation de la société civile qui n’a jamais été menée à son terme », constatent les sept associations.

« L’enjeu est crucial », poursuivent-elles. Car l’Europe semble se diriger, lentement mais sûrement, vers une déréglementation des OGM. Des plantes modifiées et brevetées pourraient ainsi bientôt envahir nos champs, échappant à tout étiquetage. Principalement des végétaux rendus tolérants aux herbicides, avec des conséquences encore méconnues mais sans doute irréversibles sur l’environnement, la santé, ou l’autonomie des paysans. « Cette quantité énorme d’êtres artificiels qui pourraient ainsi être introduits dans un temps très court dans la société et la nature pose problème, explique Frédéric Jaquemart, président du Groupe international d’études transdisciplinaires (Giet). Ce rythme effréné de changements, sans commune mesure avec ceux en cours dans le processus d’évolution, a des effets sur l’organisation même de la société, avec des effets délétères sur la nature, même si les causalités ne sont pas évidentes à établir. »

Car ces NBT sont pour certaines très simples, bon marché et donc potentiellement accessibles à tous. La technologie Crispr-CAS9 notamment, permet de programmer en quelques jours seulement une enzyme afin de couper un morceau d’ADN particulier… Une sorte de ciseaux « couper-coller » pour créer n’importe quel OGM, végétal ou animal. Soigner des maladies héréditaires, créer de nouvelles variétés de céréales, mais aussi — pourquoi pas — produire des armes bactériologiques. « Il n’est pas innocent qu’un certain nombre de ces techniques dites d’édition du génome aient été récemment classées parmi les armes de destruction massives par les services fédéraux des États-Unis », note Yves Bertheau.

Source : Lorène Lavocat pour Reporterre

Photos :
. colza : Pixabay (domaine public/CC0)
. autres : CC0

Lire aussi : http://www.infogm.org/spip.php?article5929

Monde - Moins d’OGM transgéniques pour bientôt plus de « nouveaux OGM cachés » ?

Les surfaces cultivées avec des plantes transgéniques ont diminué légèrement pour la première fois dans le monde passant de 181,5 millions d’hectares en 2014 à 179,7 millions d’hectares en 2015 (soit une baisse de près de 1%). C’est la première fois depuis 1996, date des premiers semis, que les surfaces sont estimées à la baisse par l’Isaaa, un organisme issu des grands semenciers et qui promeut les biotechnologies végétales dans les pays du Sud. L’Isaaa en profite pour encenser les "nouveaux OGM".

HCB - Démissions en chaîne pour protester contre les dysfonctionnements de gouvernance

| Date de publication initiale : 12 avril 2016 |

Après la démission de Patrick de Kochko à son poste de vice-président du Comité économique, éthique et social (CEES), sept structures claquent la porte du HCB arguant de l’impossibilité d’y mener de réels débats sur la question des nouveaux OGM .

Depuis quelques semaines, huit organisations de la société civile [1] avaient suspendu leur participation aux travaux du HCB et ont manifesté contre de nombreux dysfonctionnements entourant le dossier des nouvelles technologies [2]. Sept d’entre elles [3] (la huitième, la CNAFAL, ne s’étant pas encore prononcée), viennent de claquer la porte de cette instance qu’elles considèrent être « aux mains des lobbyistes de l’agrochimie et des OGM ». Et de poursuivre « après plusieurs mois de travaux, nos organisations font le constat amer que tout débat sur la question des nouveaux OGM est forcément tronqué au sein du HCB ».

À l’origine de ce positionnement, les conditions d’une communication du Comité scientifique (CS) sur le statut de ces nouveaux OGM. Ce document, qui ne devait être qu’une étape dans l’élaboration de sa position, a finalement été propulsé comme avis final. Une publication intervenue sans que les avis divergents, en l’occurrence celui d’Yves Bertheau, aient été publiés, comme c’est généralement le cas pour les documents qui sortent du HCB [4] et sans que le CEES puisse formuler de recommandation.
Ce dernier a en effet été consulté le 16 décembre sur la base du projet de note du CS. Nombre de ses membres ont protesté contre le contenu de cette ébauche et demandé de façon formelle des éclaircissements. Mais n’ayant pas disposé du temps nécessaire à son élaboration, aucune recommandation n’a pu voir le jour. Pourtant, un avis du HCB, pour être considéré comme tel, doit être constitué à la fois d’un avis du CS et de recommandations du CEES (cf. article L. 531-4 al. 4 du Code de l’environnement).

Cet avis s’intéresse aux nouvelles techniques de biotechnologie et à leur statut dans la réglementation OGM. Une question essentielle du dossier OGM dont les enjeux importants cristallisent des débats français et européens depuis plusieurs années.
Et selon cet ’’avis’’ du CS, les nouvelles techniques de biotechnologie, « sans réels enjeux », ne devraient pas être considérées comme des OGM. Conséquences : pas d’évaluation, pas d’autorisation préalable, pas d’étiquetage, pas de suivi…
Un manque de transparence dans les procédures et sur le fond d’autant plus grave que le gouvernement français s’est empressé de prendre position sur la base de cet avis tronqué, pour porter sa voix dans les débats européens sur le sujet [5].

Vers une nouvelle gouvernance ?

Face aux démissions, aux suspension de travaux de plusieurs structures, à un appel à manifestation [6], et dans un souci d’apaisement, Christine Noiville, l’actuelle Présidente du Haut Conseil des Biotechnologies, s’était engagée à transmettre officiellement et à rendre publique la position d’Yves Bertheau, ce qui n’a toujours pas été fait, officiellement à cause de difficultés procédurales... C’était pour protester contre cette inaction, et contre de « graves erreurs de gouvernance » au HCB, que Patrick de Kochko avait dans un premier temps démissionné de son rôle de vice-président du CEES.
Pour lui, la question n’était plus de savoir si le HCB publierait ou non l’avis divergent de M. Bertheau. L’instance devait, selon lui considérer « une refonte totale de la gouvernance ».

Les sept structures, dont le RSP pour lequel siégeait M. de Kochko, prennent acte de l’inaction du HCB et refusent de « faire partie de cette mascarade, qui veut [nous] faire croire à tous que ces nouvelles techniques de modifications génétiques ne sont que de simples mécanismes naturels de mutation ».

Une instance supposée éclairer le gouvernement sur les questions des biotechnologies à travers le débat contradictoire et dans le pluralisme peut-elle se permettre d’ignorer longtemps cet appel sans remettre en cause toute sa crédibilité ?

[1] Les Amis de la Terre, La Confédération Paysanne, Le Conseil National des Associations Familiales Laïques, La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, France Nature Environnement, Greenpeace, le Réseau Semences Paysannes, l’Union Nationale des Apiculteurs Français

[2] Inf'OGM, « France – OGM, HCB et société civile : la coexistence est-elle possible ? », Christophe NOISETTE, Pauline VERRIERE, 6 avril 2016

[3] Les Amis de la Terre, La Confédération Paysanne, La FNAB, FNE, Greenpeace, le RSP, l’UNAF

[4] Inf'OGM, « HCB : une neutralité très relative sur le dossier des nouvelles biotechnologies », Christophe NOISETTE, 10 mars 2016

[5] http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-92148QE.htm

[6] Inf'OGM, « France – OGM, HCB et société civile : la coexistence est-elle possible ? », Christophe NOISETTE, Pauline VERRIERE, 6 avril 2016

-Lettre de démission de PDK du Bureau du HCB.

Aiguillon le 9 avril 2016;

Madame Christine NOIVILLE,Présidente du Haut Conseil des Biotechnologies,244 Boulevard Saint Germain,75007 Paris;

Madame la Présidente,

les dernières décisions prises par le Bureau du Haut Conseil des Biotechnologies concernant le dossier brûlant des nouvelles techniques de manipulation génétique m'obligent à vous présenter aujourd'hui ma démission du poste de vice-président du Comité Économique Éthique et Social ,(CEES).

Représentant également l'une des 8 organisations qui ont suspendu leur participation aux travaux du,HCB, il ne m'est plus possible d'observer , sans pouvoir au moins m'y opposer officiellement, ces grandes manœuvres visant à empêcher que les éléments scientifiques apportés par M. Yves Bertheau complètent ceux apportés par le groupe de travail « Pagès,» dans la note transmise par le Bureau du HCB au gouvernement et à la Commission Européenne début février.

Rester plus longtemps au Bureau serait tromper les 19 membres du CEES qui m'ont élu à ce poste ,en leur laissant croire que j'ai une quelconque écoute dans le Bureau que vous présidez ou un ,quelconque poids sur les décisions qu'il prend.,Lors de notre dernière rencontre le 23 mars, vous m'aviez promis, dans un souci d'apaisement et ,pour permettre la reprise des travaux, de transmettre officiellement et rendre public la position ,divergente de M. Bertheau avant la prochaine assemblée plénière du HCB, prévue le 7 avril puis ,annulée la veille.,Nous sommes aujourd'hui le 9 avril et vous ,invoquez ,maintenant de nouveaux problèmes de ,procédure pour interdire la publication et la transmission des commentaires que M. Bertheau vient ,de vous transmettre. A la place, vous proposez de publier sa note de début janvier dont la censure a ,mené à sa démission puis à la suspension des travaux par les 8 organisations. Or, vous ne pouvez ,pas ignorer qu'entre-temps, le gouvernement a pris sa décision sur la base de cette note ,intermédiaire tronquée. Après avoir mis plus de 3 ans pour s'accorder sur une simple lettre de ,saisine, les Ministres de l'Agriculture et de l'Environnement se sont en effet accordés en moins de 3 ,semaines pour lire cette note de 107 pages, en débattre, et s'accorder pour décider d'engager leur ,pays dans la déréglementation de ces nouveaux OGM, sans même attendre que soient menés au ,CEES les débats sur les aspects éthiques considérables et sur les conséquences sociales et ,économiques d'une libération incontrôlée de ces nouvelles plantes OGM bardées de brevets dans ,l'environnement et la chaîne alimentaire.,Comme vous le savez, les conditions de production de cet avis n'ont pas été aux standards ,minimum d'une instance d'évaluation. Le statut et le contenu de ce document ont évolué au gré des ,objectifs du Bureau. Rédigée par le groupe «,Pagès,» puis remise à la mission Houllier en ,septembre sous la forme d'une note non validée par le Comité Scientifique (CS) «,restituant le ,travail de ce groupe,», elle a été présentée comme telle au CS le 16 décembre. Le 18 janvier, une ,fois les débats terminés, le Bureau a subitement décidé que ce travail s'était fait dans le cadre d'une,auto-saisine et qu'il s'agissait finalement de la première étape d'un avis officiel. Cette auto-saisine ,décidée a posteriori a permis au Bureau de rendre public ce document dans la partie «,avis,» du site ,internet, d'en faire la promotion en première page comme «,dernier avis publié,» et de le transmettre,au Gouvernement et à la Commission Européenne comme un avis officiel. Cette «,modification ,ciblée,» du statut de cette note devenue «,avis,» a permis au passage de censurer la position ,divergente de M. Bertheau au prétexte qu'il ne respectait pas la procédure prévue au règlement ,intérieur pour les avis., Or, comment aurait-il pu respecter cette procédure alors ,- qu'il ignorait qu'il s'agissait de produire un avis du CS,? L'ordre du jour de la séance du CS du 16 ,décembre mentionnait,en effet: ,Nouvelles techniques,: discussion de la note synthétique du groupe ,de travail,?,- ,que M. JC Pagès a ouvert cette séance en disant,:,",Ce que je vous propose, Yves a déjà fait quelques remarques, de sémantique et d'autres types de ,remarques sur cette partie là, ce que je vous propose, c'est que vous fassiez remonter vos ,commentaires si vous en avez, ou de souhaits de modifications ou d'amélioration, mais que l'on ne ,les discute pas maintenant, ça n'a pas un intérêt diabolique, de toutes façons, la liste ce n'est pas ,nous qui l'avons fixée, et les questions qui se posent ce n'est pas nous qui les avons fixées non plus. ,Donc je pense que voilà, et là, reprendre ligne par ligne aujourd'hui comme on a pu le faire par le ,passé, c'est pas réellement constructif, surtout sur des questions ou dans lesquelles il n'y a pas de ,réels enjeux,". ,-, que l'auto-saisine du 18 janvier n'existait pas lorsqu'il a soumis sa note de divergence au CS.... le ,17 janvier,?,La démission logique de M. Bertheau et notre réaction collective semble avoir finalement dégradé ,cet «,avis,» en «,rapport provisoire,» aujourd'hui remisé dans l'onglet «,publication,» du site internet,du HCB, j'imagine pour accueillir plus discrètement les points de divergence signalés en janvier que,vous accepterez peut-être de publier un jour.,Vous conviendrez qu'il est impossible d'accepter que, pour la deuxième fois, vous invoquiez une ,raison de procédure pour bloquer de nouveau la transmission des commentaires de M.Bertheau , ,mis à jour à votre demande et alors qu'il n'est plus membre du CS depuis sa démission. Pour finir ,vous proposez de publier la position de M. Bertheau émise le 17 janvier, sans son accord, et alors ,que ce n'est plus un avis mais un rapport provisoire,? Abracadabrantesque! Que d'efforts pour ,masquer les effets non intentionnels et les cibles manquées de ces nouvelles technologies vendues ,comme révolutionnaires par l'industrie mais considérées «,sans réels enjeux,» par JC Pagès.,Peu importe maintenant ce que vous publierez ou non demain, ces graves erreurs de gouvernance ,sont venus justifier des décisions gouvernementales précipitées et dangereuses que je ne peux ,cautionner par mon impuissance à être entendu au Bureau. Je suis convaincu que ce n'est pas les ,quelques mesurettes cosmétiques que vous proposez pour améliorer cette façon navrante de piloter ,le HCB qui répondront «,aux impératifs qui s’imposent,aux instances d’expertise,: pluralisme, débat,contradictoire et ouverture sur la société,», comme vous l'écrivez vous même. Au contraire c'est à ,une refonte totale de la gouvernance de cet organisme «,indépendant,» qu'il faut procéder pour ,permettre l'expression des nombreuses controverses scientifiques sur ces sujets qui engagent toute ,la société et pour traiter les questions éthiques, sociales et économiques avec un peu plus de ,décence. ,Si mon analyse des dysfonctionnements observés au Bureau depuis un an peut y contribuer, je la ,partagerai volontiers avec les autorités concernées. J'aurai ainsi l'impression d'avoir un peu moins ,perdu mon temps.,Je vous prie d'agréer, Madame la Présidente, mes sincères salutations,Patrick de Kochko,vice-président du CEES (février 2015 – avril 2016).

-COMMUNIQUÉ DE PRESSE Rassemblement devant le GEVES le samedi 9 avril 2016 (La Pouëze - 49),

Pour un moratoire sur la culture et les essais de Colza et Tournesol rendu tolérants aux pesticides : : ce sont des OGM cachés!

Angers,le 9 avril 2016.

Le 5 avril 2015, des faucheurs et des faucheuses sont venu-e-s neutraliser des essais de colza sur les terres du GEVES dans le but de dénoncer l’absence de transparence concernant les cultures ou les essais de variétés rendues tolérantes,aux herbicides(VRTH),réaffirmer l'obtention nécessaire et urgente d’ un moratoire sur ces variétés (quel que soit le mode d’obtention), faire reconnaitre enfin ces variétés comme les OGM qu'ils sont. Ces demandes restant sans réponse jusqu’à présent, nous avons invité d’autres organisations sensibles à,ces questions à nous accompagner pour demander des nouvelles. Le GEVES, organisme public administré par le ministère de l'Agriculture et l’INRA est installé depuis 2008 à la Pouëze. Il est,c,h,a,r,gé,de,t,e,st,e,r,e,t,d,’,i,n,s,c,r,ire,l,e,s,va,r,i,é,t,é,s,v,é,g,é,ta,l,e,s, a,u, c,a,t,al,o,gue,f,r,a,n,ç,ais.,En,ta,n,t,q,ue,«,s,i,m,p,l,e,e,x,é,c,u,t,a,n,t,»,,,il,t,e,ste,e,t,i,n,s,c,r,it,é,gal,e,me,n,t,l,e,s,pla,n,t,e,s,g,éné,tiqu,e,m,en,t,mo,d,if,ée,s,p,r,opos,ée,s,p,ar,l,e,s,f,r,m,e,s,s,e,m,e,n,c,i,ère,s, privées,c,omme,P,io,ne,e,r,,,B,A,S,F,,M,o,n,sa,n,to,,S,y,n,g,en,ta,,Limag,r,ai,n ,...,I,l,c,o,n,sti,t,ue,ai,n,si,u,n,d,e,s mail,l,o,n,s,de,la,c,h,aî,n,e,d,u,b,la,n,c,h,ime,n,t,e,t,d,’,a,c,c,e,pta,b,ilité,d,e,s,O,GM,e,n,F,r,a,n,c,e,. À ce titre, et bien qu’il souligne agir dans un «,cadre réglementaire,», nous l’interpellons une,nouvelle fois.,Le but du rassemblement du 9 avril est de demander au GEVES s’il continue de tester des variétés,OGM, qu’elles soient ou non reconnues comme telles par la législation. Nous leur proposons d'annoncer publiquement ce jour-là que leur institut refusera désormais de tester les variétés rendues tolérantes aux,pesticides, entre autres des colzas et des tournesols de type Clearfield ou ExpressSun. Selon le ministère de l’Agriculture en 2014, 17 000 ha de colza et 110 000 ha de tournesol génétiquement mutés pour être rendus tolérants à un herbicide ont été semés en France, sans étiquetage ni évaluation sanitaire et environnementale. Par ailleurs, un article récent du journal Le Monde souligne la publication début mars des statistiques ministérielles sur la consommation de produits phytosanitaires dans le secteur agricole qui montrent une hausse de 9,4,% par rapport à 2013, qui avait déjà connu elle-même une,augmentation de 9,%,!

Quant aux volumes bruts des ventes (en tonnes), le constat est plus sévère encore : les agriculteurs ont acheté 16,% de produits phytosanitaires en plus en 2014. Et en 2013, 92,% des 2,950 points de surveillance de la qualité de l’eau laissaient apparaître, au moins un pesticide1).

Bien entendu, ces pesticides se retrouvent ensuite dans la chaîne alimentaire.

Dans le cadre de la désobéissance civile et non-violente ,les faucheurs et faucheuses volontaires et les très nombreuses oppositions citoyennes ,légitimes et argumentées

NI,O,G,M,,Q,U,EL,Q,UE, S,OIT,L,E,U,R,M,O,DE,D,’,OBTE,N,T,I,ON, NI PESTICIDES DA,N,S,N,OS,C,H,A,M,PS,ET,N,OS,A,SS,IET,T,ES,Les Faucheurs volontaires d'OGM

Contact presse,

1), Des pesticides en doses toujours plus massives ... - Le Monde

Vidéo du 5 avr. 2015 - Des faucheurs d'OGM détruisent une parcelle d'essais de colza obtenu par mutagénèse a été détruite à La Pouëze-,

VIDEO. Des faucheurs d'OGM détruisent une parcelle de colza ...

Article du Haut Anjou.com -Sur le rassemblement du 9 avril au GEVES pour un moratoire sur la culture et les essais de Colza et Tournesol rendu tolérants aux pesticides.

La Pouëze : nouvelle action des faucheurs d'OGM

Un an après la destruction d'essais de colza sur les terres du Geves, les Faucheurs volontaires d'OGM du Maine-et-Loire sont venus samedi 9 avril à la Pouëze. Ils ont demandé en vain l'arrêt des tests sur les variétés rendues tolérantes aux herbicides. Le dialogue avec le Geves a bien eu lieu...

Que retenir de cette rencontre ? Des échanges parfois tendus et une surprise sous la forme d’un gâteau d’anniversaire en carton. Un rappel du passage des faucheurs venus voilà un an déjà - le 5 avril 2015 - neutraliser des essais de colza sur les terres du Geves. Un geste symbolique pour indiquer que les faucheurs font parfois le choix de la désobéissance civile. « Notre but était de dénoncer l’absence de transparence et d’obtenir un moratoire sur ces variétés rendues tolérantes aux herbicides (VRTH). » Une action qui avait amené le Geves à porter plainte contre les 60 faucheurs d’OGM. Interrogé sur les suites judiciaires, les Faucheurs ne se font guère d’illusions. «On a reçu des convocations. Sur les 60 participants 50 ont été entendus dont une vingtaine en Maine-et-Loire. On ne sait rien sur la suite. On se doute qu’ils veulent noyer le poisson, que cela ne fasse pas de bruit, que rien ne bouge.»

Arnaud Deltour, dg du Geves et Fabien Masson, directeur du site de la Pouëze, ont également rappellé aux 30 faucheurs présents que tout avait déjà été dit entre faucheurs et Geves, lors d’une première réunion le 18 juin 2013 au siège du Geves à Beaucouzé. Pour se faire entendre, les Faucheurs volontaire du Maine-et-Loire souhaitent une autre tribune. «On aimerait avoir comme interlocuteur un représentant du Ministère de l’agriculture.» Cela semble être mission impossible.

Voici les derniers liens et articles parus aujourd’hui suite à l’envoi du CP sur la démission du HCB des 7 associations :

ACTU ENVIRONNEMENT : HCB, 7 associations démissionnent

http://www.actu-environnement.com/ae/news/haut-conseil-biotechnologies-hcb-sept-associations-demissionnent-26598.php4

LA FRANCE AGRICOLE

http://www.lafranceagricole.fr/actualites/nouveaux-ogm-sept-organisations-claquent-la-porte-du-haut-conseil-des-biotechnologies-1,0,1036691869.html

FRANCE INFO
http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/ogm-sept-associations-de-la-societe-civile-claquent-la-porte-du-haut-conseil-des-biotechnologies-781977
 
NATURA SCIENCES
http://www.natura-sciences.com/agriculture/nouveaux-ogm-demission-hcb940.html

TERRE NET

http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/sept-associations-de-la-societe-civile-claquent-la-porte-du-hcb-205-118616.html

NOTRE TEMPS

http://www.notretemps.com/sante/ogm-sept-organisations-quittent-le-haut,i112512

SUD OUEST

http://www.sudouest.fr/2016/04/13/ogm-sept-organisations-quittent-le-haut-conseil-des-biotechnologies-2329921-706.php

http://tre.emv3.com/HM?b=qUXHagGUjXjkkHezCjxd4xcHQ3DWmd2b5-CmPolQPpBKCoK8604cY4Sz3xL-0Af5&c=CO3JUwPuXeh1risMY2WycA

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