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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 08:21

Déclassification des archives sur le rôle de la France au Rwanda: les petites annonces ne suffisent pas !

7 avril 2016 par Survie

GénocideUneRwanda, il y a 20 ans

Il y a un an, le 7 avril 2015, l’Élysée annonçait la déclassification d’archives de la présidence de la République concernant le Rwanda pour la période 1990 à 1995. L’association Survie, qui s’était mobilisée durant toute l’année précédente pour l’ouverture des archives et avait remis le 28 juin 2014 au ministre de la Défense une pétition à ce sujet signée par plus de 7000 personnes [1], avait rapidement constaté que le compte n’y était pas. Il s’agissait en effet de seulement 83 documents, la majorité déjà connus, alors que des milliers d’archives restent inaccessibles aux chercheurs et à la justice, notamment les documents militaires [2].

Depuis un an, seul un nouveau document a été rendu accessible, et par erreur puisqu’il est toujours classifié « Secret » : divulgué aujourd’hui par Survie [3], il suggère que les opérations des forces spéciales françaises menées à partir de 1993 ont été pilotées hors de tout circuit officiel, par les conseillers militaires du président Mitterrand.

Pour Fabrice Tarrit, président de Survie, « Depuis l’annonce tonitruante de l’année dernière, la société civile n’a eu accès qu’à un seul nouveau document, et par erreur puisqu’il n’est pas déclassifié. C’est une nouvelle illustration de l’arbitraire entourant le secret défense, qui fait barrage à la vérité sur le rôle des autorités françaises avant, pendant et après le génocide des Tutsi au Rwanda. Alors, puisque les responsables politiques et militaires de l’époque disent n’avoir rien à cacher, pourquoi maintenir une telle chape de plomb ? »

Vingt-deux ans après le déclenchement du génocide des Tutsi au Rwanda, il est inimaginable de maintenir le secret sur des documents qui peuvent permettre de faire toute la lumière sur la réalité de l’engagement français aux côtés des autorités de l’époque. L’association Survie renouvelle donc sa demande de déclassification des archives françaises de 1990 à 1995 concernant le Rwanda, en priorité toutes celles pour lesquelles cela a été refusé dans le cadre des affaires judiciaires en cours. Elle exhorte enfin les députés et sénateurs à mettre en place une commission d’enquête parlementaire sur le rôle de la France au Rwanda à cette période, dont les pouvoirs d’investigation permettraient de briser ce silence.

[1] Voir ici la mobilisation organisée ce jour-là

[2] Pour plus de détails, lire François Graner, « Une déclassification sans réelle portée », Billets d’Afrique n°246, mai 2015

[3] Contenu diffusé avec le nouvel article de François Graner, « "Ouvrons les archives !"... mais ensuite ? », Billets d’Afrique n°256, avril 2016

  • 232 - février 2014 - Rwanda, il y a 20 ans : le fax de Dallaire
  • Il y a vingt ans... - Il y a 20 ans… Un rapport de l’ONU confirme le rôle du régime Habyarimana dans les massacres ethniques
  • Il y a vingt ans... - Il y a 20 ans... le génocide des Tutsi au Rwanda était en préparation et la France savait
  • 246 - mai 2015 - Une déclassification sans réelle portée
  • 184 - Octobre 2009 - « Tous savaient qu’il y avait des mercenaires français »
  • La note sur "l'actualité du mépris d’état ",par l'administration du blog :
  • La Fondation Frantz Fanon à l’initiative d’une démarche juridique interrogeant la responsabilité de l’Etat après les propos de la ministre chargée de l’Enfance, de la Famille et des Droits des femmes Vers 400 plaintes contre Laurence Rossignol ? Laurence Rossignol : le CCIF accompagne plus de 400 plaintes pour injure raciale Laurence Rossignol : le CCIF porte plainte pour «injure publique à caractère racial» "La lutte antiesclavagiste ne mérite pas cette indignitél"

    mercredi 6 avril 2016

    Les mots ont leur importance ; ceux employés par la ministre chargée de l’Enfance, de la Famille et des Droits des femmes mettent en évidence qu’au sein du gouvernement actuel la pensée coloniale est toujours présente.

    Lors de son interview sur RMC, la ministre, Madame Rossignol, a démontré son ignorance en matière de nationalité ; en affirmant, la main sur le cœur, que « nous avons le devoir de garantir à tous ceux qui vivent en France, et aux franco-musulmans, qu’ils y vivent bien », elle démontre ainsi sa méconnaissance de la différence entre religion et nationalité.

    De plus, elle encourage non seulement un discours de haine et d’exclusion en discriminant les femmes de confession musulmane et en suscitant des pressions sur celles qui portent le voile, mais aussi remet en cause la liberté de se vêtir, qui est un élément de l’intimité de la vie privée, mais aussi la liberté de commerce et de l’entreprise en traitant « d’irresponsables » des grandes marques comme H&M, Uniqlo, Dolce Gabanna parce qu’elles feraient la promotion de « l’enfermement des femmes ».

    Dans ce combat, le gouvernement vient d’être rejoint par Elisabeth Badinter qui, dans un entretien au journal Le Monde (édition du 2 avril), pense « que les femmes doivent appeler au boycott de ces enseignes ». Sera t elle, comme les militants de BDS, poursuivie par ces marques pour entrave à l’exercice normal d’une activité économique, critère de la provocation à une discrimination illicite ?

    Oui, les mots ont leur importance. Par la violence de la mise en relation inadmissible entre « il y a les femmes qui choisissent » et le « il y avait des négres afri…négres américains qui étaient pour l’esclavage », elle prône l’idée que le port de certains vêtements musulmans traduirait une mise en esclavage, d’autant plus redoutable qu’il est le fait de femmes qui en font elles-mêmes le choix. Avec cette comparaison, elle prétend révéler la logique d’esclaves organisateurs de l’esclavagisme qu’il y a derrière le fait de porter le voile. Mais il y a pire, avec cette comparaison, la ministre développe l’idée que les esclaves ont participé à leur propre extermination. Elle affirme cela non comme une exception mais comme une donnée centrale, ce qui est de nature à impressionner un public non averti, ou celui qui croit déjà dans ces thèses, et est à la recherche de référence intellectuelle.

    Dès lors, face à cette nouvelle forme d’ « esclavagisme », le gouvernement se doit d’agir et de conduire une action déterminée pour libérer et protéger les femmes, qui sont sous l’emprise de groupes menés par « les salafistes ». Il l’annonce par la voix de sa ministre chargée de l’Enfance, de la Famille et des Droits des femmes qui a montré avec détermination qu’elle endossait ces propos. L’objectif étant de montré qu’il était temps qu’une action forte soit menée contre un problème d’une d’ampleur telle que seule une réaction de haut niveau pourrait venir à bout de ces voiles qui hantent les jours et les nuits de ceux qui nous gouvernement.

    Quelques heures plus tard, cette même ministre n’a t elle pas concédé, face à l’AFP, une « faute de langage », mais a souligné qu’elle « ne retirait pas un mot » à ce qu’elle avait dit par ailleurs ? Elle signifie ainsi qu’elle a voulu donner une assise générale à son propos avec de fortes références sociologiques et politiques.

    Ces propos ne sont pas tenus pour rien. Contre le voile, la marge de manœuvre légale du gouvernement est ténue.

    Mais dans ce faux combat, l’Etat s’égare. Ses obligations ne sont elles pas de garantir les libertés fondamentales, de protéger les minorités exposées et de lutter contre le négationnisme qui essentialise des populations qui sont toujours racialisées et demeurent invisibles.

    Or, la ministre a choisi de discriminer les femmes portant le voile et de les exposer, une nouvelle fois, à la vindicte publique, entre autres en stigmatisant les musulmans comme étant des étrangers à perpétuité, puisqu’il y aurait d’un côté « tous ceux qui vivent en France », et de l’autre « les franco-musulmans ».

    Il se doit aussi de ne pas reprendre les éléments des thèses racistes les plus insipides en recourant à des propos faux, infondés bafouant la mémoire des morts et des victimes de l’esclavage, dans une démarche négationniste, qui tourne le dos à la connaissance.

    Madame Rossignol a exprimé son mépris à l’égard des Afro-américains mais plus généralement à l’égard de tous les Afro descendants et des millions de victimes de la traite négrière et de la mise en esclavage, le plus grand crime contre l’humanité jamais commis.

    En droit, une déclaration d’un-e ministre annonçant une action publique est un fait, et tout fait de l’administration engage sa responsabilité s’il est fautif. La faute ne doit pas être qualifiée par rapport à des données politiques ou morales, mais juridiques. Notons que la ministre ne peut pas revendiquer l’irresponsabilité, alors qu’elle a stigmatisé les fabricants de vêtements comme « irresponsables ».

    Bien sûr, il ne saurait être question de remettre en cause la liberté d’expression d’un-e ministre. Mais cette liberté ne saurait être sans limite, et en particulier elle se doit de respecter les droits et les libertés d’autrui, à commencer par tout ce qui relève des choix concernant la vie privée.

    On ne peut continuer à accepter l’emprise du pouvoir politique sur des questions qui relèvent de l’intimité de la vie privée et de la croyance personnelle.

    On peut dès lors affirmer que la déclaration publique de cette ministre résulte d’un abus de pouvoir ; l’autorité publique s’affichant pour but de faire changer des choix qui relèvent de la liberté religieuse.

    Mais on ne peut laisser de côté la malhonnêteté intellectuelle qui guide cette démarche ; la ministre choisit de monter en épingle des questions sociales qui parlent à l’électorat populiste, alors que les problèmes des femmes de religion musulmane en France sont ceux de toutes les femmes, à commencer par ceux de l’emploi et de l’inégalité salariale. Les femmes portant le voile subissent des discriminations accrues, en raison de leur intersectionnalité, notamment au travail.

    Le devoir de la ministre, qui a dans son portofolio les droits des femmes, n’est il pas de lutter contre ces discriminations au lieu de les aggraver ?

    Ces propos mettent en évidence une pensée coloniale et colonialiste, alors que la lutte contre le colonialisme n’est pas une option politique mais une obligation juridique.

    Rappelons juste pour mémoire que l’ONU, depuis 2011, a lancé la troisième décennie pour l’éradication du colonialisme. Depuis Jules Ferry, héros républicain qui professait l’inégalité des races et le devoir de coloniser, la France, et particulièrement ses élites politiques et intellectuelles, n’en a pas fini avec la grande tradition colonialiste de la Gauche gouvernementale.

    Devant la gravité et les conséquences, sur le plan sociétal, de ces propos, la Fondation Frantz Fanon, avec d’autres organisations, va engager un recours devant le Premier Ministre puis déposer une requête devant le tribunal administratif de Paris parce que « tout acte d’une autorité publique qui a un impact sur la vie des tiers est susceptible d’engager sa responsabilité s’il est constitutif d’une faute » et parce que « la faute d’un-e ministre, pour des actes commis dans le cadre de ses fonctions, engage la responsabilité de l’État ».

    Il s’agit, par cette démarche ​​de n’exclure aucune des voies offertes ​par la loi ​
    à tous ceux et toutes celles qui refusent de se laisser racialiser, exclure, marginaliser, discriminer, stigmatiser ​et​ elle n’empêche nullement d’emprunter ​d’en emprunter d’autres telles que celle du pénal ​ou​ de déposer plainte auprès de la Haute cour de Justice.

    Oui, les mots ont bien de l’importance !

    Voir en ligne : l’article sur le site de la Fondation Frantz Fanon

  • Libération - ‎il y a 12 heures‎

    Critiquée pour avoir comparé les femmes voilées aux «nègres américains qui étaient pour l'esclavage», la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes pourrait avoir à répondre de ses propos devant la justice. C'est le souhait du ...

    SaphirNews.com -

    Le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) a donné, vendredi 8 avril, les détails de son action de justice contre la ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol, qui avait comparé les musulmanes qui choisissent de porter le voile aux ...

    Zaman -

    Le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) a annoncé vendredi 8 avril son intention de porter plainte avec plus de 400 personnes contre la ministre Laurence Rossignol pour «injure publique à caractère racial», à la suite de ses propos ...

    FranceAntilles.fr Martinique - ‎

    ... « Il y avait aussi des nègres afric... et des nègres américains qui étaient pour l'esclavage... »a récemment déclaré Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, en référence aux femmes musulmanes qui ...

  • "Les vies noires comptent", un extrait de la contestation sociale aux USA... Version imprimable

    Posté le 5 avril 2016 par ÉricZ, Fabien

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    Sur le site d’un AUTRE FUTUR vous pouvez lire en ce moment plusieurs articles intéressants de Fabien D. sur différents aspects du mouvement social contestataire aux USA. Ils sont construits autour de témoignages et d’interviews qu’il est allé collecter auprès de différents militants, notamment à Baltimore, lors des actions et marches contre la violence policière à l’égard de la population noire. A bien des égards, leur témoignage et leur analyse font écho à nos critiques des choix politiques, sécuritaires et policiers que les états européens présentent comme solution ou réponse à "l’insécurité sociale" des populations relégués et exclues par le capitalisme globalisé.

    Cet extrait de l’ article Baltimore et le mouvement « Black Lives Matter donne la parole à des militants du mouvement "Black Lives Matter" à Baltimore, qui proteste contre les violences policières et le racisme. Ce mouvement a particulièrement attiré l’attention médiatique en 2015 en raison des arrestations et des violences qui ont accompagné certaines manifestations, suite à l’assassinat par la police de Freddie Gray. Ce texte permet plus précisément de prendre connaissance des enjeux sociaux à l’origine du mouvement, en soulignant notamment la liaison effectuée à Baltimore entre forces de police et système éducatif, ainsi que les inégalités auxquelles celui-ci contribue.
    Lien vers l’
    article.

    (...)
    Pouvez-vous présenter plus généralement la situation sociale à Baltimore ?

    SB : Ici, à Baltimore, il y a beaucoup de problèmes, ce n’est pas juste une question raciale ou de brutalité policière. C’est aussi la question du capitalisme et beaucoup de gens n’ont pas conscience de la façon dont les choses sont structurées... Tu sais, trouver un logement est difficile, il y a beaucoup de jeunes qui finissent dans la rue, à peut-être vendre de la drogue ou à voler, ou à commettre des crimes mais on ne regarde pas l’environnement qui encourage cela. Dans le système scolaire, maintenant, c’est tolérance zéro. Tout gamin dont peut-être le comportement n’est pas bon va être viré de l’école, donc nos enfants sont poussés en dehors de l’école... Il y a beaucoup de parents de mon âge (j’ai 22 ans). Nos parents sont des années 70 et 80, quand le crack , les drogues ont vraiment explosé, spécialement sur la côte Est et tu vois beaucoup de jeunes ici qui n’ont même pas de parents. Ils cherchent vraiment leurs parents et se retrouvent dans la rue, en prison, c’est comme si tu étais banni, comme rejeté, tu vois ce que je veux dire. Une de mes auteures favorites, Michelle Alexander, l’auteure de The New Jim Crow, parle du lien entre capitalisme, prison et école et le racisme est un facteur important. A Baltimore, il y a aussi la loi sur le couvre-feu qui exige que tous les enfants de moins de 14 ans soient chez eux à 9 heures les soirs d’école et que les mineurs de plus de 14 ans soient chez eux à 10 heures les soirs d’école et à 11h les week-end et durant l’été. Ils peuvent être mis en détention, avoir une amende, avoir des poursuites pénales. C’est vraiment dur. Dans chaque district policier, ils ont ouvert des centres de détention. A un niveau plus profond, je pense que c’est juste une guerre à l’égard des pauvres et des personnes noires.

    Par ailleurs, le maire, les responsables de la ville utilisent le mot « sécurité » à propos de la présence de la police au sein du système scolaire. Mais la sécurité, ce n’est pas juste la sécurité physique, cela concerne à la fois le corps et l’esprit. J’ai été élevé à Baltimore. J’ai vu de près beaucoup d’enfants qui ont eu à endurer des traumas. Dans cette situation, même à l’école tout le monde est contre tout le monde : les noirs contre les policiers et même les noirs les uns contre les autres au sein de la communauté parce que personne ne se sent en sécurité nulle part. Donc si c’est une question de sécurité, ne mettez pas des policiers avec des armes dans l’école, parce que cela va renforcer la culture du « c’est normal d’avoir des armes à l’école ». Cela va amener plus de crime. Si c’était vraiment une question de sécurité, il y aurait plus de conseillers, il y aurait plus de ressources pour la communauté et pas juste ces lois à la con. Cela ne va aider personne.

    Isaac Dalto : Dans notre ville, il y a 65% de noirs et 30% de blancs,. Environ 622 000 personnes vivent ici.

    L’industrie (illégale) de la drogue est un des plus gros secteurs de l’économie ici. C’est une économie complètement dérégulée et non imposée, bien entendu ! Le commerce d’héroïne, en particulier, est une sorte de choix économique rationnel pour beaucoup de gens. Parce que si tu n’as pas d’éducation universitaire à Baltimore, les boulots qui te sont ouverts vont être dans le secteur des services ou peut-être des soins à domicile mais dans tous les cas avec le salaire minimum, c’est-à-dire presque rien. Le plus gros employeur de la ville est l’université Johns Hopkins. C’est un des plus gros secteurs de l’économie avec la santé. Baltimore était une ville de commerce maritime. Ces 30 ou 40 dernières années, il y a eu une période de désindustrialisation, comme dans le reste de la « Rust Belt » [« ceinture de la rouille », région industrielle du Nord-Est des États-Unis, ndt]. Aujourd’hui, les secteurs qui progressent le plus rapidement dans la ville sont la restauration et la santé. Je crois que les emplois en plus forte croissance à Baltimore sont des emplois de caissier et de gardien de sécurité.

    Il y a beaucoup de « food deserts », de « déserts alimentaires » à Baltimore, dans la partie la plus à l’ouest. Cela veut dire qu’il y a des endroits où il n’y a pas de nourriture, pas de magasins d’alimentation disponibles. Les gens doivent se déplacer pour trouver un supermarché ou une épicerie. C’est comme un mur, délimité racialement, séparant la partie Est et la partie Ouest. A l’ouest, ce sont les déserts alimentaires, travailler dans l’économie de la drogue est un choix rationnel, etc... La dynamique générale est que les gens riches sont encouragés à venir vers le milieu de la ville et les autres, comme la valeur de la propriété augmente, sont envoyés ailleurs, comme tu peux le voir dans beaucoup d’autres endroits.

    SB : Il y a beaucoup de coupures (dans les services), les gens s’inquiètent des factures excessives ou non-payées. Il y a beaucoup d’aspects différents, mais c’est aussi le capitalisme, c’est pour cela que les gens se font tuer, surtout la jeunesse noire et à la peau brune, c’est pour cela que nous n’avons pas de travail, que nous sommes sans domicile, c’est fou. Honnêtement, une bonne chose à propos de cette affaire de Freddie Gray, c’est qu’avant cela, avec les autres cas à Baltimore, les gens savaient, mais... Celui-là a vraiment sorti les gens de chez eux et ils se sont racontés leurs histoires et ils ont pris la rue. J’ai l’impression qu’avant il y avait une sorte de désespoir, « les noirs tuent des noirs tout le temps, on ne comprend pas comment cela a pu commencer » (...)

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