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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 03:52

A l'occasion de son voyage vers Ouagadougou où elle se rend pour les Rencontres Internationales des Résistances aux OGM, Sofià Gatica, militante argentine contre les OGM et le cocktail de poisons qui les accompagnent, fera escale à Paris le vendredi 15 avril.

En 20 ans, avec son soja OGM, Monsanto a pris le contrôle de la politique agricole argentine. En quelques décennies, par les élevages intensifs de volailles, de porcs, de bovins, l'agriculture française et particulièrement la Bretagne a construit sa dépendance envers le soja sud américain aujourd’hui OGM à 99 %. OGM, glyphosate, empoisonnement des populations, malformations, destruction des sols, crises agricoles, suicides, de part et d'autre des continents une mauvaise union s'est construite, une chaîne dont les maillons sont les ogm et les pesticides.
"On a tous arrêté de produire le maïs, le tournesol, les légumes et on a arrêté de pratiquer la rotation des cultures. En fait, le producteur est tombé dans un piège car maintenant, il se rend compte que ses sols sont complètement détériorés." Hector Barcheta, agriculteur argentin

Vendredi 15 avril Mairie du 2ème - Salle des Expositions - Paris IIème


19h "Argentine, le soja de la faim" film de Marie Monique Robin,
- Suivie d'un débat animé par Christian Jacquiau avec Sofià Gatica et Marie Monique Robin, réalisatrice du film

- Présentation rapide des Rencontres Internationales des Résistances aux OGM qui auront lieu à Ouagadougou du 22 au 24 avril et du Tribunal Monsanto qui se déroulera à la Haye du 12 au 16 octobre

paf 4 €

Fin de la soirée au plus tard à 22h

Revue des questions OGM en Suisse,Polynésie,Burkina Faso,Nigeria,Argentine,

Les acteurs du secteur agricole vent debout contre l'introduction des OGM au Nigeria

http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/2903-36964-les-acteurs-du-secteur-agricole-vent-debout-contre-lintroduction-des-ogm-au-nigeria

  • - mardi, 29 mars 2016

(Agence Ecofin) - Un consortium, composé de producteurs, d'environnementalistes et de groupes de la société civile nigériane, a saisi la National Bio-safety Management Agency (NABMA), l'agence nationale de régulation du secteur alimentaire, pour la dissuader d'autoriser la commercialisation de maïs et de coton génétiquement modifiés. C'est ce que rapporte l' agence de presse News Agency of Nigeria.

Cette réaction intervient alors que la firme Monsanto Agricultural Nigeria Limited a soumis, à la NABMA, un projet d'essai de deux variétés de maïs GM (génétiquement modifié) dans plusieurs localités du pays. La compagnie demande également une autorisation pour la commercialisation de coton GM sur le marché de Zaria et d'autres localités.

Cette nouvelle a fait l'effet d'une douche froide pour des producteurs et spécialistes des questions environnementales qui craignent les conséquences, non seulement économiques mais aussi et surtout sanitaires. « Les OGM n'apportent que la misère économique dans le secteur du coton. Le 20 mars 2015, l'Agence internationale pour la recherche sur le cancer ( IARC) avait d'ailleurs établi que le glyphosate était ''probablement cancérigène pour l'homme''. Et il est également scientifiquement prouvé que cette composante des OGM pose de sérieux risques pour l'environnement », a déclaré l'environnementaliste Nnimmo Bassey, membre du consortium, dans un communiqué de presse, lundi.

Le consortium, qui regroupe plus de 100 entités, pour un effectif de plus de 5 millions de Nigérians, espère convaincre la NABMA de ne pas reproduire le « fiasco » de l'expérience du coton GM dans d'autres pays africains, en l'occurrence le Burkina Faso.

Entrée et étiquetage des OGM en Polynésie : Il n’y a aucune réglementation spécifique

http://www.tahiti-infos.com/Entree-et-etiquetage-des-OGM-en-Polynesie-Il-n-y-a-aucune-reglementation-specifique_a146485.html

PAPEETE, le 28 mars 2016 - Ils sont mis en cause, décriés, portés aux nues,…Les OGM (pour organisme génétiquement modifié) ne laissent pas indifférents. La règlementation concernant les végétaux et les animaux, les semences et produits transformés varie d’un pays à l’autre. En Polynésie, il n’existe aucun texte spécifique. Plus que l’importation sur le marché d’OGM ou de produits contenant des OGM c’est le non-respect du droit à l’information pour le consommateur qui fait réagir.

Dans une question écrite au gouvernement datée du 27 mai 2015, le groupe UPLD s’interrogeait : "Quelles mesures comptez-vous prendre pour contrôler régulièrement les teneurs en pesticides des denrées agricoles, quelles soient importées ou produites localement ? Qu’en-est-il des denrées alimentaires contenant des OGM ? Le 15 juin, le président de la Polynésie française répondait à la première partie de la question, éludant la partie consacrée aux OGM."

Le 7 mars 2016, nouvelles questions écrites au gouvernement du groupe UPLD. La question des organismes génétiquement modifié refait surface : "Quelles sont parmi les produits agro-alimentaires importés, ceux qui contiennent des OGM ? Quelles garanties offrez-vous aux consommateurs polynésiens quant à l’innocuité de ces produits transgéniques ? De quelle latitude dispose le pays pour interdire l’importation d’aliments contenant des OGM ? D’où provient le riz que nous mangeons, notamment le riz classé en PPN, est-il transgénique ? " Le Pays a un mois pour répondre à la question.

Interrogés, le Service du développement (SDR), le Département protection végétaux (DPV) ainsi que la Direction générale des affaires économiques (DGAE) confirment qu’il n’y a "aucune réglementation particulière concernant les OGM sur le territoire". Rudolphe Putoa, chef du Département protection végétaux, délivre des permis d’importation pour les végétaux, les semences et les aliments pour les animaux. "Il n’y a pas de législation", dit-il. "En pratique, si nous voyons passer un produit dont on sait qu’il est OGM, nous prenons la décision au sein de l’équipe de le refuser. Nous appliquons le principe de précaution." Officiellement, les produits qui passent par la DPV et qui sont connus pour contenir des OGM ne franchissent pas la douane.

Impossible de savoir

En Polynésie, 4/5e des produits agro-alimentaires consommés proviennent de l’extérieur. La délibération n°98-189 du 19 novembre 1998 réglemente l’information du consommateur en matière de denrées alimentaires au moyen de l’étiquetage. Mais rien ne concerne les OGM. Si en France l’étiquetage est règlementé, ce n’est pas le cas de tous les pays (voir encadré). Comment savoir donc si les produits importés de pays comme les États-Unis ou le Chili qui n’ont pas de réglementation contiennent ou non des OGM ? Impossible.

"La réglementation doit évoluer, nous y pensons", affirme Herenui Chant, du Bureau droit à la consommation à la Direction générale des affaires économiques (DGAE). "Mais le dossier est complexe. D’abord, si on change la réglementation, nous devrons avoir des systèmes de contrôle à la hauteur. Qui sur le territoire pour vérifier si un produit est génétiquement modifié ou non ? Par ailleurs, comment imposer un étiquetage sans pénaliser les producteurs locaux ou entraver le libre commerce ?"

Pour l’heure, sur le territoire, aucune certitude aujourd’hui. Les produits labélisés "bio" eux-mêmes n’apportent pas de garantie. En agriculture biologique, un seuil de contamination accidentel est toléré jusqu’à 0,9%. Les eurodéputés ont voté pour l’abandon de la décertification de produits de l’agriculture biologique contaminés par des organismes génétiquement modifiés (ou des pesticides, soit-dit en passant).

L’OGM c’est quoi ?

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme dont le génome (l’ensemble du matériel génétique c’est-à-dire les informations relatives à la forme, la taille, la couleur, le fonctionnement,…de l’être vivant) a été volontairement modifié par la main de l’homme. Il existe un grand nombre de techniques qui permettent ces modifications. Certaines sont très innovantes, et sont toujours en attente de "categorisation". En d’autres termes, donnent-elles ou non naissance à des OGM ? La définition même des OGM et des techniques qui leur donnent naissance est au cœur de la polémique. Dans l’attente : l’Organisation mondiale de la santé, l’American Medical Association, la National Academy of Sciences et l’American Association for the Advancement of Science affirment que la dangerosité des OGM n’est pas attestée. Cela n’empêche pas les inquiétudes de certains consommateurs, relayées par des associations, des ONG, etc. Que craignent-ils ? Que les plantes cultivées en plein champ, ne contaminent d’autres plantes non OGM cultivées plus ou moins loin. Ils craignent aussi pour la santé de ceux qui les consomment.

La législation variable selon les pays

D’après l’organisation non-gouvernementale de défense de l’environnement Center for Food Safety (CFS), 64 pays dans le monde exigent l’inscription "avec OGM" sur les produits concernés. L’étiquette est apposée si le seuil d’OGM ou de dérivés dans chaque ingrédient du produit dépasse 0,9%. D’autres législations imposent l’étiquetage "OGM" si le produit intégral contient plus de 1% d’OGM. D’autres encore labélisent seulement quelques denrées. Une carte a été publiée en 2013. Elle est mise à jour régulièrement en fonction des informations disponibles. Cet étiquetage est sans lien avec la culture de plantes OGM. Ainsi, en France, une seule espèce de maïs OGM est autorisée à la culture. Aux États-Unis, plus 88% du maïs est transgénique, tout comme 93% du soja et 94 % du coton. Entre 60 à 75% des aliments transformés américains contiennent des OGM.

Pour en savoir plus

Pour connaître la réglementation sur l’étiquetage relative aux OGM, rendez-vous sur le site de la Direction du ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

Rédigé par Delphine Barrais le Mardi 29 Mars 2016

Le peuple devrait se prononcer sur l'initiative d'Uniterre

Extrait : "Les OGM sont de leur côté tout à fait inutiles. Ils ont été mis sur le marché pour aider les agriculteurs à s'insérer dans un modèle de production ultra intensif, a dénoncé Luigi d'Andrea, secrétaire exécutif de l'Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique. Ils n'ont apporté aucune solution aux problèmes réels des agriculteurs, il vaut mieux miser sur l'agroécologie".

http://www.swissinfo.ch/fre/le-peuple-devrait-se-prononcer-sur-l-initiative-d-uniterre/42055716

Les Suisses pourraient devoir se prononcer trois fois sur le contenu de leur assiette. Le syndicat Uniterre a déposé mercredi à la Chancellerie fédérale son initiative populaire pour la souveraineté alimentaire, revêtue de plus de 109'000 signatures.

"C'est aussi pour notre avenir", brandissaient une ribambelle d'enfants sur une banderole devant la montagne de cartons de signatures issues de tous les cantons. L'initiative exige que l'approvisionnement en aliments suisses soit prépondérant et veut interdire définitivement les OGM.

Il s'agit à la fois de mettre fin au gaspillage de l'alimentation saine et au mépris de la paysannerie, a expliqué l'ancien conseiller d'Etat et conseiller national écologiste Fernand Cuche. Selon lui, les citoyens expriment des inquiétudes légitimes, il faut comme pour l'énergie, engager une transition de la politique agricole et la qualité de l'alimentation.

Le problème est complexe et le marché "libre" est obsolète", a estimé la vice-présidente d'Uniterre Ulricke Minckner. Il faut des solutions applicables à toute la planète et solidaires. Pour les initiants, la préservation de l'agriculture paysanne, qui a un lien avec le sol et est adaptée aux spécificités locales, permettrait de surmonter toutes les crises.

Prix équitables

La Confédération devrait prendre des mesures pour favoriser l’augmentation du nombre d’actifs dans l’agriculture et préserver les surfaces cultivables. Elle devrait aussi intervenir sur le marché pour favoriser des prix équitables et renforcer les échanges commerciaux directs entre paysans et consommateurs, ainsi que les structures de commercialisation régionales.

Parmi les autres revendications d'Uniterre figurent une harmonisation fédérale des conditions de travail des salariés agricoles, des barrières douanières pour les produits étrangers, voire une interdiction de l'importation de ceux non conformes aux normes sociales et environnementales suisses. Les subventions à l’exportation seraient supprimées.

Les OGM sont de leur côté tout à fait inutiles. Ils ont été mis sur le marché pour aider les agriculteurs à s'insérer dans un modèle de production ultra intensif, a dénoncé Luigi d'Andrea, secrétaire exécutif de l'Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique. Ils n'ont apporté aucune solution aux problèmes réels des agriculteurs, il vaut mieux miser sur l'agroécologie.

Trois initiatives

Uniterre n'est pas le seul acteur à vouloir thématiser la question de l'alimentation. L'Union suisse des paysans (USP) a déjà déposé son initiative "pour la sécurité alimentaire". Elle appelle Berne à renforcer l'approvisionnement de la population avec des denrées alimentaires issues d'une production suisse durable et diversifiée, ainsi qu'à maintenir une charge administrative basse pour l'agriculture.

Les Verts ont aussi déposé leur texte "pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques". Cette initiative demande à la Confédération de renforcer l'offre de denrées alimentaires sûres, de bonne qualité et produites dans le respect de l'environnement, des ressources et des animaux. Elle réclame aussi des conditions de travail équitables et pose des exigences sur les produits agricoles importés.

Tous ces textes répondent à une inquiétude légitime sur le contenu de nos assiettes, justifie Fernand Cuche. Selon lui, ce n'est absolument pas un problème si le peuple doit se prononcer plusieurs fois. "C'est même une chance pour le Parlement de préparer un contre-projet global fort qui fasse la synthèse des revendications."

En attendant, le National vient de décider de soutenir l'initiative de l'USP. Le Conseil fédéral la rejette comme celle des Verts et n'a jamais envisagé de contre-projet.

sda-ats

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