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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 11:00

11 mars 2016 : Fukushima 5 ans… et la catastrophe continue !

26 avril 2016 : Tchernobyl 30 ans… et la catastrophe continue !

Sortir du nucléaire 34 appelle à rejoindre le collectif « Unis pour la défense de nos libertés » qui organise une journée d'information contre l'état d'urgence, de 14h à 17h samedi 12 mars, au kiosque Bosc de l'Esplanade de Montpellier.

Ce rassemblement sera aussi pour nous l'occasion de rappeler notre soutien aux victimes du nucléaires au Japon 5 ans après une catastrophe toujours en cours !

5 ans après l’accident de Fukushima, plus de 100 000 personnes sont toujours déplacées et tentent de reconstruire leur vie.

300 tonnes d’eau sont utilisées chaque jour depuis 5 ans, pour refroidir les réacteurs !

800 000 tonnes d’eau contaminées sont donc stockées à ce jour dans des conditions lamentables et, les citernes se détériorant très vite, une énorme quantité d’eau s’écoule chaque jour dans le Pacifique polluant durablement la mer !

Des territoires sont contaminés pour d'innombrables années à Fukushima comme à Tchernobyl !

Soyons nombreux samedi 12 mars, à partir de 14 h au kiosque de l'Esplanade à Montpellier, contre l'état d'urgence qui voudrait museler les militants et en soutien aux japonais victimes d'une catastrophe toujours en cours.

Distribution de tracts, prises de parole… soyons nombreux à rappeler que le nucléaire est une menace insupportable pour l’humanité, que la pollution est quotidienne (extraction, transport, exploitation, accidents…) et que que la seule issue est dans un arrêt urgent avant qu’un nouvel accident ne survienne dans le monde.

La France avec ses 58 réacteurs, dont 34 ont atteints l'âge de 30 ans, est particulièrement vulnérable.

Sortir du nucléaire 34

http://www.sortirdunucleaire34.org/

Info Japon:

Un tribunal japonais a ordonné l'arrêt de deux réacteurs nucléaires à peine relancés pour des raisons de sûreté. - Libération

Retour à l’anormale »

Par Jean-Luc Porquet

Cinq ans après, à Fukushima, « la catastrophe ne fait que commencer », comme le note le physicien nucléaire David Boilley, qui se rend régulièrement sur place et vient de publier un rapport accablant sur la situation actuelle. [1] Dans un rayon de 20 kilomètres, environ 160 000 personnes avaient dû s’enfuir, et 100 000 sont toujours déplacées. Ces réfugiés nucléaires, le gouvernement a décidé de ne plus les indemniser à partir de mars 2018. Ils ont déjà coûté près de 50 milliards d’euros, ça suffit !

Et d’organiser à la hussarde leur retour sur place. Les territoires contaminés ont été répartis en trois zones. L’une est dite « de retour difficile » (sic) : on y reçoit plus de 50 millisieverts (mSv) par an, et ça risque de durer entre dix ans et plusieurs siècles. Ceux qui habitaient-là sont priés d’aller voir définitivement ailleurs. Dans la seconde zone, où l’on reçoit entre 50 et 20 mSv, des actions de décontaminations sont en cours. On gratte la terre, on émonde les arbres, on lave les toits, et voilà des villes et des villages considérés comme des oasis bientôt habitables, au milieu de campagnes et de forêts toujours hautement contaminées… C’est dans la troisième zone que les rescapés de Fukushima viennent d’être invités à revenir. La radioactivité y oscille entre 1 et 20 mSv. La Commission internationale de protection radiologique recommande de ne pas s’exposer à plus de 1 mSv par an, mais, les autorités japonaises étant pressées, elles ont trouvé la parade : les réfugiés n’auront qu’à s’équiper d’un dosimètre individuel ! Sachant qu’en restant enfermé chez soi on ne reçoit qu’environ 40 % de la radioactivité, à eux de gérer leur exposition. Les enfants, par exemple, seront priés de ne pas trop jouer dehors.

Jacques Repussard, le patron de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français, applaudit : « Il faut, là où cela est possible, organiser un retour rapide et restaurer une liberté individuelle (sic) vis-à-vis du risque radiologique. » Comme c’est joliment dit… On devine ce qui nous attend, en cas de Fukushima à la française. Détail : dans toutes ces zones sont abandonnés, çà et là, 9 millions de sacs d’un mètre cube emplis de terre et de végétaux contaminés, qu’il faudra bien évacuer un jour… À part ça, comment se porte la centrale ? Sept mille salariés s’y relaient en permanence. Le combustible fondu des cœurs des réacteurs 1, 2 et 3, enfoui dans les sous-sols, continue de chauffer et d’être méchamment radioactif. Seuls des engins télécommandés tentent de s’en approcher. De l’eau de refroidissement y est injectée jour et nuit. Elle s’y fait contaminer. On la pompe. On la décontamine en partie. On la stocke dans des cuves. Il en existe déjà plus d’un millier. Il en faut une nouvelle tous les deux jours.

Restent aussi les piscines de ces mêmes réacteurs 1, 2 et 3, qui contiennent encore du combustible nucléaire, à retirer le plus vite possible pour éviter une nouvelle catastrophe. Cette opération a été menée avec succès pour la piscine du réacteur 4, la plus facile d’accès car vide de combustible. Pour les trois autres, ça ne va pas être de la tarte. Restera ensuite à entamer le démantèlement du tout… On en reparle dans un siècle ou deux.

Le Canard Enchaîné N° 4976 du 9 mars 2016

[1] « Fukushima, cinq ans après, retour à l’anormale », disponible sur le site de l’Acro, l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest

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Published by - dans Atome
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