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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 07:37

Note:" le 4 février le député Roig a été sensibilisé en sa permanence à Lodève à la question d'une dérive scientifique européenne et mondiale(1) vers l' eugénisme ,(Et d'autres dérives ), et à celle du dépoussiérage du Crédit d'Impôt Recherche, en France .L'élu national qui vote les crédits publics attribués à la recherche s'est engagé à contacter entre autre le président de l'INRA de Montpellier à la demande de la section locale LDH-St Pons ,afin d'organiser avec la participation d’organisations de la société civile ,un débat public sur les enjeux sociétaux et environnementaux de la recherche fondamentale."

(1) sur la manipulation de l'ADN et "le risque de création d'agents ou de produits biologiques dangereux"voir le rapport très anxiogène du renseignement US!"

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CRISPR-Cas9 et être humain génétiquement modifié : une question dont la France doit vite se saisir

10-02-2016

http://www.alliancevita.org/2016/02/crispr-cas9-et-etre-humain-genetiquement-modifie-une-question-dont-la-france-doit-vite-se-saisir/

La modification du génome humain est aujourd’hui devenue simple, accessible, rapide et peu coûteuse grâce à la technique du CRISPR-Cas9, ce qui laisse entrevoir de prodigieuses perspectives en matière de recherche et de thérapie génique.

Mais les enjeux éthiques soulevés sont majeurs et la France doit s’en saisir, de manière urgente. Malgré plusieurs demandes de moratoires adressées à la communauté internationale, une ligne rouge vient d’être franchie : le 1erfévrier dernier, la Grande-Bretagne a autorisé une scientifique à modifier le génome d’embryons humains, destinés ensuite à la destruction. Bien que ces techniques ne soient pas encore parfaitement opérationnelles, elles progressent de manière vertigineuse et laissent entrevoir la possibilité de créer, dans l’avenir, des enfants génétiquement modifiés, avec de réels risques de dérives eugéniques et scientistes. Modifier le génome d’un embryon impliquerait aussi sa future descendance, par ces modifications transmissibles de génération en génération, de façon définitive et avec des conséquences imprévisibles.

Bien que la France ait ratifié la convention d’Oviedo*, les instances scientifiques, académiques et éthiques françaises doivent impérativement se saisir du sujet : l’enjeu est de prémunir notre pays du risque identifié par l’Unesco de « mettre en péril la dignité inhérente et donc égale de tous les êtres humains et de faire renaître l’eugénisme, déguisé comme l’accomplissement du désir d’une vie améliorée ».

Alliance VITA vient d’écrire, ce 9 février 2016, à M Jean-Claude AMEISEN, pour que le Comité Consultatif National d’Ethique qu’il préside s’auto-saisisse de cette question d’importance majeure. La France doit assumer son statut de référence éthique contre toute marchandisation du corps et pour le respect de la dignité humaine.

>> Pour aller plus loin : Notexpert d’Alliance VITA

*La convention d’Oviedo, dans son article 13, précise qu’ « une intervention ayant pour objet de modifier le génome humain ne peut être entreprise que pour des raisons préventives, diagnostiques ou thérapeutiques, et seulement si elle n’a pas pour but d’introduire une modification dans le génome de la descendance. »

Catégorie(s): Bioéthique, Communiqués de presse, recherche sur l'embryon

Étiquettes : CRISPR

Vaincre le paludisme à l’aide de CRISPR-Cas9 : Quel impact sur la biodiversité ?

10 Février 2016 Génome

ttp://www.genethique.org/fr/vaincre-le-paludisme-laide-de-crispr-cas9-quel-impact-sur-la-biodiversite-64917.html#.VrtyvVKFFL8

Des chercheurs de l’université de Californie annonçaient en décembre avoir réussi à modifier génétiquement les cellules sexuelles de moustiques Anopheles stephensis, qui transmettent le parasite responsable du paludisme. Grâce à CRISPR-Cas9, les chercheurs ont inséré dans le génome de ces cellules « un gène codant pour un anticorps dirigé contre le plasmodium, responsable de la maladie ». Transmis à la descendance, ce gène de résistance empêche les moustiques de véhiculer le parasite.

Parallèlement, une étude menée par l’Imperial College de Londres vise à rendre stériles les moustiques femelles porteuses du paludisme (Cf. Des moustiques génétiquement modifiés pour éradiquer le paludisme).

Eric Marois, chargé de recherche Inserm à Strasbourg revient sur ces «espoirs dans la lutte contre le paludisme » et présente les risques de ces deux techniques.

L’équipe britannique a couplé l’utilisation de CRISPR-Cas9 à la technique du gene-drive ou « forçage génétique » : ils ont inactivé les gènes indispensables à la fertilité et « forcé l’héritabilité de cette modification génétique à la descendance », dans le but d’éradiquer les moustiques porteurs du parasite. Cette technique implique donc « la disparition d’un maillon de la chaîne alimentaire », ce qui pose question: « est-ce que ce moustique sera remplacé par d’autres espèces sur le terrain ? Sa disparition impactera-t-elle les prédateurs naturels qui limitent aussi la prolifération d’autres insectes ? »

L’équipe américaine a pour sa part modifié l’immunité de ces moustiques grâce à CRISPR, « tout en leur permettant de continuer à vivre dans leur écosystème ». C’est une stratégie de remplacement, qui « implique que des moustiques transgéniques vont perdurer dans la nature ». Mais quelles seront les conséquences de ce transgène : « quel sera le degré réel de résistance du moustique génétiquement modifié au plasmodium sur le terrain ? Sera-t-il plus sensible à d’autres maladies infectieuses ? Comment le parasite va évoluer de son côté ? »

Pour ce scientifique, l’utilisation de CRISPR-Cas9, « outil fabuleux », laisse encore en suspens beaucoup de questions.

Sources:

Science & Santé n°29

-La modification des génomes dans la liste de menaces les plus importantes aux Etats-Unis

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2016/02/11/la-modification-des-genomes-dans-la-liste-de-menaces-les-plus-importantes-aux-etats-unis/

11 février 2016

Le Meilleur des mondes (Human Genome Project Information Archive)

Pour les pontes du renseignement américain, les technologies de modification des génomes poseront bientôt un risque comparable à celui de la prolifération des armes de destruction massive.

Dans leur très anxiogène rapport annuel d'évaluation, ils ont inclu pour la première fois un paragraphe sur la manipulation de l'ADN et "le risque de création d'agents ou de produits biologiques dangereux" qui en découle, entre les observations sur les capacités nucléaires de la Corée du Nord et de l'Iran, la modernisation des armes de la Russie ou de la Chine, ou l'utilisation d'armes chimiques en Irak et en Syrie. (Pour compléter ce tableau réjouissant, on trouve aussi les risques liés au terrorisme, à l'espace, au crime organisé ou aux objets connectés).

Le directeur national du renseignement, James Clapper, écrit :

"Les recherches de modification des génomes dans des pays aux critères d'éthique et de régulation différents de ceux des pays occidentaux augmentent probablement ce risque (...). En prenant en compte la large distribution, le coût très bas et le développement de plus en plus rapide de cette technologie à usage multiple, son usage délibéré ou non pourrait avoir des implications économiques et de sécurité nationale."

Sans jamais la nommer, James Clapper parle d'une nouvelle technique d’ingénierie du gène, CRISPR-Cas9, extrêmement efficace et simple à mettre en œuvre. Ce mécanisme d'assemblage d'une séquence d'ADN - qui permet de faire des sortes de couper/copier/coller génétiques - est de plus en plus utilisé.

Une équipe de scientifiques chinois a annoncé l’avoir utilisée en 2015, sans succès, sur des embryons humains non viables, pour voir si elle permettrait d’enrayer une maladie génétique du sang. Début 2016, une équipe de l’Institut Francis-Crick de Londres a reçu une première autorisation pour procéder à des manipulations sur des embryons humains, en désactivant certains gènes, à l’aide de la technique CRISPR-Cas9.

James Clapper survole le débat actuel, entre ceux qui voient dans ces recherches le début de l'eugénisme et ceux qui espèrent l'utiliser pour venir à bout des maladies héréditaires. Il ne cite aucun exemple des risques que posent les modifications génétiques sauf pour dire que le potentiel de voir émerger des armes bactériologiques aux mains d'acteurs non-étatiques n'est pas à écarter.

Ce qui surprend Piers Millet, expert américain en armes bactériologiques, interrogé par le MIT Technology Review, pour qui la technologie est certes en plein développement, mais requiert encore "un vaste étalage de technologies" qui est actuellement à la portée "uniquement d'une poignée d'Etats".

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