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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 12:20

22/01/2016

OTAN : Le gouvernement organise l’abandon de la souveraineté de la France

Le 4 janvier, à l’initiative du futur président du Conseil constitutionnel, l’heureux Fafa, le Conseil des Sinistres a discrètement adopté un projet de loi qui vend la souveraineté de la France aux États-Unis, via l’OTAN. C’est grave.

Les mecs nous amusent avec une modification de la Constitution sur les déchéances de nationalité, sujet sans application, ou des débats sur des conceptions ésotériques de la laïcité, alors que dans le même temps ils refourguent en loucedé la souveraineté de la France à l’OTAN. Ce gouvernement est une pure catastrophe.

Sur le plan technique, le projet s’appelle : « loi autorisant l’accession de la France au Protocole sur le statut des quartiers généraux internationaux dans les pays de l’Alliance ». Pas de quoi passionner les foules… Et pourtant…

Le Protocole

Ce Protocole, signé à Paris le 28 aout 1952 – un acte d’application du Traité de l’Atlantique Nord – c’est ça. Il définit le cadre juridique du stationnement des quartiers généraux de l’OTAN et de leurs personnels au sein des pays de l’Alliance. C’est en quelque sorte le décret d’application du traité de l’OTAN.

Le traité de l’OTAN

Le traité de l’OTAN, c’est la marque de la guerre froide : « Il y a deux blocs, et tu dois choisir ton camp. Si tu viens chez moi, je te protégerai et tu vas limiter tes dépenses militaires. Sinon, tu seras de l’autre camp. »

La France de la IV° République s’était couchée, comme tant d’autres pays, s’en remettant à l’Oncle Sam (Amérique du Nord, Territoire Indien occupé). Comme si l’Oncle Sam se souciait de l’indépendance des Etats européens, alors que seul l’intéresse ses propres intérêts, lesquels passent par la fidélité de ses valets.

De Gaulle 1966

On doit à de Gaulle d’avoir mis fin à cette domination militaire et diplomatique, le 7 mars 1966, annonçant à Lyndon Johnson le retrait de la France de l'OTAN : « La France considère que les changements accomplis ou en voie de l’être, depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l’évolution de sa propre situation et de ses propres forces ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d’ordre militaire prises après la conclusion de l’Alliance. Aussi, la France se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation habituelle qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’OTAN ».

La surpuissance US

Depuis 20 ans, les enjeux sont encore plus forts qu’en 1966. L’écroulement du mur de Berlin a conduit à la surpuissance États-Unis, une démocratie d’opérette dominée par son lobby militaro-industriel.

Ce petit pays qui ne compte que 5 % des habitants de la planète, une invention qui date d’à peine plus de deux siècles – rien face à l’Iran, la Syrie ou la Palestine, assis sur cinq ou six millénaires de civilisation – assure 45% des dépenses militaires dans le monde, pour causer des guerres dont le but est d’exploser les peuples pour assoir sa puissance économique.

Tout détruire pour imposer la loi étasunienne, quel que soit le coût pour les populations. La France qui, comme les autres pays européens, subit l’importation du terrorisme, sait ce qu’elle doit aux crimes de guerre commis par les États-Unis pour avoir détruit la Palestine, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie… Imaginons un instant que tous ces Etats soient restés stables dans leurs frontières…

Sarko et Hollande renoncent

« Entier exercice de sa souveraineté » disait de Gaulle. Les duettistes Sarkozy et Hollande (le roi des faux-culs) ont choisi de renoncer à cette souveraineté. Ces frères de lait admirent le leadership US, et ne voient d’avenir que dans la soumission.

Sarkozy a assuré la première étape, en réintégrant en 2009 la structure de commandement de l'OTAN. La France a recommencé à accueillir du personnel de l’OTAN dans ses quartiers généraux militaires, qui ne bénéficient toutefois d’aucun statut international.

Le personnel de l’OTAN en France comme chez lui

D’où l’idée de rejoindre ce Protocole, pour simplifier et harmoniser des règles et procédures administratives liées à l’accueil de personnel de l’OTAN. Une série de mesures techniques – fiscalité, statut social, liberté d’aller et venir, privilèges et immunités – qui permet une vraie intégration. Les dirigeants et personnels de cette structure internationale sont désormais chez eux en France. Les mecs nous font un cirque sur les fonctionnaires de Bruxelles qui voudraient diriger la France, alors qu'ils installent le personnel de l’OTAN et lui donnent les moyens d’exercer au quotidien.

Une préparation opaque et mensongère

Le projet a été engagé au début de l’année 2014 par une discrète consultation interministérielle, et devant le consensus des ministères, la France a alors saisi le Conseil de l’Atlantique Nord d’une demande de ré-adhésion… qui trouve avec ce projet de loi son épilogue. « Mieux vaut co-diriger que subir » : Hollande peut utiliser le vocabulaire de Sarko.

En toute tranquillité, le projet de loi fait référence à un rapport rédigé par Hubert Védrine en 2012,… à ceci près que le rapport était critique sur ce projet, estimant que voir la France « se fondre » dans la pensée de l’OTAN était « un risque à terme, pas immédiat, mais réel, à prendre en compte ». A force de « s’en remettre » aux structures internationales, l’armée française pourrait perdre « sa capacité propre d’analyse des menaces, de réflexion et de prévision sur les scénarios et même de planification ».

Certes. Mais, après tout il nous reste les « valeurs de la République… » et la « laïcité à la française » et autres falbalas franchouillards, autant de phares dans un monde troublé…

00:47 Publié dans Institutions | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : france, souveraineté, otan

Note sur"la France bellicistes ",par l'administration du blog .Fallait-il douter des intentions bellicistes des socialistes depuis l'opération génocidaire Turquoise dont la responsabilité revient à Mitterrand?Le pire de la voyoucratie de l'action nationale Française au Rwanda remonte à la surface avec une déclaration de politique générale au tout début de la politique Présidentielle en menée par Valls/Hollande dès 2014 :

-" . Tout juste nommé, le gouvernement de Manuel Valls endosse sans ambiguïté la politique conduite au Rwanda entre 1990 et 1994. Le 8 avril, lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale, le nouveau Premier ministre réfute « les accusations injustes, indignes, qui pourraient laisser penser que la France ait pu être complice d’un génocide au Rwanda alors que son honneur, c’est toujours de séparer les belligérants ». Trois jours plus tard, dans un message aux armées à l’occasion du vingtième anniversaire de l’opération Turquoise, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se fonde sur les conclusions de la Mission d’information parlementaire (MIP) présidée par Paul Quilès en 1998 pour fustiger les « accusations inacceptables qui ont été proférées à l’encontre de l’armée française ces derniers jours ». Et le 15 avril, Fabius cite lui aussi le rapport de la MIP « qui a établi la vérité des faits » pour juger « inacceptables » les propos tenus par Paul Kagame."

http://survie.org/billets-d-afrique/2014/235-mai-2014/article/genocide-des-tutsi-du-rwanda-l-4718

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Retour complet de la France dans l’OTAN

samedi 23 janvier 2016

Par Claude Angeli

Un très discret projet de loi prévoit de réintéger toutes les instances militaires de l’Alliance. Celles que le général de Gaulle avait rejétées, car trop soumises à Washington.

Le 4 janvier à l’Élysée, le Conseil des ministres a approuvé un très important projet de loi avec une pudeur inhabituelle. Préparé sans bruit au Quai d’Orsay, ce texte prévoit la réintégration complète de la France et de son armée dans les instances militaire de l’OTAN. Le tout sera soumis au vote du Parlement. Comme souvent, afin d’éviter, autant que possible, un débat gênant avant le vote des députés et des sénateurs, le gouvernement avance masqué. Voilà trois mois, avant même les attentats du 13 novembre, ce fut déjà le cas. "L’intervention de l’armée en France contre Daech", écrivait alors Le Canard, est envisagée en catimini, et des textes sont en préparation, sous le contrôle de Manuel Valls, pour définir "un cadre juridique" à ces opérations militaires, sans aucun rapport avec Vigipirate.

Ce camouflage gouvernemental se révélera payant. Aucun article, sauf erreur, avant décembre, dans les autres médias nationaux. « Ce retour socialiste dans l’OTAN », selon la formule ironique d’un diplomate, ne s’effectuera peut-être pas sans heurts. Dans l’armée, au Quai d’Orsay, à l’Assemblée, au Sénat et chez les spécialistes de la Défense, il doit bien se trouver encore des gaullistes, même modérés, et des souverainistes de tous bords capables de nourrir un débat public. Avant que le Parlement ne se mette au garde-à-vous.

C’est en 1966 que de Gaulle décide de prendre des distances avec l’OTAN, afin, dit-il, de « recouvrer le plein exercice de la souveraineté nationale ». États-majors et militaires américains font aussitôt leurs bagages et partent s’installer à Mons, en Belgique, tandis que les forces françaises ne sont plus mises à la disposition des chefs de l’OTAN. Nouveaux venus à l’Élysée, en 1981 et en 2002, Mitterrand et Chirac se montrent bien moins hostiles à la Grande Amérique que leur fameux prédécesseur, et, sous leur présidence, « des liens plus politiques que militaires » sont renoués avec l’OTAN, selon un expert en stratégie.

En 2009, Sarkozy ne se cache pas, lui, d’être pro-américain. Il décide de « réintégrer » certaines instances militaires de l’OTAN, auxquelles accèdent plusieurs généraux français, mais il hésite à sauter le pas. Il se garde de ratifier le « Protocole de Paris », qui vaut « acceptation » de la doctrine de l’OTAN. Malgré cette relative prudence, le PS ne l’épargne guère, à l’instar des autres partis de gauche. À peine élu à la présidence, Hollande veut savoir si Sarkozy n’a pas été trop loin, et il demande à Hubert Védrine de l’éclairer sur ce point. Le 14 Novembre 2012, l’ancien ministre des Affaires Étrangères de Mitterrand lui remet un rapport des plus vachards. « La France doit garder sa vision propre. Elle ne doit pas s’en remettre à l’OTAN. Elle doit investir dans une réflexion stratégique », conseille Védrine au nouveau chef de l’État. Et, insiste-t-il, les commandements militaires de l’OTAN sont la « courroie de transmission du Pentagone ».

Si des parlementaires ignorent encore cette réalité, il faut les « affranchir », avant qu’ils ne soient invités à accepter ce nouveau tête-à-queue socialiste.

Le Canard Enchaîné N° 4969 du 20 janvier 2016

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