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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 06:32

Le documentaire "Ecolos ennemis d’état",fourni par KM Production et programmé le 30 novembre " dans spécial investigation,sur canal plus ,sera amputé d'un sujet sur l'espionnage du militant antinucléaire Stéphane Lhomme par EDF ,les RG et la DST du temps de Sarkozy.

La chaine de Bolloré à préféré ne conserver que les affaires de l'ère Hollande ,(barrage de Sivens ,Aéroport Notre Dame des Landes ,etc...)

Autre heureux hasard :

Le militant Stéphane Lhomme est visé par une plainte de Bolloré ,pour avoir mené des opération symbolique de débranchement de ses voitures électriques ,autolib' à Paris et Bluely à Lyon.

Mais canal plus va certainement nous expliquer que le docu était trop long ....( Article du canard enchainé )

à voir,

https://www.youtube.com/watch?v=4Zu8kYVPNsQ

ce documentaire qu'a fait suivre Jean-Pierre, le père de Rémy,Fraisse .

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Monsieur le Président, nous n’avons pas les mêmes urgences. Lettre ouverte à François Hollande

Monsieur le Président, Je vous écris dans un état d’urgence. Dans une heure, je tenterai de me rendre place de la République, à Paris. Je sais que la manifestation sur le climat est interdite. Mais je compte protester contre l’interdiction de manifester.

Certes, les attentats obligent à des mesures de précaution. Cependant, le 13 novembre, c’étaient le Stade de France et le Bataclan que visaient les terroristes, ainsi que des cafés. Or les matches de football ne sont pas interdits, ni les concerts ; on nous invite même à célébrer nos valeurs en terrasse, autour d’un verre. Qui peut croire que c’est pour des raisons de sécurité qu’on autorise les marchés de Noël, et que l’on interdit les manifestations politiques ?

Sans doute sommes-nous censés respecter la loi. Mais il importe de le rappeler : la démocratie ne se réduit pas au vote parlementaire. S’agit-il encore de terrorisme, quand de simples opposants politiques sont assignés à résidence ? L’État de Droit est-il bien respecté ? « il y a des mesures qui ont été votées à l’Assemblée nationale qui ont une fragilité constitutionnelle » ; aussi n’était-il pas question pour lui de saisir le Conseil constitutionnel, qui risquait de « faire tomber 786 perquisitions et 150 assignations à résidence déjà faites. »

D’ailleurs, la France en a prévenu le Conseil de l’Europe : au nom de la sécurité, elle s’autorise à « déroger à la Convention européenne des Droits de l’Homme »… Pour ma part, au nom de la liberté, je m’apprête à déroger à une loi d’exception. Car ce ne sont pas les manifestations qui menacent aujourd’hui la République ; c’est leur interdiction. C’est la quasi-unanimité des députés qui votent aveuglément une loi liberticide. C’est un gouvernement où la ministre de la Justice s’efface devant le ministre de l’Intérieur. C’est l’État d’urgence, dès lors qu’il peut être prolongé sans fin. Et c’est le président de la République lui-même, s’il n’est plus le garant de la Constitution.

Les pouvoirs que vous confère l’État d’urgence, vous n’en abuserez que modérément, nous explique-t-on ; je n’en suis que modérément rassuré. En fait d’être « normale », votre présidence risque d’avoir surtout servi à normaliser l’anormal. Or la banalisation de l’exception est d’autant plus inquiétante que la droite, voire l’extrême droite, vous succéderont au pouvoir, demain ou après-demain. Vous avez déjà repris leur langage. Le Premier ministre profite de la peur des attentats pour déclarer aux Allemands : « l’Europe doit dire qu’elle ne peut plus accueillir autant de migrants, ce n’est pas possible ». Quant à vous, Monsieur le Président, en brandissant la menace de la déchéance de nationalité, qui n’aidera évidemment en rien à lutter contre les attentats-suicides, vous assimilez immigration et terrorisme, à l’instar de votre prédécesseur. C’est légitimer les discours racistes et xénophobes.

À leur tour, vos successeurs reprendront vos outils. Une fois au pouvoir, la droite et l’extrême droite n’auront qu’à utiliser le cadre juridique et politique que vous leur laisserez en héritage. Étendre la définition de la légitime défense pour les forces de l’ordre, n’est-ce pas donner de la force aux désordres à venir ? Et plus tard, lorsque l’État d’urgence sera pérennisé, quand l’État d’exception deviendra la règle, comment nous mobiliserons-nous si nous ne le faisons pas dès maintenant ? L’histoire jugera votre rôle dans l’avènement d’un régime autoritaire, que portera demain la droite avec l’extrême droite. Ceux d’entre nous qui préviennent contre les périls de l’État d’exception sont accusés de faire le jeu du Front National, voire des terroristes de Daesh. Pour avoir signé l’appel à braver l’État d’urgence, j’imagine que me voici fiché – si je ne l’étais pas déjà. Tant pis. Quant à moi, j’estime de ma responsabilité de refuser d’être assigné à résidence – que ce soit par le terrorisme ou par la lutte contre le terrorisme. L’urgence, ce n’est pas « l’état de siège », lapsus révélateur du ministère de l’Intérieur. C’est aujourd’hui de nous manifester pour défendre nos libertés. Monsieur le Président, nous n’avons pas les mêmes urgences.

blogs.mediapart.fr

-Lettre d’un assigné à résidence contre « l’arbitraire »(arrêté d'assignation :Open publication - Free publishing )

Un Ariégeois assigné à résidence au motif qu’il aurait « envisagé de rejoindre la région parisienne pendant le déroulement de la COP 21 » publie une lettre ouverte. Preuve supplémentaire, s’il en fallait une, que les dérogations au Code de procédure pénale permises par l’État d’urgence sont largement utilisées pour faire taire les militants écologistes. Voici ci-dessous sa lettre ouverte.

Le 26 novembre, à 17h30, les trois gendarmes de mon patelin sont venus chez moi pour me signifier mon assignation à résidence. On m’a laissé un papier, signé du ministre de l’Intérieur. Le texte « légal » invoqué le plus ancien a dix jours, autant dire que c’est du tout frais. Donc il faut « assurer la sécurité de la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques dite COP 21 » ; et, étant donnée « la gravité de la menace terroriste », des « mesures particulières » s’imposent. Et voilà (ce sera la seule justification). Il ne faudrait tout de même pas que des écologistes fous et sanguinaires ne viennent à « détourner » les « forces de sécurité » (forces répressives) qui sont tant et tant occupées à « lutter contre la menace terroriste », c’est à dire, en réalité, à perquisitionner n’importe où et assigner n’importe qui à résidence.

Bon, passons sur les détails. En tout cas, je dois pointer, trois fois par jour, à 18 km de mon domicile, jusqu’au 12 décembre inclus : soit 1 728 km. Bonjour le bilan carbone ! Le reste du temps je ne peux pas quitter mon village. Et mon domicile, de 20 heures à 6 heures. Il faut encore montrer que moi, j’en suis un, d’écologiste fou et sanguinaire. Pas de problème, allons-y : « Considérant que Mr X (…) envisage de rejoindre la région parisienne pendant le déroulement de la COP 21 ». Alors ça c’est tout de même quelque chose. Envisage ! Et c’est tout, pas de preuve, pas d’indice, rien. Puis vient l’énumération de quelques anciens délits mineurs, déjà jugés ; après quoi on évoque mon milieu : « la mouvance contestataire » (sic) ; sans bien sûr oublier que je fais « partie d’un groupe d’individus » (sic).

Il faut bien dire que l’assignation à résidence, et le contrôle judiciaire trois fois par jour, c’est une peine. Ce n’est pas une mesure préventive, c’est une mesure punitive. Ça s’apparente à une peine d’enfermement ; en fait c’est à peu près comme le port d’un bracelet électronique. Cette peine est prononcée sans instruction, sans jugement, sans preuve, et même sans infraction. On punit un profil (le mien en l’occurrence), c’est-à-dire qu’on ne me sanctionne pas pour quelque chose que j’aurais fait, mais pour ce que je suis (ou ce que je suis supposé être). C’est comme toujours : ces faits mentionnés, ils ont déjà été jugés. On me condamne donc une deuxième fois. Et la prochaine fois, sur le papier, y aura-t-il écrit, en plus : « l’intéressé a fait l’objet d’une mesure d’assignation à résidence du tant au tant » ? En somme, mon cas s’aggrave tout seul... Un recours au tribunal administratif est possible : la réponse arrive, en moyenne, selon mon avocat, après un an et demi. Donc pour les grossières erreurs de procédure de mon assignation à résidence (par exemple, la contradiction entre l’interdiction de quitter ma commune et l’obligation d’aller pointer dans une autre), je ne peux me « plaindre » à personne : il s’agit d’une sanction sans appel.

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas ici de clamer mon innocence. On le sait, que définir des « innocents » justifie la répression des autres, les « coupables ». Il n’y a pas de coupables, ni d’innocents, et ça n’est pas une parole creuse : quand je pointe à la gendarmerie, il y a d’autres personnes qui sont là aussi, qui ont des barbes, des fichus sur la tête. Je me fous, à ce moment précis, de leur « profil » ; je ne peux voir que la brève condition commune qui nous est faite, à savoir que nous sommes réprimés. La répression ne doit pas nous diviser en coupables et en innocents, mais au contraire être l’occasion de témoigner une solidarité minimale, que ce soit avec les « militants écologistes » ou avec les milliers de musulmans qui subissent un enfer permanent. Si mon cas semble ubuesque, ou arbitraire, ou fou, que dire des centaines de personnes arrêtées, humiliées, assignées, perquisitionnées, enfermées, licenciées, depuis le début de l’État d’urgence ? Et encore, pour moi, ça ne devrait durer que seize jours, mais pour d’autres, l’assignation est sans limite de temps !

La première décision sous l’État d’urgence a été d’interdire les manifestations « revendicatives » (sic) ; mais on maintient les matchs de football, les centres commerciaux restent ouverts, et « de très nombreux chefs d’État » vont se sont pointés au Bourget. Il s’agit de montrer au monde que tout va bien, ici (en France), que la conférence sur le climat va tout régler, le sort du monde et le reste d’ailleurs, et qu’il ne va rien se passer. Il s’agit d’un glissement (pour protéger les « libertés », on les abolit ; le « pays des Droits de l’Homme » décide de « déroger à la convention européenne des Droits de l’Homme » ; etc.) qui fait passer du supposé « État de Droit » à sa version totalitaire et arbitraire, c’est-à-dire dépourvue de Droits (il n’y a aucune exagération). En tous cas, tout ce qui est possible doit nécessairement être essayé, c’est le propre du fonctionnement administratif. Ceci ne veut pas dire qu’il y a des stratégies très élaborées, ou précises, etc., de la part de l’État, c’est même plutôt le contraire qui est vraisemblable.

En tout état de cause, cette logique extensive de la répression est connue. Qu’on se souvienne qu’à l’origine, les prélèvements d’A.D.N. étaient prévus pour les seuls pédophiles, et qu’à présent ils s’appliquent à tout délit. La répression ne peut rester spécifique, elle a toujours vocation à être générale. Qu’on se souvienne que le plan Vigipirate était prévu pour durer quelques mois, et qu’il n’a jamais cessé. La répression ne peut rester temporaire, elle a toujours vocation a être permanente. Il ne resterait plus qu’à dire que, depuis que des centaines de musulmans ont été arrêtées, il n’y a pas eu d’attentat : ce qui prouve bien qu’il s’agit d’une mesure efficace ! Ne nous habituons pas à la répression. Manifestons. Soyons solidaires.

À bas l’État d’urgence !
Signé : un assigné
Au Mas d’Azil, le 29 novembre 2015

Open publication - Free publishing


" La COP 21 se déroule du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris. François Hollande veut faire de cette grand-messe contre le réchauffement climatique un temps fort de son quinquennat et la preuve de son engagement écologique. Au même moment, en région, des militants se battent contre plusieurs grands projets, soutenus par le gouvernement, jugés polluants ou destructeurs d’environnement (barrage de Sivens dans le Tarn, nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, etc...). À la demande des préfets, les CRS interviennent régulièrement pour déloger les « zadistes », installés sur les sites à construire. Depuis quelques mois, les confrontations ont fait plusieurs blessés graves et un mort (Rémi Fraisse). Affrontements physiques, guerre médiatique, bras de fer judiciaire, la rupture est consommée entre l’État et les écolos radicaux. Dans la dernière loi sur la Sécurité, ils sont désormais soumis aux mêmes procédures... que les djihadistes islamistes."

http://altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article29992

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