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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 05:25

Monsieur le Président, pour la COP21 : abandonnez l’aéroport de Notre-Dame des Landes !

Cher-es ami-es,

Aux conférences de l'ONU sur le climat, les discours enflammées cachent souvent la faiblesse des actes. La COP21 n’échappe pas à cette règle.

Alors que le Président de la République invite des dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement à agir rapidement pour éviter le crash climatique, son premier ministre s’entête à défendre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes.

N’est il pas incohérent de vouloir un accord international divisant nos émissions de gaz à effet de serre par quatre tout en défendant des projets locaux ayant une incidence significative sur nos émissions de CO2 ?

Cet aéroport est justifié au nom d’un bien hypothétique triplement du trafic aérien d’ici à 2050 !

A l’évidence, pour avoir une réelle influence sur le dérèglement climatique, la COP21 doit amener le gouvernement Français à montrer l’exemple en abandonnant le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes.

Penser globalement, c'est bien... Agir localement, c'est mieux !

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Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.★ - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.

Stéphen, Martin, Mickaël, Julie, Benjamin, Magali et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.
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Militants assignés à résidence: lettre ouverte à Manuel Valls

Dans un courrier adressé au premier ministre, Mes Muriel Ruef et Alexandre Faro, qui défendent des militants du climat assignés à résidence, s'indignent du traitement infligé à leurs clients. « Ce sont vos opposants politiques que vous avez placés sous résidence surveillée, comme l’aurait fait n’importe quel régime autoritaire », dénoncent-ils.

Monsieur le Premier Ministre,

La Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement climatique (dite COP21) s’ouvre demain à Paris dans un climat de deuil qui ne tient pas seulement aux faits survenus le 13 novembre dernier.

À la veille de ce rassemblement sans précédent de Chefs d’État et de Gouvernements, vous avez décidé d’offrir au monde qui nous regarde le visage inquiétant d’un pays triste et muselé, aux rues vides et à la contestation étouffée.

Profitant de l’émotion et de la peur qui nous ont légitimement envahis au moment de ces attentats, vous avez, à la faveur de l’instauration de l’état d’urgence, sorti des vieux cartons de l’Empire la pratique de l’assignation à résidence.

Or, les mesures liberticides se justifient toujours par la promesse qu’elles ne s’appliqueront qu’aux salauds désignés. Vous l’avez vous-même confirmé devant la Représentation Nationale en arguant de leur efficacité dans la lutte contre le terrorisme. Il était pourtant évident que ces assignations à résidence auraient vocation à s’appliquer dans les seuls cas où la justice pénale, avec son arsenal complet de mesures (garde à vue, contrôle judiciaire, perquisition,…), ne trouverait pas à s’appliquer, c’est à dire contre les personnes contre lesquelles il n’existe aucune preuve démontrant qu’elles ont commis ou tenté de commettre une infraction. Nous étions donc déjà loin des salauds.

En désignant ainsi des personnes et en les empêchant de mener une vie normale vous portez une atteinte manifeste à d’autres valeurs essentielles de notre droit républicain que sont la présomption d’innocence, la liberté de circuler et la liberté de travailler et d’entreprendre. Tout ceci au nom d’un impératif de sécurité légitimée par la lutte contre le terrorisme.

Ce 25 novembre, quelques jours seulement après avoir imposé l’état d’urgence, votre gouvernement franchi un cap supplémentaire en assignant à résidence des militants environnementaux et sociaux impliqués dans la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et dans l’organisation - au grand jour et depuis plusieurs mois - des manifestations prévues à l’occasion de votre conférence internationale. Des policiers en civil sont postés en permanence devant leur porte, et ils doivent pointer trois fois par jour au commissariat.

Ce sont ainsi vos opposants politiques que vous avez placés sous résidence surveillée, comme l’aurait fait n’importe quel régime autoritaire et comme cela ne s’est plus vu dans ce pays depuis longtemps.

Vous avez utilisé la peur et l’émotion pour bâillonner une opposition à l’heure d’une réunion diplomatique sans précédent, justifiant ces mesures par l’emploi des mots «violences», «mouvance contestaire» et «ultra gauche», expressions vides de faits comme de sens, créées de toute pièce, sans la moindre consistance.

Vous aurez cependant du mal à faire croire aux spectateurs du monde entier que les militants qui s’impliquent et qui organisent la contestation légitime à votre manière de gérer le désastre environnemental constituent des menaces pour leur sécurité.

Vous offrez au monde entier le sombre spectacle d’un pays déstabilisé par les attentats au point de renoncer à ses valeurs les plus essentielles, celles-là même que les terroristes cherchaient à atteindre ce 13 novembre.

Il aura donc suffit de douze jours pour mettre à genoux notre héritage révolutionnaire.

Il semble en effet acquis, à la lumière de vos récentes déclarations, que vous envisagez fort naturellement la poursuite de ce que les plus naïfs appeleront «une parenthèse autoritaire» bien au-delà des trois mois légaux. Vous en auriez même informé la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Les assignations à résidence de ceux qui s’opposent à vous sont, dans ces circonstances, une honte, une honte abjecte et intolérable qui emporte, avant même qu’elle n’ait commencé, votre Conférence du Désastre dans les poubelles de l’Histoire.

Nous devons cependant craindre la suite, lorsque les caméras mondiales regarderont ailleurs et que vos mesures d’exception deviendront la règle.

Il nous reste alors à espérer que les philosophes et les historiens qui, depuis plusieurs jours, appellent par voie de presse à la vigilance populaire vis-à-vis des pouvoirs que vous vous êtes octroyés soient enfin écoutés, et que la contestation, que vous tentez de museler, enfin se fasse entendre.

Muriel RUEF Alexandre FARO

Avocate au Barreau de Lille Avocat au Barreau de Paris

-Olivier Lasbouygues:"Je n’en attends rien de particulier(De la cop21), car je préfère agir. Les solutions viendront du bas, du terrain. "

Publié le 02 décembre 2015

L'APRES PETROLE

COP21 : Liter of light apporte la lumière à des milliers de personnes

Une bouteille d’eau, une Led, une batterie, un panneau solaire et le tour est joué ! Ce système peu coûteux et très simple a été imaginé par Liter of Light (un litre de lumière en français), une ONG présente dans plus de 30 pays, dont le but est de permettre à des milliers de personnes dans les pays en développement d’accéder à l’énergie, tout en respectant l’environnement. Aujourd’hui, 1,3 milliard de personnes dans le monde vit sans électricité. Rencontre avec Olivier Lasbouygues, le président de l’ONG en France.

Novethic. Comment est né Liter of Light ?

Olivier Lasbouygues. C’est une innovation Sud-Sud,c'est à dire née dans le Sud pour les pays du Sud. L’idée d’insérer une bouteille d’eau dans le toit des maisons a émergé en 2002. La bouteille fonctionne comme un puits de lumière et permet d’apporter de l’éclairage pendant la journée. En 2011, le système a été amélioré pour répondre au mieux aux besoins des communautés. Après le passage du typhon Yolanda, aux Philippines, il fallait pouvoir construire des systèmes électriques très rapidement. C’est alors que nous avons amélioré Liter of Light. Dans la même bouteille, nous avons intégré une Led, des composants électroniques, un tube et un panneau solaire, le tout pour 10 dollars environ. Cela permet d’éclairer une pièce de 15 m2 à la nuit tombée, et évite l’utilisation de kérosène. Les enfants peuvent ainsi faire leurs devoirs et les parents s’occuper de la maison... Et puis, afin de résoudre les problèmes d’insécurité et de criminalité dans les rues, nous avons également transposé le système aux lampadaires.

Novethic. Quelle est l’ambition de l’ONG ?

Olivier Lasbouygues. Notre objectif est que chacun puisse s’approprier le système et avoir accès à l’éclairage. C’est pourquoi le produit est très simple à reproduire, pas très cher et accessible à tous en open source. Nous souhaitions également offrir une solution qui soit respectueuse de l’environnement, c’est le cas grâce à l’énergie solaire. Et puis, l’idée était de porter un message autour de l’utilisation raisonnée de la lumière.

L’autre volonté de l’ONG était de permettre l’émergence de micro-entreprises au niveau local afin que le système puisse être étendu et qu’il génère un revenu. Aujourd’hui, nous estimons que 200 personnes à travers le monde arrivent à en vivre et à développer une économie locale. Au total, 450 000 systèmes ont été installés ainsi que quelques milliers de lampadaires.

Novethic. Sur quel modèle économique vous appuyez-vous ?

Olivier Lasbouygues. En Asie par exemple, un particulier va économiser 5 dollars par mois grâce au système de la bouteille simple, utilisée en journée. En deux mois, la famille va pouvoir acheter les matériaux nécessaires pour fabriquer le système complexe utilisé le soir. Et avec les économies ainsi engendrées, elle pourra faire réparer le produit. Pour ce qui est des lampadaires, les systèmes sont proposés aux magasins. Pour s’assurer que ceux-ci feront bien les opérations de réparation et de maintenance, nous avons installé sur les lampadaires des chargeurs de portable que le magasin vend comme un service. Il a donc tout intérêt à ce que le système fonctionne. Nous sommes également en train de réfléchir à l’installation de purificateurs d’eau qui fonctionneraient à certains moments creux de la journée, et que le propriétaire du magasin pourrait aussi facturer au consommateur.

Novethic. Quel est votre rôle ?

Olivier Lasbouygues. Dans les pays en développement, nous intervenons principalement au début pour donner des conseils et aider à l’installation du système. Ensuite nous nous appuyons sur des partenaires locaux, généralement des personnes motivées, capables de réparer les systèmes en cas de besoin. Dans la plupart des pays, l’ONG offre le dispositif gratuitement, mais en Colombie, par exemple, l’association est devenue une entreprise qui commercialise le système.

Dans les pays développés, comme en France, où nous n’avons pas besoin de ce système d’éclairage, nous travaillons à donner de la visibilité à l’ONG pour que notre solution se propage partout et que nous recevions des soutiens, publics ou privés. Nous allons aussi mener des ateliers pédagogiques avec des élèves et des entreprises pour les sensibiliser à la question de l’accès à l’énergie. Nous essayons d’agir sur les mentalités et de changer le regard sur les pays du Sud.

Novethic. Qu’attendez-vous de la COP21 ?

Olivier Lasbouygues. Je n’en attends rien de particulier car je préfère agir. Les solutions viendront du bas, du terrain.

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