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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 09:53

Publié par Denis Colombi on 22 décembre 2015 Libellés : Sociologie des classes sociales, Sociologie économique C'est Noël,

http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2015/12/joyeux-noel-sous-condition-de-ressources.html

https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-anselme/blog/231215/francois-hollande-et-le-ps-nous-souhaitent-un-joyeux-noel

Certaines communes veulent bannir les compteurs ERDF linky qui distribueront l’énergie sous condition de ressources
, comme ici

http://www.20minutes.fr/sante/1743423-20151203-energie-commune-veut-bannir-compteurs-linky-gazp

Relève des données de consommation Linky : quand l’enfer se pare de bonnes intentions
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/compteur-linky-sens-economique-eco-1084.html

Avoir ou devenir un problème social

26 décembre 2015 par Laurent Ott KroniKs des Robinsons

Les pauvres, nos ennemis

Josiane Reymond, pédagogue sociale, et fondatrice de l’association Terrain d’Entente (en Pédagogie Sociale, à Saint – Etienne) a écrit une réflexion forte sur le titre : " Ces pauvres qui deviennent peu à peu les ennemis des services sociaux ".

Elle y développe l’idée comment l’impuissance du Travailleur Social actuel, pousse inexorablement ses acteurs à s’opposer et à prendre progressivement en grippe les pauvres et précaires pour qui ils ne peuvent plus rien faire.

Elle exprime à ce sujet comment ce processus repose sur une inversion extraordinaire : le problème, les problèmes amenés par les personnes qui les subissent font que c’est la victime elle même qui devient le problème.

Le secteur Social évolue ainsi, au travers de ses pratiques, qu’il identifie de plus en plus les pauvres comme des problèmes au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans l’impuissance à agir sur les processus d’exclusion, de discrimination et de précarisation ;

Le manque d’outillages, de possibilités d’agir sur les racines et les causes des phénomènes de destruction des liens sociaux , amène les acteurs du lien social à identifier les publics aux problèmes à éliminer. Dès lors, la pénalisation des victimes est en marche et prendra la forme de « contrats rompus » de « conditions non remplies », d’exclusion des dispositifs ou de simple renvoi vers un monde extérieur où on ne met plus les pieds.

Il faut bien comprendre cette sourde relation entre l’impuissance où sont rendus les professionnels sociaux par le cours de leurs propres institutions et la tendance à la mise en distance, au refus de prendre en compte ou carrément au renvoi et à la répression des publics qui signent cet échec.

Une machine à produire les précaires

C’est à partir d’un tel processus que ceux qui n’étaient auparavant que des pauvres (au sens de manque de ressources ou d’accès aux ressources) sont progressivement construits et produits par le traitement institutionnel lui même comme des précaires qui s’isolent, se replient sur eux mêmes, se renferment sous le coup d’une telle expérience.

Cr que l’on dénonce trop souvent comme des politiques ou pratiques d’assistanat regroupe dans la réalité des dispositifs qui fourmillent tellement de trappes, d’interruptions, de limitations et de fragilités qu’ils aboutissent à créer une relation inquiète avec les institutions. La défiance et la peur sont de mise dans la relation entre les publics marginalisés et les structures qui devraient leur venir en aide. Le soupçon du professionnel nourrit la méfiance de l’usager.

La rupture de droits, d’accès ou de dispositifs entretient l’illusion que le enfants, jeunes, familles trouveraient par elles mêmes des ressources dans un ailleurs qu’on se garde bien d’aller voir.

La multiplication de ces ruptures amène progressivement deux conséquences différentes chez les professionnels et les usagers :

les professionnels minimisent les problématiques sociales qu’on leur présente à travers des postures acquises de défiance et d’insensibilisation
Les précaires perdent confiance dans les instances et finissent par ne même plus réclamer. Ils s’auto-excluent eux mêmes des possibilités de prise en compte de l’étendue et de l’aggravation de leur réalité. Telle mère refuse de confier les papiers nécessaires à une association qui se propose de faire pression sur la Mairie pour scolariser ses enfants, au motif qu’un essai précédent infructueux « l’a dégoutée ». Tant d’autres refusent de témoigner et de se plaindre.

Destruction du lien social

Le prix à payer pour la société d’un tel processus est immense ; il est exorbitant. Il devient urgent de changer de cap Quelles institutions peuvent en effet se permettre que ses professionnels éducatifs et sociaux se coupent de la compréhension du Monde et de l’actualité qu’ils sont censés modifier ?

Quelle société peut accepter sa propre atomisation, la dissociation de groupe et individus, et même les phénomènes de sécession auxquels on assiste actuellement et qu’on déplore avec abondance, par ailleurs ?

Résilience sociale

La Pédagogie Sociale et cette voie qui se propose d’agir depuis l’intérieur même de la réalité que l’on prétend modifier. Le pédagogue social est DANS et non pas à l’extérieur du monde des précaires, des marginaux, des exclus et des pauvres.

Résilient social et sociétal, il inverse les processus de fragmentation qu’il subit par ailleurs pour en faire bénéficier son groupe. Son action est beaucoup plus acceptée et efficace face aux problématiques économiques, sociologiques , éducatives liées aux phénomènes d’auto-enfermement, de précarisation, de fragmentation et d’explosion sociale que nous connaissons.

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Graines d’Orties 5 cent 96

Association Intermèdes-Robinson

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