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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 08:05
Un Tribunal pour faire respecter les droits de la nature

www.novethic.fr Publié le lundi 07 décembre 2015 à 13h50

Quoi de mieux pour dénoncer les atteintes à l’environnement qu’un tribunal dédié ? C’est l’idée de la Global Alliance for the Rights of Nature, End Ecocide on Earth, NatureRights et Attac France. Des ONG qui ont organisé la troisième édition du Tribunal international des droits de la nature les 4 et 5 décembre derniers à la Maison des Métallos à Paris. L’initiative citoyenne a rassemblé des avocats, des juristes, des défenseurs de la justice planétaire et des militants du monde entier.

Présidé par Cormac Cullinan, avocat sud-africain spécialisé dans le droit de l’environnement, le Tribunal a examiné de nombreux cas de violation des droits des écosystèmes en se basant sur la Déclaration universelle des droits de la Terre Mère, signée en 2010 en Bolivie. Les énergies fossiles, la déforestation, le captage ou le stockage du dioxyde de carbone, la financiarisation et la bioingénérie ont été ainsi qualifiés de crimes contre les droits de la nature. Le Tribunal a établi que toute décision menant à un dépassement de l’objectif des 2°C constituerait également une atteinte à la nature.

Le 5 décembre, le président du tribunal a invité le Chef Raoni (Kayapo), qui milite contre la construction d’un barrage dans la forêt amazonienne, pouvant conduire à l’engloutissement d’une grande partie de la forêt. L’écologiste Vandan Shiva et José Bosé ont quant à eux plaidé contre la prolifération des OGM et de l’agriculture industrielle dans le monde. Et l’ancien député argentin Fernando Pino Solanas s’est à son tour exprimé et a dénoncé dans une tribune les systèmes de lois et de gouvernance "anthropocentrés".

Après deux journées de "procès", la procureur Linda Sheehan a appelé les 13 juges présents à condamner le projet d’accord remis à Laurent Fabius le 5 décembre dernier au Bourget.

Marie Pecquerie

-La vie menacée de l'avocat du centre d’action juridique, environnementale et sociale du Guatemala n'est toujours pas protégé par l'État guatémaltèque .

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Posted 2015/12/7

Mise à jour - Guatemala - menaces de mort contre le défenseur des droits humains Pedro Rafael Maldonado Flores

Photo via panorama.ridh.org

Le 30 novembre 2015, le défenseur des droits humains Pedro Rafael Maldonado Flores a reçu des menaces de mort sur son compte Twitter.

Rafael Maldonado Flores est directeur du département d'aide juridique et assistant-juriste au Centro de Acción Legal Social Ambiental de Guatemala – CALAS (Centre d’action juridique, environnementale et sociale du Guatemala). CALAS œuvre en faveur de la participation des communautés et pour les droits collectifs des communautés indigènes face aux problèmes environnementaux. Le défenseur travaille sur des procédures juridiques qui défendent les droits des communautés locales affectées par les projets miniers qui leur sont imposés, notamment par la compagnie minière transnationale Tahoe Resources Inc., et sa filiale guatémaltèque Minera San Rafael S.A. Il travaille aussi sur les poursuites intentées dans le cadre de la criminalisation des défenseur-ses des droits humains.

Le message menaçant qu'il a reçu était envoyé du compte d'Armando Romero (@Armarome78) et disait "tu es à court de temps, je te conseille de fuir, sale cochon fils de pute. tu es prévenu". (e te acaba el tiempo, te aconsejo que huyas cerdo hdp. Guerra avisada no mata gente”). Il semble que ce compte ait été créé dans le seul but de menacer et intimider Rafael Maldonado, car le compte n'a aucun follower et n'a publié que des tweets pour intimider l'avocat en droits humains.

Le défenseur est bénéficiaire des mesures de protection de la Commission interaméricaine des droits de l'Homme (CIDH). Cependant, l'État guatémaltèque n'a toujours pas mis en place ces mesures et ne le protège pas.

Le défenseur des droits humains étaient dans les bureaux de CALAS le 29 juillet 2015 lorsqu'un tireur inconnu qui circulait en moto a tiré plusieurs coups de feu à l'extérieur. Il a également reçu des menaces de mort en mai 2015; une inconnue l'avait abordé dans une banque et lui avait dit "vous allez bientôt payer pour ce travail. Vous allez voir ce qu'il va se passer à cause de ce que vous faites contre la mine, vous causez beaucoup de dégâts et ils vont vous tuer" (Ya va a pagar ese trabajo que esta haciendo. Va a ver lo que le va a pasar por ese trabajo que está haciendo en contra de la minera, usted está haciendo un montón de daño y por eso lo van a matar”).

Front Line Defenders est préoccupée par ces menaces de mort proférées contre Pedro Rafael Maldonado Flores, ainsi que par les actes d'intimidation et de harcèlement qui visent continuellement les membres de CALAS, car tout cela semble uniquement motivé par leur travail légitime.

  • English
  • http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/politique-syndicalisme/article/confederation-paysanne-ses-solutions-pour-le-climat-205-115175.html Cop21 Confédération paysanne : ses solutions pour le climat
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    lundi 7 décembre 2015 à 15:44 • Amélie Bachelet • Terre-net Média

    Alors que les négociations sur le climat battent leur plein à la Cop21, la Confédération paysanne dénonce les solutions proposées par les multinationales et présente les siennes.

    Le syndicat dénonce l'attitude des multinationales qui « se donnent une image positive, avec des solutions qui ne feront en fait qu'accentuer la crise climatique, en particulier en agriculture ».

    D'abord, selon le syndicat, les OGM ne permettent pas d'atténuer les changements climatiques en permettant de diminuer l'usage des pesticides comme le prétendent certaines multinationales. A l'inverse, il estime que « les tolérances des OGM à un ou plusieurs herbicides ou insecticides crée rapidement des résistances et des adaptations qui font apparaître des plantes indésirables ou des ravageurs ». De plus, « les OGM appartiennent à un système agro-alimentaire industriel qui brevette le vivant et accapare les savoir-faire paysans »

    Sur les agrocarburants, la Confédération paysanne affirme qu'ils ne sont pas la solution pour réduire la dépendance au pétrole et donc les émissions de gaz à effet de serre. Pour elle, leur production mobilise de grandes surfaces de terres agricoles au détriment de la production alimentaire et entraîne la déforestation notamment en Amazonie.

    La Confédération paysanne conclut sa présentation en indiquant que les seules véritables solutions pour freiner les émissions de gaz à effet de serre dues à l'agriculture résident « dans l'agriculture et l'agro-écologie paysannes. »

    Voir le document complet : "Climat, vrai problème, fausses solutions" l

  • Le papier suivant de RMJ traite du sort des gens ,qui "ne se débat plus sur l’agora, mais dans les conseils d’administration des firmes privées et dans des négociations européennes et internationales sur lesquelles ils n’ont aucune prise."Pourquoi ne pas choisir au second tour des régionales,l'option de voter blanc,que Raoul Marc JENNAR prône pour lui même ? ...

  • Les 23 millions qu’on n’écoute pas

    à force de prendre les électeurs pour des imbéciles

    08 déc 2015

    Dimanche, ils étaient 21 941 750 à s’être abstenus. 526 595 ont choisi de voter blanc et il y a eu 347 111 votes nuls (chiffres du Ministère de l’Intérieur le 7/12). Cela représente plus de 54% des électeurs inscrits. Plus de la moitié du corps électoral de la nation. Que la classe politique et médiatique traite avec mépris.

    On s’interroge – trop peu et trop superficiellement – sur trois ou quatre motivations du vote FN. Mais aucune interrogation sur les abstentions et les votes blancs, sur ce rejet massif d’un système politique et d’une classe politique qui n’inspirent plus confiance. Pire, aucune interrogation sérieuse sur la conviction, partagée par des millions de citoyens, qu’il ne sert à rien de voter, qu’il n’est plus possible d’orienter le cours des choses. Ils sont des millions à avoir compris que leur sort ne se débat plus sur l’agora, mais dans les conseils d’administration des firmes privées et dans des négociations européennes et internationales sur lesquelles ils n’ont aucune prise.

    Des centaines de fois, au cours de mes conférences, j’ai entendu dire : « en 2005, nous avons été une majorité à donner une opinion précise sur l’Union européenne et vous savez ce qu’on en a fait. A quoi bon encore aller voter ? ». Depuis 2012, les 18 millions d’électeurs de Hollande assistent, consternés, à la mise en œuvre des choix de Sarkozy par les parlementaires PS qu’ils ont élus. Ils voient que c’est aux attentes du MEDEF que répond le gouvernement soutenu par ces mêmes parlementaires PS. En 2012, Hollande n’avait pas annoncé qu’il ferait la politique voulue par le MEDEF. Le PS n’avait pas annoncé qu’il renonçait à se battre pour la justice sociale. Il n’avait pas annoncé qu’il adhérait sans réserve aux politiques ultra-libérales de l’Union européenne. Il n’avait pas prévenu qu’il ferait appel pour gouverner à une multitude de conseillers porteurs des idées de droite. Il n’était pas dit que le grand vaincu des primaires PS deviendrait le « chef de la majorité ».

    En quoi, aujourd’hui, PS et LR diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de politiques économiques et sociales, d’emploi, de la place des services publics, du droit du travail, de l’âge de la retraite, de la mise en concurrence des établissements scolaires et hospitaliers, de l’application des directives et traités de l’UE, de l’adhésion à l’OTAN, du soutien à des traités de transfert du pouvoir au secteur privé comme l’accord UE-Canada, comme le projet UE-USA, comme la négociation de l’accord sur le commerce des services ? En quoi diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de démanteler les avancées du programme du Conseil National de la Résistance ? En quoi diffèrent-ils dès lors qu’il s’agit de mettre fin à un Etat régulateur et re-distributeur ? De Jospin à Hollande, de Chirac à Sarkozy, on a vu la mise en œuvre des mêmes politiques.

    Quand ceux qui se prétendent socialistes font la politique du patronat, quand ceux qui se prétendent gaullistes soumettent la France aux diktats de Bruxelles et de Washington, qui prendre encore au sérieux ? Quand l’alternance se réduit à un changement de personnes et de paroles, pour se concrétiser par des politiques identiques, où est le choix ? Il n’y a plus de choix, si ce n’est celui de la colère ou de l’abstention.

    Les électeurs du PS ont fait comprendre leur désarroi aux municipales, aux européennes, aux départementales. Mais pas un seul instant, le PS ne s’est remis en question. Il avait déjà refusé de le faire en 2002. Il persiste après chaque scrutin où il encaisse une défaite majeure. Il a toujours raison. Son autisme s’applique à son propre électorat. Par contre, il est tout ouïe pour les attentes des banquiers et des hommes d’affaires.

    Alors, si on les juge à leurs œuvres et non à leurs promesses, quelle différence entre un Bartolone ou une Pécresse, en Ile de France, entre un Queyranne ou un Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes, entre une Delga ou un Reynié en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, etc, etc… ?

    Dimanche, je ne m’abstiendrai pas. Je respecte trop cette immense conquête démocratique qu’est le suffrage universel. Je voterai blanc pour manifester mon rejet total d’une caste de gens qui font carrière plutôt que servir, qui sont plus obsédés par occuper le pouvoir selon les vœux du MEDEF qu’à l’exercer selon les convictions proclamées, qui vident le droit de vote de toute influence réelle et poussent les gens qui veulent encore se faire entendre à voter FN.

    Raoul Marc JENNAR

  • COP 21, ONG et état d'urgence

    [08-12-2015]

    Comment faire entendre les revendications des mouvements écologistes dans le contexte de l'état d'urgence ? La sociologue Sylvie Ollitrault revient sur les mobilisations des ONG en amont de la COP 21 en les réinscrivant dans l'histoire des mobilisations environnementales.

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