Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 09:58

Les énergies nouvelles comme réponse au terrorisme
https://blogs.mediapart.fr/jean-lucien-hardy/blog/261115/les-energies-nouvelles-comme-reponse-au-terrorisme

Quelques jours avant la COP21 et quelques jours après les graves attentats terroristes, il convient de souligner que les énergies fossiles ne sont pas seulement un fléau climatique: elles représentent aussi un fléau terroriste, soit comme rentrées d'argent, soit comme cibles d'actions potentielles.

On savait que le pétrole est un des pires fléaux qui soit en matière environnementale.

Mais daech a prouvé que ce pétrole était devenu aussi une gigantesque source de revenus pour le terrorisme.

Comment cela a-t-il pu se produire, c'est un autre débat.

Pour l'heure, nos pays meurtris n'ont d'autres solutions que de s'engager dans une guerre pour faire exploser des installations pétrolières et des camions citernes, comme s'il n'y avait pas déjà assez de pollution sur cette planète.

La culture mortifère des terroristes n'en a évidemment rien à cirer du réchauffement climatique.

Il est même permis de penser que les terroristes font l'affaire de tous ceux qui bénéficient des milliards du pétrole. Sans tomber dans la théorie du complot, on peut aisément imaginer que les Elf, Exon, Shell, Total, et autres peuvent se réjouir secrètement que des attentats terroristes détournent l'attention de millions de gens par rapport aux dangers du réchauffement climatique, et ce juste avant une conférence mondiale qui vient en réponse à ces dangers.

Et cela va plus loin. Il est permis de penser que les mafias terroristes n'en ont rien à cirer ni des énergies renouvelables ni du nucléaire très sécurisé qui échappe à leur contrôle comme rentrées d'argent.

On peut penser que les terroristes qui vivent du pétrole auraient tendance à s'attaquer aux installations qui font concurrence au pétrole, à savoir les installations d'énergies renouvelables ou les centrales nucléaires.

En termes d'anticipation sécuritaire, les énergies renouvelables représentent le meilleur choix, parce qu'elles sont distribuées et parce que la destruction d'une installation d'énergie renouvelable aurait un effet très limité dans le temps et dans l'espace.

Par contre, les installations nucléaires sont des cibles pour lesquelles les accidents de Three Mile Island, de Tchernobyl et de Fukushima ont démontré un potentiel de notoriété infinie dans le temps et dans l'espace. Aucune centrale n'a encore fait l'objet d'action terroriste, mais on croise les doigts, sachant que GreenPeace a bien démontré la vulnérabilité des centrales (à Fessenheim, à Nogent et à Tricastin).

Répondre à la menace du réchauffement climatique par des installations nucléaires est, déjà en soi, une aberration écologique comme le martèle le réseau Sortir du Nucléaire. Mais c'est aussi une aberration sécuritaire, car cela revient à maintenir ou à augmenter un potentiel d'effets infinis pour actions terroristes, infinis dans le temps et infinis dans l'espace.

En résumé, alors que le pétrole est menaçant en tant que source de revenus pour le terrorisme, le nucléaire est infiniment menaçant en tant que cible d'actions terroristes.

En conclusion, qu'il s'agisse du fléau climatique ou du fléau terroriste, la seule réponse valable est celle des énergies renouvelables.

Politique & Société

Dépoussiérer le droit international de l’environnement

Le 23 novembre 2015 par Stéphanie Senet

Energie,

Le Club des juristes a présenté, ce 23 novembre, un rapport pour «renforcer l’efficacité du droit international de l’environnement», en imaginant une participation accrue des ONG, des collectivités, des entreprises et des citoyens. Objectif: adapter le droit au besoin croissant de normes environnementales.

«A l’approche de la COP 21, on est en droit de se demander si les Etats respectent ou non le droit international. Notre diagnostic n’est guère optimiste.» Le ton est donné par Yann Aguila, président de la commission Environnement du Club des juristes, lors d’une conférence de presse organisée ce 23 novembre à Paris. «Nous observons clairement un double échec, en matière d’élaboration des normes internationales comme de leur application», poursuit l’avocat.

La sortie unilatérale du Canada du protocole de Kyoto en est un bon exemple. Ottawa n’a d’ailleurs jamais été mis en cause pour ce départ, lorsqu’il s’est rendu compte que le pays ne parviendrait pas à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. «La souveraineté nationale représente le premier des obstacles à l’application du droit international», résume Yann Aguila. Historiquement, ces normes se sont formées autour du principe bancal qu’elles sont conçues par et pour les Etats. «Mais ce principe ne correspond plus à l’évolution de notre société et à son besoin grandissant de normes environnementales. Notre piste pour contrebalancer la toute-puissance des Etats est donc de faire émerger la voix de la société civile», poursuit le représentant du Club des juristes.

Quand ONG et citoyens montrent l’exemple

L’action de l’ONG néerlandaise Urgenda est symbolique de ce mouvement enclenché par des acteurs non étatiques pour pallier l’inaction des responsables politiques. Urgenda a en effet réussi l’exploit, en juin dernier, de faire condamner le gouvernement néerlandais pour le manque d’ambition de son plan de réduction des émissions de GES. «Ce décalage croissant entre l’engagement des Etats et la pression des acteurs non étatiques se traduit pas une judiciarisation de la protection environnementale», résume Laurent Neyret, professeur de droit de l’environnement à l’université de Versailles. Mais le corpus juridique est loin d’être à la hauteur. Que ce soit le tribunal de district de La Haye ou la Haute cour de justice de Lahore[1], «le juge est obligé de se contorsionner pour pouvoir se prononcer en faveur de l’environnement», analyse Yann Kerbrat, professeur de droit public à l’université Paris I.

Le droit universel à un environnement sain

Pour éviter toute contorsion, le Club des juristes ouvre des pistes de réforme qui rencontrent une adhésion croissante à l’étranger selon ses membres. A commencer par la reconnaissance mondiale du droit de tout individu à un environnement sain, qui pourrait être consacré dans un troisième pacte international, dédié à l’environnement, aux côtés des pactes onusiens relatifs aux droits civils et politiques et aux droits économiques, sociaux et culturels issus de la déclaration universelle des droits de l’homme. «Nous avons une occasion en or pour cette évolution, avec le 50e anniversaire de ces pactes, qui sera célébré l’an prochain», précise Yann Aguila.

Droit d’initiative et d’intervention

De façon plus pragmatique, le Club des juristes suggère aussi de consacrer une initiative citoyenne au plan international, sur le modèle européen, qui permettrait à un million de citoyens de saisir le secrétaire général de l’ONU de la mauvaise application d’une convention onusienne, ou encore le secrétariat exécutif d’une convention-cadre comme la CCNUCC pour les changements climatiques. Autre piste: conclure une convention-cadre dédiée à la participation du public. Déjà consacrée par la convention d’Aarhus, signée par 39 Etats (principalement européens), cette convention est en train d’être formalisée sur le plan juridique en Amérique latine, selon Yann Kerbrat. Une étape supplémentaire vers sa reconnaissance mondiale.

Pour garantir une meilleure intervention des ONG devant les tribunaux, l’idée est de leur octroyer un «droit d’intervention». Ce qui leur permettrait, par exemple, de présenter leurs conclusions lors d’un procès opposant deux Etats devant la Cour de justice internationale. Des conclusions souvent pertinentes, comme l’a montré l’action en coulisses de l’ONG ICCT[2] dans la condamnation de Volkswagen par l’agence de protection américaine (EPA). Et pourquoi pas un droit de recours? Ce serait une bonne chose, mais il faut reconnaître qu’il a peu de chances d’aboutir au niveau international. Même chose pour la création d’un tribunal international de l’environnement, alors que des pays comme les Etats-Unis ou la France refusent toujours de se soumettre aux décisions de la Cour internationale de justice.

[1] Elle a donné raison, en octobre, à un agriculteur pakistanais face à l’inaction du gouvernement en matière climatique

[2] International council on clean transportation

Partager cet article

Repost 0

commentaires

  • : Le blog des empêcheurs de tourner en rond
  • Contact

                                                           
Vous êtes ici dans une 
ZONE HORS AGCS et SANS OGM


Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

Rechercher

contact