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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 08:38

Le port de commerce de Lorient est une des entrées du soja OGM en France. C’est aussi l’outil de travail des dockers.

C’est un face à face pacifique qui s’est tenu ce vendredi, à 17 h, au port de commerce de Lorient. Un face à face entre, d’un côté, les militants anti-OGM et, de l’autre, les dockers et agents portuaires de la chambre de commerce et d’industrie du Morbihan, qui gère le port de commerce de Lorient.

« L’OGM dans nos assiettes »

Lorient est une des entrées du soja OGM en France. Environ 550 000 tonnes par an. C’est contre ce trafic que se battent les militants anti-OGM. « Cet OGM est consommé par le bétail français et arrive dans nos assiettes sans traçabilité ni étiquettes », disent les anti-OGM. « Ce soja contient de fortes doses de pesticides cancérigènes », rajoutent-ils.

« L’image du port de commerce »

Les dockers CGT et leurs camarades agents portuaires de la chambre de commerce et d’industrie du Morbihan ne contestent pas le combat des anti-OGM. Mais leur manière d’agir. En septembre 2014, ils avaient pénétré dans un hangar du port et verser un produit sur le soja le rendant impropre à la consommation animale.

« Vos actions répétées sur le port de Lorient portent atteinte à son image, expliquent les dockers et agents CGT. Des clients hésitent à utiliser le port pour importer leur marchandise de peur qu’elle soit abîmée ou bloquée. Le risque, c’est qu’ils travaillent avec d’autres ports. C’est notre emploi qui est en jeu. »

Une fois par mois

La discussion entre la trentaine de dockers et la vingtaine d’anti-OGM s’est déroulée dans le calme. Elle a duré une heure environ. Les forces de police, à proximité, ne sont pas intervenues.

Les anti-OGM ont toujours l’intention de se rassembler le premier vendredi de chaque mois au port de commerce de Lorient

http://www.letelegramme.fr/finistere/quimperle/faucheurs-volontaires-un-membre-entendu-par-les-gendarmes-06-11-2015-10839599.php

Faucheurs volontaires.

Un membre entendu par les gendarmes

6 novembre 2015 à 07h42

/ Yann Le Scornet /

Le Moëlanais Yves Le Divic, qui n'a jamais fait mystère de sa sympathie en faveur du mouvement des faucheurs volontaires, a été entendu, hier en tout début d'après-midi, à la brigade locale de gendarmerie. « Il m'est reproché d'avoir collé des affiches qui dénoncent le danger que représentent les OGM et d'avoir dans le même temps écrit à la peinture des slogans qui disent la même chose : " OGM = poison légal " ; " les OGM tuent " sur les murs d'enceinte du port de commerce de Lorient. C'est une action qui s'est passée le 2 octobre dernier », explique le militant à la célèbre barbe blanche, entouré d'une quinzaine d'amis, venus lui apporter leur soutien. Les faits sont reconnus « Devant les gendarmes, j'ai reconnu y avoir participé. Je leur ai aussi dit qu'à deux reprises, en juillet 2012 et en septembre 2014, je faisais partie de ceux qui avaient détruit 3.500 t. de produits transgéniques. Dans la foulée, je leur ai fait part de mon étonnement. Jamais, en effet, je n'ai été inquiété pour ces deux destructions. Ensuite, je n'ai plus rien dit et j'ai refusé de signer les papiers que l'on me tendait ». Les faucheurs volontaires espèrent vivement que l'audition d'une des leurs aboutira à un procès. « Ce sera alors l'occasion de dénoncer sur la place publique tous les scandales qui entourent les OGM ». Voir la vidéo sur letelegramme.com

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/quimperle/faucheurs-volontaires-un-membre-entendu-par-les-gendarmes-06-11-2015-10839599.php

http://www.deputes-socialistes.eu/importations-dogm-le-parlement-europeen-rejette-la-proposition-dangereuse-de-la-commission-europeenne/

Importations d’OGM : le Parlement européen rejette la proposition dangereuse de la Commission européenne

Publié le 28 oct 2015

La délégation socialiste française a bataillé ferme contre la proposition de réforme de la procédure d’autorisation d’importation des OGM dans l’Union européenne.

Précédemment, nous avions soutenu une procédure permettant à un Etat membre d’interdire sur son territoire la culture d’un OGM autorisé au niveau européen. Par contre, transposer cette possibilité pour les importations est, à nos yeux, une erreur : en effet, cette proposition de la Commission européenne revenait à renationaliser le marché, et donc venait en contradiction avec le marché intérieur. Une telle décision aurait été non seulement contestée par la Cour de justice de l’Union européenne, mais aussi vraisemblablement par les instances de l’OMC.

Par ailleurs, un tel système n’aurait nullement empêché des détournements commerciaux et donc une présence de matières premières issues d’OGM dans les pays qui en refuseraient l’importation : rien n’aurait été contrôlable quant à l’utilisation des OGM. L’inévitable pagaille aurait donné l’occasion aux pro OGM de remettre en cause la législation récente et durement acquise sur la possibilité donnée aux Etats membres de restreindre ou d’interdire la culture des OGM sur leur territoire.

Mais le simple rejet de ce texte ne doit pas être l’alibi qui permet à tout le monde de se satisfaire du statu quo, c’est-à-dire de permettre au Conseil de continuer à ne pas se prononcer, et à la Commission de continuer à valider l’homologation de nouveaux OGM contre le fait majoritaire.

S’interroger sur l’utilisation des aliments pour animaux génétiquement modifiés, c’est poser la question du modèle de notre agriculture, de plus en plus dépendant d’aliments génétiquement modifiés pour nourrir nos cheptels. C’est cela le fond du problème.

L’agriculture européenne est, aujourd’hui, dépendante de protéines génétiquement modifiées extra-européennes. Dès lors, nous ne nous mettons plus en situation de pouvoir être souverains sur cette question. Si l’on ajoute à cela la pression du changement alimentaire en Asie, et plus particulièrement l’accroissement de la consommation de viande en Chine, la volatilité des prix du soja va s’accroître de manière délirante dans les prochaines années. Ainsi, nous sommes non seulement devenus sensiblement dépendants de l’extérieur, qui plus est sur des produits qui ne satisfont pas nos consommateurs, mais qui viendront qui plus est très vite poser problèmes à nos agriculteurs si nous ne les accompagnons pas vers un autre chemin.

Face à la défiance des consommateurs et au désarroi de certains producteurs, c’est aux citoyens qu’il revient de choisir le modèle alimentaire et agricole qui se prépare en Europe. Nous pouvons constater que, majoritairement, ce choix ne s’oriente pas vers les OGM. Le nier, c’est aggraver le sentiment de dépossession que peuvent ressentir nos concitoyens envers nos institutions, qui plus est sur un sujet aussi sensible que l’alimentation. C’est pourquoi, nous restons mobilisés contre les OGM.

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