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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 07:15

Bédarieux Une faucheuse d'OGM convoquée à la gendarmerie

MIDI LIBRE

La faucheuse avait pris part à un fauchage de parcelles d'essais de colza au GEVES à la Pouëze (Maine et Loire).

C'est à 16 h qu'une bédaricienne, faucheuse volontaire d'OGM, était convoquée en la gendarmerie de la ville, pour sa participation à un fauchage de parcelles d'essais de colza au GEVES à la Pouëze (Maine et Loire).
Elle avait un soutien important, devant la gendarmerie, de près de 50 personnes, faisant partie du collectif des faucheurs volontaires d'OGM et parmi lesquelles se trouvaient également d'autres personnes ayant participé à ce fauchage et susceptibles d'être à leur tour convoquées par les forces de l'ordre.

Une ambiance bon enfant (tambour, sirène, guitares) a régné tout le très court temps qu'a duré la convocation. A sa sortie la faucheuse a pris la parole pour dire que tout c'était bien passé, seule ne lui avait été demandé que son identité, pas de relevé, ni d'empreinte ,ni d'ADN ne lui ont été demandé. Elle a conclu en disant « je suis très touchée par le nombre de personnes présentes venues me soutenir ainsi que le mouvement. Plus on sera nombreux,moins on aura d'OGM en France ».

Ont suivi quelques prises de paroles ou l'on a pu entendre « les OGM sont toujours là. Une dizaine d'héraultais ont été aussi faucheurs.Pas d'OGM dans nos champs et on continuera le boycott de certaines marques d'huile et que la Région Languedoc Roussillon, a été choisie pour développer la culture de semences de ces plantes mutées OGM ».

Votre chronique : appel à rassemblement à Bédarieux par ...

laviedeshautscantonsdoc.blogs.midilibre.com/.../votre-chronique-appel-a...

Il y a 4 jours - Faucheurs 34 est à l'initiative d'un appel à rassemblement : « Une Faucheuse Volontaire d'OGM convoquée à la Gendarmerie...

Bédarieux : soutien à une faucheuse volontaire d'OGM

MIDI LIBRE

A près une action dans une parcelle de colza en Maine-et-Loire, en avril dernier, une faucheuse volontaire est entendue, ce vendredi, à la gendarmerie de Bédarieux.

Des faucheurs volontaires, dont une dizaine d'Héraultais, s'en sont pris à des parcelles d'essai de colza du Géves (Groupe d'étude et de contrôle des variétés et des semences) dans le Maine-et-Loire, le 5 avril dernier.
Une action qui visait, selon ceux qui l'ont menée, à "dénoncer l'absence de transparence concernant ces cultures ou ces essais de variétés rendues tolérantes à un herbicide ; réaffirmer l'obtention nécessaire et urgente d'un moratoire sur la culture et les essais de toutes les variétés de plantes génétiquement modifiées sans condition de mode d'obtention, pour être rendues tolérant à un herbicide, particulièrement les colzas et les tournesols ; reconnaître que les variétés obtenues par mutagénese sont bien des OGM pour les soumettre aux obligations dévaluation, d'étiquetage et d'information relatives aux organismes génétiquement modifiés".

Rassemblement devant la gendarmerie

Dans le cadre de l'enquête ouverte après ces faits, l'une des membres du groupe de faucheurs volontaires est convoquée à la gendarmerie de Bédarieux, ce vendredi 20 novembre, à 16 h. A l'appel des Faucheurs volontaires d'OGM de l'Hérault, un comité de soutien sera présent, dès 15 h 45, devant les locaux des militaires à Bédarieux.

Les OGM ne sauveront pas le climat

Publié le 23 novembre 2015

EMPREINTE TERRE

Des cultures qui fixent l’azote ou le méthane, des variétés résistantes à la sècheresse pour adapter l’agriculture au réchauffement... Les industries des biotechnologies mettent en avant de nombreuses innovations pour répondre aux défis du changement climatique. Une stratégie qui accompagne la volonté des multinationales des semences d’élargir leurs marchés. Mais l’efficacité de ces cultures OGM est loin d’être prouvée.

C’est ce que Monsanto, Syngenta et consœurs appellent les semences Climate Ready. Plus de 261 brevets ont été déposés en 2010 pour une tolérance à des stress environnementaux (sècheresse, chaleur...), selon l'association InfOGM. Pourtant les cultures OGM résistantes à la sécheresse tardent à faire leur preuve. Elles font même moins bien que les plantes sélectionnées par des méthodes de croisement classiques (voir notamment un article de la revue Nature.

Autre critique soulevée par certains chercheurs, les semences OGM sont uniformes, ciblées pour des conditions de culture données. Or impossible de connaître avec précision la façon dont le climat va évoluer localement, tant les dynamiques climatiques modifiées par le réchauffement global sont complexes. La question pour les agriculteurs est alors moins de trouver des solutions prédéterminées que de développer des capacités d'adaptation aux aléas du climat.

Par exemple, des recherches de l'Institut de recherche en développent (IRD) au Sahel ont montré que le mil s'est bien adapté aux forts épisodes de sécheresse des années 1970-1990, grâce à la diversité génétique au sein d'une même variété de semences. Les plantes les plus robustes aux épisodes de sécheresses se sont distinguées dans les champs et la sélection par les paysans a fait le reste.

Un autre projet consiste à réduire la contribution des cultures aux émissions de gaz à effet de serre. Depuis plus d’une dizaine d’années des recherches sur les OGM portent sur des plantes capables de réduire les rejets de protoxyde d'azote et de méthane dans l’atmosphère, deux gaz au fort pouvoir réchauffant. Par exemple, le procédé Nytrogen Use Efficicency permet aux plantes de mieux fixer l’azote des engrais industriels. Cette technologie est homologuée comme un mécanisme de développement propre par l’ONU. Il permet donc aux entreprises qui l'utilisent de répondre aux politiques du climat, voire d'obtenir des crédits carbone si un marché carbone venait à se mettre en place.

Cette stratégie sur le climat pourrait permettre aux compagnies des biotechnologies d’élargir leurs marchés, en particulier vers l'Europe et l'Afrique qui continuent encore largement de leur tourner le dos. L'annonce par Monsanto début octobre qu'il supprimerait 2 600 emplois, soit environ 13 % de ses effectifs totaux, rappelle l'enjeu de commercialiser les semences OGM brevetées après les milliards investis dans leur mise au point.

"Les entreprises des biotechnologies tentent de verdir leurs innovations en prêtant aux OGM certaines qualités environnementales qu'elles n'ont pas", rétorque InfOGM qui vient de sortir une publication sur le sujet. Organisations paysannes et environnementales rappellent en effet que les plantes génétiquement modifiées participent à l’empreinte colossale de l’agriculture sur le climat (25 % environ des émissions). Ces monocultures demandent beaucoup de produits chimiques (engrais de synthèse, herbicides, pesticides), à la différence des approches agro-écologiques vantées pour leur sobriété chimique et énergétique. Par ailleurs, la grande majorité des OGM cultivées sont destinées à l’alimentation animale, responsable d’une grande part des émissions du secteur.

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