Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 09:12

Grande distribution

Sous la pression de Greenpeace, Leclerc s’engage à réduire l’usage des pesticides chez ses fournisseurs

30 octobre 2015 par Sophie Chapelle

Finis les résidus de pesticides dans les pommes de terres achetées en grande surface [1] ? Greenpeace vient de lever ce matin le blocage de la Socamil, une centrale d’achat de Leclerc située près de Toulouse. Par cette action de désobéissance civile, l’ONG visait à discuter avec le leader de la grande distribution en France « de propositions concrètes pour réduire la présence des pesticides dans la production de notre alimentation ». Au terme de 24 heures d’occupation, un accord a finalement été conclu. La Socamil s’est engagée « à réduire fortement l’usage des pesticides dans l’agriculture ». Leclerc indique que la Socamil va « créer une Commission, composée de plusieurs adhérents, de sa responsable qualité et de producteurs locaux » qui « rencontrera dans les prochains jours une commission de travail de l’ONG afin d’élaborer ensemble un plan d’action ».

Pour Anaïs Fourest, responsable de l’agriculture chez Greenpeace, « cet engagement public va dans la bonne direction », soulignant que son ONG allait veiller à ce que « les travaux de cette commission se traduisent en des avancées concrètes qui permettront dès l’année prochaine aux agriculteurs de produire avec moins de pesticides ». Une avancée déjà perceptible en Bretagne où les 42 magasins de la centrale d’achat Scarmor ne commercialisent plus de pesticides issus de la chimie de synthèse depuis juin 2013 (notre article). « Aucune de ces actions ne s’attaque au cœur du problème », nuance Greenpeace. « En France 90% des pesticides sont utilisés en agriculture, et moins de 5% par les jardiniers amateurs. »

Depuis le 15 octobre, Greenpeace mène une campagne dénonçant l’envers du décor des « prix imbattables » de Leclerc. Alors que Leclerc représente 20 % des achats alimentaires des Français, sa politique « ne laisse actuellement pas d’autres choix aux agriculteurs que d’industrialiser leur production et donc d’utiliser massivement des pesticides alors que les impacts sanitaires et environnementaux de ces produits chimiques sont de plus en plus documentés par les scientifiques », relève Greenpeace. Sur le web, près de 70 000 personnes ont déjà écrit au directeur général, Michel-Edouard Leclerc, pour demander l’élimination en priorité des pesticides les plus dangereux – pour les abeilles et la santé humaine – dans la production des pommes et des pommes de terre, ainsi que le soutien des agriculteurs qui s’engagent à produire sans pesticides, et la transparence vis-à-vis des consommateurs.

Sophie Chapelle

[1] Voir les résultats des tests de Greenpeace sur la présence de résidus de pesticides dans les pommes et pommes de terre en grande surface.

Autre article:Roundup, l’herbicide qui sème la discorde


http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2015/10/26/roundup-l-herbicide-qui-seme-la-discorde_4797178_3244.html


Le Monde | 26.10.2015 Par Stéphane Foucart


Dans le sud de la ­Colombie, c’en est fini de la noria des ­avions militaires et des longs panaches gris qu’ils laissaient dans leur sillage. Le 15 mai, le président colombien, Juan Manuel Santos, annonçait l’arrêt de l’un des instruments de lutte contre le narcotrafic les plus controversés d’Amérique latine : l’épandage aérien d’un puissant herbicide, le glyphosate, principe actif du célèbre Roundup, sur les plantations illégales de coca. C’était la conclusion d’une des plus âpres controverses sanitaires et environnementales de ces dernières années.

Financé depuis la fin des années 1990 par les Etats-Unis, le « plan Colombie » ­fédérait contre lui les populations, les ­associations environnementalistes et les organisations de défense des droits de l’homme, qui dénonçaient des épandages indiscriminés, des dégâts sur l’agriculture et le bétail, des atteintes sanitaires dans les communautés villageoises… L’Equateur voisin voyait aussi d’un très mauvais œil ces pulvérisations massives qui, au moindre coup de vent, s’invitaient sur son territoire.

Ce ne sont pourtant ni ces protestations, ni les tensions avec le voisin équatorien, ni une quelconque interruption dans le financement américain du programme qui auront eu raison des épandages de glyphosate. Mais un texte ­lapidaire de quatre feuillets, publié le 20 mars dans la revue Lancet Oncology , signé du « groupe de travail chargé des monographies au Centre international de recherche sur le cancer [CIRC] » et annonçant l’impensable : le classement de la substance, par la vénérable agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme « cancérogène probable » . « La mère de toutes les batailles »


Les dix-sept scientifiques de onze nationalités réunis par le CIRC pour évaluer le célèbre herbicide ignoraient sans doute que leur avis mettrait, en moins de trois semaines, un terme à quinze années de polémiques autour du « plan Colombie ».

En revanche, ils se doutaient qu’ils ­allaient créer l’une des plus vastes paniques réglementaires de l’histoire récente et déclencher un formidable ­affron­tement d’experts. « c’est clairement la mère de toutes les bataille s, dit un toxicologue français qui n’a pas participé à l’évaluation. Le glyphosate, c’est un peu comme ces grandes banques américaines qu’on ne peut pas laisser faire faillite sans casser tout le système : too big to fail. » Dès la publication de l’avis du CIRC, Monsanto a diffusé un communiqué inhabituellement agressif, qualifiant le travail de l’agence de « science pourrie » ( junk science, dans le texte), exigeant de Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, qu’elle fasse « rectifier » la classification du glyphosate.

Le travail du CIRC jouit toutefois d’une haute reconnaissance dans la communauté scientifique.

A l’évidence, le glyphosate n’est pas un pesticide comme les autres. Inventé en 1970 par Monsanto, dont le brevet mondial est arrivé à échéance en 1991, c’est le pesticide de synthèse le plus utilisé dans le monde. Mais c’est aussi la pierre angulaire de toute la stratégie de l’industrie des biotechnologies végétales. Selon les données de l’industrie, environ 80 % des plantes transgéniques actuellement en culture ont été modifiées pour être rendues tolérantes à un herbicide – le glyphosate, en grande majorité. Et ce, afin de permettre un usage simplifié du produit. Celui-ci détruit en effet toutes les adventices (les mauvaises herbes) sans nuire aux plantes transgéniques. Embarras


Le développement exponentiel du glyphosate s’est construit sur l’idée qu’il était presque totalement inoffensif pour les humains. « Moins dangereux que le sel de table ou l’aspirine » , selon les éléments de langage des industriels. C’est dire si l’avis rendu en mars par le CIRC a fait l’effet d’une bombe. D’autant plus que le glyphosate est précisément en cours de réévaluation au niveau européen. Avant la fin de l’année, l’Union européenne devra dire si elle réautorise ou non, pour les dix prochaines années, le glyphosate sur son territoire…

Comble de l’embarras : l’Institut fédéral allemand d’évaluation du risque (le Bundesinstitut für Risikobewertung, ou BfR), chargé de le réévaluer au nom de l’Europe, a rendu en 2014, à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), un rapport de réévaluation écartant tout potentiel cancérogène et proposant même de relever de 60 % le seuil de sécurité actuel ! L’EFSA devait ensuite passer en revue la version préliminaire rendue par le BfR et transmettre un avis positif à la Commission européenne. Le glyphosate aurait été sans anicroche réautorisé pour une décennie en Europe.

La publication du CIRC a fait voler en éclats cette mécanique.

En France, le ministère de l’écologie a saisi en urgence, le 8 avril, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), afin qu’elle rende un avis sur… l’avis du CIRC. Quatre experts français ont été affectés, séance tenante, à l’examen des divergences entre le CIRC et le BfR. Quant à ce dernier, il a mis à jour sa réévaluation en tenant compte des ­conclusions du CIRC et doit la remettre avant la fin octobre à l’EFSA. Divergences


A l’agence européenne, basée à Parme (Italie), la situation est source de profond embarras, car c’est elle qui devra, in fine, jouer le rôle d’arbitre et rédiger l’avis définitif à l’intention de la Commission européenne. En fin de compte, l’EFSA, qui cherche à réparer son image mise à mal par les accusations répétées de conflit d’intérêts, a prévu de consulter l’ensemble des agences de sécurité sanitaire européennes avant de se prononcer.

En attendant, on tente de relativiser les divergences entre groupes d’experts. « Il faut comprendre que l’avis rendu par le CIRC n’est pas une évaluation du risque, dit-on à l’EFSA. Le CIRC dit que le glyphosate est un cancérigène probable, et non qu’il représente un risque de cancer pour la population ! » Cependant, le BfR et le CIRC ne s’entendent pas non plus sur les propriétés mêmes de la substance. Dans son rapport préliminaire, le BfR jugeait qu’ « un échantillon adéquat d’études in vitro et in vivo n’ont pas fourni d’indice de potentiel génotoxique », tandis que le CIRC estime que les données disponibles sont « suffisantes » pour conclure au caractère génotoxique du glyphosate. Notamment grâce à une étude menée sur les communautés villageoises des hauts plateaux ­colombiens : après les épandages, les taux de lymphocytes anormaux augmentaient chez les sujets analysés.

Comment expliquer de telles divergences ? « Une première raison est la nature des études qui ont été examinées par les deux groupes d’experts, explique Gérard Lasfargues, directeur général adjoint de l’Anses. Le BfR a notamment examiné des études conduites par les entreprises qui ne sont pas rendues publiques pour des questions de secret industriel, ce que n’a pas fait le CIRC. » De fait, l’agence de l’OMS ne fonde ses avis que sur des données publiques ou sur des études publiées dans la littérature scientifique, et donc préalablement soumises à la revue par les pairs ( peer review ). Opacité


Plusieurs ONG, comme Greenpeace ou Corporate Europe Observatory (CEO), sont très critiques sur l’opacité de l’évaluation conduite par le BfR prenant en compte des études industrielles et tenues confidentielles. « Le BfR a été tellement débordé par le volume des études soumises par les entreprises que son travail a surtout consisté à passer en revue les résumés d’études fournies par l’industrie », assure-t-on à CEO. En outre, quatre des douze experts du comité Pesticides du BfR – qui n’a pas répondu aux sollicitations du Monde – sont salariés par des sociétés agrochimiques ou des laboratoires privés sous contrat avec ­elles. A l’inverse, les experts du CIRC ne sont pas seulement sélectionnés sur des critères de compétence scientifique, mais également sur l’absence stricte de conflits d’intérêts.

Une autre raison des divergences entre le CIRC et le BfR est plus étonnante. « Le CIRC a tenu compte d’études épidémiologiques qui ont été écartées par le BfR de son analyse, explique M. Lasfargues. Et le BfR a écarté ces études sur la foi de certains critères, dits “critères de Klimisch”, qui en évaluent la solidité. Mais ce qui pose question est que ces critères sont censés estimer la qualité des études toxicologiques, non des études épidémiologiques, et on ne sait pas comment ces critères ont été éventuellement adaptés. » Bataille d’experts


Plusieurs de ces études épidémiologiques prises en compte par le CIRC suggèrent un risque accru de lymphome non hodgkinien (LNH) – un cancer du sang – chez les travailleurs agricoles exposés au glyphosate. Cependant, l’affaire est loin d’être claire. Ainsi, rappelle une épidémiologiste française, « les résultats de la grande étude prospective sur la santé des travailleurs agricoles [dite « Agricultural Health Study », menée dans l’Iowa et en Caroline du Nord] n’ont pas permis pas de faire ce lien entre glyphosate et lymphome non hodgkinien ». Dans une
jardinerie du Val-de-Marne, en juin.

La bataille d’experts en cours ne se réduit pas à une opposition entre le CIRC et le BfR… Un autre groupe scientifique constitué par l’Institut national de la santé et de la recherche biomédicale ­(Inserm) avait déjà, dans son expertise de 2013 sur les effets sanitaires des pesticides, affirmé le caractère génotoxique du glyphosate et suspectait, comme le CIRC, un lien avec le LNH…

D’autres expertises viennent encore ajouter à la confusion. Dans son communiqué du 23 mars, Monsanto notait ainsi que le groupe d’experts commun à l’OMS et à l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation sur les pesticides – dit « Joint Meeting on Pesticide Residues », ou JMPR – avait, dans son dernier avis, écarté tout potentiel cancérogène du glyphosate. Deux groupes d’experts œuvrant sous l’égide de l’OMS et parvenant à des conclusions opposées, l’affaire faisait un peu désordre. Conflits d’intérêts


Selon nos informations, un troisième groupe d’experts a été constitué en urgence par l’OMS pour… départager les deux autres. Le résultat de l’audit, discrètement publié courant septembre sur le site de l’OMS, est cruel pour le JMPR. Celui-ci est critiqué pour n’avoir pas pris en compte certaines études publiées dans la littérature scientifique et pour n’avoir pas, au contraire du CIRC, tenu compte de « toutes les données utiles » à l’évaluation… Le JMPR est enfin sèchement ­invité à « revoir ses règles internes » et à « refaire l’évaluation complète » du glyphosate. L’OMS n’a pas répondu aux sollicitations du Monde .

Là encore, les ONG ont leur interprétation. Dans une lettre adressée, le 16 juin, à la direction générale de l’OMS, une dizaine d’organisations de défense de l’environnement (National Resources Defense Council, Friends of the Earth, etc.) relevaient les conflits d’intérêts de quatre des huit experts du JMPR qui travaillent régulièrement avec l’industrie agrochimique. L’un d’eux avait même été exclu d’un groupe d’experts de l’EFSA – fait inédit – pour avoir omis de déclarer certaines de ses collaborations avec l’industrie… Embryons d’oursin


Le potentiel génotoxique et probablement cancérogène attribué au glyphosate n’étonne guère le biologiste Robert Bellé, professeur émérite à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris). « Au contraire, beaucoup de temps a été perdu , déplore ce pionnier de l’étude des effets du glyphosate. A la fin des années 1990, je cherchais un modèle biologique pour étudier les effets de substances toxiques sur les mécanismes de cancérogénèse et de tératogénèse au sein de la cellule. » L’équipe du biologiste utilise des embryons d’oursin pour observer les mécanismes de ­division cellulaire et la manière dont ils peuvent être perturbés par des polluants. « Nous cherchions une substance très banale et couramment ­utilisée, présente partout, pour exposer les cellules témoins, raconte M. Bellé. Nous avons choisi de prendre celui qui nous a semblé le plus commun, et donc sans doute le plus étudié : nous avons pris du Roundup, en vente libre. Et ce que nous avons observé nous a beaucoup surpris. »

A partir de 2002, l’équipe du biologiste français publie une série de résultats montrant que le Roundup inhibe la division cellulaire et active un « point de ­contrôle » des dommages de l’ADN – un mé­canisme-clé qui permet d’éviter que des cellules à l’ADN altéré ne se multiplient.

« Lorsqu’on utilise le glyphosate seul, ces effets disparaissent, car le glyphosate semble incapable de pénétrer dans la ­cellule, sauf à très hautes doses , explique M. Bellé. Or, il n’est commercialisé que mélangé à des surfactants qui lui permettent d’entrer dans les cellules et donc d’être ­efficace. On comprend du coup pourquoi le glyphosate ne sera jamais interdit : les tests toxicologiques réglementaires n’expérimentent que les effets du principe ­actif seul… » Un constat étayé depuis une décennie par d’autres travaux, conduits par l’équipe du biologiste français Gilles-Eric Séralini (université de Caen, Criigen), qui a fait du glyphosate l’un de ses chevaux de bataille. Alertes anciennes


« Au début des années 2000, à deux reprises, j’ai reçu la visite de responsables du CNRS à qui j’ai expliqué mes résultats et qui les ont trouvés intéressants et pertinents , raconte M. Bellé, qui ne souhaite pas donner l’identité des intéressés pour éviter la polémique. On m’a dit que je pouvais ­continuer mon travail sur le glyphosate, mais que je ne devais pas communiquer auprès du public, pour ne pas inquiéter les gens. » Ultérieurement, alors que les avis scientifiques des experts étaient favorables, ­toutes les demandes de financement public pour approfondir ses travaux sur l’herbicide ont été rejetées. Le glyphosate, un Léviathan de l’industrie phytosanitaire



Le glyphosate, c’est le Léviathan de l’industrie phytosanitaire. Loin de se ­réduire au seul Roundup – le produit phare de Monsanto –, il entre dans la composition de près de 750 produits, commercialisés par plus de 90 fabricants, répartis dans une vingtaine de pays… La production mondiale est montée en flèche ces dernières années un peu partout dans le monde, tirée vers le haut par l’adoption rapide des maïs et autres sojas transgéniques « Roundup ready ». De 600 000 tonnes en 2008, la production mondiale de glyphosate est passée à 650 000 tonnes en 2011, pour atteindre 720 000 tonnes en 2012, selon les données compilées par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Aux Etats-Unis, les quantités épandues ont été multipliées par 20 en ­l’espace de vingt ans, passant de 4 000 tonnes par an en 1987 à 80 000 tonnes en 2007. En 2011, dans une étude publiée par la revue Environmental Toxicology and Chemistry , l’US Geological Survey annonçait avoir détecté du glyphosate dans les trois quarts des échantillons d’eau de pluie et d’air analysés dans une région de grandes cultures. En France, il s’en épand environ 8 000 tonnes par an. Avec son principal produit de dégradation, l’AMPA, il constitue le produit le plus fréquemment détecté dans les cours d’eau de France métropolitaine.

Les travaux du biologiste français et de son équipe suggéraient donc déjà, il y a près de quinze ans, que le glyphosate pouvait être impliqué dans la cancérogenèse.

En outre, la monographie du CIRC rappelle ce fait surprenant : lorsque, en 1985, la substance est évaluée pour la première fois par l’Agence de protection de l’environnement américaine, elle est d’emblée classée cancérogène. Les experts américains signalent en effet que les souris exposées au produit ont un risque accru de développer un cancer du tubule rénal… Des discussions pointues sur la nature de quelques-unes des tumeurs observées conduiront, quelques années plus tard, à considérer ce résultat comme non significatif.

Malgré ces alertes anciennes, le glyphosate s’est installé comme le plus sûr des herbicides sur le marché pendant de nombreuses années. La confiance dans le produit a été telle que certains risques sanitaires, sans liens avec le cancer, ont été totalement ignorés. Neurotoxicité


« Nous savons avec certitude que le glyphosate est neurotoxique : cela est documenté par des études menées sur les animaux et aussi par les cas d’intoxication aiguë chez l’homme , dit ainsi Philippe Grandjean, professeur à l’université ­Harvard, l’un des pionniers de l’étude de l’effet des polluants environnementaux sur le système nerveux central. Or si le glyphosate a un effet sur le cerveau adulte, nous savons aussi qu’il aura un effet sur le cerveau en développement du jeune enfant ou sur le fœtus, par le biais de l’exposition des femmes enceintes. »

Toute la question est alors de savoir à partir de quel niveau d’exposition au glyphosate ces dégâts apparaissent. « Cela, nous ne le savons pas , répond M. Grandjean. A ma connaissance, il n’y a eu aucune étude valide, menée selon les standards réglementaires, pour évaluer les effets du glyphosate sur le neurodéveloppement. S’agissant du pesticide le plus utilisé dans le monde, cette situation me semble être assez problématique. » Stéphane Foucart
Journaliste au Monde

Lire aussi : Le bénéfice des cultures « Roundup ready » en question

La normalisation du travail viticole à l'épreuve de la ...

economierurale.revues.org › Numéros › 321 › Recherches

de C Nicourt - ‎2011 - ‎Cité 4 fois - ‎Autres articles

La normalisation du travail viticole à l’épreuve de la réduction de l’usage des pesticides

Winegrowing Labor Standardization Facing Pesticides Use Reduction

Christian Nicourt et Jean-Max Girault

-Pétition foodwatch et Ligue contre le cancer:

"non à l’autorisation du glyphosate, « cancérogène probable » selon l’OMS !"

vendredi 30 octobre 2015
popularité : 22%

L’autorisation européenne du désherbant le plus utilisé au monde, le glyphosate, expire fin 2015. Tout dépend maintenant de l’EFSA, l’autorité de sécurité des aliments : l’avis qu’elle remettra à la Commission européenne sera déterminant. Celle-ci doit décider d’ici quelques semaines de renouveler ou non cette autorisation pour dix ans. Pour des géants de la chimie comme Monsanto, Bayer et Syngenta, cela signifie dix années de plus à engranger des bénéfices de plusieurs milliards en Europe ! On peut donc compter sur eux pour se montrer très convaincants auprès des experts européens.

C’est pourquoi nous, consommateurs, devons faire entendre notre voix et agir pour faire respecter le principe de précaution ! Tant que l’innocuité du glyphosate n’est pas scientifiquement établie, l’Union européenne se doit de protéger la santé de ses citoyens. Car le glyphosate, que l’on retrouve partout dans nos assiettes, pourrait présenter un sérieux danger pour notre santé. En mars, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait désigné le glyphosate comme « probablement cancérogène », et l’étude détaillée confirmant ce diagnostic vient d’être publiée fin juillet. Nous avons besoin de votre soutien dès maintenant pour envoyer un message fort à l’EFSA.

Appelez Bernhard Url, président de l’EFSA, à tenir compte des mises en garde de l’OMS. C’est ce qu’impose le principe de précaution, ancré dans le règlement 178/2002 qui fait office de « constitution européenne » en matière d’alimentation.

foodwatch a lancé cette pétition le 26 août 2015, en partenariat avec la Ligue contre le cancer.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

  • : Le blog des empêcheurs de tourner en rond
  • Contact

                                                           
Vous êtes ici dans une 
ZONE HORS AGCS et SANS OGM


Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

Rechercher

contact