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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 06:46

L'historien Jean-Pierre Azéma propose d'édifier un monument pour les victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale, notamment pour les malades mentaux morts de faim dans les hôpitaux.

L'historien Jean-Pierre Azéma propose d'ériger un monument dédié à la mémoire de toutes les victimes civiles en France pendant la Seconde Guerre mondiale, dont les "45.000 malades mentaux morts de faim", dans un rapport au gouvernement rendu public mardi.

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Une plaque à l'entrée des hôpitaux psychiatriques. Jean-Pierre Azéma, président du comité scientifique de la mission du 70e anniversaire de la seconde guerre mondiale, avait été chargé de dresser un état des connaissances sur le sort des malades mentaux pendant cette période, et de proposer des gestes mémoriels. Il estime préférable de "ne pas s'en tenir au drame vécu par les seuls malades mentaux" et de dédier un monument, qui pourrait s'élever sur le parvis des droits de l'Homme à Paris, à toutes les victimes civiles, "mortes de faim et de froid dans l'indifférence, durant l'occupation". "À l'entrée des hôpitaux psychiatriques qui furent en service durant la guerre serait également apposée une plaque rappelant que 45.000 malades mentaux sont morts de faim en France entre 1940 et 1945", ajoute-t-il. "Enfin, une commémoration officielle de 'l'hécatombe' pourrait se faire lors de la journée nationale des personnes en situation de handicap".

Les handicapés mentaux, victimes de la faim. Le drame vécu par les handicapés mentaux a longtemps été passé sous silence, avant d'être médiatisé à la fin des années 80, rappelle Jean-Pierre Azéma. "Il s'en suivit deux décennies de débats concernant les responsabilités de l'hécatombe". "L'ouvrage de référence", à ses yeux, reste celui de l'historienne Isabelle von Bueltzingsloewen, publié en 2007. "Elle a raison de soutenir qu'il n'existe aucune directive qui prouverait que le régime de Vichy a bien eu l'intention d'éliminer les malades mentaux", écrit l'historien. Pour lui, "c'est bien la politique systématique de prélèvements considérables pratiqués par l'occupant qui rend la situation alimentaire dramatique" à cette époque.

Pas de politique d'extermination en France. Jean-Pierre Azéma souligne par ailleurs que le Reich "n'eut jamais l'intention de mener une opération socio-idéologique identique à T4 en France". Aktion T4, le meurtre de masse des handicapés mentaux et physiques par le nazisme en Allemagne et dans certains pays annexés, fit entre 200.000 et 250.000 victimes.

Une pétition circule. Lancée sur change.org en octobre 2013 par l'anthropologue Charles Gardou, une pétition réclamait pour sa part la création d'un mémorial dédié aux personnes handicapées "victimes du régime nazi et de Vichy". Adressée au président François Hollande en mai 2014, cette pétition a reçu le soutien d'une centaine de personnalités et 94.000 signatures, rappelle le rapport remis le 13 octobre aux secrétaires d'Etat Jean-Marc Todeschini (anciens combattants et Mémoire) et Ségolène Neuville (Personnes handicapées et lutte contre l'exclusion). "Ses propositions doivent maintenant être partagées et discutées (...) afin de proposer au Président de la République les gestes qui permettront d'inscrire dans la mémoire nationale le souvenir de ces victimes trop longtemps oubliées", ont indiqué les deux ministres dans un communiqué.

-Note "La France vue d' Hollande "par l'administration du blog:

Le PS actuellement aux manettes ,(Valls,Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian...)nous impose le meurtre de Français !

Le risque ,c'est que ce permis de "tuer Français"ne s'impose comme une tradition perpétuelle ,histoire de se sentir administré par un État .....criminel .Homicides illégaux hors ou sur le territoire national ,tout ceux-ci est en tout point alarmant et NE DOIT PAS ,(ou ne devrait pas ),être ressentit COMME UNE AGRÉABLE SENSATION par les citoyens ou les administrés !

Assassinats de Français par l’État français

Par Arié Alimi

Le 8 octobre dernier, l’État français a bombardé un camp d’entraînement de l’État islamique en Syrie. Le 8 octobre 2015, la France a basculé du côté des États de non droit. Je me revois lisant un communiqué de presse indiquant que des Francais étaient les cibles prioritaires de ce bombardement, puis un pâle déni, communication à rebours. Aujourd’hui, alors que je lisais un article du Monde confirmant que Salim Benghalem, citoyen français originaire de la ville de Cachan, était la cible prioritaire de ce bombardement, j’ai éprouvé cette impuissance qui annonce la fin d’un ancien monde, et l’avènement d’un nouveau, moins protecteur, plus violent, plus sombre. Un citoyen français venait d’être ciblé par l’État français.

Entendez bien mon propos. Je n’ai aucune appétence pour les égorgeurs de l’État islamique, et encore moins pour ceux qui ont usé leurs fonds de pantalons sur les mêmes bancs d’école que moi. Mais j’ai encore moins de tolérance à l’égard de ces dirigeants, apprentis sorciers, qui font disparaître nos délicates frontières juridiques, fruits d’une longue évolution historique, en particulier lorsqu’ils s’agit d’élus ou de représentants de notre République dont je porte fièrement les valeurs et principes sur le front. Ces Français qui combattent à l’étranger, aux côtés de l’État islamique, du front Al-Nosra, et même du PKK, sont et resteront envers et contre toute communication gouvernementale, des citoyens français, soumis au même titre que tout un chacun au Droit et à la Justice français et ne peuvent en aucun cas faire l’objet d’exécutions sommaires.

J’entends ces représentants politiques dire que ces terroristes n’ont pas de passeports, que les Français peuvent bien comprendre ces assassinats. Mais alors pourquoi ne pas autoriser l’exécution sans sommation de tous ces jeunes Français qui se sont un temps fourvoyés et qui souhaitent revenir dans leurs foyers ? Pourquoi ne pas supprimer sans jugement les "tueurs de flics" ou ces ignobles pédophiles qui ont détruit les vies de tant d’enfants ? Pourquoi ne pas ordonner l’usage de grenades ou d’armes militaires contre des opposants écologistes ? Peut-être parce que ces marches qui mènent à l’État de non-Droit ont déjà été allègrement franchies, subrepticement banalisées à chaque fois qu’une nouvelle marche était atteinte, justifiant que l’on en gravisse une nouvelle à défaut de pouvoir répondre aux peurs légitimes de nos concitoyens.

Ce que nos gouvernants n’ont pas saisi, c’est que justifier les moyens par la fin, restreindre nos libertés, renoncer progressivement au périmètre de notre État de Droit, n’est pas une réponse mais un aveu de faiblesse qui conduit inexorablement vers toujours plus de violence et toujours moins de Droit sur une pente de plus en plus abrupte. J’entends aussi ces voix dire que c’est la guerre et que c’est malheureux. Mais enfin, de quoi parlons nous réellement ? Toutes les juridictions françaises, de la Chambre de l’instruction [1] jusqu’à la Cour de Cassation [2] [3]
, dans des arrêts sur lesquels j’ai moi-même plaidé et conclu alors que je défendais un jeune homme à qui l’on reprochait d’avoir combattu en Afghanistan contre les forces de la coalition, affirment haut et fort que ces Français-là, comme tout autre Français, ne peuvent en aucun cas être qualifiés de combattants, qu’il ne s’agit pas d’une guerre parce qu’il n’y a pas de conflit entre deux États, et que nos dirigeants ne sauraient décider de bombarder nos ressortissants quand bien même seraient-ils poursuivis pour terrorisme. Cette opération a donc une seule et unique qualification en Droit français : « Meurtre ou tentative de meurtre avec préméditation ». Autrement dit, un « assassinat ».

J’en entends d’autres, encore, qui disent qu’on ne peut pas rester sans rien faire et attendre qu’ils viennent nous tuer. C’est là se méprendre sur le sens du Droit. S’il n’est pas illégitime de bombarder des bases de l’État islamique en respectant les règles d’engagement et la protection des civils, il n’en est pas de même des bombardements visant intentionnellement et spécifiquement des ressortissants français. En décidant de les assassiner, sans jugement ni sommation, le gouvernement a franchi la dernière marche qui l’exclut du champ des nations que l’on peut qualifier d’États de Droit. Chaque famille de ces hommes tués ou visés peuvent déposer plainte devant un juge d’instruction français pour assassinat ou tentative d’assassinat. Chaque décisionnaire est susceptible d’être poursuivi devant une Cour d’assises française ou devant la Cour Pénale Internationale au même titre que n’importe quel dictateur ou génocidaire.

Il est temps de cesser de se parer du voile du pragmatisme pour tuer des concitoyens et détruire l’État de Droit et enfin revenir à nos principes fondateurs, ceux qui sous-tendent le plancher si solide de notre République.

blogs.mediapart.fr

[1] Arrêt de la Chambre d’instruction du 2 décembre 2011

[2] Arrêt de la Chambre criminelle de la cour de cassation du 23 mai 2012 n°12-80328

[3] abonnes.lemonde.fr

Il y a 50 ans : l’affaire Ben Barka
Gilles Manceron | blogs.mediapart.fr | 27 octobre 2015
Pourquoi tant d’obstacles à l’établissement de la vérité ? Depuis cinquante ans, en France comme au Maroc, la « raison d’Etat » est parvenue à empêcher que la vérité soit dite sur l’enlèvement et l’assassinat de Mehdi Ben Barka. Responsables et complices doivent être enfin désignés.
Le 29 octobre 1965, l’homme politique marocain et leader tiers-mondiste Mehdi Ben Barka, condamné à mort par contumace dans son pays pour s’être opposé aux choix néo-colonialistes et autoritaires du roi Hassan II, est arrivé à Paris. Il devait préparer un film sur la décolonisation, intitulé Basta, pour la Conférence des peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, la « Tricontinentale », prévue à La Havane en janvier 1966. A 12h30, il est interpellé devant la Brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain par deux policiers français. Il n’est jamais réapparu...

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