Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 05:34

Oligarkhía delenda est

Si la crise grecque et la décision de l’UE du 13 juillet ont servi pour beaucoup de révélateurs des réalités anti-démocratiques et antisociales de l’UE, si elle a permis que beaucoup d’yeux s’ouvrent sur cette dictature d’un mode nouveau que représente le supranationalisme, il serait abusif de croire qu’une majorité de Françaises et de Français serait désormais acquise à la nécessité de sortir de l’Union européenne.

Un immense chantier est ouvert pour convaincre de cette nécessité, pour la rendre crédible, pour dessiner et partager les contours d’une alternative concevable et pour populariser l’ensemble du processus.

Certes, des voix se font entendre dans des cercles et des milieux divers.

Le bruit de l’extrême-droite et de quelques petites formations acolytes sur le sujet n’est que celui de la démagogie qui flatte, au-delà des fanatiques de l’identité, du chauvinisme et du nationalisme, les désespérés de la crise laissés par la République sans conscience des valeurs dont elle se déclare porteuse. Ces voix-là ne nous intéressent que dans la mesure où elles monopolisent l’alternative à l’UE dans la pire de ses formes.

Par contre, chez ceux pour qui la République, c’est un processus vivant qui tend vers la réalisation de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, un processus en vertu duquel la démocratie si elle n’est pas aussi sociale est incomplète et la patrie si elle ne conduit pas à l’internationalisme n’est qu’un repli, dans ces milieux-là se font, de plus en plus, entendre des voix qui, au nom de l’idéal porté, voient dans l’Union européenne son exact contraire. Bref, pour des humanistes, pour des internationalistes, l’Union européenne désormais, ce n’est pas la solution, c’est le problème.

Aux Lumières se sont opposées les Anti-Lumières. Avec une force et une vigueur bien plus déterminées que les humanistes s’y attendaient, tant il paraissait aller de soi que l’humain est un être collectif et que, de ce fait incontournable, il semblait acquis que les formes idéologiques du chacun pour soi ne devaient plus jamais triompher.

Les Anti-Lumières sont les pères spirituels de cette contre-révolution à laquelle nous assistons depuis les années Reagan-Thatcher-Delors. Ils ont mis en place les instruments supranationaux de notre nouvelle servitude : l’Organisation Mondiale du Commerce et, pour ce qui nous concerne, l’Union européenne. Celle-ci est un antihumanisme qui organise la concurrence de chacun contre chacun, des peuples européens les uns contre les autres, qui soumet les femmes et les hommes aux volontés des firmes privées, qui organise l’exploitation du reste de la planète par nos firmes transnationales tout en dressant des barbelés contre les victimes de cette exploitation.

Traité européen après traité européen, le suffrage universel a été vidé de sa substance. Le vote citoyen ne produit plus aucun effet. Puisque, comme le dit ce gangster placé à la tête de la Commission européenne, « il n’y a pas de vote démocratique contre les traités européens ». Ce qui fut arraché dans la fureur, le sang et les larmes en 1789, 1793, 1848, 1870 et tout au long des luttes politiques et sociales des XIXe et XXe siècles, est systématiquement remis en question au nom de l’Union européenne.

Une immense régression démocratique et sociale est à l’œuvre. Il nous faut l’arrêter. Par tous les moyens. Il y va de la survie d’un modèle de société, d’une vision humaniste du vivre ensemble.

Il ne suffit plus de combattre l’un après l’autre des projets qui vont tous dans la direction de la servitude. C’est là où ils sont conçus qu’il faut porter le fer. Oui, plus que jamais, les propos de Brecht s’appliquent à l’Union européenne, ce ventre d’où surgit la nouvelle bête immonde. Elle n’a plus les traits hideux du nazisme et du fascisme. Elle a le visage anonyme des fonctionnaires apatrides et sans cœur de la Troïka. Ses nervis ne portent plus l’uniforme militaire, mais plutôt le costume de belle coupe. Leurs méthodes sont plus insidieuses, moins violentes en apparence. En Europe, tout de moins. Mais elles conduisent au même résultat : la négation de la dignité qui est en chaque être humain.

On ne peut plus se contenter de déplorer des politiques funestes. Il faut s’en prendre aux institutions qui les engendrent. Il faut mettre fin à l’Union européenne. En commençant par la quitter, car sans la France, et les pays qui s’empresseront de la suivre, elle ne survivra pas. Il faut que s’écroulent les institutions de nos malheurs nouveaux : la Commission européenne, la Cour de Justice de l’UE, la Banque Centrale de l’UE. Elles sont les instruments du pouvoir de l’oligarchie. Ce sont des Bastilles, symboles de l’absolutisme technocratique de l’UE et il faut leur réserver le sort de celle renversée en 1789.

Alors, mais alors seulement, il sera possible de construire, avec les peuples qui le souhaitent et qui l’auront exprimé, une union des peuples d’Europe vraiment solidaire et fraternelle.

Oligarkhía delenda est. Il faut détruire l’oligarchie.

Raoul Marc JENNAR

1 septembre 2015

(c’est à dessein que j’ai mis ensemble un mot d’origine grecque et un verbe latin conjugué, pour dire mon mépris de ce gouvernement qui brade les racines de notre culture)

ON NE PAIE PLUS !

Quand nous serons 3 millions de signataires dans le monde, nous nous engageons à ne plus payer…

STOP À L’IMPOSTURE FINANCIÈRE DES BANQUES Signez et faites signer cette pétition, transmettez ce message partout où vous le pouvez !

Nous ne voulons plus payer ce système de dettes odieuses privées et publiques qui nous asservit, entraîne des destructions écologiques, lamine les principes démocratiques et les droits sociaux, entretient les communautarismes, provoque les conflits militaires et conduit aux guerres civiles.

Nous ne voulons plus payer ni la corruption des États ni le totalitarisme des marchés boursiers qui répondent à la contestation par la coercition, avec des politiques dites sécuritaires (en réalité de surveillance et de répression policières) et appuyées de discours de plus en plus déshumanisants, ouvertement xénophobes, racistes et fascistes, à travers les bandes armées et les milices mafieuses qu’ils favorisent.

Nous disons NON !…

… Car nous voulons bâtir avec nos propres moyens une société répondant à nos aspirations légitimes, contre les gouvernements à la botte de la finance international.

Dès maintenant nous construisons des solidarités concrètes, nous ré-inventons, découvrons et renforçons des modes d’échanges équitables et horizontaux.

STOP AUX DETTES ILLÉGITIMES SIGNÉES PAR NOS POUVOIRS CORROMPUS

Nous refusons de payer pour les droits inaliénables, qui n’ont par conséquent aucune raison légitime d’être marchandisés et payés.

Nous refusons de payer pour l’accès aux biens communs et aux services publics élémentaires (logement, éducation, santé, communications, culture, transports, eau, chauffage, électricité, etc.).

Nous refusons de payer pour le démantèlment les droits sociaux gagnés grâce aux luttes menées par nos aînés.

Nous refusons de payer pour des politiques de grands projets inutiles qui détruisent la planète, et constituent une dette écologique pour les générations futures.

OUI À UN SYSTÈME SOLIDAIRE ET COOPÉRATIF ENTRE TOUS LES HUMAINS

Nous disons NON pour sortir de l’isolement : OUI nos refus individuels se conjuguent !

Chacun de nous est rejoint par d’autres, ce qui nous conduit à s’organiser et à nous rassembler dans un réseau toujours plus large, plus efficace, dans une intelligence collective.

Nos situations sont différentes, nos raisons de ne plus payer le sont également : certains s’engageront à ne pas payer les transports, d’autres les frais de santé, d’autres les crédits, d’autres les loyers, d’autres un peu tout cela à la fois… avec le soutien de tous ici, et avec le réseau de ceux qui refusent de payer l’inacceptable.

NOUS N’AVONS PLUS BESOIN D’EUX !

Nous nous passons de leurs logiques de profits injustes et de conflits désastreux. Nous sommes prêts à construire ensemble un autre monde, pacifique, ouvert, responsable.

En signant cette pétition, nous exprimons aussi notre volonté d’être mis en relation avec les signataires proches de nos lieux de vie pour faire cause commune, construire des alternatives et préparer notre refus de payer par un acte de désobéissance civile de masse!

Partager cet article

Repost 0

commentaires

  • : Le blog des empêcheurs de tourner en rond
  • Contact

                                                           
Vous êtes ici dans une 
ZONE HORS AGCS et SANS OGM


Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

Rechercher

contact