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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 08:13

La Californie impose l’étiquette ‘cancérigène’ au Roundup

Le 11 sept 2015 Rédigé par Alan

http://www.consoglobe.com/roundup-glyphosate-cancer-cg?utm_source=newsletter_quotidienne&email=fred@infogm.org&utm_campaign=news_quoti_du_2015-09-11&autologin=&hq_e=el&hq_m=884530&hq_l=5&hq_v=7b3ad203e3

L’Agence de Protection Environnementale (EPA) de Californie a annoncé officiellement son intention de préciser sur les étiquettes que le glyphosate est cancérigène(1). Le produit est notamment présent dans le Roundup, un célèbre herbicide utilisé dans le monde entier.

La Californie épingle le glyphosate comme cancérigène

Le glyphosate (N-(phosphonométhyl)glycine, C3H8NO5P) a souvent été vu comme un désherbant « moins mauvais » que d’autres sur un plan toxicologique. Son mode d’action passe par les feuilles, il est transporté de manière systémique dans la plante jusqu’aux racines, avant qu’il ne se fixe au sol et qu’il soit dégradé par les micro-organismes du sol.

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Il est généralement décrit comme faiblement toxique pour les êtres humains et les animaux. Que le glyphosate soit plus que largement soupçonné d’être cancérigène n’est pourtant pas nouveau. En début d’année 2015, l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classait trois pesticides dans la catégorie 2A – c’est-à-dire « cancérogènes probables » -, le diazinon, le malathion et le glyphosate.

Alf Ribeiro / Shutterstock.com

Si les deux premiers sont des insecticides à l’utilisation restreinte en Europe, le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé au monde, synthétisé par Monsanto dans les années 1970 et utilisé depuis dans le désherbant Roundup, les acteurs de Monsanto défendant d’ailleurs leurs produits contre ce qu’ils appellent la « science poubelle ».

Une exposition forte au glyphosate

Suite à l’annonce de l’OMS(2), le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) avait réévalué, avec un protocole très strict, les trois molécules concernées, pas loin des « cancérogènes certains ». Un avis important considérant que le glyphosate est présent non seulement dans le Roundup mais également dans plus de 750 produits utilisés par les agriculteurs, les forestiers, mais également au jardin par les particuliers.

Pulvérisation sur plans de tomates © Shutterstock

Les premiers concernés par les risques de cancer sont bien entendu les agriculteurs et jardiniers, en contact direct et fréquent avec le glyphosate. Ce n’est néanmoins pas le seul risque. L’avenir de la substance est loin d’être anodine, puisqu’on en est arrivé à un stade où plusieurs pays ont vu leurs plantes génétiquement modifiées de manière à ce qu’elles puissent résister à l’herbicide. Il est donc possible d’arroser largement et directement les cultures. Et bon appétit !

Une étude de 2011(3) relevait déjà des niveaux mesurables de glyphosate aux Etats-Unis pour les trois quarts des échantillons d’air et d’eau de pluie analysés. Et la situation s’est encore dégradée depuis. Selon l’Agence de Protection Environnementale de Californie, 90 % des champs de maïs et de soja ont été conçus pour résister au glyphosate, l’utilisation y est donc large.

Un avis seulement informatif

Pluie de pesticides sur un cognassier, aux fruits verts © Shutterstock

Bonne nouvelle pour les industriels du secteur, l’avis seul d’un organisme comme le CIRC ne permet pas l’interdiction, l’identification des risques n’étant qu’une étape avant que les agences de sécurité sanitaire n’émettent un avis sur le risque encouru par les populations générales. Quelle que soit la nation, quand un risque est identifié, reste ensuite à chaque pays à prendre des décisions, ce qui avait par exemple conduit l’Europe à interdire des pesticides dangereux pour les abeilles, au grand dam de Bayer.

Suivant la même logique, l’Agence de Protection Environnementale de Californie a annoncé son intention de passer le glyphosate dans la liste des « cancérigènes connus de l’État », détaillant dans un communiqué que « dans les prochains mois, il sera ajouté à une liste de produits chimiques connus comme cancérigènes, mais aussi causes d’interruptions de grossesse et perturbateurs endocriniens, le tout dans le cadre de la Proposition 65. Une fois que cela sera fait, les industriels auront à placer et porter des avertissements clairs avant d’exposer des gens au Roundup et autres produits contenant du glyphosate ».

C’est que les révélations de l’OMS n’ont pas touché que l’Europe et différents pays ont commencé à réagir. A l’image du Salvador, certains souhaitent supprimer l’utilisation du Roundup. De plus en plus d’études montrent que le glyphosate cause des dommages sur le plan génétique, argument qui, certes réfuté par Monsanto, fait réfléchir les agences de santé.

Si, pour l’instant, il ne s’agit que d’avertissements, gageons que les groupes environnementaux continueront à faire pression, au fur et à mesure que les preuves s’accumuleront du caractère dangereux du produit sur l’être humain, après les récentes études montrant que le glyphosate tuait rats et papillons .

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2015/09/14/dis-moi-qui-te-paie_4756026_3244.html

« Dis-moi qui te paie… »

Le Monde | 14.09.2015 à 06h52 • Mis à jour le 14.09.2015 à 07h02 | Par Stéphane Foucart


En début d’année, une petite association du nom d’US Right to Know (USRTK) défrayait la chronique en exigeant de plusieurs universités américaines l’accès à leurs documents internes. La requête concernait tous ceux contenant les noms de certaines entreprises — Monsanto, Bayer, Dow Chemical, etc. —, le projet de USRTK étant bien sûr de débusquer d’éventuels liens occultes entre ces sociétés et de distingués professeurs connus pour être de farouches défenseurs des OGM.

Aux Etats-Unis, une telle procédure est rendue possible par la loi sur la liberté d’accès à l’information (Freedom of Information Act), qui permet de requérir – sous certaines conditions – l’accès à la documentation des établissements publics. A priori, il n’y a rien là qui pousse à l’indignation. A ceci près que la loi américaine considère les correspondances des agents de la fonction publique, échangées depuis leur adresse de courriel professionnelle, comme tout autre document.

En février, la revue Science décrivait ainsi le désarroi et l’inquiétude de biologistes soumis à cette inquisition. On allait fouiner dans leur boîte aux lettres. Depuis la publication, le 5 septembre, dans le New York Times, de larges extraits de cette correspondance, entre certains universitaires d’une part, et les cadres et les communicants de l’industrie agrochimique de l’autre, le désarroi et l’inquiétude ont laissé la place à la colère et à l’indignation. « Chasse aux sorcières » conduite par un mouvement « anti-science » opposé au progrès, « menace sur la liberté académique », opération destinée à jeter le discrédit sur des chercheurs… Les commentaires ne manquent pas.

Si le procédé pose indéniablement question, son résultat est plus perturbant encore. La lecture des courriels publiés par le Times est extraordinairement choquante. On y voit des biologistes, intervenant comme scientifiques indépendants dans le débat public, écoutés comme tels par les responsables politiques et les médias, agir en lobbyistes et en conseillers en relations publiques au service des industriels, devisant avec eux sur les meilleures stratégies de communication à adopter pour défendre leurs intérêts.

L’un d’eux accepte de répondre, sur le Net, à des questions sur les OGM mais, à plusieurs reprises, ne voit pas d’inconvénients à signer de son nom – assorti bien sûr de son titre universitaire – des réponses pré-rédigées par les communicants de l’industrie. « Je serais heureux de signer et d’écrire tout ce que vous voudrez », écrit-il, dans une formule malheureuse, à l’un de ses correspondants. Tel chercheur témoigne devant des responsables politiques contre l’étiquetage obligatoire des OGM dans l’alimentation et met en avant son indépendance, alors que ses courriels montrent qu’il touche de Monsanto un financement de 25 000 dollars pour porter la bonne parole. « Je vous promets un solide retour sur investissement », écrit-il à un cadre de l’industrie.

D’autres professeurs épinglés utilisent leur entregent dans la communauté scientifique pour rassembler des signatures prestigieuses autour d’un texte adressé aux autorités sanitaires américaines, enjoignant à celles-ci de ne pas renforcer les règles de contrôle des nouvelles variétés de cultures transgéniques, notamment tolérantes à des cocktails d’herbicides.

En contrepartie, certains demandent explicitement aux agrochimistes de soutenir financièrement leur université – les dons se comptent parfois en millions de dollars.

Quelles que puissent être les révélations contenues dans ces correspondances arrachées – légalement – à leurs propriétaires, le philosophe Pierre Le Coz, président du comité d’éthique de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), confie au Monde voir dans la démarche de l’association américaine une intrusion excessive, une dérive peut-être dangereuse.

La question qu’elle pose, pourtant, ne peut être ignorée. Sur les questions techniques et complexes – dans les domaines de l’environnement, mais aussi de l’économie –, le débat public se structure largement autour d’opinions d’experts, dont la légitimité et l’autorité tiennent souvent à un titre universitaire acquis au sein de la fonction publique. Mais derrière les titres se cachent parfois des liens d’intérêts qui peuvent corrompre la « vérité scientifique » telle qu’elle est exprimée.

« Le statut politique de l’expertise est au cœur du désenchantement contemporain à l’égard de la démocratie représentative », écrit l’historien Paulin Ismard dans La Démocratie contre les experts (Seuil, coll. « L’Univers historique », 288 p., 20 euros). Que faire ? En France, les parlementaires doivent depuis peu remplir une déclaration d’intérêts. Les acteurs majeurs du débat public – les scientifiques mais aussi, pourquoi pas, les journalistes –, qui produisent les connaissances sur la foi desquelles des décisions politiques sont prises, ne pourraient-ils en faire autant et publier, chaque année, l’identité de toutes les institutions ou entreprises qui les ont rémunérés ?

Ceux qui estiment que cela est trop demander peuvent se référer au livre, remarquable, de Paulin Ismard. C’est une surprenante plongée dans la radicalité de l’expérience démocratique de la Grèce classique. On y apprend que les questions que pose aujourd’hui l’expertise à la démocratie ne sont pas si nouvelles. A Athènes, autour du IIIe siècle avant notre ère, les experts de l’époque – greffiers, mâçons, spécialistes des monnaies, archivistes… – appartenaient corps et âme à la Cité. Ils en étaient les esclaves, au service du public. N’en demandons pas tant à nos propres savants : qu’ils se contentent de nous dire qui sont leurs maîtres.

Le paradoxe européen face aux OGM
http://blogs.mediapart.fr/edition/la-mort-est-dans-le-pre/article/150915/le-paradoxe-europeen-face-aux-ogm

15 septembre 2015 | Par Camille Felouzis

Aujourd'hui l'hégémonie de Monsanto est incontestable. En Europe, le géant des OGM tout comme d'autres grandes firmes de l’agro-alimentaire (Syngenta, Bayer Cropscience, Pioneer, BASF, etc.) ont réussi à pénétrer le marché notamment par le biais de la nourriture destinée aux animaux d'élevage. Concernant la culture transgénique, seul le maïs MON 810 est autorisé aujourd'hui, cultivé surtout en Espagne et au Portugal.

En mars 2015, la directive 2015/412 autorise les Etats membres à refuser la culture d'un OGM pendant ou après la procédure d'autorisation sur leur territoire* sans donner, au préalable, de nouveaux éléments sur des risques sanitaires présupposés ou avérés.

En août dernier, l'Allemagne et l'Ecosse ont rejoint la liste des pays hostiles aux OGM suivis de la Lettonie et la Grèce en septembre 2015.

Retour sur l'interdiction des différentes sortes d'OGM par les Etats membres

Quatre sortes d'OGM ont fait l'objet d'interdiction sur un total de dix Etats membres. La culture de semences du maïs MON 810 a été interdite en Autriche (en 1999 et reconduit en 2004), en France (2008), en Allemagne (2009), en Grèce (2006), en Hongrie (2006), en Italie (2013 pour une durée de dix-huit mois), au Luxembourg (2009), en Pologne (2013), en Roumanie (2008) et enfin en Suisse ( Moratoire d'une durée de cinq ans voté par référendum en 2005 prolongé jusqu'en 2013. En 2012, le gouvernement central a voté un second moratoire effectif jusqu'en 2017).

Le maïs MON 863 et le T25 n'a été interdit qu'en Autriche (1999 puis 2004) et enfin la pomme de terre Amflora a été interdite en Hongrie (2010), au Luxembourg (2010) et en Pologne (2013).

Du fait de la forte réticence des Etats membres face à la pomme de terre Amflora, la firme BASF qui l'a commercialise a décidé de retirer cette semence OGM du marché européen en 2012.

Par ailleurs, en janvier 2013, la firme Bayer a retiré sa demande de renouvellement de la culture du maïs T25 sur le sol européen.

Force est de constater que la question des produits transgéniques n’a pas bonne presse et pose le problème d'une Europe à la carte sans cadre législatif unifié et garant d'un encadrement supranational.

Une question cruciale quant à la sécurité alimentaire se pose donc: Comment les firmes de l'agro-alimentaires arrivent-elles à se maintenir en Europe malgré une forte réticence à la fois citoyenne et étatique?

La procédure de mise en circulation d'un OGM se fait sur la base de comités d'expert:

Au niveau européen, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA ou ESFA en anglais) rend son expertise à la Commission Européenne avant toute proposition de mise en circulation d'un OGM sur le marché. Bruxelles soumet sa décision au vote des Etats membres et l'autorisation se fait à la majorité qualifiée. Dans le cas d'un refus, la Commission Européenne a le pouvoir d'imposer la mise en circulation du produit qui sera valable pour une durée de 10 ans. Pour donner plusieurs exemples, en 2005 et ce malgré la réserve des Etats membres et une absence de consensus, le maïs NK603 et le maïs MON863 - tous 2 provenant de la firme Monsanto - ont été autorisés à la commercialisation par la Commission après un avis favorable de la part de l’AESA. En février 2014 également, le maïs TC1507 du groupe Pioneer a été mis en circulation par la Commission malgré l’opposition de 19 Etats membres dont la France.

Au niveau national, des comités d'experts donnent leur avis sur la sécurité de l'aliment en question et permet au gouvernement de se positionner face au vote d'une proposition d'autorisation d'un OGM formulé par la Commission. Les comités peuvent également intervenir plus tôt dans le processus en donnant un avis à l'AESA sur les risques potentiels du produit avant que l'Agence européenne ne rende son avis final à la Commission. Un problème subsiste cependant: l'avis des experts nationaux tout comme celui de l'AESA se basent, pour la plupart, sur le dossier réalisé par la firme elle-même (qui rend évidemment un rapport positif sur son produit) et sur la littérature dans la presse spécialisée.

L'opacité et les cooptations douteuses de l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA)

Avec le principe d'équivalence en substance**, les firmes agro-alimentaires ont réussi à imposer une vision faussée du risque sanitaire lié aux organismes génétiquement modifiés. Par ailleurs, étant donné que l'AESA ne se base que sur les rapports générés par les firmes elles-mêmes, la rigueur scientifique est largement mise à mal. Plusieurs scandales ont éclaté ces dernières années. Des ONG de défense de l’environnement ont régulièrement alerté l’opinion publique sur les liens étroits qu’entretenait l’AESA et les firmes agro-alimentaires.

L’agence européenne rend systématiquement des avis positifs sur les OGM voulant être mis en circulation en Europe. Pour donner un exemple significatif, en 2005, l ‘AESA sortait un rapport sur trois OGM : les maïs MON863, MON810 et NK 603, tous commercialisés par la firme Monsanto. Les conclusions de l'agence sont très positives : ces 3 OGM « n’auront pas d’effets indésirables sur la santé de l’homme et des animaux, ni sur l’environnement dans le cadre de leurs usages proposés ». Or, de nombreux rapports démontrent la dangerosité accrue pour la santé humaine et animale. Ce rapport de Greenpeace sorti la même année fait état d’anormalité survenue chez les rats consommant du maïs MON863 mais aussi sur les pratiques frauduleuses de Monsanto quant à son étude.

En 2009, les 2 OGM ont été à nouveau considérés comme sans danger par l’AESA et la commission a prolongé l'autorisation de commercialisation.

Le cas du rapport de Gilles Eric Séralini (professeur au Criigen, comité de recherche et d’information indépendante sur le génie génétique) est également probant. En 2012, une étude menée pendant 2 ans dans le plus grand secret et publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology (FCT) par le professeur révèle une toxicité alarmante du maïs transgénique NK 603 (utilisé dans la nourriture d’animaux d’élevage) et du Roundup. Un long combat scientifique, mené par les lobbies pro-OGM avec, en tête de file, Richard Goodman du comité scientifique de la revue FCT et ex-employé de Monsanto qui a participé à la commercialisation du NK 603 et du Roundup se met en œuvre. L’AESA tout comme l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) finissent par refuser cette analyse en la taxant d’insuffisante et d’inadéquate. Et pourtant en 2014, l’étude est republiée dans une autre revue.

Les avis positifs récurrents de l’agence européenne ne viennent pas de nulle part. Entre 2002 (date de création de l’agence) et 2008, Suzy Renckens a dirigé la section responsable des OGM à l’AESA et a finalement été recrutée en 2008 par Syngenta (l’un des leader mondial de l’agrochimie). L’une de ses principales missions consiste à faire du lobbyisme auprès des instances européennes.

De 2008 à 2012, Diana Banati a dirigé le conseil d’administration de l’AESA et a démissionné après avoir été accusée de conflits d’intérêt notamment avec sa participation au conseil d’administration de l’ILSI « une organisation rassemblant des industriels de la pharmacie, de la chimie, de la cosmétique et de l'agroalimentaire dont Monsanto, Basf, Bayer »

Au total, plus de 500 experts ont été soupçonnés d’avoir des liens étroits avec les multinationales du secteur agro-alimentaire.

Depuis 2012, l’AESA tente de se faire une nouvelle image afin de reconquérir le cœur des citoyens. Plusieurs mesures ont été prises afin d’éliminer toute forme de conflit d’intérêt au sein de l’agence (voir ce lien et celui-ci) en imposant notamment de nouvelles règles aux scientifiques ayant travaillé pour la recherche de l’industrie agro-alimentaire. Elle a également lancé un programme de consultations publiques afin de garantir sa transparence. A voir si ces dispositions suffiront à endiguer le fléau lobbyiste.

Pour aller plus loin :

Sur le lobbyisme, lire cet article

Sur la dangerosité des OGM sur la santé humaine, lire cet article (anglais) qui vient de sortir

*"Conformément à l'article 2, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, les États membres sont habilités à adopter des actes juridiquement contraignants qui restreignent ou interdisent la culture d'OGM sur leur territoire après que leur mise sur le marché de l'Union a été autorisée. Néanmoins, cette flexibilité ne devrait pas compromettre la procédure d'autorisation commune, en particulier le processus d'évaluation réalisé principalement par l'Autorité européenne de sécurité des aliments" même s' ils "ne sont pas autorisés à interdire, limiter ou entraver sa libre circulation".

**Selon le concept d’équivalence en substance (mis en place par l’OCDE à la fin des années 90), un OGM ne doit pas comporter plus de risques que sa contre-partie non transgénique dont l’utilisation commerciale doit avoir déjà été démontrée sans risque. Autrement dit, si la PGM est de même composition que sa contre-partie non GM à l’exception du caractère transgénique, et que la contre-partie non GM a déjà fait l’objet d’une consommation sans générer de problème sanitaire, alors la PGM ne devrait pas poser de problème. A noter que ce concept n’est en aucun cas justifié scientifiquement par la « bonne science » réclamée par les promoteurs des OGM. Aucune publication scientifique n’a en effet établi qu’un lien pouvait être fait entre « les plantes ont la même composition à l’exception du caractère transgénique » et « la PGM ne pose pas de risque sanitaire ». Mais ce concept est pourtant d’application. (source: infogm.org).

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