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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 09:07

A mis amigos y camaradas, Podemos

L’Europe telle qu’elle se fait, Propos du moment Ajouter un commentaire

(la traduction en français suit le texte en espagnol)

Me permito escribiros porque asumís una responsabilidad histórica, y porque la derrota sufrida por quienes aspiran a una sociedad más democrática, más justa y más humana, con el acuerdo del 13 de julio sobre Grecia es una catástrofe, no solamente para el pueblo griego, sino para todos los pueblos de Europa.

Primera cuestión ¿Porqué Tsipras ha aceptado un acuerdo aún más grave que el rechazo por referéndum de lo que Europa imponía una semana antes?

Tal vez se pensó que con el no griego del 5 de julio se quería al mismo tiempo dar un sí a Europa y al Euro. Era la apuesta de creer que se puede conciliar la lógica neoliberal de la UE y de la zona euro con una política de rechazo de austeridad. Era la apuesta de pensar que la UE es un espacio democrático respetuoso de la voluntad del pueblo. Y que Tsipras se encontró preso de esa apuesta.

Segunda cuestión: ¿porqué se hizo esta apuesta?

Porque el pueblo griego, por nobleza de alma, pero también por intoxicación mediático política, quiere quedarse en la UE y dentro de la zona euro, y porque la opinión pública está acondicionada a la idea de que salir de la UE o de la zona euro, es necesariamente una catástrofe más grande que la de quedarse dentro. Pero nada avala que sea cierto que salir fuese peor que quedarse. Numerosos economistas demuestran lo contrario. Y porque Tsipras no tenía la mayoría para salir de la zona euro y de la UE.

Podemos debe absolutamente evitar la trampa que representa la defensa de los dos objetivos contradictorios: oponerse a la austeridad y quedarse en la UE y la zona euro. El acuerdo del 13 de julio demuestra que los objetivos son irreconciliables.

Para evitar la trampa, es importante hacer un trabajo de educación popular y explicar que la UE no es democracia, no es justicia social y que la UE no significa calidad de vida.

Hay que explicar en España, de la misma manera que debemos hacerlo en Francia, que salir de la UE y salir del euro no es entrar en el infierno. Debemos explicar que frente al sistema que nos oprime y nos explota, la UE no es la solución, si no el problema.

Es la lección que nos da la Grecia hoy .

Raoul Marc Jennar

TRADUCTION

A mes amis et camarades de Podemos,

Je me permets de vous écrire parce que vous portez une responsabilité historique. Et que la défaite que tous ceux qui aspirent à une société plus démocratique, plus juste, plus humaine viennent de subir avec l’accord du 13 juillet sur la Grèce, est une catastrophe pas seulement pour le peuple grec, mais pour tous les peuples d’Europe.

Première question « Pourquoi Tsipras a accepté un accord plus grave que celui rejeté par référendum une semaine plus tôt ? »

Parce que le « non » du 5 juillet se voulait en même temps un « oui » à l’Union européenne et à l’euro. C’était le pari de croire qu’on peut concilier la logique néo-libérale de l’UE et de la zone euro avec une politique de rejet de l’austérité. C’était le pari de penser que l’UE est un espace démocratique respectueux de la volonté des peuples. Et que Tsipras s’est trouvé prisonnier de ce pari.

Deuxième question : « Pourquoi avoir fait un tel pari ? »

Parce que le peuple grec, par fierté nationale, mais aussi par intoxication médiatico-politique veut rester dans l’UE et dans la zone euro et que l’opinion publique a été conditionnée à l’idée que sortir de l’UE ou de la zone euro, c’est nécessairement une catastrophe plus grande que rester dedans. Or, rien ne prouve que ce serait pire de sortir que de rester. De nombreux économistes démontrent le contraire. Et Tsipras n’avait pas de majorité pour sortir de l’euro et de l’UE.

Podemos doit absolument éviter le piège que représente la défense de deux objectifs contradictoires : s’opposer à l’austérité et vouloir rester dans l’UE et la zone euro. L’accord du 13 juillet fournit la démonstration que ces deux objectifs ne sont pas conciliables.

Pour éviter ce piège, il est important de faire un travail d’éducation populaire pour expliquer que l’UE ce n’est pas la démocratie, que l’UE ce n’est pas la justice sociale, que l’UE ce n’est pas la qualité de la vie.

Il faut expliquer en Espagne, de la même manière que nous devons le faire en France, que quitter l’UE, quitter l’euro, ce n’est pas entrer en enfer. Il nous faut expliquer que face au système qui nous opprime et nous exploite, l’UE n’est pas la solution, c’est le problème.

C’est la leçon que nous donne la Grèce aujourd’hui.

Raoul Marc JENNAR

LES DETROUSSEURS DES PEUPLES

Posté par 2ccr le 30 juillet 2015

Si vous croyez que les pays européens sont des pays démocratiques parce que les élections y sont libres, la presse indépendante, et qu’on ne jette pas les opposants en prison, lisez d’urgence « L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie » le petit livre – accablant, effrayant – d’un journaliste essayiste, Hervé Kempf, qui, faits et chiffres à l’appui, nous démontre que ces pays ne sont que des « théâtres de marionnettes dont nombre de fils sont tirés en dehors de la vue du public ».

Ni démocratiques ni dictatoriaux, les pays européens et, ceux qui, hors d’Europe, fonctionnent selon leur modèle, sont en réalité des pays qui glissent vers un régime oligarchique, c’est-à-dire « un système d’organisation politique dans lequel un petit nombre de personnes concentrent et se partagent les pouvoirs économique, politique et médiatique et discutent entre eux des décisions à prendre pour la collectivité ».

Se rencontrant régulièrement dans quelques clubs très sélectifs – la Trilatérale, le groupe Bilderberg, le Forum économique mondial, le Siècle – les oligarques appartiennent à la catégorie la plus fortunée de la population, qui elle-même se divise en « riches » (en France, 10% des citoyens, + de 7500 euros par mois pour un couple avec deux enfants ), « très riches » (1%, + de 17 600 euros par mois et par couple), enfin « hyper-riches » (0,1%, avec 142 500 euros mensuels par couple). C’est dans les deux dernières catégories (très riches, hyper-riches) que se recrutent les décideurs politiques –ministres, conseillers, députés, sénateurs, PDG des grandes entreprises publiques– qui naviguent entre les secteurs public et privé. Sortis des grandes écoles, ils commencent généralement leur carrière dans l’appareil d’État, la poursuivent à la direction d’une banque ou d’une grande entreprise, puis reprennent une fonction politique. Le va-et-vient est permanent et permet aux principaux centres de pouvoir d’agir de façon complémentaire : tel PDG, devenu ministre, mènera une politique qui favorisera le secteur d’où il vient, tel autre celui où il envisage de siéger. Ces oligarques n’ont qu’un objectif : l’accroissement de leur pouvoir, de leur visibilité et de leur fortune.

« Toutes les descriptions des milieux financiers, écrit Hervé Kempf, décrivent une obsession : gagner, gagner toujours plus, pour dépasser les rivaux dans la course au prestige matériel. » Se moquant de l’intérêt général, ils n’ont qu’un souci : des revenus toujours plus élevés, dans une société où « l’argent est le principal signifiant de la réussite sociale ». N’hésitant pas à augmenter eux-mêmes leur salaire lorsqu’ils entrent en fonction, ils subissent dès le début les assauts des lobbyistes qui s’efforcent d’orienter leurs choix politiques. Les 15 000 lobbyistes établis à Bruxelles et qui « représentent 2600 groupes privés » influencent considérablement la législation. Souvent, ils rédigent eux-mêmes résolutions et projets de loi. Toutes n’ont qu’un but : servir les intérêts des dirigeants. C’est pourquoi, dans tous les pays européens, les décideurs privatisent les entreprises détenues par l’État, démantèlent le service public –fermeture d’hôpitaux, de bureaux de poste, de commissariats–, vendent ou louent des biens nationaux (on peut s’offrir le toit de l’Arc de triomphe pour y célébrer un mariage, organiser bals et festins), réduisent les budgets sociaux (enseignement, santé, justice…), bloquent les salaires, diminuent le montant des allocations familiales et baissent indirectement les pensions de retraite.

Obtenus autrefois à la suite de longues luttes ouvrières, tous les acquis sociaux sont progressivement bradés et de plus en plus de citoyens, faute de moyens, renoncent par exemple à consulter un médecin ou un avocat. Seuls les riches ont les moyens de se soigner et d’offrir à leurs enfants la possibilité de fréquenter l’université. La reproduction des castes dirigeantes est ainsi assurée, et d’autant plus paisiblement qu’à dose homéopathique, quelques jeunes des classes « défavorisées » sont admis à l’ENA ou à Sciences-po. Ce qui, en donnant aux autres de faux espoirs, évite qu’ils ne s’insurgent et confère au pouvoir un air de démocratie.

Beaucoup de citoyens ne sont pas dupes, et si leur passivité est stupéfiante, elle s’explique aisément. Car tout est fait pour les rendre amorphes : lorsqu’on passe en moyenne 4 heures par jour devant une télévision qui endort tout esprit critique, lorsqu’on absorbe, entre deux émissions stupides, message publicitaire sur message publicitaire, lorsque l’attention ne s’éveille qu’à la diffusion d’un match, lorsqu’on est dépourvu, car l’école n’en donne pas, de tout outillage intellectuel pour décrypter valablement ce qu’on voit et entend, le cerveau est dans un état tel, qu’abruti ou hypnotisé on n’a plus les moyens de réagir.

D’où ce désintérêt quasi général pour la « politique », la résignation (« tous pourris ! »), le repli sur soi et l’attente du prochain loto. Par crainte, malgré tout, qu’un jour le peuple ne se réveille, « l’oligarchie, estime Hervé Kempf, prépare un régime d’exception. Une bonne moitié du programme présidentiel du Front National est depuis passée au Journal officiel ». Le reste de ce programme s’y inscrira bientôt si, mal-logés, mal-soignés, mal-payés ou sans travail, les damnés de la Terre n’ont plus la force de se lever. -

D’après un article de Maurice TARIK MASCHINO

Lire également : SUR L’EUROPE

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